17 juin 2009
Cette Retraite Que Le Gouvernement Maltraite
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Est-ce parce que la Gauche - du NPA au PS, syndicats compris [1] - est vide, creuse et nulle que ce gouvernement peut se permettre ce qu’aucun avant lui n’avait osé ? Ou est-ce, comme l’écrivait le si jeune Étienne de la Boétie, qu’il n'est grand (ce gouvernement) que parce que nous sommes à genoux ?
Il doit y avoir beaucoup des deux. Crise aidant. Mais n’aidant que le dominant dans son travail de sape, travail dont voici le dernier exemple en date.
Or donc, la coalition dominante [2] ayant lors des dernières européennes enregistré ce qu’elle nomme un “succès” (28% des suffrages pour une abstention de près de 60%) passe, avant les vacances d’été, la surmultipliée.
Cela dit, elle n’a pas attendu les résultats du scrutin, pour sonner la charge par le biais de l’incontournable Frédéric Lefebvre, en émettant une idée des plus incongrues : permettre à des salariés en arrêt-maladie de travailler.
Idée qui, bien entendu (mais surtout, comme prévu) provoqua tollé et levers de boucliers.
”Comme prévu” car ce serait commettre une erreur de penser que le sieur Lefebvre ait péché par suffisance et/ou précipitation, tant chacune de ses annonces - comme la plupart de celles des membres du gouvernement - est minutieusement calculée. En l’occurrence, ici, elle prépare et l’opinion et le coup suivant. Un coup de maître, ou de traître, c’est selon [3].
Il faut également considérer la fenêtre de tir : C’est le mardi 26 mai dernier, soit le lendemain de l’ouverture officielle de la campagne des élections européennes, que M. Lefebvre lançait son idée de malade. Habile.
Et c’est le mardi 9 juin, soit moins de 48 heures après le verdict des européennes, que la presse (La Tribune immédiatement relayée par Le Figaro, soit la “dream team” de la presse d'ultra-Droite) nous informait que près de 12% des arrêts-maladie étaient .. injustifiés !
Tiens donc .. [4]
Il faut bien mesurer le poids que peut avoir cette information dans l’opinion, et d’autant plus en période de crise. C’est comme un os à ronger qu’on lui donne, à cette opinion. Et le pire, c’est que ça fonctionne. Le but étant de diviser (ici, les salariés) pour toujours mieux régner (sur eux). De toutes les façons, et depuis le début (17 mai 2007) ce gouvernement procède toujours ainsi : il divise. Mais il divise sournois en installant la suspicion (et la jalousie, aussi). Il la distille, la suspicion, par ses annonces, étudiées, sorties toutes droites des machines sondagières et du Café du Commerce.
Aujourd’hui, on suggére qu’il y aurait des salariés qui se reposeraient sur le compte des autres.
Hier, c’était les chômeurs qui “profitaient” du système sur le dos des salariés, et l’on se proposait de mettre fin à cet “assistanat” en sommant la feignasse de ne point refuser plus de deux offres “raisonnables” d’emploi successives sous peine de se voir radier du futur Pôle Emploi.
Avant-hier, c’était ceusses du Public, ces “privilégiés” (par rapport à ceux du Privé, n’est-ce pas !) qui égoïstes, refusaient de voir s’envoler des (petits) acquis sociaux, des régimes spéciaux d’avant-guerre, disaient-ils.
Toujours et encore la même méthode. Redoutable. Épouvantable. Mais tellement efficace : car pendant que les “petits” se bouffent l'os entre eux, le gouvernement, lui, fait passer, en grand, ses réformes. Comme demain, en plein cagnard de juillet, celle t’invitant, sur la base du volontariat, à travailler (même) le dimanche afin de subvenir à ton malheur.
Et que vint-il après cette scandaleuse enquête publiée par une partie de la presse ?
Eh bien, après les arrêts-maladie injustifiés, voilà qu’on nous balança, doucement, progressivement, un chiffre ; celui du déficit de notre régime .. d’assurance-maladie – re tiens donc !
Un déficit record : plus de 20 milliards d’euros !
Je dois reconnaître que c’est du grand art en matière de comm’ (tant il s’agit plus de comm’ que de communication). C’est ajusté froidement, méthodiquement, mécaniquement. Ici, l’humain n’existe pas. Il est sacrifié au nom des mathématiques. Du chiffre. D’un bilan comptable. Dans ce raisonnement, l’humain n’est plus qu’une variable. Qu’on te met au carré. Avant de la soustraire.
Et tout ça [de la proposition de Lefebvre au déficit de la Sécu en passant par ses supposés fraudeurs ou assimilés) pour quoi ?
Pour amener sur un plateau, l’Hortefeux proposant de reculer de 7 ans l’âge légal de départ à la retraite [5].
Oh bien sûr, Monsieur Brice ne s’exprimait surtout pas au nom du gouvernement, juste à titre personnel. En gros, il réfléchissait à voix haute, micros ouverts. Et puis, il était bien clair, n’est-ce pas, que, ouh-la-la, les partenaires sociaux auraient leur mot à dire en temps voulu. Que rien n’était arrêté ! Et d’ailleurs, ne proposait-il pas, M. Hortefeux, trois “pistes” :
- Une première relevant du foutage de gueule grand format : diminuer les pensions de retraite.
- Une seconde n’étant là que pour amuser la galerie et mieux amener la troisième : augmenter la durée des cotisations – impossible, vu que ça vient d’être fait en deux temps, par Fillon en 2003, puis par Xavier Bertrand en 2007/2008.
- Et donc la troisième qui, parce que les deux précédentes étant ineptes ou présentées comme telles, apparaissait comme la seule viable dans l’esprit du ministre du Travail : reculer de 7 ans l’âge légal de départ à la retraite.
Il faut vraiment que l’opposition soit à genoux ou nulle, ou vide, ou creuse, pour ne pas démonter cette machine infernale que je viens de décrire, puis contrer cette proposition.
Comment est-il possible, par exemple, que la Gauche ne rappelle pas à M. Hortefeux que depuis 15 ans, toutes les réformes concernant notre régime des retraites ont été proposées et validées par la Droite et que c’est pourtant elle qui vient nous dire, aujourd’hui, que si l’on ne fait rien, on va dans le mur ? Comment la Gauche ne peut-elle pas le souligner, pointer ce qui est un échec total de la Droite, et que cet échec, c’est encore nous qui allons le payer ?
Oh bien sûr, la Droite, par la voix mielleuse de M. Bertrand, ce petit politique à gourmette flottant dans son costard de consultant en entreprise, sortira alors son argument qu’elle considère irréfutablement majeur et qui est le suivant :
L'espérance de vie des français a considérablement augmenté, et donc, il serait logique, puisque nous vivons plus vieux, de travailler plus longtemps !
C’est vrai, qu’elle a augmenté notre espérance de vie. Hommes et femmes confondus, elle a bondi de 65% entre 1900 (48 ans) et 2000 (79 ans).
Sauf que .. c’est une moyenne ! Or, il n’y a rien de plus injuste que de légiférer en se basant sur la seule moyenne !
Est-ce qu’un manœuvre, un ouvrier des chantiers, a (potentiellement) la même espérance de vie qu’un cadre supérieur ?
La réponse est non.
Alors quoi ?
Au manœuvre qu’a rudoyé son corps pour un salaire bien souvent indécent, on appliquerait le même âge légal de départ à la retraite qu’à un cadre supérieur ?
Combien de temps, croyez-vous, qu’il pourra en profiter de sa (toute) petite retraite, l’ouvrier, le manuel, le besogneux ?
Est-ce cela, l’égalité des chances [6] ?
Comment la Gauche ne peut-elle pas le dire haut et fort, et sur ces bases, faire une contre-proposition ?
Comme par exemple, prôner une meilleure répartition des richesses afin de sauver notre régime de retraites. Après tout, ne sommes-nous pas au temps béni de la moralisation du capitalisme – et comment peut-il y avoir moralisation sans une meilleure répartition (des richesses) ? Et qui s’est fait le héraut de cette moralisation, si ce n’est le "maître" de M. Hortefeux et de tout le gouvernement, soit Nicolas Sarkozy ?
Alors, autant le leur rappeler.
Non ?
Combien de temps encore "notre" Gauche va-t-elle battre en retraite face à un gouvernement qui la maltraite ?
C’est à se demander s’il n’y aurait pas quelque part, un saligaud de généraliste, un crabe de bas étage, qu’aurait délivré à cette Gauche un arrêt de travail de complaisance et pour une durée indéterminée ..
[1] Ah les syndicats, mais quelle honte ! Non mais vous les avez vus, les serviles, le Chérèque et le Thibault, avec leurs manifestations à la petite semaine ? Une manif à raison de même pas une par mois. Et après, ça s’étonnerait presque, déconfit, que samedi dernier, ils ne soient plus très nombreux à battre le pavé ! Tu croyais quoi, espèce de jaune-en-chef de la CFDT et de la CGT ?
C’était une semaine, voire un mois entier de manifestations quotidiennes, qu’il fallait décréter, et là, tu l’aurais vu plier ; le gouvernement.
[2] Or donc, la coalition dominante, soit l’UMP, le Nouveau Centre, les Progressistes et .. La Gauche Moderne (la Gauche Moderne, c’est une Gauche qu’elle est de Droite ..) rassemble 28% des électeurs de ce pays (pour une abstention de près de 60%) .. Elle est donc minoritaire.
Et très largement.
[3] Précisons que toute idée émanant du gouvernement nous paraissant incongrue ou scandaleuse n’est “balancée” que pour déminer le terrain de l’idée suivante, qui bien qu’incongrue ou scandaleuse elle aussi, le paraîtra moins, justement parce que la première aura donné cette impression d’être “balancée” tandis que la seconde sera soigneusement expliquée. L’une ne va pas sans l’autre.
[4] Voilà le genre d’enquête typiquement putassière. Et pourquoi ? Parce que, en réalité, il y a beaucoup, beaucoup plus de salariés qui refusent un arrêt de travail préconisé par leur médecin référent. Ils le refusent pour des tas de raisons, la principale étant la peur de perdre leur boulot. Seulement voilà, ce chiffre n’est pas mesuré, et pour une raison évidente : il n’est pas mesurable. Et voilà qu’on nous en sort un concernant les arrêts de travail injustifiés alors qu’ils sont une goutte d’eau par rapport à ceux, justifiés, que le salarié décline.
Immonde ..
[5] Depuis 1982, l’âge légal du départ à la retraite est fixé à 60 ans (bien que le salarié puisse travailler, si tant est que son entreprise soit d’accord, jusqu’à 70 ans).
En suggérant de reculer cet âge légal à 67 ans, M. Hortefeux nous propose donc de faire un saut de .. 7 ans ! C’est énorme ..
Un petit pas en avant pour Monsieur Brice & le MEDEF, mais un grand bond (en arrière) pour le salarié ..
[6] Ah ! L’égalité des chances ! C’que ça sonne bien ! Sauf que, c’est un piège-à-cons, un concept de fumiste, une idée de publicitaires dont on se sert pour nous faire avaler les plus grosses des couleuvres. Pas besoin d’avoir fait un stage de philo pour “savoir” que l’égalité des chances, ça n’existe pas. Juste, on peut s’efforcer de faire en sorte que les droits des citoyens soient (au mieux) les plus équitables possible, mais jamais chaque citoyen jouira également des mêmes chances.
Qui le prétend, est un menteur.
Qui le prétend, veut te vendre quelque chose ..
"Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations opiniâtres à votre mal et aveugles à votre bien ! Vous vous laissez enlever sous vos yeux le plus beau et le plus clair de votre revenu, vous laissez piller vos champs, voler et dépouiller vos maisons des vieux meubles de vos ancêtres ! Vous vivez de telle sorte que rien n’est plus à vous. Il semble que vous regarderiez désormais comme un grand bonheur qu’on vous laissât seulement la moitié de vos biens, de vos familles, de vos vies"
[Extraits du "Discours De La Servitude Volontaire - Etienne de la Boétie - 1549]
22:07 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hortefeux propose de reculer l'âge de la retraite, arrêts de travail injustifés, déficit record pour le régime d'assurance maladie, discours de la servitude volontaire, espérance de vie des français, prenez-nous pour des cons ! |
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26 avril 2009
Le Risque Révolutionnaire N'Existe Pas
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Or donc, celui qui, Premier ministre, lors des manifestations contre le CPE déclarait : “J’entends ceux qui manifestent mais j’entends aussi ceux qui ne manifestent pas.” (formule depuis reprise par son ennemi juré, Nicolas Sarkozy) or donc, disais-je, Dominique Galouzeau de Villepin nous explique que la colère qui s’exprime aujourd’hui est telle qu’il y a un risque révolutionnaire en France.
Eh bien tu sais quoi ?
Je me marre, me bidonne, vulgairement, je pouffe, et bien fort, car il n’y a aucun risque révolutionnaire dans ce pays, et quoi qu’il se passe demain, il n’y en aura pas. Jamais.
Tout ce que nous pourrons observer ce sont et seront des actes isolés de colère, comme des mises à sac, des séquestrations, des jacqueries en fait, peut-être autre chose, comme une vraie violence, celle qui dépasse tout, y compris la colère, mais de révolution, ou de soulèvement général, je te fiche mon billet que jamais nous ne le verrons.
Je dis même que c’est une cause entendue et qu’il n’y a pas à y revenir.
Le société est organisée de telle façon (et avec notre consentement) qu’elle tue dans l’œuf toute possibilité de rébellion, et ceux qui voudraient s’y risquer seraient, à court ou à moyen terme, désavoués par le “plus grand nombre”.
Car que veut-il ce “plus grand nombre” ?
La paix et la tranquillité.
Traduire : sa sécurité.
Et pour elle, cette sécurité (même illusoire, celle que te vend et te promet, matin et soir, ton gouvernement) il sera prêt à accepter jusqu’à perdre l’essentiel : sa liberté.
Ce qui, je le pense, est déjà fait.
Sinon, comme expliquer que “le plus grand nombre” soit tacitement d’accord pour vivre dans une société de plus en plus "fliquée", fichée, "radarisée", vidéosurveillée, "Hadopisée".
Cette dernière loi nommée Hadopi est d’ailleurs très significative ; car de quoi s’agit-il ?
De lutter contre les pirates - dont je fais partie, mais j'invite le législateur à venir constater l'énorme collection de DVD et CD légaux qui hantent mon terrier - ceux de l’Internet, ceux qui téléchargent illégalement dit-on, de la musique, des films, des jeux-vidéos ?
Bien sûr que non !
En vérité, Hadopi n’est pas faite pour cela. C’est un cache-nez. La véritable vocation d’Hadopi est de répertorier toutes les infos possibles sur chaque internaute via les fournisseurs d’accès. L’on me rétorquera que c’est déjà peu ou prou le cas, que de toutes les façons par Facebook ou toute autre plateforme équivalente, l’internaute est déjà classé, identifié, surveillé. Sauf que cette fois, il est question de légiférer, de valider une fois pour toute avec, ce qui est énorme, la complicité molle mais réelle des "providers", ce que j’appelle une loi liberticide.
Une telle loi, je parle de sa nature clairement liberticide, devrait provoquer à défaut d’un soulèvement général, une vive réaction, une opposition ferme et outrée du peuple. Dans sa majorité !
Mais comment veux-tu que cette opposition se manifeste quand ce même peuple a déjà accepté d’être "fliqué", fiché, "radarisé", vidéosurveillé ?
Comment veux-tu qu’il se soulève quand il pense (parce que c’est le message qu’on lui fait passer) que toutes ces lois ne sont votées dans un seul et unique but : le protéger ?
Quant à la colère (celle des Continental, des Molex et consort) qu’évoque Dominique Galouzeau de Villepin, celle qui naît du sentiment d’avoir été floué, trahi, humilié, puis abandonné, est-elle suffisante, assez grande, pour demain entraîner tout un pays ?
En d’autres termes, “le plus grand nombre” peut-il envisager de sacrifier ce qui lui reste, ce qu’il a peur de perdre, son semblant de liberté dans une société cadenassée qu’il a validée sans pratiquement broncher, pour ceusses qui viennent de tout perdre, ceusses qui vont plonger ?
La réponse est contenue dans ma question, elle est négative.
Jamais “le plus grand nombre” ne sacrifiera quoi que ce soit, fut-il précaire.
Jamais “le plus grand nombre” ne se sentira solidaire de ce qu’il redoute pour lui-même.
Parce que c’est fini, c’est râpé, il est conditionné, parce qu’il marche à la peur depuis trop longtemps.
Parce qu’il est servile.
Parce qu’il a été éduqué, embrigadé, lobotomisé (notamment par l’outil télévisuel).
Parce que, au fond, il préfère encore (vivre dans) un état totalitaire. Oui, tu as bien lu : un état totalitaire !
Tant il ne veut plus qu’une seule chose : qu’on assure sa sécurité. Pour elle, il est prêt à tout sacrifier. Et tout démontre qu’il a commencé à le faire.
Alors pourquoi veux-tu qu’il risque, demain, de perdre le peu (sa servilité en échange de sa sécurité) qui lui reste ? Au nom de quoi ? Et pour qui ?
Non, définitivement non, et n’en déplaise, il n’y a aucun risque révolutionnaire en France.
C’est une cause entendue et il n’y a pas à y revenir.
”Pauvres gens misérables, peuples insensés, nations opiniâtres à votre mal et aveugles à votre bien ! Vous vous laissez enlever sous vos yeux le plus beau et le plus clair de votre revenu, vous laissez piller vos champs, voler et dépouiller vos maisons des vieux meubles de vos ancêtres ! Vous vivez de telle sorte que rien n’est plus à vous. Il semble que vous regarderiez désormais comme un grand bonheur qu’on vous laissât seulement la moitié de vos biens, de vos familles, de vos vies. Et tous ces dégâts, ces malheurs, cette ruine, ne vous viennent pas des ennemis, mais certes bien de l’ennemi, de celui-là même que vous avez fait ce qu’il est, de celui pour qui vous allez courageusement à la guerre, et pour la grandeur duquel vous ne refusez pas de vous offrir vous-mêmes à la mort (…) D’où tire-t-il ces yeux qui vous épient, si ce n’est de vous ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne vous les emprunte ?”
[Étienne de La Boétie - “Discours De La Servitude Volontaire”]
18:32 Écrit par Philippe Sage dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : y a-t-il un risque révolutionnaire en france ?, dominique de villepin, discours de la servitude volontaire, etienne de la boétie, hadopi est un cache-nez, lois liberticides, allons-nous vers un état totalitaire ? |
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