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03 décembre 2010

Novembre Polaire En 140 Caractères

Twitter Novembre 2010.jpgPolaire, oui .. Ça va karachier ! Qu’ils disent. Avec des révélations qu’ont pas fini d’y faire froid dans le dos (de certains) …
… Nonobstant, on se pèle le jonc, rendez-vous compte : il neige en novembre ! Et ça fait la Une des journaux. Comme l’an dernier, peu ou prou.

Or donc, ça caille sa race. On gèle les embauches, les salaires, le prolétaire. V’là l’euro frigorifié. On freeze le ridicule.
Les banquiers, les argentiers ?

Du tout.

Eux sont bien au chaud, paradis fiscaux nickel, agios surnuméraires, bénéfices solaires.
Les jobards, c’est nous autres. Les dindons de la farce tranquille. Que l’on amuse, car il faut bien nous distraire. Avec quoi donc ? … Des Primaires ! … Et un épouvantail que Le Figaro nous refourgue à grands coups de sondages : DSK.
Et ça marche du tonnerre !
V’là qu’ils n’en pincent plus que pour le fonctionnaire le mieux payé de Washington … C’est cocasse, d’un sens. D’un autre, c’est assez pitoyable. Car DSK, Sarkozy, c’est du kif. Les deux font la paire. Sans doute, l’un des deux est moins vulgaire … Et alors ? La belle affaire. Belle oui, pour le Grand Capital. Et pis c’est tout, c’est marre et point barre.

Et dans ce froid, ce polaire, un remaniement qui pue le réchauffé.
Au subjonctif de l’imparfait.

Quant aux journalistes, ils plaisantent, s’esclaffent et pouffent, valets-carpette comme jamais, aux plaisantruismes du Dolce Viteur. C’est à se demander ce qu’ils ont dans le cassis ces espionnés ou autres cambriolés, car, d’exposer ainsi leur connivence, laisse pour le moins songeur.
Les v’là même, c’est assez gonflé, qui relaient Wikileaks et ses pseudo-révélations qui n’en sont guère, car, entre nous, qu’en avons-nous à battre de ce que pense tel ambassadeur de tel pays sur tel dirigeant ? Rien. D’autant que nous le savions tellement ça se voit à l’œil nu, même ça le crève. Y’a de bons photographes pour ça, non ? traduire en pixels les pensées nauséabondes des puissants et autres sous-fifres.

Quoi qu’il en soit, voici la fournée de novembre, ah c’qu’on s’amuse sur Twitter ! mais itou, et ça c’est plus étonnant, chez Giesbert, mais oui, via un « fils de » qu’a bien du talent, plume desprogienne, réjouissant, mais, temps polaire oblige, pour combien de temps ?

Le PS Pour Les Nuls.jpg
Préservatif BXVI.jpg
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02 novembre 2010

Octobre Désespère En 140 Caractères

Octobre 2010.jpgOui, parfaitement : Désespère.

Parce qu’avec tes défilés tous les cinq ou six jours, tes grèves reconductibles mais pas trop, tes atermoiements et tout le bataclan, tu t’es fait enfler et comment ! Allez hop ! Deux ans dans les dents, à trimer, marner, larbiner pour des nèfles.
Nous sommes tous des laquais ! Voilà qui nous sommes ! Des mauviettes. Des subordonnés.

Mais putain de bordel à chien quand on ne veut pas, quand on s’oppose, quand on dit non, on s’en donne les moyens ! On bloque, on paralyse, on débraye, au carré, au cube, et au temps pour eux. On minaude pas. On fait pas sa mijaurée  On accepte de sacrifier sa paye, son temps, ses loisirs. Tant ça engage l’avenir.

Et je dis que ces défilés à la petite semaine, ces blocages de timorés, ces grèves reconductibles qui l’étaient pas, c’était une vaste fumisterie. Le big carnaval.
Va falloir, sérieux, me revoir tout ce merdier. Réformer les manifestations, repenser la grève, s’adapter, sinon, demain, c’est sur ton assurance-maladie que tu vas pleurer de crocodile ta mère. Note-le bien ! C’est la prochaine étape. Celle de 2012. Ils vont te la saquer, ta Sécu. Te la ventiler.

Si dans pas longtemps, nos gosses nous crachent à la gueule, on l’aura pas volé !

Pour le reste, des broutilles.

5 milliards et trois ans ferme !
Un remaniement dont on n’a que foutre !
Des mineurs et des casseurs !

Ah, tiens ! A propos desdits casseurs ! Vieille rengaine ... Moi je veux bien qu’on leur fasse la fête aux journalistes, les mettre face à leurs contradictions, leurs sales connivences, mais si c’est pour buzzer des conneries, sans prendre le temps de vérifier et sur-vérifier c’qu’on balance sur cet Internet, au nom de quoi, demain, nous aurions quelques leçons à leur donner ?
La moindre des choses quand on vilipende le prétendu quatrième pouvoir, c’est de se montrer soi-même, au minimum, exemplaire.
A défaut d’être « irréprochable ».
Or donc, je persiste et signe : Internet est une foire, pas si loin du déversoir, et il serait de bon ton, avant que commencent les festivités de 2012, de s’acheter une conduite, de foutre aux ronces ce cancer qu’est le buzz, ces deux saloperies que sont l’immédiateté et l’hyperprésence ! Parce que des hyperprésents qui cassent un omniprésident, ça finit par devenir risible. Ça confine au grotesque.

Sur ce, voilà la triste fournée d’octobre.

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02 octobre 2010

Septembre Contestataire En 140 Caractères

Twitter Septembre 2010.jpgSeptembre, bataille de chiffres, de chiffonniers, mois contestataire nonobstant syndicats délétères, à vous de juger qui sont les menteurs, qui est le mentor.

A ce propos d’à vous de juger, qu’est-ce que j’ai pu me consterner, le 9 septembre dernier, découvrant chez la Chabot un nouveau Mazerolle, une parodie de journaliste, une momie droit venue de l’ORTF et du MEDEF, un dénommé Jean Boutonnat, mais d’où qu’il sort c’lui-là ? ...

... Ceci étant, accident, je le remercie considérablement, car zappant, tant mon ennui était grand, je découvrais un nouveau jeu, très amusant, collusionner cette mascarade avec un autre programme, en l’occurrence Les Incorruptibles du sieur De Palma, et c’est ainsi que passant de Boutonnat/Chabot/Fillon/Royal aux personnages de Ness & Capone, j’en tirais via Twitter des échos rigolos ici, , , ici, ici, , re- et re-ici.

La télé, actuellement, c’est à ce point emmerdant, abêtissant, lobotomisant, inculturant, suppôt du gouvernement, que je vous y recommande cet exercice déridant. Ça vaudra toujours mieux que le révisionnisme constant d’un Thierry Roland dont Twitter se gaussa joyeusement.

Septembre, adieu mon bon vivant, place aux “bons français”, on sait pas trop c’que c’est, n’est-ce pas, un “bon français”, sans doute un formolisé par la télé-crotte, un “mal-pensant”, un dégénérant. Un qui croit aux boniments, à la “menace terroriste", à la dengue et au chikungunya autochtone, maladies médiatiques de l’automne, diversions grossières pour faire oublier discriminante circulaire, disperser et décourager les contestataires, ceusses hostiles à ladite réforme des retraites, l’inégalitaire, baiseuse de femmes, les cocues éternelles de l’Histoire, tant bien que “mâles”.

Tout de même quelques nouvelles sur cet Internet qu’on voudrait museler, des fameuses, des à lire, à imprimer, réfléchir, comme ces dix raisons de dire non, comme ce billet sans concessions et cet autre sans détours. Il n’en reste pas moins que, dans son ensemble, oui, la blogosphère est un néant, le degré zéro de pensée, le royaume des palucheurs se la pétant gravement, un tout-à-l’égo partouzant.

Aussi et enfin un livre qui n’aura pas le Goncourt, mais qu’importe, il en vaut bien d’autres, il n’épargne personne, surtout pas Internet, justement, et cette jeunesse amorphe, en carton-pâte, qu’elle soit bourgeoise ou des cités, chacun en prend pour son grade, et c’est tant mieux. C’est mérité, dix fois, mille fois. Avant que l’inéluctable ne survienne, le chaos, qu’il est bon de se plonger dans Apocalypse Bébé de Virginie Despentes.

Or donc, voici la mensuelle fournée, dérisoire et foutraque, démantelée, voire : défoncée.

14 septembre 2010 - Romains.jpg
11 septembre 2010 - Terrorisme.jpg
26 septembre 2010 - Mentor.jpg

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01 août 2010

L’Actualité Commentée En 140 Caractères TTC [Juillet 2010]

Tweet Juillet 2010.jpgOh oui, clairement, c’est un p’tit mois … Pas de quoi pavaner. Pavoiser, non plus .. C’est que, y’a rien à faire, mais c’est là, toujours, une boule qui pue, pas beau l’avion, envie de rendre, tout c’que je sais, ça passe pas … Quant à plier les gaules, j’arrive pas non plus.
Peut-être qu’il est temps de s’extraire, aller voir la mer, se laisser porter, et zou …

Quoi qu’il en soit, v’là une nouvelle fournée d’Aphorismes & Périls, ah c’qu’on se marre sur Twitter en 140 caractères .. Balancer des liens, itou, parce que sinon, t’es pas présentable, tu comprends .. Sans eux, tu passerais recta et sans sommations pour un rigolo ou pis : un fumiste, qu’en a rien à foutre de rien, ou pas loin.
Alors oui, des liens en http//bit, ça s’invente pas ça ! …
Le "Bit" d’or, il va sans conteste à Brave Patrie, ça fallait l’inventer, c’est bordel de bien vu, j’exulte ! Et j’suis pas le seul à … "Bit" libérée au Charançon, et comment, ça c’est envoyé ! … Le reste, j’ai déjà oublié. C’est ça, Internet, l’oubli. L’immédiateté, au fond, c’est l’oubli … Non ? La mémoire rame, tellement elle est trop pleine, de liens, d’infos, de merde. N’en jetez plus ! ... Mais je l’ai dit, écrit, il faudrait, oui, qu’on y rentre, chez nous.

Quant aux aphorismes, les voici.

Or, donc, faible juillet ... Parisot, Woerth-Bettencourt, la Coupe du Monde de football (barbante, stéréotypée) le Tour de France cycliste, les retraites à huis-clos, Sarkozy qui n’en peut plus de gesticuler, Villepin de railler, Pujadas de courber, qu’est-ce que tu veux faire de ce fatras ? .. Heureusement, t’as Paul-le-Poulpe ... Et cette image télévisée, étrange, celle de Patrick de Maistre. La même, toujours. On le voit entrer, Maistre (de) dans une voiture. Depuis le début de l'affaire ! .. C’est à croire que c’est tout c’qu’on a sur cet homme-là. C’est dire si on n’est pas là de la savoir, la vérité. De toutes les façons, la vérité : c’est dégueulasse. Mieux : personne ne la veut. Bref, tout le monde s’en fout.
Alors : basta ! …

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04 juin 2010

Aphorismes Et Périls - Tweets Mai 2010

Nouvelle rasade d'aphorismes périlleux, rebaptisés par la plateforme 20Minutes.fr : "Haïkus politiques".
L'actualité commentée, sans filets ni parachutes, en 140 caractères TTC.

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30 avril 2010

Aphorismes Et Périls - Tweets Avril 2010

 

Nouvelle flopée d'aphorismes périlleux, rebaptisés par la plateforme 20Minutes.fr : "Haïkus politiques".
L'actualité commentée au débotté et en 140 caractères maximum.

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06 avril 2010

Aphorismes Et Périls - Tweets Mars 2010

Nouvelle tripotée d'aphorismes, ou, comme rebaptisés par la plateforme 20Minutes.fr, de "Haïkus politiques".
L'actualité commentée au débotté et en 140 caractères maximum.

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10 février 2010

Réseaux Sociaux Killed The “Influent” Blogueur

ben.jpgA peine nés, que les voici décanillés. Ou en passe de l’être. L’affaire semble entendue, pliée, allez zou, du balai ! Retourne dans ta niche, le blogueur “influent”, celle des buzzomètres. Ta prose approximative, obnubilée par tes “Statcounter”, ton “Google Analytics”, tes visiteurs uniques, ta politique du chiffre, de l’audience, à la poubelle ! Et fissa ! Le blogueur va crever, et dans une indifférence aussi générale que méritée. Personne pour le pleurer ! Surtout pas le camarade journaliste ! Tu penses !

Ah, si encore, il fut honnête, consciencieux, appliqué, le blogueur, qu’il se moqua comme de la dernière guigne de ses foutues statistiques, de ces classements absurdes, abscons, qui pullulent ; flatteurs d’égo ? Non ! Ah que non ! Lesdits classements le tournent en ridicule, l’étriquent d’autant plus, l’étroitisent dans sa bêtise, aveugle. Oh bien sûr, il s’en défend, pérorant que tout cela n’a que peu d’importance, c’est juste un amusement, ces classements, son “rezotage” (cette touze, plutôt, entre suiveurs, bande de lécheurs, suceurs de roues, envieux, et pas qu’un peu !) de type pyramidal, la fameuse chaîne où c’est celui qu’est en haut qui rafle la mise. Il s’est mué en commercial, de lui-même, l’influent blogueur, mais le nie, comme de bien entendu, jusqu’à sa prétendue influence (à la noix), malhonnête jusqu’au trognon, et ne venez pas le lui dire, arguments à la clé, preuves à l’appui, c’est inutile, il vous envoie paître, vous traite de “troll” et vous verrouille de l’IP. C’est qu’il supporte mal la contradiction, le malheureux ! Il s’étale sur le Net, et copieux, sans honte l’étouffant, invoquant, s’il vous plaît, son droit à la liberté, celle d’expression, mais celle de l’autre, n’en veut pas ! D’autant plus si elle est contraire à la sienne ! Eh bien agonise-donc ! La liberté d’expression, elle, te survivra ! Et comment ! Et tant mieux ! Puisque, visiblement, tu ne la garantis pas, ni la tolère, sinon la seule tienne et celle de ceusses qui te flattent, et à satiété ! Pas étonnant, alors, que tu disparaisses, petit à petit, et petitement.

Adios muchachos ! Ne subsisteront, c’est un souhait, que celles et ceux qui s’offrent, généreux, qui se la crèvent, la couenne, pour pondre du billet, du vrai, où y’a du contenant et du contenu, de l’article ; que celles et ceux qui se donnent, sans compter, ni faux amis, ni personne. Que celles et ceux qui, aussi, déconnent, adorables fantaisistes, clowns assumés, amuseurs, conteurs, saltimbanques numériques, écorchés vifs, parfois maudits, ceusses qui donnent à regarder leurs fêlures, ou qui témoignent, magnifiques, émouvants, cinglants, sur leur quotidien, leur turbin, sans rien attendre en retour. Pas même une quelconque reconnaissance. Au diable, la reconnaissance ! L’homme, ce bipède, n’est pas équipé pour. Et le blogueur, d’autant moins.

Enfin, le voilà, le temps de l’écrémage, lent mais sûr, et bas les masques ! L’imposture, pour que ça dure, faut-il encore en avoir les moyens ! Etre doué d’imagination, et du genre fertile ! J’suis pas bégueule, les faussaires, je veux dire les talentueux, moi, je leur tire mon chapeau ! Tu m’as bien eu, l’enfoiré ! Je t’aime, mon salaud ! Tant tu m’as fait voyager, rêver, kiffer ! Mais l’amateur, nib ! Ta pyramide, c’est du vent ! … Comment ? .. Ne serait-ce pas l’hôpital qui se foutrait de la charité ? .. Sans blagues ? .. Moi, blogueur ? .. Tu m’as bien vu ? J’ai pas la blog-roll facile, mon ami ! Et d’une ! Et de l’autre, je rentre pas dans les critères. Je cherche pas à plaire. M’en fous comme de l’an 40 ! Je suis un bâtard. Je poste, comme on dit, je saigne en vérité, je me tire les vers du nez, je me fais violence, je me déloque, de moi, de tout, me tapant de savoir dans quel sens il souffle, ce putain de vent, ce nouveau cancer nommé : buzz ! Je hais le buzz ! Toute cette immédiateté, négation de la pensée, ennemie jurée de l’analyse, dictée (dans le sens : dictature) par l’émotion ! Et quand bien même, je bloguerais, comme on dit, que voilà, ça m’emmerde, à la longue. Non mais, franchement, qui en a à cirer de mes élucubrations sur ceci ou cela ? Qui ça intéresse ? Jacter sur la “garde à vue” par exemple, suis-je qualifié pour ? Et le Karachi truc-machin-chouette, j’entrave quoi ? Faudrait-il être imbu de soi-même, ou crétin, c’est pareil, pour oser penser, une seconde, que ça porte, que ça influe, et autres fadaises !
Je blogue comme on pisse. Question d’hygiène. Mais voilà, ça s’arrête là. Faut pas chercher ailleurs ou autre chose. Pas de pyramide, pas de statistiques, rien. Des mots. A prendre ou à laisser. A commenter, si ça te chante. C’est 2.0. Des mots pesés, choisis avec soin. Un instantané. Pas de quoi en faire un bouquin ! Déjà que j’peux pas souffrir ceusses des chroniqueurs radio, ces compilations de vannes ou de bons mots ! Compiler l’éphémère et le vendre ! Décidément, rien ne nous sera épargné !

Allez ouste ! Au Kärcher, la blogosphère ! La pyramidale ! La Left comme le reste ! Le jeune, il s’en bat les flancs, s’en va voir ailleurs. Et l’a raison ! Il veut de la becquetance, le jeune ! Se fendre la poire ! Du futile, du volatile, du sans fil et du tactile ! Mais aussi, du couillu ! Mais si ! Suis pas du genre à la dénigrer, la jeunesse, moi ! Au contraire, je l’encourage ! Et puis, quoi, les réseaux qu’on dit sociaux, Facebook et compagnie, c’est-y pas rigolo ? Trop fun ! N’est-ce pas ? S’exprimer en 140 caractères max, Twitter, mine de rien, c’est de l’exercice, ah si, pour qui veut bien se laisser prendre au jeu. Car, oui, c’est un jeu. Qui peut virer sérieux. Ou à l’utile. Si, si !

Et viva les réseaux sociaux ! Même colonisés par ceux dont je cause, ces mesureurs de bite ! Ils s’y noieront ! Ça durera, ça durera pas, ma foi, quelle importance ! Tant que ça remet le blog à sa place ! Le politique ou classé comme tel, je veux dire ! Celui qui journalise ! A la va-comme-j’te-pousse ! Seuls surnageront, les authentiques, les purs et durs, se foutant des visiteurs uniques, des pyramides, des statistiques, camarades maudits, camarades misère, peu importe ton étiquette au demeurant, ceux qui courtisent pas, ils seront les derniers des Mohicans.

Et le journalisme citoyen dans tout ça ? .. Citoyen, je veux bien. Encore que, c’est vaste. Chacun voyant le concept de citoyen à sa porte et le balayant quand ça le gratte ou le chatouille. Pour le reste, chacun son taf.
Non ?

24 décembre 2009

Aphorismes Et Périls – Tweets 2009

 

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... ♫ Joyeux Noël
♫ ...

01 juillet 2009

C’Que C’est Con Et Triste, La Vie D’Un Blogueur !

EC(oeu)RAN(t)

Ça fait combien de temps ? Que je ne suis pas allé au cinéma. Moi qu’adore ça. Combien de temps que je n’ai pas vu, ni foulé un chemin de terre, le suivre, peu importe où et pourquoi, le suivre, et pis c’est tout.
Ça fait combien de temps, dis-moi, que je suis là, comme vissé au rotin de ce fauteuil, les yeux rivés sur mon écran, à guetter, crevard, l’info, à traquer du Sarkozy, du Lefebvre et du Guaino. Alors que dehors, je les entends, les oiseaux, le vent, le chaud. Alors que dehors, ça grouille, ça rit, ça vit.
Mais non, y’a rien à faire, j’peux pas le quitter, cet écran, sait-on jamais, si elle tombait, c’te info, celle que j’attends, nourriture de ce monstre que j’ai créé, ce blog, le mien.
Ah non, vraiment non, j’peux pas, pas sortir, demain peut-être, allez oui ! Promis ! Demain je sortirai, mais aujourd’hui non, faut que je reste là, tant je le sais, elle va tomber, c’est sûr, l’info, et je vais t’en faire un billet, un beau ! Un billet avec des tas de virgules, de la suspension et des points.
Dans la gueule.

Allez, tombe ! TOMBE ! Mais qu’est-ce qu’elle fout, c’te info ? T’es malade, poulette ? T’as chopé l’aviaire ? .. Non .. ? Ben alors tombe, bordel ! Allez ! Magne-toi ! Ça urge ! J’ai les doigts affutés comme jamais, prêts à claquer, bouffer des kilomètres de clavier ! J’suis chaud comme la braise, ma grande ! Alors faut que tu tombes, et fissa !

Mais non. Rien. Que du menu fretin. De la TVA à 5,5. Qu’est-ce que tu veux que j’en fasse ? Puisque je suis là, cloîtré chez moi, café à volonté, sandwich vite fait, petit verre de rosé. Qu’est-ce que tu veux que j’aille engraisser le cafetier encarté UMP ? Le gratifier d’un billet bien salé, aux petits oignons, aillé copieux, comme son addition, la gratinée, l’estivale. Parce que tu vois, le Marcel, y va pas se gratter pour l’assaisonner, ta note ! TVA à 5,5 ou pas ! Faudrait pas perdre de vue les fondamentaux du petit commerce. Et les fondamentaux y disent que l’été, on fait pas dans la figure imposée, mais dans la libre. C’qui veut dire que tu vas raquer, et pas qu’un peu. Ton demi, celui de la zone touristique, il s’est déjà envolé, garçon ! Au zinc comme en terrasse.
Alors quoi ?
J’vais quand même pas me fader le Mitterrand. En remettre une couche sur ces pôôôvres socialistes !
Manuel Valls ?
J’suis allergique.
Valls, c’est queue dalle, c’est bernique.
C’est rien.

Rien, putain, mais y’a vraiment rien de rien. Pas d’info ! Ou alors, y’en a trop. Beaucoup trop ! Et je pète de chaud. J’ai mal au dos. J’ai mal partout. A force de surfer, comme un taré, de sites en sites. A bouffer du Net, du billet de blogs. Du billet mal branlé, vite expédié, juste pour dire : j’y étais ! C’est moi, le premier ! Yesss ! Et vas-y que je te donne mon avis, à la noix, sur la Burqa ! Hadopi en veux-tu, en voilà ! Et Karachi dans le ventilo ! Mais quelle misère ! Mais qu’est-ce que je fous là ? Alors que dehors, je les entends, les rires, les cris, les gens. Alors que dehors, c’est l’été, enfin !
Mais non, ah non, putain de ta mère, y’a rien à faire, j’peux pas ! Tant pis, je reste là, me disant qu’elle tombera, la salope, l’info-qui-va-bien, Sarkozy-Lefebvre-Guaino, et même Boutin, tiens, m’en fous ! J’prends ! … T’entends … ? J’suis tellement à cran, que j’suis prêt à tout, nom de Dieu, même à me taper la Boutin !

Mais rien.
Rien ne vient.

Sinon, le téléphone. Qui sonne.
C’est toi.
Mais j’suis pas là. J’suis dans l’écran. Je guette. Je traque. Sur Internet. Tu comprends ? … Dis … ? Dis-moi que tu comprends ? Que c’est pas le moment. Plus tard. Ce soir. Quand je l’aurai nourri. Le monstre. Le mien. Mon blog.
D’accord ?

Et j’y retourne. Crétin dans son rotin. De sites en purin. Je tourne, je vire et je clique. Et la voilà qui claque ! Une info cloaque. Un entretien. Le Nouvel Obs. Sarkozy. C’est pour demain ! C’est pour jeudi.
J’vais me la faire. Y va morfler l’Olivennes, le pote à Baverez. Je vais te l’aligner sévère. Ah bordel à chien, cette fois, je le tiens ! Mon billet ! Mon quotidien ! Mais non … Ah merde, nooOOOOoon ! C’est Fontenelle, qui l’a torché mon billet ! Salaud de Fontenelle ! … Voleur … ! Tu m’as piqué mon affaire ! Qu’est-ce que j’vais faire, moi, maintenant ? Y’a rien d’autre. Rien …

Putain, j’en peux plus ! J’te jure. Des RSS, des flux, des réseaux présumés sociaux, des réseaux de mon cul. C’est sans fin. Et vas-y que j’me twitte, que j’me facebookise, comme un rat.
Mort.
Alors que dehors, je les entends. Ils rient, grouillent et vivent. Un café, du rosé, l’addition. C’est tout de même mieux que Sarkozy-Lefebvre-Guaino.

Il faut que je sorte. De là. D’ici.
Faut que j’aille voir à quoi ça ressemble, la vie, la vraie. Même si je sais, je reviendrai. Tâter du clavier. Nourrir le monstre que j’ai créé.
Mais avant, juste une heure, pas plus, mettre mon sale nez dehors, me laisser aller, prendre, ou surprendre.
Quitter un instant cette non-vie.
Celle triste et conne du blogueur que nous sommes.
Devenus.

 
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