26 mars 2011
Front National : Va Falloir Se Mettre Au Travail, Les Gars !
Elle est partout, la Marine. Presse, radio, télé, du jamais vu... De loin, comme ça, on pourrait se dire qu’ils veulent la tuer, tu vois ; je veux dire médiatiquement, trop de Le Pen tuant la Le Pen !… Bon sang, mais c’est bien sûr, qu’on s’écrie ! Ils l’invitent, tous, sur les plateaux, jusque Radio J, jusque dans l’impensable quoi, la surexposition au cube, jusqu’à ce qu’on en puisse plus. Qu’elle nous sorte par les yeux, les pores, tout. Qu’elle devienne repoussoir. Ah ! que c’est terriblement bien joué ! Que c’est finaud de chez intelligent.
Mais non. Y’a pas de finaud. Y’a pas d’intelligence. Y’a que du lourdaud. Du cocu de première. A chaque fois, c’est la même, en long, large, elle te les rétame tous. Une véritable exécution.
Dézingué l’Aphatie, rectifié l’Elkabbach, désossée la Chabot. Tous, elle les retourne tous... Et pourquoi ? Parce qu’ils sont pétris de certitudes, de dédain, de dégoût. Parce qu’ils bossent pas, surtout. La fleur au fusil, qu’ils y vont. De fait, c’est un massacre. Une boucherie. Et la donzelle, elle repart, à chaque fois, avec de nouveaux électeurs dans « sa besace ». Les doigts dans le nez. Sans rien faire. Ou quasi.
Elle déroule, UMPS par-ci, UMPS par-là, c’est du velours, du sur-mesure, et vas-y qu’elle cogne, toujours au même endroit, qu’elle enclume, et y’en a pas un pour la renvoyer dans ses cordes, d’où elle vient, d’où elle est et restera, soit pour parler crûment : à l’extrême droite… Française, monsieur, l’extrême droite Française !... C’est pas de la gnognotte, ça, dis, pour qui connaît l’Histoire, qui s’est fadé tous les dégueulis du père Destouches (de souche), de Bagatelles à l’Ecole en passant par Les Beaux Draps. C’est cette France-là, mon pote. Affirmatif. Mais crois-tu que les présumés finauds, les supposés intelligents, lui mettraient ça dans les chicots ! Que nenni ! Ça louvoie, ça pose des questions de mollasson, ça croit pouvoir piéger la fifille au pépère, mais rien du tout !... Oh, ça lui cherche bien, des fois, des relents d’antisémitisme de type héréditaire, mais sur la pointe des pieds ; y savent pas s’y prendre les mal dégourdis.
Pourtant, tout, ils ont tout, les preuves, les dossiers, les éléments. Y’a qu’à lire. La presse d’extrême droite, celle qui soutient très activement le Front National. Les Rivarol, Flash, Nations Presse Hebdo, La Voix Des Français, Le Choc Du Mois, Minute, Présent, et j’en passe, jusqu’à la Courtoisie de Radio, c’est de l’édifiant. Du brut de chez brut : qu’on y cause de lobby juif, de francs-maçons, de révolution nationale, de la « race blanche », comme jadis chez les Brasillach, les Maurras, la même prose, le même combat.
Quoi que vous croyiez ? Que le Front refilé à une « mère de famille », ça y deviendrait, par je ne sais quel miracle ultra-catholique, de la bonne petite droidroite radicale mais fréquentable !... Du tout !... L’extrême droite, ça reste l’extrême droite. Allez donc demander au Buisson, il en vient, il en connaît l’esprit, les recoins. Comme Michel de Rostolan, Yvan Blot, Jean-Yves Le Gallou, Bruno Mégret. Demain Vanneste, Ciotti, Jérôme Rivière et compagnie... Si ça tourne à l’eau de boudin pour l’agonisante, la suicidaire, l’UMP shootée au Sarkophage, en 2012, ça je te l’affirme, ils vont pas, deux fois, se faire prier, ces foutus laïcs, pour aller pointer chez Front.
T’as tout le Club de l’Horloge qu’est sur les dents, prêt à basculer. Recta.
Et avec eux, les anciens d’Occident, du GRECE, ceusses du Parti de la France.
Pourquoi crois-tu qu’ils reprennent à tirelarigot, un à un, petit à petit, comme des moins que tout, tous les arguments du Front, d’Hortefeux à Guéant en passant par dame Brunel ? Parce qu’entre ces types-là, ceux de l’UMP et le Front, c'est une feuille de papier à cigarettes qui les sépare. Pas plus.
Mais crois-tu que ces sagouins de journalistes ils te mettraient au (sale) parfum ? Qu’ils t’affranchiraient ?... Penses-tu ! Ça fait mumuse avec la Marine, ça se croit malin, ça explose l'audience, les compteurs, mais ça fait son lit, bel et bien, à la Marine… Et sais-tu quoi ? Ce sont les mêmes qui, l’an prochain, viendront te dire qu’il faut faire barrage au Front National, no pasaran, sursaut républicain et tout le merdier ! Comme en 2002 !... T’en souvient-il ? De ce « NON » en Une de Libération ? De ce JT de Tf1 du PPDA, en date funeste du lundi 22 avril 2002, où, d’un air grave, il t’annonce qu’il va, lui et sa rédaction, t’expliquer ce que c’est vraiment que le Front National ? Et qui c’est, ce Jean-Marie Le Pen ?... Jean-foutre, va ! que ne l’as-tu pas fait avant, sombre commercial de l’empire Bouygues !
Eh bien, c’est reparti !... Comme en 40, que j’ai envie de dire.
Ah, puis faut voir comment qu’ils l’accueillent la Marine, les Calvi, les Chabot, les Denisot et consorts. Qu’on y voie bien la pince à linge sur leur nez. Qu’on pige bien que c’est pas leur tasse de thé. Ça la rembarre, la coupe, taisez-vous, mais taisez-vous donc, Madame Le Pen ! Ça fait dans le « mais bien sûr ! », le « ben voyons ! », ça goguenardise, hausse des épaules, mais à part ça ? Nib !
Sauf que, l’auditeur, il le voit itou. La différence de traitement. Et ça lui plaît moyen. Vois-tu. Même que ça le renforce dans son choix. Que si c’était possible, en 2012, c’est pas un bulletin estampillé Marine qu’il y mettrait dans l’urne mais deux. Juste pour les faire caguer.
C’est frontalement qu’il faut la prendre, la bourgeoise (car c’en est une ! elle sort pas de la cuisse du peuple, faut pas se méprendre, ça nous vient des beaux quartiers, cette affaire… la misère : elle connaît pas ! Elle a pas idée de ce que c’est). Pas faire son chichiteux, son journaliste de salon. Son confortable. Faut la mettre au pied du mur, calmement, patiemment, à l’usure. Sans dédain. Sans dégoût. Faut les bosser les dossiers, faut se sortir les doigts comme on dit, et fissa.
Que fout-elle à l’AEMN, auparavant l'Euronat, la péronnelle, soit avec les pires xénophobes d’Europe, des racistes avérés, certifiés, si elle n’est pas d’extrême droite ?
Que faisait-elle, de même, avec les autres d’ITS (Identité, Tradition, Souveraineté) même qu’on y trouvait la fifille Mussolini ?
A quand un reportage sur les fêtes du Front, saucisson, pinard, avec bien en évidence, des ouvrages de révisionnistes, ah que voilà de la lecture qu’est sans la moindre ambigüité !
La dédiabolisation, c’est de l’attrape-couillons, un énorme, immense piège à cons.
Or donc, va falloir se mettre au taf, les mecs. Nous montrer le visage du Front. Ce qu’il est vraiment, et restera toujours : un parti d’extrême droite. Avec tout ce que ça trimballe de nauséabond.
Tu vas te bouger, mon journaliste, et plus vite que ça ! Ranger ton Grand Journal ridicule, grotesque, pipolisant, finie la grosse rigolade ! et te mettre au turbin. Tu vas pas bricoler comme en 2002, soit attendre le mois d’avril de l’an prochain pour faire ta pleureuse, ton donneur de leçons, avec l’air bien compassé, et nous chanter l’air du « front républicain » à balles deux. Parce que cette fois, sache-le, ça ne marchera pas.
Alors : au boulot !
23:09 Écrit par Philippe Sage dans Devoir De Mémoire[s], Opinion, Télévision, Piège à Cons | Lien permanent | Commentaires (63) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : marine le pen, front national, extrême droite française, antisémitisme, xénophobie, racisme, club de l'horloge, zéro journaliste, révolution nationale, occident, extrême droite européenne, révisionnisme, peste brune |
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07 février 2011
La Révolte De La Chair [Ou L'Afrique Vue Du Ciel]
Et je me demandais – pas vous ? – ce qu’il en advenait de la Côte d’Ivoire. Avec tout ce ramdam.
Ah ! la hiérarchie de l’info, comme c’est édifiant … Or donc, qu’en est-il de Gbagbo, de Ouattara ? … Du pion de jadis et du pion de demain ? .. Car, c’est bien de cela dont il s’agit, n’est-ce pas ? .. De pions. That’s the point.
Oh ! je dois vous le dire, mauvais comme je suis, teigne, salopard, je me réjouis. Me voilà, aux anges. Même de la mort, peu me chaut. C’est que dites, Tunisie, Egypte, ça tangue, ça vacille, même que ça chie dans son froc.
Faut voir les tronches, six pieds de long, de large, qu’ils affichent, nos stratèges. Agitant, comme convenu, prévisibles qu’ils sont, la « menace » : l’is-la-mis-me … Non ? Vraiment ? … Je serais (presque) tenté de dire : et alors ? … On ne peut pas tout prévoir, n’est-ce pas ; voilà tout.
Oui, je suis hautement cynique, mais j’en suis l’enfanté ; du cynisme. Et d’ailleurs, j’en remets une couche : non, nous ne sommes pas tous des Tunisiens, pas plus des Egyptiens ou des Palestiniens, nous sommes, avant toute chose, nous autres occidentaux, les enfants (assis, courbés, bien obéissants) du cynisme. Faut-il l’être pour donner dans l’excursion aérienne de type touristique au-dessus d’un pays se soulevant … Voilà un signe qui ne trompe pas. Tout un symbole. Et dire que ce sont les mêmes qui nous assuraient vouloir « moraliser le capitalisme » .. Vous ne voyez pas le rapport ? Entre un jet privé – dont on se fout royalement, soi-dit en passant ; le point est ailleurs – et le merdier dans lequel nous voilà rendu ? … Pourtant, c’est du limpide. Ça crève les yeux …
… Reprenons le fameux : « L’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire » (donc on peut le survoler, voyez, en jet privé, quand bien même serait-il à feu et à sang).
Ça n’était point un effet de manche ou de style. L’esprit tout décati, bouffi, gâté, pourri, paresseux même, y aura vu comme un relent de la coloniale, comme du racisme épouvantable. Au minimum, une insupportable condescendance (ce qui est un fait, au demeurant).
Fallait pousser plus loin. Tant un terme se détachait. Posait problème, comme l’on dit. Et ce terme, c’était (et reste) : l’Histoire. Mais laquelle ? De quelle Histoire était-il question ? Qui en décide ? Qui l’impose ? … C’est gaudriolant mais il me semble que les Tunisiens (« A Qui Le Tour ? » fanfaronnait Libération considérant donc l’affaire comme un jeu – cynisme, toujours) et les Egyptiens viennent de répondre. A leur façon… Pour faire court, ils nous ont dit, peu ou prou :
« Allez vous faire foutre ! Vous et votre Histoire ! On n’en veut pas (plus) de votre Histoire ! Elle est pourrie, votre Histoire ! » …
… Et nul ne peut dire où ça « nous » conduira.
Oh, ça jacte, ça cause, ça rotative, et bla, et bla, et bla, entre ici Barbier, explique-nous donc comment elle va désormais se danser, l’Histoire ! Mais rien, ils n’en savent rien. Ni Barbier, ni Adler, ni Attali, ni personne. Nada ... Comment voulez-vous qu’ils voient (ou entravent) quelque chose, eux qui n’avaient déjà pas vu venir la « crise » ? Ni même, jadis, la Chute du Mur ? Ni rien. Zéro.
Pourtant, c’est comme pelote de laine qui se défait, lentement, mécanique quasi magnifique, logique, mathématique … Mais revenons à nos moutons. Lesdits pions.
Nous qu’avons la chance de vivre en belle démocratie, propre, irréprochable, nous sommes citoyens. Elisant maires, députés, présidents et tutti (Balkany compris). Ça est un progrès considérable, n’est-ce pas, d’avec la royauté, où nous n’étions que sujets, serfs et vassaux. Pauvres assujettis … On y a gagné. En épanouissement. Même qu’y a pas plus heureux et libres que nous autres au monde. Pas vrai ? ..
... Mais, dans une contrée (et comme elle est « nombreuse » !) où le dirigeant n’est autre qu’un pion (Gbagbo, Ben Ali, Moubarak, etc.) placé là par le Nouvel … l’ex-Nouvel Ordre Mondial, pour ne point contrarier la bonne marche en avant – L’Histoire, à vrai dire - dudit Ordre, son ultralibéralisme farouche, dévorant, jamais rassasié … dans ces contrées, comment appelle-t-on les … ? Qu’y a-t-il en dessous d’un pion, je veux dire ? Qui sont-ce ? … Vu d’avion, il semblerait que ça n’était pas grand-chose, proche du rien même, juste de la chair destinée, via le pion (s’engraissant), à entrer dans l’Histoire façonnée, organisée, salée et poivrée par un Système et un seul, le même pour tous mais au seul profit d’une poignée.
Poignée faisant et défaisant telle contrée, telle monnaie, tel régime, telle pensée, etc.
Une poignée téléportant (loin de chez elle) la guerre par-ci, le carnage par-là (aux noms de la liberté et de la démocratie, cela va de soi).
Monnayant et négociant via ses pions, processus de paix par-ci, processus de prout par-là.
Qui a été assez fou pour croire que cette Histoire, cette entourloupe de première, tiendrait la distance ?
Tant qu’il y avait des régimes communistes certifiés au carré, bien militaires, bien goulagant (même que ça nous donnait comme un côté humain, à nous autres, ceusses de l’Ouest ... nous qu’on aurait jamais fait un truc aussi dégueulasse, n’est-ce pas ?) ; oui, tant qu’y avait du bon gros communiste de compète (qui mange les enfants ..) pour faire mumuse avec l’Axe du Bien, ça usinait, mais dès lors qu’y a plus …
… Cet Ordre Mondial bankstérisé comme jamais, mais il s’est vu trop beau, le mignon ! Prenant, de plus en plus et aveuglément, la planète pour un Monopoly doublé d’un Stratego ... Mais quand le pion se fait bouter par la chair, puis un autre (« A Qui Le Tour ? » s’en amusent donc les rigolos) et que cette chair elle dit, on ne veut pas d’un autre de vos maudits pions, on veut la liberté, celle de choisir notre destinée, et votre Histoire, votre Système, votre Pensée, nous n’en voulons pas ! Que se passe-t-il ? … Oh ! Barbier, tu réponds-tu ?… Gaffe à la « menace », dis-tu, ainsi que tes congénères ... L’Islamisme ! … C’est une éventualité. Y’en a d’autres, ceci dit. Plus réjouissantes … Mais que veux-tu : « On ne fait pas d’omelette sans … » …
Fallait y penser avant. Voilà tout ... Idem pour la « crise » (du reste, y'a comme un lien ... Non ?)
Le pauvre, l’affamé, le « 1 dollar par jour » (soit la majorité peuplant cette planète) c’est une proie. Si cet Ordre Occidental avait eu pour but de réduire la pauvreté, par un système plus juste, plus humain, plus solidaire, t’aurais pas des problèmes en « misme », puisque pas (ou peu) de proie(s) .. Réjouis-toi, en attendant, que la Chine rachète ta dette.
Dieu sait (Ou Allah, si ça vous fait tellement plaisir – après tout, je comprends, il faut bien vendre du papier, et puis, la peur, c’est fédérateur) où la Révolte de la Chair (nous) conduira.
Toujours est-il que la prochaine présidentielle (oui « Retour en France ! » comme dit, à tout bout de champ, le présumé journaliste) sera, dans ce contexte, follement amusante ... Vrai, c’est toujours un plaisir d’avoir à choisir entre Pepsi et Coca. Si tant est que la marque soit, d’ici 15 mois, toujours bankable.
Allez savoir …
16:49 Écrit par Philippe Sage dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : egypte, tunisie, afrique, pays arabes, révolutions, occident, islamisme, libertés, démocratie, dictature mondiale, a qui le tour ? |
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29 juillet 2008
Satisfaction ? I Can't With Guaino !
Or donc, voici que, dans une tribune publiée par Le Monde, Henri Guaino revient sur son discours de Dakar prononcé il y a un an - le 26 juillet 2007 - par son altesse sérénissime, Nicolas 1er.
Discours qui avait déclenché - comme on dit - les passions et une passe d'armes pas piquée des hannetons entre Henri Guaino et Bernard-Henri Levy - passionnant, non ? - le second qualifiant le premier de "raciste" et le premier traitant le second de "petit con prétentieux".
C'est dire si nous atteignîmes - dans le Gard - des sommets dignes d'une rencontre de Ligue 1, genre Le Mans/Sochaux ...
La vérité c'est que cela faisait belle lurette que BHL et Guaino ne pouvaient s'encadrer et que ce discours sur "L'Homme Africain" fut le prétexte à un règlement de compte étalé de tout son long sur la place publique ..
Nonobstant - oui, dans cette nouvelle version de "Refais Le Monde" j'ai décidé de me la péter en utilisant des mots qui pourraient faire de moi un adulte responsable - nonobstant disais-je, le discours de Dakar était de toutes les façons un discours typique de colon.
D'homme blanc.
Dans le sens, où l'on pouvait y entendre :
"Alors les noirs ... le gens de couleur, il serait peut-être temps de se sortir les doigts et d'entrer dans l'Histoire !"
Sous-entendu :
"Depuis que nous sommes partis - conséquence de vos velléités d'indépendance - non sans vous avoir construit routes, hôpitaux, écoles, z'avez pas progressé d'un iota vers la modernité, modernité dont nous sommes les représentants et modèles - à suivre - vu que, sans vouloir vous rabaisser, nous sommes les occidentaux, particulièrement les Français, le peuple issu des Lumières !"
A ce stade, je crois qu'il n'est pas inopportun - t'as vu les jolis mots que j'emploie, tout de même .. J'vais me prendre en photo, tiens ! - de rappeler que la France n'est jamais vraiment partie du Continent Africain - Demande à Pasqua, il va se faire un plaisir de t'expliquer comment ça s'danse !
Mais ça, Henri, il se garde bien de le dire.
Pas inopportun non plus de souligner que ce n'est pas l'Homme Africain qui fabrique des armes à feu, des mines antipersonnelles qui déchiquètent son prochain ou des véhicules militaires blindés ça comme, attirail guerrier - et tellement moderne - lui permettant de s'entretuer tout au long de l'année, mais que ces armes, ces mines, ces blindés proviennent de France, de Chine, de Russie et j'en passe, bref de pays qui eux - si je suis bien Henri - sont entrés dans l'Histoire.
Enfin, je me demande s'il est nécessaire ou pas, tant Guaino est sourd, de remuer la merde, je veux dire qu'en matière de diplomatie fécale, nous ne sommes pas les derniers ; pour être plus clair : pas les derniers à soutenir en lousdé le pire dictateur Africain qu'il soit, ce qui, soit dit en passant, n'aide pas vraiment "l'Homme Africain" à entrer dans l'Histoire ..
Or donc, dans sa tribune, Henri Guaino se défend de tout racisme, s'appuyant sur Levi-Strauss, Mounier, Braudel, Thabo Mebki, André Julien Mbem, Bara Diouf ou Pierre Franklin Tavares.
Au passage, toutes mes félicitations aux stagiaires d'Henri qui, petites fourmis, lui ont dégoté ces noms et citations adéquates allant UNIQUEMENT dans son sens.
Sauf que, ces citations sont, par définition, sorties de leur contexte, donc à prendre avec la plus grande des précautions.
En clair, c'est un peu facile !
J'peux le faire, moi aussi, m'aider de citations et de noms ronflants qui m'arrangent pour étayer une thèse mise à mal par d'autres noms ronflants n'existant que par les citations des autres.
Je ne sais si Guaino est raciste.
Ce que je perçois en lui, dans cette tribune ajoutée à son discours de Dakar, c'est, outre une évidente mauvaise foi, une énorme mentalité de colon.
Celle de l'homme blanc, arrogant, suffisant, ignorant de la culture des autres.
Point barre.
Et puis pourquoi se justifier d'un discours - un an après, en plus ! Pourquoi avoir attendu une année ?? - si l'on estime en son for intérieur qu'il n'est ni raciste, ni insultant pour l'Homme Africain ?
Mais bon, et pour conclure - j'ai des courses à faire, moi .. - revenons sur LA phrase qui "posa problème" et dont Guaino ne retire pas le moindre mot :
"L'Homme Africain n'est pas assez entré dans l'Histoire !"
Déjà :
A qui la faute, Henri ?
Ensuite :
De quelle Histoire parles-tu ?
La tienne ?
La mienne ?
La Chine est-elle, Henri, entrée dans l'Histoire ?
Je te parle du plus gros pollueur de la Planète, mon colon ...
Pourquoi veux-tu que le continent Africain entre dans l'Histoire, qui, si je t'ai bien saisi, serait la nôtre ?
Pour quoi faire ?
Pour vivre comme nous ?
A l'Occidentale ?
Pour participer avec nous à la destruction totale de la Planète ?
Oh certes, je te l'accorde, c'est un merdier sans nom, le Continent Africain.
Ça guerroie avec nos armes, ça crève de maladies dont nous ne mourons plus depuis longtemps nous autres riches et chanceux occidentaux - au passage on salue les laboratoires pharmaceutiques qui s'en mettent plein les fouilles et refourguent aux Africains des médicaments du siècle dernier ... - ça crève la faim, la soif, et .. ça s'islamise - je crois que cette question-là, celle de l'islamisation du Continent Africain est la clé de voûte cachée de ton discours, mon pote, mais surtout, ne pas le dire ...
En définitive, à quoi sert cette tribune, Henri ?
A rien !
Sinon à te faire mousser la rate.
A t'enfoncer un peu plus, surtout.
Mais je t'attends tout de même l'année prochaine, même heure, même journal, pour une énième et ridicule justification de ton discours de Dakar.
D'autres noms ronflants viendront certainement cautionner ta nostalgie coloniale.
Mais ça n'y changera rien.
En vérité, c'est toi Henri, qui n'entrera pas dans l'Histoire.
Ni toi, ni ton discours, ni rien.
Et c'est bien cela qui te chagrine.
18:06 Écrit par Philippe Sage dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : henri guaino, dakar, colonialisme, racisme, occident, afrique, histoire |
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