La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

23 avril 2012

Comment Ils Ont Tué Mélenchon !

Jean-Luc Mélenchon

ICI

26 novembre 2010

Devine Qui Va Repasser En 2012 ?

- Tu crois qu’il va repasser ?
- Qui ça ?
- Ben Sarkozy !
- Oui.
- Pourquoi ?
- Parce que.
- C’est un peu léger comme réponse.
- Certes, mais est-ce ma faute ?
- La faute à qui, alors ?
- Devine !

Dessin Du Canard Enchaîné.jpgAh c’que j’ai bien rigolé, dites ! Vous aussi, je présume.
Quand vous prîtes connaissance de ce titre pour le moins accrocheur et bombardier : « DSK écrase Sarkozy ! ».
J’aime autant vous dire que ça ne fait QUE commencer. Ah, ils vont être nombreux à l’écrabouiller dans les sondages, l’omni-honni de l’Elysée. M’est avis qu’il doit savourer sa virtuelle défaite.
Or donc, préparer sa victoire, qui elle, sera bien réelle.

Oh, croyez-le, j’en suis tout autant que vous, marri. Et cocu, par-dessus le marché.
Mais j’ai beau farfouiller, fureter, disséquer, rien, je ne vois rien, ni personne qui pourrait empêcher Nicolas Sarkozy d’être réélu en 2012.
Rien, car aucun projet digne de ce nom. Aucune alternative. La seule possible, je vais vous dire : ce serait du sang et des larmes. Celui qui osera porter ce programme, pourrait bien, oui, l’emporter en 2012. Mais cet icelui n’a pas encore montré le bout de son museau (et d’ailleurs, personne n’en veut ? Pas vrai ?).
Encore que, cela n’y suffirait peut-être pas. Faudrait-il être, de surcroît, un tribun redoutable, capable de renvoyer l’homme de l’Elysée à ses truismes, pif ! paf ! C’est que, dites, ce Sarkozy, dans le genre je-te-fais-les-questions-et-les-réponses, il se pose là.

Karachi ? Oui, c’est emmerdant, mais Chirac en a connu des plus gratinées, non ? En quarante années de vie politique ... Cela l’a-t-il empêché de mener par deux fois Le Petit au bout, comme on dit au Tarot ? Eh non ! ... Du grand art ! ... Et son successeur, quand bien même serait-il d’une autre école, celle de la télé-crotte, du show, du spectacle en veux-tu, en voilà, enfant des ricanements et de la dérision permanente, en totale adéquation avec son temps médiatique, il est pas mal, non plus.
Pas aimé ?
Certes.
Et alors ? ..
… Et alors, le problème, c’est l’électeur. Tu lui racontes une belle histoire, et zou, il plonge ! A 53,06% ou 50,05%, peu importe !
Et le seul, actuellement, sur ce marché, celui de «  Je vais te raconter une belle histoire à laquelle tu vas croire », c’est Sarkozy.
Sur ce terrain, storytellé, tous les autres ne sont que des nains.
Tu vas voir, oui, comme il va te retourner ce merdier, ah comme je la sens venir l’entourloupe ! Ça me dégueule d’avance !

Oui, mais, me rétorque-t-on, entends-tu comme, ici et , partout, ils n’en peuvent plus de ce Sarkozy !
J’entends.
Mais je ne lui fais pas confiance.
A l'électeur.
Il rouscaille, il geint et gueule, ah ça ira, ça ira, v’là même qu’il dit qu’il a honte – et comme je le comprends – mais dans dix-huit mois, il y réfléchira à deux fois. Et encore !
Quand je dis « à deux fois », c’est une de trop.

Rien ! y’a rien en face ! Pas de concurrent, pas de projet, QUE de la colère. Mais la colère, ça ne fait pas un programme. Pas plus que l’anti-sarkozysme. Je dirais même que l’anti-sarkozysme fait le lit ET la chambre de son altesse. Un peu comme le serpent qui se mord la queue. Comme une fable de Lafontaine. Dont tout le monde se fout, d’ailleurs. Oh, on la connaît la fable, mais on oublie son but. Pourquoi s’embarrasser d’une Morale, n’est-ce pas ?

Y’a pas de Morale, il n’y a plus que des produits manufacturés, du bankable à souhait.

Sarkozy n’est rien d’autre que le produit d’une défaite. Celle de la pensée. De la culture.
Qui, dans ce pays, quel citoyen, souhaite le retour de la pensée ET de la culture en prime-time ?
Personne.
Au contraire !
Nous sommes vautrés corps et âme dans un autre temps, celui où l’émotion est reine, et avec elle, la sacro-sainte victime.
Nous sommes au temps du buzz, de l’immédiateté, de la politique ruquièrisée, druckerisée, ardisonnisée, soit : galvaudée, moquée, (r)abaissée et avec, s’il vous plaît ! la participation effective des intéressés (de Copé à Le Pen en passant par Mélenchon et tous les autres ; tous adôôôôrent jouer à Guignol avec des présentateurs de la télé-promo-ricanante) ; or, qui d’autre que Nicolas Sarkozy incarne mieux ce temps-là ?
Noboby.
Ou alors, ils sont trop jeunes. Ils ne sont pas prêts. Et quand ils le seront, va savoir ! nous serons passés dans une autre dimension, plus ignoble encore.
Oui, Sarkozy est en adéquation bankable avec son époque. Avec son peuple. Une époque et un peuple tristes, sans relief, assez vulgaires en vérité, où ça ricane bêtement ; oui bêtement ! après tout, on a AUSSI les bouffons qu’on mérite, non ? YES RICANE ! En haut, comme en bas. A l’Elysée comme dans ta radio et ta télé.

Et puis, ça va pas faire plaisir, mais tant pis, autant le dire, tant c’est LE point, le crucial : le Front National a gagné. A l’usure, certes, mais il a gagné. La lepénisation des esprits, c’est pas un concept, c’est pas du Onfray, c’est une réalité. Elle est vivace. Et plus que jamais. On peut même dire qu’on en vit le sommet, encore que ! pas sûr qu’on en ait vu le pic.
Et là encore, Sarkozy, sur ce terrain, populaire, populiste et populace, est imbattable. Avec cette petite voix, ce ton innocent qu’il prend, de plus en plus, écoutez-le donc, cet agneau, comme il te la promet belle.

Oui, ça gueule, ça blogue, ça dit non, et « no pasaran », oui, sauf que, il est déjà passé, l’animal. Il a pris ses quartiers. C’est trop tard.
Oui, ça est sûr et certain qu’au regard de son impopularité, il va manger et copieux ! Yes We Can ! Ah, on va lui faire avaler son quinquennat, à celui-ci, son Fouquet’s, son yacht, ses paradis fiscaux même disparus et sa moralisation bidon du capitalisme ! Tu nous a bien bernés avec ton « travailler plus », ton mérite, tes droits ET devoirs ! Et comme nous sommes nombreux à le vouloir ; or donc, si nous sommes si nombreux, c’est entendu, il va morfler !
Eh bien non !
Car c’est oublier le corps électoral. Et ce corps-là, si vieux, si conservateur, tellement en sentiment d'insécurité, il se donnera une autre fois à ce Sarko-ci.
Ce n’est pas le nombre de gueulards et de ricaneurs qui font une élection, c’est l’électeur. Lepénisé comme un rat. Beaucoup plus que tu ne le croies.
Ce ne sont pas les commentateurs non plus, ni Karachi, ni Bettencourt, ni l’Epad, ni rien, qui viendront à bout d’un homme pareil, c’est : du sang et des larmes.
Or, aujourd’hui, personne ne porte et revendique ce projet. Et tant que ce ne sera pas le cas, alors, mon pote, tu peux gueuler, crier victoire avant l’heure, c’est amusant, ça occupe le temps, même ça fait plaisir, mais en 2012, tu verras, si d’ici là rien ne bouge, celui que tu surnommes « le nain » repassera haut la main, et, dans sa plus grand vulgarité, les doigts dans ton nez.

Or donc et nonobstant, ne me demande plus : « La faute à qui ? »

22 août 2010

Rien [Ou Si Peu]

La France Est De Retour.jpgTu vas voir, qu’à ce train-là, ils vont nous le ratiboiser et pas qu’à moitié, le pays, et avec lui, les esprits ou ce qu’il en reste. Ah, ça décanille sec, ça élague, ça démantèle, quelle maestria ! Non, vraiment, j’en suis baba (aux Roms ...) ! Bravo les gars ! C’est du grand art ! Bettencourt et sa clique, Woerth et son cloaque, finis ! Adios ! ... Quant au pouvoir d’achat, la France d’après, celle qui se lève tôt – tu t’en souviens, dis ? – cette France de propriétaires et du plein-emploi, niquée ! Oubliée ! ... Parce que, sais-tu quoi ? Tu n’es pas en « sécurité » ! Pas assez ! Et si tu crois l’être, on va t’enfoncer dans le crâne, et à coup de massue s’il le faut, que non, bordel de merde, « tu-n’es-pas-en-sécurité » ! T’as compris ? ... Et qu’on s’amuse à dire le contraire et vlan ! Te voilà relégué dans la division des « bien-pensants » ! ... Hein ? ... Quoi ? ... Que dis-tu ? ... C’est quoi un « bien-pensant » ? Mais j’en sais foutre rien, mon pote ! Logiquement, c’est l’inverse d’un « mal-pensant » ! Non ?

Or, donc, il ne faut pas, c’est exclu, dans cette France-là, « bien penser » ! Et d’ailleurs, il ne faut plus penser. Du tout ! Si tu penses, qui sait ? Demain ou après-demain, tu t’en irais, peut-être, péter un truc, une vitrine, une école, un système ... Une caténaire ... Police-menottes-prison pour ta pomme, ah comme il va morfler le sale mec, l’ultra-gauchiste ! Terroriste, va ! ... Alors non, ne pense pas malheureux ! Evite ! Prends ta dose quotidienne de Drucker, de Reichmann, de Dechavanne. Bouffonne-toi l’existence ! Ivre-toi de téléconne ! Icône donc les Pujadas, les Chabot, les Chazal et autres Ferrari ! Ça c’est de l’info, coco ! Made in Guéant from Elysée ! Son taff à cet ostrogoth, c’est de filer chaque jour que Sarkozy fait, un os à ronger. A l’AFP ! A Reuters ! Au JT ! A tutti quanti qui se prétend journaliste ! Et ensuite, c’est la curée ! Haro sur le Rom ! Le musulman ! Le pas-de-chez-toi ! Le métèque ! Ce scélérat, ces crapules qui veulent ta peau, ton blé, ton boulot ! Mais si ! ... Vois comme ils sont armés jusqu’aux dents, et pas de la petite dent de lait ! Ah ça non ! De la bonne grosse dent, aiguisée et finement ! Qui sait, s’ils n’iraient pas jusqu’à bouffer nos gosses ! Oui, comme autrefois, les communistes ! C’est de la même espèce, de la même race, sans foi, ni loi, des parasites dont il faut, manu-militari se débarrasser et pour quoi ? Pour ton bien, ton bien à toi, et celui de la nation ! Nation chérie, allons enfants de la patrie ! Il faut expulser ces malfaisants, et plus vite que ça ! ... Parce que, bien évidemment, tu es d’accord ! Nous sommes TOUS d’accord ! La preuve, c’est qu’on ne dit rien ! Que dalle ! Notre cul, on le bouge pas ! Affalés chez nous, à pondre des textes, du kleenex, à regarder passer les trains et quelques putains d’avions, ceusses qui raccompagnent « dignement » (oui « dignement » car je te rappelle que la France n’est assurément pas un pays de sauvages ; on accueille et on expulse avec le maximum d’humanité, nom de Dieu !) ces brutes, ces racailles, ces miséreux qui menacent notre tranquillité, le « vivre ensemble ». Le nôtre, bien entendu ! Ça, tu l’as bien compris ! « Vivre ensemble » certes, mais pas avec n’importe qui ! En tout cas, pas avec « eux » ! La France, elle est aux Français ! Aux français d’abord ! Les autres : dehors ! ... Sacré programme, n’est-ce pas ? ... J’irais même jusqu’à dire que c’est foutrement « bien pensé » ! A croire que là-haut, dans ce qu’on nomme assez judicieusement « le château » on se fait et copieux des infusions vendéennes, De Villiers dans ta boule à thé ! On se shoote au Le Pen ! Même que, on doit sniffer du Mégret, des lignes de Bruno, ça c’est de la came de compète, MNR certifié ! Y’a pas mieux sur le marché ! …

... Ah, bordel ! Mais qu’est-ce t’as donc dans le cervelet ? Tu ne la vois donc pas la manip’ ? L’entourloupe ? La fumisterie ? Tu crois qu’après tout ce ramdam, tu seras plus en « sécurité » qu’hier ? Non ! Bien sûr que non ! Parce qu’il y aura toujours un bouc émissaire ! Te bile pas, va, on t’en trouvera, et à la pelle ! Ils te les désigneront ! Et comment ! Et tu marcheras, comme aujourd’hui ! ... Applaudissements ! ... Parce que dès qu’on te cause de « sécurité » tu plonges et recta ! Tu ferais n’importe quoi pour te sentir EN « sécurité » ... Et ils le savent ! Peu leur chaut que la première des sécurités ce soit un emploi ET un toit ! Pourvu que ça ramène de l’électorat ! Du tondu, du meuh-meuh, du qui regarde le doigt, jamais la Lune ! Un doigt qui pue, tellement il se l’est gratté, le cul ! ... Oui, tu verras, y’aura toujours un salopard d’étranger, né sur ton sol français, qui mettra en péril TA « sécurité » ... Y’a bon le filon ! ...  Aujourd’hui le Rom, hier encore le musulman, comme jadis, tu te souviens, le juif ! ... Et pendant c’temps-là, où qu’il passe, le pognon ? Tu te la poses, cette question ? Parce que du pognon, sais-tu, y’en a ! A foison ! La France, c’est pas le Bengladesh, mon pote ! C’est un pays qui respire le blé, l’artiche, les pépettes, mais toi, moi, on n’en verra pas la couleur ! Et tu sais pourquoi ? ... Parce que pendant qu’on expulse, qu’on raccompagne, qu’on rafle, le pognon, lui, il circule. Elle est là, l’entourloupe ! La fumisterie ! Et voilà comment on se fait mettre, et bien profond ! ... Quoi, la crise ? .... QUELLE crise ? ... Mais ça fait 30 ans qu’on est en plein dedans ; TRENTE ANS ! Et tu crois que le pognon, il s’est fait la malle dans cet intervalle ? Bien sûr que non ! Même que t’as un indice : les salaires ... Pas les nôtres, Dugland ! Non, ceux de nos dirigeants, les compétents, plein les fouilles qu’ils s’en mettent ! Ah, ils doivent se marrer, et grassement, quand leurs poteaux, ceusses du « château » nous remettent le sketch bien huilé de la « sécurité » ! Doivent se taper sur les cuisses, les mecs ! Tiens, j’suis même prêt à parier qu’ils appellent le Woerth pour le convier à la fête ! Le Woerth, le Santini, le Balkany, l’Estrosi, enfin bref, toute la bande ! Tout le gang ! ... Et donc ?

Et donc rien !
RIEN !
Continuons comme ça, restons bien sages, chez nous, à nous offusquer mollement, à ne RIEN foutre, à laisser faire. Continuons à marcher du pied gauche – paraît que ça porte bonheur – dans la merde « sécuritaire ». Continuons à faire semblant de ne pas comprendre. De ne pas voir. Laissons-les ratiboiser ce pays, ce fantôme, le peu d’esprit qui l’habite. Après quoi, rien, définitivement, il n’y aura plus RIEN.
Pas même l’idée du chaos.

04 décembre 2009

Selon Que Vous Serez Hortefeux Ou Valentin Et Ce Qu’Il Est Urgent De Savoir

imaginons-la-france-dapres.1233993610.jpgOh, mais qu’est-ce que j’apprends ? Et comme je suis fort étonné ! Alors comme ça, de Longuet à Pancher (“profondément choqués”) en passant par une pièce rapportée (Éric Besson) voici donc qu’à L’UMP l’on s’indignerait et réclamerait même des sanctions, suite aux propos tenus à Verdun (au sortir d’un débat sur l’identité nationale) lundi soir (le 30 novembre) par le sieur André Valentin, maire UMP de Gussainville (Meuse) propos jugés, par ces notables de l’UMP, “racistes” et “xénophobes” ? Mais qu’est-ce qui leur arrive, qu’est-ce qui les prend tout à coup ? M’enfin, les gars, vous déconnez ou quoi ?

Non pas que je conteste le diagnostic de ces caciques, oh non, simplement je ne vois pas grande différence, dans le fond, entre les propos tenus lundi soir par monsieur Valentin et ceusses tenus le 5 septembre dernier à Seignosse (Landes) par messire Hortefeux. En effet, quelle différence peut-il bien y avoir entre la landaise :

Quand il y en a un ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes

Et la meusienne :

Il est temps qu’on réagisse parce qu’on va se faire bouffer ! (…) Y’en a déjà 10 millions, hein ? Alors faut bien réfléchir ! 10 millions que l’on paye à rien foutre !”.

Certes, la forme diffère, l’une étant plus crue, mais le fond (de pensée) est strictement identique ; c’est même – si j’puis me permettre - kif-kif ! Juste, dans la seconde, la meusienne, il y a un bonus ! Le p’tit truc en plus ! Or donc, non seulement "ils" sont “beaucoup”, “10 millions” (le bonus) mais aussi “on les paye à rien foutre” (le p’tit truc en plus) ! Depuis Verdun, et par des mots bien tranchés, monsieur Valentin n’a fait, en somme (bien que de la Meuse) que prolonger les propos estivaux de messire Hortefeux ! Non ? … Or, et à moins que ma mémoire rame ou défaille, je ne me souviens pas qu’il y ait eu à l’époque, réactions outrées et indignées venues de quelques barons du Mouvement dit Populaire, bien au contraire ! Ce fut même l’inverse que l’on entendit : allons, mais quel mauvais procès faisait-on au ministre de l’Intérieur, lui raciste ? Non, mais vous n’y pensez pas ! Brice, on le connaît, il ne mange pas de ce pain-là, il est honnête et droit, bel et grand serviteur de la nation, aimant profondément l’Auvergne et le second degré, alors cessez, je vous prie, cette polémique qui n’a pas lieu d’être, qui vire à la calomnie et même, au lynchage, oui messieurs, au lynchage caractérisé, non mais quelle honte, et comme Internet n’est que poubelle ! D’où mon étonnement, de les voir aujourd’hui tomber à bras raccourcis sur ce pauvre monsieur Valentin qui ne fait que dire tout haut ce que Brice Hortefeux pense-même-pas-tout-bas ! Y aurait-il - mais je n’ose le croire - différence de traitement selon que vous fussiez ministre régalien de la République et mini-Moi de sa majesté républicaine ou maire d’une commune de 40 habitants, maire depuis 2002 seulement ? Est-ce cela qu’il faut entendre ?

Nonobstant, puis-je dire cependant, au nom de la démocratie et de la sacro-sainte liberté d’expression, que je me réjouis et ô combien de ces propos, qu’ils viennent de l’UMP-d’en-haut, ou de l’UMP-d’en-bas ? De cette parole libérée, celle que l’on qualifie, aussi, de décomplexée. Oui, je m’en réjouis, car ainsi nous savons. Comme dirait l’autre, nous sortons, mon colon, de l’hypocrisie. Enfin, la v’là, la transparence ! Mais n’allez pas croire que l’UMP ait le monopole des “dérapages” verbaux. Si vous saviez ce qu’ils disent les autres, certains socialistes et des plus bourgeois, dans ce qu’ils croient encore être leur intimité, vous en auriez des haut-le-cœur ! Ils vous expliqueraient, comme le Brice, que voyons c’est pour de rire, c’est de l’ordre de la boutade ou de la blagounette, on ne le pense pas, hein, on f’sait juste que plaisanter ! Mais non, oh que non, ils ne plaisantent pas : ils (le) pensent. Vraiment. Pour certains. La seule différence, c’est qu’ils n’osent pas le dire trop fort parce qu’ils (se) croient être de "gauche". Gauche et propos racistes, tu comprends, ça ne va guère ensemble, ainsi qu’on nous l’apprît. Foutaises ! Ce temps-là est révolu ! Il est urgent de le savoir ! Comme il est urgent de ne plus parler de “dérapages” ! A d’autres, le coup du “dérapage” ! Dérapage, ça signifierait que, bof, c’est pas grave-grave, c’est juste un accident, l’a pas fait exprès le gars, ses paroles auront, comme qui dirait, dépassé sa pensée ! Mon cul, ouais ! Valentin, en son for intérieur, il pense ce qu’il dit. Et Hortefeux, itou. (re)Qualifier leurs propos de “dérapages” c’est insulter leur intelligence. C’est les traiter comme des gamins. Ils sont honnêtes, bordel à cul ! Oui, honnêtes ! Et d’ailleurs, voyez quand on leur demande de s’expliquer, de se justifier, comme ils bafouillent et s’empêtrent, même qu’on aurait pitié ! Ainsi, ce Valentin qui, pour réfuter tout racisme, nous sort le refrain, le connu, tu sais :
Je ne suis ni raciste, ni xénophobe, m'dame ! La preuve : j’ai des amis algériens et marocains !”.
Ben voyons ! Comme si le racisme ou la xénophobie s’arrêtaient à la seule France ! M’enfin, des algériens racistes ou des marocains xénophobes, ça se trouve aussi, monsieur Valentin ! Je ne dis pas que vos amis le sont, mais vous, qu’en savez-vous ? Oui, qu’en savez-vous puisque vous prétendez que vos propos ne sont pas plus racistes que xénophobes, ce qui signifie, donc, que vous ne savez pas ce que c’est, le racisme, la xénophobie ? Alors, comment pouvez-vous savoir, nom de Dieu et en toute bonne foi (permettez ces termes osés, puisque vous vous dites "chrétien") si vos amis (ou qui que ce soit) le sont, ou pas ?

Or donc, disais-je, je me réjouis de cette libération, que dis-je, de cette véritable explosion de la parole, car ainsi, nous savons ! Nous savons que ce n’est point fantasme ou vue de l’esprit. C’est une réalité. C’est un état. Une certaine vision de la France qui s’exprime. Et de plus en plus.
On aurait pu penser, naïfs, que cela ne concernait que "le comptoir" (comme dirait Besson), eh bien non, ça gangrène de partout. En haut, comme en bas. Partout !
Comme si, vois-tu, ce à quoi le peuple a dit non, à hauteur de 82,21%, le 5 mai 2002, s’était finalement installé, doucement, pernicieusement, depuis, non pas le 6 mai 2007, mais bien avant. Et pourquoi pas, dès 2002. Il n’y a qu’à se pencher sur certaines lois votées, quelques décrets, et autant de prétendus dérapages proférés, pour s’apercevoir qu’il est passé, oui, le Front National. Il est urgent de le savoir.

Il est urgent de se réveiller.

Quant à monsieur Valentin et les éventuelles sanctions évoquées, est-ce bien nécessaire de rappeler ici quel sort connut, naguère, le député UMP Christian Vanneste, et ce qu’il (en) advint par la suite ? Ou quel est celui, aujourd’hui, chez les "présumés" socialistes, de Georges Frêche ?

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu