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13 novembre 2011

Le Terreau, Ou Comment Il Grandit, Le National-Populisme

Tout est là, en fait. Réuni... Le terreau, les conditions, la conjoncture. Une crise qualifiée de « sans précédent »... « Sans précédent » parce que, tous autant que nous sommes, celle de 29, je veux dire la crise de 1929, on l’a pas connue, éprouvée, on ne sait pas ce que c’est, ce que ça fait, comment ça vous détruit.

Mais quand bien même, il y a l’Histoire. Elle parle l’Histoire. D’aucuns disent qu’elle se répète. Et que, si elle se répète, c’est parce que l’homme est ainsi fait. Et qu’il n’a pas de mémoire. Ou ne veut pas y faire appel. Parce que, voyez, la mémoire c’est plombant, fort encombrant. C’est fait de guerres et de ruines, d’holocaustes et de génocides, de misère et d’abandon. Ça emmerde le monde, la mémoire.
Le monde et les gens.

New-Extreme.jpgLes gens, vous comprenez, ils veulent vivre tranquilles. Ils veulent pas d’histoires, les gens. Ils veulent se divertir. Et si possible, rester en bonne santé. Le reste, c’est pas leurs affaires. Ils veulent pas savoir. Ou alors, ils disent que : « C’est comme ça, on peut rien y faire ».
C’est un cancer, cette phrase-là, qu’aurait dépassé le stade terminal. C’est pire encore que de toujours remettre à demain. Parce que dans cette phrase-là, y’en a pas, de demain. Y’a même pas de présent. Y’a rien. Même pas de la vie. Quand on est en vie, qu’on désire, on ne dit pas :
« C’est comme ça, on peut rien y faire ».
Quand on dit cela c’est qu’on est déjà mort. Ça veut dire qu’on a lâché la rampe. Et donc, qu’on peut tout vous faire, comme, par exemple, rogner votre salaire, diminuer votre pension, vous demander de travailler jusqu’à plus soif.
Si on (politiques, économistes, médias, etc.) vous fait comprendre que « C’est comme ça ! », qu’il n’y a pas d’autres solutions, aucune véritablement, sinon des farfelues, des utopistes, des frontdegauchistes, pas adaptées au monde « ouvert » dans lequel, tous, nous évoluons, alors c’est possible d’en arriver là : rogner, diminuer, raboter, détricoter ce que d’autres avant nous avaient, de haute lutte, conquis.

Or donc, oui, ensemble, tout devient possible, à la condition qu’ensemble, tous, nous convenons que: « C’est comme ça, on peut rien y faire ».

Si les gens, ils avaient vécu celle de 29, ou, au moins, y avaient porté quelque intérêt, ne serait-ce qu’en se plongeant dans l’Histoire, celle qu’est là pour témoigner, rappeler, alerter ; oui, s’ils avaient un tantinet visité cette Mémoire, alors ce serait différent.
Peut-être…
Je dis « peut-être » parce que rien ne permet de l’affirmer. D’autant que l’Histoire se répète. Pas toujours par méconnaissance ou désintérêt, mais – comme je l’ai dit, si banalement – parce que l’homme est ainsi fait. Et ni le progrès, ni la science, ni la beauté, ne sont parvenus à le changer. Il n’a pas bougé, d’un iota… Il croit en l’homme providentiel. C’est un fait certain. Et c’est logique de surcroît. Quand on admet que « C’est comme ça, on peut rien y faire » alors, on est prêt à confier son destin à n’importe qui… Un sauveur

Oui, les gens pensent, véritablement, que quelqu’un va venir les sauver. L’Histoire est remplie de sauveurs, n’est-ce pas ? Qui, pour certains, se sont révélés être des sanguinaires, des tortionnaires, des salopards de première, des monstres sans pareil et non « sans précédent » puisqu’après eux, d’autres encore, toujours, sont venus, et portés, dans la plupart des cas, par le peuple lui-même. Le peuple sans Mémoire. Celui qui ne veut pas d’histoires.

Mais reprenons.

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26 mars 2011

Front National : Va Falloir Se Mettre Au Travail, Les Gars !

Elle est partout, la Marine. Presse, radio, télé, du jamais vu... De loin, comme ça, on pourrait se dire qu’ils veulent la tuer, tu vois ; je veux dire médiatiquement, trop de Le Pen tuant la Le Pen !… Bon sang, mais c’est bien sûr, qu’on s’écrie ! Ils l’invitent, tous, sur les plateaux, jusque Radio J, jusque dans l’impensable quoi, la surexposition au cube, jusqu’à ce qu’on en puisse plus. Qu’elle nous sorte par les yeux, les pores, tout. Qu’elle devienne repoussoir. Ah ! que c’est terriblement bien joué ! Que c’est finaud de chez intelligent.

Droite-Extrême.jpgMais non. Y’a pas de finaud. Y’a pas d’intelligence. Y’a que du lourdaud. Du cocu de première. A chaque fois, c’est la même, en long, large, elle te les rétame tous. Une véritable exécution.
Dézingué l’Aphatie, rectifié l’Elkabbach, désossée la Chabot. Tous, elle les retourne tous... Et pourquoi ? Parce qu’ils sont pétris de certitudes, de dédain, de dégoût. Parce qu’ils bossent pas, surtout. La fleur au fusil, qu’ils y vont. De fait, c’est un massacre. Une boucherie. Et la donzelle, elle repart, à chaque fois, avec de nouveaux électeurs dans « sa besace ». Les doigts dans le nez. Sans rien faire. Ou quasi.

Elle déroule, UMPS par-ci, UMPS par-là, c’est du velours, du sur-mesure, et vas-y qu’elle cogne, toujours au même endroit, qu’elle enclume, et y’en a pas un pour la renvoyer dans ses cordes, d’où elle vient, d’où elle est et restera, soit pour parler crûment : à l’extrême droiteFrançaise, monsieur, l’extrême droite Française !... C’est pas de la gnognotte, ça, dis, pour qui connaît l’Histoire, qui s’est fadé tous les dégueulis du père Destouches (de souche), de Bagatelles à l’Ecole en passant par Les Beaux Draps. C’est cette France-là, mon pote. Affirmatif. Mais crois-tu que les présumés finauds, les supposés intelligents, lui mettraient ça dans les chicots ! Que nenni ! Ça louvoie, ça pose des questions de mollasson, ça croit pouvoir piéger la fifille au pépère, mais rien du tout !... Oh, ça lui cherche bien, des fois, des relents d’antisémitisme de type héréditaire, mais sur la pointe des pieds ; y savent pas s’y prendre les mal dégourdis.

Pourtant, tout, ils ont tout, les preuves, les dossiers, les éléments. Y’a qu’à lire. La presse d’extrême droite, celle qui soutient très activement le Front National. Les Rivarol, Flash, Nations Presse Hebdo, La Voix Des Français, Le Choc Du Mois, Minute, Présent, et j’en passe, jusqu’à la Courtoisie de Radio, c’est de l’édifiant. Du brut de chez brut : qu’on y cause de lobby juif, de francs-maçons, de révolution nationale, de la « race blanche », comme jadis chez les Brasillach, les Maurras, la même prose, le même combat.
Quoi que vous croyiez ? Que le Front refilé à une « mère de famille », ça y deviendrait, par je ne sais quel miracle ultra-catholique, de la bonne petite droidroite radicale mais fréquentable !... Du tout !... L’extrême droite, ça reste l’extrême droite. Allez donc demander au Buisson, il en vient, il en connaît l’esprit, les recoins. Comme Michel de Rostolan, Yvan Blot, Jean-Yves Le Gallou, Bruno Mégret. Demain Vanneste, Ciotti, Jérôme Rivière et compagnie... Si ça tourne à l’eau de boudin pour l’agonisante, la suicidaire, l’UMP shootée au Sarkophage, en 2012, ça je te l’affirme, ils vont pas, deux fois, se faire prier, ces foutus laïcs, pour aller pointer chez Front.
T’as tout le Club de l’Horloge qu’est sur les dents, prêt à basculer. Recta.
Et avec eux, les anciens d’Occident, du GRECE, ceusses du Parti de la France.

Pourquoi crois-tu qu’ils reprennent à tirelarigot, un à un, petit à petit, comme des moins que tout, tous les arguments du Front, d’Hortefeux à Guéant en passant par dame Brunel ? Parce qu’entre ces types-là, ceux de l’UMP et le Front, c'est une feuille de papier à cigarettes qui les sépare. Pas plus.
Mais crois-tu que ces sagouins de journalistes ils te mettraient au (sale) parfum ? Qu’ils t’affranchiraient ?... Penses-tu ! Ça fait mumuse avec la Marine, ça se croit malin, ça explose l'audience, les compteurs, mais ça fait son lit, bel et bien, à la Marine… Et sais-tu quoi ? Ce sont les mêmes qui, l’an prochain, viendront te dire qu’il faut faire barrage au Front National, no pasaran, sursaut républicain et tout le merdier ! Comme en 2002 !... T’en souvient-il ? De ce « NON » en Une de Libération ? De ce JT de Tf1 du PPDA, en date funeste du lundi 22 avril 2002, où, d’un air grave, il t’annonce qu’il va, lui et sa rédaction, t’expliquer ce que c’est vraiment que le Front National ? Et qui c’est, ce Jean-Marie Le Pen ?... Jean-foutre, va ! que ne l’as-tu pas fait avant, sombre commercial de l’empire Bouygues !
Eh bien, c’est reparti !... Comme en 40, que j’ai envie de dire.

Ah, puis faut voir comment qu’ils l’accueillent la Marine, les Calvi, les Chabot, les Denisot et consorts. Qu’on y voie bien la pince à linge sur leur nez. Qu’on pige bien que c’est pas leur tasse de thé. Ça la rembarre, la coupe, taisez-vous, mais taisez-vous donc, Madame Le Pen ! Ça fait dans le « mais bien sûr ! », le « ben voyons ! », ça goguenardise, hausse des épaules, mais à part ça ? Nib !
Sauf que, l’auditeur, il le voit itou. La différence de traitement. Et ça lui plaît moyen. Vois-tu. Même que ça le renforce dans son choix. Que si c’était possible, en 2012, c’est pas un bulletin estampillé Marine qu’il y mettrait dans l’urne mais deux. Juste pour les faire caguer.

C’est frontalement qu’il faut la prendre, la bourgeoise (car c’en est une ! elle sort pas de la cuisse du peuple, faut pas se méprendre, ça nous vient des beaux quartiers, cette affaire… la misère : elle connaît pas ! Elle a pas idée de ce que c’est). Pas faire son chichiteux, son journaliste de salon. Son confortable. Faut la mettre au pied du mur, calmement, patiemment, à l’usure. Sans dédain. Sans dégoût. Faut les bosser les dossiers, faut se sortir les doigts comme on dit, et fissa.
Que fout-elle à l’AEMN, auparavant l'Euronat, la péronnelle, soit avec les pires xénophobes d’Europe, des racistes avérés, certifiés, si elle n’est pas d’extrême droite ?
Que faisait-elle, de même, avec les autres d’ITS (Identité, Tradition, Souveraineté) même qu’on y trouvait la fifille Mussolini ?
A quand un reportage sur les fêtes du Front, saucisson, pinard, avec bien en évidence, des ouvrages de révisionnistes, ah que voilà de la lecture qu’est sans la moindre ambigüité !
La dédiabolisation, c’est de l’attrape-couillons, un énorme, immense piège à cons.

Or donc, va falloir se mettre au taf, les mecs. Nous montrer le visage du Front. Ce qu’il est vraiment, et restera toujours : un parti d’extrême droite. Avec tout ce que ça trimballe de nauséabond.
Tu vas te bouger, mon journaliste, et plus vite que ça ! Ranger ton Grand Journal ridicule, grotesque, pipolisant, finie la grosse rigolade ! et te mettre au turbin. Tu vas pas bricoler comme en 2002, soit attendre le mois d’avril de l’an prochain pour faire ta pleureuse, ton donneur de leçons, avec l’air bien compassé, et nous chanter l’air du « front républicain » à balles deux. Parce que cette fois, sache-le, ça ne marchera pas.
Alors : au boulot !

 
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