27 septembre 2010
Remaniementor
« François, mon cher collaborateur, j’ai besoin de toi .. Tu l’as dit, je ne suis pas ton mentor, mais peut-être accepterais-tu d’être le mien le temps d’un remaniement … J’t’explique … Tu vois le grand type un peu chauve à lunettes, assis à ma gauche, qui pose benoîtement pour les photographes en pleine séance de travail ? J’en fais quoi, à ton avis : je le démantèle, je l’expulse, je le ventile, je le disperse, j’y dis ‘casse-toi pov’con !’, j’le bombarde Président-Directeur Général de la chaîne Equidia tellement il les aime, les canassons ou je le fous direct en pré-retraite à taux plein ? »
14:15 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Le Choc Des Photos | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mentor, remaniement ministériel, françois fillon, eric woerth, nicolas sarkozy, affaire woerth, financement occulte de l'ump, partira partira pas, qui va quitter le gouvernement ?, que faire d'eric woerth ?, réforme des retraites |
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05 septembre 2010
Eric Woerth, Un Homme « Remarquable »
Ah oui, ça oui, il est « remarquable » cet Eric Woerth. Il a du cuir, et solide avec ça ! Faut voir comme il se défend, répond, nie tant qu’il peut, ça vous pose un homme, ça !
Oh bien sûr, ça manque de tout, à commencer par des arguments, de ceusses qui te rabattraient le caquet à je-ne-sais-quelle « gauche milliardaire » je-ne-sais-quelle « presse fasciste » et tout Saint-Germain-des-Prés. Tous ces cochons, ces bobos qui s’acharnent, chaque jour que Sarkozy ne fait plus, sur la peau, les os et tout ce qui s’ensuit de ce pauvre M. Woerth. Car oui, que voilà un pauvre homme ! Non mais rendez-vous compte ! Ce qu’il doit endurer, lui, sa femme, ses enfants, ses chevaux, vous y avez pensé, ce qu’ils souffrent et subissent ? A l’UMP, oui, on y a songé. C’est juste si l’on n’évoque pas l’honneur d’un homme « jeté aux chiens » citant les Salengro, les Bérégovoy ... Alors quoi, n’auriez-vous pas tiré les leçons du passé ?
Et l’on ne mégote pas sur le soutien inconditionnel, régulièrement appuyé, courage Eric, nous sommes avec toi ! Ah ça c’est une famille, n’est-ce pas, qui se serre les coudes jusqu’au trognon, pas comme les autres zozos, les socialistes qu’ont laissé choir le Dray comme une pauvre Swatch, ah non, nous, nous ne sommes pas de ce bois-là ! On fait bloc ! Et tout y passe ! Toutes les outrances ! On parle de « chasse à l’homme » tiens donc ! En pleine « chasse aux Roms » c’est amusant ! Ce qui vaut pour l’un ne vaut pas pour les autres ! Selon que vous serez ministre d’Etat ou misérable, ça ne varie pas, on le connaît le pénible refrain ! Même qu’on en a soupé ! Tiens, comme cet autre : le président, même simple ministre, n’est pas, à l’entendre, au-dessus des lois, mais pas en dessous non plus. En revanche pour les autres, tous les autres, gens du voyage, musulmans, enfants des cités, citoyens lambda, c’est à l’envers qu’il faut l’entendre, et ça n’est pas innocent, eux ne sont pas en dessous des lois, mais ne sont pas au-dessus non plus ! Tu la saisis, la perçois la nuance ! Elle est d’importance ! Elle est là, planquée, dans cette inversion, la stigmatisation ! Mais personne ne la relève ! A croire que ce qui crève les oreilles, ce qui acouphène, on en a cure, à commencer par ce qui nous sert de « journalistes ». Et c’est bien dommage, si désolant.
Mais je m’égare, sciemment, mais je m’égare, nous parlions de qui ?
Ah oui, de Woerth, cet homme « honnête », « remarquable » et des outrances, tel ce terme impropre, inadéquat, ô combien déplacé, dégueulasse, celui de « lapidation médiatique » et allons donc ! Je vous l’ai dit : tout est bon ! Et peu leur chaut qu’il finisse par se renier, oh si, tout de même un peu, cette lettre de recommandation au ministre de l’Intérieur, par exemple, ben oui, finalement, c’est lui qui l’a écrite et signée, mais pardonnez-lui, et mettez cet « oubli » sur le compte de cet acharnement germanopratin, ça lui fait perdre les pédales à m’sieur Woerth, sa mémoire rame et flanche, mais quand bien même, hein, où serait la faute, quel mal y aurait-il ? Vous voulez quoi ? Faire le procès du politique, de ses bizarreries, de petits arrangements entre « amis » ? Pensez-vous qu’il n’y aurait qu’à l’UMP que ça se pratique ?
Et la transparence que tu brandissais comme un étendard, coco, tu t’en souviens, de ta transparence, elle ne vaudrait plus ?
Mais oui, mais bien sûr, on l’a pigé, et comment ! tout ceci ne nous regarde pas. Ni nous, ni la justice, ni qui que ce soit ! Laissez-nous tranquilles ! Nos affaires, nos financements, nos combines, c’est juste LA vie politique. Et celle-ci est - même s’ils n’en feront jamais l’aveu - au-dessus des lois, de la justice, voire même de la République ! Oui, l’Irréprochable ! Alors tiens bon, Eric, ne lâche rien, on est tous avec toi, de Sarkozy au député d’en bas.
Mais quel suicide !
Oui, c’est un suicide ! Mais, au fond, qu’en ont-ils à foutre (de Woerth) ? Rien ! Que dalle ! C’est un soldat, une courroie de transmission, et c’est en cela uniquement qu’il est « remarquable » et « honnête ». « Honnête » avec sa famille politique.
J’parierais ma chemise, une sale qu’attend son lessivage, qu’il l’a présentée sa démission, pas celle de la trésorerie de son Parti, non, celle de son poste au gouvernement. Parce que justement c’est un soldat. Et qu’on lui a refusée. Sèchement ... Ah non, Eric, si tu démissionnes, sais-tu quoi ? tu leur donnerais raison ! Tu comprends ? Ce serait comme avouer ! Or, donc, pas question ! Avec dans l’arrière-cassis, l’idée que le type il pourrait craquer, se déballonner, en balancer une ou deux. C’est qu’il a beau être « droit dans ses bottes » l’Eric, c’est pas un Juppé, qu’ils ont évalué ... Juppé-la-tombe qui paye pour le « vieux » sans moufter ou si peu, ça, c’est pas donné à tous. Sûrement pas au Woerth !
Donc, tu restes ! On va te couvrir ! Allez hop, haro sur les Roms, c’est-y pas joli comme diversion (en même temps, n’est-ce pas toi qu’avais sonné l’alarme ?) ? Et si ça suffit pas, t’inquiète, Eric, des boucs-émissaires, c’est pas c’qui manquent ! On t’en trouve à la pelle, vu le climat, c’est de la rigolade !
Mais v’là que ça revient, comme un boomerang, des révélations comme s’il en pleuvait, mais c’est égal, ils le savaient, oh oui, qu’ils le savaient ! La question n’était pas là. Je veux dire que l’essentiel était de soutenir Woerth, de le lui faire savoir, afin qu’il se taise ; que ça devienne intenable, peu importe, c’était inévitable !
Ce qui comptait AVANT TOUT c’est que cet homme sache ô combien sa famille était, là, présente, à ses côtés ! Et quand il tombera, bientôt, demain, il saura s’en souvenir, de cet indéfectible. Il sera mort politiquement pour sa famille, parce qu’elle en a décidé ainsi, parce qu’il compte pour rien, c’est qu’un rouage, un Kleenex, un sacrifié d’avance.
Ah ce qu’il en faut, n’est-ce pas, du cuir, de l’abnégation, et tant de dévouement, impayable pourtant, monsieur Woerth ! Accepter toutes les couleuvres, fourbir toutes les armes possibles afin de reculer le moment, l’inéluctable, puisque, oui, c’est l’évidence, dans cette triste histoire de sacrifice, on a joué la montre, et pas de la petite, de la Rolex certifiée ... En échange de quoi ? Mais du silence, pardi ! dit de : fidélité. A sa seule famille.
On te recasera, va, Eric, dans quelques châteaux de Versailles, peut-être même dans un hippodrome, t’aimes ça, non, les canassons ? T’en fais pas, ton avenir, on s’en charge. Et les retraites, ma foi, si ça te dérange pas, mais tu comprends, non ? C’est le Fillon qui va reprendre le dossier. C’est mieux comme ça, Eric. Quant au procès – mais qui te parle de procès, Eric ? … Vise donc le Chirac comme on a ficelé le merdier ! Mais quand bien même, si jamais y’avait, nous serons là, avec des tas de peaux de banane, de la diversion en veux-tu, en voilà, t’auras les meilleurs avocats – nous les connaissons bien, vu que nous sommes aussi, de Copé à Sarkozy en passant par Lefebvre et Dati, DES avocats, c’est dire si on maîtrise le bazar ! – et puis, tu sais quoi ? Les gens, n’en auront rien à foutre de ce procès, alors tu vois, tu peux dormir tranquille ! Comme une lettre à la poste ça va passer, qu’on te dit ! Ils remonteront jamais jusqu’en haut ! Jamais ! D’autant plus que les autres, les socialistes, y sont morts de trouille. C’est que, c’est pas joli-joli non plus, chez eux, mon Eric, question financement, et pis regarde comme ils les bourrent, les urnes ! Suffirait qu’on balance deux-trois petits paquets à la presse, de beaux biscuits, et vlan, ils se gamelleraient copieux les zigotos ! A quelques mois de la présidentielle, tu penses bien qu’ils n’en ont pas envie, tout ce qu’ils veulent et souhaitent, c’est qu’on leur foute la paix ! Tu peux compter sur eux, va, ils t’en chercheront pas, des noises. Ils feront profil bas. Comme avec le Chirac.
Alors bonne chance Eric, nous sommes tous avec toi !
Ah oui, à ce niveau-là, je dois le dire, cet homme, monsieur Woerth est, d’une certaine façon, dans le sacrifice avant tout, tout bonnement « remarquable ».
Ça mériterait un prix.
18:50 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons !, Sarkozysme | Lien permanent | Commentaires (37) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eric woerth, un honnête homme, un homme remarquable, affaire woerth, l'ump soutient woerth, république irréprochable, financement des partis politiques, l'ump paie pour chirac, woerth une affaire d'etat, le scandale eric woerth, le suicide politique de woerth, le sacrifice de woerth |
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11 juillet 2010
Prenons Eric Woerth Par L’Absurde
Oui, comme le claironne le titre de cet article, allons-y gaiement, et prenons le trésorier de l’UMP par l’absurde !
Pourquoi, me direz-vous ?
Pourquoi pas, vous répondrais-je !
Après tout c’est l’été, et dans une France en tongues, ma foi, je ne vois guère pourquoi nous prendrions quoi que ce soit au sérieux.
Non vraiment, je vous l’assure, l’absurde est la meilleure des voies. Et se marie extraordinairement bien avec le soleil et le sel. Il est également, l'absurde, gage de franche rigolade. Et comme nous en avons besoin, n’est-ce pas, de rire, de nous bidonner, de laisser, présentement, nos zygomatiques s’exprimer !
Ceci étant, j'aime autant vous prévenir : cet article est délicieusement scandaleux ! Mais à qui la faute, hein ? Qui a commencé à nous prendre pour des cons ?
Oh, bien sûr, et vous le comprendrez aisément, j’insiste bien sur le fait qu’il s’agit là d’absurdité. Notez-le en rouge. Et en gras, de préférence. Tant il est important de garder cette notion d’absurdité à l’esprit. C’est que, voyez-vous, dans un pays, qu’autrefois nous qualifions béatement des “Lumières” (qui, c’est clair, se sont éteintes depuis belle lurette) un pays disais-je où avec une promptitude qui me laisse songeur, l’on dégaine des mots pour le moins lourds de sens comme “fascistes” ou des références peu glorieuses, telle “la France des années 30”, je ne voudrais point qu’il y eût quelconque malentendu ou autre méprise. Comme dirait Nicolas Sarkozy, que ces aucuns gardent leur “sang-froid”. Ou se cassent à la plage. Et laissent la justice et la presse faire leur travail.
Bien.
18:57 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Mauvaise Foi, Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eric woerth, affaire woerth, affaire bettencourt, conflit d'intérêt, trésorier de l'ump, l'honnêteté fait homme, sarkozy me soutient de manière incroyable, l'ump se déchaîne contre mediapart, éloge de l'absurde, prenez-nous pour des cons |
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01 juillet 2010
“Si je dis à Eric Woerth de partir …”
Bon déjà, noter qu’il y a un léger souci.
Sur la phrase prononcée par Nicolas Sarkozy.
Oh, c’est pas grave-grave, tant l’esprit reste le même, je veux dire ce qui émane, en définitive, des propos (présumés) du chef de l’Etat. Mais nous sommes tout de même bien embarrassés.
Eh oui ..
C’est qu’il y a des précédents, comme on dit.
Récemment, cette saillie, assez grossière vous en conviendrez, du footballeur de Chelsea, Anelka, qui se retrouve (va savoir comment) en Une du quotidien l’Equipe (dont on aimerait, itou, qu’il soit sommé, ce quotidien, de s’expliquer sur cette Une dégueulasse, ne serait-ce que via les syndicats de journalistes) et dont certains de ses coéquipiers disent que ce n’est pas ce qu’a dit Nicolas Anelka. Pas, tout à fait.
Ainsi Thierry Henry, qui face à Michel Denisot affirme que “ce ne sont pas les mots de Nico” tout en avouant, le malheureux écervelé, que de là où il était, il “n'arrivait pas à entendre ce que disait Nico. Il ronchonnait. Ce qui me frappe, c'est comment la personne qui a dit ça aux journalistes ait pu l'entendre” ..
... Mais QUI le conseille ce pauvre Thierry Henry (ne me dites pas que c’est Nicolas Sarkozy ..) ?
Et puis, y’en a un autre, de précédent, et non des moindres, comme dirait le camarade journaliste toujours aussi imaginatif, c’est le SMS du candidat au mariage, Sarkozy :
“Si tu reviens, j’annule tout !” rendu public par Le Nouvel Observateur.
Qui a fait : pshiiiiiiit …
Vous avez remarqué, ceci étant, comme depuis quelques temps (mauvais, très mauvais) des phrases parviennent à faire la Une ou les gros titres de la presse traditionnelle, infiniment respectable, n’est-ce paaaaaaaas, cette presse qui n’hésite pas, qu’il canicule ou qu’il pleuve à tomber sur le paletot de l’Internet en le traitant de Voici géant ? [Rires à gorge déployée].
Mais où en étais-je ?
Ah oui !
01:15 Écrit par Philippe Sage dans Sarkozysme | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eric woerth, affaire bettencourt, république irréprochable, exemplarité des ministres, sarkozy couvre woerth, si je dis à eric de partir, c'est qu'il y a quelque chose, aveu, sarkozy nous a mentis, la république irréprochable n'existe pas, république bananière, sarkozysme |
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15 juin 2010
Votre Parcours-Santé Pour Le Mercredi 16 Juin 2010
D’après le quotidien indépendant Le Parisien (lundi 14 juin, 22h31) :
”Retraites : le projet de réforme sera dévoilé mercredi, à 8h30”
Ce jour-là, mercredi 16 juin 2010, mettez votre réveil à 7h55.
Partez.
Courir.
Doucement.
Ne vous pressez pas.
Pas trop.
Prenez le temps.
Humez l’air.
Même mauvais.
Embrassez, oui, n’hésitez pas !
Embrassez un arbre.
Un chêne, un platane, ou .. un bouleau.
Dites bonjour.
A la dame.
A tout le monde.
Souriez.
Oh oui, souriez, de toutes vos dents, de tout ce qui vous reste ..
Après, je veux dire, ensuite, quand vous regagnerez vos pénates, n’écoutez pas.
Les infos.
Rien.
Ni télé, ni radio.
Ni presse.
Continuez ..
Continuez de profiter de cette belle journée que vous avez décidé de vous offrir.
Un jour.
De répit.
Ce jour, que jamais, ils ne pourront, vous voler.
PS : Le lendemain, jeudi 17 juin, prenez la Bastille …..
02:14 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, La Tristesse | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : retraites, réforme des retraites, nicolas sarkozy, eric woerth, espérance de vie, se tuer à la tâche, ils et elles nous enculent, ah elle est belle ta régulation, vivement 2012 |
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28 mai 2010
[Rions Avec Les] Retraites : Il Va Falloir Vivre Moins Longtemps
Ils avaient le sourire, hier après-midi, sur le perron de l’Elysée, Bernard Thibault et François Chérèque. Cependant, ils se refusaient à prononcer le mot de “victoire”, même si, pour le secrétaire général de la CGT, il y a “incontestablement, des avancées” et qu’un “premier pas a été fait”. Nonobstant, c’est un tournant important dans les concertations sur le dossier des retraites, pierre angulaire du quinquennat de M. Sarkozy, et surtout, une issue pour le moins inattendue ; reste que, pour les salariés le “prix risque d’être lourd à payer” concédait pour sa part le secrétaire général de la CFDT.
C’est donc jeudi, suite au succès de la journée d’action interprofessionnelle, que tout s’est joué. Le ministre du Travail, Eric Woerth, convoquait les partenaires sociaux où “tout a été mis sur la table” et, précise-t-il, “sans tabou”. Une réunion de travail qualifiée de “cordiale” et de “constructive” par les syndicats, au sortir de laquelle, il fut acté qu’on ne toucherait pas "au “dogme” de la retraite à 60 ans.
“Nous avons toujours dit, explique M. Woerth, qu’à un problème démographique – l’allongement de l’espérance de vie – convenait une réponse démographique. Nous n’avons pas changé de position. Simplement, nous avons entendu les français. Ils ne souhaitent pas un report de l’âge légal de la retraite. Il nous fallait donc trouver une autre solution, de type démographique, et nous l’avons trouvée”.
Ce sera donc un abaissement progressif de l’espérance de vie des français.
Une mesure choc, sans précédent, dont les modalités restent à définir.
“Il faut notamment, déclarait Bernard Thibault, mettre en place la reconnaissance de la pénibilité. On ne peut pas, en effet, baisser de la même façon l’espérance de vie d’un cadre ou d’un ouvrier !”
”La baisse de l’espérance de vie de nos compatriotes était inévitable”
”Les concertations ne sont pas terminées” confirmait Arnaud Robinet, secrétaire d’Etat national de l’UMP chargé du dossier des retraites. “Rien n’est tranché” ajoutait-il. Précisant qu’”aucune décision n’avait été prise sur le niveau auquel serait abaissé l’espérance de vie des français” même si, déjà, on évoque une baisse de deux ans à compter du 1er janvier 2011, et de 5 à l’horizon 2020.
”La baisse de l’espérance de vie de nos compatriotes était inévitable” a pour sa part martelé Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP. Quant à ceux qui dénoncent un recul du gouvernement, M. Bertrand rappelle que celui-ci s’est “engagé, depuis le début, à discuter sans tabou, avec les partenaires sociaux. A quoi aurait servi la concertation, si le gouvernement avait annoncé d’emblée ses choix ? A-t-il demandé. Il n’y a donc pas de recul, il y a simplement un gouvernement à l’écoute des français qui sait prendre ses responsabilités”.
Du côté du Parti Socialiste, M. Strauss-Kahn a été le premier à réagir. Depuis le siège du FMI, il a réitéré ses propos tenus, le 21 mai dernier sur le plateau de l’émission “A Vous De Juger” (France 2) :
“Comme je l’avais dit ce soir-là, dès lors qu’on arrive à vivre cent ans, si on veut continuer à avoir la retraite à 60 ans, il faut bien trouver des ajustements. Baisser l’espérance de vie faisait effectivement partie de ces ajustements.” Ajoutant, au passage, qu’il se "félicitait que M. Sarkozy n’ait finalement pas touché à cette grande avancée sociale (la retraite à 60 ans – N.D.L.R.) qu’avait, en son temps, décidé le président Mitterrand.”
En revanche, Martine Aubry a tiré à boulets rouges sur le gouvernement, dénonçant “une mesure injuste” et promettant “de rétablir l’espérance de vie des français en 2012, si les socialistes revenaient au pouvoir”. Quant au porte-parole du PS, Benoît Hamon, il a estimé que “les masques étaient tombés” fustigeant l’attitude ”irresponsable” des syndicats, allant même jusqu’à parler de “trahison”. “Qui nous fera croire, qu’il y a là une quelconque justice sociale ? Déclarait M. Hamon. Qui nous fera croire que baisser l’espérance de vie des salariés est une mesure équitable ? Et qui nous fera croire que les cadres et les ouvriers seront égaux devant l’abaissement de l’espérance de vie ?”.
Si les syndicats, CGT et CFDT en tête, ont regretté l'attitude affichée par M. Hamon et Mme Aubry, insistant sur le fait que "le point essentiel était de conserver la retraite à 60 ans et que ce point-là était obtenu", Frédéric Lefebvre, porte-parole de L’UMP, a immédiatement dénoncé l’”archaïsme, le sectarisme et l’irresponsabilité du Parti Socialiste” osant même dire que “pour être tranquille, je me demande si nous ne devrions pas d’emblée, abaisser drastiquement l’espérance de vie de certains dirigeants socialistes” [*]
Reste que cet abaissement de l’espérance de vie des français doit être validé par le Conseil Constitutionnel. Mais celui-ci ayant retoqué quelques lois précédentes, ou réclamé quelques modifications (HADOPI, Burqa ...) il est possible qu’il se montre plus conciliant sur ce dossier qui “engage l’avenir de nos enfants et la pérennité de nos régimes de retraites” (source anonyme)
On attend désormais la réaction de la blogosphère, qui, déjà, se tourne vers Maître Eolas, afin de savoir si cet abaissement de l’espérance de vie des français est compatible avec la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
[*] D’après le Canard Enchaîné à paraître mercredi prochain, Nicolas Sarkozy aurait fait part de son agacement suite à la déclaration du porte-parole de l’UMP : “Ce Frédéric Lefebvre, la prochaine fois, que je le croise, c’est pas un “casse-toi pauvre con !” ou un “fais pas le malin !” que j’vais lui dire, mais : va mourir !” aurait-il confié à l’un de ses proches collaborateurs.
15:59 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous ! | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : retraite à 60 ans, âge légal de départ à la retraite, espérance de vie, eric woerth, bernard thibault, fake, faux reportage, rions avec les retraites |
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02 mars 2009
Christine Lagarde : En Woerth Et Contre Tous !
Question à 100 milliards d’euros …
… Rigole pas, manant, c’est avec ton pognon qu’on joue ..
Question à 100 milliards d’euros, disais-je :
Mais c’est quoi, au juste, le boulot de Mâhâme Lagarde ?
Comme c’est lundi, bon comme le pain (qu’a sacrément augmenté malgré une baisse conséquente du prix du blé, t’as remarqué ..) je joins à la question une photo de la dame …
![]()
… Sait-on jamais, s’il y a des physionomistes de compétition dans c’te blogosphère, ça pourrait les mettre sur une piste !
Emporté par mon élan, avec la photo, je t’offre trois propositions de type affriolantes :
A – Plante verte.
B – Voyante.
C – Ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi.
Alors ?
20:28 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Crise Financière, Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : christine lagarde, foutage de gueule, eric woerth, patrick devedjian, nicolas sarkozy, prévisions economiques, croissance, récession, chômage, crise financière |
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