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16 avril 2012

Tympanisation

Bayrou, Sarkozy


"Depuis un mois [on] essaie de raconter aux français que l'élection est jouée (…) !
On a tympanisé les français avec cela."
[N. Sarkozy sur France Télévisions, le 23 avril 1995, soir du 1er tour de la présidentielle]


"60% des français ne veulent pas du deuxième tour Sarkozy/Hollande.
Et cependant, ces français-là, on les tympanise tous les jours
avec un vote qui serait décidé à l'avance."
[F. Bayrou sur Europe 1, ce matin, lundi 16 avril 2012]



NB : En 1955, Sarkozy et Bayrou soutenaient la candidature d'Edouard Balladur.

[Ne vois-tu rien venir ...]

09 janvier 2012

Apprenons A Lire Les Sondages

Ah Balladur !
Et Delors …
Et ce pauvre Jospin.
Tu t’en souviens ?
Quelle gifle !

Soldages.jpgDe fait, c’est devenu un sport national, n’est-ce pas... On prend comme plaisir, jouissance, à vilipender les sondagiers. On en dit pis que pendre. Mais avec une telle mauvaise foi… Et, une grande, immense, hypocrisie... Car qui sont les plus gros consommateurs de %, de fourchettes, d’estimations ? Eh bien le politique, aussi le journaliste, le médiatique. C’est leur came. Sans cette litanie de chiffres, ils sont perdus, cadavres à la renverse.

Quant au citoyen, ce mouton, ce vulgaire, il braie à n’en plus pouvoir. Les sondages, qu’il dit, faut pas les lire, rien ! C’est truquerie, enculerie et compagnie. Ah, tu as tort, citoyen. Et ô combien ! C’est bien plus sérieux et pervers que tu ne le crois et penses, cette affaire. Et ça se goure moins, bien moins que tu ne le prétends. Oublie ton Jospin, refais donc le chemin, et tu verras bien, s’il ne fut pas, à chaque fois annoncé, le vainqueur final.

Oui, je le répète et maintiens, ni de Gaulle, ni Pompidou, ni Giscard, ni Mitterrand, ni Chirac et ni Sarkozy ne furent des présidents tombés des nues ; tous ils étaient inscrits dans les courbes sondagières. Sauf que, ça n’est point dans celles de janvier (je cause de second tour) que tu les trouveras, ni même de février (encore que, Sarkozy l’avait remporté le match, et les doigts dans le nez, dès le 14 janvier 2007) mais celles d’avril, et plus encore de mai. Et là, tu verras bien que jamais ils ne se sont plantés, les sondagiers. Quoi que tu dises, quoi que tu braies.

Ah, il faudrait pétitionner, manifester, gueuler, pour qu’on les abrogeât. Qu’on nous débarrassât, à tout jamais, de ces fossoyeurs de la démocratie, que sont les instituts de sondages. Meilleurs alliés du système. Et du foutu vote utile. Ce vote à la noix. Ce vote de poltrons. Soit : de ceux qui ne veulent pas du changement, du vrai. Bobos de droite comme de gauche. Alliés objectifs des partis dominants contre les intérêts du peuple. Blanc bonnet et bonnet blanc.

Mais puisqu’ils existent, et que chacun, à sa façon, s’en accommode, on ne saurait les ignorer, les mépriser, les sous-estimer, ces sondages à la con. Encore faut-il savoir les lire.

La première des règles étant de faire fi de toute projection de second tour. Tant que le premier n’a pas rendu son verdict, c’est sans valeur. D’autant plus en janvier. Tu peux péter les scores, à 54%, si tu passes pas le premier tour le 22 avril prochain, t’auras l’air fin, mon coco !

Avant le second tour, citoyen, journaliste, politique, etc., il y a un premier tour. Et dans icelui, un rapport de forces. Or, vois-tu, en ce début d’année 2012, il n’est pas favorable à la « gauche ». Et la question est la suivante : cela va-t-il en l’état rester, ou bien alors, positivement évoluer ?

La suite est à lire : ICI

21 décembre 2011

2012 : Sur Le Papier, Un Format à Quatre

Non pas que les jeux soient faits, pas plus que les carottes fussent cuites, mais tout de même, et n’en déplaise aux enclumeurs du bipartisme, pour cette neuvième présidentielle de l’histoire de la Ve République, ils seront quatre.
C’est dire si l’issue est incertaine. Combien c’est plus ouvert que d’aucuns le (pré)disent.
Or donc, quatre candidats peuvent accéder au second tour. Et bien malin celui qui pourrait, aujourd’hui, avancer le nom des deux qui, le soir du 22 avril, seront choisis, et à quelle hauteur.

présidentielle 2012,22 avril 2012,les favoris de 2012,les quatre pour 2012,nicolas sarkozy,françois bayrou,françois hollande,marine le pen,les enjeux de 2012,2012 présidentielle ouverteNicolas Sarkozy. Les sondages, invariablement, le donnent perdant. Seulement voilà, cet homme-là, (et quand bien même seraient-ils nombreux à souhaiter sa défaite, si ce n’est plus encore) est redoutable, malin, très affuté.
Oh bien sûr, il y a le bilan. On peut s’en gausser, l’égrener, le placarder, brandir les chiffres, arguer qu’ils sont ô combien négatifs. C’est vrai… Mais c’est oublier un paramètre essentiel : la crise. Et on l’entend déjà, le déroulé ; il est limpide : voyez les Grecs ! Voyez les Espagnols ! Et l’Irlande, le Portugal, l’Italie et tutti ! Regardez ce qu’ils ont perdu, ce qu’on leur a pris.

Mais Sarkozy ne va pas seulement jouer cette carte-là, en se présentant comme celui qui, vaille que vaille et coûte que coûte, nous aura épargné des réelles affres de la crise, avec son cortège de salaires baissés ou gelés, de pensions rognées ou de taux de chômage écrasant (21,52% en Espagne) ; il va aussi, et c’est corrélatif, miser sur une corde autrement plus sensible qui, peu ou prou, pourrait s’énoncer ainsi : on ne change pas de président quand votre pays est engagé dans une guerre (Méthode George W. Bush Jr.).
Ce terme, celui de guerre, peut sembler excessif ; pour nous. Mais il ne l’est sûrement pas pour les Grecs ou les Italiens. Dans quel autre contexte, en effet, autre que celui d’une guerre, en vient-on à : capituler ? Aucun.
Et puisqu’il est celui, Sarkozy, qui nous aura(it) épargné ce sort-là, alors il est, de fait, le meilleur, ou le mieux placé, pour que demain, nous ne le connaissions (toujours) pas. Aux autres candidats de démontrer le contraire. Qu’il n’est pas le mieux à même. Ce ne sera pas simple. D’autant vu ce qui s’annonce. Une récession. Ce qui signifie que les marges de manœuvres seront particulièrement étroites (à moins de proposer une autre voie, radicale, or donc socialiste dans le sens noble et premier du terme) ; du coup, les principaux rivaux du président sortant vont avoir un mal de chien à convaincre une majorité qu’avec eux, on en chierait moins.

Autre élément : Sarkozy n’a pas changé de tactique. Quand il s’est déclaré, via la presse régionale, le 30 novembre 2006, ça faisait déjà un bail qu’il était en campagne. En fait, dès son arrivée à l’Intérieur, le 7 mai 2002. Il aura compris, très vite, que le PS mettrait du temps à se relever du 21 avril. Que son seul véritable rival ne pouvait être que quelqu’un de sa famille politique... Il avait raison. Quand Juppé tomba, surgit Villepin. On connaît la suite...
Certes, les données ne sont plus les mêmes. Villepin semble déterminé à vouloir sa revanche. Toujours, encore, cette éternelle bataille entre chiraquiens et balladuriens… Mais que peut Villepin contre un homme qui aura sillonné la France tout le long de son quinquennat ? C’est que, ces petites tables rondes, à raison de deux à trois par semaine, c’était pas pour amuser la galerie ou se dégourdir les gambettes. C’est clairement une campagne qui ne veut pas dire son nom. Et mine de rien, ces déplacements auront leur importance. Ils pèseront dans la balance.


présidentielle 2012,22 avril 2012,les favoris de 2012,les quatre pour 2012,nicolas sarkozy,françois bayrou,françois hollande,marine le pen,les enjeux de 2012,2012 présidentielle ouverteFrançois Hollande. Encore une fois, le PS aura désigné son candidat bien tard. Et c’est un tort. Ah ! N’est pas Mitterrand qui veut ! Lui avait réussi ce tour de force – tranquille – s’imposer, être l’évidence, même avec deux défaites dans la besace.
« Contre la volonté d’un homme, disait Mitterrand, on ne peut rien ». Pas même un Rocard.
François Hollande est-il habité par cette volonté-là ? Ténue. Pas sûr…
Et puis, surtout, il n’est pas le maître. Ce n’est pas lui qui tient le PS comme Mitterrand le tenait. Là encore, c’est un tort.

Alors bien sûr, ce n’est pas comme ça qu’elle devait se danser l’Histoire. Hollande, il visait 2007. Et c’était légitime, puisqu’il était le premier secrétaire. Et d’ailleurs, pour qui s’en souvient, la presse, dès septembre 2004 (soit après les régionales gagnées haut-la-main par le PS) avait dessiné le match de 2007 : c’était Sarkozy contre Hollande. Mais 2005 aura tout bouleversé. Avec son fameux référendum qui – c’est une sale habitude – coupera le PS en deux. Et de cette division, Hollande sortira tout aussi affaibli que disqualifié. La suite est assez abracadabrantesque… 

Quoi qu’il en soit, cette fois François Hollande n’a pas laissé passer sa chance. Seulement voilà, tout le monde le sait, le candidat du PS, c’était pas lui ; c’était : DSK. Et il aurait remporté les primaires citoyennes. Les doigts dans le nez.
De fait, Hollande n’est certes pas un candidat de substitution, mais il a gagné par défaut. On peut y voir un signe du destin. Mais rien ne dit que ce signe sera, à l’arrivée, positif.
Cependant, le PS peut toujours se dire qu’il l’a échappé belle. Tant du côté de l’UMP, on était fin prêt (et ô combien ravi) d’affronter DSK…  C’eût été une nouvelle humiliation à laquelle, cette fois, le PS n’aurait pas survécu.

Hollande, c’est vrai, aura bien tenté d’avancer le calendrier, pour deux raisons :
1 – Il éliminait DSK.
2 – Il sait très bien que pour avoir une chance de remporter la présidentielle, le candidat du PS doit être désigné le plus tôt possible afin d’apparaître comme une évidence et surtout, comme un chef incontesté et incontestable.

Malgré tout ce micmac, cette tambouille assez infecte, François Hollande est, pour le moment, le favori de cette présidentielle. Dans les sondages.
Sauf que, depuis quelques semaines, on note un tassement, pour ne pas dire une érosion. Lente, mais inquiétante. Certes, les projections de second tour sont sans appel, mais … Que peuvent-elles bien signifier à plus de quatre mois de l’échéance ? Balladur aussi, en décembre 1994, écrasait littéralement le second tour. Et puis…
Hollande va devoir muscler son jeu. Et dès le mois de janvier.

Reste, toutefois, le contexte de crise (et ses imprévisibles), et avec, ces marges de manœuvres si étroites qui font que, on ne voit pas (encore) très bien la différence essentielle, déterminante, qui sépare(rait) un Sarkozy d’un Hollande. Si ce n’est que l’un est de droite, et l’autre… Prêt à s’allier avec François Bayrou.


présidentielle 2012,22 avril 2012,les favoris de 2012,les quatre pour 2012,nicolas sarkozy,françois bayrou,françois hollande,marine le pen,les enjeux de 2012,2012 présidentielle ouverteFrançois Bayrou. Et c’est reparti mon kiki ! Voilà même qu’on évoque un remake de 2007 : Bayrou, le troisième homme ? A la seule différence que, en décembre 2006, le Béarnais pointait à 8% dans les sondages. Alors que là, il est à 14.

En fait, tenace, obstiné, Bayrou ne fait que récolter les fruits de sa campagne présidentielle précédente. Il est dans la continuité. Et s’il ne commet aucune erreur, il pourrait fort bien être la (fausse) surprise de ce scrutin. D’autant vu le contexte.
Car après tout, quitte à se tourner vers quelqu’un qui protège - puisque ce sera, de toute évidence, un des thèmes de cette campagne – une partie de l’électorat, oui, pourrait être tentée d’accorder ses suffrages à un homme qui, ma foi, n’a guère varié, ne serait-ce que dans son diagnostic. N’était-il pas celui qui, en 2007, parlait déjà des méfaits de la dette et des déficits ?

Il lui faudra, néanmoins, convaincre qu’il a la carrure. La stature de l’homme d’Etat.
Et puis, il y a, chez lui, quelque chose qui, paradoxalement, rappelle la nonchalance. Une certaine lenteur. Or, nous sommes en des temps pressés, où l’immédiateté est – malheureusement – reine.  Et s’il est, depuis peu, populaire, ce n’est pas un tribun. Il n’est pas comme Chirac, Mitterrand ou Sarkozy, quelqu’un qui galvanise et soulève la foule. Vous me direz, Giscard, non plus...

L’autre problème, c’est le MoDem… Ça pèse pas très lourd. Et il faudra trouver une majorité à l’Assemblée, si jamais … Nul doute que ses concurrents (Hollande, Sarkozy) ne se priveront pas de le souligner. Une « majorité centrale », certes, mais tu la trouves où ? Il va falloir que Bayrou fasse preuve d’une grande habilité pour passer cet écueil. Ce déficit… Il ne pourra éternellement nous vanter une « majorité centrale » sans la détailler. Et c’est quand il le fera, qu’il perdra tout, ou alors, remportera le match.


présidentielle 2012,22 avril 2012,les favoris de 2012,les quatre pour 2012,nicolas sarkozy,françois bayrou,françois hollande,marine le pen,les enjeux de 2012,2012 présidentielle ouverteMarine Le Pen. Ah ! Si DSK n’était pas tombé … Oui, je sais, cela peut paraître incongru placé ici, mais c’est pourtant lui, DSK, que Sarkozy espérait affronter en 2012. Pour les raisons que, désormais, nous connaissons (Carlton et autres joyeusetés)… Ah ! La stratégie était ô combien meurtrière, elle conduisait à un nouveau 21 avril. Et Marine Le Pen s’en pourléchait d’avance. Car (et comme c’est étrange, tant c’est synchro) DSK était aussi LE candidat qu’elle aurait été « ravie d’avoir en face ». Tu penses !...

Bref, l’Histoire s'élucubrait ainsi : un second tour Sarkozy/Le Pen dont, bien évidemment, Sarkozy pensait sortir largement vainqueur ; et Marine Le Pen, crise aidant, se disant que, il y avait une petite chance, de tirer là, son épingle du jeu.

Ceci étant, même si ce château de cartes s’est brutalement écroulé, il n’en reste pas moins que Marine Le Pen peut encore accéder au second tour. Parce que le terreau est là. Le contexte est propice. Et d’ailleurs, depuis un an, ne plane-t-elle pas dans les sondages ? 24, 16 ou 20%, peu importe, c’est du jamais vu pour un candidat du FN. Voilà qui devrait, au minimum, préoccuper les uns, comme les autres.
Mais il y a une autre donnée préoccupante : c’est le profil de l’électeur potentiel du FN. Il correspond à celui qui vit, de près ou de pas très loin, la crise justement. Il fait partie des ouvriers, des classes populaires, et même, des classes moyennes.
Il y a aussi ce slogan, ou ce sigle, celui de « UMPS » qui lui parle. Parce que, effectivement, UMP et PS ont dirigé tour à tour le pays. Et lui, il voit le résultat. Seulement le résultat.
D’autre part, il considère que s’il y a un parti qui, depuis 30 ans, n’a pas changé de discours, c’est bien le FN. Oh bien sûr, il serait facile de lui démontrer que ledit FN n’est pas, à la base, un parti se souciant de sa condition. Au contraire ! C’est en réalité un parti farouchement libéral, mais qui, par la force des choses, je veux dire considérant la structure de son électorat, vira de bord vers le milieu des années 90, délaissant sa doctrine reaganienne, pour opportunément, et petit à petit, apparaître comme – je cite – le parti des « oubliés » et des « invisibles ».

Mais que voulez-vous ! Nous n’avons personne pour démonter cette machine. Et sûrement pas Caroline Fourest. Que ce soit par le biais d’un livre ou d’un documentaire (tiré du livre) c’est, à chaque fois, un coup d’épée dans l’eau. Trop scolaire, trop paresseux ; pas assez abouti, surtout. Or, tout de même, il serait plus qu’urgent de dire, haut et fort, que le FN n’est, ni plus, ni moins, qu’un parti maurrassien. Pour y arriver, il conviendrait de cesser de focaliser sur les personnalités (ici, Le Pen père et fille) pour s’atteler exclusivement à l’idéologie véhiculée par cette formation. Et, parce que ce travail n’a pas été fait, ou bâclé, alors oui, Marine Le Pen a une petite chance, vu le contexte, d’accéder au second tour.


Une surprise ? Il est d’usage d’y croire. Chaque présidentielle en réserverait une. Vraiment ?
Quand on se penche sur les huit précédentes, on en relève bien peu. Et puis, honnêtement, le favori finit toujours par l’emporter. Non ?
Que ce soit De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac ou Sarkozy, je ne vois là, aucune surprise. Sinon le vainqueur attendu.
Quoi, Jospin ? Replongez-vous dans les sondages, et vous constaterez que s’il fût, effectivement, le favori, dès janvier 2002 il ne cessa de perdre du terrain. A cet égard, il sera important de noter les scores sondagiers de février prochain. Si, par exemple, Hollande plafonnait à 22%, alors, vous pourrez vous dire que c’est sale temps.

Une surprise, donc… Elle aurait pu être envisageable. Mélenchon, par exemple. Ne serait-ce que parce que : la crise, le contexte, le terreau, lui sont, a priori, favorables.
Seulement voilà, il semble bien que c’est le FN qui en tire(ra) profit.
Cela tient à son ancrage. 27 ans qu’il est là, ce FN. Au-dessus des 10%. C’est un long, très long chemin.
Cela tient, aussi, au fait que beaucoup d’anciens électeurs du PCF, mais aussi du PS, sont aujourd’hui des électeurs du FN. Et quatre mois, c’est bien trop court pour les ramener.

Il aurait fallu lancer l’affaire en 2005. Après le référendum. C’est là que Mélenchon aurait dû quitter le Titanic PS. Rejoindre le Front de Gauche et le préparer. S’aguerrir lors de la présidentielle 2007, poser les premiers jalons, imposer sa griffe, sa marque, et aujourd’hui, alors, oui, ce serait différent. Il y aurait une véritable force, peut-être pas suffisante, mais assez pour peser efficacement. Mais là, c’est trop juste.
Du reste, Mélenchon ne décolle pas dans les sondages. Oh, bien sûr, on a vu Bayrou passer de 8% en décembre 2006 à plus de 18% le soir du 1er tour 2007, avec dans l’intervalle un pic à 24. Sauf que, là encore, Bayrou c’est un travail de longue haleine. Un autre long chemin. Il part de très loin, Bayrou … Des années qu’il laboure, inlassablement, le (même) terrain.
La seule surprise – si surprise, il doit y avoir – ce serait que Mélenchon fasse plus de 10%. Mais au détriment et/ou au profit de qui ?


Ils sont donc quatre : Nicolas Sarkozy, François Hollande, François Bayrou et Marine Le Pen. C’est parmi eux que se trouvent les deux qui, le 22 avril prochain, seront choisis pour s’affronter dans un duel inédit.
Et bien malin qui, ce jour, pourrait dire lesquels.
Tant cette élection est bien plus ouverte qu’on nous le dit. Du moins – mais il est important de le préciser – en ce qui concerne son premier tour.



NB : Comme c'est période de fêtes, et te les souhaitant belles, je  te glisse, ci-dessous, un cadeau sonore.
A écouter sans modération.

podcast

 

17 décembre 2011

Vidéo-Cadeau De Noël : Mais Qui, En 2012, Sera Le 3ème Homme ?

A chaque présidentielle, on nous parle d'un troisième homme.
Pourquoi ?
On n'en sait rien.
Quoi qu'il en soit, gagnons du temps, en tentant de trouver celui de 2012.
Histoire de passer Noël tranquille ...
... Ou pas.





 

13 décembre 2011

« La Vérité ? C’est Dégueulasse ! »

Plus-Rien.jpgEcoutez-les, ces crabes d’anesthésistes, tous, ils nous promettent tous, la Vérité.
Ils se nomment Sarkozy, Hollande, Bayrou, Villepin.
La Vérité, c’est leur crédo soudain, le mot-clé, un sésame.
J’t’en foutrais, moi, des lignes et des lignes, à faire, et refaire, de Vérité.

Et puis d’abord, quelle Vérité ?

T’as vérifié la date, celle de péremption, citoyen-candidat ?
Tu devrais, et fissa, tant ta Vérité, elle sent.
Elle est à dégueuler, TA Vérité.
A nous donner l'idée de retourner vers les oiseaux.
Fussent-ils de malheur.

Le développement est à lire : ICI


« Il paraît que la Vérité est aux toilettes/Et qu'elle n'a pas tiré la chasse ?/La Vérité, c'est dégueulasse ! » [Léo FerréNight And Day – LP : Il N’y A Plus Rien - 1972]


podcast

01 décembre 2011

Cinq Erreurs Se Sont Glissées Dans Cette Mauvaise Photo. Sauras-Tu Les Retrouver, Oh-là-là, Oh-là-là ?

TNS-Sofres-novembre-2011.jpg

La réponse est : ICI

22 septembre 2011

Et Si F. Hollande, J-M Le Pen & N. Dupont-Aignan Avaient Vu Juste ?

La Sarkozie, comme d’aucuns la nomment, est en train de vaciller.
Après le sulfureux Ziad Takieddine, deux proches, pour ne pas dire deux amis (voire deux « frères ») du président de la République viennent, coup sur coup, d’être mis en examen : Thierry Gaubert et Nicolas Bazire. La justice s’interrogeant sur le financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, la fameuse de 1995, qui, l’on s’en souvient, avait copieusement déchiré la droite dite traditionnelle.

Sous-Marins.jpgVu comme c’est barré, on ne devrait pas tarder à (r)avoir des nouvelles du trésorier de campagne d’Edouard Balladur, un certain René Galy-Dejean.  Peut-être même que seront entendus d’autres personnages-clés comme : Jean-Paul Davin, Valérie Bernis, Jean-Pierre Labro, etc.
Et bien sûr, quid de la bande des quatre, le fameux comité de campagne d’Edouard Balladur, comité constitué de : François Léotard, François Bayrou, Charles Pasqua (toujours dans les bons coups) et… Nicolas Sarkozy
Sans oublier Edouard Balladur, lui-même.

Personne ne peut dire comment va évoluer cette « fable grotesque » dans les mois prochains. Quelle(s) incidence(s) elle aura sur la campagne présidentielle qui s’annonce. Le temps de la justice, on l’a assez rappelé lors de l’affaire DSK, n’étant pas le même que le temps du politique.
Et puis, il y a le passé, avec son lot conséquent d’affaires qui font pschitt. L’immunité que l’on brandit, qui protège. Tant et si bien que certains, au bout du compte, s’en tirent avec une relaxe.

Nonobstant, et sans préjuger de quoi que ce soit, l’ancien conseiller et porte-parole de campagne d’Edouard Balladur qu’était Nicolas Sarkozy, itou aussi son ministre (de la Communication), est dans de sales draps. En bien mauvaise posture. A ce point, qu’un énorme coup de théâtre est tout à fait possible, comme : renoncer à briguer un second mandat.

Cette éventualité, celle de la non-candidature de Nicolas Sarkozy en 2012, trois hommes politiques l’ont verbalisée. Et ce, bien avant que de Karachi l’on remontât, par rétrocommissions (confirmées en novembre 2010 par Charles Million au Juge Van Ruymbeke), au financement de la campagne d’Edouard Balladur.

Fanfaron, Jean-Marie Le Pen affirme qu’il l’a toujours dit. Mieux : qu’il est le seul à l’avoir dit. Ce qui est faux.
Le premier à avoir publiquement formulé cette hypothèse, c’est François Hollande. C'était le 18 avril 2010 dans le quotidien Le Monde daté du 19 avril 2010.

Ce qui est intéressant dans les explications fournies par Hollande, à cette époque, c’est qu’il évoque l’entourage de Nicolas Sarkozy (« ... des entourages qui ont fini par se détruire de l'intérieur.»).
Il y ajoute un parallèle entre les parcours de Giscard et Sarkozy (« Je suis frappé par l'analogie entre la fin du 'giscardisme' et celle du 'sarkozysme'. Tous les deux avaient brandi la rupture, brisé des codes, pratiqué l'ouverture »), un parallèle qui fait flores actuellement. Plus d’un an après.

Mais c’est le terme employé par François Hollande qui retient l’attention :
« Je n'exclus plus que Nicolas Sarkozy soit contraint de renoncer ». 
La contrainte.
Or, ce n’est pas la crise économique qui pourrait en être une, ni un bilan, mais bien un scandale, une affaire d’Etat retentissante. Nous y sommes presque.

Hormis François Hollande, il y eut donc : Jean-Marie Le Pen.
C’est après avoir rencontré Nicolas Sarkozy à l’Elysée que le président d’honneur du Front national a fini par être convaincu que celui qui avait siphonné son électorat en 2007, ne remettrait pas le couvert en 2012. Il en fit part, lors d’une conférence au CFJ, en octobre 2010. En s’appuyant sur des confidences qui, en réalité, n’en étaient pas vraiment ; il s’agit juste d’un discours récurrent de Nicolas Sarkozy [*]. Beaucoup, en effet, ont entendu ce refrain qui se chante, grosso-modo, ainsi :
« Je suis président de la République, mais je pourrais tout aussi bien faire autre chose ».
Le Pen en aura déduit que, ma foi, il n’y tenait pas tant que ça. Depuis, il affirme qu’il a toujours dit que Nicolas Sarkozy ne se représenterait pas.

Enfin, il y a Nicolas Dupont-Aignan.
C’était sur LCI, en mars dernier :
« Je suis convaincu que Nicolas Sarkozy ne pourra pas être candidat… ne sera pas le bon candidat pour l’UMP ». 
On note, là encore, la force des termes « ne pourra pas être candidat ».
Nous sommes, une nouvelle fois, dans l’hypothèse d’une contrainte.

D’autres, sous couvert d’anonymat, parfois ministres ou secrétaires d’Etat, plus souvent députés, et plus précisément de la majorité, ont évoqué, itou, une telle éventualité. Mais il s’agissait, dans la plupart des cas, d’un souhait. Alimenté par une côte de popularité et des sondages inquiétants. Ceux-là pensaient juste que Sarkozy n’était pas le meilleur candidat pour réprésenter leur camp en 2012. Ceux-là rêvaient de Fillon, de Juppé, voire de Copé. Et pensaient, surtout, à sauver leurs sièges et les privilèges qui vont avec...

Et puis, à signaler aussi, certains éditorialistes.

N’en reste pas moins que désormais, ainsi que le pronostiquèrent publiquement François Hollande, Jean-Marie Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, un renoncement de Nicolas Sarkozy pour 2012 est tout à fait possible.

Si cela devait arriver, voilà qui nous promet, et une guerre sans merci à l’UMP, et une campagne présidentielle particulièrement pourrie. Pourrie, parce qu’après l’affaire DSK, ce scandale-là (Karachi, conjugué au financement de la campagne d’Edouard Balladur) risque fort de rebattre totalement les cartes, et bien malin qui pourrait dire celui (ou celle) qui en serait le premier bénéficiaire.

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