13 septembre 2011
D’Un Effondrement, L’Autre
Or donc, nous fûmes pilonnés. Ce dimanche 11 septembre 2011. Commémorations ici, commémorations là, partout, impossible d’y échapper.
Un flot d’images insupportables. Des analyses et des commentaires assommants.
Avec, comme de bien entendu, la sempiternelle question, crétine, inutile, futile :
« Où étiez-vous le 11 septembre 2001 ? » et des cons finis pour oser y répondre !
Et je vous fais grâce des conspirationnistes et autres complotistes. Dont on se fout comme de l’an 40. L’essentiel, comme toujours, étant ailleurs.
Car, tout de même, c’est extravagant, n’est-ce pas ? Ahurissant, au point que ça en deviendrait hautement comique, pour qui serait d’un cynisme sans bornes.
Non mais, vous rendez-vous compte ? Nous avons revécu, parfois en temps réel (cf : France Info) les attentats du 11 septembre, nous avons revu ces tours s’effondrer, en long, en large, en travers, pendant toute une journée. Ces tours qui symbolisaient la toute-puissance des Etats-Unis d’Amérique, la finance, le capitalisme décomplexé.
Ça ne vous gratte pas un peu, là ?
Vous ne vous dites pas, tiens, c’est curieux, mais y’a quelque chose qui coïncide, qui fait écho ?
Ah ! Mais non pardi, voyez, non ! C’est une commémoration ! On cherche pas, on diffuse ! En boucle. Et vas-y que je t’annonce, dix ans après, l’échec d’Al Qaïda, mais que, gaffe, le terrorisme n’est pas vaincu, il ne faut pas la baisser, la garde !
Baisser la garde, non, mais diffuser encore, toujours, ces tours s’écroulant, ça oui ! Et sans rien voir, sans rien comprendre, sans faire un rapprochement, osé, certes, mais tout de même !
Et nous voilà terrassés par tant d’aveuglement, je dirai même, par tant de nombrilisme. D’auto-soi.
Ah ! L'Occident, c’est formidable ! D’infantilisme (et de vanité).
Pourtant, ça crève les yeux, non ?
D’un côté, ces tours s’effondrant, commémorations ; et de l’autre, un système agonisant, présentement.
Rien à voir ?
Va savoir !
On commémore, et dans le même temps, ça s’effondre encore, toujours. Les banques, le CAC, la finance, la zone euro et tutti, tout un système qui part en sucette, et personne pour arrêter, freiner, cette chute continue, cet autre effondrement. Qu’ils appellent, ces impuissants pyromanes : la crise !
Mais remballe-là, ta crise ! Ce n’est pas une crise ! C’est bien plus grave que ça !
Et d’ailleurs, de ta crise, en France, on en a pas encore vue la couleur, pas vraiment.
A part quelques exposés, des malchanceux, dont la majorité se branle, tant qu’elle peut conserver son iPhone, son iPad, son iMac. Allons ! Si nous connaissions la crise, ça se saurait ! Y’aurait du monde dans les rues ! 15% de chômage TTC ! TVA au carré ! Ca gueulerait, ça geindrait, peut-être même que ça s’écharperait. Déjà qu’en temps de blocage de raffineries, on sort le knife à la station du coin pour un petit litre d’essence, alors tu penses, si tu crevais la dalle, qu’on te sucrât tes prestations sociales et tout le toutim, qu’on te réservât le même sort de chiens galeux qu’aux Grecs, ça y ferait un sacré ramdam !
Non, on n’a pas vu. Rien. La crise, elle ne nous a pas touchés. Mais ça vient. L’effondrement est en marche, permanent. Les tours jumelles, à côté, c’est de la roupie de sansonnet. Tant les victimes se compteront par millions. Peu seront épargnés…
Et vois-tu, c’est assez extraordinaire, d’en faire des caisses de ce 11 septembre, du gospel et des larmes, (à l’émotion les occidentaux, rien qu’à l’émotion !) et ne pas voir que, dans le même temps, c’est tout un monde qui s’effondre. En direct ! Tous les jours !
Ah, ça par exemple ! Mais, nom de Dieu, ce qu’il faut être aveugle, sourd, ou fou complet ! Pour ne pas dire : salopards, incapables, cyniques véritables.
L’Occident, cette chose suffisante, arrogante, peuplé d’égoïstes, de citoyens gâtés, indifférents et insensibles à la pauvreté qui la cerne, cette pauvreté qu’elle a générée, l’Occident s’écroule, comme dix ans auparavant, deux foutues tours.
Il y a, là, dans cet aveuglement commémoratif, j’avoue, quelque chose de fascinant.
Dimanche, j’ai vu autre chose que des tours s’effondrer. J’ai vu tout un système, une idéologie, une économie, s’écrouler.
Dix ans après.
Et ça ne fait que commencer…
14:01 Écrit par Philippe Sage dans Je M'Excuse Mais Merde ! | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 11 septembre 2001, 11 septembre 2011, système capitaliste, effondrement du capitalisme, commémorations, le début de la fin, zone euro, krach boursier, fin de l'euro, chute du dollar, crise mondiale, faillite de la grèce, dettes, déficits, politique d'austérité, plans de rigueur, tours jumelles, wtc, ground zero, la mort du capilatisme, nouvel ordre mondial, les dix ans du 11 septembre |
| |
15 septembre 2010
Sonarkozy [Eldoradio/Refais Le Monde]
Il y a deux ans, jour pour jour, un (lundi) 15 septembre, la banque d’affaires américaine Lehman Brothers « était sacrifiée (dixit le site du Figaro) par les autorités américaines ».
Cette faillite incroyable marquait le début de la crise financière que, paraît-il, aucun économiste digne de ce nom n’avait vue venir.
Pourtant, un an plus tôt, lors de l’été 2007, un évènement aurait dû, me semble-t-il, alerter lesdits économistes, mais aussi, les gouvernants les plus éminents : la « crise des subprimes ».
Une telle catastrophe – car c’en est une, et copieuse – ne pouvait pas ne pas avoir de conséquence(s) sur l’économie mondiale tant les banques étaient, dans ce « montage (foireux) » (celui des « subprimes ») parties prenantes jusqu’au trou de cul.
Mais croyez-vous, véritablement, qu’ils n’ont rien vu venir ?
Si c’était le cas, alors pourquoi durant sa campagne présidentielle de 2007, puis lors de sa conférence de presse du 8 janvier 2008, Nicolas Sarkozy, aurait-il appelé à une « moralisation du capitalisme » ?
Pourquoi, s’il ne savait rien de rien, et bien avant que la crise nous tombe sur le paletot, cet homme aurait-il déclaré :
« Tout ne peut pas être abandonné à un capitalisme financier livré à lui-même » ?
(8 janvier 2008, itou)
Or donc, oui, ils avaient pleinement conscience que ce Meccano pouvait s’effondrer, mais, peut-être, se disaient-ils que, va savoir, il restait une chance d’éviter le pire.
Il n’y en avait aucune.
Mais ils l'ont saisie, quand même, à notre grand malheur (jamais le leur) ...
Ceci étant, soyons aimables (c'est un anniversaire, dois-je vous rappeler ...) : comment auraient-ils pu remettre en cause, et préalablement, un « système » qu’ils défendent et nous vendent quotidiennement non comme le « meilleur », non comme le « moins pire » mais comme « le seul et unique viable » ?
Ne croyez pas que ce soit posture de ma part, je ne fais que reprendre l’argumentaire, à la virgule près, du même Sarkozy, copie-conforme de celui d’Obama, Merkel et consorts qui se résume grosso-modo ainsi :
« (N’ayez pas peur) C’est juste une dérégulation du système, il n’y en a pas d’autre(s) possible(s) et nous sortirons de cette crise plus forts que nous y sommes entrés »
Trois ans plus tard (si l'on considère que les « subprimes » constituent le début réel et concret de la « crise ») nous (les classes moyennes et plus bas encore) y sommes encore et jusqu’au cou.
Mais pourquoi, n'est-ce pas, vous causer de tout cela alors que l’actualité s’est singulièrement déplacée depuis (débat sur l’identité nationale, chasse aux Roms et à la Burqa, déchéance de nationalité, etc.) ? – mais peut-être - subrepticement, j'y pense - que cette délocalisation de l’actualité ne soit point fortuite ; je veux dire qu’elle ait un but : nous faire oublier à tout prix que la principale préoccupation de « nos chers compatriotes » fut l’emploi.
Et avec, la santé (n’est-ce pas ce que nous souhaitons en premier à tout un chacun : la santé ?) et un toit.
Eh bien parce que la truculente et talentueuse équipe de Sonar (Radio Nova) nous offrit le 6 janvier 2009 un détournement pour le moins croustillant des vœux 2009 de notre omniprésident (qui rétrécit) Nicolas Sarkozy, vœux (presque quasiment) consacrés à la « crise » qui venait, la salope, de s’abattre sur nos frêles épaules.
Un détournement qui vous en rappellera peut-être d'autres - par exemple et complètement au hasard - ceusses d’un dénommé Bruno Candida dont je vous recommande chaudement les exploits visibles ici et là (avec le recul c’est encore plus drôle et sinistrement prémonitoire)
Vous l’avez compris ce Sonar d’une finesse redoutable, au montage délicat, à l’habillage (musical) jouissif, est une façon comme une autre de fêter cet étrange anniversaire qu’est celui de la faillite totale d’un établissement qui fut le fleuron en terme de finances (et de capitalisme) de la présumée première puissance mondiale, la défunte banque d’affaires : Lehman Brothers, coulée corps et âme un 15 septembre de l’an 2008.

NB : La photo illustrant l’article suggère un Sarkozy tsunamé par la « crise » ou, à défaut, et pour les plus cyniques, la fameuse « France D’Après » que le même nous promit, avec force et conviction, mais ne pouvait séduire - on l'aura compris - que les sots, les ignorants et les gredins !
NB : Pour avoir un accès libre et gratuit à tout le site Eldoradio, inscrivez vous : ICI
09:18 Écrit par Philippe Sage dans Crise Financière | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise financière, crise des subprimes, lehman brothers, 15 septembre 2008, système capitaliste, libéralisme, sonar, radio nova, voeux présidentiels 2009, eldoradio, histoire de la radio, nicolas sarkozy, une crise sans précédent |
| |
06 août 2009
Angela, Nicolas, Obama Et Cetera
On n’est pas bien là ? Tranquilles. Pendant qu’à cap Nègre, il barbote et brunit, notre vagal souverain. Pas un mot, pas le moindre communiqué de sa part depuis une semaine ; mine de rien, ça nous y fait des vacances. Merci M. le Président, enfin, de votre silence !
![]()
Nonobstant, je profite de cette hyper-absence élyséenne pour faire comme un point sur la saison, ce championnat politique où nous fûmes, nous les “moyens”, lobés, taclés, quand ce n’est pas relégués sur le banc ou mis sur la touche.
Ce championnat où le PS joua, à la perfection, le hors-jeu.
Et y’a comme un drôle de goût qui me vient. C’est peut-être, je ne sais, la lassitude [1]. Celle surprenant l’opposant permanent. Quel rôle ingrat, finalement, éreintant, que celui qui trouve toujours à redire ! Parce que, au fond, j’aimerais être content, moi, avoir le sourire. J’aimerais être fier de mon pays. De son président. A qui, je reconnais, cependant, une certaine habileté. Mais de celle qui me hérisse. Me déplait.
Par exemple, cette propension, plus maligne qu’habile, à nous culpabiliser (tant oui, c’est culpabilisant, à la longue, de s’entendre dire que nous sommes contre - le bien de - notre pays ; c’est que, nous finirions par le croire si, égarés par le doute, nous baissions la garde). C’est intéressant. Et épouvantable à la fois.
Je m’explique.
Nicolas Sarkozy souhaite(rait), pour le bien de la démocratie dit-il, que notre pays ait une opposition digne de ce nom. Or, quand elle se manifeste, dans la rue, les journaux, sur Internet [2] elle est - pour lui - avant tout une manifestation de l’immobilisme ET de la “pensée unique” [3].
Les deux étant, à ses yeux, liés.
Mais pourquoi en serions-nous les hérauts ?
Parce que nous sommes – toujours à ses yeux - contre la réforme. Ce qui est faux ! Nous ne sommes pas contre la réforme, mais contre les siennes, parce qu’elles nous apparaissent trop fortes pour les faibles et trop faibles pour les forts.
En fait, la ligne sarkozyste est la suivante : j’agis, je réforme. Donc [sophisme à suivre ..] ceux qui s’opposent sont pour l’inaction, l’immobilisme [4]. C’est simple, pour ne pas dire simpliste ; c’est surtout intellectuellement malhonnête et scandaleux ! Pourtant, dans l’opinion, ça passe, et (malgré Besancenot) comme une lettre à la poste.
La crise qui aurait pu infléchir cette ligne, au contraire, l’a renforcée. Et de la pire des façons. A savoir que désormais, s’opposer à la politique du gouvernement, c’est être irresponsable. Jouer contre son camp. Il conviendrait, parce que c’est la crise [5] d’oublier nos différends (et nos convictions) d’être unis. Ben voyons !
Or donc, je faisais le point, travaillé depuis des mois par cette histoire de “pensée unique”. C’est quoi, bon sang, la “pensée unique” ? Qui la tient, la répand, et dans quel but ? Est-elle, cette “pensée unique” synonyme d’immobilisme ? Sommes-nous, réellement, nous, les opposants, les promoteurs de cette “pensée” ?
J’avais, je l’avoue, une idée derrière la tête.
La voici.
Elle se lit, limpide.
Nicolas Sarkozy au Zénith de Toulon [6] le 25 septembre 2008 : “Nous pouvons sortir, mes chers compatriotes, plus forts de cette crise.”
Barack Obama, le 24 février 2009 : “L’Amérique sortira plus forte de la crise !”
Stephen Harper, Premier ministre du Canada, le 10 mars 2009 promet que le Canada sortira “au plus vite de la crise (…) et plus fort que jamais !”
Yannis Papathanassiou, ministre de l’Économie et des Finances de la Grèce, le 25 mars 2009 : ”Nous sommes certains que le pays sortira renforcé et plus optimiste de la crise …”
Giulio Tremonti, ministre de l’Économie de l’Italie, le 4 juin 2009 : “L’Italie sortira plus forte de l’actuelle crise financière que beaucoup d’autres pays européens.”
Angela Merkel, chancelière de l’Allemagne, le 14 juillet 2009 : “Nous voulons sortir de cette crise plus forts que nous y sommes entrés.”
Je pourrais en citer bien d’autres. La liste est si longue, celle des gouvernants assurant à leurs “chers compatriotes” que leur pays sortira “plus fort” de cette crise.
Pas que des responsables politiques, d’ailleurs.
La presse, également.
Mais aussi, des chefs d’entreprise (celui de Toyota, de la SNCF, etc.).
Mais encore des experts, des économistes, des philosophes, des présidents d’organisations ou d'associations …
Oui, la liste est très longue. Mais les mots, eux, sont toujours les mêmes. Certes, il y a quelques variations ; ainsi alors que la France “peut” et que l’Allemagne “veut”, l’Amérique, elle, "sortira plus forte de la crise", comme si c’était une certitude, comme si elle pensait être, encore, le moteur de ce Monde.
Le Canada, vantard, sortira "plus vite" de cette crise que les autres.
L’Italie, plus vantarde encore, fanfaronne qu’elle en sortira "plus forte" que ses voisins européens.
Mais peu importe cette guéguerre-de-c’est-moi-qui-sortirai-de-la-crise-plus-fort-et-plus-vite-que-toi-euh ! Ce qu’il faut retenir, c’est le message, invariable : “Nous” allons sortir renforcés de cette crise, plus forts que nous y sommes entrés. (Au passage, il est intéressant de noter que personne, ou presque, n’ose prétendre le contraire .. Pourtant, c’est une hypothèse tout à fait envisageable. Non ?)
Eh bien moi je dis que, quand autant de responsables, aussi divers, tiennent, et depuis des mois et des mois, le même discours aux quatre coins de la planète, nous y sommes en plein dedans, dans la “pensée unique”. Elle est là, la “pensée unique”. Et pas ailleurs !
Et ce sont les mêmes qui nous accuseraient de ce mal ?
Reste que, c’est bien joli tout ceci, rabâcher que “nous sortirons plus forts de cette crise” (si tant est que nous en sortions …) mais .. QUI ?
Qui est ce “nous” ?
Non.
Ne rêve pas.
C’est pas toi. Ni moi. Ni elle.
C’est pas nous, quoi.
C’est eux. Leur système. Qu’ils ne veulent absolument pas moraliser. Ils veulent juste le sauver. C’est tout ! Ne rien changer. Faire mine de, pour la forme, la photo, à grands coups de déclarations de principe sans lendemain, mais pas plus.
Et c’est logique, vu que, c’est Sarkozy qui “nous” (et là, “nous” c’est vraiment nous … ) le dit : les hérauts de la “pensée unique” sont les mêmes qui prônent l’immobilisme ! Or comme, c’est eux (Angela, Nicolas, Obama et cetera) les cerveaux de la "pensée unique" …
CQFD et merci Nicolas ! (Prends une photo, car c’est la première et dernière fois que je remercie ce type ..)
Barbote et brunis bien.
En espérant que tu sortiras “plus fort” de tes vacances que tu n’y es entré. Tant il va falloir être fort, sais-tu, à la rentrée, pour contenir notre colère.
Elle est grande.
Elle est forte.
Elle est, comme tu l’aimes : unique.
[1] Je dois avouer que je suis à la fois éberlué et attendri par Juan de Sarkofrance. Chaque jour, il nous sort un billet ventilant sa majesté. Plus d'un, en vérité. Comment fait-il pour ne pas être gagné par la lassitude ? Est-ce une vie que d’être contre TOUS les jours ? Et je me disais, putain, s’il repasse en 2012, Sarko, Juan, il en reprendra pour 5 ans.
Comme notre Président, la “charge” de Sarkofrance est “proprement inhumaine”.
[2] Vu sa représentation dans les Assemblées, les régions, les mairies, le PS devrait être l’opposant n°1. Or, il est mort. Oh si ! Regarde donc la tête de Martine ! C’est pas vraiment une tête de vivante, non ?
Donc, disais-je, le PS étant mort (tout en restant grotesque) c’est dans la rue, les journaux, sur Internet, que se situe l’opposition.
[3] Le 5 février dernier, dans cette indigente plaisanterie intitulée “Face à La Crise”, Nicolas Sarkozy parlait même du “catéchisme de la pensée unique”.
Quel culot !
Lui qui voudrait qu’à ses réformes, nous communions ..
[4] Toujours dans cette même parodie d’émission du 5 février 2009, le chef de l’Etat disait : “Le monde change Monsieur Pujadas (ne me demande pas pourquoi c’est Pujadas qui prend, je sais pas .. Il doit avoir la tête d’un type qui change pas … Qu’est pas de ce monde .. Il est vrai aussi que Sarkozy, il a tendance à penser que le Service Public et le monde-qui-bouge, ça fait deux … Pujadas représentait alors, ce soir-là, l’immobilisme ..) le monde change à une vitesse stupéfiante (on dirait du Contador dans le texte .. En même temps, Sarkozy, l’aime bien le cyclisme ..) et mon devoir, c’est de conduire le pays pour qu’il s’adapte à la compétition mondiale, qu’on ait le plein emploi (puis-je dire que nous n’en prenons pas le chemin ?) que les gens (je ne supporte pas qu’on nous appelle : "les gens" ..) puissent dire que leurs enfants ont les meilleures universités, les meilleurs lycées, la meilleure éducation (il vient de dire trois fois la même chose, mais c’est pas grave ..) Je ne vais pas y répondre par l’immobilisme mais par la réforme ..”
C’est pas scandaleux, ça ?
Il est tout de même sous-entendu que les opposants à Sarkozy ne sont pas pour le "plein-emploi" et une "meilleure éducation" ! C’est en cela que le discours de Nicolas Sarkozy est épouvantable.
[5] Quand on parle de “crise” ne pas se méprendre. Si les banques la rencontrent, c’est branle-bas de combat. On met tout en œuvre, notre pognon durement gagné en l’occurrence, pour les sauver. Avec comme argument de saligaud : si on ne les sauve pas, vous perdez vos économies, braves gens.
Mais quand les braves gens sont à leur tour touchés par la “crise”, là, c’est plus la même. On leur demande d’être raisonnables. De se calmer. On leur fait même la morale. [“Mais qu’est-ce que c'est que cette histoire d’aller séquestrer des gens ?”] … Faible avec les forts, mais fort avec les faibles, te disais-je ..
[6] Eh oui, Nicolas a de l’humour. Il choisit un Zénith pour nous informer que le pays va sombrer ..
18:14 Écrit par Philippe Sage dans Crise Financière, Sarkozysme | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nous sortirons plus forts de la crise, notre pays sortira renforcé de la crise, pensée unique, bonus, traders, système capitaliste, moralisation du capitalisme, sarkofrance |
| |











