01 août 2008
Jusqu'Où Nous Emmène Guaino, Aujourd'hui ?
Pour certains c'est Philippe Val ...
... Et d'ailleurs, tiens, puisque j'y fais allusion à ce grand penseur des temps modernes qu'est Val, puis-je te recommander chaudement la lecture de ces deux articles qui enterrent - voire incinérent - définitivement l'étrange boss de Charlie Hedbo [*] :
L'Honneur Perdu De Charlie Hebdo
Quand Philippe Val, Charlie Hebdo Et BHL Maltraitent La Liberté D'Expression
Je serais Val, et surtout j'aurais un tant soit peu d'honneur, je me ferais sur le champ .. Hara-Kiri !
Or donc, disais-je, à chacun ses têtes de turc, la mienne s'appelle :
Henri Guaino.
C'est nonobstant par lui que j'ouvris cette nouvelle - et fantastique, n'est-ce pas ? - version de "Refais Le Monde" suite à la tribune qu'il s'offrît - et que nous souffrîmes - dans le quotidien
Guaino, qui soit dit en passant est tout de même un sacré numéro, nous y donnait sa grille de lecture, en bon représentant de la Française du "Je", arguant notamment qu'il n'y avait nulle trace de racisme dans "son" fameux discours dit de Dakar.
Bien.
On aurait pu en rester là - c'est-à-dire à la cave - mais non !
Car les p'tits gars de Rue89 sont allés rencontrer l'énergumène, histoire, je présume, d'en avoir le coeur net.
Et voilà c'que ça donne, en précisant que c'est environ au point 1'07" qu'Henri nous en sort une nouvelle et bien énorme.
Bon déjà, tu noteras la présomption du mec qui, sans rire - mais c'est pas vraiment le style de la maison Guaino, le rire .. - te dit que limitée en nombre de caractères, cette tribune était de fait un peu courte, que ça méritait plutôt un "livre entier" !
Et tu l'intitulerais comment ton livre de plage, Henri ?
Le "Da Guaino Code" ?
Mais, comme je te le disais en préambule de cette vidéo verdoyante, c'est grosso merdo au repère 1'07" que ça se complique gravement.
Que dit-il notre "ami" de l'Afrique ?
Eh bien il dit ceci :
"Pour pouvoir parler de l'Afrique, des Africains, euh ... Il faut avoir une couleur de peau particulière ? .. Ça veut dire que, quand on est noir on peut parler des africains, mais quand on est blanc on n'a pas le droit d'en parler ? (...) C'est totalement inacceptable l'idée que vous n'avez le droit de ne parler de certains sujets qu'en fonction de votre couleur de peau !"
No comprendo El Guaino !
Car, et comme le dirait ce cher Nicolas, je mets au défi quiconque, Mâhâme Chabot, de trouver la moindre trace d'une critique émise à l'encontre du discours de Dakar dans laquelle il serait écrit noir sur blanc, si j'peux me permettre vu le contexte, écrit noir sur blanc que ce qui posa problème c'est qu'un blanc parle des noirs, ou que, selon sa couleur de peau on n'aurait pas le droit d'aborder certains sujets !
Personne n'a dit cela !
Pas même Philippe Val - qui n'peut pas être partout en même temps, non plus ! et tant mieux ...
Et encore moins Bernard-Henri Levy !
Où Guaino a-t-il été pêcher "ça", sinon dans son esprit - limité ?
Les a-t-il lues au moins, les critiques, lui qui nous accuse de ne pas avoir lu le discours de Dakar dans son intégralité ?
Henri, personne n'a dit qu'il fallait avoir une couleur de peau particulière pour aborder certains sujets !
Sinon toi.
Et tu sais comment ça s'appelle ?
De la malhonnêteté intellectuelle, mon colon !
Non, ce qui chagrina quelques-uns, ce fut le choix des mots, et non la couleur de peau de celui qui les prononça.
Certes, ce 29 juillet, j'écrivais que c'était le discours typique de l'homme blanc, arrogant, suffisant, ignorant de la culture des autres.
Mais dans le sens de :
L'homme blanc colonisateur.
Et je maintiens que ton discours est celui d'un colon.
Et c'est moins la couleur de peau qui la polémique créa que le contenu de ta prose fleurant la nostalgie coloniale.
Capisci ?
Quelques lignes plus haut je notais que nous aurions pu en rester là, précisant que ce "là" ressemblait furieusement à une cave.
Eh bien avec cette nouvelle justification de ta part, Henri, on vient de franchir un nouveau palier :
De la cave nous voici rendu - ou vomi - aux oubliettes.
Et c'est bien ici, dans les oubliettes de l'Histoire, que se situe ta place, Monsieur Guaino !

[*] La dernière fois que j'achetai Charlie Hebdo, ce devait être en février de cette année.
Consterné par ce que j'y lu et vu, ne retrouvant absolument pas l'esprit d'impertinence et d'incorrection politique, je décidai de m'en passer, et tant que Val en sera le dirlo, ad vitam aeternam.
Ajouts du Lundi 4 Août
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16:30 Écrit par Philippe Sage dans Mauvaise Foi | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : henri guaino, discours de dakar, couleur de peau, malhonnêteté intellectuelle, val, bhl, rue89 |
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