20 novembre 2008
Militant, Fais Pas L'Con ! Vote Hamon !
Regarde comme elle est belle, cette image.
Deux hommes en chemise.
Épuisés.
Deux hommes qui n'en peuvent plus.
Un journaliste, Jean-Pierre Elkkabach, et le dernier des socialistes, Benoît Hamon.
Tu le vois, le regard du journaliste, comme il semble désolé ; même que c'en est étonnant, quand on le connaît.
Et Benoît Hamon, tu le vois ?
On dirait qu'il va se lever, partir, ou taper du poing sur la table ; celle d'Europe 1.
Deux hommes dans la vile campagne.
La boueuse, la merdeuse, cette campagne de Reims, festival de bouses, vacheries d'éléphants mal planqués derrière une souris, la Martine ; éléphants s'accrochant comme des moules à leur putain de rocher, indécrottables irresponsables, tous coupables, de Lang à Hollande en passant par Jospin, Delanoë, Fabius, ils sont là, les malfrins, refusant de passer la main, préférant l'habiller d'une dague afin d'occire une mauvaise foi pour toute la prêcheuse de Melle ; la Royal !
Se rendent-ils compte, ces Jean-Foutre, qu'aveuglés par leur haine, leur soif de revanche, ce n'est pas Marie-Ségolène qu'ils enterrent, mais le Socialisme.
C'est leur Parti qu'ils estourbissent !
J't'y foutrais, bordel de vache, des tatanes à ces charognards !
j't'y foutrais, tonnerre de cul, des ramponneaux à ces sangsues, ces fossoyeurs du Parti Socialiste.
Regarde !
Mais regarde-donc, comme elle est belle, cette image !
Comme elle te réclame et t'appelle, militant du Parti agonisant.
Comme elle t'invite à la réflexion.
Comme elle t'entraîne loin de Martine et de ses sempiternels éléphants, de Marie-Ségolène et de sa pauvre ambition présidentielle.
Mais comment ?
Comment peux-tu, te faire rouler continuellement dans la pire des mélasses ?
Quand ce n'est pas celle des sondages, c'est celle des discours fumasses, parodies fadasses de Jaurès et de Blum.
Combien de temps, encore, vas-tu te laisser abuser par tant de roueries, par tant de fumisteries, militant du Parti agonisant ?
Regarde !
Mais regarde-donc, elle parle toute seule, cette image, et tu ne voudrais point l'entendre ?
Tu ne voudrais pas voir ce qui crève les yeux, un journaliste, et pas des plus amicaux à ton endroit, et qui pourtant, contemple, attristé, désolé, le dernier des Mohicans, le Benoît Hamon, ultime rempart, véritable et flamboyant représentant du Socialisme, le vrai, le pur, celui de proximité, celui du peuple, le populaire !
C'est lui, Benoît, ton espoir, celui de faire de ton Parti, un Parti de combattants.
Ecoute !
Ecoute-le, le Benoît.
Le son de sa voix.
Ferré qu'il est, il reste et restera Hamon.
- Qui ramènerait la paix au PS ? demande Elkkabach
- Moi ! Répond fermement Benoît.
Il reste et restera Hamon.
- Je cite Ségolène Royal, dit Elkkabach : il y aura de la discipline et de l'autorité. Ces disputes de cour d'école, avec moi, ce sera fini.
On dirait qu'il va se lever, partir, ou taper du poing sur la table ; celle d'Europe 1.
Mais non, il répond, Hamon :
- Encore faut-il que la maîtresse d'école soit vertueuse pour que l'autorité soit respectée dans la classe.
Mais quelle leçon !
Dans sa voix.
Benoît.
Hamon, impétueux garçon, en rajoute une louchée, au cas où, t'aurais pas pigé, imprimé le message, toi, le militant qu'est sourd, hormis aux sondages putassiers et aux discours frelatés.
Il ajoute, Benoît, frondeur, amusé, à son tour dagué :
- En général, la conviction est plus utile que la règle ...
Puis, assassin, mais bien :
- ... Et l'instruction, aussi.
Alors, mon militant, qu'en dis-tu ?
Vas-tu porter à la tête de ton Parti, la vacuité, celle de l'esprit et des idées, ou s'il en est une, d'idée, c'est juste une ambition personnelle, dévorante, celle qui rêve, obsédée, d'Elysée, et dans cette gloutonne ambition, peu importe la santé de ton Parti ! Il peut bien crever, ton Parti, puisqu'il ne sera plus qu'une rampe de lancement !
Vas-tu porter à la tête de ton Parti un conglomérat de renégats, de comploteurs, quand ce n'est pas de malfaiteurs, ceusses qui, depuis des décennies, se disputent, minables, pathétiques, l'héritage de François Mitterrand, sans avoir le quart du dixième de son talent ?
Ou alors, vas-tu faire le choix difficile, mais nécessaire, celui de la rénovation, de la reconstruction, celle que tu attends, que tu espères, celle qui te conduira demain, en 2016 ou 20, car tel est le prix à payer, vers la victoire ?
En d'autres termes, fais pas l'con, ni ton mouton, militant !
Vote Hamon !
15:43 Écrit par Philippe Sage dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : benoît hamon, marie-ségolène royal, martine aubry, parti socialiste |
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