01 juillet 2009
C’Que C’est Con Et Triste, La Vie D’Un Blogueur !
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Ça fait combien de temps ? Que je ne suis pas allé au cinéma. Moi qu’adore ça. Combien de temps que je n’ai pas vu, ni foulé un chemin de terre, le suivre, peu importe où et pourquoi, le suivre, et pis c’est tout.
Ça fait combien de temps, dis-moi, que je suis là, comme vissé au rotin de ce fauteuil, les yeux rivés sur mon écran, à guetter, crevard, l’info, à traquer du Sarkozy, du Lefebvre et du Guaino. Alors que dehors, je les entends, les oiseaux, le vent, le chaud. Alors que dehors, ça grouille, ça rit, ça vit.
Mais non, y’a rien à faire, j’peux pas le quitter, cet écran, sait-on jamais, si elle tombait, c’te info, celle que j’attends, nourriture de ce monstre que j’ai créé, ce blog, le mien.
Ah non, vraiment non, j’peux pas, pas sortir, demain peut-être, allez oui ! Promis ! Demain je sortirai, mais aujourd’hui non, faut que je reste là, tant je le sais, elle va tomber, c’est sûr, l’info, et je vais t’en faire un billet, un beau ! Un billet avec des tas de virgules, de la suspension et des points.
Dans la gueule.
Allez, tombe ! TOMBE ! Mais qu’est-ce qu’elle fout, c’te info ? T’es malade, poulette ? T’as chopé l’aviaire ? .. Non .. ? Ben alors tombe, bordel ! Allez ! Magne-toi ! Ça urge ! J’ai les doigts affutés comme jamais, prêts à claquer, bouffer des kilomètres de clavier ! J’suis chaud comme la braise, ma grande ! Alors faut que tu tombes, et fissa !
Mais non. Rien. Que du menu fretin. De la TVA à 5,5. Qu’est-ce que tu veux que j’en fasse ? Puisque je suis là, cloîtré chez moi, café à volonté, sandwich vite fait, petit verre de rosé. Qu’est-ce que tu veux que j’aille engraisser le cafetier encarté UMP ? Le gratifier d’un billet bien salé, aux petits oignons, aillé copieux, comme son addition, la gratinée, l’estivale. Parce que tu vois, le Marcel, y va pas se gratter pour l’assaisonner, ta note ! TVA à 5,5 ou pas ! Faudrait pas perdre de vue les fondamentaux du petit commerce. Et les fondamentaux y disent que l’été, on fait pas dans la figure imposée, mais dans la libre. C’qui veut dire que tu vas raquer, et pas qu’un peu. Ton demi, celui de la zone touristique, il s’est déjà envolé, garçon ! Au zinc comme en terrasse.
Alors quoi ?
J’vais quand même pas me fader le Mitterrand. En remettre une couche sur ces pôôôvres socialistes !
Manuel Valls ?
J’suis allergique.
Valls, c’est queue dalle, c’est bernique.
C’est rien.
Rien, putain, mais y’a vraiment rien de rien. Pas d’info ! Ou alors, y’en a trop. Beaucoup trop ! Et je pète de chaud. J’ai mal au dos. J’ai mal partout. A force de surfer, comme un taré, de sites en sites. A bouffer du Net, du billet de blogs. Du billet mal branlé, vite expédié, juste pour dire : j’y étais ! C’est moi, le premier ! Yesss ! Et vas-y que je te donne mon avis, à la noix, sur la Burqa ! Hadopi en veux-tu, en voilà ! Et Karachi dans le ventilo ! Mais quelle misère ! Mais qu’est-ce que je fous là ? Alors que dehors, je les entends, les rires, les cris, les gens. Alors que dehors, c’est l’été, enfin !
Mais non, ah non, putain de ta mère, y’a rien à faire, j’peux pas ! Tant pis, je reste là, me disant qu’elle tombera, la salope, l’info-qui-va-bien, Sarkozy-Lefebvre-Guaino, et même Boutin, tiens, m’en fous ! J’prends ! … T’entends … ? J’suis tellement à cran, que j’suis prêt à tout, nom de Dieu, même à me taper la Boutin !
Mais rien.
Rien ne vient.
Sinon, le téléphone. Qui sonne.
C’est toi.
Mais j’suis pas là. J’suis dans l’écran. Je guette. Je traque. Sur Internet. Tu comprends ? … Dis … ? Dis-moi que tu comprends ? Que c’est pas le moment. Plus tard. Ce soir. Quand je l’aurai nourri. Le monstre. Le mien. Mon blog.
D’accord ?
Et j’y retourne. Crétin dans son rotin. De sites en purin. Je tourne, je vire et je clique. Et la voilà qui claque ! Une info cloaque. Un entretien. Le Nouvel Obs. Sarkozy. C’est pour demain ! C’est pour jeudi.
J’vais me la faire. Y va morfler l’Olivennes, le pote à Baverez. Je vais te l’aligner sévère. Ah bordel à chien, cette fois, je le tiens ! Mon billet ! Mon quotidien ! Mais non … Ah merde, nooOOOOoon ! C’est Fontenelle, qui l’a torché mon billet ! Salaud de Fontenelle ! … Voleur … ! Tu m’as piqué mon affaire ! Qu’est-ce que j’vais faire, moi, maintenant ? Y’a rien d’autre. Rien …
Putain, j’en peux plus ! J’te jure. Des RSS, des flux, des réseaux présumés sociaux, des réseaux de mon cul. C’est sans fin. Et vas-y que j’me twitte, que j’me facebookise, comme un rat.
Mort.
Alors que dehors, je les entends. Ils rient, grouillent et vivent. Un café, du rosé, l’addition. C’est tout de même mieux que Sarkozy-Lefebvre-Guaino.
Il faut que je sorte. De là. D’ici.
Faut que j’aille voir à quoi ça ressemble, la vie, la vraie. Même si je sais, je reviendrai. Tâter du clavier. Nourrir le monstre que j’ai créé.
Mais avant, juste une heure, pas plus, mettre mon sale nez dehors, me laisser aller, prendre, ou surprendre.
Quitter un instant cette non-vie.
Celle triste et conne du blogueur que nous sommes.
Devenus.
22:25 Écrit par Philippe Sage dans Entracte | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : non-vie, traque sur internet, réseaux sociaux, twitter, facebook, ils tueraient leur mère pour être dans le wikio, tva à 5, 5, sarkozy, denis olivennes, la vie d'un blogueur est conne et triste, le blog ou la vie |
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10 février 2009
Cette Ultra-Gauche Qui Nous Gouverne
Est-il bien utile de préciser en liminaire – t’as vu comme j’te cause riche ? – que la mauvaise foi qui m’anime est seule responsable du billet que je m’apprête à commettre.
Encore que.
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Or donc, que n’a-t-on pas entendu sur le facteur de Neuilly, le Besancenot !
Qu’il était bien gentil, le garçon, mais qu’avec ses propositions de gauchiste patenté (mais qui tentent de plus en plus, bien des français) il était totalement hors des réalités de ce monde indécrottablement capitaliste (indécrottablement et qui pourtant nous fout copieusement dans la merde) que de toutes les façons, ça n’était pas Dieu possible, même ensemble, et tiens, j’en veux pour preuve, Mâhâme Ferrari, c’te histoire d’interdire les licenciements et les délocalisations ou d’augmenter sur le champ les émoluments des gueux à hauteur de 300 euros !
Non mais vous rigolez ?
J’voudrais pas faire dans la "blablague" de mauvais aloi, M’sieur “Pijadas”, mais y s’rait pas un peu timbré du cassis, ce fonctionnaire de La Poste ?
Ben pas tant que ça, finalement.
Car que vient-il de se passer en même pas 48 heures chrono ?
Dans sa grande mansuétude, le gouvernement vient d’octroyer un prêt de 6,5 Milliards d’euros à deux entreprises de type automobile (où il n’est pas si rare que, dans leurs locaux, un salarié mette fin à ses jours ..) afin de les sauver de la “crise-qui-vient-d’ailleurs”, un prêt oui, mais à condition que durant l’exercice 2009, ces deux entreprises ne … licencient pas et ne délocalisent pas !
Certes, elles ont toute latitude pour mettre autant de salariés qu’elles souhaitent au chômage partiel (ce que Sarkozy, jeudi dernier, a impudiquement nommé : l’emploi partiel !) mais avoue que pour des godillots, tel ce benêt de compétition d’Eric Woerth (mais qu’est-ce qu’il est mauvais, pour ne pas dire crétin, c’lui-ci ..) ou cette catastrophe de catégorie une qu’est Christine Lagarde, qui ne cessaient de pérorer à qui mieux-mieux qu’il était inenvisageable d’interdire les licenciements et foutrement compliqué de lutter contre les délocalisations, avoue oui, c’est quand même super drôle de les voir aujourd’hui se vanter du contraire !
A croire que, lorsque leur chef dans l’Etat (oui “dans” et non “de”, vu … L’Etat dans lequel se trouve notre pays ..) déclarait, jeudi dernier :
”J’ai le sens du ridicule, vous savez !”
Ils l’ont eux aussi.
Mais au cube !
Mais c’est pas tout.
Y’a plus drôle encore !
Le Yves Jégo, avec sa tronche qu’a pas inventé la machine à cambrer les bananes, v’là-t-y pas qu’il nous en fait une bien bonne, assurément la meilleure de l’année !
Parti en retard, mais parti quand même, pour tenter de régler l’imbroglio guadeloupéen, notre ministre de l’Outre-Mer était sur le point de valider un accord entre patrons et salariés et qui disait quoi ?
Que ceusses qui gagnent moins de 1,6 fois le SMIC lèvent le doigt, ils seront sur le champ augmentés de … 200€ !
Certes, c’est pas les 300€ réclamés par Besancenot, mais à 100€ près, même par temps de crise, on va pas chipoter sa race.
Re-certes, le Jégo a été prié de rentrer illico-presto en métropole afin de s’expliquer sur sa soudaine “Besancenotisation”, mais le fait d’avoir pré-consenti à cet effort salarial prouve que oui Madame, il est possible d’augmenter le gueux via l’Etat afin qu’il puisse mieux subvenir à son malheur, même si, il y a fort à craindre que cet accord, dans l’œuf, avorte, pour une seule et mauvaise raison, comme je l’expliquais ce matin dans la radio après avoir diffusé un titre de Stéphane Eicher :

Or donc, jusqu’à avant-hier, Olivier Besancenot était un sale gauchiste aux idées irréalisables et farfelues, et v’là-t-y pas qu’en moins de deux jours, un gouvernement méchamment Sarkozyste vient de prouver le contraire.
Tu veux que j’te dise :
Finalement, avec cette Crise, on n’a pas fini de rigoler.
Besancenot, le premier !
NB : D'autant plus que c'qui se passe actuellement aux Antilles et "avant-hier" en Grèce, risque bien de se produire, demain, chez nous ...
21:24 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Crise Financière | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, besancenot, guadeloupe, renault, psa, yves jégo, foutage de gueule |
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04 octobre 2008
Où Qu'Il Est Notre Pognon ?
Or donc, badaboum, c'est la crise financière, la récession avant la dépression, adieu Pierrette et le pot au lait, les belles promesses de campagne, tel que, par exemple, au hasard, le "plein emploi" pour l'an 2012.
Si tu me le permets, j'aimerais m'arrêter sur le dernier terme, celui de "plein emploi".
Vu de ma fenêtre, le "plein emploi" - et tu vas voir comme c'est d'une impitoyable logique - c'est zéro chômeur.
"Plein emploi", pour moi, ça veut dire que tout le monde il a du boulot.
Ben non.
C'est pas ça, en fait.
Le "plein emploi" c'est 5% de chômeurs .. de demandeurs d'emploi, pardon ! - c'est plus positivement chic que chômeurs, tu comprends ! C'est comme de dire "les plus démunis" plutôt que de dire "les pauvres" ... Surtout dans un pays riche, puisque sixième puissance mondiale (à crédit) !
Ça en dit long sur le "système", non ?
Ben si.
Considérer que le "plein emploi" c'est 5% de sacrifiés, ça te donne une idée du cynisme qui nous gouverne ou nous écrase, c'est selon.
Mais à part ça, Nicolas, comme tu ne cesses de nous le répéter : "Y'a pas de fatalité !" [rires]
Précisons que ce chiffre de 5% est très relatif, je veux dire qu'il ne reflète nullement la réalité sur le terrain, puisque n'est répertoriée dans les statistiques qu'une seule catégorie de demandeurs d'emploi, ceusses qui recherchent un contrat à durée indéterminé.
Les autres ne sont pas comptabilisés.
Ce qui veut dire que tu peux doubler de moitié ce chiffre et estimer le "plein emploi" à non pas 5 mais 7,5% de la population active, et encore, je suis gentil.
Mais revenons à nos moutons, les moutons étant, comme toujours, nous autres, les citoyens.
Que nous dit-on ?
Que c'est la criiiiiise, qu'il faut sauver le "système", qu'il en va de nos emplois, de notre pouvoir d'achat, de notre avenir, celui de nos enfants, quoi ! - oui, l'enfant est souvent cité dans ces cas-là, ce que j'appelle un chantage à l'émotion, une prise d'otage ...
Et comment faire pour sauver le "système" ?
Nicolas nous l'a dit à Toulon :
Par "l'effort" et le "travail".
Bien.
Sauf que, y'a une question à laquelle personne n'a encore répondu :
Où qu'il est passé le pognon ?
Je m'explique.
A les entendre, les uns et les autres, nos banques qui, nous disaient-ils encore la semaine dernière, sont à l'abri, voire sûres - Elles le sont tellement qu'un Jérôme Kerviel peut, à lui tout seul avec la bénédiction de sa direction, faire exploser la Société Générale - pourraient bénéficier d'un plan de sauvetage, à l'image de ce qui se passe aux Etats-Unis - le Plan Paulson, qui serait inefficace d'après un Prix Nobel - plan qui ressemble farouchement à une nationalisation déguisée de type socialiste, si ce n'est quasiment Marxiste (je me marre !) et consistant à filer du blé aux établissements bancaires afin qu'ils ne mettent point la clé sous la porte ou se fassent bouffer par un concurrent étranger.
Mais comment une banque peut-elle donc se retrouver sans pépettes ?
Imaginons un truc énorme, qu'elles aient par exemple joué avec notre pognon - car c'est bien notre pognon que l'on trouve dans une banque, non ? - et qu'elles se soient plantées, les crétines !
Genre, elles auraient investi quelque part - mais où ? - et badaboum, le "quelque part" où qu'elles auraient misé le blé, se casse la margoulette.
Ou pire, se tire avec le magot ..
C'est ce qu'on appelle un mauvaix choix.
Dans une entreprise lambda, la tienne comme la mienne pour être clair, les types qui font des mauvais choix, ils deviennent quoi ?
Eh ben, ils sont virés.
Pour faute lourde.
Donc pas d'indemnités, pas d'Assedic, plus de bras, t'es chocolat !
Pas dans ce monde-là où l'on te remercie généreusement par un pot "ça comme" se concluant par un "zoli" parachute doré.
Mais passons.
Ce qui nous intéresse, c'est le pognon qui a été misé.
Il ne s'est pas envolé tout de même !
Il est bien passé "quelque part", je veux dire, quelqu'un, ou un ensemble de quelqu'un (ou de malfaiteurs - tiens ça rime avec Traders !) a raflé la mise.
Non ?
Alors il est où ce pognon ?
En Chine ?
En Inde ?
Mais il y a une autre possibilité :
Cet argent, en fait, n'existe pas.
Il est virtuel.
Pour mieux comprendre, prenons une table de Poker.
Autour de cette table, trois types (un russe, un chinois, un pakistanais ..) et un écureuil.
L'écureuil, pas de bol, c'est pas son jour.
Il perd.
Et il perd gros.
A ce point que le voilà sans thunes.
Plus rien dans ses caisses.
Que fait-il ?
Eh bien au lieu de quitter la table, il demande à ses partenaires de jeu de lui faire crédit.
Les autres se concertent et, finalement, accordent à notre écureuil puant le pigeon la possibilité de continuer la partie, mais de la continuer, donc, à crédit.
Soit de jouer avec de l'argent qu'il n'a pas.
Seulement voilà, notre écureuil continue de perdre.
Jusqu'à épuiser totalement son crédit.
Rebelote - ce qui est moyen dans une partie de Poker ...
Il demande à ses partenaires, s'il serait à nouveau possible de "se refaire".
Cette fois, la réponse est non.
Dans un film de Martin Scorsese, les types lui donneraient 48 heures pour réunir l'énorme somme qu'il a perdue, sinon, l'écureuil il se retrouvera tout décédé au fond d'un coffre de bagnole.
Sauf que nous ne sommes pas dans un film.
Mais dans un "système".
Et dans ce "système", l'écureuil se tourne vers l'Etat.
Et l'Etat que fait-il ?
Il allonge le pognon.
Mais quel pognon, vu que les caisses de l'Etat sont - parait-il - vides ?
Ben le notre de demain.
Alors que l'écureuil a déjà tout cramé celui d'hier à cette table de Poker.
Et c'est là que nous en revenons à cette bonne petite phrase de Nicolas :
Refonder le capitalisme - c'est "le système" en question, chéri(e) - passe par "l'effort" et le "travail".
C'est donc en trimant comme des malades, en nous tuant à la tâche, que nous allons sauver l'écureuil qu'a dilapidé notre fric.
Ce même écureuil qui nous a refusés un crédit de type immobilier, il y a quelque mois de cela, sous le prétexte que notre dossier n'était pas assez solide, genre t'es en CDD, va mourir, le gueux !
Ce même écureuil qui nous a noyés de recommandés, nous intimant l'ordre de combler et fissa notre découvert.
Ce même écureuil qui nous a conseillés d'investir ici ou là, afin qu'il puisse ensuite, faire son intéressant à une table de poker avec notre artiche.
Eh bien moi j'dis :
1 - Non, je ne veux pas aider cet écureuil !
2 - Je pisse à la raie de cet écureuil !
3 - Qu'il aille se faire mettre, et profond, cet écureuil !
Tu vois, on nous explique que le capitalisme connaît quelques ratés, qu'il a un peu déconné, mais qu'il est chouette au fond de lui-même ce capitalisme, car c'est LE SEUL système possible.
Eh bien moi, je dis non.
Non, ce n'est pas le seul système possible.
Doit y en avoir un autre, un qui ne serait pas une table de Poker où les gars ils s'amusent avec notre pognon, et qui l'ayant perdu, continuent à s'éclater avec du flouze qu'ils n'ont pas avant de nous en quémander via l'Etat pour remettre ça, un peu plus tard, une fois l'orage passé.
Car ils remettront ça, les renégats, vu qu'il faudra bien rembourser le créancier ; ici, l'Etat.
Voilà c'que j'dis.
Je dis qu'on nous prend pour des cons de compétition.
Et qu'en l'occurrence, on a le droit ET le devoir de dire non, et d'ajouter : allez vous faire enculer !
Sinon, juste une autre question :
Les Russes, y devaient pas quitter la Géorgie ?
Non, parce que je remarque que, crise financière aidant, plus personne n'en parle.
Et enfin, la cerise sur le pâté :
On nous prépare un retour de Dominique De Villepin au Gouvernement - en remplacement de Lagarde ?
Tu n'es pas sans savoir que Villepin, c'est pas vraiment l'ami de Sarkozy, bien au contraire.
Ne serait-ce que parce que c'est lui, Villepin, qui a dézingué copieux tous les Balladuriens après l'élection de Jacques "La Fracture Sociale"Chirac en 1995, Balladuriens dont fait toujours partie Nicolas, sans compter qu'en 2005/06, il a tenté, ce félon de Dominique, de tuer la candidature présidentielle du même Nicolas via l'affaire Clearstream - ah c'est peut-être dans ce genre d'établissement qu'il est notre blé ..
Et donc, tu te dis, c'est pas Dieu possible que Nicolas accepte cet homme-là, ce Néron, dans SON gouvernement.
Oui, mais c'est l'unité nationale, vois-tu.
Que ne ferait-on pas au nom de l'unité nationale !
Mais c'est pas tout.
Devine ce que l'on apprend en lisant la presse numérique du jour ?
Que dans l'affaire Clearstream, en c'qui concerne Dominique Galouzeau De Villepin, on s'achemine vers .. un non-lieu !
T'as compris ?
Oui, je sais, nous devions être dans une démocratie irréprochable.
Mais comme je te le disais en ouverture de ce billet, badaboum, c'est la crise financière, adieu Pierrette et le pot au lait, les belles promesses de campagne ..
Dernière minute qui va te ravir, te donner du baume au coeur, tant, je sais, tu te réjouis du bonheur d'autrui :
D'après i>télé, au salon de l'auto, les concessionnaires de voitures de luxe se frottent les mains.
Leurs caisses à 500 000€ se vendent comme des petits pains.
Tu vois qu'il est bien passé quelque part.
Notre pognon.

A lire aussi sur le même sujet : "Touche Pas Au Grisbi, Salope !"
Et dans la rubrique "Je Me La Pète Trop Grave", voilà ce que j'écrivais, il y a 407 jours, le 24 août 2007, dans Refais Le Monde, La Préface :
Après Les Cents Jours, Les Jours Sans ?
18:27 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise financière, capitalisme, banques, plan paulson, spéculation, traders, sarkozy |
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25 août 2008
Sondage Revu Et [Honteusement] Corrigé
Or donc, hier, en ouvrant le Journal Du Dimanche ...
... Nan, je ne lis pas le Journal Du Dimanche !
C'est juste que je devais prendre un train.
De nuit.
Et qu'il n'y a rien de plus efficace que le Journal Du Dimanche pour s'endormir et fissa.
[Et pour les chiottes, j'ai France-Soir ..]
Or donc, disais-je, hier, juste avant de piquer un roupillon ferroviaire, j'ouvrais le JDD et y découvrais un sondage IFOP.
Et que m'apprenait-il cet institut sondagier ?
Que Nicolas Sarkozy gagnait 2 points pendant que François Fillon en perdait 1, ce qui en langage journalistique (du dimanche) se traduit par :
- Sarkozy : +2
- Fillon : - 1
Et là, est-ce l'effet train de nuit ?
Quoi qu'il en soit, me suis dit en moi-même, qu'il manquait comme un important détail à ce glorieux tableau "aoûtien".
Et, comme j'suis pas bégueule et que j'aime rendre service à la Nation, je m'en vais sur le champ le corriger :
- Sarkozy : +2
- Fillon : - 1
- Soldats Français en Afghanistan : - 10
Et là, ça a déjà plus de gueule.
Non ?
En tous les cas, on se rapproche peu ou prou de la vérité ...
20:17 Écrit par Philippe Sage dans Politiquement Très Incorrect | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jdd, ifop, sondage, côte de popularité, sarkozy, fillon, afghanistan |
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14 août 2008
Lagarde Des Sots
Or donc - et comme c'est étonnant dis-donc ! - notre PIB part en brioche.
En clair, il ne va pas croissant.
Même qu'on battrait des records, mais à l'envers, vois-tu.
Mais à qui la faute ?
Christine Lagarde ...
Tu sais celle qui, sans rire, nous invita à faire preuve d'intelligence face à la hausse effrénée du prix du pétrole, soit renoncer à la voiture pour enfourcher le vélo afin de te rendre au turbin, ce qui fit super (moyennement) marrer l'employé dont le lieu de travail se situe bien souvent à plus de trente bornes de chez lui.
Et considérablement énerver le marin-pêcheur qui, à juste titre, ne se voyait pas pécher le thon rouge en pédalo.
Christine Lagarde, disais-je, a sa petite idée sur les causes de la récession .. du recul constant de notre PIB.
Le fautif, pour Madame Lagarde, c'est toi, c'est moi, c'est nous.
C'est du moins ce qu'il me semble comprendre à la lecture de l'entretien qu'elle accorde ce jour au Figaro, notamment quand elle dit, deux points, ouvre tes guillemets ma jolie :
"(...) Je crois, surtout, qu'il y a une certaine frilosité des français à investir dans l'immobilier, en cette période d'incertitudes sur l'évolution du marché."
"Une certaine frilosité", donc.
Les mots ayant un sens précis, et Madame Lagarde ne l'ignorant certainement pas - sinon, c'est grave - compulsons notre dictionnaire et constatons :
Frilosité : caractère frileux.
Bien.
On remonte d'une définition :
Frileux : craintif, apeuré. Ex : "Une attitude frileuse devant la vie."
Conclusion : Madame Lagarde estime que nous sommes peu ou prou des chiffes molles qu'en n'auraient bézef pas dans le froc, que nous sommes des petites choses qui manqueraient de courage, rechignant à prendre des risques inconsidérés mais bons pour le pays, rongés par la peur - cette mauvaise conseillère, n'est-ce pas ! - que nous sommes.
L'analyse des économistes est un peu plus mesurée, si j'peux me permettre, Madame ...
.. Ces mêmes économistes qui ne cessent depuis des mois de vous dire que vos prévisions de croissance dépassent l'entendement au point qu'ils se demanderaient, les mecs, si vous ne seriez pas, soit idiote, soit incompétente, et qu'il serait grand temps, quand bien même serait-il trop tard, d'ouvrir les yeux, de revenir sur Terre, et d'arrêter de raconter des fadaises, pour ne pas dire des conneries aux concitoyens que nous sommes (Traduction personnelle, certes, mais qui n'est pas loin de ce que l'économiste pense tout bas de Madame Lagarde).
... Plus mesurée disais-je, se trouve être l'analyse des économistes, qui ne parlent pas de "frilosité" des français, mais "d'attentisme."
Ce qui n'est pas pareil.
Du tout.
La preuve :
Attentisme : attitude politique consistant à attendre que les événements s'annoncent pour prendre une décision.
Bref, Madame Lagarde, l'économiste, il (te) dit (mais t'es sourde, faut croire ..) que nous ne sommes pas "frileux", mais sage devant la conjoncture.
Ou, au demeurant, que nous faisons preuve de prudence, voire de pragmatisme de bon aloi.
En d'autres termes, l'économiste nous prend pour des adultes responsables, quand toi, Madame, tu nous traites comme des enfants de CM2.
J'vais te dire, Madame, j'voudrais bien, moi, investir dans l'immobilier, j'te t'assure, mais vu le merdier économique ambiant, t'es gentille, mais j'vais pas me mettre en faillite personnelle pour tes beaux yeux et tes cheveux gris argentés de bourgeoise patentée.
Il y a quelques mois, notre bon roi, Nicolas Sarkozy, via un badaud nous traitait de "pauvres cons", puis plus tard répondant à une question de Mâhâme Chabot, nous insultait une seconde fois en insinuant que nous n'étions pas si sots - ce qui sous-entendait clairement que nous l'étions, mais pas tant que ça .. -
Madame Lagarde, elle, nous prend ouvertement pour des cons en pariant sur notre sottise.
20:56 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : christine lagarde, pib, recession, frilosité, attentisme, economie, sarkozy |
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04 août 2008
Sarko.C.I.A
Avant toute chose, il est où mon Jack ?
Youhou Jack, t'es où chéri ?
Sacré Jack Lang, jamais là quand on le cherche !
Tu te souviens, mon ami, de ce qu'il disait de la réforme des institutions, dont il est le coauteur ?
Tu devrais.
En autre, qu'elle ne donn(er)ait pas plus de pouvoir au Président de la République, mais au Parlement.
Or donc il fut le seul socialiste (rires ...) à voter positivement à cette réforme, puis, devant le tollé que son "oui" provoqua chez ses "amis" zozocialistes, il monta sur ses (tous) petits chevaux de bois, et, empruntant la langue des dits chevaux, déclama théâtral :
"Socialiste je suis, socialiste je resterai !"
Avec ce genre d'envolée lyrique, Corneille peut continuer à bouffer les pissenlits par (la) Racine !
Sans oublier que c'est le même Jack qui, il y a quelques mois, nous gratifia d'un pompeux mais très rigolo :
"Je suis né socialiste, je mourrai socialiste."
J'crois que Jack tente de décrocher le Prix de l'Humour Politique 2009, titre qui manque effectivement à son palmarès.
Jack ose tout, en vérité, et c'est bien à cela "qu'on" le reconnait !
Bon alors t'es où mon Jack ?
A La Baule ?
A St-Trop' ?
A St-Barth ?
Ben reviens, et vite, car l'homme à qui tu as dit merci ..
Bon, serait-il possible d'arrêter ce concert ridicule de Mariah Carey sur Virgin 17, les gars ?
Oui, je sais, elle est TRES déshabillée cette Mariah - qu'elle se foute carrément à poil d'ailleurs au point où elle en est rendue ! - même que c'est pas du tout vulgaire son accoutrement transparent, sinon vous ne la materiez pas avec ces yeux de merlans frits pas frais, mais moi je bosse, là !
'Scuze moi.
Y'a des potes (bizarre, ces potes, oui ...) à moi qui squattent mon LCD ébaubis par la plastique - énorme, dans tous les sens du terme - de Mariah Carey.
Me demande ce qu'ils ont dans la tête mes copains.
Et par la même occasion, ce qu'il y a dans celle de Mariah Carey ..
On dirait - j'te jure - qu'elle va se suicider dans cinq ou dix minutes.
Cette fille est soit dépressive, soit maniaco-dépressive.
Et je m'y connais.
Bon, où en étais-je ?
Ah oui, Jack Lang !
Faut que t'abrèges tes vacances de "socialiste" Jack, car l'homme à qui tu as dit merci, Nicolas Sarkozy, vient de s'octroyer un nouveau privilège.
Figure-toi que les Services Secrets Français qui jusqu'ici dépendaient de Matignon, dépendront désormais de L'Elysée.
Et pas qu'un peu.
Dans le document que s'est procuré le quotidien Le Monde, notre chef de l'Etat .. notre altesse écrit, entre autre ceci, au nouveau coordonnateur du renseignement, deux points, ouvrez les guillemets :
"Point d'entrée auprès de moi des services de renseignement des ministres chargés de la sécurité intérieure, de la défense, de l'économie et du budget, vous coordonnerez et orienterez leur action (…) Vous leur transmettrez mes directives".
En clair, notre bon roi qu'était déjà le Chef des Armées devient également - en plein dans nos vacances d'été où nous avons la tête ailleurs - celui des Services Secrets Français !
Elle est pas belle la vie ?
On n'a JAMAIS VU un Président de la République Française détenir autant de pouvoirs - et que dire quand il sera le déguisé Président de France Télévisions ? ... Déjà qu'il est celui de TF1, LCI, Direct8, et j'te passe la presse et les instituts de sondage .... ?
Ce qui est pathétiquement drôle, c'est que Le Monde nous révèle cette "info" de juillet, le ... 4 août !
Or, que fêtons-nous le 4 août, ami sans-culotte ?
L'abolition des privilèges, bien sûr !
Tu disais quoi déjà, Jack ?
Qu'avec la jolie réforme des institutions, le Parlement aurait plus de pouvoir, en aucun cas le Président de notre Monarchie Républicaine ?
Eh bien, tu sais quoi ?
Ton président vient de caguer dessus.
Bonne vacances, Jack.
PS1 : Tu te souviens de Sarko faisant son jogging avec un t-Shirt NYPD ?
Eh bien à ce T-Shirt, il vient d'y ajouter une casquette.
Celle - en photo, là-haut - de la CIA.
Je précise qu'aux pieds, il porte des NIKE.
Pourquoi ?
Parce que c'est nous.
Qu'il "NIKE" [Période de vacances, comprises] !
PS2 : "La société occidentale s’est choisie l’organisation la plus appropriée à ses fins, une organisation que j’appellerais légaliste. Les limites des droits de l’homme et de ce qui est bon sont fixées par un système de lois; ces limites sont très lâches. Les hommes à l’Ouest ont acquis une habileté considérable pour utiliser, interpréter et manipuler la loi, bien que paradoxalement les lois tendent à devenir bien trop compliquées à comprendre pour une personne moyenne sans l’aide d’un expert. (…)"
[Alexandre Soljenitsyne, le 8 juin 1978 - Extrait d'un discours prononcé devant l'Université de Harvard]
21:58 Écrit par Philippe Sage dans Sarkozysme | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, privilège, renseignements, cia, mariah carey, jack lang, alexandre soljenitsyne |
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L'Esplanade Tranquille
Bon déjà, je te présente toutes mes excuses aoûtiennes pour cette photo de genre considérablement pourrie, mais vu la foule - 42% des français ne partent pas en vacances cette année et ça se voit ! - j'ai shooté dans l'urgence armé de mon seul téléphone portable dont le nombre de pixels radioactifs n'est pas sa première qualité.
Ensuite, ce n'est pas l'angle que je souhaitais, sauf que, pour l'obtenir, il me fallait arrêter la circulation, une circulation anormalement conséquente pour un mois d'août - mais sais-tu que cette année, 42% des français ... - et comme je tiens encore un peu à la vie, c'est piteusement que je renonçai.
Dommage car l'angle en question - situé à l'exact l'opposé de celui-ci - m'offrait en photo et le nom de l'esplanade, et le nom de sa station de métro.
Car il est là, mon courroux, camarade !
Comme tu le vois, cette esplanade de Toulouse porte le nom de François Mitterrand !
Or, comment se nomme la station de métro perchée sur cette esplanade ?
JEAN JAURES !
Non mais quelle ignominie !
Ah mais quel scandale !
Faire cohabiter dans le même espace Jean Jaurès et François Mitterrand !
Mais qui a pu décider d'une chose pareille, d'une telle hérésie ?
D'emblée je pensai à Nicolas Sarkozy, ce qui serait somme toute logique vu que lors de sa campagne présidentielle il n'eut de cesse de le citer : Jaurès.
Mais non, pour une fois c'est pas lui.
Non, c'est Jean-Luc Moudenc un centriste mou de l'UMP qui avec son équipe de losers décidèrent de baptiser cette esplanade, François Mitterrand !
Honte à toi Jean-Luc qui mélange un vrai socialiste (Jean Jaurès) à un renard de Droite (François Mitterrand) qui, certes, a passé l'arme à gauche, mais qui n'en était pas moins de Droite.
Ne sais-tu donc pas que le seul(e) Mitterrand qui soit un pur socialiste, c'est .. Danielle.
A moins que, comme la majorité des femmes, elle simule ...
Faire cohabiter Mitterrand et Jaurès, Jean-Luc, je suppose que t'appelles ça, l'ouverture ?
Tu sais comment ça vaut, sur vingt ?
Même pas un beau dix ..
Tu me diras, ces imbéciles de socialistes toulousains furent les premiers à te féliciter.
Mais bon, en restent-ils de vrais socialistes aujourd'hui ?
Je sais camarade, tu es train de te dire que je mollis gravement du genou : m'insurger pour si peu !
Tu as raison.
Et d'ailleurs tu marques un point ; soit autant que le PSG en trois matches de Ligue 1.
Mais t'inquiètes, je reviens ce soir avant minuit avec un billet consacré à ... Nicolas Sarkozy.
Eh oui, même en vacances, il continue son omniprésidence.
Et tu vas voir, c'est du gratiné.
A tout à l'heure !
18:45 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mitterrand, esplanade, jaurès, métro, moudenc, toulouse, sarkozy |
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30 juillet 2008
Quand La Chine S'Éveille, Internet S'Éteint
Or donc, et à la surprise béate et quasi générale des occidentaux - faussement aveugles et volontairement complaisants - le régime Chinois vient d'annoncer qu'il fournira un accès à Internet "suffisant" pour les journalistes couvrant les JO.
Tout est dans le "suffisant", en somme.
On reconnaît bien là, la suprême délicatesse chinoise ...
Mais que signifie-t-il, ce "suffisant" ?
Eh bien ça signifie, camarade journaliste, que si tu vas en Chine sans être accompagné par un Jérome Kerviel lambda ou un "hacker" 5 épis de catégorie une, tu peux te brosser Martine pour surfer en toute liberté sur la toile, qui pour le coup, méritera bien son nom de toile tant elle sera habitée par des Spidermen invisibles et Chinois transformés pour l'occase en Firewall méga-géant !
Mais c'est pas tout ..
.. Comme dit ma copine Sophie quand son Patrick de mari rentre du turbin :
"Mais c'est Patou !"
Elle s'exclame.
Oui, disais-je, c'est pas tout, camarade journaliste !
Je serais toi - mais je suis bien content de ne pas l'être vu le bon petit séjour de derrière les fagots qui t'attend dans le "Main Press Center", un bunker bâti spécialement pour toi par nos "amis" Chinois - je vérifierais de fond en comble la chambre d'hôtel qui t'est destinée, m'est avis qu'elle est déjà giga-truffée de micros.
De toutes les façons tu t'en rendras vite compte quand tu voudras passer un coup de fil avec ton portable made in Japan, ne serait-ce qu'à l'horrible friture qui t'écorchera les tympans et pourrira ta ligne, t'empêchant ainsi de communiquer sereinement avec ton pays démocratique.
Bien évidemment, le militaire pékinois déguisé en groom d'hôtel t'expliquera que cette friture est dûe au séisme qui toucha son pays il y a quelques semaines de cela, non sans omettre d'ajouter que notre tramontane-à-nous ayant naguère repoussé le nuage de Tchernobyl, ce dernier, furieux, comme touché dans son orgueil, avait alors, et inexplicablement, décidé de porter sa grosse méchante radioactivité sur la Chine, ce qui mit un bordel sans nom et pérenne au niveau des liaisons téléphoniques et, vous le comprendrez aisément cher Monsieur, déstabilisa durablement l'accès au Web ; sur ce, puis-je vous proposer une tasse de thé, c'est offert par la maison ?
Au fait, je n'ai pas entendu une quelconque déclaration outrée de François Bayrou quant à cette censure Chinoise !
Pourquoi Bayrou ?
Ben c'est quand même le Président du Modem, non ? - oh non, ne ris pas ...
Que veux-tu que j'te dise ?
Que ça me fait marrer et me dégoûte tout à la fois, les cris de vierges effarouchées du CIO - qui fait mine de tomber des nues, non mais je rêve ! Prends-nous pour des cons, le CIO ! - et de nos politiques occidentaux, qu'ils se nomment Bush, Merkel ou Sarkozy ?
Et j'te passe la pénible comédie qu'ils nous jouent à tour de rôle, genre :
"Je n'irai pas à la cérémonie d'ouverture ne serait-ce que pour marquer le coup ! - ce dont le régime Chinois se fout mais à un point, si tu savais, que tu viennes ou pas .."
Ou :
"Ne pas aller à la cérémonie d'ouverture c'est pénaliser un peu plus le peuple Chinois - gâcher la fête quoi .."
Tu crois que Junior quand avec ses faucons - oui le vrai con, c'est Bush, les autres, c'est juste des faucons, mais valent pas mieux que lui - il a décidé de faire la peau à Saddam, sous le fallacieux prétexte de la fictive présence d'armes de destruction massive, il s'est demandé si son opération militaire d'envergure allait pénaliser d'autant plus le citoyen Irakien ?
Tu crois qu'il les a mesurés les dommages collatéraux, le Junior ?
Tu crois qu'il les a (pré)évalués les innombrables morts civils ?
S'en foutait comme de l'an 40, oui ...
Ah comme c'est cocasse et pitoyable à la fois de les voir comme mollement gênés aux entournures nos politiques occidentaux, hérauts de la démocratie, tellement soucieux des droits de l'homme !
Comme c'est drôlement triste leurs atermoiements de crocodiles, tant nous savons que derrière tout ça, ce grand raout sportif, il n'y a qu'un enjeu et un seul :
Il est strictement économique, et c'est du lourd chéri(e), avec des contrats juteux en veux-tu, en voilà, et peu importe que l'opposant au régime populaire et dictatorial Chinois crève la gueule ouverte à quelques kilomètres d'un record mondial du 100 mètres !
De toutes les façons, il est trop tard pour s'insurger de quoi que ce soit.
C'était quand le CIO accorda les Jeux à la Chine qu'il fallait monter au créneau.
Sauf qu'à l'époque, ils n'étaient pas bézef, les outrés !
Alors nous la jouer contrits et mielleux aujourd'hui, pardonnez-moi, mais c'est même pas se moquer du monde, c'est nous prendre ouvertement pour des cons.
Oui, il est trop tard.
La Chine a déjà gagné.
Et j'te parle même pas de ses athlètes qui comme par hasard vont rafler un max de médailles, tant ils sont chargés comme des mulets, et bien entendu, tu penses bien, totalement indétectables aux contrôles antidopage.
Tout est prêt !
Ficelé !
Fliqué !
La fête peut commencer.
Eh ben sans moi.
Ca changera rien, je sais ... Me sentirais même coupable tant mon absence devant l'écran de télévision va, je présume, pénaliser d'autant plus le peuple Chinois, celui qui souffre et dont tout le monde se fout !
Non ça ne changera rien, que je sois devant mon écran ou pas, mais j'imagine, je rêve éveillé, me disant que, si tout le monde faisait de même, ne les regardait pas ces JO à la télé, audimat zéro, ben mine de rien, ça leur foutrait quand même un peu la honte, non ?
Pas aux dirigeants Chinois.
Non !
Non à ceusses de nos pays occidentaux et démocratiques, ceusses qui ne se posent qu'une seule question :
"J'y vais en Prada ou en Dolce & Gabbana à cette cérémonie d'ouverture ?"
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22:17 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jo, chine, internet, censure, sarkozy, bush, merkel |
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