16 février 2009
Le Mépris
“Est-il normal que 160 ans après l’abolition de l’esclavage, les descendants des colons, les « békés » possèdent 90 % des richesses de la Guadeloupe, alors qu’ils ne représentent que 1 % de la population ? Est-il normal que les dirigeants économiques des Antilles soient quasiment tous blancs ?”
[Extraits du billet : Et si la Guadeloupe préfigurait la Seine-Saint-Denis de demain ? – Patrick Lozès, le 9 février 2009]
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A la limite, voilà, tout est (presque) dit.
Merci Monsieur Lozès.
Vois-tu, ce n’est pas la Crise qui, seule, peut expliquer ce qui se passe actuellement aux Antilles, prochainement à La Réunion.
la Crise n’est qu’un révélateur.
Celui d’un malaise profond qui perdure depuis des décennies et des décennies.
Il n’y a que les sots, Jean-Pierre Pernaut et l’ensemble du Gouvernement pour ne pas l’admettre.
22:45 Écrit par Philippe Sage dans Crise Financière, Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guadeloupe, martinique, la réunion, nicolas sarkozy, yves jégo, dom-tom, mépris, suffisance |
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10 février 2009
Cette Ultra-Gauche Qui Nous Gouverne
Est-il bien utile de préciser en liminaire – t’as vu comme j’te cause riche ? – que la mauvaise foi qui m’anime est seule responsable du billet que je m’apprête à commettre.
Encore que.
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Or donc, que n’a-t-on pas entendu sur le facteur de Neuilly, le Besancenot !
Qu’il était bien gentil, le garçon, mais qu’avec ses propositions de gauchiste patenté (mais qui tentent de plus en plus, bien des français) il était totalement hors des réalités de ce monde indécrottablement capitaliste (indécrottablement et qui pourtant nous fout copieusement dans la merde) que de toutes les façons, ça n’était pas Dieu possible, même ensemble, et tiens, j’en veux pour preuve, Mâhâme Ferrari, c’te histoire d’interdire les licenciements et les délocalisations ou d’augmenter sur le champ les émoluments des gueux à hauteur de 300 euros !
Non mais vous rigolez ?
J’voudrais pas faire dans la "blablague" de mauvais aloi, M’sieur “Pijadas”, mais y s’rait pas un peu timbré du cassis, ce fonctionnaire de La Poste ?
Ben pas tant que ça, finalement.
Car que vient-il de se passer en même pas 48 heures chrono ?
Dans sa grande mansuétude, le gouvernement vient d’octroyer un prêt de 6,5 Milliards d’euros à deux entreprises de type automobile (où il n’est pas si rare que, dans leurs locaux, un salarié mette fin à ses jours ..) afin de les sauver de la “crise-qui-vient-d’ailleurs”, un prêt oui, mais à condition que durant l’exercice 2009, ces deux entreprises ne … licencient pas et ne délocalisent pas !
Certes, elles ont toute latitude pour mettre autant de salariés qu’elles souhaitent au chômage partiel (ce que Sarkozy, jeudi dernier, a impudiquement nommé : l’emploi partiel !) mais avoue que pour des godillots, tel ce benêt de compétition d’Eric Woerth (mais qu’est-ce qu’il est mauvais, pour ne pas dire crétin, c’lui-ci ..) ou cette catastrophe de catégorie une qu’est Christine Lagarde, qui ne cessaient de pérorer à qui mieux-mieux qu’il était inenvisageable d’interdire les licenciements et foutrement compliqué de lutter contre les délocalisations, avoue oui, c’est quand même super drôle de les voir aujourd’hui se vanter du contraire !
A croire que, lorsque leur chef dans l’Etat (oui “dans” et non “de”, vu … L’Etat dans lequel se trouve notre pays ..) déclarait, jeudi dernier :
”J’ai le sens du ridicule, vous savez !”
Ils l’ont eux aussi.
Mais au cube !
Mais c’est pas tout.
Y’a plus drôle encore !
Le Yves Jégo, avec sa tronche qu’a pas inventé la machine à cambrer les bananes, v’là-t-y pas qu’il nous en fait une bien bonne, assurément la meilleure de l’année !
Parti en retard, mais parti quand même, pour tenter de régler l’imbroglio guadeloupéen, notre ministre de l’Outre-Mer était sur le point de valider un accord entre patrons et salariés et qui disait quoi ?
Que ceusses qui gagnent moins de 1,6 fois le SMIC lèvent le doigt, ils seront sur le champ augmentés de … 200€ !
Certes, c’est pas les 300€ réclamés par Besancenot, mais à 100€ près, même par temps de crise, on va pas chipoter sa race.
Re-certes, le Jégo a été prié de rentrer illico-presto en métropole afin de s’expliquer sur sa soudaine “Besancenotisation”, mais le fait d’avoir pré-consenti à cet effort salarial prouve que oui Madame, il est possible d’augmenter le gueux via l’Etat afin qu’il puisse mieux subvenir à son malheur, même si, il y a fort à craindre que cet accord, dans l’œuf, avorte, pour une seule et mauvaise raison, comme je l’expliquais ce matin dans la radio après avoir diffusé un titre de Stéphane Eicher :

Or donc, jusqu’à avant-hier, Olivier Besancenot était un sale gauchiste aux idées irréalisables et farfelues, et v’là-t-y pas qu’en moins de deux jours, un gouvernement méchamment Sarkozyste vient de prouver le contraire.
Tu veux que j’te dise :
Finalement, avec cette Crise, on n’a pas fini de rigoler.
Besancenot, le premier !
NB : D'autant plus que c'qui se passe actuellement aux Antilles et "avant-hier" en Grèce, risque bien de se produire, demain, chez nous ...
21:24 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Crise Financière | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, besancenot, guadeloupe, renault, psa, yves jégo, foutage de gueule |
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