14 septembre 2010
Campement Licite
Il y a des campements illicites et … d’autres qui ne le sont pas.
Ainsi, le 10 décembre 2007, jour anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, le grand démocrate Mouammar Kadhafi installait, pour quelques poignées de jours, son campement en plein Paris, dans les somptueux jardins de l’Hôtel Marigny (ainsi que vous pouvez le constater, ébau-
bis, sur la photo sous-jointe) avec l’aval de sa majesté Sarkozy et de ses valets gouvernementaux tels Hortefeux, Besson ou le truculent Kouchner qui, dit-on, à l’époque, aurait eu la louable intention de
« faillir » démissionner si et seulement si Rama Yade avait osé le faire avant de se raviser et noyer son chagrin dans le Rom .. Rhum.
Il faut nonobstant concéder qu’un campement libyen a quand même plus de gueule qu’un campement de barbares du voyage, et qu’en outre, il ravit les riverains bling-bling du 8ème arrondissement parisien
particulièrement friands d’exotisme à condition, bien entendu, que celui-ci ne dépassât point la semaine.
10:46 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Le Choc Des Photos | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : circulaire du 13 septembre, circulaire du 5 août, démantèlement de camps, campements illicites, mouammar kadhafi, hôtel marigny, brice hortefeux, eric besson, bernard kouchner, rama yade, 10 décembre 2007, racisme d'état, discrimination |
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26 avril 2010
Pour La Déchéance Des Droits Civiques Du Sieur Hortefeux
Or donc, le ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales, le dénommé Brice Hortefeux, par une lettre envoyée à M. Besson, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, demande à ce que L.H., 35 ans, compagnon de la fameuse “conductrice en niqab” soit déchu de sa nationalité française acquise en 1999.
Pour quelles raisons ?
On ne sait pas.
Et d’autant moins quand on lit la “lettre” du ministre dont voici un extrait :
“Selon les informations dont je dispose, cet individu appartiendrait à la mouvance radicale du tabligh et vivrait en situation de polygamie, avec quatre femmes dont il aurait douze enfants. Au demeurant, chacune de ces femmes bénéficierait de l’allocation de parent isolé.”
Vous noterez que les faits reprochés sont tous au conditionnel :
“appartiendrait”, “vivrait” “aurait”, “bénéficierait”.
Or donc, rien n’est avéré.
C’est ce que confirme, en outre, le procureur de la République de Nantes.
Nonobstant, M. Eolas dans son billet du dimanche 25 avril 2010, démontre et de fort belle manière que de polygamie, y’a pas. Tant il est difficile “d’être bigame” en France.
Pour qui s’est déjà marié, ce qui est mon cas, je peux vous assurer que les formalités à remplir sont telles, qu'il est impossible de l’être deux fois. Alors quatre, vous pensez !
Quant aux autres raisons avancées (appartenance à un mouvement, fraude aux aides sociales) par M. Hortefeux, là encore M. Eolas, par un rappel de la loi, stricte et précise, nous indique qu’aucune n’entre dans les conditions de l’article 25-1 du code civil.
Alors c’est quoi ce pastis ?
Eh bien alors, c’est du flan. De la comm’. Un clin d’œil grossier aux électeurs du Front National qu’ont déserté le camp sarkozyste dès les européennes 2009, et plus encore lors des dernières régionales. C’est l’incompétence d’un représentant de l’Etat, un coup politique pathétique, vulgaire, ridicule.
Oh, il n’est pas le seul, à se vautrer dans l’indigne, messire Hortefeux ! Frédéric Lefebvre, qui n’en rate jamais une, ne s’embarrasse guère de la présomption d’innocence (pas mal pour un membre récent du barreau) en déclarant :
"La déchéance de la nationalité est une étape essentielle avant l'expulsion de cet individu, extrémiste, qui bafoue les droits des femmes sur notre sol et arnaque notre système social”.
Définitivement, monsieur Lefebvre est une insulte à la République, une honte majuscule !
Mais comment est-il possible qu’un tel homme ait, dans une démocratie, de telles responsabilités ? Combien de temps, encore, va-t-on accepter d’entendre des politiques “bafouer” (pour le coup, là, c’est un fait) les droits les plus essentiels sur la place publique ? Proférer des ignominies, voire des saloperies caractérisées ?
C’est donc ça, la France ?
Et ça viendrait, par dessus le marché, nous donner des leçons de civisme, de droits et de devoirs ?
Ceci étant, rappel pour rappel, en voici un autre. Et bien gratiné.
En juin 2009, M. Hortefeux (alors ministre du Travail) était candidat aux élections européennes sur la liste UMP Massif Central.
En troisième position.
Pourquoi n°3 et pas tête de liste ?
Vous allez voir, c’est croustillant.
Il l’a même carrément avoué sur Europe 1, le mardi 9 juin 2009 :
«Si j'avais voulu exercer des responsabilités au Parlement (européen), j'aurais été candidat tête de liste»
Et pourquoi cet aveu abracadabrantesque ?
Parce que voyez-vous, il a été élu, le malheureux. Par le peuple. Souverain.
Seulement voilà, ça ne l’arrange pas. Ça le contrarie, ce pauvre homme. Lui, il tient à rester au gouvernement, voyez ! Y’a un poste (tant convoité et espéré) de ministre de l’Intérieur au bout ..
Or, parmi les engagements pris par l’UMP devant les électeurs lors de cette élection, il y en avait un qui disait ceci :
Les candidats de la Majorité Présidentielle s’engagent à être présents au Parlement européen à Strasbourg et à Bruxelles. Ils s’engagent aussi à être présents dans leur région où ils tiendront des permanences régulières.
Non seulement Hortefeux s’y assoit copieusement dessus, mais en outre, il s’assoit sur le vote citoyen. La démocratie, en l’occurrence. Et là, on n’est plus au conditionnel. C’est un fait.
Or donc, voilà un homme, un haut représentant de la Nation, un de ceusses qui doit montrer l’exemple, d’autant plus dans une “démocratie irréprochable’, qui accepte de participer à une élection, mais … juste pour faire “joli”. C’est dire sa conception de la démocratie. Détestable. Qui relève du calcul. De la politique bassement politicienne. C’est dire le dégoût qu’il peut inspirer. Tant son mépris est grand.
Et c’est le même qui, et toujours au mépris de toutes lois, de toute justice, de toutes règles, réclame une déchéance de nationalité ?!?
Dis, M. Hortefeux, vous ne vous foutriez pas un tantinet de nos petites gueules, par hasard ?
Et si, nos petites gueules, rapport à votre attitude aux dernières européennes, réclamaient la déchéance de vos droits civiques, une inéligibilité que j’estime, moi, plus qu’amplement méritée ?
16:31 Écrit par Philippe Sage dans Je M'Excuse Mais Merde ! | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : déchéance de nationalité, brice hortefeux, conductrice en niqab, polygamie, eric besson, frédéric lefebvre, hortefeux refuse de siéger au parlement, foutage de gueule, on nous prend pour des cons, déchéance des droits civiques |
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16 janvier 2010
Ah Les Cons ! [Peillon, Besson, Le Pen & Chabot]
Ah, l’est content de son coup, médiatique, le Peillon. Pauvre rateux, triste couillon ! Comme Besson, l’est roi, de la désertion. C’est juste un “m’sieur Binet qui s’est débiné/Ca-bi-net !”. Et du coup, mon cochon, on a plongé sous-Marine. Dans le débat, inexorablement, nous baissons. C’est misère ! Pourtant, vas-y qu’ça glose, qu’ça jacte, qu’ça élucubre autour de l’épiphénomène, alors que ça ne mérite, si c’est désormais ça, la politique, le combat, la joute, que du mépris. Du “Allez tous vous faire foutre et plus vite que ça ! On n’est pas des loufiats !”.
Rien. Zéro. Ballepeau. C’est caniveau. Alors tant qu’à tirer vers le bas, je vidéo. Besson, Chabot, Le Pen et Peillon dans le même bateau. Sombre. Merde in France et caca haut !
Sans oublier, des cacahuètes pour l’apéro, merderie politique de bistrots ..
[“Ah Les Cons !” – Philippe Sage, 16 janvier 2010 ]
16:00 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vincent peillon, arlette chabot, marine le pen, eric besson, a vous de jugez, prenez-nous pour des cons !, l'ami caouette, gainsbourg |
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03 novembre 2009
Identité Nationale : Du “Grand Débat” Au “Grand Déballage”
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Ah mais quelle bonne idée de lancer, alors que la mondialisation bat son plein et que l’Europe n’en peut plus de s’élargir, un “grand débat sur l’identité nationale” ! Je dirais même qu’il était sacrément temps, bordel de merde ! C’est vrai quoi, il a raison Monsieur Besson quand, innocemment, il nous demande, à quelques mois des régionales :
Pour vous, qu’est-ce qu’être français ?
Si j’étais taquin, je répondrais à Monsieur Besson, qu’un dessin vaut toujours mieux qu’un long discours. Mais ce serait pousser la taquinerie dans de bien sales et peu ragoutantes orties : proposer que pour mieux l’identifier l’on dessinât le “français” de face et/ou de profil .. Et qu’à ceusses qui ne lui ressembleraient pas, on leur fasse – par exemple - l’offrande d’un brassard ! .. Non, vraiment non, ça n’est point raisonnable, encore moins une solution.
Nonobstant, on aurait bien envie de la lui retourner, cette question, à Monsieur Besson, pour vous qu’est-ce qu’être français, mais comme l’homme est occupé (il doit raccompagner dignement et en 365 jours, 26 000 pauvres gens dans leur pays - en guerre, parfois – d’origine ou approchant) nous nous abstiendrons, par simple compassion, de le faire, et lui souhaitons de concert “bon courage !” et aux autres, “bon vol !”.
Cela dit, en bon citoyen fêtant le cinquantième anniversaire des aventures de nos amis gaulois, les autrefois bidonnants Astérix & Obélix, c’est avec joie (mesurée, certes, mais avec joie tout de même) que je me ruai tout de go sur cette interrogation taraudant – et comme on le comprend ! – notre ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, notant au passage, et sans aucune perfidie, que donc, l’identité nationale semble étroitement liée, comme inscrit sur la notice de son ministère, à “immigration” et “intégration”.
Quant au “développement solidaire” – qui rime avec charter – nous nous y pencherons plus tard ! Ne mettons pas la charrue (de la nation) avant les bœufs (de l’identité nationale) comme l’on dit chez moi dans ce si beau Limousin que les parisiens et autres néerlandais colonisent à grands coups de résidences qui n’ont de secondaires que le nom.
Enfin-bon-bref, impatient de m’enquérir de l’avis des uns, des autres, évitant – principe de précaution – celui de mes amis chers, je partais à la rencontre de mon prochain et lui proposais donc de débattre de l’identité nationale, du qu’est-ce qu’être français, étant convenu que nous éluderons le principe de fierté (“fier d’être français !”) pour diverses raisons : la première étant que, ce que l’on a coutume de désigner comme étant le père de la nation - quand bien même fut-il ex - un récent président de la République est renvoyé en correctionnelle, ce qui – et toute présomption d’innocence comprise – chagrine notre fierté ; la seconde est qu’il peut être pour certains, indécent ou problématique (temporairement) d’être "fier de son pays" quand celui-ci réexpédie manu militari trois êtres humains vers un territoire plus que largement en proie à la guerre, et pas des moins sanguinaires.
Or donc, j’établissais le contact, et devisais d’identité nationale.
J’entendis, et très vite, parler de musulmans, d’islamisation rampante de la France, que si ça continuait comme ça, y’aurait des mosquées partout et qu’on serait plus chez nous, et d’ailleurs, est-ce qu’on est encore chez nous ? Hein ? … Qu’on n’est pas racistes, mais bon, ça commence à bien faire, qu’on ne peut tout de même pas accueillir toute la misère du monde, n’ont qu’à rester chez eux ! Et pis, oh, qu’on viennent pas nous raconter d’histoires, c’est quand même pas nous qui l’avons inventée, la France - et encore une fois, j’suis pas raciste ! - mais à la base, c’est plutôt un pays à peau blanche et catholique ! Non ? … Que si on en était là, c’était la faute de la gauche, de Mitterrand, des bobos, et de toutes ces associations à la con, les SOS Racisme, la Halde et compagnie, que le racisme anti-blanc, pour ne pas dire anti-français, ça existait aussi ! Tiens, ben va donc en Guadeloupe et tu comprendras c’que j'dis ! … Que l’intégration c’était du pipeau, la vérité c’est qu’ils veulent pas s’intégrer et pis c’est tout ! Y’a qu’à voir comment ça s’passe en banlieue, des zones de non-droit, voilà c’que c’est ! Ça brûle, ça casse, ça deale, et ça se plaint, alors que ça roule en Mercedes ! ... Et pis t’as vu comment elles sont habillées, leurs femmes ? Je dis leurs femmes, parce qu’ils en ont plusieurs ! Tu le sais ça ? Eh ben j’te l’dis ! … Non mais t’as vu comment elles sont fringuées, la burqa, tout ça ? C’est pas de la provocation ça ? ... Tu veux que j’te dise ? Ils nous pissent à la raie, voilà ! Ils viennent ici, profitent de la CMU, des allocs, du chômage, et qui-c’est-qui-paye ? … hein ? Eh ben c’est nous ! Les français ! De souche. Voilà, la vérité ! … Ah elle est belle, La France, tiens ! Elle est belle … Tu prends autre chose ?
- Non Pedro. Je vais rentrer chez moi. J’ai besoin de faire le point. De réfléchir.
Plus vraiment certain qu’il faille confier cet épineux débat aux citoyens, mais plutôt aux historiens, je rentrai donc chez moi, fredonnant, je ne sais pourquoi, du Ferré :
“Dans une France socialiste
Je mettrais ces fumiers debout
A fumer le scrutin de liste
Jusqu'au mégot de mon dégoût
Et puis assis sur une chaise
Un ordinateur dans le gosier
Ils chanteraient la Marseillaise
Avec des cartes perforées
Le jour de gloire est arrivé ! ” [*]
Tout en pensant que, le jour de gloire, l’avait, pour le coup, une bien sale gueule.
Oh j’en conviens, si l’on se (et nous) pose aujourd’hui cette question - qu’est-ce qu’être français ? - que nous considérons qu’elle puisse être légitime (ce qui reste à démontrer) la prétendue gauche, celle présumée socialiste de Mitterrand, Lang et consorts, doit (en) prendre sa part.
De responsabilités.
Mais que la droite, dite républicaine, ne se présente pas comme l’oie blanche, non plus ! Car en vérité, la question ne se poserait pas s’il n’y avait eu faillite, ces trente dernières années, de nos élites intellectuelles et politiques (de tout bord). Une faillite ponctuée par la présence du Front National au second tour de la présidentielle 2002.
Et, malheureusement, c’est bien sur cette faillite-là que capitalise, encore et toujours, Nicolas Sarkozy.
Sur ce sujet, délicat, sensible, d’identité nationale, il pourrait, Sarkozy, agir différemment. Je veux dire, qu’il pourrait, père de la nation, rassembler, apaiser, mais non : il exacerbe. Il divise. Avec présentement, ce ministère dont l’énoncé fausse, d’emblée, le débat.
Car lorsque l’on mêle “immigration”, “intégration” et “identité nationale”, faut pas s’étonner du résultat, de la rance teneur qu’il prend, ici ou là, “ton” débat ; et que dans son “développement” on s’éloigne considérablement du mot : “solidaire”. Un mot pourtant essentiel, tant il me semble que sans lui, il n’y a pas de nation possible.
[*] Extraits de “Ils Ont Voté” de Léo Ferré
”Les hommes naissent libres et égaux en droit. Après, ils se démerdent !” [Jean Yanne]
18:23 Écrit par Philippe Sage dans Je M'Excuse Mais Merde ! | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : qu'est-ce qu'etre français, identité nationale, le grand débat, le grand déballage, ministère de l'immigration, eric besson, la faillite des élites, sans solidarité pas de nation |
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24 juin 2009
Fillon IV
Depuis mardi soir, “Fillon IV” est une réalité.
Le pitch est d’une simplicité sans nom : un homme (Nicolas Sarkozy) et son équipe ont pour mission de passer au Napalm les retraites, la sécurité sociale, et les derniers acquis sociaux d’un peuple condamné au chômage.
Ils devront également préparer le terrain dit des “Régionales”, en prévoyance de l’échéance connue sous le nom de code "2012 Now !” en jouant sur la peur, le fantasme des bandes sur-armées menaçant la République monarchique, en éradiquant les dernières poches de molle résistance offertes par une ridicule poignée de présumés socialistes et un ou trois centristes, et en privilégiant, enfin, sans qu’ils s’en doutent mais à desseins, les bolchéviques du NPA, les ultra-nationalistes du FN, et le reliquat écologique prétendu victorieux de juin 2009.
Le scénario est signé Nicolas Sarkozy. D’après nos sources, il est daté du 22 avril 2002.
Les dialogues sont d’Henri Guaino et de Claude Guéant. Avec l’aimable participation de M. Brice Hortefeux et la contribution désintéressée de M. Eric Besson.
La musique n’est pas de Richard Wagner, mais de Didier Barbelivien [*].
L’affiche de cette apocalypse des droits sociaux est la suivante :
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Bonne chance !
Vous en aurez besoin …
[*] “Quand j’entends du Barbelivien, j’ai envie d’envahir l’Élysée.” [Bernard-Henri Allen]
PS : Sinon, au cinéma, mercredi 1er juillet, sort : "L'âge De Glace 3" ...
00:35 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Tchi-Tcha ! | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fillon iv, apocalypse now, nicolas sarkozy, henri guaino, brice hortefeux, claude guéant, eric besson, didier barbelivien |
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23 mai 2009
Ministère De L'Education Et De La Répression Nationale
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Nous sommes le vendredi 15 mai 2009. A Fenouillet. Une petite bourgade tranquille située au nord de Toulouse.
Le temps est inhabituellement gris pour la saison …
[ … Oui, à ce stade de la narration, je dois te préciser un truc super important : le texte de ce billet est à la mode “Christophe Hondelatte” … ]
… Mais il est en rien responsable, ce temps gris, maussade, du drame qui va se jouer, dans quelques instants, au sein même d’une classe de cinquième. Une classe tout aussi tranquille que cette cité de Haute-Garonne.
Une classe de cinquième du collège François-Mitterrand.
La veille, le jeudi 14 mai 2009, un élève de 13 ans, un élève jusqu’ici sans histoire, que l’on dit timide, un peu réservé, tout aussi tranquille que cette ville tranquille du Sud-Ouest, a été sanctionné par sa professeure de mathématiques.
Une heure de colle.
Un devoir qu’il n’aurait pas rendu.
Qui ?
Qui aurait pu soupçonner, se douter un seul instant, une seule seconde, que le lendemain, le vendredi 15 mai 2009, cet enfant de 13 ans viendrait à commettre l’irréparable : poignarder avec un couteau de cuisine celle qui la veille l’avait sanctionné pour un devoir non rendu ?
- Xavier Darcos, vous étiez, à l’époque, Ministre de l’Éducation Nationale !
- Absolument !
- Vous souvenez-vous quelle a été votre réaction lorsque vous fûtes informé du geste de ce gosse ?
- Fûtes ?
- Oui … Du verbe être … Je fus, tu fus, il fut, nous fûmes, vous fûtes …
- Ah .. Très bien .. Eh bien, je .. Comment dites-vous déjà ?
- Fus ..
- […] .. Eh bien je fus embêté … Comment expliquer le geste de cet enfant ?
- Et vous l’expliquâtes comment ?
- Si vous me le permettez, Monsieur Hondelatte, j’aimerais, avant de répondre à votre question, replacer les choses dans leur contexte. En 2009, nous avons dû, avec courage et détermination, affronter une nouvelle forme de délinquance. Celle des cages d’escalier, celle des caïds entraînant des bandes, des gangs même, à caillasser et sans vergogne les véhicules des forces de l’ordre, allant même jusqu’à leur tirer dessus avec, vous vous souvenez, des armes lourdes, des armes de guerre, et puis, celle qui, jusqu’ici, stationnait à la sortie de nos écoles, avant de s’y introduire, comme ce vendredi 15 mai, un couteau de cuisine à la main. A partir de là, Monsieur Hondelatte, il n’était plus question d’expliquer, mais d’agir.
- Et vous agissez en instaurant, dans un premier temps, à l’entrée de tous les collèges et lycées de France, des portiques de détection de métaux !
- Absolument.
- Pourtant, malgré cet ingénieux système, la violence - pardonnez ce mauvais jeu de mots - redouble. Comment l’expliquez-vous ?
- Encore une fois, Monsieur Hondelatte, permettez-moi de replacer les choses dans leur contexte. Nous avons, et vous vous en souvenez, dû batailler contre ce que j’appelle les archaïsmes corporatistes de certains syndicats d’enseignants minoritaires.
- Et majoritairement à gauche !
- Bien entendu ! Ils se sont opposés à l’installation de ces portiques, et parfois violemment, une violence que nous avons unanimement condamnée à l’époque, une opposition qui, d’autre part, n’avait aucun sens car, et vous vous en souvenez, d’après un sondage OpinionWay publié par Le Figaro, 99% des français étaient favorables à l’installation de ces portiques.
- Le fait est, Monsieur Darcos, que ces portiques n’arriveront pas à endiguer la violence. Au contraire ! C’est alors que vous proposez, en collaboration avec Monsieur Estrosi, tout frais ministre de l’Intérieur [1] d’installer, au sein de nos collèges et lycées, non pas un policier référent, mais une brigade toute entière.
- Oui. Je voudrais, si vous me le permettez, saluer au passage le courage et la détermination de Monsieur Estrosi, avec lequel, je tiens à le dire, j’ai travaillé la main dans la main. Et dans un seul souci : assurer la protection de nos enfants.
- Vous fîtes même plus que travailler la main dans la main, Monsieur Darcos, puisque vos ministères fusionnèrent pour donner naissance à celui, unique, de l’Éducation Nationale de L’Intérieur. Pourtant, là encore, c’est un échec, et la violence en milieu scolaire passe du double au triple. Comment l’expliquez-vous ?
- Avant toute chose, Monsieur Hondelatte, je tenais à dire que, je ..
- [ Fus ]
- .. Que je fus, très marqué par cet échec. Profondément meurtri par ce drame qui, vous vous en souvenez, a bouleversé la France entière. Ce drame épouvantable et – comment dire ? – inexplicable !
- Vous faites allusion à cette tuerie, terrible tuerie du 6 mai, dans cet établissement scolaire et jusqu’ici tranquille des Hauts-de-Seine, le collège Nicolas Sarkozy ?
- Oui. Nous avons tous été TRÈS profondément secoués par ce .. Ce drame. Mais comment l’expliquer ?
Comment l’expliquer ?
Eh bien, telle est la question qui hante tous les esprits. Une question qui reste, au jour d’aujourd’hui, sans réponse.
Mais, peut-être, que le nouveau Ministre de L’Éducation Nationale de L’Intérieur, des Maisons de Correction, des Prisons pour Mineurs et des Tests ADN pour Nourrissons, saura, quant à lui, la trouver.
C’est du moins tout le moindre mal que nous souhaitons à Monsieur Éric Besson, qui hier encore, déclarait qu’il mettrait tout en œuvre, et même au-delà, pour lutter contre ce qu’il nomme l’ultra-violence à l’école.
[ … Christophe Hondelatte s’éloigne dans la nuit noire, puis, inexplicablement, se retourne ..]
Quant à ce collège tranquille de Fenouillet, il fut débaptisé en mars 2010.
Il se nomme désormais : Centre de Rééducation Fermé Brice-Hortefeux.
Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau numéro de : “Faites Entrer l’Inexplicable !”
Nous tenterons d’expliquer, puisque telle est notre vocation, et dans la plus grande indépendance d’esprit, pourquoi après quatorze années de Sarkozysme, cette ultra-violence qui ravage notre pays [2] est, bien évidemment, la conséquence directe de vingt années de socialisme, vingt années de laxisme en matière de sécurité, vingt années que nous n’avons pas fini de payer.
Bonsoir !
[1] Parce qu'elle ne cautionnait pas les propositions de Xavier Darcos, Michèle Alliot-Marie démissionna et fut remplacée par Christian Estrosi au poste de Ministre de l'Intérieur ; Christian Estrosi qui, dès la rentrée 2009/2010, fit installer des portiques de détection de métaux dans les établissements scolaires dits sensibles et créa parallèlement des Unités Spéciales de Police chargées de réprimer la violence en milieu scolaire.
[2] “Mes chers compatriotes, je veux vous le dire ce soir : la France sortira plus forte de cette violence qu’elle n’y est entrée. Cette violence, inacceptable, qui ronge nos écoles, nos collèges et nos lycées ! Mais je veux dire, aussi, que la France résiste mieux à la violence que nos voisins ! Et pourquoi ? Parce que nous n’avons pas commis d’erreur ! Parce que nous n’avons pas cédé à l’immobilisme ! A la pensée unique ! Parce que nous avons toujours eu le souci d’agir immédiatement pour le bien de vos enfants ! Qu’aurait-on dit de moi, si je n’avais rien fait, si, comme je l’entends ici et là, mais pas besoin de vous faire un dessin, vous savez de qui ça vient, toujours les mêmes, si j’avais perdu mon temps, et le vôtre, à chercher une explication à cette violence ! Si je l’avais fait, que croyez-vous qu’il se serait passé ? Eh bien j’vais vous le dire ! La violence n’aurait pas redoublé, mais quadruplé ! La culture de l’excuse, c’n’est pas ma religion. J’n’ai pas été élu pour rester les bras ballants, à rien faire, comme certains de mes prédécesseurs. J’ai été élu pour agir.
Mes chers compatriotes, les tests de dépistage de la délinquance que nous mettrons en œuvre dès le mois de février prochain, dans nos maternelles, mais aussi dans nos crèches, nous permettront de lutter efficacement contre l’ultra-violence. D’y mettre un terme dans les plus brefs délais. J’en prends ce soir, ici même, et devant vous, l’engagement. Je ne vous abandonnerai pas. Vive la République ! Vive La France !”
[Vœux de Nicolas Sarkozy, Président de la République, du Parlement et de France Télévisions – Samedi 31 décembre 2011, 20h00]
14:00 Écrit par Philippe Sage dans Anticipation | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : installation de portiques de détection de métaux, policier référent dans les écoles, un élève de 13 ans poignarde sa prof de maths, tests de dépistage de la délinquance, xavier daros, eric besson, christian estrosi, brice hortefeux, nicolas sarkozy |
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15 février 2009
Qui Mieux Que Monsieur Besson ?
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Or donc, le 15 janvier dernier, Monsieur Besson se vit confier le ministère (amer) dit de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité Nationale et du Développement Solidaire, en remplacement de Brice Hortefeux, qui lui, prenait en charge celui du Ministère du Travail, des Relations Sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville.
Pardonnez-moi, comme le dit à tout bout de champ Yves Calvi et toute sa famille de “présumés” journalistes, mais c’est bien joli de constituer un gouvernement avec un minimum de ministres (dont on se demande à quoi ils servent puisque c’est Sarkozy qui traite de tous les dossiers, sauf la Guadeloupe …) c’est bien joli, disais-je, mais ça nous y donne des intitulés de ministère de trois kilomètres de long !
Or, comme le journaliste de presse écrite ne peut dépasser un certain nombre de signes quand il commet un article à la gloire du sarkozysme … dont la déontologie est le souci premier, il réduit copieux le merdier, et voilà comment Monsieur Besson devient le Ministre de l’Immigration et Brice Hortefeux, celui du Travail.
Ceci étant précisé, et avant d’entrer dans le vif, soit dans Monsieur Besson, il est plus qu’utile, voire primordial, de rappeler aux jeunes (qui sont cons par définition, sinon c’est pas des jeunes dignes de ce nom) qu’ont la mémoire courte ou pas de mémoire du tout, ceci :
21:58 Écrit par Philippe Sage dans Crise Financière, Politiquement Très Incorrect, Sarkozysme | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eric besson, trahison, déshonneur, immigration, délation, test adn, bruno mégret |
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