16 octobre 2011
Allo Maman Bobos, Ou : Les Indignés
Or donc, c’était la première « journée planétaire » des Indignés, n’est-ce pas …
Comment dire ?
Oh, c’est délicat, voyez. C’est que, je m’en voudrais de déranger. De dénoter. Vulgairement : de faire chier.
Mais tout de même. Ca me chatouille, gratouille, depuis le début de cet étrange « mouvement ».
Tous ces gens assis. Sagement. Je dois dire que ça m’impressionne. Non, vraiment. Je suis ébouriffé. Sur le cul.
Je m’étonne juste que Pierre Arditi n’en fut toujours pas. Il y serait, je crois, comme un poisson dans l’eau. Nickel.
Nonobstant, et ironie mise à part, venons-en au fait : ces Indignés, les avez-vous vus ?
Je veux dire, leur(s) profil(s). Qu’on nomme, communément : le statut social.
Avez-vous l’impression, par exemple, qu’il s’agit, là, de gens qui souffrent, qu’en bavent des ronds de chapeau ?
De gens dans la plus grande des détresses, complètement broyés par le « système » ?
De gens sur qui l’injustice saloparde, et ô combien capitaliste, aurait vidé de leur home, de leur taf, de leur sang même ?
De ceux que Claire Chazal, avec son air pincé du XVIème, appelle pudiquement :
« les plus démunis ».
Oh bien sûr, l’on pourrait émettre cette terrifiante hypothèse :
Comme les médias sont LE système, qu’ils y participent, qu’ils sont laquais-complices jusqu’au trognon, alors ces chiens galeux de journalistes se feraient, chère M'dame Dugenou, un sale plaisir de nous montrer, dans nos écrans plats, QUE des Indignés (assez) propres sur eux, que l’on dirait sortis de quartiers aisés, ou approchant ; bref, de périmètres relativement épargnés par cette putain de crise ; et nous cacheraient donc, les enfoirés de leur mère nantis de leur carte de presse, et délibérément (je veux dire : dans l’unique but de discréditer ce « mouvement ») les souffreteux, les exclus, les prolos vociférant.
En d’autres termes, les véritables victimes du monde de la finance, des marchés, du néolibéralisme et tutti.
Cela, vous le savez, se nommerait : complot.
Sauf que, pour qui aurait eu l’extravagante audace d’aller constater sur place (ou Puerta Del Sol, pour plus d’exotisme) que nenni !
Pas l’ombre de la queue d’un complot.
Du tout.
A bien y regarder, en ce « mouvement », Indignés, point d’ouvriers, de prolos, de chômeurs (ou alors deux ou trois), d’exclus, de virés, de délocalisés, de pauvres, et même de classes populaires. Comme on le constate, chaque jour que Hessel fait, sur nos écrans rapla-plats.
Pas la queue d’un vrai estourbi par ladite crise, les méchants banquiers, l’écrasant système.
En un mot, comme en cent : que des individus vivant pas si mal que ça. Or donc, qui ne connaissent pas (vraiment) la crise. Qui l’ont pas éprouvée. D’un gramme TTC. Rien.
Alors, je sais.
L’on me dira, mais vous faites chier à la fin, ce n’est pas parce que la crise, on la vit pas, pas vraiment, qu’on n’a pas le droit (et le devoir) de s’Indigner, sans compter, qu’avec nous, ou grâce à nous, demain, prolos, chômeurs, exclus, classes populaires, etc., vous verrez, nous rejoindrons. Ou, au minimum, nous soutiendrons. Moralement.
C’est pour eux, Monsieur-le-donneur-de-leçons, qu’on s’Indigne. C’est pour eux, qu’on se bat. C’est pour eux, qu’on « tralala ».
Nous sommes, itou, les 99%. Le contesteriez-vous, oh-là-là, oh-là-là ?
J’entends.
Mais, quitte à être vraiment très chiant, voyez, je n’y crois pas une microseconde.
Vos manifestations, sages, propres, dites Indignés (alors que c’est Révoltés qu’il conviendrait d’être) sont celles, je le maintiens, des quartiers épargnés. Celles des confortables. Celles des « Allo Maman Bobos ». Ni plus, ni moins.
Il est pas loin, le Café de Flore, mon Indigné.
Et d’ailleurs, je ne vois pas, chez vous autres, Indignés, le début d’un représentant de ces quartiers dits « sensibles ». Les Abandonnés de la République. Ils n’y sont pas. Curieux, non …
En vérité, vous distrayez.
Vous distrayez (et amusez) les politiques, les banquiers, les marchés, et tout ce merdier qui s’en bat les couilles de votre Indignation polie. Certains ne manqueront pas, nonobstant, de vous récupérer, fissa. Et vous opinerez. Recta.
La seule voie : c’est la Révolte. Le Feu !
Avec tous les exclus, les prolos, les chômeurs...
Tant que vous ne les intégrerez pas, vous passerez au minimum pour de gentils organisateurs, au max, pour une bande de Charlots.
La misère, vous ne savez pas ce que c’est. Sinon, croyez-moi, ça se verrait. Même sur un écran putassier.
Les morts de faim, les désespérés, on les reconnaît de loin.
Y’en a même qui s’immole(nt).
Mais de ceux-là, le monde Indigné s’en fout.
N’est-ce pas ?
00:17 Écrit par Philippe Sage dans Je M'Excuse Mais Merde !, Politiquement Très Incorrect | Lien permanent | Commentaires (133) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : les indignés, la journée planétaire des indignés, le mouvement des indignés, stéphane hessel, puerta del sol, où sont les prolos, ouvriers, classes populaires, chômeurs, crise financière, banques, finance, nous sommes les 99%, révoltez-vous, l'indignation confortable, allo maman bobo, le mouvement bobo est en marche, les indignés assis, la fausse révolte, prenez-nous pour des cons |
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18 septembre 2010
Oh ! Mais Quelle Surprise ! Une Menace Terroriste !
Ça alors ! Mais quelle surprise ! Non, vrai, ça m’en bouche un sacré coin ! Je suis – comment dire ? – tout à la fois tourneboulé et dubitatif. En d’autres termes, et si vous me le permettez, je suis tourneboutatif ou dubitaboulé. Plutôt le second, à la réflexion, oui, celui-là : dubitaboulé, tant le terme me paraît plus comestible, quand bien même évoquerait-il un plat estival, foutrement ensoleillé, et Dieu sait – ou ses amis – qu’on en a grand besoin, actuellement, de soleil, ne serait-ce que pour réchauffer ce pays qui, avec l’aide de Sarkozy & ses amis, éteint une à une ses Lumières, oui, celles qui faisaient sa grandeur et à la fois, c’est vrai, son arrogance.
Il est à noter, puisque le mot est lâché, que faire preuve d’arrogance actuellement quand on est (dirigeant) français, n’est pas chose recommandée étant donné que l’arrogance ne peut se comprendre, si et seulement si, elle émane d’une nation qui rayonne à tous les niveaux, ce qui n’est plus le cas de notre pays, et depuis belle lurette ; or donc, faire preuve d’arrogance et enclumer que l’ex-pays des Droits de l’homme n’a de leçons à recevoir de personne s’est s’exposer à la risée de toute une planète, c’est d’une grostesquitude sans nom.
Mais que voulez-vous, nous avons et les dirigeants et le gouvernement que l’on mérite, ainsi va de la démocratie.
Or donc, oui, mais quelle surprise ! oh comme je suis dubitaboulé comme rarement, et comme vous l’êtes itou je présume, quand vous prîtes connaissance de la dernière et bien triste nouvelle que je m’empresse de relayer tel un mouton bien élevé :
« La France est sous le coup d’une menace terroriste majeure ».
Sacrebleu ! Diantre ! et, comme disait feu Desproges :
« Cela ne cessera donc jamais, oh-là-là, oh-là-là ? »
D’autant plus que c’est au présent, vous l’avez remarqué. Pas au conditionnel. Nous sommes sous le coup d’une menace terroriste, citoyens ! Et non : nous serions. La nuance est d’importance. Ce qui signifie qu’on va en bouffer pendant une bonne semaine, si ce n’est pas plus, voyez-vous. Tout dépendra du plan de communication des sarkoboys, mais nous pouvons d’ores et déjà leur faire confiance à ces gaillards, ils savent faire fructifier ce genre de nouvelle pour le moins anxiogène afin de la rendre hypra-méga-anxiogène, ah ça oui ! … Ça sent le plan Vigipirate au cube, la démonstration de force carabinée, le branle-bas de combat ! … Et, comme de bien entendu, nous savons que nous pouvons compter sur nos bons journalistes, dont la déontologie n’est plus à prouver, pour en faire des quintaux sur le sujet.
Sans omettre la suite que nous devinons aisément : la désignation d’un nouveau (ou récurrent) bouc-émissaire, voire d’un ennemi (fourbe, de préférence, car dormant sur notre sol) pour occuper la population qui, c’est vrai, s’ennuie tellement … L’occuper, et la diviser, surtout. Sinon, ça n’a aucun intérêt électoral.
J’ajoute que, comme c’est Squarcini qui nous annonce cette effroyable information, nous n’avons aucune raison objective de douter de sa véracité. N’est-ce pas ? … A ce point, qu’il ne nous viendrait pas à l’idée de lui demander d’avancer quelques preuves concrètes de ladite menace terroriste qui, désormais, nous guette … Bien sûr que non ! Pensez-vous ! Ni nous, ni l’opposition, ni personne !
Evidemment, je ne vous cache pas que tout ceci est pour le moins fâcheux.
En effet, après le débat sur la Burqa, sur l’identité nationale, le retour galopant de l’insécurité (alors que depuis 8 ans et demi, nous sommes sous le joug d’une droite exemplaire en la matière) les diverses propositions des uns et des autres flattant le bon sens populaire, comme la castration chimique pour les pédophiles, la déchéance de nationalité, les peines planchers, foutre les parents de mineurs délinquants au gnouf, l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans, j’en passe et des plus corsées, sans oublier le H1N1 (qu’on attend toujours et de pied ferme, s’il vous plaît) les objectifs de reconduite à la frontière, les rafles .. Les expulsions de Roms et bientôt (vous verrez) la stigmatisation des pauvres dans leur globalité (chômeurs compris) qui consistera à nous faire comprendre que « ces gens-là » s’ils sont miséreux, ma foi, c’est qu’ils le font un peu exprès sur les bords, ne songeant qu’à profiter du système sous formes d’aides sociales diverses, donc à bouffer notre pognon sans rien foutre de leur journée, ah ces salauds d’assistés …
Oui, disais-je comme c’est fâcheux que s’ajoute à ce tableau une « menace terroriste majeure » sur notre sol, information qui va mobiliser TOUS les médias et l’opinion de surcroît, car cela signifie que nous n’aurons (encore) pas le temps (vu que l’agenda, vous l’avez compris, est surchargé) d’aborder des problèmes mineurs (mais cependant cruciaux pour les bien-pensants et les bobos, soit ceusses qu’honnissent le gouvernement et une partie très moutonnante de l’opinion) tels que ceux de l’Emploi, de la Santé ou de l’Education, soit ni plus, ni moins, les trois piliers fondamentaux de notre société permettant, peu ou prou et/ou bon an mal an, d’accéder à une certaine sécurité de vie.
Voilà pourquoi je suis à ce point dubitaboulé tant il est tout même foutrement extraordinaire qu’il n’y ait jamais la place pour sereinement (et « sans tabou » - comme disent les gars de l’UMP) aborder ces trois thèmes ô combien préoccupants chez nos concitoyens (emploi, santé, éducation) et qu’au moment où l’on entrevoie une fenêtre possible, la voilà qui se referme illico avec des Roms, une Burqa, une grippe qui ne vient pas et maintenant une « menace terroriste majeure »
Fâcheux et … pour le moins étrange, vu le « timing » redoutable de ces thèmes dont nous ne pensions pas, prioritairement, débattre.
Notez bien que je ne dis pas que c’est fait exprès, non, je l’écris. Là aussi, la nuance est d’importance.
Tout comme la question suivante :
A votre avis, combien de temps encore, les sarkoboys qui nous gouvernent vont nous prendre ouvertement pour des benêts de compétition, ou, si vous préférez un terme plus cru : des cons finis ?
19:02 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons !, Sarkozysme | Lien permanent | Commentaires (108) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : menace terroriste majeure, bernard squarcini, instaurer un climat de peur, l'arrogance de la france, et l'emploi ?, et la santé ?, et l'éducation ?, stratégie sarkozyste, la dernière trouvaille de sarkozy, comment éviter les vrais sujets, prenez-nous pour des cons, plan vigipirate, le terrorisme est de retour |
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08 septembre 2010
1 à 3 Millions Et Puis … S’En Vont !
Voilà, c’est fait. Ils ont défilé. Et puis après ? Rien ! Ou presque. Ça hésite copieux chez les « camarades » de l’intersyndicale ; peut-être bien le 15, on verra, ou alors le 18, tiens ! c’est-y pas chouette le 18 ? Ça tombe un samedi, en plus ! Hein François ? T’en penses quoi ? Ce serait familial, on ferait péter les merguez, les moutards y seraient bien contents ? Non ?
Ah, quelle misère ! Les grèves .. Pardon .. Les manifs ! c’est plus ce que c’était. Z’ont beau s’moquer, charrier le Sarko en lui ressortant, à chaque coup, sa fanfaronnade : « Désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit ! » [*] y se trouve qu’il avait raison, notre camelot de président. Et sais-tu pourquoi ? Parce qu’avec le « service minimum » ta grève, elle vaut zéro. C’est juste de la promenade, un défilé de majorettes, c’est pisser dans un violon.
Qu’est-ce que tu veux qu’il cède et sur quoi, ce gouvernement, puisque la France, elle roule, elle SNCF, elle usine, comme si de rien n’était ?
Quand on pense que 6 français sur 10, à en croire un sondage, soutenaient cette journée dite « d’action » du 7 septembre, c’est à pleurer !
Alors ainsi, « camarade » tu crois vraiment qu’en marchant dans les rues armé de quelques banderoles et slogans, tu vas faire plier le gouvernement ? Non, mais tu plaisantes ! Automne 1995, t’en souvient-il, c’était quand même autre chose, ç’avait de la gueule, bon sang ! Le message était clair, il disait : non, non et NON ! Trois semaines et demi de grèves, de manifs, avec paralysie partielle de l’économie : pas de train, pas de métro. Gros ramdam, itou, à La Poste, dans l’Education Nationale, chez France Télécom, et même au fisc ! Du 24 novembre au 14 décembre 1995, n’ont rien lâché, ça n’a pas débandé, et résultat : le 15 décembre le gouvernement Juppé battait en « retraite ». Gagné !
Mais là, c’est de la roupie de sansonnet ! C’est de l’ordre du carnaval ! T’auras que dalle avec tes journées à la petite semaine. Et qu’on ne vienne pas me dire que paralyser un pays c’est de la dictature, de la « prise d’otage » et tout le tralala à Pernaut ! Foutaises ! Car c’est oublier, justement et encore, cet automne 1995 où dans une « France paralysée », les salariés s’entraidaient. Edgar Morin, lui-même, l’avait noté et, noir sur blanc, l’écrivait dans une tribune (« L’Avenir En Marche Vers Le Passé ») en date du mardi 19 décembre 1995 publiée par le quotidien Libération :
« Le métro suspendu, le boulot chahuté et le dodo raccourci ont soudain suscité des proliférations de débrouillardises, ingéniosités et solidarités, le réveil généralisé et multiple de la solidarité, entre travailleurs d’un même centre ou dépôt, entre ces travailleurs, leurs familles, leurs amis et voisins, et la naissance de communications et entraides entre voisins d’habitation ou de travail montrent que la paralysie de la grève a provoqué comme une régénération spontanée du tissu social et a fait retrouver la santé psychique minimale qui comporte l’ouverture à autrui. »
Faut dire qu’à cette époque, les syndicats, ça chouinait pas ! Ça mobilisait comme il faut, et quand assez vite la CFDT - comme d’habitude - se rangeait, pas grave ! les journées « d’action » se poursuivaient, même qu’on y mettait le turbo ! Mais aussi, et surtout, chez les « gueux », comme d’aucuns les nomment, on se serrait les coudes ... Et pour quelle raison ? Oh, elle est simple : parce qu’il était inacceptable que ce soit encore et toujours les mêmes qui trinquent, qui payent, qui fassent des sacrifices, autrement dit, la classe moyenne. Or, qui va trinquer, payer, faire des sacrifices avec cette nouvelle, énième réforme des retraites ? Les classes moyennes ! Oui, « les » car désormais, elles sont plusieurs, larges, mais surtout, dispersées, et personne, pas même les syndicats, pour les unir, les rassembler vers, et sur, un objectif commun. A croire, finalement, et tout bien pesé, comme nous le serinent les médias, que les français sont « résignés ».
Mais d’où vient-elle cette résignation ? De la crise « sans précédent » ? Considéreraient-ils, les français, qu’il n’y a (plus) rien à faire, sinon courber l’échine ? Or donc, verseraient-ils dans la fatalité ? Amusant (et désolant) .. Quand on songe que l’homme que ce pays a porté au pouvoir les invite régulièrement à « refuser la fatalité » ! Que ne l’écoutent-ils pas ! D’autant plus que nous ne sommes pas en crise depuis l’automne 2008. En 1995, nous y étions aussi (« N’est-ce pas de la France, qui vit si intensément la crise de fin siècle, que pourrait venir ce que j’appelle une politique de civilisation ? » écrivait encore Edgar Morin). Ce n’est donc pas un problème de crise, mais de volonté. De solidarité. Il s’agit de savoir si c’est « oui » ou « non ». Pas : on va voir, peut-être, faut qu’on réfléchisse, le 15, le 18, ça dépend, sait-on jamais, si l’espérance de vie des français venait à s’écrouler d’ici le vote au Sénat, alors, j’vous dis pas qu’on la ferait pas cette grève générale, mais le dimanche, hein, histoire de pas déranger ! … Jean-foutre, va ! … Imposteurs et compagnie ! … Continuez comme ça, avec vos défilés-promenades, votre carnaval, votre « service minimum », vos grève(tte)s - non reconductibles - dont réellement personne ne s’aperçoit tant elles sont vaines, sans espoirs, sans éclats ni panache. Mais ne venez pas nous dire, demain, que nous aurions gagné sur je ne sais quel point, je ne sais quelle pénibilité, ah non ! Ne venez surtout pas nous dire que youpi, on a vaincu ! Y’a quand même des limites, présumés « camarades », au foutage de gueule !
Manquerait plus que Woerth vous recommande pour la légion d’honneur, ce qui, soi-dit en passant, ne serait pas immérité, au regard de votre aimable collaboration avec ce gouvernement d’ultra-droite.
[*] C'était le samedi 5 juillet 2008 lors d'un Conseil National de L'UMP.
16:42 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (29) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : réforme des retraites, manifestations du 7 septembre, mouvement social, grève générale, service minimum, lutte syndicale, edgar morin, politique de civilisation, sans solidarité point de salut, grèves de 1995, prenez-nous pour des cons, le syndicalisme est mort, espérance de vie des français |
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11 juillet 2010
Prenons Eric Woerth Par L’Absurde
Oui, comme le claironne le titre de cet article, allons-y gaiement, et prenons le trésorier de l’UMP par l’absurde !
Pourquoi, me direz-vous ?
Pourquoi pas, vous répondrais-je !
Après tout c’est l’été, et dans une France en tongues, ma foi, je ne vois guère pourquoi nous prendrions quoi que ce soit au sérieux.
Non vraiment, je vous l’assure, l’absurde est la meilleure des voies. Et se marie extraordinairement bien avec le soleil et le sel. Il est également, l'absurde, gage de franche rigolade. Et comme nous en avons besoin, n’est-ce pas, de rire, de nous bidonner, de laisser, présentement, nos zygomatiques s’exprimer !
Ceci étant, j'aime autant vous prévenir : cet article est délicieusement scandaleux ! Mais à qui la faute, hein ? Qui a commencé à nous prendre pour des cons ?
Oh, bien sûr, et vous le comprendrez aisément, j’insiste bien sur le fait qu’il s’agit là d’absurdité. Notez-le en rouge. Et en gras, de préférence. Tant il est important de garder cette notion d’absurdité à l’esprit. C’est que, voyez-vous, dans un pays, qu’autrefois nous qualifions béatement des “Lumières” (qui, c’est clair, se sont éteintes depuis belle lurette) un pays disais-je où avec une promptitude qui me laisse songeur, l’on dégaine des mots pour le moins lourds de sens comme “fascistes” ou des références peu glorieuses, telle “la France des années 30”, je ne voudrais point qu’il y eût quelconque malentendu ou autre méprise. Comme dirait Nicolas Sarkozy, que ces aucuns gardent leur “sang-froid”. Ou se cassent à la plage. Et laissent la justice et la presse faire leur travail.
Bien.
18:57 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Mauvaise Foi, Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eric woerth, affaire woerth, affaire bettencourt, conflit d'intérêt, trésorier de l'ump, l'honnêteté fait homme, sarkozy me soutient de manière incroyable, l'ump se déchaîne contre mediapart, éloge de l'absurde, prenez-nous pour des cons |
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17 juin 2010
Crache Ta Rigueur !
Ils sont formidables, non ? Les gens du gouvernement de la France ! Oh si ! Je dirais même que je les trouve épatants ! Non mais, vous vous rendez compte ! Alors que nos “voisins” allemands et anglo-saxons (qui ne sont pas les derniers au classement ATP du PIB, loin s’en faut) viennent d’annoncer des plans d’austérité que, comme le camarade journaliste incroyablement inventif, je qualifierais de “sans précédent”, nous, en France, ben non. Tout va bien !
Mais comment se fait-il ?
Or, donc, le 7 juin dernier, Angela Merkel, mine contrite, annonçait à ses joyeux compatriotes que, vu le déficit de l’Allemagne, et vu surtout la dette qui ne cesse de se creuser, bref, que tout bien pesé, il allait falloir faire de lourds "sacrifices". Et hop, un plan d’économies de 80 milliards d’euros d’ici à 2013.
Le lendemain, le tout frais mais déjà pas très pimpant, Premier ministre britannique, le sieur Cameron, mine toute aussi défaite, n’y allait pas avec le dos de la cuillère à thé, en dévoilant, pour les mêmes raisons (déficit, dette) itou un plan d’économies assez gigantesque, promettant au passage, à ses ouailles, des “années de souffrance”.
Autant dire que ça rigole pas chez nos “voisins”
Pas besoin de sortir de la cuisse d’un prix Nobel d’économie pour deviner que lesdites “souffrances” et autres “sacrifices” se traduiront par une hausse des impôts.
Et nous ?
Non.
Il faut dire que - mais qui l’a oublié ? - dans cette crise “nous nous en sortons mieux que nos voisins” [il est permis, oui, de rire …]
En même temps, il n’a cessé, n’est-ce pas, de nous le rabâcher, ce fieffé Sarkozy, il “n’a pas été élu pour augmenter les impôts”. Et comme il a promis de faire ce qu’il a dit, il est - n’ayons pas peur des mots - considérablement embêté, ce garçon. Tant l’équation devient foutrement compliquée (rappelons, que d’après Fillon, nous sommes en faillite depuis trois ans déjà, soit bien avant que la crise ne survienne, celle qui augmente le déficit et creuse la dette).
Certes, pour qui veut bien s'en rappeler, “Ensemble, Tout Est Possible” [rires, là itou, vivement permis]. Sauf que, y’a des limites. Un peu.
En fait, la question est simple :
Comment se fait-il que des pays économiquement forts (sur le papier) s’engagent devant leurs concitoyens dans une politique de rigueur conjuguant réduction des déficits publics et hausse des recettes, donc des impôts, et pas nous ?
Serait-ce la marque du génie français ?
Serions-nous gouvernés, administrés, gérés par des super héros ?
Pardonnez-moi, mais ça se saurait ..
Ceci dit, notre sarthois-en-chef a quelque peu annoncé la couleur de la rigueur-qui-ne-veut-pas-dire-son-nom, le samedi 12 juin, depuis la Salle Gaveau. Mais - et comme c’est bien étonnant - aucun journaliste (ou si peu) n’a décortiqué le petit plan-plan du Premier Ministre. Un plan-plan à la noix qui sent pas bon du tout, autant vous le dire tout de suite.
Mais entrons dans le vif.
Entouré de champions du monde du “parler vrai”, soit de Nadine Morano et de Xavier Bertrand, M. Fillon nous dévoila un plan de bataille visant (comme ses amis Cameron et Merkel) à réduire le déficit et cette fichue-dette-qui-ne-cesse-de-croître. Un plan d’économies sur 3 ans de 100 milliards d’euros.
Comme disait ce bon Michel Chevalet : “Comment ça maaaaarche, ton plan, François ?”
T’inquiètes Michel, François l’explique très simplement, pour ne pas dire benoîtement de la façon suivante :
“100 milliards que nous allons trouver pour la moitié dans les réductions de dépenses et pour moitié dans des augmentations de recettes !”
STOooooOOP !
Vous notez au feutre rouge (mais nous y reviendrons, plus tard) : “et pour moitié dans des augmentations de recettes” (prenez cette phrase en photo, et laissez sécher).
Puis, emporté par son élan et son Mouvement Populaire, François nous explique qu’il va trouver – puisque c’est le verbe du premier groupe qu’il emploie - “45 milliards en réduisant la dépense publique, 5 milliards sur la réduction des niches fiscales” ..
… Et nous voilà tout ébaubis !
Ah ben, c’est ambitieux, tout de même !
Mais bon, c’est bien.
Je veux dire : d’avoir de l’ambition.
Mais quid de l’autre moitié (soit 50 milliards) ?
Ah ben, c’est tout ce qu’il y a de plus simple. François Fillon mise (ah, c'est un jeu ?) sur “35 milliards de rattrapage” (???) “après la crise” (C’est quand ça, "après la crise", M. Fillon ?) “des pertes de recette conjoncturelle” (ah, c’est conjoncturelle, donc .. Mais la faillite de la France en 2007, c’était quoi, alors, M. Fillon ?)
Et là, vous me dites : ne manquerait-il pas 15 petits milliards d’augmentation de recettes ?
… Patience, ça arrive …
Ces 15 milliards proviendront de la croissance, nous dit gentiment M. Fillon.
Ce qui oralement se traduit de cette façon :
“Au fur et a mesure que la croissance revient, les recettes recommencent à croître.”.
Ce qui n’est pas faux (mais un peu léger, tout de même).
Encore faut-il que la croissance “revienne”, voyez-vous.
Ce qui est formidable, ce que dans la presse (mais la presse est formidable, c’est bien connu) de ce plan-plan, elle n’a retenu que les “45 milliards de réduction de la dépense public”. Et le reste, non, ça l’intéresse pas.
Etonnant, non ?
Pourtant, c’est certainement la partie la plus intrigante du joli plan-plan de M. Fillon. Car ces augmentations de recettes sont subordonnées à la croissance.
Et c’est là que nous revenons à nos poids-lourds allemands et anglo-saxons : comment se fait-ils que ces deux champions économiques ne "misent" pas, eux, sur la croissance pour espérer augmenter leurs recettes ?
Peut-être - j’dis ça, j’dis rien - parce qu’ils ont consulté les avis de quelques éminents économistes (et c’est pas c'qui manque) et ont pu constater que la croissance sera molle, très molle dans les 3 années qui viennent. Et que donc, il ne faut pas trop compter sur elle pour augmenter les recettes. Mieux vaut augmenter les impôts, bref ne pas attendre, sinon, c’est creuser d’autant plus la dette déjà fort abyssale de leurs pays respectifs.
Or, donc, que va-t-il se passer ?
Eh bien, il est fort probable, que ce gouvernement, effectivement, ne va pas augmenter les impôts.
Il va donc, l’inconséquent, laisser filer la dette.
Pour deux raisons :
- La première étant la réforme des retraites. Qui n’est déjà pas une bonne nouvelle pour nous autres. Or, un gouvernement ne va pas s’amuser à nous annoncer deux mauvaises nouvelles en même temps. Ça s'fait pas.
Surtout à deux ans d’une échéance présidentielle.
Ah bien sûr, si cette réforme des retraites, il l’avait faite passer dès le début quinquennat, c’eut été différent. Les anglais et les allemands, eux, n’ont pas ce problème de retraites. L’ont réglé bien avant. C’est pourquoi, ils peuvent, aujourd’hui, en bons libéraux qu’ils sont, passer à l’étape suivante.
- La seconde étant que Nicolas Sarkozy, fanfaron comme jamais, n’a pas cessé de le crier sur les toits (tous en chœur et plus fort que 1000 vuvuzelas) : “Je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts" !”. Et comme il prépare sa réélection, il tiendra cette ligne.
Ce qui veut dire ?
Ce qui veut dire qu’en cas de réélection de Nicolas Sarkozy (qui constituera son dernier mandat à l’Elysée, ce qui peut se traduire par : “Après moi, le déluge, et surtout pas Copé”) c’est inévitable, nous aurons droit à une hausse des impôts (à moins qu’il nous fasse l’acte II : “Je n’ai pas été réélu pour augmenter les impôts” - mais je vous le dis : n’y comptez pas trop).
Et nous aurons également droit au couplet larmoyant (et tellement patriotique, n'est-ce paaaaas ...) des “souffrances” et des “sacrifices”.
Mais cela signifie itou, que même en cas de victoire des socialistes, nous n’y couperons pas, à cette augmentation des recettes (oui, ça fait moins mal, dit comme ça).
Tout simplement parce que la dette sera telle, ajoutée à Bruxelles qui se sera fâché tout rouge vif, que, comme nos voisins, mais avec bien du retard, et quelque soit la couleur du gouvernement, nous passerons à la casserole fiscale.
Voilà pourquoi, il serait bien plus raisonnable, monsieur le gouvernement, que tu la craches, sur le champ, ta rigueur.
Oh bien sûr, j’ironise. Il y a d’autres solutions. Equitables. Des solutions où TOUT LE MONDE participerait à l’effort (y compris les responsables, ceusses qui nous ont mis dans cette panade). A la juste hauteur de ses moyens.
Mais je te sais libéral, viscéralement attaché aux valeurs du capitalisme galopant et celui des marchés financiers, toi, du Mouvement Populaire (tout comme toi, du Parti Socialiste). Je te sais peu enclin à la justice sociale.
C’est pourquoi, je le redis :
Crache-là, de suite, ta rigueur !
Bonus : Une p'tite chanson pour se détendre [référence au titre de l'article]

17:24 Écrit par Philippe Sage dans Anticipation, Sarkozysme | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rigueur, réduction de la dépense publique, augmentation des recettes, hausses des impôts, plan d'austérité, plan de rigueur, réforme des retraites, la france est en faillite, justice sociale, prenez-nous pour des cons |
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02 décembre 2009
Du Travail De Proglio
Prenons un homme. En tout bien, tout honneur. Un homme que, ô doux hasard de la vie, nous prénommerons Henri et nommerons Proglio.
Or donc, Henri Proglio.
Il va sans dire, c’est même incontestable, que l’homme est impressionnant, pour peu que l’on jette un œil avisé sur son CV. Je veux dire : qui pourrait nier que cet homme est, dans sa "partie", d’une grande compétence, un homme tout a fait remarquable ? Certes, en cherchant bien, donc la petite bête, nous trouverions quelques failles ici ou là, mais qui n’en a pas ? L’essentiel, c’est qu’il soit, Proglio, l’homme de la situation. Et, parce qu’il est usant de toujours trouver à redire au nom d’une “posture” ou de je-ne-sais-quoi, admettons que sa nomination à la tête d’EDF ne constitue, en définitive et tout bien pesé, non point un aboutissement, mais la suite logique d’une carrière déjà bien remplie.
Bien.
Considérons maintenant les divers émoluments dudit Proglio.
Selon l’Express (n°3046 – semaine du 19 au 25 novembre 2009) notre homme “vise un salaire d’au moins 1,6 million d’euros”. Son prédécesseur à la présidence d’EDF, Pierre Gadonneix, ne touchait lui, QUE 1,2 million d’euros. A peine désigné, notre homme réclame donc (à l’État) une augmentation de son (futur) salaire de – en vous faisant grâce de l’après virgule - 33%.
Les esprits chafouins dont j’avoue, plus qu'à l’occasion, faire partie, remarqueront qu’un nombre particulièrement restreint - pour ne pas dire proche de zéro – de salariés fraichement embauchés bénéficie(raie)nt d’une telle – comment dire ? – “gratification”.
Les mêmes chafouins de compétition, emportés par leur seul élan (seul, tant la CGT, et autres syndicats revendicateurs ont depuis belle lurette lâché toutes affaires susceptibles de les fâcher avec le pouvoir, élyséen ou patronal), ajouteraient, pour sûr, qu’un salaire de 1,2 million d’euros revalorisé à 33% c’est énormément plus, en données brutes, qu’une paie de 1000 euros revalorisée du même rapport : 400 000 de plus (à l'année) pour le premier, 330 seulement (au mois) pour le second (qui lui, ne souhaite pas qu’on l’ampute d’une virgule, étant donné qu’elle lui rapporterait 3 euros et 33 centimes de plus, ce qui, pour lui, n’est pas moins poussière qu’anecdotique).
Certes, cela semble, à première vue, inégal dans quelque sens que nous le prenions. Mais telles sont les mathématiques, cruelles pour le petit, bienveillantes pour le grand, et puis surtout, et avant tout, comme nous l’avons de concert admis en liminaire (à moins qu’il y ait quelconque objection), monsieur Proglio ne boxe pas dans n’importe quelle catégorie : il est particulièrement remarquable et redoutablement compétent, à ce point, qu’il faille, semble-t-il, y mettre le prix, quand bien même serait-ce Proglio lui-même, ô doux privilège de la compétence et de la remarquabilitude, qui le fixerait.
Au fond, l’histoire pourrait s’arrêter là, et blasés que nous sommes, nous consentirions même et sans trop barguigner à féliciter monsieur Proglio, tentés d’y ajouter un tantinet de familiarité par un sonore “Bien joué, Henri !” et ceci fait, nous retournerions, comme si de rien n’était, consulter le courrier tombé ce jour dans notre boîte-aux-lettres, une offre intéressante, bigrement alléchante, terriblement tentante, offre venue d’un organisme de crédit, organisme qui, pas con, flairant Noël et les prochaines vacances d’hiver, flairant surtout notre manque de liquidité et les agios menaçants de notre banque si peu conciliante, nous propose un endettement à un taux remarquablement compétent afin d’inonder de bonheur, femmes, enfants et plus, si affinités.
Sauf que, l’Express (qui, sans doute, souhaite aiguiser, et pas qu’un peu, notre chafouinité) précise qu’outre ce fantastique salaire de 1,6 million d’euros, monsieur Proglio, au titre de la présidence non exécutive de Veolia, touchera, en sus, entre 500 000 et 700 000 euros (par an). On notera au passage la fourchette de type farouchement élastique, qui laisse pour le moins songeur ; belle fourchette de 200 000 euros.
Est-ce tout ?
Eh bien non, car suite à la liquidation de ses droits à la retraite, il faut y ajouter une rente de 100 000 euros par an qui tombera toute crue dans la déjà bien garnie escarcelle de monsieur Proglio après que nous lui ayons gentiment souhaité “bonne année et bonne santé, Henri !”, soit dès 2010.
Et parce qu’il faut toujours penser à l’avenir, même à celui d’un homme pécuniairement à l’abri du besoin, hein, ne soyons pas sectaires, envieux ou discriminants, aimons notre prochain quelle que soit sa position sociale, notons avec joie et empathie que, lorsque monsieur Proglio décidera en son âme et conscience de rejoindre une retraite amplement méritée, il palpera – si j’puis me permettre un brin de grossièreté dans le verbe – la rondelette somme de 850 000 euros par an !
850 000 euros de retraite par an, oui, j’avoue que là, chafouin ou pas, ça m’a laissé coi, mais comme rarement.
Ceci étant, quel beau parcours, non ?
Et donc ?
Eh bien donc, ne comptez pas sur moi pour me répandre dans le populisme de mauvais aloi, la démagogie la plus mal famée, ou que sais-je encore ! Ah non, n’allez pas croire que j’irais, là, évoquer le cas de cette hôtesse de caisse subissant un emploi du temps incertain et ô combien variable et ce, pour un salaire qui en rebuterait plus d’un ; de ce commercial sillonnant bien plus que son département avec acharnement et pensant, à juste titre, être un jour, et pourquoi pas demain, Noël approchant, récompensé par une “primette” de 100 euros bruts ; de ces ouvriers de chez Continental à qui l’on demande amicalement de turbiner 314 heures de plus par an sans la moindre augmentation de salaire ou bien c’est la porte ; de la pauvre maman de François Bayrou qu’a bien du mal à joindre les deux bouts avec sa petite, tout petite retraite ! Ah non, ne comptez pas sur moi pour dire haut et fort ce que nombreux éprouvent en relatif silence, à savoir que tout de même, compétence et remarquabilitude admises par nous tous, sortes d’acquis sociaux du haut, il y a comme qui dirait entre le salarié de base et l’homme de la situation, un écart (grandissant) de traitement qui ressemble fort à de l’indécence, pour ne pas dire, à de l’obscénité caractérisée. Ne me faites pas dire, ce que je n’ai pas dit. Ah non, ne me faites pas cracher au bassinet, ne me poussez pas à hurler que cet écart de traitement entre les Proglio – Messi, Castaldi et tutti quanti, car pourquoi les exclure de ce tableau ? – et nous autres, nous à qui l’on demande tant et autres choses, vaillance, patience, pugnacité, dimanches compris, que cet écart qui toujours et encore se creuse, finira, et nous le déplorons, n’est-ce pas, par exaspérer à tel point, que, telle la bulle financière, un truc va péter et va péter grave !
Oh je sais, il n’est pas venu le temps de la révolution, et d’abord pour quoi la révolution, et qui la souhaite ?
Oh je sais aussi, qu’il faudrait qu’il soit bien affamé, le peuple, pour sortir de sa léthargie, du je-pense-tout-bas-que-merde, je le sais bien. Mais … qui sait ?
Tout aussi remarquable et compétent que soit l’homme, aussi méritant soit-il, honnêtement et tout bien réfléchi, comment est-il possible d’en arriver à de tels émoluments, nonobstant le fait que d’aucuns voudraient moraliser le capitalisme ?
Est-il possible de tolérer de tels écarts de salaires, sachant qu’en haut comme en bas, on a très largement dépassé l’indécence ?
Est-ce possible, sous entendu : combien de temps encore cela peut le demeurer ; possible ?
17:25 Écrit par Philippe Sage dans Crise Financière, Je M'Excuse Mais Merde !, Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : henri proglio, combien va gagner henri proglio ?, inégalités salariales, salaires indécents, 850 000 euros de retraite par an, prenez-nous pour des cons, sarkozy et proglio |
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28 octobre 2009
Vous Reprendrez Bien Un P'tit Coup D'Identité Nationale ?
Licence IV : "Viens Boire Un P'tit Coup à La Maison" [1986 - 13 semaines n°1 au TOP50]
14:10 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : licence iv, chanson à boire, identité nationale, fier d'être français, prenez-nous pour des cons |
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18 avril 2009
Fous Ta Cagoule !
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Une fois n’est pas coutume, je vais être bref.
Je propose que toutes celles et tous ceux qui auraient comme la louable intention de se joindre aux cortèges (traditionnels) du 1er mai portent .. UNE CAGOULE !
Tous, sans exception.
Alors, tu dis quoi ?
Bonus sonore [Toulouse FM - Jeudi 9 Avril 2009] :

08:47 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : le port de la cagoule interdit dans les manifestations, et pourquoi pas les gros bonnets ?, prenez-nous pour des cons, décret inapplicable |
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