21 février 2011
♫ Avoir Un Bon Copain ♫
Le 10 décembre 2007, Nicolas Sarkozy était « très heureux » de fêter, à Paris, sur le sol français, patrie des droits de l'homme, le cinquante-neuvième anniversaire de la Déclaration universelle des ... droits de l'homme, avec le Colonel Mouammar Kadhafi, un bon copain, féru d'infirmières bulgares, d'Airbus, de réacteurs nucléaires et d'équipements militaires made in France, et, comme chacun le sait, un grand, très grand ami desdits droits.
A ceux qui s'en offusquèrent, on leur rétorqua que, oh ! z'êtes aveugles ou quoi ? N'avez-vous donc pas vu que « La Libye a changé » (Henri Guaino) ... Que le Colonel était revenu « dans le concert des nations » et qu'il était, or donc, de bon ton de « l'aider à progresser et de l'encourager » alors que cessent, et fissa, « les caricatures » à son sujet (Nadine Morano) ... Enfin quoi, croyez-vous que « La France vend son âme » ? (François Fillon) ... Que nenni ! ... Bande de bisounours ! ... Sachez que Kadhafi plantant sa tente dans le Parc de l'Hôtel Marigny, « c'est 30 000 emplois garantis pendant cinq ans garantis pour les Français » (Claude Guéant) ... Alors ta gueule, le droitdelhommiste !
Apparemment, le bon copain revenu, en décembre 2007, dans « le concert des nations » a inexplicablement rechuté ... C'est ballot.
Non ?
Qu'en dites-vous Monsieur Ollier ?
19:20 Écrit par Philippe Sage dans Devoir De Mémoire[s], Le Choc Des Photos | Lien permanent | Commentaires (58) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mouammar kadhafi, nicolas sarkozy, claude guéant, henri guaino, nadine morano, patrick ollier, infirmières bulgares, la france vend des avions à kadhafi, droits de l'homme, rama yade, real politik, dictatures, complaisance |
| |
24 juin 2009
Fillon IV
Depuis mardi soir, “Fillon IV” est une réalité.
Le pitch est d’une simplicité sans nom : un homme (Nicolas Sarkozy) et son équipe ont pour mission de passer au Napalm les retraites, la sécurité sociale, et les derniers acquis sociaux d’un peuple condamné au chômage.
Ils devront également préparer le terrain dit des “Régionales”, en prévoyance de l’échéance connue sous le nom de code "2012 Now !” en jouant sur la peur, le fantasme des bandes sur-armées menaçant la République monarchique, en éradiquant les dernières poches de molle résistance offertes par une ridicule poignée de présumés socialistes et un ou trois centristes, et en privilégiant, enfin, sans qu’ils s’en doutent mais à desseins, les bolchéviques du NPA, les ultra-nationalistes du FN, et le reliquat écologique prétendu victorieux de juin 2009.
Le scénario est signé Nicolas Sarkozy. D’après nos sources, il est daté du 22 avril 2002.
Les dialogues sont d’Henri Guaino et de Claude Guéant. Avec l’aimable participation de M. Brice Hortefeux et la contribution désintéressée de M. Eric Besson.
La musique n’est pas de Richard Wagner, mais de Didier Barbelivien [*].
L’affiche de cette apocalypse des droits sociaux est la suivante :
![]()
Bonne chance !
Vous en aurez besoin …
[*] “Quand j’entends du Barbelivien, j’ai envie d’envahir l’Élysée.” [Bernard-Henri Allen]
PS : Sinon, au cinéma, mercredi 1er juillet, sort : "L'âge De Glace 3" ...
00:35 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Tchi-Tcha ! | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fillon iv, apocalypse now, nicolas sarkozy, henri guaino, brice hortefeux, claude guéant, eric besson, didier barbelivien |
| |
01 août 2008
Jusqu'Où Nous Emmène Guaino, Aujourd'hui ?
Pour certains c'est Philippe Val ...
... Et d'ailleurs, tiens, puisque j'y fais allusion à ce grand penseur des temps modernes qu'est Val, puis-je te recommander chaudement la lecture de ces deux articles qui enterrent - voire incinérent - définitivement l'étrange boss de Charlie Hedbo [*] :
L'Honneur Perdu De Charlie Hebdo
Quand Philippe Val, Charlie Hebdo Et BHL Maltraitent La Liberté D'Expression
Je serais Val, et surtout j'aurais un tant soit peu d'honneur, je me ferais sur le champ .. Hara-Kiri !
Or donc, disais-je, à chacun ses têtes de turc, la mienne s'appelle :
Henri Guaino.
C'est nonobstant par lui que j'ouvris cette nouvelle - et fantastique, n'est-ce pas ? - version de "Refais Le Monde" suite à la tribune qu'il s'offrît - et que nous souffrîmes - dans le quotidien
Guaino, qui soit dit en passant est tout de même un sacré numéro, nous y donnait sa grille de lecture, en bon représentant de la Française du "Je", arguant notamment qu'il n'y avait nulle trace de racisme dans "son" fameux discours dit de Dakar.
Bien.
On aurait pu en rester là - c'est-à-dire à la cave - mais non !
Car les p'tits gars de Rue89 sont allés rencontrer l'énergumène, histoire, je présume, d'en avoir le coeur net.
Et voilà c'que ça donne, en précisant que c'est environ au point 1'07" qu'Henri nous en sort une nouvelle et bien énorme.
Bon déjà, tu noteras la présomption du mec qui, sans rire - mais c'est pas vraiment le style de la maison Guaino, le rire .. - te dit que limitée en nombre de caractères, cette tribune était de fait un peu courte, que ça méritait plutôt un "livre entier" !
Et tu l'intitulerais comment ton livre de plage, Henri ?
Le "Da Guaino Code" ?
Mais, comme je te le disais en préambule de cette vidéo verdoyante, c'est grosso merdo au repère 1'07" que ça se complique gravement.
Que dit-il notre "ami" de l'Afrique ?
Eh bien il dit ceci :
"Pour pouvoir parler de l'Afrique, des Africains, euh ... Il faut avoir une couleur de peau particulière ? .. Ça veut dire que, quand on est noir on peut parler des africains, mais quand on est blanc on n'a pas le droit d'en parler ? (...) C'est totalement inacceptable l'idée que vous n'avez le droit de ne parler de certains sujets qu'en fonction de votre couleur de peau !"
No comprendo El Guaino !
Car, et comme le dirait ce cher Nicolas, je mets au défi quiconque, Mâhâme Chabot, de trouver la moindre trace d'une critique émise à l'encontre du discours de Dakar dans laquelle il serait écrit noir sur blanc, si j'peux me permettre vu le contexte, écrit noir sur blanc que ce qui posa problème c'est qu'un blanc parle des noirs, ou que, selon sa couleur de peau on n'aurait pas le droit d'aborder certains sujets !
Personne n'a dit cela !
Pas même Philippe Val - qui n'peut pas être partout en même temps, non plus ! et tant mieux ...
Et encore moins Bernard-Henri Levy !
Où Guaino a-t-il été pêcher "ça", sinon dans son esprit - limité ?
Les a-t-il lues au moins, les critiques, lui qui nous accuse de ne pas avoir lu le discours de Dakar dans son intégralité ?
Henri, personne n'a dit qu'il fallait avoir une couleur de peau particulière pour aborder certains sujets !
Sinon toi.
Et tu sais comment ça s'appelle ?
De la malhonnêteté intellectuelle, mon colon !
Non, ce qui chagrina quelques-uns, ce fut le choix des mots, et non la couleur de peau de celui qui les prononça.
Certes, ce 29 juillet, j'écrivais que c'était le discours typique de l'homme blanc, arrogant, suffisant, ignorant de la culture des autres.
Mais dans le sens de :
L'homme blanc colonisateur.
Et je maintiens que ton discours est celui d'un colon.
Et c'est moins la couleur de peau qui la polémique créa que le contenu de ta prose fleurant la nostalgie coloniale.
Capisci ?
Quelques lignes plus haut je notais que nous aurions pu en rester là, précisant que ce "là" ressemblait furieusement à une cave.
Eh bien avec cette nouvelle justification de ta part, Henri, on vient de franchir un nouveau palier :
De la cave nous voici rendu - ou vomi - aux oubliettes.
Et c'est bien ici, dans les oubliettes de l'Histoire, que se situe ta place, Monsieur Guaino !

[*] La dernière fois que j'achetai Charlie Hebdo, ce devait être en février de cette année.
Consterné par ce que j'y lu et vu, ne retrouvant absolument pas l'esprit d'impertinence et d'incorrection politique, je décidai de m'en passer, et tant que Val en sera le dirlo, ad vitam aeternam.
Ajouts du Lundi 4 Août
Siné Porte Plainte
Filoche Défend Siné
Le Blog De Siné
16:30 Écrit par Philippe Sage dans Mauvaise Foi | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : henri guaino, discours de dakar, couleur de peau, malhonnêteté intellectuelle, val, bhl, rue89 |
| |
29 juillet 2008
Satisfaction ? I Can't With Guaino !
Or donc, voici que, dans une tribune publiée par Le Monde, Henri Guaino revient sur son discours de Dakar prononcé il y a un an - le 26 juillet 2007 - par son altesse sérénissime, Nicolas 1er.
Discours qui avait déclenché - comme on dit - les passions et une passe d'armes pas piquée des hannetons entre Henri Guaino et Bernard-Henri Levy - passionnant, non ? - le second qualifiant le premier de "raciste" et le premier traitant le second de "petit con prétentieux".
C'est dire si nous atteignîmes - dans le Gard - des sommets dignes d'une rencontre de Ligue 1, genre Le Mans/Sochaux ...
La vérité c'est que cela faisait belle lurette que BHL et Guaino ne pouvaient s'encadrer et que ce discours sur "L'Homme Africain" fut le prétexte à un règlement de compte étalé de tout son long sur la place publique ..
Nonobstant - oui, dans cette nouvelle version de "Refais Le Monde" j'ai décidé de me la péter en utilisant des mots qui pourraient faire de moi un adulte responsable - nonobstant disais-je, le discours de Dakar était de toutes les façons un discours typique de colon.
D'homme blanc.
Dans le sens, où l'on pouvait y entendre :
"Alors les noirs ... le gens de couleur, il serait peut-être temps de se sortir les doigts et d'entrer dans l'Histoire !"
Sous-entendu :
"Depuis que nous sommes partis - conséquence de vos velléités d'indépendance - non sans vous avoir construit routes, hôpitaux, écoles, z'avez pas progressé d'un iota vers la modernité, modernité dont nous sommes les représentants et modèles - à suivre - vu que, sans vouloir vous rabaisser, nous sommes les occidentaux, particulièrement les Français, le peuple issu des Lumières !"
A ce stade, je crois qu'il n'est pas inopportun - t'as vu les jolis mots que j'emploie, tout de même .. J'vais me prendre en photo, tiens ! - de rappeler que la France n'est jamais vraiment partie du Continent Africain - Demande à Pasqua, il va se faire un plaisir de t'expliquer comment ça s'danse !
Mais ça, Henri, il se garde bien de le dire.
Pas inopportun non plus de souligner que ce n'est pas l'Homme Africain qui fabrique des armes à feu, des mines antipersonnelles qui déchiquètent son prochain ou des véhicules militaires blindés ça comme, attirail guerrier - et tellement moderne - lui permettant de s'entretuer tout au long de l'année, mais que ces armes, ces mines, ces blindés proviennent de France, de Chine, de Russie et j'en passe, bref de pays qui eux - si je suis bien Henri - sont entrés dans l'Histoire.
Enfin, je me demande s'il est nécessaire ou pas, tant Guaino est sourd, de remuer la merde, je veux dire qu'en matière de diplomatie fécale, nous ne sommes pas les derniers ; pour être plus clair : pas les derniers à soutenir en lousdé le pire dictateur Africain qu'il soit, ce qui, soit dit en passant, n'aide pas vraiment "l'Homme Africain" à entrer dans l'Histoire ..
Or donc, dans sa tribune, Henri Guaino se défend de tout racisme, s'appuyant sur Levi-Strauss, Mounier, Braudel, Thabo Mebki, André Julien Mbem, Bara Diouf ou Pierre Franklin Tavares.
Au passage, toutes mes félicitations aux stagiaires d'Henri qui, petites fourmis, lui ont dégoté ces noms et citations adéquates allant UNIQUEMENT dans son sens.
Sauf que, ces citations sont, par définition, sorties de leur contexte, donc à prendre avec la plus grande des précautions.
En clair, c'est un peu facile !
J'peux le faire, moi aussi, m'aider de citations et de noms ronflants qui m'arrangent pour étayer une thèse mise à mal par d'autres noms ronflants n'existant que par les citations des autres.
Je ne sais si Guaino est raciste.
Ce que je perçois en lui, dans cette tribune ajoutée à son discours de Dakar, c'est, outre une évidente mauvaise foi, une énorme mentalité de colon.
Celle de l'homme blanc, arrogant, suffisant, ignorant de la culture des autres.
Point barre.
Et puis pourquoi se justifier d'un discours - un an après, en plus ! Pourquoi avoir attendu une année ?? - si l'on estime en son for intérieur qu'il n'est ni raciste, ni insultant pour l'Homme Africain ?
Mais bon, et pour conclure - j'ai des courses à faire, moi .. - revenons sur LA phrase qui "posa problème" et dont Guaino ne retire pas le moindre mot :
"L'Homme Africain n'est pas assez entré dans l'Histoire !"
Déjà :
A qui la faute, Henri ?
Ensuite :
De quelle Histoire parles-tu ?
La tienne ?
La mienne ?
La Chine est-elle, Henri, entrée dans l'Histoire ?
Je te parle du plus gros pollueur de la Planète, mon colon ...
Pourquoi veux-tu que le continent Africain entre dans l'Histoire, qui, si je t'ai bien saisi, serait la nôtre ?
Pour quoi faire ?
Pour vivre comme nous ?
A l'Occidentale ?
Pour participer avec nous à la destruction totale de la Planète ?
Oh certes, je te l'accorde, c'est un merdier sans nom, le Continent Africain.
Ça guerroie avec nos armes, ça crève de maladies dont nous ne mourons plus depuis longtemps nous autres riches et chanceux occidentaux - au passage on salue les laboratoires pharmaceutiques qui s'en mettent plein les fouilles et refourguent aux Africains des médicaments du siècle dernier ... - ça crève la faim, la soif, et .. ça s'islamise - je crois que cette question-là, celle de l'islamisation du Continent Africain est la clé de voûte cachée de ton discours, mon pote, mais surtout, ne pas le dire ...
En définitive, à quoi sert cette tribune, Henri ?
A rien !
Sinon à te faire mousser la rate.
A t'enfoncer un peu plus, surtout.
Mais je t'attends tout de même l'année prochaine, même heure, même journal, pour une énième et ridicule justification de ton discours de Dakar.
D'autres noms ronflants viendront certainement cautionner ta nostalgie coloniale.
Mais ça n'y changera rien.
En vérité, c'est toi Henri, qui n'entrera pas dans l'Histoire.
Ni toi, ni ton discours, ni rien.
Et c'est bien cela qui te chagrine.
18:06 Écrit par Philippe Sage dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : henri guaino, dakar, colonialisme, racisme, occident, afrique, histoire |
| |












