16 avril 2012
L’Etonnante Inquiétude Du Citoyen Jean-Michel Aphatie
Jean-Michel Aphatie est «inquiet»... Et si il l’est, écrit-il le 13 de ce mois d’avril 2012, c’est parce que «cette campagne ne sert pas à grand-chose». Les grands sujets, les périls, immédiats ou lointains, qui nous menacent, les errements de nos dirigeants successifs, etc., aucun de ces points n’est sérieusement abordé, disséqué, débattu.
Quoi que l’on pense, a priori, de M. Aphatie, il me semble difficile, sur ce constat, de lui donner tort. A moins, bien sûr, d’être un partisan, un militant, un supporteur, bref un aveugle et sourd, un embrigadé jusqu’au cul. Ceci étant, il n’est pas inopportun de se demander, après lecture de cette prose lucide, à quoi il sert, Aphatie ! Et avec lui, un certain journalisme français.
Car après tout, dans cette campagne de premier tour, les candidats, grands ou petits, seront venus exposer leurs programmes, leurs idées, leurs projets ; partout. Je veux dire : dans tous les médias. N’était-ce pas l’occasion rêvée pour les placer face à leurs contradictions, leurs insuffisances, parfois même leurs mensonges ? N’était-ce pas le moment, enfin, de leur poser les bonnes questions, et de s’y tenir ? J’entends par "s’y tenir", faire fi des diversions, des sourires connivents, de la petite phrase qui noie le poisson, de ces figures de style qui ravissent les imbéciles. "S’y tenir" signifiant : faire son métier. Celui de journaliste. Vaille que vaille. Et quoi qu’il en coûte.
Seulement voilà, nonobstant le fait que cela impliquerait que ledit journaliste oubliât, le cas échéant, l’annonceur, l’actionnaire, ou l’industriel qui l’emploie, il conviendrait itou qu’il traitât d’égale façon chaque candidat. Or, et très manifestement, d’Aphatie à Elkabbach en passant par Cohen, on se complaît à être dur avec les présumés faibles, beaucoup moins avec les supposés forts. Ce qui n’est pas (bien qu’outrés, ils le nient) chose nouvelle. Au contraire ! C’est une triste constante.
Le problème, voyez-vous, c’est que, cette complaisance ça prend de la place, pour ne pas dire trop de place. De fait, il n’en reste pas lerche pour aborder l’essentiel. Comme l’avenir d’un pays. En déclin.
Alors après, venir s’étonner, comme Aphatie, que, dans cette campagne présidentielle, «les grandes choses n’y prennent pas une grande place» c’est l’hôpital qui se fout ouvertement de la charité.
Oh j’entends bien que tous ces journalistes et autres éditocrates (Duhamel, Joffrin, Barbier, etc.), pour beaucoup starifiés, militent pour une présidentielle à l’américaine. Soit : deux candidats principaux (UMP, PS) et un troisième (Modéré) pour tenir la chandelle. Pour eux, ne devraient pouvoir se présenter à ce scrutin, dit majeur, que ceux qu’ont véritablement une chance d’être élus.
Qui ne l’a pas encore compris ?
Mais dix candidats, non ; ça les emmerde. Pis : ça désacralise la présidentielle. Ca la folklorise, qu’ils disent... Doit-on comprendre que si effectivement, nous n’avions à choisir qu’entre trois candidats (et non : trois options) ces journalistes feraient alors leur métier ?
Permettez-moi d’en douter.
Oui, j’en doute, car rien, absolument rien, pas même ce temps de parole, il est vrai contraignant, ne les empêche, aujourd’hui, de mettre sur la table, les vrais enjeux, les grands périls. Avec ceux qui, demain, auront (eu) à gérer le pays. En l’occurrence, Sarkozy et Hollande. Or, ils ne le font pas. Ils pratiquent l’interview sans douleur. Prenant grand soin de ne point parler de sujets qui inquiètent, fâchent, ou tout simplement interrogent. Ils préfèrent causer de petites choses sans importance. Comme le nom du futur Premier ministre. Des conséquences éventuelles de tel fait divers sur la campagne. D’un « off », d’une rumeur, d’un ragot. Parfois, aussi, de gestuelle ou de col roulé.
Mais de la dette, des déficits, comment les résoudre, très concrètement, allez-y, expliquez-nous ! Et le chômage ? Inverser la courbe ! Fort bien ! Mais comment ? Vos mesures, quelles sont-elles ? Jamais ! Ou en survol.
A aucun moment, ils ne rebondissent. Quand bien même le candidat proférerait le plus gros mensonge, la mesure la plus irréalisable, la promesse la plus démagogique. Alors que, quand c’est Mélenchon, Le Pen, Dupont-Aignan, Poutou, Arthaud, Cheminade, et même Joly, alors là, c’est la curée ! Le grand jeu ! Là, ça relance, ça rebondit, et même parfois, ça fait « son » journaliste... J’en veux pour preuve Anne-Sophie Lapix. Que ne s’est-on pas ébaubi, notamment sur le Net, de la pâtée qu’elle a mise à Le Pen, en matière économique. Certes… Mais elle n’a fait, là, que son métier de journaliste. S’en ébaubir, c’est très étrange, et, à la fois, symptomatique. Cela me fait penser à ces passagers applaudissant, allez savoir pourquoi, le pilote au seul motif qu’il ait réussi à poser sur la piste, l’Airbus dans lequel ils sont sanglés... Ben là, c’est pareil ! On applaudit une journaliste qui n’a fait que son travail... Le problème, c’est qu’elle ne le fait pas avec tout le monde. Tout comme Aphatie. Et tous les autres. Ces mêmes qui se plaignent, aujourd’hui, que cette campagne n’aura pas servi à grand-chose.
Mais si elle n’a pas servi à grand-chose, c’est aussi parce que les journalistes n’ont pas fait leur boulot. Ils n’ont pas posé les bonnes questions. Ils n’ont pas abordé les vrais sujets. Ils sont restés à la surface des choses. Ils l’ont joué facile, peinard, paresseux. Car oui, c’est facile de mettre un "petit", un Poutou, en défaut, ou de le maltraiter. Mais un Sarkozy, un Hollande, et même un Bayrou, non, ils s’y refusent ! Et il y a une raison à cela. A cette évidente différence de traitement.
Imaginez un journaliste – que dis-je ! TOUS les journalistes ! – reprenant Sarkozy sur tel sujet, Hollande sur tel point (et ce ne sont pas les sujets et les points qui manquent) comme ils le font pour les autres, insistant jusqu’à obtenir une réponse, mais une vraie, ou, dans le pire des cas, un terrible embarras, un abracadabrant bafouillage, voire un silence qu’en dirait bien long ; mais alors, vers qui l’électeur se tournerait-il ? Mettre en défaut un Sarkozy, un Hollande, et même un Bayrou, allez savoir si ça ne profiterait pas au Front de Gauche, au Front national, ou à ces "petits" qu’ils méprisent au point qu’avant l’égalité totale des temps de parole, ils ne daignaient les recevoir (Ainsi Joly, scandaleusement recalée par "Des Paroles Et Des Actes").
Voyez comme tout Concorde, jusqu’à Vincennes. Parce qu’ils militent pour une cause, le bipartisme, alors ils le protègent. Jamais ne le bousculent. Alors que tout, absolument tout est disponible, notamment sur Internet : les contradictions, les mensonges, les errances, les flous, les outrances. Les programmes y sont passés au tamis, en matière de dette, de déficit, de croissance, de chômage. Sans la moindre concession. Sans l’once d’une partisanerie. Et ce ne sont pas des hurluberlus qui en font état, mais des économistes, par exemple, des philosophes, des scientifiques, et même, des journalistes ! Des journalistes, un peu moins médiatiques que M. Aphatie, c’est vrai. Beaucoup moins stars. Et moins tenus par quelques actionnaires, annonceurs ou autres richissimes industriels. Ils ne font pas le "kéké" dans une émission de divertissement ["Le Grand Journal de Canal+"] où depuis toujours, le politique est tourné en dérision, où la futilité est la règle d’or.
Le jour, M. Aphatie, où vous ferez votre métier, où, quel que soit le responsable politique qui viendra sur votre plateau, ou dans votre studio, vous poserez les bonnes questions, aborderez les vrais sujets, à l’impartialité, à la déontologie, plutôt que de les laisser roupiller dans un blog qui ne fait de mal à personne, alors, peut-être, votre inquiétude sera recevable.
Si cette campagne, comme vous l’écrivez, se situe «assez loin de la vérité», c’est aussi parce que vous vous situez délibérément, et avec une constance qui, ô combien, vous discrédite, très loin de ce que l’on nomme : le journalisme.
NB : Le billet «inquiet» de M. Aphatie
19:43 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons !, Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (91) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-michel aphatie, aphatie est inquiet, aphatie se moque du monde, la défaite du journalisme français, jean-pierre elkabbach, christophe barbier, patrick cohen, anne-sophie lapix, laurent joffrin, jean daniel, nicolas demorand, alain duhamel, franz-olivier giesbert, les éditocrates, présidentielle 2012, les nouveaux chiens de garde, de qui le journalisme français est-il le nom?, ce qui est absent c'est le journalisme |
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05 décembre 2011
Aux Chiottes, Le Vote Utile !
Et c’est reparti. Pour le grand numéro de la pensée dominante. Ah ça ! On va en bouffer, matin, midi et soir. Faut dire qu’ils sont affutés, prêts à en découdre, limite haineux, assurément suffisants et arrogants. Ils se nomment Aphatie, Barbier, Giesbert, Duhamel, Elkabbach, et j’en passe. Pendant cinq mois, interminables, ils vont nous vendre un match, et un seul : Sarkozy/Hollande. Et tous les moyens seront bons. Même les plus mauvais. Surtout, les plus mauvais.
Or donc, l’orchestre a déjà entonné son foutu tintamarre. Crise mondiale ou pas, peu importe, la partition reste la même : le bipartisme.
Peu leur chaut, que le peuple ait des velléités, des envies, un désir, ils s’en moquent. Eux qui, en 2005, et de concert, enclumaient pour le « Oui ».
Des laquais ? Des valets ! Non ! Des courtisans. Des qui en croquent. Et copieusement. Vous le leur signifiez, et ces impétrants s’insurgent, pathétiquement, clamant qu’ils sont journalistes, déontologues, invoquant ribambelle de mots grossiers, auxquels ils n’entravent que pouic : populisme, fascisme et tutti. On la connaît, la chanson. Des années qu’ils nous la sifflent…
… Tenez ! Cette affaire, celle du 21 avril, eh bien, ils y étaient pour nib ! Ah, c’était pas eux ! N’avaient rien fait ! Sinon, leur métier... Ils auront des mois durant, dans un élan remarquable, enchaîné éditos, sujets, débats sur un thème et un seul, l’insécurité, mais non, c’est pas eux ! Ils n’auront fait, disent-ils, que couvrir une campagne. Preuve en est pourtant, éclatante, n’est-ce pas, qu’ils se couchent, qu’ils obtempèrent, sourdement, aveuglément... Des courtisans, vous disais-je. Obséquieux. Pyromanes. Se drapant derrière un alibi, fallacieux : le journalisme. Jean-foutre, va ! Imposteurs ! Commerciaux ! Qui jamais ne s’excusent, ou reconnaissent une faute... Les avez-vous déjà entendus faire amende honorable ou quelconque mea culpa ? Mais jamais ! Ça aussi c’est signifiant. De ce qu’ils sont.
Leur credo : le vote utile. Utile pour qui ?... Le peuple ?... Pensez-vous ! Le peuple, c’est pas leurs oignons. Et puis ça sent, le peuple. Ça refoule. Ça n’a rien de raisonnable et de raisonné... Internet, ce déversoir à les en croire, en est la preuve... Oui, ces gens-là n’aiment pas Internet. Ils y sont itou, certes, mais pour une seule raison : l’investir, le coloniser, le mater. Imposer leurs idées, leurs vues, leur loi. Et que vive le Triple A ! Ça les fait jouir, ça, le « AAA ». Et la dette, alouette ! Y’a bon les réformes néolibérales… Ah ! Peuple imbécile, tu ne te rends pas compte de la chance que t’as, inouïe, de nous avoir, nous, les éditocrates, nous t’éclairons, te guidons, vers la seule voie possible, le bipartisme. La Sarkollanderie… Ce ne sont pas des journalistes, non ! Ce sont des éducateurs. De la meute, la politique bien comme il faut, celle qui dépasse pas, droite dans ses bottes, molle dans sa gauche, ils sont les chiens. De garde.
Et si nous les condamnions à la niche, les toutous de l’oligarchie, et à perpète, s’il vous plaît ? Vulgairement : et si nous leur foutions au derche pour de bon ?
Non mais c’est quoi, ces façons de traiter tout ce qui n’est point Hollande ou Sarkozy. C’est quoi ces manières de faire ? Ce mépris insupportable... Avez-vous entendu Aphatie soumettre Eva Joly à la question ? Pascale Clark se gausser de Philippe Poutou ? Les avez-vous entendus les sommer de dire, séance tenante, pour qui ils voteront au second tour ?.. Bayrou, ça ne les intéresse QUE pour cette raison : pour qui le Béarnais va-t-il appeler à voter le 6 mai ? Le reste, ils s’en caguent... Mélenchon, pareil. Alors le rebelle, tu vas te ranger derrière Hollande, hein ? Mais dis-le, bordel, que tu vas le faire ! Tu te crois malin, Voltaire, avec ton Front de Gauche ? Mais tu vas te coucher, une fois avril passé, n’est-ce pas ? Allez, crache-le, renégat !... Quant à Le Pen, avec morgue, ils te la dépiautent, et lui assènent que, petite, ne sais-tu pas que sans alliances, t’es refaite ! Car ainsi fonctionne le scrutin. Majoritaire à deux tours… Deux tours ? Merci de nous le rappeler. Tant on aurait fini par croire, à vous entendre seriner Sarkozy /Hollande, Hollande/Sarkozy, qu’il n’y en avait qu’un.
Oui, il y a deux tours. Et c’est une chance. Qu’il va falloir saisir. Cette fois... Après tout, un sondage ne nous apprend-il pas que 47% des Français ne veulent ni de Sarkozy, ni de Hollande ! Eh bien : chiche ! 53% c’est pas de la gnognotte. C’est un socle. Tenons-le ! Un premier tour c’est pas fait pour les chiens. De garde. C’est fait pour que le peuple s’exprime.
Aux chiottes, le vote utile ! Il n’est brandi que pour (nous) culpabiliser. Du reste, on nous le fait bien savoir, on nous le ressort et ressert à intervalles réguliers, la menace, celle d’un 21 avril bis ou à l’envers ! Argument à la noix ! Foutaises ! Enculerie ! Le 21 avril, c’est l’échec d’un homme : Jospin. Point barre. Sa campagne était indigente, à côté, nulle, zéro. Ce n’était point la faute des autres, de Chevènement, Taubira, non ! C’était juste Jospin, les français n’en voulaient pas, voilà tout.
Au passage, je rappelle que Le Pen avait lui aussi, un concurrent : Mégret. Ça ne l’a pas empêché d’être au second tour, que je sache ? Quant à Chirac, il avait cinq concurrents sur sa droite ! Ça ne l’a pas vraiment handicapé non plus.
Alors remballez vos 21 avril à la con. Après tout, c’est à Hollande et Sarkozy d’être les plus convaincants possibles. Si tel n’est pas le cas, c’est eux seuls qui en seront responsables. Pas le peuple. Ou alors, finissons-en avec cette élection, supprimons-là, si la voix du peuple ne vous sied pas ! Si elle vous gêne tant. Confions-là à des professionnels de la politique, des énarques, des qui savent. Pourquoi pas, après tout ! Etant donné que cette présidentielle est devenue, avec le temps, un vulgaire concours de personnalités, une affaire de supporteurs, bornés, obtus ; considérant de surcroît que c’est moins un président que nous élisons mais une image médiatique, or donc faussée, oui, débarrassons-nous de cette mascarade. Et fissa !
Mais puisque, une fois encore, nous devons y retourner, aux urnes, cette portion congrue, grotesque, dévoyée, de la démocratie, alors votons en masse pour notre candidat(e), pour NOS idées, pour UN projet, selon notre désir, nos convictions. Sonnons la mobilisation générale pour le premier tour. Ne nous laissons pas plumer, voler. Ne cédons pas aux sirènes du vote utile que des publicitaires déguisés en journalistes nous vendent comme du Coca-Cola. N’écoutons pas ces donneurs de leçons qu’ont pignon sur rue Bayard ou François 1er. Qui vont faire les beaux chez Calvi. Qui depuis des décennies nous assomment des mêmes mots, des mêmes virgules. Du même mépris.
Non messieurs Aphatie et Compagnie, il n’y a pas que Hollande, Sarkozy. Il y a d’autres choix. D’autres voies. Choix et voies que vous traitez et recevez si mal. Avec dédain ou condescendance. Mais continuez comme ça ! Et vous l’aurez la colère, elle s’exprimera comme jamais, dans les urnes, le 22 avril prochain. Oui, ne changez rien, persistez dans cette attitude et cette courtisanerie, et ce sera un raz-de-marée. Vous serez désavoués. Et comment !
Oh, je sais, encore vous ne ferez la leçon, car ce n’est point la dignité, l’honneur, l’éthique qui vous gouvernent, mais voyez, on s’en tamponnera copieux le coquillard. Nous serons tout à notre jouissance. Car oui, le peuple, aussi, à droit de jouissance. Ne vous en déplaise. C’est même un devoir en un tel contexte.
Au derrière qu’on va vous le mettre ! Et grand format. Pour toutes ces années où vous nous avez mal parlés, mal considérés, considérablement méprisés. Nous ferons de ce 22 avril 2012 un nouveau 29 mai 2005. Un NON retentissant.
Pour le premier tour de cette nouvelle présidentielle, cruciale, ne votons pas utile ! Ça c’est bon pour les soumis, les poltrons, les assis ! Votons selon nos convictions ! Et en masse !
16:58 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons !, Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (130) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-michel aphatie, christophe barbier, franz-olivier giesbert, alain duhamel, jean-pierre elkabbach, les éditocrates, yves calvi, vote utile, pensée unique, les nouveaux chiens de garde, les courtisans du pouvoir dominant, le vote utile c'est de la foutaise, ne votez pas utile, votez selon vos convictions, le 22 avril foutons-leur au cul, les commerciaux de la sarkollanderie, de l'importance d'un premier tour, 47% des français ne veulent ni de hollande ni de sarkozy, place au peuple ! |
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23 juin 2011
Pour Aphatie, 15 Candidats, C’est : « Inadmissible ! »
Furibard, qu’il est Aphatie. Hors de lui… Pour de vrai ? On sait pas trop. Tant ce Grand Journal de Canal+ [1] est moins une émission politique qu’un divertissement. Du show, avec un gentil public qu’applaudit… [Passons]… Mais qu’est-ce donc qui le met dans cet état, Aphatie ? Qu’est-ce qui suscite son ire, le fait considérablement grimper dans les aigus ?... Eh bien, c’est une nouvelle candidature à l’élection présidentielle. Celle de Christine Boutin.
Si Christine Boutin est candidate à la présidence de la République c’est parce que – dixit – « la situation de la France [l]’oblige ».
« Très fort ! » Ironise Aphatie (rires du public)
Puis il enchaîne : « Quelles sont les chances de Christine Boutin d’être élue présidente de la République ?... Nulles ! Zéro !... En 2002, elle a fait 1,9% des voix [2] ! Zéro chance d’être élue présidente de la République !... Mais elle s’en moque ! Parce que Christine Boutin, elle ne veut pas être présidente de la République, elle veut être candidate à la présidence de la République… C’est pas la même chose. On voit la différence ».
On voit la suite, surtout.
Et elle ne tarde pas.
Dans un festival de gestes, le voilà qui dresse la liste des candidats potentiels pour la présidentielle 2012.
Frédéric Nihous (« Il s’en fout lui, d’être président de la République ! C’est pas son problème ! »), Philippe Poutou (« Je connais son score à lui : 0,0005% »), Jean Pierre Chevènement (« Et voilà ! Un de plus »), Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou, Dominique de Villepin, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud (« Ça va pas peser lourd, ça non plus ! Mais on s’en fout ! ») etc., etc.
Au total, Jean-Michel Aphatie dénombre quinze candidats pour la prochaine présidentielle.
Et ça l’énerve copieux :
« Vous savez ce que c’est ça ? Demande-t-il. C’est n’importe quoi !... N’importe quoi !... Une grande élection dont dépend le destin du pays (…) c’est inadmissible !... Ne devrait être candidat que ceux qui ont envie d’être président (…) Ceux qui ont la possibilité de l’être ».
Ce qui, d’après lui, réduirait le nombre à cinq postulants [3].
Bien.
On pourrait saluer cette colère. Après tout, il y a comme du « bon sens paysan » dans ce qu’il dit.
Une présidentielle, ce n’est pas une législative.
Sauf que… si le mode de scrutin des législatives était différent, je veux dire si elles n’étaient pas, comme les présidentielles, au scrutin majoritaire à deux tours, mais à la proportionnelle, alors – peut-être – n’aurions-nous pas pour les présidentielles, pléthore de candidats.
Qui, effectivement, ne sont là QUE pour faire exister leurs courants, leurs clubs ou leurs partis.
Oui, on pourrait saluer cette colère, sauf que… Elle n’avait qu’un objectif : nous recauser du 21 avril 2002.
« Le 21 avril 2002, nous dit Aphatie, il y avait seize candidats ! C’est le 1er tour de l’histoire de l’élection présidentielle, depuis que cette élection existe, où il y a eu le plus de candidats : seize ! (…) On se dit que : puisqu’il y a seize candidats, chaque citoyen va trouver quelqu’un qui lui plaît ! Et donc que la participation va être formidable !... Eh bien c’est aussi le 1er tour (…) où il y a eu le plus d’abstention : 28,4 % d’abstention ! 11 698 000 français n’ont pas été aux urnes le 21 avril 2002… Pourquoi ?... Parce qu’ils se sont dit c’est le bordel ! C’est la cacophonie ! (…) Du coup à vingt heures, on a eu ceci... »
Et de nous remontrer Pujadas annonçant un second tour opposant Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen.
« Ça c’était inutile ! Assène Aphatie. Ça ne représentait pas la société française. Ça ne voulait rien dire… Le 1er tour de l’élection présidentielle par sa masse de candidats a été faussé, et ça fausse, du coup, le second tour. »
On comprend dès lors ce qui motive la colère de Jean-Michel Aphatie.
C’est moins le nombre de candidats que ses conséquences : un taux abstention « inadmissible » pour une telle élection et… le Front National au second tour.
Et, ce qu’il veut nous faire comprendre, en réalité, c’est que nous courons droit à un second 21-avril avec autant de candidats.
Et de préconiser, à l’avenir, de passer de 500 parrainages à « 1000 » voire « 2000 ».
Mais a-t-il raison ?
Dans les faits.
Observe-t-on une abstention plus grande dès lors que le nombre de candidats est élevé ?
Et inversement, un taux de participation plus fort avec un nombre de candidats réduit ?
Eh bien, pas vraiment.
Si l’on fait exception de la première, celle de 1965 [4] parce que justement c’était la première, effet de nouveauté, donc enthousiasme, curiosité et tutti, les deux élections qui – outre 1965 – ont mobilisé le plus d’électeurs sont celles de 1974 et de 2007.
Or, dans les deux cas, il y avait 12 candidats (on est donc, selon Jean-Michel Aphatie, pas loin de la « cacophonie » et du « bordel ») au premier tour.
Soit, le plus grand nombre de participants après celle de 2002.
Or donc, malgré le nombre, et des candidats qu’Aphatie jugerait certainement inutiles ou farfelus (comme Guy Héraud, Jean-Claude Sebag, Bertrand Renouvin, Emile Muller ou Alain Krivine en 1974 ; Frédéric Nihous, Gérard Schivardi, voire José Bové et Arlette Laguiller en 2007) les électeurs se sont rués vers les urnes.
Pourquoi ?
Eh bien parce qu’en 1974, comme en 2007, nous avions à choisir un nouveau président.
Contrairement à 2002 où Chirac remettait son titre en jeu, et où, de surcroît, son adversaire principal était son Premier ministre (Lionel Jospin).
Voilà pour les chiffres bruts.
Ils infirment les propos tenus par Aphatie…
Et d’autant plus, si on y ajoute le 1er tour de 1969, où le nombre de candidats n’était pas « cacophonique » mais riquiqui (7, le plus petit nombre après 1965) et où, pourtant, nous avons enregistré le deuxième plus grand taux d’abstention (22,41%).
C’est quoi ce « bordel » à l’envers, Jean-Michel ?
N’oublions pas le troisième plus mauvais 1er tour en matière de participation, celui de 1995, où il n’y avait que... 9 candidats (21,62% d’abstention).
Dans ces deux cas, là itou, nous avions à choisir un nouveau président. Ce qui pourrait être en contradiction avec ce que j’avançais concernant 1974 et 2007. Sauf que… Cela tient aussi à la personnalité desdits candidats.
En 1969, l’offre n’était pas très alléchante (Pompidou, Poher, Duclos, ça fait pas rêver).
Et en 1995, après le renoncement de Delors, et les divisions de la droite (Chirac/Balladur) nous n’avions pas un choix de grande qualité, ni d’une clarté évidente.
Nonobstant, et à la décharge d’Aphatie, nous sommes, concernant 2012, effectivement dans un cas de figure, peu ou prou, similaire à celui de 2002 ; c’est-à-dire avec un président qui va remettre son titre en jeu.
Donc oui, avec 15 candidats, le risque d’un taux d’abstention supérieur à la moyenne est possible. Et, il favoriserait, sans nul doute, Marine Le Pen.
Mais c’est bien parce que nous sommes dans ce cas de figure, que la théorie d’Aphatie tient la route.
Etant donné qu’en 1974 et 2007, un nombre de candidats élevé (douze c’est quand même beaucoup, voire certainement trop) n’a pas impacté le taux de participation. Au contraire !
C’est donc moins le nombre de candidats, que la configuration (et les enjeux) qui prime.
Car dès qu’il s’agit de choisir un nouveau président, soit quand l’actuel ne se représente pas (ni le Premier ministre), et que de surcroît les personnalités sont fortes ou attractives (Sarkozy/Royal en 2007, Mitterrand/VGE en 1974) le nombre n’est, apparemment, pas un problème.
En conclusion, Aphatie a tort sur les chiffres bruts.
Mais il raison sur la configuration.
Oui, pour 2012, un nombre élevé de candidats peut nous conduire à un nouveau 21-avril [5].
Pour le reste, est-il « inadmissible » que quinze candidats concourent à l’élection présidentielle ?
Il est vrai qu’il y a dans ce nombre quelque chose de ridicule, de grotesque, tant évidemment Nihous n’a aucune envie d’être président, ni même Boutin, pas plus que Poutou ou Arthaud.
Il est exact, oui, de dire que leurs chances sont « nulles ».
Qu’ils ne sont candidats que pour être candidat. Rien de plus.
Et que ce nombre porte atteinte à la présidentielle. En la désacralisant, d’une certaine façon.
Mais encore une fois, tant que les législatives n’offriront pas une dose de proportionnelle permettant à tous les courants d’idées (ou, du moins, une grande partie) d’être représentés à l’Assemblée nationale, nous aurons un nombre exagéré de candidats à la présidentielle. Tant pour eux, c'est une vitrine.
[1] Il s’agit de l’émission en date du mercredi 22 juin 2011.
Avec comme invité, Jean-Louis Borloo.
[2] En réalité, 1,19% des suffrages exprimés (et non 1,9% comme dit dans cette émission). Soit 339 112 suffrages. Il y eut bien plus faible que Boutin, cela dit.
Daniel Gluckstein, lors du même scrutin, ne fit que 132 686 voix.
Mais le recordman, c’est Guy Héraud qui, en 1974, ne mobilisa sur son nom que 19 255 bulletins soit 0,08% des suffrages exprimés.
[3] « Cinq candidats, ça, ça a un sens ! dira Aphatie. Et puis après, y’en a deux. Au 1er tour, on choisit. Et au second, on élimine. Mais un 1er tour à quinze candidats, ça n’a aucun sens ».
Cela pose tout de même une question : quelles seraient les étiquettes politiques de ces candidats ?
On le devine : un UMP, un PS, un Centriste. Mais quid des deux autres, Monsieur Aphatie ? Etant donné qu’on a très bien compris que vous n’êtes pas favorable à ce que l’extrême-gauche et l’extrême-droite se portent candidats à une élection « dont dépend le destin du pays ».
[4] C’est en 1965 qu’il y eût le plus petit nombre de candidats : six.
C’est aussi, le 1er tour qui a mobilisé le plus d’électeurs : seulement 15,25% d’abstention (4 410 465 français inscrits sur les listes électorales auront préféré aller « à la pêche »).
Mais encore une fois, c’était la première de l’Histoire.
[5] L’autre particularité du 21-avril c’est que pour la seule fois dans l’histoire des présidentielles, le candidat arrivé en tête du 1er tour, Chirac, était battu… par les abstentionnistes.
Ils étaient 11 698 956, alors que Chirac n’a mobilisé que 5 665 855 suffrages.
Pis : en additionnant le nombre de voix des deux qualifiés pour le second tour (Chirac/Le Pen) ce sont encore les abstentionnistes qui sortent vainqueurs. Du jamais vu ! Mais à qui la faute ?
19:02 Écrit par Philippe Sage dans Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (50) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-michel aphatie, le grand journal, christine boutin, philippe poutou, frédéric nihous, petits candidats, présidentielle 2012, 21 avril, taux de participation, taux d'abstention, trop de candidats, les élections présidentielles, le show aphatie |
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26 mai 2010
Retour Sur Jean-Michel Aphatie Et Les "Pisse-Vinaigre"
Ce mercredi 26 mai 2010, le site de l'Express, dans un papier qualifié d"'exclusif" nous en apprend une bien sévère : du 7 au 23 décembre dernier, Johnny Hallyday "n'a jamais été en danger de mort, mais placé en coma artificiel pour des problèmes respiratoires et une dépendance à l'alcool".
Dans ce document que s'est procuré l'Express, qui serait carrément le dossier médical de la clinique Cedars-Senai (Los Angeles) où fut opéré le chanteur, il semblerait que l'intervention précédente, celle du 26 novembre 2009 pour hernie discale, pratiquée par le Dr Delajoux, ne serait en rien à l'origine de cette nouvelle hospitalisation.
Or, souvenez-vous, ce pauvre Dr Delajoux avait été désigné par l'ensemble des médias et M. Jean-Claude Camus comme le principal responsable (puis agressé physiquement) des nouveaux déboires de Johnny Hallyday.
C'est pourquoi, je vous remets ce billet en date du 16 décembre 2009 en surlignant de jaune quelques passages.
Question, cependant : vont-ils s'excuser, ou faire leur méa culpa, les médias et .. Jean-Claude Camus ?
Il est étonnant, non, ce Jean-Michel Aphatie ? Truculent, même. Oui, voilà, truculent. Mais pas que. Comment dire ? Il est, en tant que journaliste – parce que oui, il faut le préciser, c’est important : Jean-Michel Aphatie est journaliste – en tant que journaliste, disais-je, il est atypique. Ah, voilà un terme qu’on aime à employer, n’est-ce pas ? Atypique ! Ce qui, aujourd’hui, veut à la fois, tout dire et son contraire. Bref, atypique, présentement, on ne sait plus vraiment ce que ça veut dire. C’est une étiquette que l’on collerait presque à n’importe qui à partir du moment où il dit, produit, exécute quelque chose, eh bien … d’atypique. Comprendre que ça ne va pas dans le sens de la marche. Ou d’une pensée unique. C’est une voix, comme ça, qui s’élève, qui surprend, et ensuite, se tait, la plupart du temps. C’est de l’"atypisme" ponctuel. Notez que l’on parle également d’iconoclaste. Tiens, Marie-Ségolène Royal, par exemple, elle fut, lors de la campagne présidentielle 2007, traitée d’iconoclaste ! Sa candidature était iconoclaste. Son attitude était iconoclaste. Puis, elle toute entière, l’était, iconoclaste. Mieux, par la plume "barbichue" de Laurent Joffrin, elle devint - tiens-toi bien ! - immarcescible. Aujourd’hui, boum-patatras, c’est un handicap, Marie-Ségolène. Pour ne pas dire, un boulet. Pour qui ? Devinez ..
Mais revenons à notre atypique du jour, l’iconoclaste Jean-Michel Aphatie et cet accent qui le caractérise, qui fait aussi son charme, un charme que, sans barguigner, je qualifie d’immarcescible.
Mardi 15 décembre sur le plateau du Grand Journal de Canal+, monsieur Aphatie, histoire de "remettre un peu les choses en ordre", nous expliqua "comment ça marche, les médias". Et pourquoi se crut-il obligé de le faire, me direz-vous ? Eh bien parce que l’imperturbable et tout aussi immarcescible Michel Denisot l’avait lancé sur un sujet ô combien passionnant : la couverture médiatique d’un évènement, en l’occurrence celui de l’hospitalisation de Johnny Hallyday, une couverture que “certains journalistes” et “certaines célébrités” critiquaient, en clair, il était reproché aux "médias" d’en avoir "trop fait".
Comme à son habitude, Jean-Michel Aphatie fut tout bonnement extraordinaire d’extravagances, montant dans les aigus, moulinant des bras, s’indignant pour de faux, un vrai numéro, un spectacle vivant. Et chaque fois, je me dis : Jean-Michel, à quand un one-man-show au Théâtre des Deux-Ânes ? Ce serait pur régal.
Bref.
Plus sérieusement, que retenir des propos de Jean-Michel Aphatie ?
D’abord, reprocher aux "médias" d’en "faire trop", c’est, dixit Aphatie, "un classique" :
“Y’a toujours des pisse-vinaigre qui disent : oh, ils en ont trop fait !” Glissa-t-il.
Mais qui sont donc ces pisse-vinaigre ? Des journalistes ? Des célébrités ? Du tout ! Non, ce sont des syndicalistes ! Ici, le SNJ-CGT dont Aphatie nous montra le communiqué s’affichant à l’écran, communiqué dénonçant “les dérives d’une information-spectacle à propos de la couverture médiatique de la maladie de Johnny (…) et tant pis pour le sommet climatique de Copenhague et le sort des SDF”. Et que pense-t-il de ce communiqué Aphatie, ou plutôt de cette position ? Eh bien, il pense que c’est "une vieille position marxiste". Et il la décrypte ainsi :
“On (les médias) parle(rait) de quelque chose d’anodin pour cacher les vrais problèmes aux gens, comme si les gens, nous dit Aphatie, n’avaient pas conscience des vrais problèmes !”.
Alors là - mais comme dirait Aphatie : “on peut être d’un avis différent” - je me demande si “les gens” ne seraient pas, sans s’en douter, des cochons de marxistes, Jean-Michel, car voyez-vous, mais peut-être ne fréquentez-vous pas “les gens” comme moi, c’est (malheureusement) ce que, souvent, ils pensent, et même disent : que oui, les "médias" parlent abondamment d’un sujet (tiens, la grippe A) pour nous cacher l’essentiel, ou plutôt, pour ne point l’aborder en profondeur : comme le chômage allant croissant, le surendettement galopant, le pouvoir d’achat s’effondrant. Vous n’avez jamais entendu ce refrain, monsieur Aphatie ? Je veux dire : chez “les gens” ? Oh je sais, oui je sais ce que vous allez me rétorquer, Jean-Michel Aphatie, accent aigu, bras moulinant : s’ils disent cela ou même le pensent, c’est la faute des "médias" ! De “certains médias”, pardonnez-moi ! C’est eux qui leur mettent ces choses-là dans la tête ! On n’en sort pas ! Mais quel serpent se mordant la queue, n’est-ce pas ? Comme le chantonnait feu Desproges : "Cela ne changera-ce donc jamais, oh-là-là, oh-là-là !" ...
... Mais fort heureusement, vous êtes là, Jean-Michel Aphatie, pour séparer le bon grain de l’ivraie.
Ainsi, vous vous offusquâtes gentiment, d'un questionnement "non distancié" de votre confrère Nicolas Demorand (évoquant un possible décès de l’idole des jeunes "espéré" par les "médias") sur France 5, du terme employé par le maire de (tous les) Meaux, Jean-François Copé, celui d'"indignité” (inhérent au monde des "médias", selon Copé), ou ironisâtes sur votre consœur TF1 qui aurait propulsé (d’après vous) au rang de journalistes Nikos Aliagas et Line Renaud. Mais tout ça, dites-vous, c’est parce qu’un "média" c’est "mécanique et donc bête". Et parfois, "ridicule". On ne couvre pas un tel évènement comme "la maladie de Johnny", sans excès. Il faut le comprendre. Et que voilà, parfois, je vous cite :
“ça amène le journalisme là où il n’est pas !” …
Alors ça, c’est intéressant, Jean-Michel Aphatie, cette histoire de journalisme qui se radine là il ne devrait pas aller ! Parce que, voyez-vous, vous en êtes la parfaite incarnation. Eh si, Jean-Michel Aphatie ! Mais où êtes-vous donc quand vous nous faites cet exposé, ce cours de "médias" appliqués ? Ne seriez-vous pas, par hasard, dans une émission de ... divertissement ? Un machin foutrement pipolisant ! Où l’on se gausse, via Yann Barthès et consorts (le “oui/non” affligeant d’Ariane Massenet) du monde politique, et le verbe (gausser) est bien faible : on le ridiculise plutôt, ce monde politique, et pas qu’un peu ! Avec la truelle, mon cher (même si je l’avoue, je ris parfois et de bon cœur). Mais bien sûr que si ! Vous êtes pile dans l’endroit où vous estimez que le journalisme n’a rien à y faire ! Celui de la dérision, de la gaudriole, de la vulgarisation à outrance(s), de l’excès, de la politique-spectacle, où quand il s’exprime, le politique n’a que, montre en main, 4 à 5 minutes (et encore, je suis large). Vous me direz, c’est de sa faute. N’a qu’à pas pas venir sur ce plateau, le politique. Je prends ! Mais vous : que foutez-vous là ? C’est de l’"atypisme", je présume ? Ah, je m’en doutais ! En même temps, je vous le concède, critiquer les "médias" (au passage, après vous avoir écouté, on ne sait toujours pas ce que c’est, ou : qui est le bon, le mauvais, le saligaud, le “de référence” ..) et même les journalistes, quand on est soi-même partie intégrante de ce "média" (ici très people) et journaliste de surcroît, ça demande, outre une bonne dose de mauvaise foi, voire de cynisme vaguement amical, des talents proches de l’acrobatie de compétition, et peut-être aussi, de la clownerie (alors ce one-man-show, Jean-Michel, c’est pour quand ?).
Là, je sais, vous allez me traiter de pisse-vinaigre. Ah, je l’attendais ! Mais, quitte à l’être, je vais l’être jusqu’au bout.
Voyez-vous, Jean-Michel Aphatie, dans votre cours moulinant, il manquait un élément. Oh, ça ne va pas vous plaire, mais il manquait bel et bien. Bien que, je l’ai noté, vous l’avez – là encore – survolé.
De quoi s’agit-il ?
Mais du chirurgien, monsieur Aphatie !
Comment l’avez-vous habillé, c’lui-ci, déjà ? .. Ah oui ! ... Gaudriole oblige, vous avez dit :
“(...) Vous découvrez un médecin qui ressemble à George Clooney et qui opère à peu près comme lui !” ..
Le public, bien entendu, a pouffé. Brave public. Mais comme je fus déçu que vous en restiez là ! Car, rappelons-le, il s’agissait bien d’analyser (?) la couverture médiatique de "la maladie de Johnny". Qui ne s’est pas arrêtée au seul Johnny, Jean-Michel ! Le chirurgien, Stéphane Delajoux, l’a eu son lot de couverture, itou. J’eus aimé, apprécié, que vous en parlâtes. C’est qu’on l’a bien soigné, le lascar ! Tiens, il n’était même plus chirurgien, mais le “sulfureux” chirurgien. Même, pour "certains médias", c’était un "escroc". C’est peut-être vrai, notez, mais tout de même, vous ne trouvez pas que, là aussi, il y a eu comme des excès ! Ça ne vous a pas dérangé ? Apparemment pas, puisque vous l’avez tu. Mais bon sang, vous êtes tout de même au courant que ce Delajoux, vendu comme un "escroc", un "massacreur", par "certains médias" (via, c’est vrai, Jean-Claude Camus) fut victime d’une agression dans la nuit de vendredi à samedi dernier ? Et là, vous ne dites rien, donc ? Vous ne vous demandez pas, si, quelque part, je ne sais pas, les "médias" n’auraient pas comme une (légère mais réelle) responsabilité indirecte dans cette agression, ne serait-ce que par le portrait assassin qu’ils ont fait de cet homme ? Non, bien sûr ... Je sais, les "médias", même ceux que vous tancez, n’ont rien à voir là-dedans. Ils sont "mécaniques, donc bêtes", mais pas là. Et puis, oh, ils ne sont pas responsables des cons, car vous êtes bien d’accord sur ce point : agresser un homme, fut-il “sulfureux”, c’est un acte qui ne peut être l’œuvre que de cons certifiés !
Mais quand bien même - et pardonnez-moi d’y revenir - cette présentation accusatrice du docteur Delajoux par “certains médias”, eh bien moi, qui ne suis pas journaliste, voyez-vous, ça m’a bien plus dérangé que de voir Nikos Aliagas ou Line Renaud intronisés journalistes. Et je me suis demandé si là, on avait pas désigné au peuple, le chien à latter, d’une certaine façon. Sans doute, est-ce dû à un relent de marxisme me tiraillant, allez savoir ! Qui ne date pas d’hier, ceci étant, car je me souviens qu’en 2002, je me demandais, aussi, si les "médias", ma foi, n’avaient pas poussé le bouchon un peu loin en matière de reportages bien appuyés sur le thème de la sécurité avec les conséquences que l’on n'a pas oubliées. Je sais, ils ont nié, en bloc. Ils n’ont fait que leur métier, vos confrères. Point barre. Affaire classée. Enfin, pas vraiment. Mais passons ..
Le fait est que cette agression du “sulfureux” Delajoux, fut bien peu couverte médiatiquement. Et quand elle le fut, on avait comme un drôle de sentiment, Jean-Michel : du genre, si ça se trouve, c’est du flan ! Il s’est agressé lui-même. Il s'est "victimisé", comme on dit désormais. A desseins. C’est du moins, ce qu’on comprenait, parfois. Mon côté pisse-vinaigre, sans doute, doit me jouer des tours, hein ?
Quoi qu’il en soit, Jean-Michel Aphatie, il est pour le moins étonnant, que vous n’ayez point abordé ce sujet, fâcheux. Mais, comme je l'écrivais en ouverture de ce billet :
“Il est étonnant, non, ce Jean-Michel Aphatie ?”
Oui.
A ce point, que sa truculence et son "atypisme" ont des limites. Celles que lui imposent les "médias" que, gentiment, il fustige, et sur un plateau de pur divertissement, là où précisément, le journalisme n’est pas. Et ne sera jamais. Ceci expliquant cela. Pisse-vinaigre, ou pas.
13:51 Écrit par Philippe Sage dans Télévision, Piège à Cons | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : révélations sur l'hospitalisation de johnny, jean-michel aphatie, grand journal de canal+, pisse-vinaigre, politique spectacle, couverture médiatique, johnny hallyday, stéphane delajoux agressé, des médias mécaniques donc bêtes |
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16 décembre 2009
Jean-Michel Aphatie Et Les "Pisse-Vinaigre"
Il est étonnant, non, ce Jean-Michel Aphatie ? Truculent, même. Oui, voilà, truculent. Mais pas que. Comment dire ? Il est, en tant que journaliste – parce que oui, il faut le préciser, c’est important : Jean-Michel Aphatie est journaliste – en tant que journaliste, disais-je, il est atypique. Ah, voilà un terme qu’on aime à employer, n’est-ce pas ? Atypique ! Ce qui, aujourd’hui, veut à la fois, tout dire et son contraire. Bref, atypique, présentement, on ne sait plus vraiment ce que ça veut dire. C’est une étiquette que l’on collerait presque à n’importe qui à partir du moment où il dit, produit, exécute quelque chose, eh bien … d’atypique. Comprendre que ça ne va pas dans le sens de la marche. Ou d’une pensée unique. C’est une voix, comme ça, qui s’élève, qui surprend, et ensuite, se tait, la plupart du temps. C’est de l’"atypisme" ponctuel. Notez que l’on parle également d’iconoclaste. Tiens, Marie-Ségolène Royal, par exemple, elle fut, lors de la campagne présidentielle 2007, traitée d’iconoclaste ! Sa candidature était iconoclaste. Son attitude était iconoclaste. Puis, elle toute entière, l’était, iconoclaste. Mieux, par la plume "barbichue" de Laurent Joffrin, elle devint - tiens-toi bien ! - immarcescible. Aujourd’hui, boum-patatras, c’est un handicap, Marie-Ségolène. Pour ne pas dire, un boulet. Pour qui ? Devinez ..
Mais revenons à notre atypique du jour, l’iconoclaste Jean-Michel Aphatie et cet accent qui le caractérise, qui fait aussi son charme, un charme que, sans barguigner, je qualifie d’immarcescible.
Mardi 15 décembre sur le plateau du Grand Journal de Canal+, monsieur Aphatie, histoire de "remettre un peu les choses en ordre", nous expliqua "comment ça marche, les médias". Et pourquoi se crut-il obligé de le faire, me direz-vous ? Eh bien parce que l’imperturbable et tout aussi immarcescible Michel Denisot l’avait lancé sur un sujet ô combien passionnant : la couverture médiatique d’un évènement, en l’occurrence celui de l’hospitalisation de Johnny Hallyday, une couverture que “certains journalistes” et “certaines célébrités” critiquaient, en clair, il était reproché aux "médias" d’en avoir "trop fait".
Comme à son habitude, Jean-Michel Aphatie fut tout bonnement extraordinaire d’extravagances, montant dans les aigus, moulinant des bras, s’indignant pour de faux, un vrai numéro, un spectacle vivant. Et chaque fois, je me dis : Jean-Michel, à quand un one-man-show au Théâtre des Deux-Ânes ? Ce serait pur régal.
Bref.
Plus sérieusement, que retenir des propos de Jean-Michel Aphatie ?
D’abord, reprocher aux "médias" d’en "faire trop", c’est, dixit Aphatie, "un classique" :
“Y’a toujours des pisse-vinaigre qui disent : oh, ils en ont trop fait !” Glissa-t-il.
Mais qui sont donc ces pisse-vinaigre ? Des journalistes ? Des célébrités ? Du tout ! Non, ce sont des syndicalistes ! Ici, le SNJ-CGT dont Aphatie nous montra le communiqué s’affichant à l’écran, communiqué dénonçant “les dérives d’une information-spectacle à propos de la couverture médiatique de la maladie de Johnny (…) et tant pis pour le sommet climatique de Copenhague et le sort des SDF”. Et que pense-t-il de ce communiqué Aphatie, ou plutôt de cette position ? Eh bien, il pense que c’est "une vieille position marxiste". Et il la décrypte ainsi :
“On (les médias) parle(rait) de quelque chose d’anodin pour cacher les vrais problèmes aux gens, comme si les gens, nous dit Aphatie, n’avaient pas conscience des vrais problèmes !”.
Alors là - mais comme dirait Aphatie : “on peut être d’un avis différent” - je me demande si “les gens” ne seraient pas, sans s’en douter, des cochons de marxistes, Jean-Michel, car voyez-vous, mais peut-être ne fréquentez-vous pas “les gens” comme moi, c’est (malheureusement) ce que, souvent, ils pensent, et même disent : que oui, les "médias" parlent abondamment d’un sujet (tiens, la grippe A) pour nous cacher l’essentiel, ou plutôt, pour ne point l’aborder en profondeur : comme le chômage allant croissant, le surendettement galopant, le pouvoir d’achat s’effondrant. Vous n’avez jamais entendu ce refrain, monsieur Aphatie ? Je veux dire : chez “les gens” ? Oh je sais, oui je sais ce que vous allez me rétorquer, Jean-Michel Aphatie, accent aigu, bras moulinant : s’ils disent cela ou même le pensent, c’est la faute des "médias" ! De “certains médias”, pardonnez-moi ! C’est eux qui leur mettent ces choses-là dans la tête ! On n’en sort pas ! Mais quel serpent se mordant la queue, n’est-ce pas ? Comme le chantonnait feu Desproges : "Cela ne changera-ce donc jamais, oh-là-là, oh-là-là !" ...
... Mais fort heureusement, vous êtes là, Jean-Michel Aphatie, pour séparer le bon grain de l’ivraie.
Ainsi, vous vous offusquâtes gentiment, d'un questionnement "non distancié" de votre confrère Nicolas Demorand (évoquant un possible décès de l’idole des jeunes "espéré" par les "médias") sur France 5, du terme employé par le maire de (tous les) Meaux, Jean-François Copé, celui d'"indignité” (inhérent au monde des "médias", selon Copé), ou ironisâtes sur votre consœur TF1 qui aurait propulsé (d’après vous) au rang de journalistes Nikos Aliagas et Line Renaud. Mais tout ça, dites-vous, c’est parce qu’un "média" c’est "mécanique et donc bête". Et parfois, "ridicule". On ne couvre pas un tel évènement comme "la maladie de Johnny", sans excès. Il faut le comprendre. Et que voilà, parfois, je vous cite :
“ça amène le journalisme là où il n’est pas !” …
Alors ça, c’est intéressant, Jean-Michel Aphatie, cette histoire de journalisme qui se radine là il ne devrait pas aller ! Parce que, voyez-vous, vous en êtes la parfaite incarnation. Eh si, Jean-Michel Aphatie ! Mais où êtes-vous donc quand vous nous faites cet exposé, ce cours de "médias" appliqués ? Ne seriez-vous pas, par hasard, dans une émission de ... divertissement ? Un machin foutrement pipolisant ! Où l’on se gausse, via Yann Barthès et consorts (le “oui/non” affligeant d’Ariane Massenet) du monde politique, et le verbe (gausser) est bien faible : on le ridiculise plutôt, ce monde politique, et pas qu’un peu ! Avec la truelle, mon cher (même si je l’avoue, je ris parfois et de bon cœur). Mais bien sûr que si ! Vous êtes pile dans l’endroit où vous estimez que le journalisme n’a rien à y faire ! Celui de la dérision, de la gaudriole, de la vulgarisation à outrance(s), de l’excès, de la politique-spectacle, où quand il s’exprime, le politique n’a que, montre en main, 4 à 5 minutes (et encore, je suis large). Vous me direz, c’est de sa faute. N’a qu’à pas pas venir sur ce plateau, le politique. Je prends ! Mais vous : que foutez-vous là ? C’est de l’"atypisme", je présume ? Ah, je m’en doutais ! En même temps, je vous le concède, critiquer les "médias" (au passage, après vous avoir écouté, on ne sait toujours pas ce que c’est, ou : qui est le bon, le mauvais, le saligaud, le “de référence” ..) et même les journalistes, quand on est soi-même partie intégrante de ce "média" (ici très people) et journaliste de surcroît, ça demande, outre une bonne dose de mauvaise foi, voire de cynisme vaguement amical, des talents proches de l’acrobatie de compétition, et peut-être aussi, de la clownerie (alors ce one-man-show, Jean-Michel, c’est pour quand ?).
Là, je sais, vous allez me traiter de pisse-vinaigre. Ah, je l’attendais ! Mais, quitte à l’être, je vais l’être jusqu’au bout.
Voyez-vous, Jean-Michel Aphatie, dans votre cours moulinant, il manquait un élément. Oh, ça ne va pas vous plaire, mais il manquait bel et bien. Bien que, je l’ai noté, vous l’avez – là encore – survolé.
De quoi s’agit-il ?
Mais du chirurgien, monsieur Aphatie !
Comment l’avez-vous habillé, c’lui-ci, déjà ? .. Ah oui ! ... Gaudriole oblige, vous avez dit :
“(...) Vous découvrez un médecin qui ressemble à George Clooney et qui opère à peu près comme lui !” ..
Le public, bien entendu, a pouffé. Brave public. Mais comme je fus déçu que vous en restiez là ! Car, rappelons-le, il s’agissait bien d’analyser (?) la couverture médiatique de "la maladie de Johnny". Qui ne s’est pas arrêtée au seul Johnny, Jean-Michel ! Le chirurgien, Stéphane Delajoux, l’a eu son lot de couverture, itou. J’eus aimé, apprécié, que vous en parlâtes. C’est qu’on l’a bien soigné, le lascar ! Tiens, il n’était même plus chirurgien, mais le “sulfureux” chirurgien. Même, pour "certains médias", c’était un "escroc". C’est peut-être vrai, notez, mais tout de même, vous ne trouvez pas que, là aussi, il y a eu comme des excès ! Ça ne vous a pas dérangé ? Apparemment pas, puisque vous l’avez tu. Mais bon sang, vous êtes tout de même au courant que ce Delajoux, vendu comme un "escroc", un "massacreur", par "certains médias" (via, c’est vrai, Jean-Claude Camus) fut victime d’une agression dans la nuit de vendredi à samedi dernier ? Et là, vous ne dites rien, donc ? Vous ne vous demandez pas, si, quelque part, je ne sais pas, les "médias" n’auraient pas comme une (légère mais réelle) responsabilité indirecte dans cette agression, ne serait-ce que par le portrait assassin qu’ils ont fait de cet homme ? Non, bien sûr ... Je sais, les "médias", même ceux que vous tancez, n’ont rien à voir là-dedans. Ils sont "mécaniques, donc bêtes", mais pas là. Et puis, oh, ils ne sont pas responsables des cons, car vous êtes bien d’accord sur ce point : agresser un homme, fut-il “sulfureux”, c’est un acte qui ne peut être l’œuvre que de cons certifiés !
Mais quand bien même - et pardonnez-moi d’y revenir - cette présentation accusatrice du docteur Delajoux par “certains médias”, eh bien moi, qui ne suis pas journaliste, voyez-vous, ça m’a bien plus dérangé que de voir Nikos Aliagas ou Line Renaud intronisés journalistes. Et je me suis demandé si là, on avait pas désigné au peuple, le chien à latter, d’une certaine façon. Sans doute, est-ce dû à un relent de marxisme me tiraillant, allez savoir ! Qui ne date pas d’hier, ceci étant, car je me souviens qu’en 2002, je me demandais, aussi, si les "médias", ma foi, n’avaient pas poussé le bouchon un peu loin en matière de reportages bien appuyés sur le thème de la sécurité avec les conséquences que l’on n'a pas oubliées. Je sais, ils ont nié, en bloc. Ils n’ont fait que leur métier, vos confrères. Point barre. Affaire classée. Enfin, pas vraiment. Mais passons ..
Le fait est que cette agression du “sulfureux” Delajoux, fut bien peu couverte médiatiquement. Et quand elle le fut, on avait comme un drôle de sentiment, Jean-Michel : du genre, si ça se trouve, c’est du flan ! Il s’est agressé lui-même. Il s'est "victimisé", comme on dit désormais. A desseins. C’est du moins, ce qu’on comprenait, parfois. Mon côté pisse-vinaigre, sans doute, doit me jouer des tours, hein ?
Quoi qu’il en soit, Jean-Michel Aphatie, il est pour le moins étonnant, que vous n’ayez point abordé ce sujet, fâcheux. Mais, comme je l'écrivais en ouverture de ce billet :
“Il est étonnant, non, ce Jean-Michel Aphatie ?”
Oui.
A ce point, que sa truculence et son "atypisme" ont des limites. Celles que lui imposent les "médias" que, gentiment, il fustige, et sur un plateau de pur divertissement, là où précisément, le journalisme n’est pas. Et ne sera jamais. Ceci expliquant cela. Pisse-vinaigre, ou pas.
19:56 Écrit par Philippe Sage dans Opinion, Télévision, Piège à Cons | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-michel aphatie, grand journal de canal+, pisse-vinaigre, politique spectacle, couverture médiatique, johnny hallyday, stéphane delajoux agressé, des médias mécaniques donc bêtes |
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