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10 novembre 2010

Bilan Du Remaniement : Deux Morts De Rire Et Un Autre (*) D’Ennui

 

Copie d'Ecran JT France 2 Mercredi 10 Novembre 2010.jpg

[Image : JT France 2 – 20h17 - Mercredi 10 Novembre 2010]



(*) L’Autre, c’est nous.

17 août 2010

Les Céfrans

J’avais dû mettre « ça » sur le compte des guerres, la Première, la Seconde et les coloniales. Toutes ces chairs à canon. C’était foutu, pensais-je, râpé, inutile de parler, tenter de convaincre, il n’y avait rien à faire. C’était des générations entières qu’étaient perdues pour toujours.
Je me disais qu’avec le temps, ça passerait parce que d’autres viendraient, moins abîmées, plus généreuses aussi.
Je me suis trompé.

Céfran.jpgNous dînions assez tôt, vers dix-neuf heures. Dans mon dos, un téléviseur crachait les dernières nouvelles. C’est là, autour d’une soupe ou de quelques artichauts que j’entendis pour la première fois les termes de « ratons », « bougnoules » ou « négros ». J’étais petit garçon, je ne savais pas, je ne savais rien, et pourtant, je me souviens très bien que ces mots-là ne me plaisaient pas. Je ne sais pas pourquoi, comment l’expliquer ... Peut-être était-ce dû à un instituteur, une leçon d’instruction civique, cette résistance précoce, ce refus total, ou cela venait-il de plus loin encore … Toujours est-il que ça n’eût pas de prise sur moi, au contraire, j’avais envie de fuir, foutre le camp tellement je n’en pouvais plus d’entendre ces mots. D’autant plus partir que, comme je l’ai dit, il n’y avait rien à faire ni à convaincre, c’était ainsi, ça ne bougerait pas, quels que furent les arguments.

A quinze ans, je me tirai, découvris un autre univers, une pension qui, bien que militaire, m’épargnait ce genre de termes. Du moins, est-ce ainsi que je le voyais. Or, je ne voyais que la surface. Si je m’y penche vraiment, là, maintenant, je sais, je les retrouverais. Ils étaient là. Moins francs, moins directs, mais ils y étaient. Sinon comment expliquer cette colère, cette rage qui plus d’une fois prirent cet élève, ô combien brillant, cet élève noir prénommé Cherif ?

Alors, à nouveau, je partis, convaincu qu’il existait un endroit où jamais plus je n’entendrais « sale nègre », « pédés ! » ou « bicot ». Curieusement, je pensais que ce territoire serait féminin. Mais là encore, je me trompais. Le sexe n’a rien à voir. Je ne sais pourquoi, de le découvrir, m’a autant attristé … Peut-être pensais-je comme le poète que « la femme était l’avenir de l’homme ». Quelle fadaise ! La femme est un être humain comme les autres, ni plus, ni moins. Capable de vous dire : « Aucune noire ne passera la porte de chez moi ! » .. Eh bien soit, ma mère ! N’ayez crainte, je ne vous la présenterai pas ! … Ce fut une telle déconvenue, déjà, une douleur, quand me voyant « traîner » avec Mehdi, vous me disiez : « Méfie-toi ! Tu ne les connais pas, ces gens-là ! A la première occasion, il te plantera un couteau dans le dos ! ». Ce qui n’est jamais arrivé. Au contraire ! Il m’a sauvé de bien des choses, de l’inavouable ... Ah, comme c’est étrange, n’est-ce pas l’amitié ! On se croit arrivé, ça y est ! On les a trouvés, les rivages de paix, de tranquillité. Et puis, non … Voilà que ça recommence, que ça vous rattrape, et vous êtes assommé, comme jamais. Il suffit d’une compétition sportive, un match de football en l’occurrence, et là, vous n’en croyez pas vos oreilles, pourtant c’est bien lui, cet ami qui dit « con de nègre » ou « putain de ritals » lui avec qui vous fîtes les quatre cents coups, des soirées inoubliables, comment aurais-je pu me douter que … ?

Partir, encore, toujours, avec cet espoir enfantin - oui, je crois, malheureusement, que c’est le terme qui convient : enfantin – de le trouver, enfin, l’endroit. Et j’en écumais pas mal. Ne saurais dire quel et le pire : Sud-Ouest, Sud-Est, Centre, Ile-de-France, Bretagne, Normandie ? … Des années et tant de familles … Ah, les familles ! Ça vous laisse entrer, ça vous renifle, poliment, et puis, le temps passant, ça se lâche, à table, toujours à table ! Et v’là des termes que je ne connaissais pas qui surgissent, plus horribles encore, comme « gris » ou « crouilles ». De les écrire, ça me met mal à l’aise ... Si vous saviez le nombre de fois où je me suis tu ou terré, déçu, désolé, à pleurer, me demandant comment il était possible que celle-ci ou celui-là, si jeune, si confortable, sans problèmes aigus puissent se vautrer dans une prose pareille ! Des familles de bien des milieux, peu importe, y’a pas de profil-type, pas de règles, c’est insoupçonnable… Alors de deux choses l’une : soit je ne suis pas chanceux, soit … Mais c’est un fait ! UNE réalité.
Faut-il ajouter que toutes ces personnes que je croisai, d’horizons si différents, ne votaient pas forcément Front National ! Ah non ! Ça vote à droite, souvent, mais aussi à gauche, ça je peux le certifier ! Je l’ai dit, ça n’a pas de profil-type, ni de règles, c’est insoupçonnable !

Et moi qui pensais, bêtement, que ça passerait, avec le temps, de nouvelles générations ; oui, je pensais vraiment qu’avec le temps on foutrait tous ces mots, ceusses de nos parents, à la baille, eh bien non ! Ça s’est transmis, comme un virus, mais du genre mutant, j’entends par là, qu’il me semble aujourd’hui plus virulent, plus violent encore qu’autrefois. Même que, je crois, ça rêve d’en découdre. D’en finir.

Or, donc, cela fait des décennies et des décennies, oui, cela fait si longtemps, qu’une partie non négligeable de la population de ce pays utilise des termes tels que « bougnoules », « ratons », « crouilles », « gris », « sales nègres » ou « négros », et, pour l’avoir bien observée, il se trouve que c’est cette même population qui, depuis quelques années, se plaint d’être victime d’un racisme anti-français.

29 juillet 2010

Ils Disent Que « Ça Va Péter ! »

Juste un hors-d'oeuvre.jpgPartout, de plus en plus, je l’entends. Plus un jour, sans que .. Et, peut-être que, c’est vrai … Enfin, j'veux dire, qu’ils ont raison, ceusses qui le disent .. Oui, peut-être que, ça va finir par "péter". Tout exploser ... Et l’on aura plus que nos yeux pour pleurer .. Quoi ? .. Fantasme ? Est-ce tout ce que tu m’opposes, ce mot-là, ce terme passe-partout, celui de fantasme, ce qui signifie, rentre chez toi, à la niche, fais-nous y pas chier avec ton cinéma, ton film-catastrophe ! … C’est léger, mon ami .. Très léger .. Mais ouvre donc tes mirettes, ne vois-tu pas ce qui monte, ce qui se prépare, lentement, mais sûrement ? .. Ne vois-tu pas que ça tangue copieux, qu’il n’est plus très loin le séisme ? Que ça va pas être joli-joli ? .. Car tout y est. Toutes les conditions sont réunies. Y’a plus qu’à allumer cette foutue mèche, et baoum ! … Ah, je t’assure, j’en suis marri et malade, mais c’est inéluctable .. Quand ? ... Je sais pas. Bientôt ... Et non, bordel à chien, encore une fois, c’est pas du cinéma, c’est une évidence …

Je ne vais pas te sortir le pathétique couplet, “moi, homme de gauche”, ah non ! Plutôt crever ! Y’a plus d’homme de gauche, c’est fini ! L’est morte, la gauche ! Bouffée de l’intérieur ! Liquidée, la LCR ! A la place, un miséreux porte-voix ! Que veux-tu faire avec ça ? Geindre par le biais de communiqués miteux ? La belle affaire ! ... C’que t’es con, mon pauvre Olivier ! T’as tout crabouillé le machin ! Si tu savais comme je t’en veux ! La gauche, mon cul, oui ! ... Et le peuple, l’entends-tu ? C’lui qui souffre, qu’en a marre, mais à un point, qu'y’a plus de mots à coller dessus ! ... Mais c’est râpé, c’est trop tard ! ... Or, donc, oui, “ils” ont raison, “ça va péter”. On y coupera pas ! Clichy-sous-Bois, Villiers-le-Bel, Woippy, Grenoble, c’est que du hors-d’œuvre ! Ce qui se prépare est autrement plus sanglant ! Et tu sais quoi ? On l’aura bien mérité ! Tous autant qu’on est ! ... Ah, cet escogriffe de Chirac avec sa “fracture sociale” ! Il en a fait quoi ? ... Rien ! ... Politique de la ville : zéro ! Juste bon à balancer “et quand vous ajoutez à ça, le bruit et l’odeur” en fin de banquet, réunion pour avinés. Sagouin, va ! Imposteur ! Fossoyeur ! ... On ne dira jamais assez à quel point, cet homme qu’aujourd’hui d’aucuns regrettent en masse, parce qu’ils n’ont rien compris, qu’ils sont à côté de la plaque, a laminé ce pays ! L’a rendu glauque ! ... Qu’a-t-il fait, Chirac en douze ans, hein ? Balle-peau ! Nib’ ! Que dalle ! ... L’a raison le Sarkozy, ce mec-là, c’était un roi fainéant ! ... Quoi, l’Irak ? ... Mais dans le cul, la balayette ! On va pas lui en faire des courbettes, au corrézien, parce que, une fois, dans sa vie, il aura osé dire non ! Faut quand même pas pousser ! ... Rien, je te dis, il n’a rien fait ! La fracture sociale, il l’a laissée pourrir ! Alors qu’il avait toutes les cartes en main ! Il pouvait, cet homme-là, être celui qu’aurait fait en sorte qu’il y ait plus de justice sociale, de justice tout court. Il aurait pu, oui, être l’homme qu’aurait pu réconcilier les citoyens entre eux. Qu’ils puissent mieux se comprendre. S’accepter. S’entendre. Mais non ! Rien, il n’a rien fait ! Impardonnable ! Pour moi, cet homme, Chirac, est impardonnable ! ... Fallait-il être niais ou inconscient pour ne rien faire de beau, de grand, de juste ! En douze années ! ... Moi qui fais partie de cette génération qui vota pour la première fois en 1981 (et sûrement pas Mitterrand, ah ça non !) donc de cette génération qui vit surgir le Front National, le vit s’ancrer, s’enraciner ... Putain ! Ça fait vingt et six années que je cohabite avec ce virus, et rien ! Ils n’ont rien fait ! Ni les uns, ni les autres ! Ou des trucs à la con, comme prétendre, les salopards, que ceusses qui votaient Front ne savaient pas ce qu’ils faisaient, que c’était leur souffrance qui s’exprimait, qu’ils en reviendraient ! ... Foutaises ! ... Mais bien sûr que non, bande de nigauds, qu’ils ne reviendront pas ! Allez vous faire voir avec votre prétendu vote de protestation ! C’en est pas un ! C’est un mariage, t’entends ? Pis : c’est une revendication ! Un désir ! Un désir d’ordre ! C’est à ça qu’il fallait répondre ! Mais avec d’autres arguments, une autre politique ! Pas tirer sur les chômeurs, les inactifs, les immigrés ! Eh non, balourd ! Mais pour ça, fallait en avoir, des roubignolles, et des énormes ! ... En lieu et place, vas-y que je te refile la patate chaude ! ... “Vous faites le jeu du Front National” ! ... “Voter FN, c’est voter PS” ! ... Voilà tout c’qu’ils ont trouvé, les malfrins ! Des assassins, voilà ce qu’ils sont ! Assassins de la République ! ... Et ce sont les mêmes, peuchère, qui oseraient nous prier de “vivre ensemble” ? Mais vivre ensemble avec qui ? Avec quoi ? ... Non mais, t’as vu où nous sommes rendus ? ... Même un 21 avril 2002, ne leur a pas secoué les puces, c’est dire ! Sans doute pensent-ils, encore, que c’est un détail de notre histoire ! ... Eh bien non ! C’est une blessure ! Et elle saigne encore ! ... Tout comme les émeutes de novembre 2005 ne sont pas, non plus, un détail, de cette même histoire ! C’est un avertissement ! Un trailer ! La bande-annonce de c'qui nous pend au nez ! ... Car, oui, j’ose le dire, ça va finir par "péter" tant ça déborde ! ... Et les fautifs, on les connaît ! Ah, ça oui, on les a bien identifiés ! Mais va savoir ! Ils pensent peut-être se refaire la cerise sur le carnage qui se prépare, tellement ils ne doutent de rien ! ..

J’écrivais, un autre jour, que j’avais envie de vomir. Aujourd’hui, c’est pire encore. Envie de partir. Un jour, peut-être - c’est même pas sûr - revenir, une fois que tout ce merdier aura trouvé sa fin, dégueulasse ... Tu crois que je débloque, sans doute ? ... Eh bien, crois-le ! ... Reste dans ta bulle, Pépin ! Ferme bien tes yeux ! Vis comme si de rien n’était ! Moi, je te dis qu’ils n’attendent que ça. Des deux côtés. En découdre ... Il suffira de rien. Vraiment. Comme dans toute guerre. C’est toujours un incident de merde, dérisoire même, qui le met, le feu aux poudres .. T’avais qu’à pas la bousiller, la police de proximité, crétin ! Fanfaron, va ! ... Mais voilà, ce que c’est, que de porter au pouvoir un type dont le seul but était de prendre sa revanche. Sur sa famille politique. De "tous les niquer !" ... Un camelot, qui fait rien qu’à gesticuler. Qu’appuie là où ça fait mal, bien dans le sens du mauvais poil ! ... Et quand j’pense que certains lui donneraient du pompier ! ... Pompier, mon cul ! ... Dès qu’il peut, il en remet une couche ! Même si, allons, soyons juste, il était déjà trop tard, quand le peuple, beau leurré, l’a porté au pouvoir ! Elle était déjà pliée, l’affaire. Le dernier train de la chance, c’était 2002, justement ! Après Le Pen au second tour, fallait réagir, c’était encore possible, avec un gouvernement ouvert du PC à l’UMP, et non pas, pauvre ami, un gouvernement de droite pure ! 82% des voix, c’était pourtant clair, non ? Ah, le saligaud ! ...

... Eh ben tant pis ! C’est votre médiocrité qui va nous conduire à l’impensable ! Votre manque de courage ET de générosité ! Vous allez l’avoir, votre guerre ! Et comme de bien entendu, vous n’aurez aucun scrupule à nous désigner les coupables ; peu importe le terme que vous leur donnerez : "racailles", "voyous", "sauvageons", on s’en fout ! Puisque nous savons que les vrais coupables, c’est vous ! ...
... C’qui ne veut pas dire que je les excuse ! J’suis pas dupe ! Mais quand on a humilié pendant des années et des années, ou laissé humilier, faut pas s’étonner qu’un jour, ça vous retombe sur la gueule ! ... France, terre d’accueil ? ... Parlons-en ! ... Non mais t’as vu, entendu, comment on les a accueillis ? De quels noms d’oiseaux on les a affublés ? Dans quelle merde on les a parqués ? Et tu voudrais, en plus, que leurs petits-fils te remercient ? Qu’ils te lèchent les pompes ? Et t’honorent, de surcroît ? ... Non mais, tu divagues ! ... Et si tu me dis que je fais dans le judéo-christianisme, eh bien, à ta guise ! Oui, au fond, tout finit pas se payer un jour ! ... Ce n’est pas parce qu’on accueille autrui que l’on est généreux ! C’est la façon de les accueillir ! ... La France généreuse, j’t’en foutrais, tiens ! Dupont-Lajoie, ah ça oui, et pas qu’un peu ! ... Vas donc faire un tour, et un sévère, comme moi, dans le Sud - de l’Ouest comme de l’Est, c’est pareil ! - tu comprendras ce que j'veux dire ! Là, on s’embarrasse pas quand il s’agit de traiter celui qu’est pas de chez toi en des termes particulièrement salés. Et ça fait des décennies, que ça dure ! Ah, ça date pas d’hier ! J’peux en causer ! J’y ai posé mes valises, j’y ai résidé, j’en ai entendu des baveries ! Et ça moufte pas ! A croire que c’est dans le sang. Comme naturel ... Alors après, quand j’entends le député seriner que “moi, dans ma circonscription, je le vois bien, que les français sont généreux” j’ai comme envie de rendre. Et pas qu’un peu ! ... Et qu’on me parle pas de racisme ! C’est pire que ça ! C’est de la bêtise, voilà ce que c’est ! ... Depuis trente ans, en France, on encourage la bêtise ! On la flatte ! C’est que, dis, la bêtise, ça en ramène, des voix ! ... Oh, bien sûr, il serait plus républicain, généreux, courageux, de la combattre, d’expliquer que, non, ce n’est pas par là qu’il faut aller, mais non ! ... Non, on préfère hurler avec elle, et hop, on sécurise, on vidéoprotectionnise, on stigmatise (si ce mot a encore un sens) ! ... Vous éprouvez un sentiment d’insécurité ? Mais comme on vous comprend ! ... Un sentiment d’insécurité, mais où vont-ils chercher ces expressions de salopards ? Ces attrape-couillons ! ... En même temps, comme ça marche, que le mouton bêle encore et toujours, comprenez qu’ils auraient tort de s’en priver ? ... Sans oublier la carotte, la belle entourloupe : le travail et sa prétendue revalorisation ! ... Travaille, et tu seras récompensé ! Travaille, et j’assure ta sécurité ! ... Non mais, t’as vu la gueule du travail, monsieur ? C’est plus de l’ordre du chagrin qu’autre chose, messire ! Du bétail, voilà ce que nous sommes ! Voilà comment on nous emploie : comme du bétail ! Revalorisation : zéro ! Considération : zéro ! Gratification : zéro ! ...
... Alors oui, "ils" ont raison, "ça va péter". C’est inévitable ... Droit dans le mur, voilà où nous allons ! ... Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est des histoires ! Un fantasme ! ... Faut-il être aveugle et sourd pour ne pas percevoir ce qui se prépare : une guerre ! Une merde de saloperie. Avec des coupables déjà désignés ... Les Dupont-Lajoie vont adorer ça !
Quant à savoir quand, je m’en fous ! Que ce soye avant ou après Marine Le Pen, quelle importance !
Ça va péter, et l’on aura rien fait.
Ni moi, ni vous, ni personne.



En attendant, rêvons encore un peu avec ceci :

podcast

[Troublemakers - "Get Misunderstood"]

 
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