07 novembre 2011
Le Peuple, Cette Mauvaise Graisse
Hier encore, il n’en était pas question. Vous pensez ! Si la Grèce sortait de l’euro, mais c’est toute l’Europe qu’en pâtirait. Pis : on en crèverait. Tous ! Comme dans un film de Steven Soderbergh, nous assisterions, impuissants, à la « contagion ». L’effet domino. Après la Grèce, ce serait l’Italie, puis l’Espagne, le Portugal, et rien, ni personne, alors, ne pourrait l’endiguer. Jusqu’à ce que…
Jusqu’à ce que cet homme, Papandréou [1] sans, dit-on, en avertir ses partenaires européens, émit une idée : consulter son peuple, les Grecs... A propos de quoi ? Personne ne le savait, mais d’emblée ce fut une levée de boucliers. D'irresponsable, de traître même, on le rebaptisa. Et, ce qu’il y a de remarquable, c’est qu’il le fût et par les politiques, et par les médias-laquais !
Non mais rendez-vous compte ! A son pays souffreteux, étranglé, à la dérive, « on » (Europe, FMI et tutti) venait au secours, en échange, faut-il le préciser, de réformes et autres mesures que même un Reagan, une Thatcher, jadis, n’auraient jamais osé mettre en place, tant ils se seraient attirés noises, courroux (une révolution sans doute, du genre grand format), et ce Grec, fade, si ce n’est insignifiant, nous chiait dans les bottes en voulant s’enquérir du fait si, par hasard, son peuple, aurait un avis sur la question ! Mais quel ingrat ! Mais quel salaud !
Alors, d’un coup, net, les discours changèrent.
La Grèce ? Mais on peut s’en passer ! Et je vous dirais même mieux : si elle sortait de la zone euro, ce serait pas plus mal. Tellement c’est un boulet…
Non mais, vous savez combien ça pèse, la Grèce, Madame ? 2% du PIB de la zone euro !
Ah, ce 2% du PIB, il fit le tour des plateaux de TV, de radio, « ils » s’étaient refilé le mot. Politiques, économistes, éditorialistes, s’en donnaient à cœur joie. Cette Grèce qui, hier encore, était essentielle, cruciale, devint en une journée, un misérable petit pays de merde, un pays de tricheurs, de fraudeurs, de truqueurs, de fainéants même.
Les Grecs veulent la jouer solo, quitter la zone euro, revenir à leur monnaie ridicule ? Eh bien, soit ! Qu’ils crèvent, entendait-on ! D’autant que nos peuples n’y seraient pas opposés. Vous les avez entendus, n’est-ce pas, les Français, les Allemands, rouspéter, c’est chose connue, ils le disent, et tous les jours : « Pourquoi devrions-nous payer pour sauver la Grèce ? ». Et comme ce sont, les Grecs – je vous l’ai dit, à desseins – des tricheurs, des truqueurs, des fainéants, pensez ! Là, pas besoin d’avoir recours à quelconque référendum, la cause est entendue.
Ah, les malfrats ! Les gros dégueulasses. Certes, on les sentait un tantinet gênés aux entournures. C’est que, voyez, consulter le peuple, ça à voir avec ce qu’on nomme : démocratie. C’est embêtant, tout de même... Cette outrée levée de boucliers pourrait faire passer l’idée que cette entité, l’Europe, serait comme qui dirait l’ennemie des peuples, soit : antidémocratique. Confère ce qu’il advint du 29 mai 2005. Comme on te l’a gravement niqué le peuple français.
Comment faire pour contrecarrer cette idée, la noyer ? Faire vite, très vite oublier, que consulter le peuple, « c’est irrationnel et dangereux » !
Facile ! On va te refourguer la même rhétorique que l’on déverse en temps de grèves syndicales. Même que c’est de la rhétorique qui fonctionne très bien auprès de la masse. Y’a qu’à voir chez Pernaut (en fait, chez tout le monde)
Or donc :
« 11 millions de Grecs qui prennent en otage 320 millions d’européens, vous trouvez ça démocratique ? » [2].
Et les journalistes, ces valets, d’acquiescer, bien sûr. En boucle, qu’il est passé cet argument. Une merveille ! Du bel ouvrage, vraiment. Bravo messieurs !
Oh bien sûr, un homme sensé, sage, posé, bref celui qu’on n’invite surtout pas dans les médias (dont le métier est de dramatiser un fait jusqu’à l’excès, non de faire preuve de pédagogie) aurait eu vite fait d’expliquer que de référendum Grec, il n’y aurait pas. Jamais. Qu’il s’agissait, là, de politique intérieure grecque. Mais qui se soucie de ce qui se passe, réellement, en Grèce ?
Personne !
Ces journaux français qui se croient malin, ils titrent « le chaos », mais le chaos, en Grèce, bande de rigolos, ça fait belle lurette qu’il existe pour de vrai. C’est un bordel sans nom, la Grèce. Et nous n’y sommes pas pour rien. Ah ça non !
Nous subirions le même traitement, nous, les Français, salaires abaissés, retraites divisées, tout bradé, sacrifices toujours, mais je donnerais cher pour voir, alors, dans quel état, il serait notre pays. Et dans les rues, et à l’Assemblée ! Si nous ne crierions pas à l’injustice !
Et si, par-dessus le marché, on nous traitait de tricheurs, de fraudeurs, de fainéants, ah oui, je voudrais bien voir, tiens, si nous laisserions dire et faire. Peut-être que oui, finalement, tellement nous ne sommes plus rien. Que des loquedus. Des sans-couilles. Avec, nonobstant, 8 millions de pauvres, dont, pour bonne partie, des travailleurs. Mais là itou (comme quoi, y’a pas de hasard) tout le monde s’en fout. Chacun pour sa gueule. Y’a pas que les Grecs qui peuvent crever, nos pauvres aussi. C’est pareil. Ça participe du même esprit. Lamentable. C’est pas nous, c’est les autres. Toujours les autres.
Mais quelle mascarade, quand on y pense ! Un jour la Grèce, essentielle à la zone euro, le lendemain, une chiure. Du balai ! On peut s’en passer. Alors que, ce sont les mêmes, exactement les mêmes qui nous assuraient que, mon Dieu, si la Grèce tombait, alors ce serait horrible, grosse catastrophe, car ensuite, oyez, oyez, patatras l’Italie, puis l’Espagne, le Portugal, et donc, un jour, inévitablement, argh ! La France. Comme pour le H1N1, nous allions tous mourir.
D’un sens, on comprend mieux. Ce qui nous permet de survivre par temps de crise mondiale « sans précédent », de nous en tirer (pour l’instant), ce sont ces petits pays, n’est-ce pas, sur lesquels on se fait la cerise, via prêts assortis de taux d’intérêts aux pourcentages cetelemisés. On les revolvent à crédit. Ils font rempart en quelque sorte, bouclier, contribuent à nous épargner. Or donc, ils doivent, c’est un ordre, une injonction, se sacrifier, pour nous. Coûte que coûte. Pour pas qu’on vive, un jour, ce qu’ils subissent.
C’est ça, mon pote, la solidarité européenne.
C’est comme une guerre, en fait. Les pauvres, au front. Les riches, non.
Organise-t-on un référendum pour demander aux pauvres s’ils veulent y rester, au front ? Non, bien sûr que non !...
Eh bien voilà, t’as compris pourquoi, ça leur faisait si peur, cette histoire de référendum. A « eux », et (paraît-il)… aux Marchés. Qu’il ne faudrait surtout pas oublier. Mais comment le pourrait-on, puisqu’on nous le dit, répète : « Désormais l’Italie est dans le collimateur des spéculateurs » ?
Les spéculateurs, ceux qu'ont contribué, très activement, à couler la Grèce. Certes, elle était bien endettée, et donc vulnérable, cette Grèce. Mais quel pays (de la zone euro, en l’occurrence) ne l’est pas ?
Reste à savoir quel est l’intérêt – c’est le cas de le dire – de s’attaquer ainsi, et violemment (c’est une guerre, je le redis) aux pays endettés. Quel est le but recherché ? Et pourquoi il ne faut surtout pas que les peuples s’en mêlassent… Hormis pour payer la facture, il va sans dire.
Le peuple, ce coupable idéal, cette mauvaise graisse, qu'il convient de tondre, et plus encore, au mépris de tout, y compris de la démocratie.
Or donc, aujourd'hui les Grecs, et demain, bientôt, tous les européens. Tous !
[1] Doit-on rappeler que, comme Zapatero, Papandréou est ... socialiste. Et que, comme TOUS les socialistes européens, il aura, sans moufter, mis en place des réformes d'une dureté rarement égalée, et dictées, avant tout, par les Marchés et pour la gloire des Marchés.
Nous assistons donc, aussi, à une déroute (et une trahison, surtout) totale des différents partis socialistes européens (le PS français, y compris) qui courbent l'échine, comme des lâches, devant le diktat néolibéral.
[2] Pitoyable diatribe entendue lors d'une édition de C Dans L'Air, et tenue par un dénommé Christian Saint-Étienne. Cet ennemi du peuple, et grand adorateur d'un néolibéralisme plus qu'effréné, est professeur titulaire de la Chaire d'Economie industrielle au Conservatoire National des Arts & Métiers.
11:32 Écrit par Philippe Sage dans Crise Financière, Il Est Trop Tard | Lien permanent | Commentaires (29) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grèce, papandréou, zone euro, sortie de l'euro, référendum grec, effet domino, contagion, europe, fmi, bce, merkozy, moteur franco-allemand, les marchés ont gagné, austérité, rigueur, récession, crise européenne, crise mondiale, 29 mai 2005, la capitulation des socialistes européens, peuple grec, peuple européen, le peuple va payer, l'europe n'est pas une démocratie |
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06 octobre 2011
Ce Qui Plombe Le Parti Socialiste
Passons sur la forme, debout derrière un pupitre, par le temps de parole limité, deux éléments qui concoururent à faire de ces débats quelque chose de passablement guindé. Six candidats dans un carcan. Avec pour s’en échapper, le recours au tutoiement, aux prénoms (« Je suis d’accord avec Martine », « Est-ce que François peut nous expliquer… », « Pas de coups tordus, Arnaud »…).
La forme importe peu. C’est le fond qui compte. Ce qui s’est dit. Et ce que l’on en tire. Un aveu collectif. Celui d’impuissance. Bref : plombant.
Ce qui plombe le Parti socialiste, ce n’est pas DSK. Mais ceux qui l’ont soutenu. Avant de comprendre, un peu tard, qu’ils étaient dans l’erreur, le déni. Mais, jamais, ils ne feront amende honorable, reconnaîtront qu’ils eurent tort. Tant ils sont pétris de certitudes, d’arrogance, voire de mépris. Pour eux, toujours, « Les jeux sont faits ». Ce ne sont pas des socialistes, mais des croupiers.
Ce qui plombe le Parti socialiste, ce sont ses girouettes, ses opportunistes. Fabius, par exemple. Héraut du « non » au Traité pour une Constitution Européenne, avant, le misérable, de tourner casaque. J’appelle cela : « Trahir la confiance du peuple souverain (de gauche) ».
Plus encore, Jack Lang. Toujours prompt à se ranger dans le camp du vainqueur potentiel. Avant-hier, Royal, hier Aubry, aujourd’hui Hollande. Lang c’est le Séguélisme. L’anti-gauche. Le bobo dans toute son horreur. Langue de bois. Toujours là. Qu’on se demande comment c’est possible. Tant il est grotesque et creux. Petite sangsue. Sans envergure. Faussaire. Et fossoyeur. Une honte totale, insupportable.
Ce qui plombe le Parti socialiste, c’est son renoncement. Aux valeurs de la gauche. C’est sa conversion au libéralisme.
Bertrand Delanoë, ce commercial, aura – et comme on l’en remercie ! – eu l’impudeur de l’affirmer, clairement : « Oui, je suis libéral ET socialiste ». Ce qui ne peut être possible. C’est l’un ou l’autre.
En vérité, cet « outing » renvoyait à icelle jospinerie : « Mon programme n’est pas socialiste ».
En bon protestant, rigoureux, austère, sincère, Jospin convenait, entre les lignes, à mots couverts, que son programme était libéral. Donc, non-socialiste.
Delanoë, sous prétexte d’audace, aura voulu réconcilier l’inconciliable. Ce n’était pas de l’audace, mais un abandon. Et les classes populaires, moyennes, ont bien entendu le message. Elles ne reviendront pas. Terra Nova a gagné le combat. En loucedé. Travail de sape.
C’est aux cadres, désormais, que ce parti s’adresse. Aux notables, et autres petits bourgeois.
S’il était honnête, ce parti changerait son nom.
Il n’a plus rien de socialiste.
Ce qui plombe le Parti socialiste, c’est une date : le 21 avril 2002. C’est ici, qu’il s’est figé. A tout jamais.
Cette date est primordiale. Elle a tout changé. C’est à partir de là, que tout finit. C’est ici, que commence le renoncement. Que le droit d’inventer succombe au droit d’inventaire. Paradoxalement. Car, on eut pu espérer le contraire. Que justement le 21 avril 2002 réveillât le cadavre. Momifié dans son mitterrandisme. Qu’il retrouvât, alors, ce qu’il avait égaré : sa gauche. Ce souffle formidable, d’espoir, d’imagination.
Mais non. Tétanisé, il n’aura pas compris ce que signifiaient les victoires locales, s’enchaînant, régionales, municipales, européennes. Plus encore le « Non » du 29 mai 2005. Autre date. Autre échec. Dernier sursaut. Balayé par une présidentielle dictée par les seuls sondages. Et la trouille.
Terminées les convictions, les idéologies.
Ce qui plombe le Parti socialiste, c’est la peur de revivre le 21 avril 2002. Ça l’obsède.
Il ne sait pas comment s’en défaire. Il n’a toujours pas compris pourquoi les classes moyennes et populaires l’ont déserté. Alors que la réponse est évidente. Elle crève les yeux. Les urnes, aussi.
Hollande est le représentant de cette obsession, de cette peur. Voilà qui mériterait une analyse. Psychiatrique. Tant il est complexe et paradoxal, le soi-disant « candidat normal ».
La norme pour conjurer le sort, mais quelle est-elle ? Qu’est-ce qui fait norme ? Qu’est-ce que le normal au pays du Front national ? Entre 18 et 20% dans les intentions de vote, du jamais vu, mais qui fait sens : cela dit combien le peuple souffre (de l’absence de gauche).
La réponse n’est pas une conversion au libéralisme, au centrisme, mais à la radicalité.
Ce qui plombe le Parti socialiste c’est l’absence de radicalité. La crise, pourtant, aurait dû le conduire à se radicaliser, justement.
A la colère, pas à l’indignation. Aux idées révolutionnaires, pas à la mollesse.
Mais non, ils, les candidats, ont opté pour la compétence, la crédibilité. Le PS s’est Obama-isé. C’est la droite sociale. Ni plus, ni moins.
Quant à Montebourg, comme hier Hamon, c’est l’alibi. Mais rien en lui, ne transpire la gauche. C’est un jeu. De dupes. Hier soutien de Royal, aujourd’hui démondialiste. C’est (que) de l’image. Montebourg n’a rien de Bové, moins encore de Mélenchon. C’est du côté de Valls qu’il faut plutôt chercher. La « gauche moderne ». Celle de la TVA sociale. Des quotas d’immigration. Une gauche de droite. Et ça n’est point caricature. C’est une réalité. Car c’est la logique même, la poursuite de la conversion au libéralisme du PS. Avec Hollande en synthétiseur. Comme toujours.
Et tant pis si Ségolène Royal, lasse, usée, désolée, finit par lâcher cette vérité, la seule entendue lors des trois débats : « Alors nous ne sommes plus socialistes ».
C’est fini. Elle le sait. Et d’ailleurs, elle soutiendra le vainqueur. Les jeux sont faits. Comme dit le croupier.
Pour tout cela, entre autres, ces débats auront été utiles. Ils auront permis une clarification. Une mise au point. Même Fillon salue la performance. C’est dire …
Nous savons, désormais, qu’il n’y a plus de gauche dans ce parti. Il (y) a renoncé.
Il aura refusé, toujours, encore, de prendre la mesure du 21 avril 2002. D’entendre les souffrances, le désarroi. La solitude.
Même la crise n’aura rien changé. C’en est terrifiant.
On aurait pu espérer une rébellion, un combat à mener contre le système régit par le marché et la finance, un combat pour la liberté, mais non ; enfermés dans leur carcan, nos six représentants à grands coups de mots-clés, d’éléments de langage, de formules, statiques, sans colère aucune, sans souffle, sans révolte, auront enterré, publiquement, Jaurès, Blum et même, Mendès-France.
En se tutoyant.
Alors je conçois que beaucoup aient hâte de voir Sarkozy partir. J’entends même que c’est une question de fierté à retrouver. Ce 21 avril 2002 qu’il faut effacer. Aussi.
Mais qu’est-ce que ça veut dire de gagner quand rien n’est grand, beau et fort ?
Qu’est-ce que ça veut dire de gagner pour gagner ? Qu’est-ce que ça va nous apporter ? Si c’est pour vivre dans le même système, les mêmes règles, si rien n’est remis en question. Si Lang est toujours là. Et Fabius. Et tous les autres.
Qu’est-ce que ça va changer au quotidien de ceux qu'en bavent, qu’on humilie chaque jour, à ceux qui espèrent, demain, avoir leur petit coin, rien qu’à eux, enfin se poser, après tant d'années de travail, de servitude ?
Qu’est-ce que ça va changer de porter au pouvoir des hommes et des femmes qui s’accommodent, peu ou prou, d’un monde où le profit, la compétition, le chiffre, passent avant toute chose, avant la vie, avant nous ?
Qu’est-ce que ça va nous apporter, à nous, les laborieux, qu’on écoute pas, des ajustements à la marge ? Sommes-nous donc que cela : une variable ? Qu’on corrige. Qu’on trimballe. Et nous devrions nous en satisfaire ? En être heureux ?
Mais non. Non, il ne faut pas. Il faut résister. Se révolter. Pousser au cul. Il faut les secouer, ces gens-là, ces notables, ces raisonnables. Si tant est que ce soit encore possible. Ou juste envisageable.
Mais quand on regarde le peuple, les bras croisés, ainsi qu’on le voit, sur l’image illustrant cet article, image strauss-kahnienne, à certains égards, avec le terme de "gauche" comme argument de vente, mensonger, que peut-on espérer, tant cette image (qui se voudrait rappel d’une force tranquille, mais qui n’est celle, en vérité, que d’une faiblesse assumée) semble nous dire : « Les jeux sont faits ». Or donc : rien ne va plus.
De ce jeu, de dupes, nous sommes les billes. Les roulés. Les refaits.
Les éternels plombés.
16:13 Écrit par Philippe Sage dans Libéralisme De Gauche, Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (78) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, primaire, la mort du parti socialiste français, le renoncement aux valeurs de gauche, le ps nous a abandonnés, françois hollande, ségolène royal, martine aubry, manuel valls, arnaud montebourg, laurent fabius, jack lang, bertrand delanoë, la gauche moderne est une gauche de droite, les jeux sont faits, pierre moscovici, dsk, 21 avril 2002, le fn a 20%, l'impuissance du ps, hollande les bras croisés, les marchés ont gagné, libéral et socialiste, séguélisme, de quoi le ps est-il le nom ? |
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