14 janvier 2011
La Peur [De L’Indignation Et Du Nouvel Ordre Mondial]
[1ère Partie] … Voilà l’extraordinaire, l’impensable : pour figer un peuple, il suffit de mal le payer, au lance-pierre. Petits salaires, bien étriqués, au rabais … Vous me direz, oh-là, tout doux ! Enfin ! Votre peuple trimardant pour des nèfles, il se révoltera, ah ça ira, ça ira, la rue il investira, une nouvelle Bastille, il prendra ! … Fut un temps, y’a lustres, oui. Il l’aurait fait. Jamais il n’aurait accepté de chagriner pour 800, 1000 ou 1200 roubles d’euros le mois. Sans oublier la retraite, la riquiqui, qui lui pend au cul. Mais vous omettez LE paramètre. Celui qu’enterre toute révolte. Ce paramètre essentiel, c’est la peur.
Croyez-vous qu’un palestinien ait peur ? Ou un tunisien, puisqu’il est actuellement question d’icelui ? Non, ils n’ont pas. Voilà qu’est fort intéressant, n’est-ce pas ? Pourtant, le tunisien vit depuis lurette sous le joug d’une dictature certifiée conforme. Le palestinien est floué, désossé, déporté (« déplacé », dit-on polypocritement, en s’en lavant copieusement les mains) quand ce n’est pas « phosphoré » (même que ça ressemble, là, pour le coup, à un « crime contre l’humanité ») ... Oh, comment se fait-il qu’ils ne soyent point morts de trouille, ou morts définitifs, rectifiés, ces palestiniens, ces tunisiens, comme nous le sommes, nous français qui nous croyons vivants ? … Est-ce – j’hypothétise à la sagouin, à la Levy/Minc/Attali – parce qu’ils n’auraient plus rien à perdre ? Et d’ailleurs, comment pourraient-ils (ou avoir peur de) perdre quoi que ce soit puisqu’ils n’ont plus rien ? Ou quasi. Même de leurs terres, on les a spoliées.
Oui, voilà l’extraordinaire, l’impensable, c’est dans les pays confortables, ainsi la France regorgeant de blé – oh que si ! Bettencourt/Servier/Pinault/Etc, ça vous y cause ? – dans ces pays protégés de toute guerre ou danger, même le terroriste, que l’on épouse et craintes, et peurs, ad vitam.
Nous ne nous révoltons pas, pas plus que nous nous indignons, ou alors à table, dans un bistrot, à la petite semaine, péteux, lâches et serviles que nous sommes, l’échine bien courbée, ânonnant nos « on n’y peut rien, c’est comme ça, à quoi bon ? » parce que nous sommes pétris de pétoches, celles de perdre le peu qu’on nous octroie. Un portable, un écran, des gadgets.
Ils vont venir vous le(s) prendre, qu’on nous dit ! ... Mais qui donc ? ... Mais les musulmans, les Roms, ceusses de l’Est, le fameux plombier polonais, les africains, tous, ils vous convoitent tous, ces métèques. Ils sont une menace à votre tranquillité, votre sécurité. Ils sont cancers. Il faut s’en protéger …
… Et qui nous le dit ? Les tranquilles, les « sécure » ... Et c’est là l’autre point, l’autre extraordinaire et remarquable : croyez-vous que dans les beaux quartiers, chez les rupins, les Zemmour et les Minc, on craint de se voir, un jour, dépouiller ? Pensez-vous que nos Demorand, Chabot, Calvi, ceusses taffant pour les grands industriels, aient peur ? Et les Bettencourt, et les Bolloré, et les Lagardère, bref, les employeurs aux ordres du Nouvel Ordre Mondial ? Bien sûr que non ! Absolument pas ! Comment vous expliquez ça ? Hein ? Que tous « ces gens-là », pétant on ne peut plus dans la soie, émergeant à 5, 10, 100, 500 fois plus que vous et moi, s’en carrent et comment, du prétendu danger musulman ? De la supposée menace ? De toutes ces calembredaines, en vérité. Car elle ne viendra jamais, l’heure où les pauvres viendront nous égorger. Aucune chance que ça arrive. Faut-il être con au dernier degré pour ne pas l’avoir compris … Ignorer tout de l’Histoire. Sinon deux Tours. C’est bien peu ..
Or donc, comme c’est génial, tu confines un peuple (en paix) dans une précarité totale. Salariale et sociétale ... Pour qu’il ne s’en révolte pas, ni s’en indigne, jamais, tu le cloues par la peur … La télévision est un outil formidable, à cet effet. Ouvre-là, tu verras. La TNT, c’est de l’explosif, mon pote. Police, menottes, prison, le mieux-disant sécuritaire. Délinquants, dealers, violeurs, arnaqueurs de tout poil sur ton écran, chaque soir que le Nouvel Ordre Mondial fait. Reportages calibrés. Aux petits oignons … Et la PQR (la Presse Quotidienne Régionale), l’as-tu donc lue ? Il faudrait auparavant te pencher sur ceusses qui la tiennent, c’est intéressant, ah ça oui ! Des barons. Des Dassault, des Lagardère et tutti … Pas besoin de l’acheter, la PQR, garde ton flouze, elle est gratuite sur Internet. C’est parlant ... En Une, invariablement, et avant tout, des morts, un voisin que tu vas apprendre à connaître, un peu trop tard ; des braquages, à quelques centimètres de ton modeste appartement ou de ta petite bicoque achetée à crédit ; des accidents, des drames, des musulmans, des gitans. Tous les jours. Même le dimanche. « Ils sont partout » ... Ah, ça n’aide point, n’est-ce pas, à se sentir en bonne sécurité. Mais c’est fait pour … c’est pour mieux distiller la peur, mon enfant, te figer comme un rat .. Dans un pays en paix ! Y’a pas à dire, c’est du grand art ... Votre paix, soit tout ce qu’il vous reste, est menacée (comme c’est intelligent, ce concept – notez que ça ne peut fonctionner que dans un pays en paix, justement) qu’il nous est enclumé … Et ça marche, à fond les ballons ... Les bonnes nouvelles, les belles initiatives ? Elles sont reléguées en page 17, et bien bâclées, cul-cul, gnangnan à souhait, comme une émission de Reichmann, à la dégueulasse, à l’écœurant. Des bons sentiments, me dira-t-on … foutaises ! Ils ne sont pas gratuits, eux … Comme la rosette. Oui, même les pauvrets y ont droit. Mais uniquement en se prostituant dans un écran de télévision, en se confessant intime au vu de tous, en répondant à des questions stupides (ce qui signifie que la télévision les considère comme tels) sinon, nada ! Tu peux crever.
Et pendant ce temps-là, pendant que tu t’enterres dans la peur, l’infondée mais sacrément bien orchestrée, ils s’engraissent. A 5, 10, 100, 500 fois ta misère de salaire. C’est logique, puisque : « c’est étudié pour » que tu ne bouges pas un cil.
Tu trouves que c’est injuste, bien sûr, pas très décent, tout cet argent, mais tu laisses filer. Tu n’es pas un palestinien. Pas même un tunisien. Que tu soutiens ! Ne dis pas non, je l’ai vu et lu sur tes blogs ... J’ai bien ri ... Quitte à être grotesque jusqu’au trognon, pense à faire de même avec les haïtiens. Là-bas itou, ce sont les riches, peu nombreux mais bien présents, dont on s’occupe en premier. Comme ce fut le cas au Sri Lanka, après le tsunami. Les autres ont croupi des mois et des mois, et plus encore, sous des tentes et dans la merde.
Mais je digresse …
… Ce n’est pas toi qu’on protège, le laborieux, le salarié, c’est le Nouvel Ordre Mondial. Et ceusses, comptés, bien identifiés, qui en tirent ô combien bénéfices (Goldman Sachs en premier) ... On t’agite du musulman, du Rom, de l’étranger, du bon bouc-émissaire de première, vieille ficelle, afin que tu te recroquevilles, pendant que la Chine avance, sagement, sans faire de bruit, elle qui va faire de nous un musée … Tu t’es fait avoir, couillonner, et sévère. Parce que tu connais pas l’Histoire. Un palestinien lui, il la connaît. Jusqu’à ses pierres … Il est bien plus grand que nous. Lui, il se bat, toujours ... Le chinois ultra-libéral, aussi, mais qui s’en soucie, à partir du moment où il (nous) achète, sonnant et trébuchant ?
Nous, on se branle en lisant Stéphane Hessel, puis on retourne se coucher. Comme des valets … A quoi bon 500 000 exemplaires écoulés, ils n’ont servi à rien ... Pauvre Hessel. Pauvre français. Triple A, mais quadruple buse au carré.
[6ème Partie]
17:57 Écrit par Philippe Sage dans Il Est Trop Tard | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la dictature de la peur, sentiment d'insécurité, nouvel ordre mondial, les banksters, salaires de misère, palestiniens, tunisiens, presse aux mains des industriels, la télévision, propagande, goldman sachs, la chine triomphante, servilité volontaire |
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16 août 2009
Reprise ? What Reprise ?
Or donc, il suffit que le PIB fasse un petit prout au delà de zéro (+0.3% pour le second trimestre 2009) pour que Mâhâme Lagarde se la pète (léger, mais se la pète tout de même) sur tous les médias (bien complaisants) de ce pays. A l’entendre, ce + 0.3% serait la preuve que le gouvernement a pris les bonnes décisions, que son plan de relance serait le bon. Si tel était le cas, alors comment se fait-il que ce “rebond” de croissance constitue, pour elle comme pour tous les spécialistes, une “énorme surprise” [1] ?
Ce terme, celui de “surprise”, avait déjà été employé (et c’est le cas de le dire) pour qualifier la (présumée) baisse du chômage en juin dernier. A croire que c’est le nouvel axe de communication de ce gouvernement : ah ben ça alors, non mais si on s’attendait, vous vous rendez compte, une croissance positive, le chômage qui baisse, et tout ça en pleine crise, la pire-que-le-monde-ait-connue-en-un-siècle !! Non mais quelle surprise ! (sous-entendu : nous sommes vraiment très très forts et très très efficaces, ne trouvez-vous pas ?).
La “surprise” doit être totale, en effet, pour les gars de Molex, Continental et consorts. Pour les 400 000 (record historique) qu’ont perdu leur emploi entre le second trimestre 2008 et le second trimestre 2009. Ils doivent, d’où ils sont, soit dans les méandres infernaux du Pôle Emploi [2] l’apprécier, cette double “surprise”. Et je vous passe ces petites entreprises qui elles, en connaissent une autre, de “surprise”, une bien gratinée, celle que leur réserve le banquier, celui que le gouvernement a sauvé des eaux en septembre dernier, même que ça ne nous aurait pas, de notre poche, coûté un seul euro, le banquier qui les envoie copieusement péter, ces petites entreprises, quand, parce que la crise, elles viennent le trouver pour mendier des fonds, pas grand chose, le strict nécessaire à leur survie.
Ah comme tout ceci est parfaitement huilé !
Cela fait des mois et des mois qu’on nous dit la crise-ceci, la crise-cela [3] des mois et des mois qu’on nous bombarde de prévisions négatives, de sombres perspectives, quand bien même nous promet-on que de cette crise, nous sortirons plus forts. Oui, cela fait des mois qu’on nous prépare au pire, on ne cesse de nous le mâcher, rabâcher, ce pire, tant et si bien qu’à force nous nous sommes faits à cette idée que bon, d’accord, les carottes sont cuites, tant et si bien que voilà, nous y étions, résignés ou presque, à attendre la suite, un tsunami social. Ah oui, comme tout ceci est parfaitement huilé, pensé, maîtrisé ! Car en lieu et place de la grande catastrophe que l’on nous avait prédite, voilà-t-y pas que, ô “surprise”, en cette période où le rosé est roi, du rouge nous sortons ! T’attendais pas, hein ? Eh ben quoi, souris, nom de Dieu !
Et alors le timing, impeccable ! C’est au plus fort de l’été, des chassés-croisés, des images de vacanciers, que l’on vient t’informer que le pays retrouve des couleurs, qu’il se redresse, qu’il a de nouveau la gaule, qu’il bande, “énorme”, à + 0.3%.
Et tu voudrais, avec toutes ces belles “surprises”, foutre le feu à la rentrée ? Tu voudrais, alors qu’elle agonise, la récession, manifester, défiler, séquestrer, ton usine faire sauter ?
Car c’est bien de cela, dont il est question : préparer la rentrée. Étouffer toutes velléités de révolte. C’est à cela qu’elles servent, les “surprises”. A déminer le terrain. Et poursuivre, doucement, mais sûrement, les réformes : la taxe carbone (un impôt déguisé ..), le recul de l’âge de départ à la retraite, la suppression du juge d’instruction et de la taxe professionnelle. Le grand emprunt. Et, tu verras, l’assurance-maladie. La douloureuse ..
Voilà à quoi servent les “surprises”. A taire la colère. Ose la manifester, demain, à la rentrée, alors que l’on te dit que le pays sort de l’ornière, et l’on te montrera du doigt ; l’on t’accusera même, va savoir, d’anti-patriotisme. Tu passeras, aux yeux de l’opinion, pour un renégat, un rabat-joie, un trouble-bonheur.
Voilà l’histoire qu’on nous prépare. C’est du grand art.
En vérité, il n’y a pas plus de “surprises” que de reprise (sinon celle du championnat de France de football. Et, aussi, de rugby ..).
Il fut démontré que de baisse du chômage en juin dernier, il n’y eut pas. Au contraire.
Quant au “rebond” de croissance, il est conjoncturel. Mécanique. Un vulgaire pet de lapin. A peine dû au fameux plan de relance. Celui qui va nous coûter bonbon, dans les années à venir. Parce que ce plan, c’est nous qui le paierons, un jour. Pas ton banquier. Lui, il s’est déjà copieusement renfloué. Pour lui, oui, la récession, c’est fini. Mais seulement pour lui. Pour nous, elle ne fait que commencer. Mais ça, c’est tout sauf une “surprise” …
[1] Eh oui, + 0.3% c’est une “énorme surprise” ! Comme quoi, nous n’avons pas les mêmes valeurs ..
[2] Fusionner l’ANPE et l’ASSEDIC par temps de crise, ça, c’est la bien mauvaise surprise que le gouvernement a mitonné pour les chômeurs. A tel point mauvaise, que lassés, certains renoncent à leurs droits ..
[3] A noter que l’on nous conditionne de la même façon en ce qui concerne le virus A/H1N1. On nous prépare chaque jour à la catastrophe. De sorte que, si elle ne survient pas, ou si elle est moindre que prévue, là aussi, comme pour la crise, on nous jouera la comédie de .. la bonne “surprise” !
18:43 Écrit par Philippe Sage dans Crise Financière, Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la france est sortie du rouge, la france sort de la récession, inattendu retour de la croissance, retour surprise de la croissance, hausse conjoncturelle de la croissance, propagande, bourrage de crâne, prenez-nous pour des cons ! |
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04 février 2009
Je Suis Prêt à Faire Face …
De l’Aspégic 15 000.
Du Sympathyl.
Du Mogadon.
Du Prozac.
Du Xanax.
Du Lexomil.
Du Temesta.
Du Nopron.
Du Zyprexa.
De l’Urbanyl.
Un “Cubi” de compétition [La version 10 litres, donc ..].
Un magnum au carré de Vodka-orange.
Des stupéfiants de catégorie une.
Du Stylnox en pagaille.
Et si ça ne suffit pas, une corde, un taser antipersonnel, un cutter à veines et du poil-à-gratter.
Comme tu le vois, je viens de ruiner une pharmacie, une droguerie ET une armurerie afin d’être prêt à faire face à …
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… Nicolas Sarkozy et son discours “pédagogique-ta-mère” sur la Crise de demain soir !
Si avec tout ça, je ne passe pas le cap et ne suis pas en pleine forme vendredi, c’est à désespérer de la médecine et des Sciences Naturelles !
Si j’peux me permettre, tu devrais en faire autant … En clair, ne t’arme pas de patience, c’est pas la peine, et pis tu risques de t’énerver bêtement, bourre-toi plutôt de médicaments ou bourre-toi tout court, et tu verras, même pas mal qu’il va te faire, demain soir, le Sarko avec son :
”Je te comprends, mais … Non !”
[Sur ce je te laisse, faut que je retourne à la pharmacie, crétin que je suis, j’ai oublié de prendre du Zovirax ! … Car j’ai comme l’impression que ces 70 à 90 minutes de “J’n’ai pas été élu, M’sieur Pujadas, pour rester les bras ballants !” de “Qu’est-ce qu’on aurait pas dit, Mâhâme Ferrari, si je n’avais rien fait !” et de “Nous traversons une crise sans précédent dont le pays sortira plus fort !” vont surtout déclencher chez moi une belle CRISE .. D’Herpès !]
13:42 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Crise Financière, Télévision, Piège à Cons | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, face à la crise, propagande, sarkoshow |
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13 janvier 2009
Or Donc, Qu’Avons-Nous à Craindre De La Guerre à Gaza ?
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Non, tu n’as pas le droit de faire appel à un ami égyptien, ni demander l’avis du public (ici, l’impotente et impuissante communauté internationale) ni demander le 50/50 (vu que le rapport des forces entre les belligérants ne l’est pas) ni switcher cette putain de question (de toutes les manières, t’es encerclé sale terroriste, va !) pas même balancer sur mon domicile d’occidental repu une bombe au phosphore vu que c’est interdit par “les lois de la guerre” (comme l’a dit hier soir à “Mots-Croisés” ce cornichon soupirant de Kouchner) étant donné que je suis un civil et que t’as pas le droit de faire usage de ce genre de dégueulasserie issue de la science barbare si un ou des civils tels que moi se trouvent dans le périmètre de ta Tsahal guerre, pour ne pas dire de ton massacre, voire de ton génocide.
Or donc, je répète la question :
Qu’avons-nous à craindre de la Guerre à Gaza ?
21:40 Écrit par Philippe Sage dans Opinion, Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guerre à gaza, désinformation, conditionnement, propagande, lâcheté, allez tous vous faire foutre ! |
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