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06 août 2009

Angela, Nicolas, Obama Et Cetera

On n’est pas bien là ? Tranquilles. Pendant qu’à cap Nègre, il barbote et brunit, notre vagal souverain. Pas un mot, pas le moindre communiqué de sa part depuis une semaine ; mine de rien, ça nous y fait des vacances. Merci M. le Président, enfin, de votre silence !


Qui Est Le Cerveau De La Pensé Unique ?


Nonobstant, je profite de cette hyper-absence élyséenne pour faire comme un point sur la saison, ce championnat politique où nous fûmes, nous les “moyens”, lobés, taclés, quand ce n’est pas relégués sur le banc ou mis sur la touche.
Ce championnat où le PS joua, à la perfection, le hors-jeu.
Et y’a comme un drôle de goût qui me vient. C’est peut-être, je ne sais, la lassitude [1]. Celle surprenant l’opposant permanent. Quel rôle ingrat, finalement, éreintant, que celui qui trouve toujours à redire ! Parce que, au fond, j’aimerais être content, moi, avoir le sourire. J’aimerais être fier de mon pays. De son président. A qui, je reconnais, cependant, une certaine habileté. Mais de celle qui me hérisse. Me déplait.
Par exemple, cette propension, plus maligne qu’habile, à nous culpabiliser (tant oui, c’est culpabilisant, à la longue, de s’entendre dire que nous sommes contre - le bien de - notre pays ; c’est que, nous finirions par le croire si, égarés par le doute, nous baissions la garde). C’est intéressant. Et épouvantable à la fois.

Je m’explique.

Nicolas Sarkozy souhaite(rait), pour le bien de la démocratie dit-il, que notre pays ait une opposition digne de ce nom. Or, quand elle se manifeste, dans la rue, les journaux, sur Internet [2] elle est - pour lui - avant tout une manifestation de l’immobilisme ET de la “pensée unique” [3].
Les deux étant, à ses yeux, liés.
Mais pourquoi en serions-nous les hérauts ?
Parce que nous sommes – toujours à ses yeux - contre la réforme. Ce qui est faux ! Nous ne sommes pas contre la réforme, mais contre les siennes, parce qu’elles nous apparaissent trop fortes pour les faibles et trop faibles pour les forts.
En fait, la ligne sarkozyste est la suivante : j’agis, je réforme. Donc [sophisme à suivre ..] ceux qui s’opposent sont pour l’inaction, l’immobilisme [4]. C’est simple, pour ne pas dire simpliste ; c’est surtout intellectuellement malhonnête et scandaleux ! Pourtant, dans l’opinion, ça passe, et (malgré Besancenot) comme une lettre à la poste.
La crise qui aurait pu infléchir cette ligne, au contraire, l’a renforcée. Et de la pire des façons. A savoir que désormais, s’opposer à la politique du gouvernement, c’est être irresponsable. Jouer contre son camp. Il conviendrait, parce que c’est la crise [5] d’oublier nos différends (et nos convictions) d’être unis. Ben voyons !

Or donc, je faisais le point, travaillé depuis des mois par cette histoire de “pensée unique”. C’est quoi, bon sang, la “pensée unique” ? Qui la tient, la répand, et dans quel but ? Est-elle, cette “pensée unique” synonyme d’immobilisme ? Sommes-nous, réellement, nous, les opposants, les promoteurs de cette “pensée” ?

J’avais, je l’avoue, une idée derrière la tête.
La voici.
Elle se lit, limpide.

Nicolas Sarkozy au Zénith de Toulon [6] le 25 septembre 2008 : “Nous pouvons sortir, mes chers compatriotes, plus forts de cette crise.”

Barack Obama, le 24 février 2009 : “L’Amérique sortira plus forte de la crise !

Stephen Harper, Premier ministre du Canada, le 10 mars 2009 promet que le Canada sortira “au plus vite de la crise (…) et plus fort que jamais !

Yannis Papathanassiou, ministre de l’Économie et des Finances de la Grèce, le 25 mars 2009 : ”Nous sommes certains que le pays sortira renforcé et plus optimiste de la crise …

Giulio Tremonti, ministre de l’Économie de l’Italie, le 4 juin 2009 : “L’Italie sortira plus forte de l’actuelle crise financière que beaucoup d’autres pays européens.

Angela Merkel, chancelière de l’Allemagne, le 14 juillet 2009 : “Nous voulons sortir de cette crise plus forts que nous y sommes entrés.”

Je pourrais en citer bien d’autres. La liste est si longue, celle des gouvernants assurant à leurs “chers compatriotes” que leur pays sortira “plus fort” de cette crise.
Pas que des responsables politiques, d’ailleurs.
La presse, également.
Mais aussi, des chefs d’entreprise (celui de Toyota, de la SNCF, etc.).
Mais encore des experts, des économistes, des philosophes, des présidents d’organisations ou d'associations
Oui, la liste est très longue. Mais les mots, eux, sont toujours les mêmes. Certes, il y a quelques variations ; ainsi alors que la France “peut” et que l’Allemagne “veut”, l’Amérique, elle, "sortira plus forte de la crise", comme si c’était une certitude, comme si elle pensait être, encore, le moteur de ce Monde.
Le Canada, vantard, sortira "plus vite" de cette crise que les autres.
L’Italie, plus vantarde encore, fanfaronne qu’elle en sortira "plus forte" que ses voisins européens.
Mais peu importe cette guéguerre-de-c’est-moi-qui-sortirai-de-la-crise-plus-fort-et-plus-vite-que-toi-euh ! Ce qu’il faut retenir, c’est le message, invariable : “Nous” allons sortir renforcés de cette crise, plus forts que nous y sommes entrés. (Au passage, il est intéressant de noter que personne, ou presque, n’ose prétendre le contraire .. Pourtant, c’est une hypothèse tout à fait envisageable. Non ?)

Eh bien moi je dis que, quand autant de responsables, aussi divers, tiennent, et depuis des mois et des mois, le même discours aux quatre coins de la planète, nous y sommes en plein dedans, dans la “pensée unique”. Elle est là, la “pensée unique”. Et pas ailleurs !
Et ce sont les mêmes qui nous accuseraient de ce mal ?

Reste que, c’est bien joli tout ceci, rabâcher que “nous sortirons plus forts de cette crise” (si tant est que nous en sortions …) mais .. QUI ?
Qui est ce “nous” ?

Non.

Ne rêve pas.

C’est pas toi. Ni moi. Ni elle.
C’est pas nous, quoi.

C’est eux. Leur système. Qu’ils ne veulent absolument pas moraliser. Ils veulent juste le sauver. C’est tout ! Ne rien changer. Faire mine de, pour la forme, la photo, à grands coups de déclarations de principe sans lendemain, mais pas plus.
Et c’est logique, vu que, c’est Sarkozy qui “nous” (et là, “nous” c’est vraiment nous … ) le dit : les hérauts de la “pensée unique” sont les mêmes qui prônent l’immobilisme ! Or comme, c’est eux (Angela, Nicolas, Obama et cetera) les cerveaux de la "pensée unique" …
CQFD et merci Nicolas ! (Prends une photo, car c’est la première et dernière fois que je remercie ce type ..)
Barbote et brunis bien.
En espérant que tu sortiras “plus fort” de tes vacances que tu n’y es entré. Tant il va falloir être fort, sais-tu, à la rentrée, pour contenir notre colère.
Elle est grande.
Elle est forte.
Elle est, comme tu l’aimes : unique.



[1] Je dois avouer que je suis à la fois éberlué et attendri par Juan de Sarkofrance. Chaque jour, il nous sort un billet ventilant sa majesté. Plus d'un, en vérité. Comment fait-il pour ne pas être gagné par la lassitude ? Est-ce une vie que d’être contre TOUS les jours ? Et je me disais, putain, s’il repasse en 2012, Sarko, Juan, il en reprendra pour 5 ans.
Comme notre Président, la “charge” de Sarkofrance est “proprement inhumaine”.

[2] Vu sa représentation dans les Assemblées, les régions, les mairies, le PS devrait être l’opposant n°1. Or, il est mort. Oh si ! Regarde donc la tête de Martine ! C’est pas vraiment une tête de vivante, non ?
Donc, disais-je, le PS étant mort (tout en restant grotesque) c’est dans la rue, les journaux, sur Internet, que se situe l’opposition.

[3] Le 5 février dernier, dans cette indigente plaisanterie intitulée “Face à La Crise”, Nicolas Sarkozy parlait même du “catéchisme de la pensée unique”.
Quel culot !
Lui qui voudrait qu’à ses réformes, nous communions ..

[4] Toujours dans cette même parodie d’émission du 5 février 2009, le chef de l’Etat disait : “Le monde change Monsieur Pujadas (ne me demande pas pourquoi c’est Pujadas qui prend, je sais pas .. Il doit avoir la tête d’un type qui change pas … Qu’est pas de ce monde .. Il est vrai aussi que Sarkozy, il a tendance à penser que le Service Public et le monde-qui-bouge, ça fait deux … Pujadas représentait alors, ce soir-là, l’immobilisme ..) le monde change à une vitesse stupéfiante (on dirait du Contador dans le texte .. En même temps, Sarkozy, l’aime bien le cyclisme ..) et mon devoir, c’est de conduire le pays pour qu’il s’adapte à la compétition mondiale, qu’on ait le plein emploi (puis-je dire que nous n’en prenons pas le chemin ?) que les gens (je ne supporte pas qu’on nous appelle : "les gens" ..) puissent dire que leurs enfants ont les meilleures universités, les meilleurs lycées, la meilleure éducation (il vient de dire trois fois la même chose, mais c’est pas grave ..) Je ne vais pas y répondre par l’immobilisme mais par la réforme ..
C’est pas scandaleux, ça ?
Il est tout de même sous-entendu que les opposants à Sarkozy ne sont pas pour le "plein-emploi" et une "meilleure éducation" ! C’est en cela que le discours de Nicolas Sarkozy est épouvantable.

[5] Quand on parle de “crise” ne pas se méprendre. Si les banques la rencontrent, c’est branle-bas de combat. On met tout en œuvre, notre pognon durement gagné en l’occurrence, pour les sauver. Avec comme argument de saligaud : si on ne les sauve pas, vous perdez vos économies, braves gens.
Mais quand les braves gens sont à leur tour touchés par la “crise”, là, c’est plus la même. On leur demande d’être raisonnables. De se calmer. On leur fait même la morale. [“Mais qu’est-ce que c'est que cette histoire d’aller séquestrer des gens ?”] … Faible avec les forts, mais fort avec les faibles, te disais-je ..

[6] Eh oui, Nicolas a de l’humour. Il choisit un Zénith pour nous informer que le pays va sombrer ..

04 octobre 2008

Où Qu'Il Est Notre Pognon ?

Le Capitalisme, C'est ça !

Or donc, badaboum, c'est la crise financière, la récession avant la dépression, adieu Pierrette et le pot au lait, les belles promesses de campagne, tel que, par exemple, au hasard, le "plein emploi" pour l'an 2012.

Si tu me le permets, j'aimerais m'arrêter sur le dernier terme, celui de "plein emploi".

Vu de ma fenêtre, le "plein emploi" - et tu vas voir comme c'est d'une impitoyable logique - c'est zéro chômeur.
"Plein emploi", pour moi, ça veut dire que tout le monde il a du boulot.

Ben non.

C'est pas ça, en fait.

Le "plein emploi" c'est 5% de chômeurs .. de demandeurs d'emploi, pardon ! - c'est plus positivement chic que chômeurs, tu comprends ! C'est comme de dire "les plus démunis" plutôt que de dire "les pauvres" ... Surtout dans un pays riche, puisque sixième puissance mondiale (à crédit) !

Ça en dit long sur le "système", non ?

Ben si.

Considérer que le "plein emploi" c'est 5% de sacrifiés, ça te donne une idée du cynisme qui nous gouverne ou nous écrase, c'est selon.
Mais à part ça, Nicolas, comme tu ne cesses de nous le répéter : "Y'a pas de fatalité !" [rires]

Précisons que ce chiffre de 5% est très relatif, je veux dire qu'il ne reflète nullement la réalité sur le terrain, puisque n'est répertoriée dans les statistiques qu'une seule catégorie de demandeurs d'emploi, ceusses qui recherchent un contrat à durée indéterminé.
Les autres ne sont pas comptabilisés.
Ce qui veut dire que tu peux doubler de moitié ce chiffre et estimer le "plein emploi" à non pas 5 mais 7,5% de la population active, et encore, je suis gentil.

Mais revenons à nos moutons, les moutons étant, comme toujours, nous autres, les citoyens.

Que nous dit-on ?

Que c'est la criiiiiise, qu'il faut sauver le "système", qu'il en va de nos emplois, de notre pouvoir d'achat, de notre avenir, celui de nos enfants, quoi ! - oui, l'enfant est souvent cité dans ces cas-là, ce que j'appelle un chantage à l'émotion, une prise d'otage ...

Et comment faire pour sauver le "système" ?

Nicolas nous l'a dit à Toulon :
Par "l'effort" et le "travail".

Bien.

Sauf que, y'a une question à laquelle personne n'a encore répondu :

Où qu'il est passé le pognon ?

Je m'explique.

A les entendre, les uns et les autres, nos banques qui, nous disaient-ils encore la semaine dernière, sont à l'abri, voire sûres - Elles le sont tellement qu'un Jérôme Kerviel peut, à lui tout seul avec la bénédiction de sa direction, faire exploser la Société Générale - pourraient bénéficier d'un plan de sauvetage, à l'image de ce qui se passe aux Etats-Unis - le Plan Paulson, qui serait inefficace d'après un Prix Nobel - plan qui ressemble farouchement à une nationalisation déguisée de type socialiste, si ce n'est quasiment Marxiste (je me marre !) et consistant à filer du blé aux établissements bancaires afin qu'ils ne mettent point la clé sous la porte ou se fassent bouffer par un concurrent étranger.

Mais comment une banque peut-elle donc se retrouver sans pépettes ?

Imaginons un truc énorme, qu'elles aient par exemple joué avec notre pognon - car c'est bien notre pognon que l'on trouve dans une banque, non ? - et qu'elles se soient plantées, les crétines !
Genre, elles auraient investi quelque part - mais où ? - et badaboum, le "quelque part" où qu'elles auraient misé le blé, se casse la margoulette.
Ou pire, se tire avec le magot ..
C'est ce qu'on appelle un mauvaix choix.
Dans une entreprise lambda, la tienne comme la mienne pour être clair, les types qui font des mauvais choix, ils deviennent quoi ?
Eh ben, ils sont virés.
Pour faute lourde.
Donc pas d'indemnités, pas d'Assedic, plus de bras, t'es chocolat !
Pas dans ce monde-là où l'on te remercie généreusement par un pot "ça comme" se concluant par un "zoli" parachute doré.
Mais passons.
Ce qui nous intéresse, c'est le pognon qui a été misé.
Il ne s'est pas envolé tout de même !
Il est bien passé "quelque part", je veux dire, quelqu'un, ou un ensemble de quelqu'un (ou de malfaiteurs - tiens ça rime avec Traders !) a raflé la mise.
Non ?
Alors il est où ce pognon ?
En Chine ?
En Inde ?

Mais il y a une autre possibilité :
Cet argent, en fait, n'existe pas.
Il est virtuel.

Pour mieux comprendre, prenons une table de Poker.
Autour de cette table, trois types (un russe, un chinois, un pakistanais ..) et un écureuil.
L'écureuil, pas de bol, c'est pas son jour.
Il perd.
Et il perd gros.
A ce point que le voilà sans thunes.
Plus rien dans ses caisses.

Que fait-il ?

Eh bien au lieu de quitter la table, il demande à ses partenaires de jeu de lui faire crédit.
Les autres se concertent et, finalement, accordent à notre écureuil puant le pigeon la possibilité de continuer la partie, mais de la continuer, donc, à crédit.
Soit de jouer avec de l'argent qu'il n'a pas.
Seulement voilà, notre écureuil continue de perdre.
Jusqu'à épuiser totalement son crédit.
Rebelote - ce qui est moyen dans une partie de Poker ...
Il demande à ses partenaires, s'il serait à nouveau possible de "se refaire".
Cette fois, la réponse est non.

Dans un film de Martin Scorsese, les types lui donneraient 48 heures pour réunir l'énorme somme qu'il a perdue, sinon, l'écureuil il se retrouvera tout décédé au fond d'un coffre de bagnole.
Sauf que nous ne sommes pas dans un film.
Mais dans un "système".
Et dans ce "système", l'écureuil se tourne vers l'Etat.

Et l'Etat que fait-il ?

Il allonge le pognon.
Mais quel pognon, vu que les caisses de l'Etat sont - parait-il - vides ?
Ben le notre de demain.
Alors que l'écureuil a déjà tout cramé celui d'hier à cette table de Poker.
Et c'est là que nous en revenons à cette bonne petite phrase de Nicolas :

Refonder le capitalisme - c'est "le système" en question, chéri(e) - passe par "l'effort" et le "travail".

C'est donc en trimant comme des malades, en nous tuant à la tâche, que nous allons sauver l'écureuil qu'a dilapidé notre fric.
Ce même écureuil qui nous a refusés un crédit de type immobilier, il y a quelque mois de cela, sous le prétexte que notre dossier n'était pas assez solide, genre t'es en CDD, va mourir, le gueux !
Ce même écureuil qui nous a noyés de recommandés, nous intimant l'ordre de combler et fissa notre découvert.
Ce même écureuil qui nous a conseillés d'investir ici ou là, afin qu'il puisse ensuite, faire son intéressant à une table de poker avec notre artiche.

Eh bien moi j'dis :

1 - Non, je ne veux pas aider cet écureuil !
2 - Je pisse à la raie de cet écureuil !
3 - Qu'il aille se faire mettre, et profond, cet écureuil !

Tu vois, on nous explique que le capitalisme connaît quelques ratés, qu'il a un peu déconné, mais qu'il est chouette au fond de lui-même ce capitalisme, car c'est LE SEUL système possible.

Eh bien moi, je dis non.
Non, ce n'est pas le seul système possible.
Doit y en avoir un autre, un qui ne serait pas une table de Poker où les gars ils s'amusent avec notre pognon, et qui l'ayant perdu, continuent à s'éclater avec du flouze qu'ils n'ont pas avant de nous en quémander via l'Etat pour remettre ça, un peu plus tard, une fois l'orage passé.
Car ils remettront ça, les renégats, vu qu'il faudra bien rembourser le créancier ; ici, l'Etat.

Voilà c'que j'dis.
Je dis qu'on nous prend pour des cons de compétition.
Et qu'en l'occurrence, on a le droit ET le devoir de dire non, et d'ajouter : allez vous faire enculer !

Sinon, juste une autre question :
Les Russes, y devaient pas quitter la Géorgie ?
Non, parce que je remarque que, crise financière aidant, plus personne n'en parle.

Et enfin, la cerise sur le pâté :
On nous prépare un retour de Dominique De Villepin au Gouvernement - en remplacement de Lagarde ?

Tu n'es pas sans savoir que Villepin, c'est pas vraiment l'ami de Sarkozy, bien au contraire.
Ne serait-ce que parce que c'est lui, Villepin, qui a dézingué copieux tous les Balladuriens après l'élection de Jacques "La Fracture Sociale"Chirac en 1995, Balladuriens dont fait toujours partie Nicolas, sans compter qu'en 2005/06, il a tenté, ce félon de Dominique, de tuer la candidature présidentielle du même Nicolas via l'affaire Clearstream - ah c'est peut-être dans ce genre d'établissement qu'il est notre blé ..
Et donc, tu te dis, c'est pas Dieu possible que Nicolas accepte cet homme-là, ce Néron, dans SON gouvernement.
Oui, mais c'est l'unité nationale, vois-tu.
Que ne ferait-on pas au nom de l'unité nationale !

Mais c'est pas tout.

Devine ce que l'on apprend en lisant la presse numérique du jour ?
Que dans l'affaire Clearstream, en c'qui concerne Dominique Galouzeau De Villepin, on s'achemine vers .. un non-lieu !
T'as compris ?
Oui, je sais, nous devions être dans une démocratie irréprochable.
Mais comme je te le disais en ouverture de ce billet, badaboum, c'est la crise financière, adieu Pierrette et le pot au lait, les belles promesses de campagne ..


Dernière minute qui va te ravir, te donner du baume au coeur, tant, je sais, tu te réjouis du bonheur d'autrui :

D'après i>télé, au salon de l'auto, les concessionnaires de voitures de luxe se frottent les mains.
Leurs caisses à 500 000€ se vendent comme des petits pains.
Tu vois qu'il est bien passé quelque part.

Notre pognon.


podcast


A lire aussi sur le même sujet : "Touche Pas Au Grisbi, Salope !"



Et dans la rubrique "Je Me La Pète Trop Grave", voilà ce que j'écrivais, il y a 407 jours, le 24 août 2007, dans Refais Le Monde, La Préface :

Après Les Cents Jours, Les Jours Sans ?



 
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