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02 novembre 2010

Octobre Désespère En 140 Caractères

Octobre 2010.jpgOui, parfaitement : Désespère.

Parce qu’avec tes défilés tous les cinq ou six jours, tes grèves reconductibles mais pas trop, tes atermoiements et tout le bataclan, tu t’es fait enfler et comment ! Allez hop ! Deux ans dans les dents, à trimer, marner, larbiner pour des nèfles.
Nous sommes tous des laquais ! Voilà qui nous sommes ! Des mauviettes. Des subordonnés.

Mais putain de bordel à chien quand on ne veut pas, quand on s’oppose, quand on dit non, on s’en donne les moyens ! On bloque, on paralyse, on débraye, au carré, au cube, et au temps pour eux. On minaude pas. On fait pas sa mijaurée  On accepte de sacrifier sa paye, son temps, ses loisirs. Tant ça engage l’avenir.

Et je dis que ces défilés à la petite semaine, ces blocages de timorés, ces grèves reconductibles qui l’étaient pas, c’était une vaste fumisterie. Le big carnaval.
Va falloir, sérieux, me revoir tout ce merdier. Réformer les manifestations, repenser la grève, s’adapter, sinon, demain, c’est sur ton assurance-maladie que tu vas pleurer de crocodile ta mère. Note-le bien ! C’est la prochaine étape. Celle de 2012. Ils vont te la saquer, ta Sécu. Te la ventiler.

Si dans pas longtemps, nos gosses nous crachent à la gueule, on l’aura pas volé !

Pour le reste, des broutilles.

5 milliards et trois ans ferme !
Un remaniement dont on n’a que foutre !
Des mineurs et des casseurs !

Ah, tiens ! A propos desdits casseurs ! Vieille rengaine ... Moi je veux bien qu’on leur fasse la fête aux journalistes, les mettre face à leurs contradictions, leurs sales connivences, mais si c’est pour buzzer des conneries, sans prendre le temps de vérifier et sur-vérifier c’qu’on balance sur cet Internet, au nom de quoi, demain, nous aurions quelques leçons à leur donner ?
La moindre des choses quand on vilipende le prétendu quatrième pouvoir, c’est de se montrer soi-même, au minimum, exemplaire.
A défaut d’être « irréprochable ».
Or donc, je persiste et signe : Internet est une foire, pas si loin du déversoir, et il serait de bon ton, avant que commencent les festivités de 2012, de s’acheter une conduite, de foutre aux ronces ce cancer qu’est le buzz, ces deux saloperies que sont l’immédiateté et l’hyperprésence ! Parce que des hyperprésents qui cassent un omniprésident, ça finit par devenir risible. Ça confine au grotesque.

Sur ce, voilà la triste fournée d’octobre.

68.jpg

 

Roumanie.jpg
Gaucher.jpg

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24 octobre 2010

2012, Commence Aujourd’hui !

Banzaï.jpgBien sûr, mais comme nous le savions, c’était plié d’avance, il était clair que Nicolas Sarkozy ne reculerait pas, et pour une fois, il y a de la cohérence dans cette attitude, de ce que d'aucuns ont qualifié de « ligne dure », et cette attitude porte un nom intranquille : la rupture !

Car il nous l’avait promise, n’est-ce pas, lors de sa campagne présidentielle, la rupture, à commencer par celle d’avec ses prédécesseurs (« des rois fainéants ») mais aussi avec un héritage qu’il souhaitait « liquider », celui de Mai 68.
Or donc, qu’il cède à la rue, aux blocages, à la contestation, alors qu’il avait fait de cette réforme des retraites, paraît-il, la « pierre angulaire » de son quinquennat, et c’en était fini pour lui. Je veux dire de ses chances de briguer (victorieusement) un second mandat.

Certes, et beaucoup se sont follement amusés à le rappeler, elle n’était pas au programme, cette réforme des retraites. Et Sarkozy lui-même l’avait précisé, très exactement le 27 mai 2008 sur l’antenne de RTL : « Ce n'est pas un engagement que j'ai pris devant les Français, je n'ai donc pas de mandat pour faire cela. Et ça compte, vous savez, pour moi.». Il aura fallu une crise « sans précédent » pour qu’il fasse ce qu’il n’avait pas dit, lui qui pourtant, et plus d’une fois, aimait à chanter ce refrain : « Je ferai ce que je dis, je dis ce que je ferai. ». Accordons-lui le fait que depuis son élection, les données ont changé. Qu’au vu des déficits (abyssaux) se creusant, il fallait effectivement une réforme. Tout autre que lui, l’aurait engagée. Le nier, serait être aveugle, sourd et borné.

Sauf que, les manifestants, soutenus par les 2/3 des français, n’étaient pas contre une réforme des retraites mais son contenu. Contre un texte injuste, « mal fichu », bricolé à la va-vite, sur fond de bouclier fiscal et pénalisant encore une fois les classes moyennes, soit : la France qui se lève tôt !
Et quand j’entends certains éditocrates, ces jean-foutre grassement payés, nous seriner que non seulement contester par quelle que forme que ce soit ne sert à rien, mais que de surcroît, cela renforce copieusement Nicolas Sarkozy en points Smiles en vue de l’élection présidentielle, ça me titille grave les arpions, je bouillonne au carré, à ce point qu’il ne faudrait pas trop me pousser pour que j’enfile une cagoule et lève une armée de casseurs nouvelle génération en bonne et due forme ! Car, y’a tout de même des limites au foutage de gueule et du peuple !
Qu’aurions-nous dû faire, alors ? Restez sagement chez nous à regarder les trains de riches passer ?

Non Marcel, ne va pas manifester, ni bloquer la raffinerie, t’es con ou quoi, ne sais-tu pas qu’en agissant de la sorte, tu fais le jeu de Nicolas ? Eh oui ballot, en contestant, tu favorises sa réélection ! Achète-toi un cerveau, Marcel, ne vois-tu pas que c’est un horrible piège que l’on te tend !

Non mais ça va pas non ? Depuis quand ce genre de considérations de salons cossus du XVIè arrondissement de Paris ou de plateaux télévision à la noix de Chabot ou de Denisot entrent en ligne de compte dans la colère du peuple ?

Que Nicolas Sarkozy joue aux échecs avec l’électorat, principalement le sien, ça le regarde, mais nous, c’est pas notre affaire ! On s’en bat les cacahuètes. Une réforme de retraites, oui, on en veut bien, because on voudrait bien la palper le moment venu, mais de celle-là, on n’en veut pas. Et on le fait savoir ! ... Et pourquoi ? ... Parce que nous sommes dans une démocratie. Que la grève est un droit. Et que l’identité nationale française, celle dont on nous a rebattu les oreilles et le reste, elle est aussi là, dans cette formidable propension à se rebeller, à dire non, dès qu’une injustice montre le bout de son museau, dès qu’on voudrait nous y faire passer des vessies pour des lanternes.

Les éditocrates, ceusses qui n’ont jamais été fichus de pronostiquer quoi que ce soit, à commencer par Jean-Marie Le Pen au second tour d’une présidentielle, ou Marie-Ségolène Royal candidate « crédible » du PS, et je ne parle même pas de la crise qu’ils n’ont pas vue venir (alors qu’elle se radinait chaussée d’énormes sabots de sept lieux) voudraient nous faire avaler qu’en contestant haut et fort cette réforme des retraites nous ferions le jeu de Nicolas Sarkozy, nous le renforcerions, et lui (re)donnerions des chances de remporter l’élection présidentielle de 2012 ? Alors que nous ne sommes qu’en octobre 2010 ! Mais qui sait ce qu’il peut se passer d’ici à 2012 ! Tant de choses, et peut-être pas des plus joyeuses !

Qui plus est, outre nous prendre pour des benêts de compétition, c’est aussi prendre Sarkozy pour un simplet, ce qu’il n’est pas. Ce mec-là a bien d’autres cartes à abattre : la présidence du G20, bichonner et tu vas voir comment, le troisième et le quatrième âge, nous raboter une réforme fiscale dont tu me donneras des nouvelles, et comme de bien entendu, si ça ne suffit pas, en remettre une louchée sur la sécurité et l’identité nationale. Tout est déjà dans les tuyaux, bien ficelé. Alors à d’autres, les élucubrations à balles deux !

D’autant plus que c’est peut-être l’inverse qui risque de se produire. Ce qui n’a pas été pris en compte par ce gouvernement d’ultra-droite, peut très bien se retrouver en 2012, dans les urnes, sous la forme d’un vote massif et protestataire. Oui, peut-être bien que ces manifestations et ces blocages n’étaient qu’un hors-d’œuvre ! De l’amuse-gueule !
Et quand j’écrivais qu’il ne fallait rien lâcher, je pensais à cette échéance, la présidentielle.

A partir d’aujourd’hui, il faut mobiliser, à tous les niveaux (y compris sur Internet) travailler d’arrache-pied pour que cette contestation se traduise par la voie du suffrage universel. Autrement dit, ne pas penser que c’est perdu, foutu, comme on voudrait nous le faire croire, ne pas bouder les urnes en 2012, mais les « bourrer » de nos votes protestataires.
Certains vont geindre leur mère, le PS notamment, en appelant, vous verrez, au « vote utile », évoquant la menace (ah ! le fameux spectre éternel du 21 avril) mais là encore, ce n’est pas notre tambouille ! A eux de se démerder à être solides, forts et convaincants, et surtout : de gauche ! S’ils ne le sont pas, alors tant pis pour eux !

Que Nicolas Sarkozy n’ait pas reculé d’un iota sur le dossier des retraites, c’est normal. Il n’avait pas le choix.
Mais nous, non plus.
Et quand on est fort du soutien des 2/3 de la population, notre devoir c’est de transformer l’essai.
Or donc, en avril/mai 2012.

15 octobre 2010

Ne Rien Lâcher ! [C’est Aujourd’hui Que 2012 Se Gagne !]

Grève Générale.jpgEnfin !

Après trois ans de yachting, de jogging, de bling-bling, puis de kidnapping, de forcing, de pressing, BING ! Est venue l’heure du grand warning !

Tous les mensonges, tous les sophismes, toutes les contre-vérités, relayés sans vergogne par des laquais, des sous-fifres, voire mêmes des anciens barons du mitterrandisme, sont enfin contestés dans les rues, les raffineries, les ports, et demain, j’espère, sur les routes avec le grand retour de Tarzan-le-camionneur !

Tous ceux qui se sont engraissés, et copieux, pendant ces trois années, vont manger sévère, et peut-être bien, jusqu’à leur golden-parachute et leur retraite-chapeau !

Ce n’est pas uniquement une réforme qu’est rejetée, mais une politique insupportable, frayant avec les idées d’extrême-droite, caressant les puissants, protégeant les délinquants en col blanc.
Trois ans comme rarement la France en a vécu sous la Vè République, celle qu’on nous annonçait « irréprochable » ! Irréprochable, mon cul ! Car nous, nous pouvons le dire, le crier, le hurler, nous ne sommes pas des hommes ou des femmes politiques, usant de mots techniques, technocratiques, policés et complices. Nous, nous sommes le peuple ! Notre langage n’est pas châtié, et il le sera d’autant moins tant que nous serons chassés ! Chassés du travail, chassés du territoire, chassés de nos usines ! On en a assez avalé des couleuvres. Des « Travailler plus pour gagner plus » ! Des « Nous sortirons plus forts de la crise que nous y sommes entrés ».

Nous ne travaillons pas plus pour gagner plus, nous sommes de plus en plus esclavagisés, corvéables à souhait, précarisés. Et ceux qui sortent plus forts de la crise, ce sont les puissants, les décideurs, les dominants. En réalité, ils se servent de la crise pour atomiser nos droits acquis chèrement, liquider les aides sociales, l'accès aux soins, pour faire passer les lois les plus liberticides, pour nous rendre plus serviles que nous ne l’étions déjà, abrutis de télé-crotte, écran de la propagande, diffuseur de bonheur à balles deux, lobotomie quotidienne, et n’en déplaise à Montebourg, il n’y a pas que TF1 à pointer du doigt, mais l’ensemble, ou quasiment, des programmes du PAF !

Mais pif, prends ça dans ta face, elle est finie, terminée la comédie ! Il ne faut rien lâcher ! Il faut qu’ils la mordent, et pas qu’un peu, la poussière. Nous ne payerons pas ! Ce n’est pas à nous, les salariés, les laborieux, les classes plus que moyennes de raquer pour les erreurs et les errements d’une minorité. Ce n’est pas à « La France qui se lève tôt » de marner plus qu’elle ne marne. Du fric, des thunes, de l’oseille, il y en a. Nous le savons ! La France est le troisième pays (au monde) d’asile des millionnaires ! C’est dire si des ressources, y’en a. Ça regorge, ça déborde ! Et qu’on ne vienne pas nous dire que si leur était demandé de contribuer à l’effort national, ces fortunés prendraient le maquis. Pour aller où ? A d’autres ! C’est des baveries. De l’enfumage !
Oui, il y a des solutions pour financer le régime des retraites. Et demain, l’assurance-maladie ! Mais celles qu'on nous vend et avance ne sont ni justes, ni même honnêtes.
Alors, il ne faut rien lâcher ! Qu’on soit lycéens, étudiants, salariés, chômeurs, exclus, et même retraités, il faut dire « non ! » quitte à bloquer tout ce qui peut être bloqué. Parce que, durant trois ans, à la « France qui se lève tôt » on lui a mentie. On l’a trahie et abandonnée. Et qui plus est, parce qu’il fut appliqué, pas à pas, un à un, une partie non négligeable du programme de l’extrême-droite, il est de notre devoir de ne rien lâcher !

C’est aujourd’hui que 2012 se gagne. Aujourd’hui ! Pas demain.


Ajout du 19 cotobre : Le débat continue sur Agoravox [224 contributions]

13 octobre 2010

LOL ! La Jeunesse Est Dans La Rue !

Interdit de LOL.jpgNon mais, qu’est-ce que j’apprends ? Dites-moi que je rêve ! Le « jeune » a rejoint en grand nombre le cortège des manifestants, ceusses qui ne veulent point de la réforme des retraites de ce gouvernement d’ultra-droite ? Moi qui croyais que le gros kiff du « jeune » c’était d’organiser des apéros géants, de skybloguer ou de faire marrer la France entière avec un No Sarkozy Day, pardonnez-moi – comme dirait Yves Calvi – mais LOL, mdr, et gifs animés par la même occasion ! Ah ça, j’avoue, j’en suis bien ébaubi ! Non, vrai, c’est la meilleure de l’année ! Même que, tiens, vous me la copierez !

Alors oui, je sais, mon Kikou-LOL, tu vas m’envoyer, recta, dans les gencives que tiens donc ! ma prise de position due à mon étonnement baba, cette ironie en liminaire que t’as parfaitement saisie, et comme c’est curieux, voire éminemment suspect pour un « gauchisssse » de mon espèce, me range illico et presto dans le camp des néocons, n’est-ce pas, mais si tu veux bien prendre deux ou trois minutes de ton temps Biactol, je m’en vais t’expliquer ce qui m’escagasse le ciboulot, mon « jeune ».

Je ne vais pas te demander si par hasard tu serais pour une retraite par répartition, capitalisation, à la carte, combien d’annuités, quid de la décote et tout le merdier. Sans parler de la pénibilité. Si t’es dans la rue, que tu bloques des bahuts, c’est que t’es au jus. T’as potassé copieux le dossier ! T’es calé, mon Kikou ! T’as même pas besoin qu’une marionnette catho de Poitou-Charentes vienne te pousser au train en te stridant : « Tous ensemble/Tous ensemble/Ouais ! ».
Moi-même quand j’avais 15 ou 16 piges, la retraite, ça me travaillait sévère, itou. Même que je ne pensais qu’à ça. A ce point que mes vieux m’ont délocalisé dans un internat pour me refaire l’éducation. Mets-toi à leur place ! Un adolescent qui cause, matin, midi et soir, de sa retraite future, ça les a fait flipper grave. Ils se sont dit que j’avais le singe ou un truc du genre. Voire, que les sages-femmes s’étaient gourées à la maternité quand fut venu le temps de refiler la viande fraîche alias Bibi ! Bref, que j’étais pas des leurs, y’avait comme erreur sur la marchandise ! Comment se faisait-il que ce chiard, il ne parlât QUE des retraites alors que les autres, ceusses de son âge bête, y faisaient les cons au mieux, signaient des pétitions pour la liberté, les droits de l’homme, défendaient pauvres, opprimés et sans-papiers, au pire (oui, mes darons étaient farouchement sarkozystes avant l’heure) ... Ah oui, comme je te comprends « mon jeune », tant comme toi, j’ai dû convaincre un monde incrédule, celui des adultes courbés, serviles et lâches, que mon combat n’était point instrumentalisé par je-ne-sais-quels gougnafiers de gauche molle. Même que j’ai poussé le curseur jusqu’à plus soif, démontrant par A+B et intégrale de mes fesses, que si on continuait sur ce chemin, y’a une affaire qu’allait nous tomber sur le paletot, du genre subprimes : Parfaitement, mon Kikou ! Moi, Philippe Sage (c’est mon vrai blaze, j’donne pas dans l’anonymat crapuleux, nouveau symbole de la démocratie et de la liberté d’expression triomphantes) j’avais par mon engagement sincère et précoce, entrevu l’inéluctable, la crise qui nous mine et ronge, l’actuelle, celle qui permet à un gang de jean-foutre de faire passer tout un tas de lois, ô combien liberticides. Tu vois où ça y mène d’être préoccupé dès les premiers poils pubiens par l’angoisse, celle d’une retraite pas certaine ?

Oui, je sais, là, tu te dis que très ouvertement je me fous considérablement de ta gueule d’ange. J’aurais dû, c’est vrai, y ajouter des LOL, des mdr ou des ptdr ... Nonobstant, c’est pas faux ... Sauf que, c’est pas moi qu’ai commencé, mon Kikou. C’est toi, qui te fous ouvertement de la nôtre. En nous faisant croire que tu manifestes CONTRE la réforme des retraites de ce gouvernement d’ultra-droite. Que les retraites, ça te cause un gros souci. Que c’est ça, TA priorité.
Alors de deux choses l’une, « jeune » : soit t’es vraiment instrumentalisé, et c’est moche. Soit t’es monté à l’envers. J’opte pour cette seconde solution. Parce que, vois-tu, il se trouve que, pendant que tu faisais ton mariole, mardi, ton gouvernement, dans le saint temple laïc de l’Assemblée nationale à 294 voix contre 239, faisait passer une énième loi contre l’immigration. Et pas une petite. Avec – entre autres – comme dégueulasseries, extension de la déchéance de nationalité, durcissement de l’obtention de la carte de séjour pour les étrangers malades, modification terrifiante de la procédure judiciaire administrative d’expulsion (de sans-papiers, de miséreux ou de Roms, par exemple) sanctions pénales pour ce que les amis de M. Besson nomment les « mariages gris », et il était moins une avant qu’ils ne remettent en cause le droit du sol ! ... Ce que je veux dire, c’est que depuis sept ans, ton pays, la France, applique pas à pas, même pas sournoisement, et un à un, quelques articles en bonne et due forme venus tout droit du Front National et toi, tu bouges pas ton cul ? Mais si la jeunesse de ce pays, celle qui traditionnellement monte au créneau, et comment ! sur des sujets aussi graves, ne moufte pas, quelle est donc cette jeunesse, sinon une jeunesse à balle deux ? Une égoïste au carré, une déficiente du cervelet qui voit pas plus loin que le bout de son nez !
Où étais-tu pendant que la clique Hortefique chassait du Rom pendant l’été ?
As-tu seulement protesté, même mollement, au son du cor du discours de Grenoble ?
Quand je pense que pour moins que ça, les lois Debré (1997), ça pétitionnait à tout va, ça s’insurgeait, criant à la lepenisation, et qu’aujourd’hui, ça ferme son clapet et nous ferait croire que ça en aurait à caguer de sa retraite ? Non mais, vous vous foutez du monde, les « jeunes » ?

Quand une jeunesse ferme sa gueule, laisse faire, qu’elle ne lève pas le moindre petit doigt, ne se mobilise pas, jamais, contre de telles lois honteuses, d’autant plus que c’est la cinquième en sept ans, alors que c’est d’elle, sur ces sujets précis, que devraient venir la colère, le refus, le chambard, elle n’a alors aucun autre droit que de continuer à la fermer, à filer doux, jeunesse carton-pâte, juste bonne à kikouler, facebooker, apérotiser ou noSarkozyder.

Sur ce, veuillez agréer, « jeunes » de ce pays, mes mdr les plus LOL, tant je ne vois pas ce que vous mériteriez d’autre(s), en tous les cas, pas la moindre considération. Et basta !


Ajout du vendredi 15 octobre : Lis ça !

Ajout à cet article : Sarko ne récolte que ce qu'il a semé !

02 octobre 2010

Septembre Contestataire En 140 Caractères

Twitter Septembre 2010.jpgSeptembre, bataille de chiffres, de chiffonniers, mois contestataire nonobstant syndicats délétères, à vous de juger qui sont les menteurs, qui est le mentor.

A ce propos d’à vous de juger, qu’est-ce que j’ai pu me consterner, le 9 septembre dernier, découvrant chez la Chabot un nouveau Mazerolle, une parodie de journaliste, une momie droit venue de l’ORTF et du MEDEF, un dénommé Jean Boutonnat, mais d’où qu’il sort c’lui-là ? ...

... Ceci étant, accident, je le remercie considérablement, car zappant, tant mon ennui était grand, je découvrais un nouveau jeu, très amusant, collusionner cette mascarade avec un autre programme, en l’occurrence Les Incorruptibles du sieur De Palma, et c’est ainsi que passant de Boutonnat/Chabot/Fillon/Royal aux personnages de Ness & Capone, j’en tirais via Twitter des échos rigolos ici, , , ici, ici, , re- et re-ici.

La télé, actuellement, c’est à ce point emmerdant, abêtissant, lobotomisant, inculturant, suppôt du gouvernement, que je vous y recommande cet exercice déridant. Ça vaudra toujours mieux que le révisionnisme constant d’un Thierry Roland dont Twitter se gaussa joyeusement.

Septembre, adieu mon bon vivant, place aux “bons français”, on sait pas trop c’que c’est, n’est-ce pas, un “bon français”, sans doute un formolisé par la télé-crotte, un “mal-pensant”, un dégénérant. Un qui croit aux boniments, à la “menace terroriste", à la dengue et au chikungunya autochtone, maladies médiatiques de l’automne, diversions grossières pour faire oublier discriminante circulaire, disperser et décourager les contestataires, ceusses hostiles à ladite réforme des retraites, l’inégalitaire, baiseuse de femmes, les cocues éternelles de l’Histoire, tant bien que “mâles”.

Tout de même quelques nouvelles sur cet Internet qu’on voudrait museler, des fameuses, des à lire, à imprimer, réfléchir, comme ces dix raisons de dire non, comme ce billet sans concessions et cet autre sans détours. Il n’en reste pas moins que, dans son ensemble, oui, la blogosphère est un néant, le degré zéro de pensée, le royaume des palucheurs se la pétant gravement, un tout-à-l’égo partouzant.

Aussi et enfin un livre qui n’aura pas le Goncourt, mais qu’importe, il en vaut bien d’autres, il n’épargne personne, surtout pas Internet, justement, et cette jeunesse amorphe, en carton-pâte, qu’elle soit bourgeoise ou des cités, chacun en prend pour son grade, et c’est tant mieux. C’est mérité, dix fois, mille fois. Avant que l’inéluctable ne survienne, le chaos, qu’il est bon de se plonger dans Apocalypse Bébé de Virginie Despentes.

Or donc, voici la mensuelle fournée, dérisoire et foutraque, démantelée, voire : défoncée.

14 septembre 2010 - Romains.jpg
11 septembre 2010 - Terrorisme.jpg
26 septembre 2010 - Mentor.jpg

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27 septembre 2010

Remaniementor

Elysée le 17 septembre.jpg

 

« François, mon cher collaborateur, j’ai besoin de toi .. Tu l’as dit, je ne suis pas ton mentor, mais peut-être accepterais-tu d’être le mien le temps d’un remaniement … J’t’explique … Tu vois le grand type un peu chauve à lunettes, assis à ma gauche, qui pose benoîtement pour les photographes en pleine séance de travail ? J’en fais quoi, à ton avis : je le démantèle, je l’expulse, je le ventile, je le disperse, j’y dis ‘casse-toi pov’con !’, j’le bombarde Président-Directeur Général de la chaîne Equidia tellement il les aime, les canassons ou je le fous direct en pré-retraite à taux plein ? »

 

08 septembre 2010

1 à 3 Millions Et Puis … S’En Vont !

7 Septembre 2010, Nice.jpgVoilà, c’est fait. Ils ont défilé. Et puis après ? Rien ! Ou presque. Ça hésite copieux chez les « camarades » de l’intersyndicale ; peut-être bien le 15, on verra, ou alors le 18, tiens ! c’est-y pas chouette le 18 ? Ça tombe un samedi, en plus ! Hein François ? T’en penses quoi ? Ce serait familial, on ferait péter les merguez, les moutards y seraient bien contents ? Non ?

Ah, quelle misère ! Les grèves .. Pardon .. Les manifs ! c’est plus ce que c’était. Z’ont beau s’moquer, charrier le Sarko en lui ressortant, à chaque coup, sa fanfaronnade : « Désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit ! » [*] y se trouve qu’il avait raison, notre camelot de président. Et sais-tu pourquoi ? Parce qu’avec le « service minimum » ta grève, elle vaut zéro. C’est juste de la promenade, un défilé de majorettes, c’est pisser dans un violon.
Qu’est-ce que tu veux qu’il cède et sur quoi, ce gouvernement, puisque la France, elle roule, elle SNCF, elle usine, comme si de rien n’était ?
Quand on pense que 6 français sur 10, à en croire un sondage, soutenaient cette journée dite « d’action » du 7 septembre, c’est à pleurer !

Alors ainsi, « camarade » tu crois vraiment qu’en marchant dans les rues armé de quelques banderoles et slogans, tu vas faire plier le gouvernement ? Non, mais tu plaisantes ! Automne 1995, t’en souvient-il, c’était quand même autre chose, ç’avait de la gueule, bon sang ! Le message était clair, il disait : non, non et NON ! Trois semaines et demi de grèves, de manifs, avec paralysie partielle de l’économie : pas de train, pas de métro. Gros ramdam, itou, à La Poste, dans l’Education Nationale, chez France Télécom, et même au fisc ! Du 24 novembre au 14 décembre 1995, n’ont rien lâché, ça n’a pas débandé, et résultat : le 15 décembre le gouvernement Juppé battait en « retraite ». Gagné !
Mais là, c’est de la roupie de sansonnet ! C’est de l’ordre du carnaval ! T’auras que dalle avec tes journées à la petite semaine. Et qu’on ne vienne pas me dire que paralyser un pays c’est de la dictature, de la « prise d’otage » et tout le tralala à Pernaut ! Foutaises ! Car c’est oublier, justement et encore, cet automne 1995 où dans une « France paralysée », les salariés s’entraidaient. Edgar Morin, lui-même, l’avait noté et, noir sur blanc, l’écrivait dans une tribune (« L’Avenir En Marche Vers Le Passé ») en date du mardi 19 décembre 1995 publiée par le quotidien Libération :

« Le métro suspendu, le boulot chahuté et le dodo raccourci ont soudain suscité des proliférations de débrouillardises, ingéniosités et solidarités, le réveil généralisé et multiple de la solidarité, entre travailleurs d’un même centre ou dépôt, entre ces travailleurs, leurs familles, leurs amis et voisins, et la naissance de communications et entraides entre voisins d’habitation ou de travail montrent que la paralysie de la grève a provoqué comme une régénération spontanée du tissu social et a fait retrouver la santé psychique minimale qui comporte l’ouverture à autrui. »

Faut dire qu’à cette époque, les syndicats, ça chouinait pas ! Ça mobilisait comme il faut, et quand assez vite la CFDT - comme d’habitude - se rangeait, pas grave ! les journées « d’action » se poursuivaient, même qu’on y mettait le turbo ! Mais aussi, et surtout, chez les « gueux », comme d’aucuns les nomment, on se serrait les coudes ... Et pour quelle raison ? Oh, elle est simple : parce qu’il était inacceptable que ce soit encore et toujours les mêmes qui trinquent, qui payent, qui fassent des sacrifices, autrement dit, la classe moyenne. Or, qui va trinquer, payer, faire des sacrifices avec cette nouvelle, énième réforme des retraites ? Les classes moyennes ! Oui, « les » car désormais, elles sont plusieurs, larges, mais surtout, dispersées, et personne, pas même les syndicats, pour les unir, les rassembler vers, et sur, un objectif commun. A croire, finalement, et tout bien pesé, comme nous le serinent les médias, que les français sont « résignés ».

Mais d’où vient-elle cette résignation ? De la crise « sans précédent » ? Considéreraient-ils, les français, qu’il n’y a (plus) rien à faire, sinon courber l’échine ? Or donc, verseraient-ils dans la fatalité ? Amusant (et désolant) .. Quand on songe que l’homme que ce pays a porté au pouvoir les invite régulièrement à « refuser la fatalité » ! Que ne l’écoutent-ils pas ! D’autant plus que nous ne sommes pas en crise depuis l’automne 2008. En 1995, nous y étions aussi (« N’est-ce pas de la France, qui vit si intensément la crise de fin siècle, que pourrait venir ce que j’appelle une politique de civilisation ? » écrivait encore Edgar Morin). Ce n’est donc pas un problème de crise, mais de volonté. De solidarité. Il s’agit de savoir si c’est « oui » ou « non ». Pas : on va voir, peut-être, faut qu’on réfléchisse, le 15, le 18, ça dépend, sait-on jamais, si l’espérance de vie des français venait à s’écrouler d’ici le vote au Sénat, alors, j’vous dis pas qu’on la ferait pas cette grève générale, mais le dimanche, hein, histoire de pas déranger ! … Jean-foutre, va ! … Imposteurs  et compagnie ! … Continuez comme ça, avec vos défilés-promenades, votre carnaval, votre « service minimum », vos grève(tte)s - non reconductibles - dont réellement personne ne s’aperçoit tant elles sont vaines, sans espoirs, sans éclats ni panache. Mais ne venez pas nous dire, demain, que nous aurions gagné sur je ne sais quel point, je ne sais quelle pénibilité, ah non ! Ne venez surtout pas nous dire que youpi, on a vaincu ! Y’a quand même des limites, présumés « camarades », au foutage de gueule !

Manquerait plus que Woerth vous recommande pour la légion d’honneur, ce qui, soi-dit en passant, ne serait pas immérité, au regard de votre aimable collaboration avec ce gouvernement d’ultra-droite.


[*] C'était le samedi 5 juillet 2008 lors d'un Conseil National de L'UMP.

02 juillet 2010

L’Actualité Commentée En 140 Caractères TTC [Juin 2010]

Twitter Juin 2010.jpgNouvelle volée d’Aphorismes & Périls pour un mois de juin qui fut riche en niches (fiscales) et autres sports de riches.

Un moins de juin étonnant, dominé moins par l’essentiel que par le superflu, donc moins par les retraites (sinon celles d’Escalettes et de Domenech) que par la Coupe du Monde de football, cette compétition particulièrement ennuyeuse, pour ne pas dire rébarbative, tant, désormais, toutes les équipes jouent de la même façon, qu’elles soient américaines, européennes, asiatiques ou africaines (à une exception : La France, qui, elle, n’a pas joué. Du tout. Sinon, aux cons ..) plus de fantaisie, plus de folie, plus de Garrincha, de Pelé ou de Maradona (désormais sur le banc dans un horrible costume gris) en lieu et place, un schéma tactique et un seul, le même pour tous (mondialisation ?)..

Un mois de juin sur Twitter où en 140 caractères maximum et au débotté, il est vivement conseillé d’ironiser sur l’actualité.
140 caractères, pas un de plus, or donc, à cette saillie, tu auras échappée :

Nadine Morano : "On n'est plus dans une époque où François Mitterrand élevait sa fille cachée et entretenait sa maîtresse aux frais de la République. Aujourd'hui tout est transparent." ... Mais n'importe quoi, Nadine ! Rien n'est transparent ! Vu qu'on ne connaît ni la fille cachée de Sarkozy, ni sa maîtresse !

27 juin 2010.jpg
20 juin 2010.jpg
25 juin 2010.jpg

 

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17 juin 2010

Crache Ta Rigueur !

Ils sont formidables, non ? Les gens du gouvernement de la France ! Oh si ! Je dirais même que je les trouve épatants ! Non mais, vous vous rendez compte ! Alors que nos “voisins” allemands et anglo-saxons (qui ne sont pas les derniers au classement ATP du PIB, loin s’en faut) viennent d’annoncer des plans d’austérité que, comme le camarade journaliste incroyablement inventif, je qualifierais de “sans précédent”, nous, en France, ben non. Tout va bien !
Mais comment se fait-il ?

La France d'Après.jpgOr, donc, le 7 juin dernier, Angela Merkel, mine contrite, annonçait à ses joyeux compatriotes que, vu le déficit de l’Allemagne, et vu surtout la dette qui ne cesse de se creuser, bref, que tout bien pesé, il allait falloir faire de lourds "sacrifices". Et hop, un plan d’économies de 80 milliards d’euros d’ici à 2013.
Le lendemain, le tout frais mais déjà pas très pimpant, Premier ministre britannique, le sieur Cameron, mine toute aussi défaite, n’y allait pas avec le dos de la cuillère à thé, en dévoilant, pour les mêmes raisons (déficit, dette) itou un plan d’économies assez gigantesque, promettant au passage, à ses ouailles, des “années de souffrance”.
Autant dire que ça rigole pas chez nos “voisins”

Pas besoin de sortir de la cuisse d’un prix Nobel d’économie pour deviner que lesdites “souffrances” et autres “sacrifices” se traduiront par une hausse des impôts.

Et nous ?
Non.

Il faut dire que - mais qui l’a oublié ? - dans cette crise “nous nous en sortons mieux que nos voisins” [il est permis, oui, de rire …]

En même temps, il n’a cessé, n’est-ce pas, de nous le rabâcher, ce fieffé Sarkozy, il “n’a pas été élu pour augmenter les impôts”. Et comme il a promis de faire ce qu’il a dit, il est - n’ayons pas peur des mots - considérablement embêté, ce garçon. Tant l’équation devient foutrement compliquée (rappelons, que d’après Fillon, nous sommes en faillite depuis trois ans déjà, soit bien avant que la crise ne survienne, celle qui augmente le déficit et creuse la dette).
Certes, pour qui veut bien s'en rappeler, “Ensemble, Tout Est Possible” [rires, là itou, vivement permis]. Sauf que, y’a des limites. Un peu.

En fait, la question est simple :
Comment se fait-il que des pays économiquement forts (sur le papier) s’engagent devant leurs concitoyens dans une politique de rigueur conjuguant réduction des déficits publics et hausse des recettes, donc des impôts, et pas nous ?
Serait-ce la marque du génie français ?
Serions-nous gouvernés, administrés, gérés par des super héros ?
Pardonnez-moi, mais ça se saurait ..

Ceci dit, notre sarthois-en-chef a quelque peu annoncé la couleur de la rigueur-qui-ne-veut-pas-dire-son-nom, le samedi 12 juin, depuis la Salle Gaveau. Mais - et comme c’est bien étonnant - aucun journaliste (ou si peu) n’a décortiqué le petit plan-plan du Premier Ministre. Un plan-plan à la noix qui sent pas bon du tout, autant vous le dire tout de suite.

Mais entrons dans le vif.

Entouré de champions du monde du “parler vrai”, soit de Nadine Morano et de Xavier Bertrand, M. Fillon nous dévoila un plan de bataille visant (comme ses amis Cameron et Merkel) à réduire le déficit et cette fichue-dette-qui-ne-cesse-de-croître. Un plan d’économies sur 3 ans de 100 milliards d’euros.
Comme disait ce bon Michel Chevalet : “Comment ça maaaaarche, ton plan, François ?
T’inquiètes Michel, François l’explique très simplement, pour ne pas dire benoîtement de la façon suivante :

100 milliards que nous allons trouver pour la moitié dans les réductions de dépenses et pour moitié dans des augmentations de recettes !

STOooooOOP !

Vous notez au feutre rouge (mais nous y  reviendrons, plus tard) : “et pour moitié dans des augmentations de recettes” (prenez cette phrase en photo, et laissez sécher).

Puis, emporté par son élan et son Mouvement Populaire, François nous explique qu’il va trouver – puisque c’est le verbe du premier groupe qu’il emploie - “45 milliards en réduisant la dépense publique, 5 milliards sur la réduction des niches fiscales” ..
… Et nous voilà tout ébaubis !
Ah ben, c’est ambitieux, tout de même !
Mais bon, c’est bien.
Je veux dire : d’avoir de l’ambition.

Mais quid de l’autre moitié (soit 50 milliards) ?

Ah ben, c’est tout ce qu’il y a de plus simple. François Fillon mise (ah, c'est un jeu ?) sur “35 milliards de rattrapage” (???) “après la crise” (C’est quand ça, "après la crise", M. Fillon ?) “des pertes de recette conjoncturelle” (ah, c’est conjoncturelle, donc .. Mais la faillite de la France en 2007, c’était quoi, alors, M. Fillon ?)

Et là, vous me dites : ne manquerait-il pas 15 petits milliards d’augmentation de recettes ?

… Patience, ça arrive …

Ces 15 milliards proviendront de la croissance, nous dit gentiment M. Fillon.
Ce qui oralement se traduit de cette façon :
Au fur et a mesure que la croissance revient, les recettes recommencent à croître.”.
Ce qui n’est pas faux (mais un peu léger, tout de même).
Encore faut-il que la croissance “revienne”, voyez-vous.

Ce qui est formidable, ce que dans la presse (mais la presse est formidable, c’est bien connu) de ce plan-plan, elle n’a retenu que les “45 milliards de réduction de la dépense public”. Et le reste, non, ça l’intéresse pas.
Etonnant, non ?
Pourtant, c’est certainement la partie la plus intrigante du joli plan-plan de M. Fillon. Car ces augmentations de recettes sont subordonnées à la croissance.

Et c’est là que nous revenons à nos poids-lourds allemands et anglo-saxons : comment se fait-ils que ces deux champions économiques ne "misent" pas, eux, sur la croissance pour espérer augmenter leurs recettes ?
Peut-être - j’dis ça, j’dis rien - parce qu’ils ont consulté les avis de quelques éminents économistes (et c’est pas c'qui manque) et ont pu constater que la croissance sera molle, très molle dans les 3 années qui viennent. Et que donc, il ne faut pas trop compter sur elle pour augmenter les recettes. Mieux vaut augmenter les impôts, bref ne pas attendre, sinon, c’est creuser d’autant plus la dette déjà fort abyssale de leurs pays respectifs.

Or, donc, que va-t-il se passer ?

Eh bien, il est fort probable, que ce gouvernement, effectivement, ne va pas augmenter les impôts.
Il va donc, l’inconséquent, laisser filer la dette.
Pour deux raisons :

- La première étant la réforme des retraites. Qui n’est déjà pas une bonne nouvelle pour nous autres. Or, un gouvernement ne va pas s’amuser à nous annoncer deux mauvaises nouvelles en même temps. Ça s'fait pas.
Surtout à deux ans d’une échéance présidentielle.
Ah bien sûr, si cette réforme des retraites, il l’avait faite passer dès le début quinquennat, c’eut été différent. Les anglais et les allemands, eux, n’ont pas ce problème de retraites. L’ont réglé bien avant. C’est pourquoi, ils peuvent, aujourd’hui, en bons libéraux qu’ils sont, passer à l’étape suivante.
- La seconde étant que Nicolas Sarkozy, fanfaron comme jamais, n’a pas cessé de le crier sur les toits (tous en chœur et plus fort que 1000 vuvuzelas) : “Je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts" !”. Et comme il prépare sa réélection, il tiendra cette ligne.

Ce qui veut dire ?

Ce qui veut dire qu’en cas de réélection de Nicolas Sarkozy (qui constituera son dernier mandat à l’Elysée, ce qui peut se traduire par : “Après moi, le déluge, et surtout pas Copé”) c’est inévitable, nous aurons droit à une hausse des impôts (à moins qu’il nous fasse l’acte II : “Je n’ai pas été réélu pour augmenter les impôts” - mais je vous le dis : n’y comptez pas trop).
Et nous aurons également droit au couplet larmoyant (et tellement patriotique, n'est-ce paaaaas ...) des “souffrances” et des “sacrifices”.

Mais cela signifie itou, que même en cas de victoire des socialistes, nous n’y couperons pas, à cette augmentation des recettes (oui, ça fait moins mal, dit comme ça).
Tout simplement parce que la dette sera telle, ajoutée à Bruxelles qui se sera fâché tout rouge vif, que, comme nos voisins, mais avec bien du retard, et quelque soit la couleur du gouvernement, nous passerons à la casserole fiscale.

Voilà pourquoi, il serait bien plus raisonnable, monsieur le gouvernement, que tu la craches, sur le champ, ta rigueur.

Oh bien sûr, j’ironise. Il y a d’autres solutions. Equitables. Des solutions où TOUT LE MONDE participerait à l’effort (y compris les responsables, ceusses qui nous ont mis dans cette panade). A la juste hauteur de ses moyens.
Mais je te sais libéral, viscéralement attaché aux valeurs du capitalisme galopant et celui des marchés financiers, toi, du Mouvement Populaire (tout comme toi, du Parti Socialiste). Je te sais peu enclin à la justice sociale.
C’est pourquoi, je le redis :
Crache-là, de suite, ta rigueur !



Bonus : Une p'tite chanson pour se détendre [référence au titre de l'article]

podcast

15 juin 2010

Votre Parcours-Santé Pour Le Mercredi 16 Juin 2010

Profite, vite .......gifD’après le quotidien indépendant Le Parisien (lundi 14 juin, 22h31) :

Retraites : le projet de réforme sera dévoilé mercredi, à 8h30

Ce jour-là, mercredi 16 juin 2010, mettez votre réveil à 7h55.

Partez.
Courir.
Doucement.
Ne vous pressez pas.
Pas trop.

Prenez le temps.
Humez l’air.
Même mauvais.

Embrassez, oui, n’hésitez pas !
Embrassez un arbre.
Un chêne, un platane, ou .. un bouleau.

Dites bonjour.
A la dame.
A tout le monde.
Souriez.
Oh oui, souriez, de toutes vos dents, de tout ce qui vous reste ..

Après, je veux dire, ensuite, quand vous regagnerez vos pénates, n’écoutez pas.
Les infos.
Rien.
Ni télé, ni radio.
Ni presse.
Continuez ..

Continuez de profiter de cette belle journée que vous avez décidé de vous offrir.
Un jour.
De répit.
Ce jour, que jamais, ils ne pourront, vous voler.


PS : Le lendemain, jeudi 17 juin, prenez la Bastille …..

 
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