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10 avril 2011

Journaux Télévisés : Ces Agressions Dont On Parle Et Celles Dont On Ne Parle Pas

Nous sommes samedi. Le 9 avril 2011. Sur France 3.
C’est le 19/20 présenté par Catherine Matausch.
Après la présentation des titres [1], cette édition s’ouvre avec un reportage sur un « tronc humain » trouvé par « un promeneur », « reste d’un corps » qui « pourrait être » celui de Laëtitia Perrais.
Puis, surgit un second sujet qui ne figurait pas dans les titres…

Matausch.jpgSujet qu’est introduit comme-ci par la présentatrice du 19/20 :

« C’est la consternation à Villeurbanne, près de Lyon, où vraisemblablement parce qu’il était juif, un étudiant qui ne portait aucun signe distinctif a été violemment agressé par des jeunes du même âge. Une enquête de Sylvie Cozzolino et Jean-Eric Gay ».

Nous apprenons que l’étudiant en question se prénomme Jérôme, qu’il s’est fait agresser « en bas de son immeuble (…) jeudi dernier (…) à quelques centaines de mètres » d’une « école juive » dont il venait de sortir.
Des témoins racontent que « deux/trois personnes cagoulées (…) ont demandé s’il était juif (…) il a dit oui et ils l’ont agressé ; ils l’ont frappé avec un pistolet [2] et ils lui ont tiré dessus ».
Puis c’est un « petit groupe » de jeunes de la communauté juive qui « témoigne de [leur] quotidien » :
« On avait nos kippas sur la tête et ça nous insulte, ça nous tape, ça nous met des gifles (…) donc, euh, c’est inadmissible ».
Le commentaire précise alors que « l’an passé, 400 plaintes ont été déposées pour acte antisémite en France ».
Avant de laisser la parole à un représentant de la Licra [3] :
« Nous constatons, partout, notamment, donc, dans les banlieues populaires, dans les lieux sensibles, une prégnance, donc, de l’antisémitisme, auprès des jeunes, qui amène notamment des enfants juifs, de plus en plus souvent, à déserter l’école de la République pour des raisons de sécurité, et donc, aller se réfugier dans des écoles, euh, religieuses ou communautaires ».
Retour sur plateau où Catherine Matausch nous apprend que « Jérôme est sorti de l’hôpital encore sous le choc » et que « l’enquête a été confiée aux policiers de la sureté départementale » [4].

Il va sans dire – qui oserait le contester ? – que ce genre d’agression est épouvantable. Ceci étant, on peut aussi se demander, calmement, sereinement, comment les journalistes sélectionnent leurs sujets. Je veux dire pour quelles raisons, à quels titres, décident-ils en comité de rédaction de traiter d’untel et pas de tel autre.

En effet, comment expliquer qu’aucun Journal Télévisé n’ait daigné rendre compte de cette expédition d’un « commando d’une vingtaine d’individus » qui, le dimanche 3 avril dernier, « s’est attaqué au Cinéma Espace Saint-Michel (Paris) », cinéma qui diffusait « Gaza-Strophe, Palestine » le documentaire de Jamir Abdallah et Khéridine Mabrouk, expédition au cours de laquelle le projectionniste fut frappé [5] ?
Ce « commando » de la LDJ (Ligue de Défense Juive) a, en outre, promis de revenir pour « brûler le cinéma » !
Qui plus est, ce « commando » tentera de récidiver [6], deux jours plus tard, le mardi 5 avril, devant La Péniche Cinéma.

Pardonnez-moi – comme dit à tout bout de champ, Yves Calvi – mais je ne comprends pas ce qui motive les journalistes de nos « JT » à mettre en lumière telle agression « vraisemblablement » raciste et pas telle autre... Et j’irai même plus loin : qu’est-ce qui m’amène donc à penser que si le « commando » en question venait des « banlieues populaires » et qu’il s’était attaqué à une salle de cinéma diffusant un film glorifiant Tsahal, cela aurait fait un « excellent sujet », voire même la Une du JT ?

Alors je sais, du moins je me doute, que mes interrogations, que j’estime parfaitement légitimes, vont déclencher – peut-être – d’autres interrogations (aussi épouvantables que l’agression dudit Jérôme).
Par exemple : serais-je antisémite, par le plus grand des hasards ?
Ou simplement antisioniste.
Ce qui revient au même, dorénavant, vu que tout être critiquant la politique d’Israël, ou des actes menés par des militants sionistes, comme ceux perpétrés contre deux cinémas de la capitale, donc portant atteinte à l’ordre républicain, est derechef, classé dans le rang des antisémites (ainsi dernièrement, des gens fort respectables, comme Alain Badiou et Eric Hazan).
Or, il ne s’agit nullement de remettre en cause, de quelque façon que ce soit, l’utilité informative du reportage du 19/20 en date de samedi, pas même les propos qui y sont tenus, pas plus que la réalité de cette agression, il s’agit d’autre chose.

D’équité, pour être précis.

N’y avait-il pas 1’36 [4] de libre entre les 3 et 6 avril pour rendre compte de ce qui s’est passé, et qui est tout aussi « inadmissible » que l’agression de jeudi dernier à Villeurbanne, lors des projections de ce documentaire (unanimement salué par la presse) traitant de l’opération « Plomb Durci » sur Gaza, documentaire qui, sous la pression d’associations, se voit trop souvent déprogrammé (ainsi l’an dernier sur la chaîne France O, et plus récemment à Evry, commune administrée par le socialiste Manuel Valls) ?

Bref, quel est donc la, ou les raisons, qui conduisent nos « JT » à taire certains faits et à en privilégier d’autres, alors que « vraisemblablement », ils sont, peu ou prou, de même nature ?



[1] Ces titres étaient au nombre de cinq :
Affaire Laëtitia : un corps humain retrouvé.
Côte d’Ivoire : la vie redémarre.
Carrefour : la bataille des hypers.
Vu de : au cœur de Fessenheim.
Fondation Pinault : Eloge du doute.

[2] Le commentaire nous apprendra que les « agresseurs » étaient munis d’un pistolet à grenailles.

[3] Il s’agissait de Patrick Kahn, de la Licra Rhône-Alpes.

[4] Le tout, lancement, reportage, et reprise, aura tenu 1’36 de ce 19/20.

[5] Le projectionniste en question a déposé plainte.

[6] « tentera » car la police présente sur les lieux les en empêchera.

21 mars 2011

Nous Ne Venons Ni Protéger, Ni Porter Assistance Au Peuple Libyen

Un homme qui massacre son peuple ? Ça n’est pas supportable.
Du moins, la communauté internationale ne peut (plus) le tolérer. Or donc, il convient d’intervenir. Pour protéger la population de cette brute sanguinaire. C’est un devoir. Mieux : un honneur. Une fierté.
On aimerait y croire, n’est-ce pas ?
On aimerait.

Aube-de-l'Odyssée.jpgQue Kadhafi soit un tyran, un dictateur, un fou, « un fils de pute » [1], ça ne fait pas l’ombre d’un doute. Mais il fut « notre » tyran, « notre » dictateur », « notre » fou, « notre fils de pute ». Comme jadis Saddam Hussein. Qui, lui aussi, massacra son peuple, en 1988, à l’arme chimique. On dut s’en émouvoir, je suppose, à Paris, à Washington, peut-être même à Moscou, mais je ne me souviens pas que l’émotion fut telle qu’elle conduisit la communauté internationale à intervenir. Non, je ne me souviens pas qu’à l’époque quiconque ait songé à venir en aide, ou porter assistance, aux Kurdes que le pouvoir baasiste extermina copieusement.

La liste serait longue, celle des dictateurs soutenus, armés, financés par les occidentaux, ces dictateurs emprisonnant, torturant, mais aussi s’enrichissant sur le dos de leurs peuples, de Zine el-Abidine Ben Ali à Hosni Moubarak en passant par Laurent Gbagbo... Gbagbo, tiens, en voici un autre qui, en ce moment même, dézingue son peuple. En page 14 de nos quotidiens. Vingt-trois secondes dans les journaux de 20 heures (quand ils y pensent). Circulez, y’a rien à voir ! Démerde-toi Ouattara, l’Alassane adoubé par la communauté internationale. La Côte d’Ivoire, vois-tu, c’est ni le Koweït, ni l’Irak, ni la Libye. C’est pas très pétrolier, en somme. Ça compte pour nib. Même pas pour du cacao. La Côte d’Ivoire, c’est comme le Rwanda, le Darfour, l’Ouganda. On s’en cague, et comment, que l’Afrique noire soit dirigée par des salauds. Qu’elle crève à petit feu. Qu’elle agonise sous nos yeux.
Mieux encore : on s’en fout qu’elle s’islamise, y compris radicalement. Ça, c’est un point diablement intéressant, non ? Oh que si !... Car que ne nous a-t-on pas dit, n’est-ce pas, à propos des Moubarak et Ben Ali, et même Kadhafi et Hussein ? Que oui, c’est vrai, c’était des horribles dictateurs, mais que bon, c’était eux ou le fondamentalisme religieux de très mauvais aloi. Ils étaient comme un rempart. NOS remparts.
Tu veux que je te dise ? Ils nous coûtent cher, très cher, tes foutus remparts à la noix ! Mais bon, si enfin on peut refourguer nos Rafale, on n’aura pas fait le voyage pour rien. Parce que là, ils sont en démonstration les coucous au Dassault, c’est le Salon de l’Aviation comme qui dirait. Ah ça, on les voit à l’œuvre. Si demain le Brésil ne nous en achète pas toute une pétée, c’est à désespérer de tout. 

Or donc, la communauté internationale fait dans l’humanitaire. Oyez ! Oyez ! Il s’agirait de porter assistance à la population civile libyenne. Tant c’est insupportable.
Plus insupportable que les bombes au phosphore balarguées sur les civils Gazaouis par l’aviation israélienne en janvier/février 2009 ? … Comment ?… Vous dites ?… Israël, c’est pas pareil ? Parce que c’est une... démocratie ?… Ils sont des nôtres ?… Pardon, j’avais oublié ce détail. Effectivement, ça change tout. C’est pas noté de la même façon.
La Russie, non plus …  Quand elle intervient en Géorgie, la communauté internationale estime qu’il s’agit là, de la part des Russes, d’une « réaction disproportionnée ». L’inénarrable George W Bush Jr (à qui Sarkozy ressemble de plus en plus) avait même parlé d'une « violence inacceptable ». Mais il ne pipa mot, pas plus qu’Obama, quand le phosphore brûla Gaza moins de cinq mois plus tard. Là non, ce n’était pas « disproportionné », ni « inacceptable ». C’était de la légitime défense, donc.

Oui, disais-je en liminaire, on aimerait y croire. Mais faut pas nous prendre, non plus, pour des benêts de compète. Allons ! Qui peut croire que cette opération doucettement nommée Aube de l’Odyssée a pour but premier de protéger le peuple libyen ? Depuis quand la communauté internationale se soucie-t-elle de la souffrance d’autrui, qui plus est, arabe ? Oui, je sais, il y en a dans cette opération. Faut bien une caution. Mais à y regarder de près, ça se réduit à qui ?... Au Qatar. C’est-y pas ce pays qui, coup sur coup, vient de se voir attribuer la Coupe du Monde de Football 2022 et les Mondiaux de Handball 2015 à l’immense surprise générale ?... Ils sont bien occidentaux, dites-moi, ces arabes … Quant aux autres, il me semble qu’ils commencent à froncer méchamment des sourcils. Se demandant s’ils ne se sont pas fait rouler et sévère.
Ce qui est le cas.
Car les français, les britanniques, les américains, bref les occidentaux, n’en ont absolument rien à faire du peuple libyen et de ses insurgés de Benghazi. Il s’agit juste de reprendre le contrôle. Les occidentaux ont décidé d’intervenir non pour aider le peuple libyen, mais pour défendre leurs intérêts. Comme en 2004. En Haïti. Une leçon. Pour qui s’en souvient.

Jean-Bertrand Aristide, ça vous dit quelque chose ?... Début 2004, la communauté internationale décide qu’il doit partir [2]. Et pour bien le lui faire comprendre on envoya sur le sol haïtien (entre autres) des troupes françaises et américaines.
C’était drôlement magnifique. Très émouvant.
Il faut rappeler qu’américains et français étaient alors « fâchés ».
Nous avions décidé, un an plus tôt, par la voix de M. Chirac, suivie d’un discours mémorable de M. de Villepin au Conseil de Sécurité de l'ONU, de ne point intervenir en Irak. Nous conseillions même aux américains de ne pas le faire. Ce qu’ils firent pourtant, dès le 19 mars 2003. Avec le grand succès que l’on sait (combien d’attentats, quasi quotidiens, actuellement, sur le sol irakien ?).
En réaction, les américains boudèrent nos produits – comme on dit – on déversait nos vins dans les caniveaux, on boycottait notre foie gras, souillait notre drapeau. Et puis, voilà donc qu’un an plus tard, nous nous retrouvions dans un des pays les plus pauvres de la planète, Haïti, afin d’en chasser l’horrible Aristide, stabiliser le périmètre...
Je me souviens que l’on parla de « réconciliation franco-américaine » et d’avoir pensé tout haut :

« Ah, ben voilà ! Je sais désormais à quoi ça sert un pays pauvre : à réconcilier les pays riches ».

Mais je n’étais pas au bout de mes surprises.

Naïf comme trois Jospin, je pensais que nos soldats intervenaient en Haïti pour libérer les haïtiens, puisque les débarrassant de leur tyran. Que nenni ! Aux journalistes les questionnant sur leur présence en Haïti, les généraux américains et français eurent la même réponse.
L’américain déclara qu’il était là « pour défendre les intérêts des Etats-Unis d’Amérique » et le français « pour défendre les intérêts de la France ». Jamais ils n’eurent le moindre mot de compassion pour le peuple haïtien. Jamais il ne fut cité.
Eh bien, voyez-vous, il en va de même pour la Libye.
Il ne s’agit pas de défendre les intérêts du peuple libyen, mais ceux des américains, des britanniques, des français, etc.

Je ne sais où nous conduira cette guerre, encore une, mais je crois (j’espère) vraiment que nous le payerons cher. Très cher. Et ce sera amplement mérité. Au moins pour une raison : le cynisme épouvantable qui nous a conduit à soutenir des années durant des dictateurs sans jamais nous soucier de la souffrance des peuples.
Et l’on viendrait nous affirmer, aujourd’hui, qu’on s’en préoccuperait ?
Désolé, mais je n’y crois pas une seule seconde.


[1] C’est ainsi que le président Franklin D. Roosevelt qualifiait le dictateur nicaraguayen, Anastasio Somoza :
« Somoza est un fils de pute, mais c’est NOTRE fils de pute ».

[2] Ils sont nombreux, ceux à qui, la communauté internationale a demandé de « partir ». Tenez, Robert Mugabe, par exemple, triste tyran du Zimbabwe. C’était le 8 décembre 2008.
Il est toujours en place.
Vous me direz, depuis le début de l’année, il apparaît que certains peuples aient décidé de prendre eux-mêmes les choses en main en sommant leurs dictateurs de « dégager ! ». Pas sûr que la communauté internationale s’en réjouisse. Du moins, il ne me semble pas l’avoir entendue, ni vue, sauter de joie après les départs de Ben Ali et Moubarak. Au contraire… Quand vous pensez que Fillon a même été jusqu’à saluer la « décision courageuse » de Moubarak, on peut légitimement se poser quelques questions.


NB
: une musique peut-être. Ne serait-ce pour adoucir ce merdier .... Allez, mets le son à fond !

podcast

05 janvier 2009

Obama : Motus Et “Bush Cousu”

Bush Cousue

Tu te souviens de cette histoire d’Ossétie Du Sud en août dernier ?
Le timing était parfait.
La Géorgie profitant du fait que le Monde avait les yeux tournés vers les J.O. Pékinois avait lancé (avec la bénédiction de l’administration Bush ?) une offensive dans cette région séparatiste, encerclant en deux coups de cuillères à pot la capitale, Tskhinvali, provoquant l’ire et une intervention armée des Russes, suscitant une émotion (“sans précédent !” il va sans dire ..) de la Communauté Internationale, exacerbant le volontarisme à tout crin et désormais légendaire(ment ridicule) de notre Chef d’État …

... Puis, enfin, voyant que cela tournait au vinaigre, une réaction claire et nette des États-Unis :

"J'ai dit que j'étais profondément inquiet devant
la réaction disproportionnée de la Russie et que nous condamnons fermement les bombardements en dehors de l'Ossétie du Sud.” [George W. Bush Jr – 11 Août 2008]

Et là, tu me dis :
Mais quel rapport avec la Bande de Gaza où les morts se “Hamas” à la pelle ?

Ben le timing !

J’te rappelle que le 10 février prochain auront lieu, en Israël, des élections législatives anticipées qui vaudront leur pesant de cacahuètes.
Là aussi, d’une certaine façon, c’est d’une “guerre sans merci” dont il s’agit.

Mais surtout, l’État Hébreu a profité d’une fantastique fenêtre de tir offerte par cette bizarrerie toute américaine qui consiste à élire un “nouveau” Président (un 4 novembre) pour ne l’investir que deux mois et demi après (le 20 janvier prochain).
Durant ce laps de temps conséquent, assez grand en tous les cas pour mener une opération militaire d'envergure (assurément planifiée de longue date) que veux-tu que ça lui foute à Bush et à son administration sur le départ, qu’Israël pilonne Gaza, femmes, enfants et civils compris ?

Rien.

D’autant plus qu’ils sont d’accord, et même que c’est avec grand amusement qu’ils observent notre excité de service, notre si volontaire Nicolas Sarkozy, se faire inviter à bouffer, tenter en deux jours de jouer les pompiers de service, ce qui ne sert à rien, vu que les lances, les tuyaux, les dévidoirs, les échelles et les haches, ce sont les américains qui les ont. 
C’est eux qui contrôlent le périmètre, si tu préfères.

Ah là, contrairement à la "réaction" Russe d’août dernier, pour la Maison Blanche, celle d’Israël n’est pas disproportionnée – et pourtant, elle l’est. [*]
Cette fois, la "violence n'est pas inacceptable" ...
Et puis, pas question de soutenir le Conseil de Sécurité proposant un cessez-le-feu. Au contraire, on s’y oppose.
De toutes les façons, à quoi cela servirait-il vu qu’Israël ne respecte pas les résolutions de l’ONU (242 à ce jour) ce que, soit-dit en passant, la Communauté Internationale, États-Unis d’Amérique compris, ne tolérerait pas d’un quelconque autre pays que ce soit !

Ceci étant dit, je vais te surprendre, mais cette opération “Plomb Durci” (Ils doivent s’éclater, comme des malades, les gars qui trouvent des noms à la con pour leurs opérations meurtrières) a au moins un mérite :
Pour tous les gros naïfs, les doux rêveurs, qui voyaient en Barack Obama un formidable espoir pour l’avenir de cette planète, qui pensaient oui, que cet homme et son incroyable charisme allaient changer la face du Monde, j’ose espérer que “a y est” vous êtes redescendus sur Terre.
Tant son silence est édifiant.
Pas un mot du nouveau Président américain sur cette boucherie qui, tu le verras, prendra fin juste avant son investiture.

Oui, je sais, Obama a déclaré qu’il n’y avait qu’un seul président des USA, en l’occurrence, jusqu’au 20 janvier, il s’appelle Bush.

Tu veux que je te dise ?

Ça s’appelle botter en touche.
Et de façon assez minable.
Ben si.
Tu veux peut-être que j'te rappelle toutes les affreuses gentillesses qu’Obama a sorties lors de sa campagne sur son futur prédécesseur ?
Et puis, concernant les attentats de Bombay, curieusement, là, il n’y avait pas un seul Président ! Il me semble bien qu’Obama se soit exprimé et assez fermement. Non ?
Et d’ailleurs, il s’exprime tous les jours.
Par exemple aujourd’hui, lundi 5 janvier 2009, il a annoncé une réduction d’impôts de 310 milliards de dollars.
Le 30 décembre dernier, il a fait part de son souci de ne laisser personne sur le bord du chemin … numérique, en proposant, notamment, d’équiper les bus scolaires en Wifi (on ne rigole pas, siouplait, les gens …) !
Le 21 décembre, il déclarait vouloir créer, en deux ans, 3 millions d’emplois aux États-Unis.
Et le 10, il nous annonçait que dans le cadre d’une main tendue au monde .. musulman, il ferait un discours "important" dans une capitale .. islamique.

Tu vois qu’il cause, quand il veut, cet Obama.
Mais là, non.

Et tu sais pourquoi ?

Parce qu’il est d’accord.
Parce qu’il mènera la même politique que Bush au Proche-Orient.
Parce que c’est avant tout, un américain, rien d’autre qu’un américain.

Son “Yes We Can !” n’était qu’un slogan publicitaire.
Tout comme “Ensemble, Tout Devient Possible !” en était un.

Or donc, le seul point positif de cette horreur que l’on nous dépeint unilatéralement sur nos télés occidentales, c’est qu’elle va surtout mettre du plomb (durci) dans la tête de ceusses qu’avaient pas encore percuté ceci :
Obama ne représente aucunement l’espoir, mais la continuité d’une politique.
Et d’ailleurs au fur et à mesure qu’elle se constitue, son équipe se révèle être plutôt bien ancrée à droite.

Yes We Can ?

Yes We Can, My Ass, oui …


[*] Je ne sais pas de quelles armes de destruction massive sont équipés les soldats du Hamas, mais apparemment, ils sont totalement dépourvus de défense anti-aérienne, t’as remarqué ? … Quant à leurs roquettes, elles datent de quand ? … J’espère, au moins, qu’ils ont des fusils à pompes, ou à défaut, des cutters en bonne et dûe forme pour les corps-à-corps sanglants qui se profilent, voire qui ont déjà lieu.


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