12 janvier 2011
Le Refus [De L’Indignation Et Du Nouvel Ordre Mondial]
[1ère Partie] ...Ça n’a pas traîné. Vite, très vite, dès petiot, on m’a fait comprendre, d’où qu'y soufflait le vent, comment ça se dansait, le merdier .. On me l’a bien enfoncé dans le crâne, le refrain, celui que tutti colporte, les pauvrets surtout, les pas vernis, les laborieux. Un refrain qui tient en une phrase, définitive, briseuse de rêves, de tout, de celle qui démobilise, te fait entrer dans le rang, ad vitam.
Oh, tu la connais, cette maudite phrase, elle pue la résignation de compète, la lâcheté aussi. Elle dit : « C’est comme ça, et pis c’est tout ». Avec des add-on du genre : « On n’y peut rien », « Faut se faire une raison », « A quoi bon ! De toute façon, on n’est pas de taille », « Et puis, oh, y’a plus malheureux que nous, hein ! », « Pourquoi veux-tu que ça change ? » et j’en passe. Tellement qu’elle est longue la liste.
Voilà ce qui nous tue, petit à petit. Nous fait renoncer à tout. A tout ce qu’on croyait. Espérait. Fait de nous, des vieux machins. De tristes complices… Parfois dès vingt ans. Oui, dès cet âge-là, pour certains, c’est déjà fini … La vie.
Nous sommes vieux et faits d’hiver. Même nos musiques sont tristes. Nos hommes politiques sont tristes. Nos journalistes sont tristes. Plus de génie, plus d’éclats. Tout est formaté.
Idem, nos élites ou supposées telles ! D’ailleurs, parlons-en, tiens ! Qui sont-elles ? ... Des camelots bavardant, entre eux, et à n’en plus finir sur des plateaux télévisés, toujours les mêmes : Attali, Minc, Bernard-Henri Levy et consorts ! Ils nous parlent de misère, de souffrance, les nôtres, avec des mots, ma chère ! des phrases, faut voir, et des tronches de circonstances, bien compassées, celles des riches héritiers de la condescendance … Ils nous expliquent, nous traduisent, nous dissèquent, en direct, en différé, les Editocrates, les philosopheux, les môôôssieurs …
… Mais ça y connaît quoi ? De la souffrance et de la misère ? Rien ! Que dalle ! Tous ces gens, toilettés, qui font la leçon, la Morale, condamnent la violence, l’ouvrière en particulier, jamais qu’ils en ont bouffé de la merde, jamais qu’ils ont connu un trottoir, la faim, l’humiliation, la subordination, l’esclavage, ils ne savent pas ce que c’est, mais en causent pourtant ; ils élucubrent, exposent, prophétisent ...
Merde ! Il faut leur dire merde, les éteindre ! Bordel à chien ! ... Comment osent-ils claquer le beignet d’un Xavier Mathieu, d’un licencié dans le cul, d’un viré comme malpropre, disserter sur le quotidien d’un laborieux, eux qu’ont rien connu, que leurs salons, leur rupinitude, fricotant et frayant avec les puissants, se bâfrant d’oseille … car c’est cher payé, croyez-moi, l’avis de ces gens-là ! Ça se monnaye sec …
Merde à nouveau et ad lib ! Oui merde, et au cube, car à quelle souffrance, à quelle misère, quel désespoir ont-ils mis fin, avec leurs discours à n’en plus pouvoir, récurrents, les Minc, les Attali, les Adler ? De quelles guerres nous ont-ils débarrassées ? Mais d’aucune, de rien ! C’est de notre misère dont ils se nourrissent ! ... Ils blablatent, imbus, puis rentrent chez eux, repus, dans leurs demeures cossues, satisfaits et tranquilles, en sécurité, protégés. Pour en ressortir aussi sec et fermement s’indigner de telle dictature ou telle atrocité ô combien lointaines, les jean-foutre !
En vérité, c’est le Nouvel Ordre Mondial qu’ils nous inculquent, nous perfusionnent ; allons, soyez raisonnables, qu’ils nous disent, le communisme, le socialisme, c’est pas laïquement possible, pas viables, c’est du massacre, vous le voyez bien, c’est prouvé, avéré, c’est Staline ! ... Réduire le communisme à Staline, quelle imposture ! Quelle falsification ! ... Mais c’est pour mieux te vendre le Nouvel Ordre Mondial, mon enfant, te le visser dans la tête, ad vitam…
Résignez-vous qu’ils nous mal chantonnent, ces confortables, c’est comme ça et pis c’est tout, on n’y peut rien, faut se faire à l’idée, y’a qu’à moraliser, un suppositoire, et ça ira, vous verrez, c’est pas la panacée, nous en convenons, mais c’est le moins pire des systèmes … Le moins pire !?! Ce qu’il faut pas entendre. Serait-on venu au monde pour se contenter du moins pire ? Et vivre, vous y avez pensé ? N’y aurait-il que vous qui y auraient droit ? …
Faut plus les boire, ces loups, ces inutiles, ces Zemmour, pamphlétaires à la noix. Faut plus. Ni eux, ni les journalistes, les Elkabbach, les Demorand, les Chabot et tous les autres. Tous ou quasi .. Itou, la merde, l’ont jamais croquée, connaissent pas, mais se permettent, et comment, de nous jauger, camemberiser, statistifier, les pégreleux déontologues.
Les journalistes, sous prétexte que ça va sur le « terrain », ça croit nous connaître. Pardi ! Mais ça fait que passer. Ça prend du son, ça micro-trotte, et pis c’est tout ... La merde, la misère, la souffrance, n’en ont pas idée. Pas la moindre.
Mais eux, comme les Editocrates, pareil, de Calvi à Pujadas en passant par le grand ordonnateur, l’AFP, ça fait la morale aux Mathieu, aux délocalisés, à tous les maudits de la République ; dis, tu vas la condamner la violence, hein, tu vas te "contrir", te rependre, demander pardon, dis, que c’est déjà beau qu’on t’invite sur NOTRE plateau … Quelle bande de chacals ! Ça me dégueule … Mais qui s’offusque, s’en indigne ? Qui prend les armes, la Bastille ? Personne ! On laisse faire et dire. Comme des lâches. De vieux débris. Y’en a même qu'opineraient du sous-sous-chef, des qu’en bavent, de la classe bien moyenne, devenue mesquine, envieuse de ses frères et sœurs, tellement qu’elle est lobotomisée, apeurée, lepenisée au trognon, en demande de protection. Pour qui se prend-il ce Xavier Mathieu, qu’elle pense ! Qu’il nous foute la paix. La paix, voilà c’qu’on veut. Etre tranquilles. Qu’on nous fasse pas chier. Qu’on peut rien y faire, que c’est comme ça. Qu’y a plus malheureux que nous.
Ils avaient vingt ans. Ils étaient déjà vieux. Finis. Avant même d’avoir vécu. Rien qu’un peu.
J’en ai fait aussi, des conneries. Pas mal .. Des arrangements merdeux, de ceusses qui te poursuivent. Que t’arrives pas à oublier. Je mettais ça sur le compte de l’inexpérience, d’une éducation, d’un manque. Mais non .. C’était pas ça. C’était de la lâcheté, du renoncement. Pourvu qu’on le voye pas, que je me disais. Je suis pas comme ça. J’ai pas lâché l’affaire. Je vais me refaire ... Mais tout de même, l’éducation, ce qu’on t’enfonce dans le caberlot, tous les jours, même quand c’est fête, ça marque. Aux fers. Faut de la volonté pour s’en défaire. Coûte que coûte. Et peu importe les conséquences ... La solitude.
Quand on comprend qu’on n'est pas là pour se faire aimer, ou reconnaître, qu’on n’est pas né pour faire du chiffre, du rendement, qu’on se souvient de ses rêves d’enfant, toutes ces merveilles, ces trésors de spontanéité, alors, va, tout va bien. Et si c’est à deux, c’est heureux. Pas besoin d’être plus.
Le bonheur, l’épanouissement, passent par le refus. Net et sans concession.
Refus de se courber, de se résigner, d’obéir.
Refus de participer de quelque façon que ce soit à tout ce qui nous dépouille, nous assujettit, nous vieillit avant l’heure. Nous Attalise, nous Pujadise ou Chabotise. Nous Nouvel Ordre Mondialise
Et dire non, jusqu’à son dernier souffle à ceusses qui vous disent que « c’est comme ça, on n’y peut rien, faut se faire une raison ». Ne jamais faire sien ce refrain. Sinon, c’est mourir.
Sans avoir rien vécu.
[5ème Partie]
18:29 Écrit par Philippe Sage dans Il Est Trop Tard | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : xavier mathieu, souffrance ouvrière, les editocrates, les laquais, nicolas demorand, david pujadas, arlette chabot, eric zemmour, nouvel ordre mondial, refuser, dire non, désobéissance, indignation |
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08 mars 2009
Parfois, Marie-Ségolène, Je Ne Te Comprends Pas !
“Caramels, bonbons et Marbeeeeella !”
Que dis-tu ?
Pourquoi parler de cette histoire de “photos volées” plus d’une semaine après leurs parutions dans Paris-Match ?
Pour deux raisons :
- La première étant qu’il ne faut pas se jeter sur l’info, la fraîche, comme une hyène ou un mort de faim. Il faut d’abord la constater, l’observer, l’ingurgiter puis la digérer. Ensuite de quoi, s’il y a matière (fécale) à, y revenir. Sinon, passer son tour et laisser les chiens de “catégorie une” aboyer comme, donc, des hyènes.
J’irai même plus loin en affirmant que les blogueurs qui se ruent sur l’info, la fraîche, en publiant derechef un billet, font preuve d’une insoutenable légèreté, obsédés non par l’info qu’ils prétendent traiter (en dix lignes), mais uniquement par eux-mêmes. Comme par exemple, défendre, misérables, leur place dans le classement Wikio, ou/et espérer, mendiants, une page dans le Vendredi-qui-vient.
- La seconde étant que (nouvel élément) Marie-Ségolène était prévue au sommaire de “On N’est Pas Couché” du sieur Ruquier, et que, par attachés de presse interposés, elle décidera au final de ne point s’y rendre, et pourquoi ?
Parce qu’elle subodorait que le tandem Zemmour/Naulleau allait l’asticoter copieux sur ces “photos volées” à Marbella. En décodé, elle voulait s’assurer que les “Z’éric” ne la questionneraient pas sur ce sujet, elle en faisait même une condition non-négociable à sa venue.
Nous l’avons connue plus courageuse, cette “femme-debout” … Et puis, franchement, qu’avait-elle à craindre ? …
A moins que …
…. A moins que, les “photos volées” ne le soient point (pure hypothèse).
Oh bien sûr, je n’ai aucune preuve, aucun élément, je n’ai que la réaction (calme et, ma foi, assez souriante) de l’intéressée !
Et en (re)visionnant sa réaction, je me dis que Marie-Ségolène n’est décidément pas faite comme le commun des mortels.
On la vole, on la viole même, dans son intimité, et elle ne se met même pas en colère !
Pourtant, ça mérite, non ?
On l’a vue plus indignée, Marie-Ségolène.
Comme ce mercredi 2 mai 2007, lors du débat d’entre les deux tours.
Quand le candidat Sarkozy proposait un droit opposable à la garde d’enfants ayant un handicap (ça en est où, au fait, cette promesse, M’sieur Sarkozy ?) !
Et quand bien même, ce 2 mai 2007, cette “saine colère” de Mâhâme-non-je-ne me-calmerai-pas-Royal n’était rien d’autre, au fond, nous le savons bien, qu’une “mise en scène” …
La réaction de l’intéressée, donc, mais aussi, les photos elles-mêmes.
Nettes.
D’assez bonne qualité.
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Bien différentes de celles publiées par le même Paris-Match, en août 2005, celles d’un autre couple, Cécilia Sarkozy et Richard Attias.
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Prises de loin, pas super au niveau du grain, là oui, ça sent(irait) l’extorsion.
Encore que, il faut rester prudent.
Et je le suis et le reste.
Car je ne dis pas que les “photos volées” de Marbella ne le sont point. Juste, je formule une hypothèse. Cette hypothèse (et si les photos volées ne l’étaient point ?) se base avant tout sur le doute, doute alimenté par la nature même des photos, par la réaction (médiatique) de l’intéressée quant à leurs parutions (ce qui, je le concède, se discute, tant après tout, on peut aussi considérer qu’elle fait preuve d’une grande et remarquable maîtrise …) et enfin, par le fait de se décommander, de renoncer à participer à une émission (où elle s’est déjà rendue par le passé) sous prétexte qu’elle n’a pas obtenu confirmation qu’"on" ne la questionnerait pas sur lesdites photos.
Ce dernier élément est plus qu’intéressant, et pourquoi ?
Parce qu’une plainte a été déposée par Madame Royal, et donc, une instruction est en cours, et je doute fort que, autant Zemmour (journaliste) que Naulleau (écrivain), chroniqueurs avertis et connaissant le droit, puissent questionner la Présidente de la région Poitou-Charentes sur un dossier qui est désormais l’affaire de la Justice.
Le seul qui pouvait aborder le sujet, c’était Ruquier.
En tant qu’amuseur-public.
Et donc, elle n’avait rien à craindre.
Vraiment rien.
Alors, ou la raison de son désistement est ailleurs, ou si c’est vraiment celle-ci, elle n’est point justifiée.
A la place de Marie-Ségolène, nous eûmes droit, dans “On N’est Pas Couché” à l’un de ses soutiens, un de ses lieutenants, le très fade et transparent, Gérard Collomb.
Un notable.
Pas sûr que l’image de Marie-Ségolène y ait gagné en crédibilité.
Je crois même qu’en cédant sa place au Maire de Lyon, elle s’est faite volée ses derniers bons points.
Ceusses qui vous donnent auprès du public, une grande image.
19:38 Écrit par Philippe Sage dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène royal, eric zemmour, eric naulleau, laurent ruquier, gérard collomb, paris-match, "photos volées", image |
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17 novembre 2008
Zemmour Ou Les Racines Du Mâle
Alors comme ça, on s'étonnerait qu'Eric Zemmour niât la science en affirmant (ce 13 courant sur ARTE) qu'il y aurait une "race blanche" et une "race noire" ?
Je précise que lors de cette émission consacrée au métissage et présentée par Isabelle "je souris-tout-le-temps-même-quand-c'est-super-grave-parce-que-je-sais-pas-quoi-dire" Giordano, Eric Zemmour nous dit que les races "on sait bien que ça existe, ça se voit" ce qui stupéfia, entre autre, la Présidente de l'association "Les Indivisibles", Rokhaya Diallo, qui lui demanda :
- Comment on le voit (que ça existe) ? Je ne comprends pas ce que vous voyez !
Zemmour répondit hautain :
- Ben à la couleur de peau, tout bêtement ...
- Et donc, poursuivit Rokhaya Diallo, la couleur de peau, selon vous, fait que j'appartiens à une race différente de la votre ?
- Ben évidemment, répondit, ô combien méprisant, Zemmour ! J'appartiens à la "race blanche" et vous appartenez à la "race noire" !
Ce qui donne envie de vomir à Sébastien Fontenelle.
Ah !?!
Que maintenant, Sébastien ?
Non parce que ce n'est pas la première fois que Zemmour tient ce genre de propos, ou du moins, les sous-entend fortement !
Et donc, je m'étonne qu'on s'en étonne qu'aujourd'hui.
Sauf que là, c'est vrai, à la différence des précédentes saillies de Zemmour, c'est clairement dit, même que ça flirtait dangereusement avec cette thèse raciste de la supériorité de la "race blanche" sur la "race noire".
En tous les cas, ça suintait copieux entre les mots du sieur Zemmour, pour ceusses qu'auraient encore des esgourdes en état de marche.
Or donc, disais-je, ce n'est pas la première fois que cet éditorialiste du Figaro que, va savoir pourquoi, la télé se dispute ("Ca Se Dispute" sur i>télé, "On N'est Pas Couché" sur France 2 ...) tient des propos plus que limites.
C'est en me bouchant le nez et le reste, que je te ressors des extraits d'un entretien qu'il accorda le 16 mars 2006 à Radio Courtoisie, radio de la capitale cachant à peine sa proximité et son étroite sympathie avec la Droite extrême, radio plusieurs fois rappelée à l'ordre et en vain par le CSA, entretien où il venait faire la promotion de l'un de ses ouvrages intitulé :
"Le Premier Sexe."
Ce jour-là, il était interrogé par Olivier Pichon, ancien élu du Comité Central du Front National de Jean-Marie Le Pen et ancien conseiller municipal de Garches sous l'étiquette du MNR de Bruno Mégret.
On y traitait donc de son bouquin dans lequel, pour faire court, Zemmour démontrait que l'Europe, et tout particulièrement la France, était en train de se "déviriliser".
Et depuis quand, Madame?
Eh bien tu vas pas le croire : les racines de la "dévirilisation", pour Zemmour, on les trouve dans ... la Guerre de 14 !
Et pour en arriver où ?
A une charge (très) violente contre .... les homosexuels !
Mais rentrons dans le vif !
Tu vas halluciner (ta race) et pourtant ce fut réellement dit par Eric Zemmour :
"Le rapport de l'homme à la guerre a changé depuis 1914 ! L'homme va à la guerre, c'est comme ça qu'il est homme. Il tue et il risque d'être tué, c'est ça qui fonde LA LOI de l'humain ..."
C'est dur hein, la loi de l'humain, de l'homme vue par Zemmour ?
Je sais ...
Mais prends-donc un énorme Xanax !
Si, si, je t'assure !
Car la suite est du genre gratinée ...
Zemmour nous explique que le poilu fut commandé et dirigé par des "minables" et des "ânes" et que, quand il revint de la guerre, l'homme dit :
"Plus jamais ça ! Mais plus jamais ça, la guerre comme ça, c'est-à-dire qu'il ne veut plus être cet homme-là, il se dit c'est pas la peine .."
C'est beau, non, Le Zemmour qui pense à la place du poilu.
Sauf qu'ensuite c'est moins ... glorieux, on va dire, pour être poli (à défaut d'être poilu) ...
Surtout quand, jubilant, Olivier Pichon dit à Zemmour :
- Il (l'homme) a déposé le fardeau de l'homme BLANC pour prendre la quenouille !"
Et que Zemmour acquiesce.
Là oui, on commence à avoir comme envie de vomir ..
Donc, la "dévirilisation" de l'homme prendrait racine dans cette sale Guerre de 14, et c'est alors, que les doigts dans le nez et sans faire ni une, ni deux, ni la moindre sommation, Zemmour mélange (tiens-toi bien, c'est du lourd ...) fascisme, nazisme, pas de l'oie, parade stalinienne et ... homosexualité !
"On peut analyser les mouvements des années 20 et 30, dit Zemmour, fascisme, communisme, comme des espèces de PARADES virilistes quasiment .. euh ... Presque des PARADES d'autodérision HOMOSEXUELLE ! .... Mais même les ouvriers staliniens, les défilés des ouvriers staliniens, CETTE ESPECE DE PARADE HOMOSEXUELLE, les fascistes ... Et d'ailleurs beaucoup d'écrivains homosexuels ADORERONT les fascistes et LES NAZIS .. C'est une façon de relire l'histoire .."
Putain de relecture, si j'peux me permettre ...
Quand on sait, en plus, le triste sort que les Nazis réservèrent aux homosexuels .. S'ils avaient su, ces braves Nazis, que les écrivains homosexuels les adoraient, tu te rends compte le nombre de vies qu'auraient été épargnées .. C'est - comment dire - Ballot ?
Nonobstant, tu remarqueras l'emploi pas innocent et par trois fois du mot "parade".
Pas la peine de développer, tout le monde a bien compris.
Qu'on va en arriver à ce que Zemmour nomme : les Gays.
N'ayant peur de rien, c'est même à cela qu'on le reconnait, Zemmour va nous démontrer que la prétendue "dévirilisation" de notre société est dûe à une évolution récente du capitalisme qui fabrique des produits "ciblés" qui sont achetés par qui, Eric ?
"Le femme, qui est EVIDEMMENT une consommatrice extraordinaire, et l'homosexuel (...) non pas l'homosexuel, mais LE GAY ! Parce que l'homosexuel, le mot même, c'est en fait le reflet de la fin du 19ème Siècle, de cette société SCIENTISTE qui voulait TOUT CATALOGUER, hein, POUR MIEUX CONTROLER, ça c'est le mot homosexuel, parce que sous Louis XIV, on appelait pas ça homosexuel, on appelait ça le mâle italien .."
Tu notes l'emploi délicat du terme "ça" pour qualifier un homosexuel ..
Tu notes également que Zemmour voit dans les hommes de science des comploteurs, des gars qui veulent contrôler la société, la dévoyer n'est-ce pas, et l'on comprend mieux alors pourquoi Zemmour parle de races, ce 13 novembre 2008, alors que la science, elle, quand elle évoque l'homme, parle d'une race et une seule : la race humaine.
Zemmour n'aime pas les scientifiques. Il les nie.
Mais attends, c'est pas fini.
Zemmour va nous donner la définition du Gay, et c'est étrange, mais ça va te rappeler une sale époque de notre histoire...
"Qu'est-ce le Gay ? C'est l'homosexuel du tertiaire qui est le meilleur consommateur qui soit. Le Gay est en fait l'intermédiaire, le modèle que l'on donne aux pauvres hommes, AUX PAUVRES BEAUFS caricaturés sous les traits du buveur de bières ou vautré devant un match de football parce que ça ne peut être que ça .. Vous avez remarqué, dans l'imaginaire collectif, aujourd'hui, quand on parle d'homme, immédiatement, on vous dit, mais oui, mais moi, j'suis pas un beauf qui boit de la bière et qui regarde un match de foot comme si les hommes faisaient que ça dans leur vie .. ET DONC (?????) LE MODELE AUJOURD'HUI, C'EST LE GAY QUI DOIT AMENER LE PAUVRE BEAUF A LA CONDITION IDEALE DE FEMME, en fait aujourd'hui, la femme n'est plus un sexe, mais un idéal !"
Waouh ...
Déjà pour Zemmour, la femme c'est quoi ?
Un sexe.
Ça calme, non ?
Et puis, quand je te parlais d'une sale période de notre histoire, n'as-tu pas cette désagréable impression que cette description (menaçante pour notre société) du Gay faite par Zemmour t'en rappelle une autre ?
Celle du juif, par exemple ?
Et c'est là que notre sémillant Olivier Pichon, qui se régale, mais t'imagines même pas à quel point, en balance une sévère :
- Alors si j'comprends bien, si j'imite les PéDéS, je vais devenir une gonzesse et je consommerai, c'est ça ?
Là, tu te dis que, tout de même, Zemmour va atténuer quelque peu les propos de ce charmant Monsieur ..
Eh ben non !
Non, puisqu'il répond :
"Exactement ! C'est exactement ça !"
Tu vois Sébastien, c'est pas la première fois que Zemmour donne envie de gerber (sa race) ..
Tu devines bien que la parole étant lâchée, c'est le moins qu'on puisse dire (ce que certains appellent à tort : la liberté d'expression ....) Zemmour va nous remixer les Jean-Paul Gaultier et consort en parlant de "créateurs homosexuels voulant REEDUQUER, au sens où l'on employait ce terme en Chine, rééduquer le pauvre beauf qui DOIT APPRENDRE à aimer les femmes androgynes et non plus les GROSSES FESSES de Jenifer Lopez .."
On s'arrête là ?
Non.
Une dernière.
Allez, si !
Courage !
Une dernière pour vomir encore un peu, et qui prouve que les propos tenus par Zemmour, jeudi 13 novembre 2008 sur ARTE, il les approuvait déjà ce 16 mars 2006 sur Radio Courtoisie.
Un intervenant lui fait remarquer qu'il touche en fait un sujet plus vaste, celui de la quête de l'indifférenciation qui s'emparerait de notre société et qui nous conduirait à penser qu'il n'y a pas de différences entre un homme et une femme, mais non plus (je le cite) entre français et étrangers, ENTRE NOIRS ET BLANCS ...
Et Zemmour d'ajouter :
- Entre PUR ET IMPUR, entre sacré et profane, etc .. C'EST EVIDENT !
Ce 16 mars 2006 sur Radio Courtoisie, déjà, Zemmour distingue "évidemment" Noirs et Blancs.
Ce 13 novembre 2008 sur Arte, il n'a fait que poursuivre sa pensée.
"Et donc", comme dirait Zemmour, c'est aujourd'hui, seulement aujourd'hui qu'on s'étonne et qu'on vomit ?
Pardonnez-moi, comme dirait Yves Calvi et tous les journalistes de ce pays, mais moi, ça fait bien longtemps que lorsque j'entends Zemmour, je vomis.
22:44 Écrit par Philippe Sage dans Opinion, Politiquement Très Incorrect | Lien permanent | Commentaires (24) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eric zemmour, racisme, arte, radio courtoisie, homosexualité, dévirilisation, féminisation |
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