24 mars 2009
Thierry, Tu Es Notre Pain Béni !
C’est magnifique, c’est inespéré, à ce point que j’ai envie de dire oui, oh oui ! Le jour de gloire est (peut-être) arrivé !
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Ah Thierry, si tu savais comme je te bénis, tant c’est beau un conseil d’administration de chez Valeo, celui-là même qui en période, non de crise, mais de dépression, vient de t’accorder trois millions deux cent soixante et mille patates d’euros pour “divergences stratégiques”, autant dire - n’ayons pas peur des mots - pour mauvaise gestion et prises de décisions abracadabrantesques mettant en grand péril l’avenir des salariés de ton entreprise.
Ah mais quelle belle action, sacrebleu ! Même qu’il faudrait la coter en bourse, mon Thierry, tant elle vaut son pesant d’or !
Ah mais qu’il est beau, qu’il est juteux et si majestueusement ficelé, ce parachute doré !
Comme je voudrais avoir une main de plus, Thierry, pour t’applaudir à tout rompre, à tout va, t’applaudir à m’en péter les veinules !
Comme je regrette, mon Thierry, que tu ne sois point inscrit sur Facebook, je t’aurais derechef envoyé une demande express d’amitié.
Ah Thierry, mon ami, mais prends-le ton argent, tu l’as bien mérité mon cochon ! Ah prends-le, oui, et sans perdre de temps, ce serait gâcher la fête, tant tu le sais, le temps, mais bordel à fi(ll)on, c’est de l’argent ! Encore de l’argent !
Thierry, je t’en conjure, ne les écoute pas, les Parisot, les Chatel et consort. Ceusses qui te demandent de renoncer à ton beau parachute, ton Airbag doré.
Ne les écoute pas, et pars, pars sans te retourner, vite et loin, le plus loin possible, où tu veux, mais pars, aux Caïmans, par exemple, bel endroit pour oublier à jamais leurs larmes de crocodile, celles des Parisot, des Chatel et consort.
St-Barth, à la limite, ne serait pas déshonorant, t’y f’rais même d’une pierre des tas de coups, vu qu’à St-Barth, t’aurais du soleil et des pu .. et des nanas, 362 jours sur 365 ! Mais c’est pas tout, l’ami, énorme cerise sur le caviar, mon Thierry, t’y paierais pas d’impôts : cette île pour américains séniles est totale "défiscalisée" ! Alors, elle est pas belle, la vie, mon Thierry ? On n’est pas bien là, décontracté du gland, et on baisera le bouclier fiscal quand on aura envie de le baiser ?
Ne les écoute pas, Thierry, les Parisot, les Chatel et consort ! Pars avec le blé, casse-toi sans demander ton reste ; pour parler français : pisse-leur à la raie, Thierry !
A ton parachute doré, ne renonce pas !
Je t’en supplie !
Garde-le, ainsi, tu nous rendras le plus beau, le plus grand, le plus fier des services !
Tu réveilleras enfin ce peuple léthargique, tu attiseras sa colère, tu lui rendras – bien involontairement, mais on s’en fout .. - sa dignité perdue !
Grâce à toi, Thierry, mon ami, le peuple s’inventera une nouvelle Bastille, à nouveau il rugira, éclatant, beau et grand !
Notre avenir est dans ton parachute, Thierry !
Tu es notre chance !
Tu es notre espoir !
Notre pain de demain, béni et quotidien !
Alors, une fois encore, je t’en conjure : ne renonce pas à ton parachute doré !
Ne nous vole pas notre colère.
Tu nous la dois.
18:04 Écrit par Philippe Sage dans Crise Financière, Politiquement Très Incorrect, Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : thierry morin, valeo, parachute doré, laurence parisot, luc chatel, indemnités de départ, prenez-nous pour des cons ! |
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