28.02.2010
Aphorismes Et Périls - Tweets Février 2010
17:22 Ecrit par Philippe Sage dans Entracte | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : nicolas sarkozy, martine aubry, toyota, grèce en faillite, chine et lama, jesus-christ gay, grève à total, parisot et l'espérance de vie, garde à vue des mineurs, champion du monde de handball, manifestation des retraités |
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27.01.2010
Martine Aubry Nous Quitte !
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Une fois n’est pas coutume, je ferai court, net, concis et précis.
Sur TF1, mardi 26 janvier 2010, Martine Aubry, présumée socialiste, a dit :
“Chaque français dont continuer à avoir le droit de partir à 60 ans”.
Ça tombe rudement bien, vois-tu Martine, car les soixante ans, tu les fêteras le 8 août de cette belle année !
Et donc :
Adieu Martine !
A la retraite Martine !
A L’île de Ré ou à Lille-tout-court !
Et qu’on ne t’y reprenne plus !
[Et hop ! Un de moins .. “Next please !” ..]
12:57 Ecrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous ! | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : martine aubry, départ à la retraite, retraite à 60 ans, ou à 61 ans, voire à 62 ans, ça dépend du temps |
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31.08.2009
Maiiiiiire De Liiiiille !
“Conduisons une offensive de civilisation !” [Martine Aubry – Jeudi 28 Août 2009]
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Or donc, a y est, c’est parti mon kiki, c’est Martine Aubry qui l’a dit, le Parti socialiste va se rénover, et pas qu’un peu, camarade, en profondeur.
De A à Z et de C à P.
C comme cumul des mandats.
P comme Primaires [*]
”On la veut cette rénovation ? s’est-elle écriée Martine. Alors on va y aller !”
Mais que c’est beau. Mais que c’est habité. Et comme on y croit !
Tu sais quoi ? J’en ai des frissons. J’en dors plus la nuit. Je suis tout ébaubi. Pour un peu, je prendrais la carte du Parti et en Avant Guingamp !
Sauf que …
… Sauf que la donzelle est en place (et faut se souvenir comment ..) depuis novembre dernier. Neuf mois, déjà, à la tête de ce Parti. Et qu’a-t-elle fait depuis tout ce temps ?
Rien.
Sinon, regarder passer les trains. Et les nourrissons dans les centres de rétention.
L’on me rétorquera que ça n’est pas très urbain de se gausser de Mâhâme Aubry, que peut-être, je pourrais faire preuve de patience, lui faire crédit. Mais sur quoi ? J’ai beau lire et relire ses discours, rien, je n’y trouve rien de concret. Pas une vraie proposition. De celle qui tranche. Pas le début de la queue d’une idée nouvelle. Celle qui emballe et réjouit. Aucune trace de socialisme. En vérité, elle est, et reste, Martine Aubry, dans l’incantation.
Il est où le projet ?
Quoi ?
Une “civilisation de la dignité” ?
C’est ça ?
Ça n’est pas un projet, c’est une formule, un slogan, du vent. C’est aussi creux et vide que la “politique de civilisation” que nous proposait (via Edgar Morin) Nicolas Sarkozy en janvier 2008.
Et même si l’on fait l’effort de se pencher sur les trois discours rochelais de la maire de Lille (tribune du Monde comprise) de les décrypter, dans l’espoir d’y trouver ne serait-ce que l’embryon de cette “civilisation de la dignité”, c’est peine perdue. C’est du réchauffé (“la sécurité sociale professionnelle”) du radotage à pas cher (“généraliser les possibilités de formation et de reconversion”, “remobiliser le potentiel universitaire et de recherche”) du populisme (“relocaliser”, “interdire les parachutes dorés et les stock-options”) du délire chinois ou bouddhiste (construire une “médecine préventive et prédictive”) de la bio-attitude convenue (“la mutation écologique du PS doit s’accélérer”) et surtout, de l’incantation, encore de l’incantation, toujours de l’incantation (“il faudra proposer aux français un autre système de valeurs” – Ah oui ? Mais lesquelles, Martine ?) mais de l’audace, jamais.
Au bout de neuf fois, honnêtement, on pouvait légitimement attendre autre chose que des mots. Au bout de neuf mois, nous étions en droit d’entendre autre chose que l’accouchement vagal d’une souris dans un cimetière d’éléphants.
Non mais, n’est-ce pas misérable que d’entendre, au XXIème siècle, de la bouche d’un premier secrétaire du Parti "présumé" socialiste que :
”Désormais, nous savons que l’abondance n’est pas synonyme de bonheur !” … Oh ! … Ce n'est QUE maintenant que tu t’en rends compte, Madame ? Et tu te dis socialiste ?
Honnêtement, ceusses qui souffrent, qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois, qui se retrouvent à pointer au Pôle Emploi, quand ce n’est pas le déserter, lassés ; ceusses qui subissent, qui triment, qui en bavent, et souvent pour des nèfles, du temps partiel imposé, ceux-là qu’est-ce qu’ils en ont à battre d’un slogan, d’une formule fourre-tout comme : “civilisation de la dignité” ?
Ceux-là, et bien d’autres, attendent du Parti socialiste, des propositions concrètes, chiffrées. Ils attendent des idées nouvelles, une vraie alternative, un projet réel. Et de gauche, si possible. Qu’est-ce que ça peut leur faire que demain, les barons du PS ne puissent plus cumuler un poste de maire et de Président d’un Conseil Général ? Qu’est-ce que ça peut leur faire que demain, au PS, la parité homme/femme (et diversités) sera (enfin) respectée ?
On ne décrète pas la dignité, pas plus que la justice ou l’égalité par des slogans ou des formules. La dignité, la justice, l’égalité, ce ne sont pas des mots dont on s’arroge par un discours, le monopole. Il faut se battre pour qu’ils deviennent réalité. Se sortir les doigts et les tripes. Il ne suffit pas de dire “il faudra”, il faut le faire, chaque jour, qu’on soit au pouvoir ou dans l’opposition ; c’est un combat permanent, à mains nues. C’est un combat sans merci. Une lutte sur laquelle jamais l’on ne peut se vanter d’y mettre un point final.
Quant aux “primaires ouvertes”, c’est une mascarade dont le point de départ est la trouille, pitoyable, celle de ne pas figurer au second tour de la 2012 ; dont le seul but, guidé par cette trouille indigne, est d’éliminer les candidats non PS pour les prochaines élections présidentielles, de faire le ménage ; dont le seul but, enfin et surtout, est de tuer la gauche, les idées de gauche. Les taire. Les étouffer. Preuve en est la main tendue au MoDem, un parti de Centre-Droit. Et d’ailleurs, elle est là, la seule et véritable rénovation du Parti socialiste : une mue vers le centre. Contrairement à tout ce qui est écrit, ce n’est pas le MoDem qui vire a gauche, c’est le PS qui vire au Centre. Vers un néolibéralisme modéré. Mais un néolibéralisme, quand même.
Ce week-end, la vedette, ce n’était pas un projet. C’était un cri. Une incantation. Qui résonne comme un slogan publicitaire :
“Maiiiiiire De Liiiiiille !”
Un rinçage en profondeur, méticuleux, qui enlève la moindre trace de socialisme.
C’est ben vrai, non ?
[*] Nonobstant le fait que rénover le Parti en prôôôôôfondeur était le vœu de Marie-Ségolène-aimez-vous-les-uns-les-autres-ou-disparaissez-Royal, marrant non, si ne n’est maladroit de décréter que la rénovation du Parti socialiste (qu’aurait dû commencer en 1995 après la déculottée de Jospin aux Présidentielles ..) doit passer par C (comme cumul des mandats) à P (comme Primaires). Je suis taquin, je sais bien, mais ça nous y donne : CP. Comme Cours Préparatoire. Et c’est bien là, n’est-ce pas, où se situe, aujourd’hui, le PS. Il doit réapprendre à lire, à écrire, à compter. Dans 12 ans, si tout va bien, il passera son BAC. Nous serons en 2021. Il lui faudra ensuite faire quelques études supérieures (5 ans) pour être compétitif. Et donc, tout bien pesé, il devrait être fin prêt pour l’élection présidentielle de 2027. Tu vois, la Droite a de belles années devant elle …
19:30 Ecrit par Philippe Sage dans Libéralisme De Gauche, Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : universités d'été 2009 du ps, offensive de civilisation, civilisation de la dignité, primaires ouvertes, cumul des mandats, parité hommefemme, martine aubry, la rénovation du parti socialiste |
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23.11.2008
Comment "Ils" Ont Vaincu Marie-Ségolène Royal
Avant de développer le comment, retour sur ce qui s'est passé hier, samedi 22 novembre 2008.
Car, hier, il s'est passé quelque chose d'important, voire de définitif, tant on a vu, enfin, une vraie différence entre Martine Aubry et Marie-Ségolène Royal.
Elle est criante, cette différence.
Et foutrement intéressante.
Quoi qu'on pense de l'une comme de l'autre, je veux dire de Martine et de Marie-Ségolène.
Or donc, hier, samedi 22 novembre 2008, c'est Martine Aubry qui s'est exprimée la première.
Il était un peu plus de dix-huit heures.
Et d'où a-t-elle fait sa déclaration ?
De la rue de Solférino ?
Non.
De sa mairie de Lille ?
Non, plus.
Non, elle a choisi de s'exprimer depuis l'Assemblée Nationale.
Là, où l'on débat, où l'on vote, où l'on s'oppose, là où l'on se bat.
Tout un symbole, et il est fort.
Et moi, je dis bravo !
Bien joué, en tous les cas.
Son discours ?
Il fut simple, modeste, direct.
En l'écoutant et la regardant, c'est marrant, je pensais à Angela Merkel.
Martine Aubry serait-elle ou sera-t-elle notre Angela Merkel française ?
En attendant, c'est parfait, rien à dire, c'est du solide, le lieu, les mots, rien n'est laissé au hasard.
Quant aux journalistes présents, ils ont été conviés pour assister à la déclaration, pas pour poser des questions.
On n'est pas là pour polémiquer.
Rajouter de l'huile sur le feu.
Benoît Hamon, lui qui la veille appela à voter pour la mère de Lille, où est-il à ce moment-là ?
Eh bien, il est sur le terrain.
Avec les postiers qui manifestent.
Le message est on ne peut plus clair : avec Martine, nous sommes déjà en action.
Nous sommes de retour, près du peuple, nous les socialistes !
Du moins, peut-on le voir ainsi.
Martine se bat à l'Assemblée, Benoît dans la rue, c'est parfait ... en matière de communication !
De là, à le croire, à le prendre pour argent comptant, c'est une autre paire de manche ...
Deux plus heures tard, à vingt-heures, c'est au tour de Marie-Ségolène Royal de s'exprimer.
Et d'où fait-elle sa déclaration ?
De Melle ?
Non.
De l'Assemblée Nationale ?
Non plus.
Non, elle a choisi TF1, répondre aux questions de Claire Chazal, continuer à alimenter la polémique.
TF1, étrange comme symbole ..
Mais il y en a un autre.
Cela faisait combien de temps que la Dame de Melle n'était pas apparue vêtue de blanc ?
Ce blanc qui signifie pureté.
Eh bien, je vais te le dire : depuis l'élection présidentielle de 2007.
Ainsi donc, c'est tout ce qu'elle a trouvé, Marie-Ségolène !
Aux présumées fraudes électorales, elle oppose sa présumée pureté.
Ben voyons !
Tu vois, mine de rien, il y a un monde entre Martine Aubry et Marie-Ségolène Royal.
Et je préfère, et de loin, le premier.
Or donc, comment ont-ils vaincu Marie-Ségolène ?
Tout a été parfaitement orchestré.
Je veux dire que oui, bien sûr que oui, la stratégie, et depuis le début, était celle du "Tout Sauf Ségolène".
Seulement voilà, il ne fallait pas que ça se voit.
Sinon, les militants auraient d'emblée pris fait et cause pour la Présidente de la Région Poitou-Charentes.
Hamon, Delanoë, Aubry, tous était unis, dès le départ, pour la dégommer.
Ils savaient qu'ils n'avaient aucune chance en lui opposant une seule candidature.
Celle de Bertrand Delanoë.
Ils savaient aussi que Benoît Hamon n'avait aucune chance de passer le premier tour.
Mais cette candidature, celle de Hamon, était pourtant nécessaire !
D'abord parce qu'il fallait un nouveau visage pour donner aux militants une image, celle du renouvellement du Parti.
Ensuite, parce qu'il était important de faire vivre dans cette élection, l'aile dite gauche du même Parti.
Voilà l'explication de la candidature de Benoît Hamon, adoubée par les éléphants.
Hamon, qui donc n'avait aucune chance de passer le premier tour, ne pouvait ensuite appeler à voter Delanoë pour le second.
Car, ça n'aurait pas été cohérent !
L'aile gauche ne pouvait en aucun cas inviter ses militants à reporter ses voix sur un homme qui s'est déterminé comme libéral et socialiste !
La candidature de Bertrand Delanoë - soutenue en plus par Jospin et Hollande, soit repoussante pour beaucoup - ne suffisait donc pas dans la stratégie du "Tout Sauf Ségolène".
D'où la candidature de Martine Aubry, pilotée de main de maître en loucédé par, encore et toujours, les éléphants.
Ensuite c'est un jeu d'enfants et de dominos.
Delanoë, battu, se retire et appelle à voter pour la motion de Martine Aubry.
Le "Tout Sauf Ségolène" est en marche, mais il est atténué, caché, ce "TSS", par le maintien de la candidature de Benoît Hamon.
Oui, il était, dans cette stratégie déguisée du "TSS", impératif qu'il ne se retire pas de la course, Benoît, sinon, les ficelles devenaient bien trop grosses et les poutres dans la paille du voisin, apparentes ...
Certes, et chacun le savait, jamais Hamon ne se serait rallié à Marie-Ségolène. Impossible, car là aussi, incohérent.
Il était clair, qu'il appelerait à voter Aubry.
Ainsi, c'est en procédant en plusieurs étapes, soit de ralliement en ralliement, mais des ralliements d'une logique et d'une ligne politique incontestable - ce que je nomme le jeu de dominos - que le "Tout Sauf Ségolène" a été admirablement masqué.
Du grand art.
Et d'où, aussi, la colère de Marie-Ségolène Royal, et le fait qu'elle consteste le résultat du scrutin.
Sauf que, en vérité, c'est moins le résultat qu'elle conteste que la stratégie utilisée pour la dégommer.
Comme elle ne peut pas s'offusquer de ce "TSS" rondement mené, alors elle le masque, à son tour, en accusant ses adversaires de fraudes et de triches.
Pourtant, il ne l'est pas contestable, le résultat.
42, 30 ou 53 voix de retard, peu importe !
Pour gagner une élection, il suffit d'obtenir une voix de plus que son adversaire.
Une et une seule suffit.
Point barre.
Il n'y a pas de tricheries, pas de fraudes, peut-être, sûrement, des inexactitudes.
Elles ont été corrigées.
Il serait sage, désormais, de saluer le vainqueur.
De reconnaître sa défaite.
Oui, il serait urgent, Madame Royal, de reconnaître votre défaite, quand bien même ce mot vous fait horreur, comme vous nous l'avez montrés, le 6 mai 2007, en refusant de prononcer ce mot, défaite, promettant même à vos militants de les emmener vers d'autres .. Victoires !
Mais cette fois, c'est fini, Madame.
Vous avez bel et bien perdu.
Et même si je peux comprendre votre colère, votre amertume, tant la stratégie pour vous abattre est évidente, tant oui c'était bien le "Tous Sauf Vous", il n'en reste pas moins que vous avez perdu et puis c'est tout.
Sachez le reconnaître.
Ayez au moins, à défaut d'idées ou de programme, du panache !
19:41 Ecrit par Philippe Sage dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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20.11.2008
Militant, Fais Pas L'Con ! Vote Hamon !
Regarde comme elle est belle, cette image.
Deux hommes en chemise.
Épuisés.
Deux hommes qui n'en peuvent plus.
Un journaliste, Jean-Pierre Elkkabach, et le dernier des socialistes, Benoît Hamon.
Tu le vois, le regard du journaliste, comme il semble désolé ; même que c'en est étonnant, quand on le connaît.
Et Benoît Hamon, tu le vois ?
On dirait qu'il va se lever, partir, ou taper du poing sur la table ; celle d'Europe 1.
Deux hommes dans la vile campagne.
La boueuse, la merdeuse, cette campagne de Reims, festival de bouses, vacheries d'éléphants mal planqués derrière une souris, la Martine ; éléphants s'accrochant comme des moules à leur putain de rocher, indécrottables irresponsables, tous coupables, de Lang à Hollande en passant par Jospin, Delanoë, Fabius, ils sont là, les malfrins, refusant de passer la main, préférant l'habiller d'une dague afin d'occire une mauvaise foi pour toute la prêcheuse de Melle ; la Royal !
Se rendent-ils compte, ces Jean-Foutre, qu'aveuglés par leur haine, leur soif de revanche, ce n'est pas Marie-Ségolène qu'ils enterrent, mais le Socialisme.
C'est leur Parti qu'ils estourbissent !
J't'y foutrais, bordel de vache, des tatanes à ces charognards !
j't'y foutrais, tonnerre de cul, des ramponneaux à ces sangsues, ces fossoyeurs du Parti Socialiste.
Regarde !
Mais regarde-donc, comme elle est belle, cette image !
Comme elle te réclame et t'appelle, militant du Parti agonisant.
Comme elle t'invite à la réflexion.
Comme elle t'entraîne loin de Martine et de ses sempiternels éléphants, de Marie-Ségolène et de sa pauvre ambition présidentielle.
Mais comment ?
Comment peux-tu, te faire rouler continuellement dans la pire des mélasses ?
Quand ce n'est pas celle des sondages, c'est celle des discours fumasses, parodies fadasses de Jaurès et de Blum.
Combien de temps, encore, vas-tu te laisser abuser par tant de roueries, par tant de fumisteries, militant du Parti agonisant ?
Regarde !
Mais regarde-donc, elle parle toute seule, cette image, et tu ne voudrais point l'entendre ?
Tu ne voudrais pas voir ce qui crève les yeux, un journaliste, et pas des plus amicaux à ton endroit, et qui pourtant, contemple, attristé, désolé, le dernier des Mohicans, le Benoît Hamon, ultime rempart, véritable et flamboyant représentant du Socialisme, le vrai, le pur, celui de proximité, celui du peuple, le populaire !
C'est lui, Benoît, ton espoir, celui de faire de ton Parti, un Parti de combattants.
Ecoute !
Ecoute-le, le Benoît.
Le son de sa voix.
Ferré qu'il est, il reste et restera Hamon.
- Qui ramènerait la paix au PS ? demande Elkkabach
- Moi ! Répond fermement Benoît.
Il reste et restera Hamon.
- Je cite Ségolène Royal, dit Elkkabach : il y aura de la discipline et de l'autorité. Ces disputes de cour d'école, avec moi, ce sera fini.
On dirait qu'il va se lever, partir, ou taper du poing sur la table ; celle d'Europe 1.
Mais non, il répond, Hamon :
- Encore faut-il que la maîtresse d'école soit vertueuse pour que l'autorité soit respectée dans la classe.
Mais quelle leçon !
Dans sa voix.
Benoît.
Hamon, impétueux garçon, en rajoute une louchée, au cas où, t'aurais pas pigé, imprimé le message, toi, le militant qu'est sourd, hormis aux sondages putassiers et aux discours frelatés.
Il ajoute, Benoît, frondeur, amusé, à son tour dagué :
- En général, la conviction est plus utile que la règle ...
Puis, assassin, mais bien :
- ... Et l'instruction, aussi.
Alors, mon militant, qu'en dis-tu ?
Vas-tu porter à la tête de ton Parti, la vacuité, celle de l'esprit et des idées, ou s'il en est une, d'idée, c'est juste une ambition personnelle, dévorante, celle qui rêve, obsédée, d'Elysée, et dans cette gloutonne ambition, peu importe la santé de ton Parti ! Il peut bien crever, ton Parti, puisqu'il ne sera plus qu'une rampe de lancement !
Vas-tu porter à la tête de ton Parti un conglomérat de renégats, de comploteurs, quand ce n'est pas de malfaiteurs, ceusses qui, depuis des décennies, se disputent, minables, pathétiques, l'héritage de François Mitterrand, sans avoir le quart du dixième de son talent ?
Ou alors, vas-tu faire le choix difficile, mais nécessaire, celui de la rénovation, de la reconstruction, celle que tu attends, que tu espères, celle qui te conduira demain, en 2016 ou 20, car tel est le prix à payer, vers la victoire ?
En d'autres termes, fais pas l'con, ni ton mouton, militant !
Vote Hamon !
15:43 Ecrit par Philippe Sage dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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07.11.2008
Et Depuis Reims Les Socialistes Nous Dirent : "Yes, We Can't !"
Bon on commence par quoi ?
Par Marie-Ségolène qu'arrive en tête du vote des militants ?
Ben non.
Non-non.
On va commencer par le taux de participation des militants :
55% !
[Sifflement admiratif]
Ben dis-donc, ça l'air de les passionner les militants du PS ces histoires de motions !
Pour ne voter qu'à 55% !
C'est pas vraiment la France qui se lève "taux" ces gens-là ..
Tu veux que j'te dise ?
Ils seraient dégoûtés de leur parti, les militants, que ça ne m'étonnerait guère.
Mais crois-tu qu'un seul de ces éléphants égocentrés le remarquerait ou s'en inquiéterait ?
Ben non.
Ils sont étonnants de "désolitude" ces éléphants, non ?
Moi j'dis qu'avec un taux de participation aussi faible, vaudrait mieux ne pas trop la ramener, ni même pavoiser, faire profil super bas, raser les murs, voire se cacher dans un trou de souris.
Au moins, ce serait drôle !
Ben si !
Un éléphant qui se cache dans un trou de souris, avoue que c'est bien hilarant, ma foi !
Oui, moi j'dis qu'avec un taux de participation aussi ridicule, la seule chose à faire, c'est de se poser, et plus vite que ça, des questions. Et pas des petites. Des costaudes !
Parce que là, mine de rien, leur parti est en train de crever la bouche ouverte devant eux, mais non, ils continuent leur cirque.
Du coup Mélenchon, il s'est barré, et il a bien raison.
Me demande juste pourquoi Emmanuelli ne le suit pas plutôt que de perdre son temps à commenter un tel désastre.
Pour le reste, que te dire ?
Que ce parti n'est plus un parti de Gauche ?
Mais ça, tu le sa(va)is déjà !
Il suffit de lire les motions - prends un Prozac avant, sinon tu vas mourir dans d'atroces souffrances - de Royal, Delanoë et Aubry pour s'en rendre compte.
Soit nous avons un socialisme mou et Modem du genou genre scout avec Yannick Noah et Cali en première partie.
Soit un socialisme de type libéral vachement prononcé dont l'audace se résume à ne rien changer, vu que Hollande est dans le coup.
Soit un socialisme Deloriste, en clair, réaliste et pragmatique, de type chiant donc, pas emballant, sans espoir, une sorte de social-démocratie à la petite semaine du siècle dernier, poussiéreuse, avec pour décors (et Delors) des toiles d'araignée en veux-tu, en voilà,, mais cherche pas Spiderman, tant dans cette motion-là, on joue pas les super-héros. Au contraire !
La seule motion qui soit de Gauche, c'est celle de Benoît Hamon.
Et quand bien même créerait-il la surprise en obtenant plus que prévu, soit 19% des suffrages, il arrive loin derrière les trois autres.
Mais c'est pas fini !
Car ces 19% rapportés au taux de participation, ça nous y donne : 10,45%
Et donc, au parti dit Socialiste, ils sont 10,45% à être encore (un petit peu) de Gauche !
CQFD : ce parti n'est plus un parti de Gauche. C'est fini. C'est acté !
On espérait pas grand chose de toutes les façons, mais tout de même, on se disait, suite à l'euphorie démesurée que suscita l'élection de Barack Obama, que peut-être, emportés par cette vague, les militants nous feraient dans le "Yes, We Can !" même modeste.
Ben non.
Finalement ce fut :
"Yes We Can't !"
16:44 Ecrit par Philippe Sage dans Libéralisme De Gauche | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : ségolène royal, bertrand delanoë, martine aubry, benoît hamon, congré de reims, la fin du parti socialiste |
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02.09.2008
Moscoveni, Moscovedi, Moscopasvici
Ah !
Pierre Moscovici !
Tu sais à qui tu me fais penser, Pierre ?
A Lionel Jospin !
[Je sais, Pierre, c'est terrible ..]
Ce bon vieux Lionel qui, du bout du bout de ses lèvres, se demandait s'il n'avait pas fait preuve de "naïveté" lors de sa campagne présidentielle de 2002 en n'allant pas chatouiller son Chirac de renard sur le thème de la "sécurité".
Et c'est bien cela, la naïveté, qui a emporté les dernières chances de Pierre Moscovici, celles d'accéder, en novembre prochain, au poste de premier secrétaire du Parti présumé Socialiste.
Tant il faut être bien naïf, ou pire encore, pour n'avoir rien vu venir.
Non mais que croyais-tu, Pierre ?
Que les Fabius, les amis de DSK ou cette belle girouette de Montebourg (le Jack Lang du 21ème siècle) allaient fidèlement te soutenir, amicalement te porter, fraternellement te sacrer, comme ils te l'avaient promis ?
C'était bien mal les connaître !
M'enfin, ne te souviens-tu pas des énormes peaux de banane qu'ils parsemèrent sur le chemin présidentiel - des primaires jusqu'au premier tour - de Marie-Ségolène ?
Car ce n'était point le camp adverse qui sortait quelques vidéos ou quelques déclarations d'antan décrédibilisant la dame de Melle, mais bien tes propres camarades, en premier lieu les Fabiusiens et les Strauss-Kahniens !
Ils ne sont pas comme toi, désintéressés, ces gens-là.
Ce sont des "combinards" de catégorie une, des "tambouilleurs" d'élite, des "ourdisseurs" de première !
Ils t'ont laissé croire, pauvre poire, à leur soutien pour mieux t'endormir, pour mieux te trahir.
Ils t'ont laissé occuper l'espace médiatique durant ces derniers mois, se disant que, enfin exposé, dans la lumière, tu t'emballerais, jusqu'à en devenir quasiment aveugle, jusqu'à ne pas voir l'impensable :
Une alliance de tes "nouveaux amis" avec la Dame de Lille.
La Martine.
L'Aubry.
Ce que tu constatas, amer et claqué, le week-end dernier, aux Universités d'été de La Rochelle !
Pourquoi elle, tu te demandes ?
Parce que, quoi qu'elle fasse, quoi qu'elle dise, elle ne sera jamais "présidentiable".
Donc pour "eux", en aucun cas un obstacle.
Oh, bien sûr, elle espère l'inverse, elle s'imagine un destin royal, un avenir qui vaudrait de l'or.
Mais son manque de charisme, le poids de ses 35 heures et l'antipathie qu'elle suscite, ne la mettront jamais en position de vainqueur potentiel.
Mais bon, si elle pense qu'elle a ses chances, se sont-ils dit, autant le lui laisser croire en lui filant un os à ronger :
Le poste tant envié de premier secrétaire.
Avant de la renvoyer dans sa niche quand s'engagera la fratricide bataille qui, fin 2011, opposera François Hollande, DSK, Laurent Fabius, Bertrand Delanoë, et, peut-être, mais ça m'étonnerait fort, Marie-Ségolène Royal.
Ça m'étonnerait, oui, car je te fais le pari qu'elle perdra la présidence de la région Poitou-Charentes aux Régionales de 2010, et cette défaite scellera définitivement ses ambitions présidentielles.
Choisir Martine Aubry, c'était à vrai dire, géostratégiquement, leur seule option, bien qu'un choix par défaut.
Passons sur le cas Marie-Ségolène, ils la détestent.
Et pis d'abord, ils pensent, et à raison, qu'elle n'a aucune chance de décrocher le poste de premier secrétaire.
Ils se réjouissent déjà de sa mort politique.
Alors à quoi bon s'en soucier.
Restait Bertrand Delanoë.
Comment l'empêcher au vu de sa côte de popularité d'emporter le morceau ?
Eh bien, c'est simple !
Ils t'ont dit que les militants ne referaient pas deux fois la même connerie, sacrer un homme sur sa côte de popularité, comme ils le firent en novembre 2007 en portant leurs suffrages sur Marie-Ségolène, par les sondages convaincus de ses réelles chances de battre Nicolas Sarkozy dans la course à l'Elysée.
Qu'il valait mieux, dans l'intérêt du Parti ne point sacrer un champion des sondages (en réalité un "présidentiable" redoutable pour "eux") mais un homme raisonnable - toi, en l'occurrence - désintéressé, juste soucieux de remettre un peu d'ordre dans la "famille", d'être un arbitre, mais un arbitre n'ayant pas oublié l'année venue (2012) qui l'a aidé (Fabius, DSK) à conquérir le leadership du Parti.
Et tu les as crus ?
Tu es effrayant de naïveté, Pierre ..
Et ils l'ont TRES bien saisi.
A tel point qu'ils continuent en t'envoyant Montebourg pour - c'est son job - arrondir les angles, comme par exemple, j'en mettrais mes deux mains à couper, te proposer une place pour le moins enviable au sein du prochain bureau politique dont Martine Aubry sera la Thatcher en chef.
Et, comme de bien entendu, grand naïf que tu es, tu ne sauras refuser.
Bonne nuit, Pierre ...
... Et, Adieu, les socialistes !
18:18 Ecrit par Philippe Sage dans Libéralisme De Gauche | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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21.08.2008
De Quoi Tu Te Mêles, Jean-Pierre ?
Jean-Pierre ose tout.
C'est même à ça qu'on le reconnaît.
Or donc, notre poitevin ...
... Qui n'est candidat à rien, mais qui, en même temps, brigue de toutes ses forces et de tous ses réseaux, la présidence du Sénat !
Or donc, ce pauvre Jean-Pierre estime que Martine Aubry ..
Bon déjà, si j'puis me permettre, rien qu'avec Jean-Pierre Raffarin, ce billet commençait de la pire des façons possibles, tant la France d'en haut comme d'en bas se fout, mais à un point, de Jean-Pierre !
Mais alors en y ajoutant Martine Aubry, là, j'envoie tout le monde se bourrer la gueule au café le plus proche.
J'en ai conscience, tu sais, mais l'actualité politique française est d'un tel niveau, qu'elle t'expédie direct à la Civette ou, pire, sur TF1.
Pire, parce que, au moins, à la Civette, y'a Marcel qui fait le spectacle.
Or donc, disais-je, notre fieffé poitevin de Raffarin estime que Martine Aubry est le meilleur choix pour le PS.
D'où le titre :
"Mais de quoi te mêles-tu, Jean-Pierre ?"
Crois-tu, toi que Nicolas traite de "Pauvre Con" via le badaud agricole, que c'est sa préoccupation principale à notre mou du Poitou de savoir QUI sera le prochain premier secrétaire du PS ?
Bien sûr que non.
Il s'en fout comme nous nous foutons de son existence.
Je parle de l'existence de Jean-Pierre.
Mais entrons dans le vif.
Que dit Jean-Pierre ?
Il dit que pour le poste de Premier Secrétaire du PS, Martine a le meilleur profil ..
C'est vrai que de profil, elle est légèrement moins désagréable que de face.
Tu marques un demi-point, Jean-Pierre !
... Que deux traits seront déterminants pour décrocher le poste tant disputé - et je me demande bien pourquoi - de premier secrétaire du PS, et ces deux traits sont :
1 - La Compétence.
2 - La Sincérité.
Deux traits qui sont totalement étrangers à Jean-Pierre.
La compétence, pas la peine de développer ...
Suffit de se souvenir de son passage à Matignon.
Et de son idée du Lundi de Pentecôte, par exemple.
Quant à la sincérité, un gars qui soutient Giscard, puis Chirac, puis Sarkozy, franchement, à part Jack Lang, on ne connaît pire girouette, pire opportuniste ou pire carriériste.
Voire les trois.
Raffarin est un type qui se place TOUJOURS dans le camp du vainqueur potentiel.
Un mec qui en a, quoi.
En jargon cycliste, on appelle ça :
Un "suceur de roues".
Et encore, je reste poli.
J'ajoute que par le passé, et un passé bien récent, Jean-Pierre ne fut pas le dernier à casser de l'Aubry, notamment sur le thème des 35 heures.
Alors pourquoi notre insignifiant estime-t-il que ?
Oh c'est simple :
Par haine de Ségolène Royal.
Notre omelette poitevine n'a, vois-tu, toujours pas digéré sa défaite aux régionales de 2004.
Dans un langage châtié, je pourrais dire que c'est juste un mauvais perdant.
Dans un langage plus relâché - qui est celui du politique à la buvette de l'hémicycle - c'est un mauvais coucheur ne supportant pas de s'être fait baiser et qui en garde une rancune qui ne le grandit pas.
Bien au contraire.
Oui, Jean-Pierre est amer.
Petitement.
Plutôt que royalement.
Et il ne se prive pas de la répandre, son amertume, précisant que Marie-Ségolène "souffrira toujours de son manque de sincérité."
Oh bien sûr, on pourrait y voir un comique.
De répétition.
Cette aversion pour la Dame de Melle - que je n'aime guère, pour aimable rappel ..
Sauf que, ce publicitaire raté aux slogans bas de plafond, cet adepte de la politique à papa, manque tellement d'envergure, qu'il me semble exclu de lui accorder - même bourré - de l'esprit.
Il est intéressant de noter que le Figaro prend comme un malin plaisir à préciser que le choix de Jean-Pierre (Martine Aubry) n'est pas celui des français.
Ce qui n'est pas une nouveauté.
Jean-Pierre Raffarin n'a JAMAIS été, lui-même, le choix des français, et ne le sera jamais.
Et tant mieux.
Bonne nuit, Jean-Pierre.
22:21 Ecrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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