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15 novembre 2011

Nicolas Sarkozy : « S’évader fiscalement, c'est trahir la confiance de tous les Français »

Nicolas Sarkozy s'est exprimé ce mardi 15 novembre sur l’évasion fiscale, lors d'un déplacement à Marnes-la-Coquette.

Secours-Populaire.jpgLe président Nicolas Sarkozy a notamment déclaré que « s’évader fiscalement, c'est trahir la confiance de tous les Français ».

« L’évasion fiscale, c'est la plus terrible et la plus insidieuse des trahisons. C'est l’évasion fiscale qui mine les fondements même de notre République sociale » a déclaré le chef de l'Etat.

« S’évader, que dis-je, voler, voler le Fisc, qui plus est en temps de crise, c'est trahir la confiance de tous les Français qui se lèvent tôt et travaillent dur ; c'est porter un coup terrible à la belle idée nécessaire de solidarité nationale », a-t-il ajouté.

Evadés fiscaux : 7 heures de travaux d’intérêt général avec remboursement des « sommes détournées »

Le Président de la République a annoncé que d'ici à la fin du mois, chaque évadé fiscal détecté par les services de l’Etat, sera tenu de rembourser les « sommes détournées » et contraint d'effectuer 7 heures de « travail obligatoire ».

Et le chef de l'Etat d'ajouter: « Qu'on me comprenne bien, ce n'est pas pour punir, c'est au contraire pour respecter, pour redonner de la dignité ; on n'a pas de dignité quand, comme Madame Bettencourt, on se contente, sans rien faire, vous m’entendez ? Sans même lever le petit orteil ! De toucher des dividendes, et d’aller ensuite les placer dans des paradis fiscaux. Ce n’est plus acceptable ! »

Nicolas Sarkozy s'est dit déterminé à « continuer avec un modèle généreux mais nous ne voulons plus que les riches en abusent. Il faut que les riches comprennent qu’ils n’ont pas que des droits, mais aussi des devoirs ! »

Selon le journal de 20 heures de France 2 du jeudi 3 novembre 2011, l'évasion fiscale est évaluée à 50 milliards d'euros par an en France, 120 milliards d'euros en Italie, et 240 milliards en Allemagne.
Un mal que Laurent Wauquiez – à juste titre – considérait en août dernier, comme un « cancer ».
A croire, qu’enfin, il a été entendu.

That's All Fake ©

 

23 août 2011

Crise De La Dette : M. Wauquiez Souhaite Taxer Les Riches, Voire Les Mettre Au RSA !

Embrayant le pas de M. Bertrand et de M. Copé, Laurent Wauquiez a indiqué, lundi 22 août 2011, via son groupuscule "la Droite sociale", qu’il préconisait "la création d'une contribution exceptionnelle des plus hauts revenus". 

That's-All-Fake.jpgEmporté par son élan, il a ajouté qu’il déposerait "dans les 10 jours" à l'Assemblée une proposition de loi pour contraindre "les plus riches (et notamment ces rentiers vivant sans vergogne aucune aux crochets de notre société) à assumer 35 heures hebdomadaires de service social au profit des plus démunis, s’ils tentaient de contourner cette contribution, en biaisant, par camouflage de leurs émoluments via des sociétés offshore. Ces méthodes ne sont plus acceptables ! "A-t-il martelé.

Il a précisé que cela serait valable pour tous, y compris Madame Bettencourt.

Dénonçant avec force les "dérives de l’actionnariat", qu'il qualifie de "cancer de la société française", il a émis l'hypothèse "de plafonner le salaire des grands patrons à 120 % du Smic, pas plus".
"Aujourd'hui, un célibataire du CAC40, cumulant les différents systèmes de niches fiscales, peut gagner 20 000 fois plus qu'un couple de travailleurs qui se lève tôt, a-t-il avancé. Ça, c'est la société française qui tourne à l'envers."

Le maire du Puy-en-Velay a jugé anormal que ces salaires, "parmi le plus indécents d'Europe", permettent aux plus fortunés, "de s’en mettre plein les poches au détriment des salariés à qui on ne cesse de demander des sacrifices, et plus encore en ces temps de crise. C’est intolérable !" S’est-il exclamé en réclamant le soutien sans faille et sans tarder du président de la République.

"Il est anormal que quelqu'un qui s’exile en Suisse, en Belgique ou au Luxembourg encaisse des dividendes faramineux en spéculant sur le dos de millions de travailleurs honnêtes et méritants", a-t-il également estimé, suggérant de surcroît d’éradiquer au plus vite retraites-chapeaux, paradis fiscaux et autres golden parachutes.

"EN FACE DES DROITS, IL Y A DES DEVOIRS"

D'après M. Wauquiez, ces mesures applicables par décrets, dès cette semaine, devraient, à court terme, rétablir "le sens de l'équilibre (...) au bénéfice des classes populaires et moyennes !".

Très déterminé, il a réaffirmé que, "en face des droits (...), il y a des devoirs, et que cela vaut pour les plus riches d’entre nous qui, depuis trop longtemps, se contentent de rafler les dividendes sans le moindre effort".

Tançant au passage la finance et les traders, il a insisté sur le fait qu’il serait intransigeant sur ces propositions qu’il juge "justes et équitables dans le cadre de la nécessaire réduction des déficits publics creusés, en grande partie, par les plus riches qui ne participent que trop peu à l’effort national".

Enfin, il a évoqué comme possibles sanctions, en cas de non soumission à cette "contribution exceptionnelle", les sorties d'école, les travaux de nettoyage ou encore "l'accueil de service public" voire, de "mettre au RSA, pendant un an ferme, les multirécidivistes de l'évasion fiscale si prisée chez les actionnaires et certains grands patrons".

Avant de conclure par un sonore : "Sus aux assistés de la finance et des marchés !".


That's All Fake ©

01 mars 2011

Le Remaniement Régalien De M. Sarkozy Formidablement Acclamé Par Tous Les Peuples Arabes En Route Vers La Démocratie Et La Liberté

Et soudain, à Benghazi, Tunis ou Alexandrie, des milliers d’hommes et de femmes, et même des enfants en bas-âge, surgirent de nulle part, criant leur joie, leur reconnaissance et scandant en chœur le nom d’un homme, un seul : Nicolas Sarkozy !

Collector-Gérard-Longuet.jpgAlors qu’en France, le remaniement régalien d’une envergure « sans précédent » annoncé peu après 20 heures, ce dimanche 27 février de l’an 11 par le Président de la République Irréprochable, Nicolas Sarkozy, n’avait suscité que commentaires désabusés de la part de la classe politique ou sarcasmes venant de la communauté journalistique, dans les pays arabes en « route vers la liberté » ce remaniement était unanimement salué.

« C’est magnifique ! confiait ce tunisien à notre envoyé très spécial, inouï ! Sarkozy, votre président, nous a compris, entendus ! » avant de se jeter dans une foule en délire.
Mêmes scènes de liesse dans la capitale égyptienne, où la Place Tahrir était à nouveau envahie par des dizaines et millions de cairotes extatiques, ainsi qu’à Tobrouk où des régiments de libyens improvisaient une danse bariolée et frénétique ... « C’est vraiment ce que nous attendions, un Longuet, un Juppé, un Guéant ! Qu’Allah bénisse Sarkozy de les avoir nommés ! Ce sont des hommes d’expérience, des right men à la right place ! Plus rien, désormais, ne sera comme avant ! » nous assurait, exalté, cet habitant de Tripoli.

Tout à leur joie, ils n'étaient que fort peu à évoquer Michèle Alliot-Marie ou Brice Hortefeux : « C’est du passé, n’en parlons plus ! Regardons devant ! Et souhaitons bon vent à Madame Marie (sic) qui aura bien à faire à Saint-Jean-de-Luz » pouvait-on entendre.
Même son de cloche concernant l’ancien ministre de l’Intérieur et de l’Immigration, l’auvergnat de souche Brice Hortefeux : « On ne va pas en faire un fromage comme on dit chez vous ! Laissons la justice de votre pays faire son travail ! Cette justice qui a la chance d’être bien plus indépendante que la notre ! » glissait, ébaubi, ce résident de Sousse.

Oui, quel grand paradoxe ! Mais quel contraste avec la morosité et le cynisme français ! Alors que pléthore de commentateurs chevronnés, dont les compétences ne sont plus à démontrer, glosaient à n’en plus pouvoir sur ce remaniement, ne croyant pas une seconde qu’il était la conséquence directe de « l’immense bouleversement » se produisant « de l’autre côté de la Méditerranée » (comme l’avait martelé le Chef de l’Etat) mais plutôt une façon de maquiller, assez grossièrement, voire piteusement, les débarquements de M. Hortefeux et de Mme Alliot-Marie, dans les pays arabes « en route vers la démocratie » on ne boudait pas son plaisir.

« Vous avez l’esprit tordu, nous expliqua cet étudiant tunisien. Vous voyez le mal partout ! Evidemment que ce remaniement est une conséquence directe de ce qui se passe actuellement dans mon pays, ainsi qu’en Libye, en Egypte, cela ne fait aucun doute ! Votre président a pris la juste mesure des évènements … Longuet, Guéant, Juppé, c’est plus qu’une réponse, c’est un espoir formidable ! Cela signifie que votre président nous a entendus ! Enfin, nous allons pouvoir travailler main dans la main ! Et ... si M. Longuet veut des timbres de Tunisie, je serais ravi de lui faire un prix (de gros) ! » ..

Ah ! quel merveilleux peuple ! Que ça doit lui faire chaud dans son cœur, à Nicolas Sarkozy, de constater que quelque part, dans le monde, des gens modestes le comprennent et l’acclament. Ne cherchent pas midi à quatorze heures. Se réjouissent comme il se doit d’un remaniement taillé pour eux, pensé pour eux, afin de mieux les « accompagner », les « aider à réussir » à « ne pas sombrer dans la violence », à ne pas cheminer bêtement (vu qu’ils ne sont pas assez entrés dans l’Histoire néolibérale) « vers des dictatures pires encore que les précédentes » ... et surtout à rester chez eux, même si ça tourne super mal, ne pas migrer en Europe, et tout particulièrement en France, où ils pourraient demander l’asile politique ... Parce que la France, elle peut pas « accueillir toute la misère du monde » … Certes, « elle doit savoir en prendre fidèlement sa part », surtout quand on sait que pendant des décennies entières, elle a fermé les yeux « sur les dictatures précédentes », se foutant alors comme d’une guigne du sort des tunisiens, des égyptiens et des libyens … Mais … mais oublions le passé ! n’est-ce pas ... ces heures sombres de notre Histoire ! Remisons par devers nous notre chafouinitude légendaire, et reconnaissons, au regard de la liesse incommensurable qu’a saisi « les peuples arabes », suite à l’annonce du remaniement régalien de M. Sarkozy, que nous sommes des pleutres, des jamais-contents, des cyniques et des gros méchants, bref, que nous nous sommes plantés, sans doute par antisarkozysme maladif ; oui, reconnaissons que ce remaniement est une bénédiction pour ces opprimés se libérant, parce que, voyez-vous, si ça n’était pas le cas, ils ne manifesteraient pas aussi bruyamment leur allégresse et leur reconnaissance à l’endroit, comme à l’envers, de Nicolas Sarkozy.
« Nul n’est prophète dans son pays ! » aimerait conclure ce libyen qui prête à rire (et non Tharir, vu que c'est pas son périmètre).
« Sans doute ... Mais toi, tu restes dans le tien ! ... T’avise surtout pas de traverser la Méditerranée, mon pote ! ... Quoi qu’il arrive ! ... Même le pire ! .. Mais t’inquiète, on t’envoie derechef quelques militaires made in OTAN et deux trois médicaments génériques pour panser tes futures blessures ».

Vive la République, vive la France, et … la Révolution, tant qu’elle passe pas la Méditerranée. Il va de soi.

25 juin 2010

Sarkozy (Enfin) Plébiscité Par Le Peuple Français

Voilà un sondage qui devrait redonner du baume au cœur au chef de l’Etat, d’autant plus en cette période morose où l’Equipe de France désole et encolère nos concitoyens, le chômage va galopant, les scandales pullulant sans qu'on sache à qui ça profite, et où triomphent les manifestants de tout poil.

Un Plébiscite.jpgSelon un sondage H1N1 réalisé pour le quinzomadaire à géométrie variable Qu’il est bon de rire parfois quand toute l’économie d’un pays est grippée, à la question :

“Selon vous, quel est l’humoriste politique le plus insolent actuellement en France ?”

Les français ont placé M. Sarkozy en tête des huit personnalités proposées.

Avec 31% des voix (score identique à celui qu’il obtint lors du premier tour de la présidentielle 2007) Nicolas Sarkozy devance très largement Brice Hortefeux (19%) et Manuel Valls (15%).

Les français ont certes apprécié les boutades du Ministre de l’Intérieur (“Quand il y en a un ça va, c’est quand il y en a plusieurs qu’il y a des problèmes”) ou du trublion du Parti Socialiste (« Belle image de la ville d'Evry… Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos… ») mais pour la plupart des sondés, rien ne dépasse les “Je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts”, “Je serai le président du pouvoir d’achat”, “Au nom de quoi récupérer les électeurs du Front National, c’est mal ?”, “Casse-toi, pov’con !” ou encore le fameux “La France, on l’aime ou on la quitte” de M. Sarkozy.

Derrière ce trio, on trouve ensuite Patrick Balkany pour l’”ensemble de son œuvre” (avec seulement – et c’est une surprise – 10% des voix) Jean-François Copé (notamment pour cette déclaration qui a beaucoup plu : “Moi vivant, il n’y aura pas d'augmentation de la redevance” et son combat acharné contre la Burqa) qui fédère, sur son seul nom, 9% des français (de bon augure pour 2017, l'objectif de M. Copé).

Ferment la marche, le ministre de l’Immigration, Eric Besson (7% – une vraie déception au regard du travail accompli par ce brillant "collaborateur") et deux humoristes particulièrement caustiques et sans concessions de la station de service public, France Inter : Philippe Val (5%) et Jean-Luc Hees (4%). Ces deux derniers (c’est le cas de le dire, puisqu’ils le sont dans ce classement – ô insolence, quand tu me tiens !) boutant hors du classement (réalisé l’an dernier à la même époque troublée) l’imitateur Laurent Gerra et le sénateur Charles Pasqua.

Un sondage qui a le mérite de remettre “les pendules à leur place” (comme dirait joyeusement un autre humoriste proche du pouvoir, j’ai cité : Johnny Hallyday) puisqu’on ne trouve aucune trace de Didier Porte ou de Stéphane Guillon.
On comprend dès lors leur éviction.
En effet, ils n’auront su s’adapter à cette “nouvelle insolence” qui fait fureur dans notre pays, une insolence qui, si elle conduit, parfois, au tribunal, n’en reste pas moins unanimement plébiscitée par nos compatriotes.
De fait, Hees & Val, en remerciant les deux “pseudo” humoristes devenus plus "tyrans" que drôles tellement ils se sont “coupés des réalités du rire d’aujourd’hui” n’auront, en définitive, fait que contenter (et répondre aux attentes de) leur auditorat, qui, faut-il le rappeler, est le premier actionnaire des radios de service public.

Reste à savoir si M. Sarkozy, nouveau champion de l’insolence en politique, serait prêt à assurer chaque matin, à 7h55 et sur France Inter, une chronique humoristique.
Le Parti Socialiste par la voix de son porte-parole, Benoît Hamon, a immédiatement réagi à cette éventualité, arguant du fait qu’il y aurait là “conflit d’intérêts, étant donné que le Président de la République est le principal actionnaire de la chaîne de service public”.
Ce à quoi, Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP, a rétorqué qu’il fallait “renvoyer les socialistes d’où ils venaient, soit au pays des Tristus”. Puis il a ajouté : “Ca tombe bien, ça rime avec Fabius”.
Voilà qui devrait sans doute permettre au sémillant Lefebvre d’intégrer ce classement des “humoristes politiques les plus insolents de France” la saison prochaine.

NB : Ce sondage réalisé auprès d’un échantillon de 1001 personnes pas tellement représentatives de la population a été effectué avant que le chef de l’Etat annonce la fin de la “Garden Party” et qu’un membre de son service d’ordre ne gifle un journaliste de France 3.

28 mai 2010

[Rions Avec Les] Retraites : Il Va Falloir Vivre Moins Longtemps

Ils avaient le sourire, hier après-midi, sur le perron de l’Elysée, Bernard Thibault et François Chérèque. Cependant, ils se refusaient à prononcer le mot de “victoire”, même si, pour le secrétaire général de la CGT, il y a “incontestablement, des avancées” et qu’un “premier pas a été fait”. Nonobstant, c’est un tournant important dans les concertations sur le dossier des retraites, pierre angulaire du quinquennat de M. Sarkozy, et surtout, une issue pour le moins inattendue ; reste que, pour les salariés le “prix risque d’être lourd à payer” concédait pour sa part le secrétaire général de la CFDT.

Une Etroite Collaboration.jpgC’est donc jeudi, suite au succès de la journée d’action interprofessionnelle, que tout s’est joué. Le ministre du Travail, Eric Woerth, convoquait les partenaires sociaux où “tout a été mis sur la table” et, précise-t-il, “sans tabou”. Une réunion de travail qualifiée de “cordiale” et de “constructive” par les syndicats, au sortir de laquelle, il fut acté qu’on ne toucherait pas "au “dogme” de la retraite à 60 ans.

Nous avons toujours dit, explique M. Woerth, qu’à un problème démographiquel’allongement de l’espérance de vieconvenait une réponse démographique. Nous n’avons pas changé de position. Simplement, nous avons entendu les français. Ils ne souhaitent pas un report de l’âge légal de la retraite. Il nous fallait donc trouver une autre solution, de type démographique, et nous l’avons trouvée”.
Ce sera donc un abaissement progressif de l’espérance de vie des français.
Une mesure choc, sans précédent, dont les modalités restent à définir.
Il faut notamment, déclarait Bernard Thibault, mettre en place la reconnaissance de la pénibilité. On ne peut pas, en effet, baisser de la même façon l’espérance de vie d’un cadre ou d’un ouvrier !

”La baisse de l’espérance de vie de nos compatriotes était inévitable”

Les concertations ne sont pas terminées” confirmait Arnaud Robinet, secrétaire d’Etat national de l’UMP chargé du dossier des retraites. “Rien n’est tranché” ajoutait-il. Précisant qu’”aucune décision n’avait été prise sur le niveau auquel serait abaissé l’espérance de vie des français” même si, déjà, on évoque une baisse de deux ans à compter du 1er janvier 2011, et de 5 à l’horizon 2020.

La baisse de l’espérance de vie de nos compatriotes était inévitable” a pour sa part martelé Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP. Quant à ceux qui dénoncent un recul du gouvernement, M. Bertrand rappelle que celui-ci s’est “engagé, depuis le début, à discuter sans tabou, avec les partenaires sociaux. A quoi aurait servi la concertation, si le gouvernement avait annoncé d’emblée ses choix ? A-t-il demandé. Il n’y a donc pas de recul, il y a simplement un gouvernement à l’écoute des français qui sait prendre ses responsabilités”.

Du côté du Parti Socialiste, M. Strauss-Kahn a été le premier à réagir. Depuis le siège du FMI, il a réitéré ses propos tenus, le 21 mai dernier sur le plateau de l’émission “A Vous De Juger” (France 2) :
Comme je l’avais dit ce soir-là, dès lors qu’on arrive à vivre cent ans, si on veut continuer à avoir la retraite à 60 ans, il faut bien trouver des ajustements. Baisser l’espérance de vie faisait effectivement partie de ces ajustements.” Ajoutant, au passage, qu’il se "félicitait que M. Sarkozy n’ait finalement pas touché à cette grande avancée sociale (la retraite à 60 ans – N.D.L.R.) qu’avait, en son temps, décidé le président Mitterrand.
En revanche, Martine Aubry a tiré à boulets rouges sur le gouvernement, dénonçant “une mesure injuste” et promettant “de rétablir l’espérance de vie des français en 2012, si les socialistes revenaient au pouvoir”. Quant au porte-parole du PS, Benoît Hamon, il a estimé que “les masques étaient tombés” fustigeant l’attitude ”irresponsable” des syndicats, allant même jusqu’à parler de “trahison”. “Qui nous fera croire, qu’il y a là une quelconque justice sociale ? Déclarait M. Hamon. Qui nous fera croire que baisser l’espérance de vie des salariés est une mesure équitable ? Et qui nous fera croire que les cadres et les ouvriers seront égaux devant l’abaissement de l’espérance de vie ?”.

Si les syndicats, CGT et CFDT en tête, ont regretté l'attitude affichée par M. Hamon et Mme Aubry, insistant sur le fait que "le point essentiel était de conserver la retraite à 60 ans et que ce point-là était obtenu", Frédéric Lefebvre, porte-parole de L’UMP, a immédiatement dénoncé l’”archaïsme, le sectarisme et l’irresponsabilité du Parti Socialiste” osant même dire que “pour être tranquille, je me demande si nous ne devrions pas d’emblée, abaisser drastiquement l’espérance de vie de certains dirigeants socialistes” [*]

Reste que cet abaissement de l’espérance de vie des français doit être validé par le Conseil Constitutionnel. Mais celui-ci ayant retoqué quelques lois précédentes, ou réclamé quelques modifications (HADOPI, Burqa ...) il est possible qu’il se montre plus conciliant sur ce dossier qui “engage l’avenir de nos enfants et la pérennité de nos régimes de retraites” (source anonyme)

On attend désormais la réaction de la blogosphère, qui, déjà, se tourne vers Maître Eolas, afin de savoir si cet abaissement de l’espérance de vie des français est compatible avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.


[*] D’après le Canard Enchaîné à paraître mercredi prochain, Nicolas Sarkozy aurait fait part de son agacement suite à la déclaration du porte-parole de l’UMP : “Ce Frédéric Lefebvre, la prochaine fois, que je le croise, c’est pas un “casse-toi pauvre con !” ou un “fais pas le malin !” que j’vais lui dire, mais : va mourir !” aurait-il confié à l’un de ses proches collaborateurs.

 
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