05 septembre 2009
La Police, Tu L’Aimes Ou Tu La Quittes !
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Ah quand il s’agit de fondre sur une petite journaliste de M6, le syndicat droitier de la police n’y va pas de mains mortes (oui avec un “s” tant ils y mettent leurs deux mains sales - et les internautes du Figaro.fr, à la nausée).
Mais quand il s’agit de défendre leurs collègues clairement insultés par le chef de l’État (« Ceux qui sont fatigués, au revoir ! » et pourquoi pas : « Cassez-vous, pauvres cons ! » pendant qu’il y est ?) de dénoncer une politique absurde, démagogique et populiste (celle du "Chiffre") ces jean-foutre ne pipent mot.
A croire qu’ils (les syndicats policiers) ne connaissent pas (plus) la réalité du terrain. A croire qu’ils ne savent (plus) rien du quotidien d’un gardien de la paix. D’un commissariat de quartier. Des objectifs surréalistes qu’on leur impose au nom du “Chiffre” (et pendant ce temps-là, les “voleurs” courent toujours ..)
Comment est-il possible de se taire, de ne même pas protester, quand le “président de l’Intérieur” dodelinant ridiculement des épaules, sous-entend, dédaigneux, qu’il y aurait dans la police des escadrons de feignasses ?
Comment est-ce possible, oui, quand le rôle premier d’un syndicat est d’assurer “la défense des intérêts des salariés” ? Fussent-ils au service de l’État.
Reste à savoir lequel.
D’État.
S’il s’agit de celui promis, soit une “République irréprochable”, alors, M. le Président, on ne se sert pas de la police comme d’un paillasson, on ne l’utilise pas à des fins politiques, électoralistes.
On ne l’insulte pas dans un rictus devant TOUT le peuple français.
On ne se conduit pas comme un chef de gang.
Un Parrain.
On ne traite pas leur ministre de tutelle de “mini-moi”.
De pantin. [*]
Si vous, premier homme de France, ne respectez pas la police, comment voulez-vous que nous la respections ?
En tant que citoyen, je ne veux pas d’une police robotisée, défilant au pas de la loi. La votre.
Je ne veux pas d’une police d’in-proximité, mécanique, caisse-enregistreuse de procès-verbaux ; je ne veux pas d’une police de comptables.
La police n’est pas un commerce. Ce n’est pas une échoppe où l’on fait son marché. De bulletins pour demain.
Et si la police n’est pas là pour être aimée, dites-vous, M. le sophiste, elle n’est pas là, non plus, apprenez-le, pour se faire haïr. Mais pour assurer notre sécurité.
Notre sécurité, ai-je bien dit, pas vos intérêts.
Et si, parmi eux, il y en avait, oui, qu’étaient VRAIMENT fatigués (et ne parlons pas, bien sûr, de celles et ceux dont on tait le suicide jusque dans leur commissariat) ne serait-elle pas due, cette lassitude, à sept longues années d’une politique absurde, celle du "Chiffre", un écran de fumée, négation du sens même de leur métier ?
Ne serait-elle pas due, cette fatigue, à Nicolas Sarkozy lui-même. Tant cet homme EST fatigant.
De démagogie.
De populisme.
De mépris.
[*] : «Avoir Brice Hortefeux comme ministre de l'Intérieur, c'est m'avoir comme ministre de l'Intérieur.» [Nicolas Sarkozy – 2 septembre 2009]
17:27 Écrit par Philippe Sage dans Sarkozysme | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ceux qui sont fatigués au revoir !, politique du chiffre, syndicat alliance, sarkozy et l'argument sécuritaire, sarkozy et le populisme d'état |
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