10 janvier 2011
La Mémoire [De L’Indignation Et Du Nouvel Ordre Mondial]
[1ère Partie] .... Mitterrand-ci, Mitterrand-là, c’est pas bientôt fini, oui ? … Ce qu’il faut pas entendre, bon sang, sur le « grand homme » le « premier président socialiste français », socialiste où, socialiste quand ? Six mois, pas plus. Et encore, du light. Du riquiqui. Faut-il être révisionniste pour l’encenser, le cultiser, ce fossoyeur, Tonton Flingueur de la gauche. De Jaurès à Mendes …
Quel rapport avec le Nouvel Ordre Mondial, me diras-tu ? Va savoir ..
Mitterrand François, était un homme de droite, certifiée, passé par l’extrême-droite, avérée. Faut jamais l’oublier. Oh, il ne fut pas le seul. C’est acquis. Mais c’est un fait. D’ailleurs, à ce propos, je dois le dire, ils me font doucement rigoler, les « résistants », ceusses d’aujourd’hui. Par temps de paix (toute relative), c’est confortable. Mais dans les années 30, 40, c’était pas de la tarte. Faut vous y (re)plonger dans cette France-là, tout est disponible, consultable : la presse, la radio, le cinéma, la littérature. Lisez donc, voyez, mirez, allez-y faire un tour, vous en aurez pour votre artiche. C’est du lourd, ça pilonne, ça enclume. Cette France-là était antimaçonnique et antisémite. Et violemment. Bagatelles Pour Un Massacre et tutti. Faut vous affranchir. Au lieu de jouer les « résistants » de salon.
Cette France, il y a goûtée, Mitterrand. Il en a même tiré un trophée : la Francisque. Ah, je vous entends, il ne faut pas en parler, chut ! c’est du passé, du ranci, tout homme commet erreurs, s’égare. Certes … Mais nous y vivrions dans cette France-là, celle des 30 et 40, les « résistants » d’aujourd’hui, y’en aurait pas 10, que dis-je ! Pas 5%. Affirmatif ... C’est bien joli de la faire la leçon, de dire « moi je », n’est-ce pas, « moi j’aurais été résistant, dans le maquis », foutaises ! C’est mal connaître l’Histoire, ce rouleau-compresseur. C’est faire fi des circonstances. Des cerveaux. De la faiblesse des hommes ... Lisez donc Les Beaux Draps du père Destouches. On dit Céline, mais c’est faire dans l’hâtif. Céline c’est Le Voyage, Mort à Crédit, après c’est du Destouches de souche. Et c’est tant mieux. Y’a pas gourance. On sait qui est qui. C’est on ne peut plus clair ... Destouches, c’est la France des années 30, 40. Traduction au cordeau des esprits de l’époque. Faut le savoir ! Y’avait pas que Destouches, ceci étant. Y’avait tous les autres. Et ils étaient fort nombreux à penser idem. Une majorité, même. Antisémites, officiellement racistes, antimaçonniques. Voilà, la vérité. Et Mitterrand, il y était. Et comment !
Alors votre « socialiste » le magnifique, le cultivé, vous repasserez. A d’autres, mais pas à moi. Que de la ruse c’était Mitterrand.
Oh, brillant, ça je dis pas, j’en conviens et sans barguigner, un cador, un vrai, à la hussarde. A l’opportunisme. Antigaulliste, avant toute chose. Même qu’il en voulait pas, de son suffrage universel. Avant d’en faire son beurre.
Pas de Mitterrand sans de Gaulle, pourtant. Sans de Gaulle, tu l’aurais pas eu ton président « socialiste ». … Mais parlons-en du vénéré, vu qu’on le commémore les yeux fermés.
Le Parti Socialiste, ce fut son jouet, son tremplin, le sésame pour l’Elysée. Et tout bien pesé, y’avait qu’un homme de droite qui pouvait le conduire au pouvoir, ce parti-là. C’est ni Mendes, ni Rocard qu’auraient pu réussir un coup pareil. Fallait que ce soye un fossoyeur de Jaurès. Et ce fut du grand art ! Programme commun, l’entourloupe, vas-y que j’arnaque le Parti Communiste Français. Que je te le roule dans la farine. Que je te l’essore, le vide comme une truite. O.P.A. sur la gauche … C’est bien simple, après le 10 mai 1981, le PCF, y’en a plus. Electoralement, c’est la bérézina. C’est du déclin, à l’exponentielle … Et qui surgit ? Les années 30, 40. Le FN ! 10,95% en 1984 … Vingt et sept ans que ça dure. A la dure ... Voilà ce qu’on a gagné. Mais chut ! Faut pas le dire ... Et pourquoi donc ? Ça vous arracherait de convenir que l’électeur du FN, il vient pas du RPR, mais de la gauche que Mitterrand a tuée ? En grande majorité, c’est de là, qu’il vient, qu’il était, l’électeur frontiste. Des quartiers populaires ... Ah ça vous fait mal au cul, hein ? Ça vous défrise. Mais c’est la réalité. C’est l’héritage. C’est Mitterrand … Le RPR, (puis l’UMP) a-t-il perdu son électorat ? Et le PS ? Que nenni. Or donc, ils viennent d’où, vos frontistes ? Faites les comptes. C’est du limpide ... Et je vous cause même pas du SOS Racisme de Dray et Désir, avec leur radio relayante (Ça Bouge Dans Ma Tête qu’elle s’appelait). Belle connerie ! Un Racisme, et un seul. A sens unique. C’était la pire façon d’alimenter le business lepéniste. Et allez donc ! ... Comme disait fort justement feu Pierre Desproges : « J’adhérerai à SOS-racisme quand ils mettront un S à racisme. Il y a des racistes noirs, arabes, juifs, chinois et même des ocre-crème et des anthracite-argenté. Mais à SOS-Machin, ils ne fustigent que le Berrichon de base ou le Parisien-baguette. C’est sectaire. (…) Mais attention, il ne faut pas me prendre pour un suppôt de Le Pen sous prétexte que je suis contre tous les racismes. ». Pas mieux ! Vous étonnez pas ensuite. Que ça parte en Schwepppes. Qu’elle soye de retour, peu ou prou, la France des années 30, 40 .. C’était couru.
Pour le reste, Mitterrand le « président socialiste », faut arrêter de nous y prendre pour des benêts de compétition. Six mois, pas plus. Mai/novembre 1981, après : rideau ! 1982/1995, rien, zéro, un cancer, des affaires, moult traquenards, un roi fainéant .. Les 110 propositions, soldées, oubliées. Tu les as vues les 35 heures promises ? Et les 32 heures évoquées ? ... Et la justice. Et le partage. Non, t’as vu Tapie, Séguéla, que des bandits. Et le Pen s’engrosser …
Quel « socialisme » bon sang ? De quoi qu’on parle ? … La retraite à 60 ans ? Certes .. Et quoi d’autre ? L’abolition de la peine de mort ? Ah là, d’accord ! Fallait en avoir, c’est certain. Tant c’était aller contre l’opinion, la majoritaire. A 60% qu’elle était pour cette infamie, la mère-guillotine. Et aujourd’hui, pareil. Comme hier. Comme tout le temps. Fais-y un référendum, tu verras. Elle est pour. Toujours. L’opinion ! Cette décapitée des synapses.
L’abolition de la peine de mort, voilà l’œuvre. Ça faisait de nous des raffinés, des gens distingués. Nous nous différencions des texans, des chinois. Des barbares ... Les chinois .. On a pas le temps, je sais. Passées dix lignes, t’es déjà barré. Mais j’y reviendrai …
.... Tout de même, un mot, avant d’y aller.
On t’a désigné comme qui dirait l’ennemi, n’est-ce pas ? Celui qui menacerait d’égorger filles et compagnes. Le musulman qu’on t’a dit. Et t‘y as cru, bien sûr. Avec ton cassis tout ramollo. T’as plongé, et recta. Toi qui vois pas plus loin que ta Méditerranée. Ta frontière. Tu t’es fait avoir. Et comment ! La Chine, mon ami, c’est bien autre chose. C’est du puissant. Du costaud. C’est l’Empire. Et t’as rien vu venir. Pire : tu fais allégeance. Aux ordres du Nouvel Ordre Mondial. Celui qui va faire de toi, une momie. Un souvenir. Dans l’os. Rectifié.
Jamais on a vu des pauvres se farcir des riches. Jamais. Les pauvres, on les utilise, les manipule, on les arme, même (comme au Darfour), puis on les jette, une fois l’affaire faite.
Comprends-tu où je veux en venir ?
18:33 Écrit par Philippe Sage dans Il Est Trop Tard | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : françois mitterrand, droit d'inventaire, france moisie, années 30, années 40, louis-ferdinand céline, louis-ferdinand destouches, peine de mort, retraite à soixante ans, pauvres musulmans, mitterrand a tué la gauche, sos racisme, front national |
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04 octobre 2010
Les « Barbus » & Les « Céfrans »
Il pleut comme vache qui pisse, ce dimanche, sur cette A5. Mais pas de la gentille, non, de la vicieuse, de celle qui te fouette le pare-brise et s’accroche, tenace ... Elles se tordent, ces foutues gouttes de pluie, sous le va-et-vient des essuie-glace, balayées, c’est égal, elles refont surface, comme si à peine mourantes elles ressuscitaient, torrent liquide, de l’eau Terminator deuxième génération.
Regardant ces lombrics aquatiques, je me suis assoupi, te laissant seule happer le bitume à vitesse raisonnable ... J’ai piqué du nez, pantin désarticulé, bringuebalé ; combien de temps, je ne sais pas, pas longtemps je crois ... Tu m’as tiré de là, de ce demi-sommeil, par un sonore Tu veux un café ? .. J’ai pas dit non.
Or donc, décélération, dépressurisation, et hop, entrée molle au stand-service, celui de multi ravitaillements.
Sur un panneau, bleu-roi, il est inscrit « Troyes-Est ».
Nous pénétrons dans la boutique, moi encore dans le coltard. Les toilettes sont blindées. De monde. J’ai rarement vu ça. Ça patiente, grogne et trépigne ; toute une file qui déborde jusqu’aux premières machines à boissons. Et des deux côtés : « homme » comme « femme ». Je comprends pas. On a pourtant trouvé direct une place pour la titine, juste devant, l’idéal. Alors d’où qu’y sortent ces gens-là ? … C’est surréaliste ! Me dis que je dois être sur une autre planète, ou rien, absolument rien n’est à moins de 1€. Même la bouteille d’eau plate, la riquiqui, et pas de la marque, elle est à 1€ pile. Le café, lui, l’est pas mauvais, mais 1,5€, c’est cher payé pour de la torréfaction robotisée. Ah ! ils s’emmerdent pas, ces commerçants d’autoroutes, salopards va ! Et que ce soye Total, Shell ou Leclerc, c’est pareil. C’est juste la qualité des produits qui varient. Pas le prix. Ou à peine.
La file des chiottes se dégonfle doucement, nous sortons fumer un clope sous la pluie. Et là, je comprends pourquoi y’a tant de monde dans ce bastringue mais de la place, pourtant, pour se garer. C’est un car qu’est stationné, un peu plus haut. Immatriculé dans l’Aisne. Un car de retraités. Dont fait partie cette femme, de la vessie enfin déridée, qui dit « qu’ils sont à Troyes et qu’ils seront là dans trois heures ». Puis raccroche ... Son regard se fixe alors sur les pompes à essence. Devient mauvais ... Je le suis, et vois l’objet de sa brutale animosité : un « barbu » comme on dit, mais un de compète, un pur de vrai, sapé faut voir comme, des pieds à la tête ... Elle soupire salement la dame, avec dans ses yeux, ça j’ai bien noté tellement ça gicle et jure, comme de la haine.
Je te fais, discret, un signe de la tête, et tu découvres la scène. Le tableau. Il s’est enrichi. C’est pas un « barbu » qu’y a, là, aux pompes, c’est deux berlines entières. Cinq dans chacune. Mais qu’une qui fait le plein. Et voilà qu’il est fait. Le « barbu » se dirige vers la boutique et croise, un à un, les retraités de l’Aisne qui, eux, sortent des toilettes. Ils le reluquent, le déshabillent de leurs mirettes avec une lourde insistance. Voient les deux autos avec les autres à l’intérieur.
- J’te foutrais une grenade là-dedans, moi ! Marmonne un petit rougeaud.
Je bronche pas. Toi, non plus. On les regarde défiler, mater méchamment les « barbus ». Et déblatérer, décomplexés, leurs propos guerriers :
- Une mitrailleuse, hein ? dit un autre, bedonnant, cherchant l’approbation du troupeau. Et l’obtenant.
- Une mitrailleuse, qu’il dit encore, voilà c’qu’il faudrait !
V'là même qu’il me gratifie d’une œillade qui veut dire Pas vrai, l’ami ? .. Mais je bronche toujours pas. Même si ça me titille. Comme une envie de leur dire ben allez-y, plutôt que de marronner à distance, allez donc leur dire que vous leur y foutriez bien une grenade dans leurs tires, quelques rafales de mitrailleuses ! Qu’ils soient au courant de c’que vous avez dans le crâne ... C’est vrai quoi ! Ça cause, mais ç’a pas les couilles de dire les choses en face ! C’est pas que j’aie comme qui dirait de l’affection pour les « barbus », loin de là, pour être clair, ils m’emmerdent et copieux avec leur tralala religieux, comme toutes les religions m’emmerdent. Qu’ils aillent au diable avec leurs bondieuseries, leurs allahteries, ça m’insupporte cet étalage, cette ostentation, et d’où qu’elle vienne. Mais les entendre, ceusses de l’Aisne, avec leur petite haine étriquée, leur envie de décaniller, ça me débecquette. Ils valent pas mieux que ces « barbus ». C’est que de la misère, rien dans la tête, ou alors du moisi, du rance, du vomi. De la merde, quoi.
J’écrase ma clope, te regarde, et j’dis :
- Y’a pas d’erreur possible ! On est bien en France !
Une vieille glousse, de plaisir, se marre. Ça vaut pour acquiescement. Pauvre femme ! Elle a pas pigé. La réplique ... Si elle l’avait vu, le film de Blier, Les Valseuses, elle se serait pas bidonnée d’aise. Parce que, ce :
- Y’a pas d’erreur possible ! On est bien en France !
C’est Jean-Claude (Depardieu) qui le balance de dégoût à Pierrot (Dewaere) quand des gens pareils à ceusses de l’Aisne veulent les lyncher, juste parce qu’ils sont pas comme eux. Qu’ils ont le cheveu long. Les fringues cradingues. La gueule qui plaît pas. Une DS qu’est pas à eux. Et la bite facile. C’est à cette France-là, celle des Dupont-Lajoie, que je faisais allusion.
Et elle est toujours là. Ah ! ça oui ! Plus que jamais qu’elle est là. En troupeau. Compacte. Tu leur files le port d’armes demain, et t’y as droit, au carnage. Ils n’attendent que ça. Et « Ils » sont plus nombreux qu’on le pense.
Or donc, d’un côté des rougeauds, des bedonnants, des haineux, et de l’autre, la même chose, mais costumés.
Comme disait Timsit, le comique, j’ai l’impression que les cons de l’année prochaine sont déjà là. Pis : les cons de toutes les années prochaines. Et de tous les côtés, de tous les bords, de toutes les communautés. Ils ont pris un ticket. Et vont nous le fourrer bien profond. Reste à savoir quel est le con-d’en-haut qui va donner le top-départ … Et quand va-t-il le faire.
En attendant il pleut, et salement, sur mon pays, anciennement « des Lumières ».
09:15 Écrit par Philippe Sage dans La Tristesse, Récit | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : barbus, céfrans, on est bien en france, france moisie, climat de haine, retraité de l'aisne, les valseuses, dupont-lajoie, la france de 2010, la france de sarkozy, un dimanche sur l'autoroute, musulmanisme, bondieuseries |
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