17 novembre 2011
Rions Avec Cécile & Martine
Cécile - T'as vu la tête d’Éva ? [rires]
Martine - Et celle de François ! Regarde donc la tête qu'il fait ! [rires]
Cécile - Comme on te les a grave niqués "nos" candidats ! [rires]
Martine - Chante avec moi, Cécile : ♫ Il est libre, MOX ♫
Cécile - ♫ ... Y'en a même qui disent qu'ils se sont fait voler ♫ [RIRES]
17:27 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Le Choc Des Photos | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cécile duflot, martine aubry, eelv, ps, quand martine et cécile jouent un tour à eva et françois, mox, mox populi mox arevadei, eva et françois les cons du jour, rions avec europe ecologie les verts, rions avec la présidentielle 2012, rira bien qui rira le dernier |
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31 mai 2011
A Ce Jour, Le PS Ne Mérite Pas D’Etre Au Second Tour
On peut espérer, comme Pierre Marcelle (dernier des Mohicans au quotidien Libération) que « tout ça [soit] plutôt bon pour la (vraie) gauche ? ». Comprendre par « tout ça », la « chute de DSK ». Sauf que, la réalité est autre. Elle est impitoyable. Dévastatrice. Désespérante. Tant DSK était ô combien utile ; un arbre immense destiné à cacher une bien triste forêt.
Oui, il était bien pratique ce DSK. Le candidat idéal. Au CV impeccable. C’était LE professeur. Celui-là même qui faisait la leçon à Sarkozy en mars 2002… Qu’allait le ventiler façon puzzle en mai 2012.
DSK ! L’homme qui plaisait à la droite, au centre, un peu (moins) à gauche, aux banquiers, au MEDEF, aux économistes, enfin, à tous ceux qui veulent préserver, bec et ongle, le « système ». Soit, les mêmes qui, en 2005, et chaque jour que les descendants de Miss Thatcher faisaient, enclumaient sur tous les médias que nous devions voter « Oui » au Traité pour une Constitution Européenne.
DSK ! Un représentant de la sociale-démocratie finissante, mais, également, le « tout-puissant » Directeur Général du FMI, l’homme qui, à en croire les ceusses précités, aurait « sauvé la zone euro ». Un gestionnaire hors-pair. Or donc, une destinée toute tracée. Après tout, François Mitterrand n’a-t-il pas dit :
« Après moi, il n’y aura plus que des comptables ! ».
Comptable du « système », gestionnaire de la « crise », elle est pas belle, la vie ?
Avec un tel homme, le PS, n’avait pas besoin d’un programme ou d’un projet.
C’était lui, DSK, le programme, le projet.
C’est aussi cela que sa « chute » révèle.
Sans lui, le PS est comme mis à nu, pris en flagrant délit de vacuité.
La rénovation ? Ils l’ont zappée ! Pourquoi vouliez-vous qu’ils se rénovent « en profondeur » étant donné qu’ils avaient – dès 2007 – trouvé leur vainqueur potentiel ? L’homme, le providentiel, qu’allait les laver, enfin, et définitivement, de l’affront, celui du 21 avril 2002. Car, ce ne sont pas quelques victoriettes aux régionales, aux cantonales et autres municipales qui pouvaient effacer un tant soit peu cette humiliation, oh non ! Tant on ne soustrait pas des navets à des carottes.
Non mais regardez-les, à présent, ces zozocialistes, comme ils rament ! Leur baobab est tombé, salement, et voilà que nous la voyons, la forêt ; un terrain vague, en vérité.
Un désert d’avenir.
De fait, et d’une certaine façon, il a raison Pierre Marcelle, oui, ce « tout ça » est « plutôt » une bonne chose. Au moins, nous voici affranchis, au parfum. Sans DSK, plus rien ne tient. Ça sent la rustine, ça pue la paresse. Aucune pensée, ni idées nouvelles. Aucun socialisme. Pas la moindre réponse à la crise actuelle. Pas de souffle, pas de beauté, pas de vie.
Pourtant, ici et là, et pas n’importe où, ça se révolte, ça s’indigne, ça bouge, y’aurait de quoi en tirer des leçons, s’exalter, quitte même à surfer sur. Tirer son épingle. Se laisser porter par…
Pensez-vous !
C’est comme si le monde n’existait pas, passée (la rue de) Solferino… Peu leur chaut, Fukushima, les printemps arabes, les grecs encolérés et tutti.
Quant à la mondialisation, alors là, c’est le néant. Et qui s’en empare ? Mélenchon, Dupont-Aignan et… Marine Le Pen, même que c’est à cette dernière que ça rapporte, nous dit-on ; sur la mondialisation, elle capitalise, la souris ! Et après, ça viendrait chouiner, lansquiner, ah mon dieu, mais courons-nous vers un autre 21-avril ?
Mais dans le cas où cela se produira, qui en sera responsable ?
Qui n’aura pas entendu les souffrances du peuple ?
Qui n’en aura pas tiré les leçons ? Où sont les réponses, les idées, le projet ?
Où est l’alternative ?
A ce jour, le PS ne nous propose rien. Sinon : gagner en 2012. La belle affaire ! Mais gagner pour faire quoi ? Pour aller où ?
Pour continuer ainsi, bon an, mal an, sans aucune remise en question du « système », avec de pauvres ajustements à la marge, un peu plus de policiers par ici, de magistrats par là, quelques emplois (précaires) pour les jeunes, une égalité salariale homme/femme qu’on nous promet depuis lustres sans jamais s’y coller, une réforme fiscale faite de bric et de broc, et ainsi de suite… C’est-y pas, un tantinet de trop, nous prendre pour des beribonos de compétition ?
Quant à la cohérence, alors là, vous repasserez. Quand je vois Fabius et ses amis préparer le prochain quinquennat « socialiste », autrement dit les mêmes qui, en 2005, défendaient le « Non » au Traité pour une Constitution Européenne, ça vaut une peignée. Une belle déculottée en 2012.
On ne peut pas, ainsi, et impunément, retourner sa veste, suivant les échéances.
On ne peut pas, ainsi, se moquer constamment du monde, et du peuple de gauche, en particulier.
Or donc, à ce jour, le PS ne mérite pas d’être au second tour. A quoi et à qui cela servirait ?
Le PS n’a pas travaillé, il n’a pas pensé, il ne s’est pas rénové. Il s’est laissé vivre. C’est une coquille vide, un bateau clairement libéral sans envergure, un cimetière.
Pour quelles raisons objectives les ouvriers, les classes moyennes, les précaires, les chômeurs, les exclus de toute nature, donneraient leurs suffrages au futur candidat du PS en 2012 ?... Pour éviter cinq ans de plus avec Sarkozy ?... C’est assez maigre comme raison. C’est même très insuffisant. Le peuple réclame plus. L’exigence.
Et ce n’est pas dix mois qu’il reste, quand on sait ce que c’est qu’une campagne présidentielle. C’est à peine six. Six mois pour proposer un véritable projet de société tenant compte des souffrances, des sacrifices. Six mois pour tirer les leçons de la « crise », des « révolutions », des « indignations ».
Six petits mois pour que « la chute de DSK » s’avère « plutôt une bonne chose pour la (vraie) gauche ».
15:53 Écrit par Philippe Sage dans Je M'Excuse Mais Merde !, Libéralisme De Gauche, Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (69) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dsk, ps, pierre marcelle, le ps sans projet, les zozocialistes, 21 avril 2002, mondialisation, marine le pen, 29 mai 2005, présidentielle 2012, qui se soucie du peuple ?, la colère du peuple, le peuple de gauche |
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15 mars 2010
Rions Avec Les Régionales
Ah si ! Il me semble bien qu’il faille en rire, étant donné que, ceusses que les journalistes omni-déférents de la télévision qualifiaient hier soir, et assez grotesquement, de “ténors” refusent d’en pleurer. Pourtant à 53,65% d’abstention (soit 14,48% de plus qu’au premier tour des régionales 2004) il y a de quoi. Tellement c’est triste. Et qu’en valeur absolue, et même en tenant compte de l’abstention ajustée aux deux scrutins de 2004 et 2010, UMP, FN et PS ont perdu, chacun, des millions de suffrages [*]. Une véritable désaffection, une débâcle. Les seuls à progresser, réellement, et très nettement, ce sont les "Verts". Point barre.
Alors oui, on peut dire que cette abstention a surtout pénalisé les listes de la majorité présidentielle, c’est un fait ; il y a dans cette abstention-là, celle des électeurs de la droite traditionnelle, la marque claire et nette d’un désaveu vis-à-vis de la politique du gouvernement, de l’attitude, aussi, du chef de l’Etat ; il y a le signe d’une grande déception, d’une colère (rentrée), et qui sait ce qu’elle peut devenir en deux ans, en quoi peut-elle se muer, mais il n’en reste pas moins que le PS ne sort pas vainqueur de ce premier tour, il n’a pas réussi, alors que le chômage va galopant, que la crise est loin d’être finie, à mobiliser l’électorat, il est en données brutes très en dessous de son score de 2004 (où il faisait liste commune avec le PC). Quant au FN, il peut bien fanfaronner, les chiffres sont têtus, il suffit de les consulter, et zou, c’est encore un bon million d’électeurs qui s’est évaporé. Et rien ne dit qu’ils reviendront. Quand bien même, une présidentielle rameuterait le citoyen, bien plus qu’une régionale ou qu’une européenne, mais là encore, les chiffres sont impitoyables : c’est aux partis dits majoritaires que, généralement, l’affaire profite.
Alors quoi ?
17:19 Écrit par Philippe Sage dans Je M'Excuse Mais Merde !, Prenez-Nous Pour Des Cons !, Télévision, Piège à Cons | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : elections régionales 2010, taux d'abstention, scrutin régionales 2010, scrutin régionales 2004, ps, ump, fn, modem, le npa prend une rouste, ils ont voté et puis après ? |
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