17 janvier 2012
L’Agence De Notation : Une Arme De Destruction Massive
Bien sûr, on pourrait en rire. Imaginez ! Ils – mais qui sont-ce ? – voulaient « moraliser » le capitalisme, « réguler » le monde de la finance, et les voici accablés, acculés, sanctionnés pour mauvaise gestion par des agences de notation. Pan dans la gueule ! Effet boomerang…
Et voyez-les, désormais, déloqués, Gros-Jean comme devant. Se renvoyant la balle perdue. Grotesques, pathétiques. Pauvres pantins, pauvres Tartuffes.
Ah oui, c’que c’est drôle, en surface, je veux dire d’un point de vue strictement médiatique ; c’est Guignol tous les jours. Les uns accusant les autres, les autres vilipendant les uns. Et tout y passe. Les « années Mitterrand », les 35 heures, le sarkozysme et j’en passe ; tout est bon dans l’argument de cochon pour trouver le grand fautif de la dégradation...
Nous savions ô combien cette époque était celle de la médiocrité, nous découvrons, atterrés, que c’est bien pis encore…
Car bon sang de merde, qu’est-ce donc que ces agences de notation ? On nous dit : des thermomètres. Des médecins. Des légistes. Foutaises ! Ce sont, en réalité, les meilleurs alliés du système. Ce sont, en vérité, les gardiens du temple. Leurs culs, leurs chemises, appartiennent, corps sans âme, au néolibéralisme. Leur crédo, c’est le chiffre. Que nos dirigeants, ces courbés, suivent à la lettre. Mais pour les peuples, oubliez vos doléances, oubliez même jusqu’à votre existence. Nous sommes, nous le peuple, dans ce magma de chiffres, l’être anonyme.
Une agence de notation, en somme, c’est un gros, un énorme MEDEF planétaire. Ça y cause de croissance, de compétitivité, de désendettement, mais jamais ne se soucie de ceux qui, de la Chine à l’Argentine en passant par Gandrange, turbinent, sont sacrifiés pour des cacahuètes, pauvres variables d’un système qui, sur leurs dos et jusqu’à l’os, engrange... Il ne s’agit pas (plus) de travailler, vous comprenez, il s’agit d’être compétitif. Voilà le mot-clé. Et en son nom, tout sera fait, tout sera détricoté : acquis sociaux, droits du salarié, code du travail, etc.
Quant à la protection sociale ? Il conviendra de la réduire à zéro ! Ou proche de. Le minimum. Même pas syndical.
Dans ce monde-là, tout se paye. Au prix fort.
Ah, la belle revanche ! Le grand cocufiage ! Voyez-moi ça ! Ces agences de notation, si laxistes, gratifiant d’un AAA, et de concert, les Etats-Unis d’Amérique, y compris pendant la Grande Dépression (vous le croyez ça ?) ces complices avérées des subprimes, voilà qu’elles se rebiffent, et dégradent à tout-va !... La crise est passée par là, nous dit-on... Ben voyons ! Mais cette crise ne date pas d’hier, elle est structurelle ! Elle est dans l’ADN même du capitalisme depuis qu’il n’a plus de rivaux, depuis qu’il est devenu LE système unique et la pensée qui va avec.
Et quand bien même ! Depuis lustres, tous les Etats du monde vivent à crédit, et par milliards, au seul profit des financiers, des banquiers, des marchés, et d’un coup, comme ça, tiens donc ! Ce ne serait plus convenable. Ca n’irait plus. Faut désendetter, les mecs ! Sinon, on vous saque votre AAA. On vous donne du BBB. Et pire, si vous n’obtempérez point… De qui se moque-ton ? Pour quels cons finis nous prend-on ?
Mais dites-moi, cela n’aurait-il pas plutôt à voir avec ces petits chefs d’Etat, sans grande envergure au demeurant, qui, t’en souvient-il, se seraient mis en tête, et Martel avec, de « moraliser » ce merdier, « réguler » cette escroquerie grand format, en finir (prière de ne pas rire …) avec les paradis fiscaux. Sus à Monaco, aux Caïmans, tout en épargnant, vous en comprendrez fort aisément les raisons, nos « amis » du Luxembourg, de la Suisse et de la Belgique. Si accueillants avec nos fiertés nationales que sont les Aznavour, les Delon, les Prost et les Hallyday...
Vous voulez « moraliser », « réguler », « déparadiser » fiscalement ? Vous voulez jouer les purs, la Sainte-Nitouche, le gros dur ? Bref, foutre le boxon dans une affaire juteuse qui vous a permis de vivre à crédit pendant des décennies entières ? Eh bien, soit ! Mais nous allons commencer, si vous n’y voyez pas d’inconvénients, par nous préoccuper de ce crédit, justement, sur lequel jusqu’ici, nous n’avons pas été trop regardants.
Autrement dit, chers « moralisateurs » vous allez d’abord régler vos dettes et vos déficits abyssaux, et fissa, sinon, dégradation(s) et, par ricochets, taux d’intérêts velus de chez copieux.
Allez hop, au boulot !
Et qui se réjouit, s’en retrouvent tout ébaubis ? Mais les marchés, pardi ! Nos financiers ! Même pas mal la dégradation des USA. Pas plus que celles en chaîne s’abattant sur ce nain économique qu’est la zone euro ! Agences de notation, marchés et financiers, c’est du kif...
T’as voulu jouer au vertueux, on t’envoie la facture, et ce n’est qu’un début ! On va mettre tout le monde au pas. Soumis au même régime. Une seule règle : la nôtre ! Et plus une tête qui dépasse ! Compris ?
Or donc, c’est drôle, oui, mais en surface. Parce qu’en creusant, et pas longtemps, c’est d’une médiocrité sans nom, d’une bassesse rarement atteinte. On touche pas le fond, non ! On l’explose ! Avec ces Hollande, Bayrou, Villepin, Sarkozy et tutti, pauvres pantins, et cette baudruche de Le Pen, qui se renvoient pathétiquement la balle. S’accusant les uns, les autres. Mais jamais, ô grand jamais, se dressant contre cette saloperie, cette grande fumisterie ! Aucuns d’eux n’appellent à la résistance, seuls Mélenchon, Poutou, Arthaud !
Mais le tableau ne serait pas complet, sans les valets, ces êtres qui se prétendent journalistes et ne sont, en vérité, que des perroquets AFP, voix de leurs maîtres, ceusses du Siècle, chiens de garde du bipartisme, autres alliés objectifs, obséquieux du système, du AAA, de toutes ces fadaises. Les avez-vous entendus nous expliquer que peut-être, oh-là-là, cette perte du Triple A pourrait profiter aux candidats « anti-système » que sont – je cite – Mélenchon, Le Pen, Bayrou…
Bayrou, un candidat « anti-système » ? C’est-y pas cocasse ? C’est-y pas, surtout, un énorme foutage de nous autres ? Bayrou n’est rien d’autre qu’une synthèse. Je prends à droite, je prends à gauche, « Acabi, Acaba, et voilà », votez pour moi ! Et tu le retrouveras ton AAA…
Bayrou n’est certes pas LE système, nonobstant, il en est une composante, elle est tristement centripète.
Mais revenons à nos laquais !... Non messieurs, cette dégradation ne bouleversera pas votre satané échiquier, au contraire ! Elle va le renforcer. Parce que le peuple français est un poltron, aussi un cocu consentant !... Ah mon dieu, on a paumé notre triple A ! Mais alors, si je vote Mélenchon, on va en perdre combien d’autres, de A ?... Voilà ce qu’il pense, le quidam. Il ne voit pas plus loin que le bout de son tarbouif. Il rentre la tête, et le reste, alouette !... Il pète de trouille, le Français. Y’a qu’à voir, tout ce qu’il a gobé jusqu’ici. Du musulman qui le coloniserait aux Roms qui le dépouilleraient... Le tout-sécuritaire, il en redemande, tellement il est pétrifié... C’est un petit bourgeois qui s’ignore, l'électeur français. Un bobo en gestation. S'indignant devant sa p'tite télé... Il a que la gueule, le Français. Il est Lepénisé jusqu’au trognon. Ne sachant même plus faire la différence entre des torchons et des serviettes. Il aura même pensé – c’est dire ! – que DSK pouvait le tirer de son inconfort relatif.
Et voilà pourquoi, tout bien pesé, exposé ci-dessus, l’agence de notation est une arme de destruction massive. Elle vient finir le boulot. Anéantir toute résistance. Toute révolte... Ah c’est une œuvre d’art, j’en conviens ! Tant elle laisse croire qu’il n’y a pas d’autre issue possible.
Tu votes pour le système, ceux qui le défendent, or donc, Sarkozy/Hollande/Bayrou, sinon il va t’en cuire ! Tu connaîtras le même sort que les Espagnols, les Portugais, ou pis encore : les Grecs ! Imparable, non ?
Ce qu’ils ne disent pas, c’est que le choix Sarkozy/Hollande/Bayrou, c’est : adieu la protection sociale, bye-bye tes acquis chèrement conquis, terminés les droits du salarié. La seule différence entre ces trois-là (dont un qui est clairement devenu, en quelques mois, un social-traître), c’est le temps que ça prendra... Bref, en une question comme en cent : préfères-tu te faire mettre rapidement ou lentement ? Voilà l’histoire…
Bien sûr – j’allais oublier – tu peux, aussi, faire le choix de Marine Le Pen. Avec dans l’idée, que ça provoquerait une sorte de « chaos », un électrochoc salutaire. Mais depuis quand, dis-moi, un suicide collectif est de nature à émouvoir un financier ?
Procédant par élimination, il ne reste donc plus, dans ce naufrage, que trois possibilités : Mélenchon, Poutou, Arthaud. Et puisqu’ils nous assomment avec leur « vote utile », cette autre fumisterie, eh bien appliquons-le, mais à leurs dépens, en favorisant, de ces trois-là, le mieux placé : Mélenchon. Et avec lui, résistons. Aux agences de notation, aux banquiers, aux marchés, préférons le peuple. Dussions-nous chèrement le payer.
Mais qu’est-ce qu’un prix à payer quand il s’agit de recouvrer sa dignité ?
18:09 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons !, Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : standard & poor's, fitch, moody's, agences de notation, aaa, dégradation de la zone euro, qui est derrière les agences de notation?, le capitalisme est une saloperie, résistons aux agences de notation, hollande est un social-traître, les candidats du système, hollande sarkozy bayrou candidats de s&p, le commencement de la fin, seuls mélenchon poutou arthaud, place au peuple, mélenchon 2012, présidentielle 2012, candidats anti-système, il n'est pas trop tard, l'espoir, front de gauche, gauche unitaire, parti de gauche, pcf |
| |
17 juin 2011
Désert De Gauche
Elle viendra pas. La gauche. C’est pas qu’elle a lâché l’affaire ; c’est le temps. Celui qui passe et vous broie. C’est l’Histoire, aussi. Qu’on ne refait pas…
Les marchés ont gagné, voilà la vérité. Et ça fait lurette. Même une crise « sans précédent » n’aura pas changé la donne. Au contraire ! C’en en même fascinant. A certains égards.
Et pourtant, il y aurait, je l’ai lu, entendu, un peuple de gauche. Admettons… Mais où est-il ? Sont-ce les Indignés ?... Faudrait les passer au scanner. Pour vérification. En être sûr... Que veulent-ils, quelle société ? Que pensent-ils, quelles idées ?
Notez que j’aurais plutôt de la sympathie pour ceux-ci... Seulement voilà, s’indigner, est-ce suffisant ? Et puis, s’indigner contre qui, contre quoi ?...
Tout mouvement, quel qu’il soit, doit avoir un but. Précis…
Revendiquer, d’accord ; slogans, cris, protestations, sitting, occupation des lieux, oui ; mais ensuite ?... Force est de constater, qu’après quelques semaines, cette histoire, elle fait comme du surplace, s’ankylose, pour finalement « partir en Schweppes ». Comme disait Besancenot. Le facteur, qu’a renoncé. Pour l’être anonyme. Ou tout comme… Oh, elle va peut-être se faire un (pré)nom, durant la campagne, cette Myriam Martin… Mais n’est-ce pas trop tard ? Puisque le profit est devenu la règle. Absolue. A tous les niveaux. Et que, nonobstant, le salarié s’y plie. Non sans souffrances, c’est vrai, mais il s’y plie. Petit à petit.
Entre les Indignés et les Résignés, ce sont les seconds les plus nombreux. C’est là qu’est l’os. Entre autres… La crise aurait mérité une autre réponse que la seule indignation.
Elle aurait pu, la crise, réveiller un désir de gauche. Mais pas la gauche qui fait mine. Qui louvoie. Celle qui se prétend socialiste, celle du PS, dont Sarkozy, disait – à juste titre – qu’elle n’avait « plus rien de commun avec la gauche de Jaurès et de Blum » [Discours de Toulouse – 12 avril 2007]. Il se paya même le luxe d’ajouter : « Laissez dormir Jaurès et Blum, ils sont trop grands pour vous ».
Quatre années et une énorme crise plus tard, c’est encore désespérément vrai. Ni Hollande, ni Aubry, Ni Royal, ni quiconque de la rue Solferino, ne sont « socialistes ». Justes des libéraux. Convertis aux marchés et sa loi, à l’image de sa pensée : unique.
Des libéraux un peu moins brutaux, un peu moins thatchériens, certes, mais assurément pas jaurésiens.
Un centre-gauche mou du genou.
Oui, la crise aurait pu réveiller un désir de gauche. De l’ouvrière. De la communiste révolutionnaire. Une envie de lutter. A la dure. Ah ! ça ira, ça ira ! On va pas se laisser faire comme ça… Bonus, stock-options, retraites-chapeau, parachutes dorés, et ces écarts de salaires, indécents, ça suffit !... Et moi, qu’on sacrifie, à qui on demande de trimarder, un peu plus, toujours, pour éponger la dette, pour que Moody’s, et les autres, y nous virent pas un « A » ; moi qu’on déclasse à l’aise, pour des nèfles, pendant que là-haut ça se goinfre, que même la considération, j’y ai pas droit ; que des devoirs.
Ben non… Nib. Zéro. Balle-peau.
Pourtant, y’avait un boulevard. Enorme… Vu ce qu’elle nous a révélé, cette crise.
Mais non, rien à faire ; NPA, LO et tous les autres, anéantis. Rincés... Ils ont raté le coche... Et c’est fini, j'vous le dis, on les reverra plus.
C’est comme si cette crise les avait tués. Eux qu’étaient déjà presque morts. Depuis la chute du communisme. 1989, adieu Berthe et fais tes valises, Liliane !
Comme si la loi du marché, ce rouleau-compresseur, les avait momifiés. Et avec eux, les salariés. Plus résignés que jamais. Orphelins de porte-parole…
Je sais, d’aucuns vont crier un nom : Mélenchon ! Que ce serait lui, la gauche, qu’il va nous défendre, le tribun, le verbeux, qu’il va nous venger. L’homme qu’a dit : Qu’ils s’en Aillent Tous ! Et comme nous sommes d’accord. Tu penses !...
Mélenchon, donc.
La gauche.
Fût un temps, je dis pas. Mais y’a lustres… Le gars, c’est vrai, l’a fait ses classes chez les trotskistes. Comme jadis, Cambadélis. Ou Jospin… Et pis ensuite, l’a rejoint le PS. Celui de 1977. Qu’était pas le même qu’aujourd’hui... Le PS de 1977, peu ou prou, c’était quoi ?
Le NPA de 2009.
Ou quasi.
Trente et une années, qu’il y a pointé, dans ce PS, Mélenchon. C’est dire si des couleuvres, il en aura bouffées. Et des copieuses. Jusqu’à celle de Maastricht.
Certes, en 2005, y’a comme un truc qui lui revient. Bouffées de jeunesse... Avec Fabius, Emmanuelli, le voilà qui dit « Non ! » au Traité pour une Constitution Européenne… Bon garçon… Et comme c’est le « Non » qui l’emporte, bingo ! on va peut-être la faire, cette rénovation, celle du PS... Il serait temps, après la raclée, l’humiliation du 21 avril 2002. De tirer les leçons. Redevenir un parti de gauche qui cause au peuple.
Mais penses-tu !
La présidentielle venue, tout rentre dans l’ordre… L’ordre juste, paraît-il… C’est Royal qui décroche la timbale… Pas content, Mélenchon… Y’a de quoi. C’est pas vraiment le « Non » du 29-mai qu’est en première ligne avec cette Ségolène.
Mais il y reste, dans cet étrange PS... Avant de jeter (enfin !) l’éponge, en novembre 2008, quand la même Royal arrive, par motion interposée, en tête des suffrages des militants… Il n’est jamais trop tard pour prendre la bonne décision, n’est-ce pas ? Oui, mais faudrait tout de même pas nous prendre pour des benêts de compète, Jean-Luc…
…Car Mélenchon, candidat de gauche, adoubé par le Parti Communiste Français, c’est du grand art, mon cochon… Ce Parti Communiste honni par Mitterrand ! Même qu’il a tout fait, Tonton, et plus encore, pour l’estourbir. Même que ça a drôlement bien marché.
Au profit, n’est-ce pas, du Front National…
On l’a pas trop entendu, à cette époque, Mélenchon, s’indigner qu’on ratiboisât le PCF... A croire qu’il était d’accord. Ou résigné.
Alors vous comprendrez que de le voir faire une OPA sur un cadavre, et de surcroît, porter ses couleurs, celles d’un Front de Gauche, même avec le verbe haut, y’a de quoi tordre du nez. Et pas que du nez…
On pourra bien me bonnir qu’y a que les imbéciles qui changent pas d’avis, oui, sauf que, il aura mis du temps… C’est une donnée importante, le temps. Et plus t’en mets pour changer d’avis (et 31 ans, c’est pas rien) plus tu ressembles à un opportuniste qui prendrait, un tantinet, le peuple (de gauche) pour… un imbécile.
Or donc, elle viendra pas. La gauche. En lieu et place, nous aurons un bateleur. Un illusionniste. Un showman. Qui ravit les Ruquier, les Drucker et les Ardisson. De la bombe audimatoire qui va siphonner ce qui restait de voix au NPA, à LO… Finir le travail, en quelque sorte. A l’image du Tonton flingueur.
La gauche, elle est calenchée, chérie. Y’a qu’à reluquer partout, ailleurs. Laminée qu’elle est. Tellement les marchés ont gagné. Que les salariés sont résignés.
Y’a plus qu’à porter l’estocade.
C’est dommage… Tant le boulevard était immense. De quoi réveiller un désir de gauche. Et pis non. Rien. Un désert.
Et de ce désert (ou de cette désertion), profita Mélenchon…
… Et ressurgit, le Front National.
Comme toujours, quand il y a un désert à gauche.
20:04 Écrit par Philippe Sage dans Il Est Trop Tard | Lien permanent | Commentaires (74) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-luc mélenchon, front de gauche, parti de gauche, parti communiste, ligue communiste révolutionnaire, nouveau parti anticapitaliste, lutte ouvrière, gauche française, jaurès, blum, mitterrrand |
| |











