19 juillet 2009
Le Flash-Ball Entre Quatre Yeux
Discussion à bâtons (et matraques) rompus à propos d’une arme « non-létale » nommée « flash-ball » entre Bénédicte Desforges, lieutenant de police, et Philippe Sage, gauchiste free-lance.
PS : Avant d'entrer dans le vif (un œil perdu suite à un tir de flash-ball) et considérant que cet entretien sera rendu public, allons-nous procéder comme Martine (Aubry) et Manuel (Valls) soit nous tutoyer allégrement tout en nous gratifiant à tout va de « Ma chère Bénédicte » et de « Mon cher Philippe » ou restons-nous à distance réglementaire, s’il en est ?
BD : Puisqu’il nous faut commenter l’actualité avec dérision et mauvaise foi, que je te vois bien parti dans cette voie, et que je suis en mesure – j’ai déjà le doigt sur la détente - de tirer en-deçà de la distance règlementaire, je veux bien prendre le rôle du flic qui tutoie systématiquement. Ça te va ?
PS : Disons que je prends le risque de t’accorder ma confiance, aveugle il va de soi.
Or donc, dans la matinée du 8 juillet dernier, à Montreuil, sur ordre de la préfecture de Seine-Saint-Denis, une quinzaine de personnes (des squatteurs) sont évacués des locaux d’une ancienne clinique. Apparemment, sans heurts, ni brutalités. Le soir même, une trentaine de personnes organise un dîner qualifié de festif (trois immenses tables de gnocchi) sur la voie publique. Ils protestent « pacifiquement » contre la fermeture du squat et l’expulsion de ses occupants. La police intervient. Cinq personnes ont été touchées « toutes au dessus de la taille » par des tirs de flash-ball. L’une d’elles, Joachim Gatti, a perdu un œil …
Ce que je ne comprends pas, dans ce cas précis, c’est l’utilisation du flash-ball. En quoi, se justifie-t-elle ?
19:08 Écrit par Philippe Sage dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (44) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : flash-ball, joachim gatti, montreuil, police, igpn, igs, bénédicte desforges |
| |











