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23 juin 2011

Pour Aphatie, 15 Candidats, C’est : « Inadmissible ! »

Furibard, qu’il est Aphatie. Hors de lui… Pour de vrai ? On sait pas trop. Tant ce Grand Journal de Canal+ [1] est moins une émission politique qu’un divertissement. Du show, avec un gentil public qu’applaudit… [Passons]… Mais qu’est-ce donc qui le met dans cet état, Aphatie ? Qu’est-ce qui suscite son ire, le fait considérablement grimper dans les aigus ?... Eh bien, c’est une nouvelle candidature à l’élection présidentielle. Celle de Christine Boutin.

Inadmissible.jpgSi Christine Boutin est candidate à la présidence de la République c’est parce que – dixit – « la situation de la France [l]’oblige ».
« Très fort ! » Ironise Aphatie (rires du public)
Puis il enchaîne : « Quelles sont les chances de Christine Boutin d’être élue présidente de la République ?... Nulles ! Zéro !... En 2002, elle a fait 1,9% des voix [2] ! Zéro chance d’être élue présidente de la République !... Mais elle s’en moque ! Parce que Christine Boutin, elle ne veut pas être présidente de la République, elle veut être candidate à la présidence de la République… C’est pas la même chose. On voit la différence ».

On voit la suite, surtout.
Et elle ne tarde pas.

Dans un festival de gestes, le voilà qui dresse la liste des candidats potentiels pour la présidentielle 2012.
Frédéric NihousIl s’en fout lui, d’être président de la République ! C’est pas son problème ! »), Philippe PoutouJe connais son score à lui : 0,0005% »), Jean Pierre ChevènementEt voilà ! Un de plus »), Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou, Dominique de Villepin, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie ArthaudÇa va pas peser lourd, ça non plus ! Mais on s’en fout ! ») etc., etc.
Au total, Jean-Michel Aphatie dénombre quinze candidats pour la prochaine présidentielle.
Et ça l’énerve copieux :
« Vous savez ce que c’est ça ? Demande-t-il. C’est n’importe quoi !... N’importe quoi !... Une grande élection dont dépend le destin du pays (…) c’est inadmissible !... Ne devrait être candidat que ceux qui ont envie d’être président (…) Ceux qui ont la possibilité de l’être ».

Ce qui, d’après lui, réduirait le nombre à cinq postulants [3].

Bien.

On pourrait saluer cette colère. Après tout, il y a comme du « bon sens paysan » dans ce qu’il dit.
Une présidentielle, ce n’est pas une législative.
Sauf que… si le mode de scrutin des législatives était différent, je veux dire si elles n’étaient pas, comme les présidentielles, au scrutin majoritaire à deux tours, mais à la proportionnelle, alors – peut-être – n’aurions-nous pas pour les présidentielles, pléthore de candidats.
Qui, effectivement, ne sont là QUE pour faire exister leurs courants, leurs clubs ou leurs partis.

Oui, on pourrait saluer cette colère, sauf que… Elle n’avait qu’un objectif : nous recauser du 21 avril 2002.

« Le 21 avril 2002, nous dit Aphatie, il y avait seize candidats ! C’est le 1er tour de l’histoire de l’élection présidentielle, depuis que cette élection existe, où il y a eu le plus de candidats : seize ! (…) On se dit que : puisqu’il y a seize candidats, chaque citoyen va trouver quelqu’un qui lui plaît ! Et donc que la participation va être formidable !... Eh bien c’est aussi le 1er tour (…) où il y a eu le plus d’abstention : 28,4 % d’abstention ! 11 698 000 français n’ont pas été aux urnes le 21 avril 2002… Pourquoi ?... Parce qu’ils se sont dit c’est le bordel ! C’est la cacophonie ! (…) Du coup à vingt heures, on a eu ceci... »

Et de nous remontrer Pujadas annonçant un second tour opposant Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen.

« Ça c’était inutile ! Assène Aphatie. Ça ne représentait pas la société française. Ça ne voulait rien dire… Le 1er tour de l’élection présidentielle par sa masse de candidats a été faussé, et ça fausse, du coup, le second tour. »

On comprend dès lors ce qui motive la colère de Jean-Michel Aphatie.
C’est moins le nombre de candidats que ses conséquences : un taux abstention « inadmissible » pour une telle élection et… le Front National au second tour.
Et, ce qu’il veut nous faire comprendre, en réalité, c’est que nous courons droit à un second 21-avril avec autant de candidats. 
Et de préconiser, à l’avenir, de passer de 500 parrainages à « 1000 » voire « 2000 ».

Mais a-t-il raison ?
Dans les faits.
Observe-t-on une abstention plus grande dès lors que le nombre de candidats est élevé ?
Et inversement, un taux de participation plus fort avec un nombre de candidats réduit ?

Eh bien, pas vraiment.

Si l’on fait exception de la première, celle de 1965 [4] parce que justement c’était la première, effet de nouveauté, donc enthousiasme, curiosité et tutti, les deux élections qui – outre 1965 – ont mobilisé le plus d’électeurs sont celles de 1974 et de 2007.
Or, dans les deux cas, il y avait 12 candidats (on est donc, selon Jean-Michel Aphatie, pas loin de la « cacophonie » et du « bordel ») au premier tour.
Soit, le plus grand nombre de participants après celle de 2002.

Or donc, malgré le nombre, et des candidats qu’Aphatie jugerait certainement inutiles ou farfelus (comme Guy Héraud, Jean-Claude Sebag, Bertrand Renouvin, Emile Muller ou Alain Krivine en 1974 ; Frédéric Nihous, Gérard Schivardi, voire José Bové et Arlette Laguiller en 2007) les électeurs se sont rués vers les urnes.
Pourquoi ?
Eh bien parce qu’en 1974, comme en 2007, nous avions à choisir un nouveau président.
Contrairement à 2002 où Chirac remettait son titre en jeu, et où, de surcroît, son adversaire principal était son Premier ministre (Lionel Jospin).

Voilà pour les chiffres bruts.
Ils infirment les propos tenus par Aphatie…

Et d’autant plus, si on y ajoute le 1er tour de 1969, où le nombre de candidats n’était pas « cacophonique » mais riquiqui (7, le plus petit nombre après 1965) et où, pourtant, nous avons enregistré le deuxième plus grand taux d’abstention (22,41%).
C’est quoi ce « bordel » à l’envers, Jean-Michel ?
N’oublions pas le troisième plus mauvais 1er tour en matière de participation, celui de 1995, où il n’y avait que... 9 candidats (21,62% d’abstention).
Dans ces deux cas, là itou, nous avions à choisir un nouveau président. Ce qui pourrait être en contradiction avec ce que j’avançais concernant 1974 et 2007. Sauf que… Cela tient aussi à la personnalité desdits candidats.
En 1969, l’offre n’était pas très alléchante (Pompidou, Poher, Duclos, ça fait pas rêver).
Et en 1995, après le renoncement de Delors, et les divisions de la droite (Chirac/Balladur) nous n’avions pas un choix de grande qualité, ni d’une clarté évidente.

Nonobstant, et à la décharge d’Aphatie, nous sommes, concernant 2012, effectivement dans un cas de figure, peu ou prou, similaire à celui de 2002 ; c’est-à-dire avec un président qui va remettre son titre en jeu.
Donc oui, avec 15 candidats, le risque d’un taux d’abstention supérieur à la moyenne est possible. Et, il favoriserait, sans nul doute, Marine Le Pen.
Mais c’est bien parce que nous sommes dans ce cas de figure, que la théorie d’Aphatie tient la route.
Etant donné qu’en 1974 et 2007, un nombre de candidats élevé (douze c’est quand même beaucoup, voire certainement trop) n’a pas impacté le taux de participation. Au contraire !
C’est donc moins le nombre de candidats, que la configuration (et les enjeux) qui prime.
Car dès qu’il s’agit de choisir un nouveau président, soit quand l’actuel ne se représente pas (ni le Premier ministre), et que de surcroît les personnalités sont fortes ou attractives (Sarkozy/Royal en 2007, Mitterrand/VGE en 1974) le nombre n’est, apparemment, pas un problème.

En conclusion, Aphatie a tort sur les chiffres bruts.
Mais il raison sur la configuration.
Oui, pour 2012, un nombre élevé de candidats peut nous conduire à un nouveau 21-avril [5].

Pour le reste, est-il « inadmissible » que quinze candidats concourent à l’élection présidentielle ?

Il est vrai qu’il y a dans ce nombre quelque chose de ridicule, de grotesque, tant évidemment Nihous n’a aucune envie d’être président, ni même Boutin, pas plus que Poutou ou Arthaud.
Il est exact, oui, de dire que leurs chances sont « nulles ».
Qu’ils ne sont candidats que pour être candidat. Rien de plus.
Et que ce nombre porte atteinte à la présidentielle. En la désacralisant, d’une certaine façon.
Mais encore une fois, tant que les législatives n’offriront pas une dose de proportionnelle permettant à tous les courants d’idées (ou, du moins, une grande partie) d’être représentés à l’Assemblée nationale, nous aurons un nombre exagéré de candidats à la présidentielle. Tant pour eux, c'est une vitrine.



[1] Il s’agit de l’émission en date du mercredi 22 juin 2011.
Avec comme invité, Jean-Louis Borloo.

[2] En réalité, 1,19% des suffrages exprimés (et non 1,9% comme dit dans cette émission). Soit 339 112 suffrages. Il y eut bien plus faible que Boutin, cela dit.
Daniel Gluckstein, lors du même scrutin, ne fit que 132 686 voix.
Mais le recordman, c’est Guy Héraud qui, en 1974, ne mobilisa sur son nom que 19 255 bulletins soit 0,08% des suffrages exprimés.

[3] « Cinq candidats, ça, ça a un sens ! dira Aphatie. Et puis après, y’en a deux. Au 1er tour, on choisit. Et au second, on élimine. Mais un 1er tour à quinze candidats, ça n’a aucun sens ».
Cela pose tout de même une question : quelles seraient les étiquettes politiques de ces candidats ?
On le devine : un UMP, un PS, un Centriste. Mais quid des deux autres, Monsieur Aphatie ? Etant donné qu’on a très bien compris que vous n’êtes pas favorable à ce que l’extrême-gauche et l’extrême-droite se portent candidats à une élection « dont dépend le destin du pays ».

[4] C’est en 1965 qu’il y eût le plus petit nombre de candidats : six.
C’est aussi, le 1er tour qui a mobilisé le plus d’électeurs : seulement 15,25% d’abstention (4 410 465 français inscrits sur les listes électorales auront préféré aller « à la pêche »).
Mais encore une fois, c’était la première de l’Histoire.

[5] L’autre particularité du 21-avril c’est que pour la seule fois dans l’histoire des présidentielles, le candidat arrivé en tête du 1er tour, Chirac, était battu… par les abstentionnistes.
Ils étaient 11 698 956, alors que Chirac n’a mobilisé que 5 665 855 suffrages.
Pis : en additionnant le nombre de voix des deux qualifiés pour le second tour (Chirac/Le Pen) ce sont encore les abstentionnistes qui sortent vainqueurs. Du jamais vu ! Mais à qui la faute ?


21 décembre 2010

De La Prostitution Des Politiques

J’ai encore dans le cassis, cette phrase assassine du tribun Jean-Luc Mélenchon, adressée à un stagiaire-journaliste, un 19 mars 2010, entre deux tours d’élections régionales ; un Mélenchon remonté, vindicatif, ah le bel homme du peuple, de gauche, la vraie, il l’a assez dit, n’est-ce pas ? Pas le genre, donc, à se compromettre, à fricoter, composer, se prostituer, se vendre, comme le misérable journaliste qui lui, vend(rait) du papier, coûte que coûte.
Elle s’appuyait, cette phrase, sur une maxime romaine « dignitas » et « gravitas », rien que ça … ah ! ça rigolait pas, et prends ça dans ta face, « laquais », « larbin », « petite cervelle », écoute-donc bien :
« Avec moi, vous parlez de choses sérieuses (…) Donc, avec moi vous parlez de politique et vos sujets de merde vous allez les faire avec des gens qui veulent répondre à la merde »

Salut Le T'Es Rien.jpgDignitas ? Gravitas ? Boum patatras, oui !
T’as donc pas vu l’homme de gôôôôche, celui qui fait la leçon au jeunot, faire le tapin médiatique chez Ruquier, Denisot ou Ardisson ?
On N’est Pas Couché, Le Grand Journal, Salut Les Terriens ; pour sûr, voilà des émissions éminemment politique(s), pas merdeuses pour un sou ! Et surtout, qui ne décrédibilisent pas la parole politique ; pensez-vous ! On y aborde, c’est bien connu, des sujets de fond, avec sérieux, dignité et gravité. Voilà des plateaux télévisés, Tudieu, où on parle « de choses intelligentes » !
Des émissions de prolétaires pour les prolétaires.
Jugez-en plutôt, un exemple tout frais :

Ardisson : Vous avez fait un tabac chez Drucker .. Est-ce qu’au moment du mercato vous allez quitter le Parti de Gauche pour un plus grand parti ? (rires gras du public)

Ou encore :

Ardisson : Tu sais pas danser, toi ? (rires du public)
Mélenchon : Si ! Très bien, mon p’tit gars !
Ardisson : Dans ton Parti de Gauche, vous dansez pas, vous ?
Mélenchon : Si ! (rires)
Baffie : Ils en ont pris des danses ! (rires)

C’était samedi dernier, le 19 décembre 2010, sur Canal+. Entre rires, applaudissements et cymbales de l’orchestre.
L’avez-vous alors entendu, Mélenchon, rétorquer comme il le fit le 19 mars dernier :
« Tu fermes ta petite bouche et tu me parles de politique »
Bien sûr que non ! Deux poids, deux mesures. Et zig, et zag. On écrabouille le petit stagiaire avec ses « sujets de merde », l’accusant, péremptoire, de « mouliner du papier qui s’vend », ça fait son beau, son fier, mais, buzz épuisé, ça y va se vendre, se prostituer dans des émissions de divertissement, où l’on se tutoie, où l’on se vanne ! …. Et ça voudrait, ensuite, donner des leçons ? Mais de qui se moque-t-on ?
Ah mais oui, mais je vous demande pardon ! Ça manque de cohérence. Un tantinet. De deux choses, l’une. Y’a pas d’autre façon. Sinon, ça vaut pas tripette. C’est du flan. C’est posture. Et il n’y a pas loin de la posture à l’imposture.

Certes, il n’y a pas que Mélenchon. Tous, ou presque, vont faire Guignol sur les plateaux bankable du divertissement ; rires, applaudissements, cymbales de l’orchestre.
De Copé à Bertrand, de Royal à Montebourg, de Yade à Bayrou, tous ! Dupont-Aignan compris ! Ils vont pointer à la becquetance « popu » ! Même Besancenot, il l’a fait son Drucker ! Itou, l’autre nouveau présumé Chevalier Blanc (avec Mélenchon, justement) de la politique : Dominique de Villepin. Celui-là même qui, chez Elkabbach, un dimanche matin, se permettait un croustillant :
« Or, manifestement, nous nous divertissons ! »
… Avant d’aller s’esclaffer, pouffer et … nous divertir chez Ruquier !
Et ça viendrait ensuite geindre, se plaindre, regretter que la politique, l’homme politique, et la parole politique, fussent décrédibilisés !
Mais quand on veut redonner du poids, du crédit, de la hauteur à la politique, on ne va pas faire sa « star », son « people », sa « diva » chez Denisot, Ruquier ou Ardisson.

Comment peut-on, après avoir ricané comme des bossus dans ces autres « Dîner du Siècle » aller parler souffrances du peuple, misère et tout le tralala, fustiger « l’argent-roi » (qui coule à flots, dans ces émissions-là) dénoncer la pauvreté des débats, la vulgarité ambiante, la dérision permanente, le populisme même, mais oui ! Ah ça, c’est d’un drôle, tiens ! …. D’aucuns prétendent même, les amusants, que l’on tirerait la France vers le bas ! Mais si c’est en ricanant, ça n’a plus d’importance, voyez ! Si c’est en divertissant le veau, c’est pas péché, messire !

Comment peut-on, outragé, indigné, sur ses grands chevaux monté, fier comme Artaban, ô combien méprisant, traiter tout ce qui ressemble à un journaliste, ou approchant, de « laquais », de « larbin » quand on fait soi-même son larbin ou laquais pour s’attirer la sympathie du téléspectateur. Tu le fais rire, et tu l’as dans l’urne ?
Oh c’qu’il est sympa et drôle, ce Mélenchon, j’crois que j’vais voter pour lui, Chérie !
Beau programme !
Oh, je conçois que ce soit moins éreintant et fastidieux que d’en proposer un, un vrai qui fasse pas rire ; un programme politique, j’entends. Trop rébarbatif, n’est-ce pas.
Mais quand bien même, y en aurait-il un, comment voudriez-vous qu’on le prît au sérieux ? Sans l’impertinent de salon Yann Barthes, sans les snipers d’Ardisson, ou les gros jeux de mots de Ruquier, c’est pas pensable, voyons ! Il faut passer par eux, c’est obligé, et vous en êtes les obligés de fait, pour engranger du suffrage, en vous faisant moquer, chambrer, ridiculiser même ; en vous prostituant, quoi !
Ris public ! Ris ! Gondole-toi ! Et vive la République ! Puisque, j’ai bien entendu, c’est en son nom, que Mélenchon se bat, pour lui rendre dans « le bruit et la fureur, le fracas et le tumulte », ses ors et sa beauté. Son prestige. Par le divertissement et la gaudriole. Tartufe, oui !

Des émissions politiques ? Y’en a. Des bonnes, des solides ? Télévisuellement, pas vraiment. J’en suis d’accord. Et alors ? Est-ce une raison pour aller faire son mariole, tapiner à qui mieux-mieux ? Et la radio, c’est-y fait pour les chiens ?
On ne peut réclamer un (retour du) respect du politique et de sa parole et, en même temps, aller faire Guignol dans des émissions de divertissement.
Ce n’est pas le lieu pour s’adresser au peuple.
Ce n’est pas l’endroit pour traiter de la souffrance, du désarroi, de la misère.
Ce n’est pas là, qu’on cause de politique et qu’on lui rendra crédit.
Il faut être clair. Tant que les hommes politiques, quels qu’ils soient, iront se compromettre sur ces plateaux télévisés, ils ne seront pas pris au sérieux.
Ils n’inspireront ni « dignitas » ni « gravitas ». Voilà la « veritas ».

« Le mélange de voyeurisme et de prostitution de l’esprit public va continuer jusqu’à la catastrophe, évidemment » disait Jean-Luc Mélenchon, ce fameux 19 mars 2010.
Je serais tenté de répondre par un sonore :
« Tu l’as dit, bouffi ! »
Je me bornerai juste à lui dire qu’il participe, et comment, par rires, applaudissements et cymbales d’orchestre, voyeurisme et prostitution, à l’avènement prochain de ladite catastrophe.
Et boum patatras.

 
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