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12 janvier 2011

Le Refus [De L’Indignation Et Du Nouvel Ordre Mondial]

[1ère Partie] ...Ça n’a pas traîné. Vite, très vite, dès petiot, on m’a fait comprendre, d’où qu'y soufflait le vent, comment ça se dansait, le merdier .. On me l’a bien enfoncé dans le crâne, le refrain, celui que tutti colporte, les pauvrets surtout, les pas vernis, les laborieux. Un refrain qui tient en une phrase, définitive, briseuse de rêves, de tout, de celle qui démobilise, te fait entrer dans le rang, ad vitam.
Oh, tu la connais, cette maudite phrase, elle pue la résignation de compète, la lâcheté aussi. Elle dit : « C’est comme ça, et pis c’est tout ». Avec des add-on du genre : « On n’y peut rien », « Faut se faire une raison », « A quoi bon ! De toute façon, on n’est pas de taille », « Et puis, oh, y’a plus malheureux que nous, hein ! », « Pourquoi veux-tu que ça change ? » et j’en passe. Tellement qu’elle est longue la liste.
Voilà ce qui nous tue, petit à petit. Nous fait renoncer à tout. A tout ce qu’on croyait. Espérait. Fait de nous, des vieux machins. De tristes complices… Parfois dès vingt ans. Oui, dès cet âge-là, pour certains, c’est déjà fini … La vie.

Savoir Dire Non.jpgNous sommes vieux et faits d’hiver. Même nos musiques sont tristes. Nos hommes politiques sont tristes. Nos journalistes sont tristes. Plus de génie, plus d’éclats. Tout est formaté.
Idem, nos élites ou supposées telles ! D’ailleurs, parlons-en, tiens ! Qui sont-elles ? ... Des camelots bavardant, entre eux, et à n’en plus finir sur des plateaux télévisés, toujours les mêmes : Attali, Minc, Bernard-Henri Levy et consorts ! Ils nous parlent de misère, de souffrance, les nôtres, avec des mots, ma chère ! des phrases, faut voir, et des tronches de circonstances, bien compassées, celles des riches héritiers de la condescendance … Ils nous expliquent, nous traduisent, nous dissèquent, en direct, en différé, les Editocrates, les philosopheux, les môôôssieurs …

… Mais ça y connaît quoi ? De la souffrance et de la misère ? Rien ! Que dalle ! Tous ces gens, toilettés, qui font la leçon, la Morale, condamnent la violence, l’ouvrière en particulier, jamais qu’ils en ont bouffé de la merde, jamais qu’ils ont connu un trottoir, la faim, l’humiliation, la subordination, l’esclavage, ils ne savent pas ce que c’est, mais en causent pourtant ; ils élucubrent, exposent, prophétisent ...
Merde ! Il faut leur dire merde, les éteindre ! Bordel à chien ! ... Comment osent-ils claquer le beignet d’un Xavier Mathieu, d’un licencié dans le cul, d’un viré comme malpropre, disserter sur le quotidien d’un laborieux, eux qu’ont rien connu, que leurs salons, leur rupinitude, fricotant et frayant avec les puissants, se bâfrant d’oseille … car c’est cher payé, croyez-moi, l’avis de ces gens-là ! Ça se monnaye sec …

Merde à nouveau et ad lib ! Oui merde, et au cube, car à quelle souffrance, à quelle misère, quel désespoir ont-ils mis fin, avec leurs discours à n’en plus pouvoir, récurrents, les Minc, les Attali, les Adler ? De quelles guerres nous ont-ils débarrassées ? Mais d’aucune, de rien ! C’est de notre misère dont ils se nourrissent ! ... Ils blablatent, imbus, puis rentrent chez eux, repus, dans leurs demeures cossues, satisfaits et tranquilles, en sécurité, protégés. Pour en ressortir aussi sec et fermement s’indigner de telle dictature ou telle atrocité ô combien lointaines, les jean-foutre !

En vérité, c’est le Nouvel Ordre Mondial qu’ils nous inculquent, nous perfusionnent ; allons, soyez raisonnables, qu’ils nous disent, le communisme, le socialisme, c’est pas laïquement possible, pas viables, c’est du massacre, vous le voyez bien, c’est prouvé, avéré, c’est Staline ! ... Réduire le communisme à Staline, quelle imposture ! Quelle falsification ! ... Mais c’est pour mieux te vendre le Nouvel Ordre Mondial, mon enfant, te le visser dans la tête, ad vitam
Résignez-vous qu’ils nous mal chantonnent, ces confortables, c’est comme ça et pis c’est tout, on n’y peut rien, faut se faire à l’idée, y’a qu’à moraliser, un suppositoire, et ça ira, vous verrez, c’est pas la panacée, nous en convenons, mais c’est le moins pire des systèmesLe moins pire !?! Ce qu’il faut pas entendre. Serait-on venu au monde pour se contenter du moins pire ? Et vivre, vous y avez pensé ? N’y aurait-il que vous qui y auraient droit ? …

Faut plus les boire, ces loups, ces inutiles, ces Zemmour, pamphlétaires à la noix. Faut plus. Ni eux, ni les journalistes, les Elkabbach, les Demorand, les Chabot et tous les autres. Tous ou quasi .. Itou, la merde, l’ont jamais croquée, connaissent pas, mais se permettent, et comment, de nous jauger, camemberiser, statistifier, les pégreleux déontologues.
Les journalistes, sous prétexte que ça va sur le « terrain », ça croit nous connaître. Pardi ! Mais ça fait que passer. Ça prend du son, ça micro-trotte, et pis c’est tout ... La merde, la misère, la souffrance, n’en ont pas idée. Pas la moindre.
Mais eux, comme les Editocrates, pareil, de Calvi à Pujadas en passant par le grand ordonnateur, l’AFP, ça fait la morale aux Mathieu, aux délocalisés, à tous les maudits de la République ; dis, tu vas la condamner la violence, hein, tu vas te "contrir", te rependre, demander pardon, dis, que c’est déjà beau qu’on t’invite sur NOTRE plateau … Quelle bande de chacals ! Ça me dégueule … Mais qui s’offusque, s’en indigne ? Qui prend les armes, la Bastille ? Personne ! On laisse faire et dire. Comme des lâches. De vieux débris. Y’en a même qu'opineraient du sous-sous-chef, des qu’en bavent, de la classe bien moyenne, devenue mesquine, envieuse de ses frères et sœurs, tellement qu’elle est lobotomisée, apeurée, lepenisée au trognon, en demande de protection. Pour qui se prend-il ce Xavier Mathieu, qu’elle pense ! Qu’il nous foute la paix. La paix, voilà c’qu’on veut. Etre tranquilles. Qu’on nous fasse pas chier. Qu’on peut rien y faire, que c’est comme ça. Qu’y a plus malheureux que nous.

Ils avaient vingt ans. Ils étaient déjà vieux. Finis. Avant même d’avoir vécu. Rien qu’un peu.

J’en ai fait aussi, des conneries. Pas mal .. Des arrangements merdeux, de ceusses qui te poursuivent. Que t’arrives pas à oublier. Je mettais ça sur le compte de l’inexpérience, d’une éducation, d’un manque. Mais non .. C’était pas ça. C’était de la lâcheté, du renoncement. Pourvu qu’on le voye pas, que je me disais. Je suis pas comme ça. J’ai pas lâché l’affaire. Je vais me refaire ... Mais tout de même, l’éducation, ce qu’on t’enfonce dans le caberlot, tous les jours, même quand c’est fête, ça marque. Aux fers. Faut de la volonté pour s’en défaire. Coûte que coûte. Et peu importe les conséquences ... La solitude.
Quand on comprend qu’on n'est pas là pour se faire aimer, ou reconnaître, qu’on n’est pas né pour faire du chiffre, du rendement, qu’on se souvient de ses rêves d’enfant, toutes ces merveilles, ces trésors de spontanéité, alors, va, tout va bien. Et si c’est à deux, c’est heureux. Pas besoin d’être plus.
Le bonheur, l’épanouissement, passent par le refus. Net et sans concession.
Refus de se courber, de se résigner, d’obéir.
Refus de participer de quelque façon que ce soit à tout ce qui nous dépouille, nous assujettit, nous vieillit avant l’heure. Nous Attalise, nous Pujadise ou Chabotise. Nous Nouvel Ordre Mondialise
Et dire non, jusqu’à son dernier souffle à ceusses qui vous disent que « c’est comme ça, on n’y peut rien, faut se faire une raison ». Ne jamais faire sien ce refrain. Sinon, c’est mourir.
Sans avoir rien vécu.

[5ème Partie]

13 juillet 2010

Sarkozy Sur France 2 : And The Winner Is ...

Connivences.jpg



“Bonsoir David  Pujadas (…) Pour vous dire la vérité m’sieur Pujadas, j’y étais préparé (…) M’sieur .. M’sieur Pujadas, est-ce qu’ils parlent de moi, ces gens ? (…) J’ajoute, David Pujadas, pour dire les choses (…) Ah, parce que vous croyez que ça s’rait indépendant devant David Pujadas, de dire : ah voilà ! (…) Voyez-vous m’sieur Pujadas, j’essaye toujours de comprendre (…) J’prends des exemples, David Pujadas (…) C’est exact, David Pujadas (…) Monsieur Pujadas, je suis président de la République (…) Peut-être, m’sieur Pujadas, si vous avez la gentillesse de m’inviter (…) Est-ce que vous ne croyez pas, David Pujadas, que la première injustice c’est d’avoir un système où on n’a pas d’argent pour payer les r’traites des r’traités ? (…) On parle, monsieur Pujadas, de la réforme des r’traites depuis 1991 (…) Le monde est un village, David Pujadas ! (…) D’ailleurs, m’sieur Pujadas, c’que je fais, c’que j’propose avec le gouvernement, c’que nous proposons, ensemble, tout l’monde l’a fait ! (…)  M’sieur Pujadas, c’est pas facile (…) Monsieur Pujadas, vous touchez à la difficulté de la réforme (…) Je sais qu’il y a d’la souffrance, monsieur Pujadas (…) Je ferai tout, monsieur Pujadas, vous m’entendez : tout pour qu’il en soit toujours ainsi (…) Y’a pas d’autre choix, David Pujadas (…) Le monde est ouvert, David Pujadas ! (…) Monsieur Pujadas .. Monsieur Pujadas .. Monsieur Pujadas, vous êtes un journaliste trop sérieux pour s’laisser aller à des formules (…) On est dans un monde nouveau, monsieur Pujadas ! (…) C’qui m’fait pas peur, c’est le mot rigoureux, m’sieur Pujadas (…) La République irréprochable, David Pujadas, c’est la transparence ; La transparence ! (…) Monsieur Pujadas, vous avez beaucoup d’expérience (…) Je veux d’ailleurs préciser, monsieur Pujadas, pour être honnête ; faut toujours être honnête dans la vie (…) Monsieur Pujadas, nous ferons tout, tout pour les sortir de la situation où il se sont mis (…) Merci beaucoup”

29 Pujadas en 69 minutes, record battu !
Non, vraiment, c’était très chouette ..

08 février 2009

Sarkozy, Héraut De L’Immobilisme Et Du Boneto

24 heures avant le grand numéro de Boneto de Nicolas Sarkozy, Le Figaro.fr posait à ses internautes, cette question :

Finies les hausses de 172% ?

Etrange, non, d’autant plus dans un pays où depuis le 6 mai 2007, nous sommes invités à travailler plus pour gagner plus.

Cette question, en vérité, est tout sauf innocente.
Si elle est posée, c’est qu’elle est d’actualité ou va prochainement l’être.
Poser cette question, c’est préparer le salarié à ce sacrifice, le conditionner.
Sous-entendu :

Tu sais que c’est la crise, tu as vu dans ta télé ces gens qui par milliers viennent de perdre leur emploi, ou les autres qui se retrouvent au chômage partiel, tu ne veux pas que ça t’arrive, n’est-ce pas ? Or tu sais que les bons de commande de ton entreprise fondent comme neige au soleil, que les banques qui doivent prendre le relais, assurer la pérennité de ta boîte, se font plus que tirer l’oreille, comme tu l’as constaté dans le troisième  reportage du “Face à La Crise” de jeudi soir ; tu le sais ça ? Alors, tu préfères quoi ? Conserver ton emploi en acceptant une baisse de salaire ou rejoindre les 45 000 nouveaux chômeurs enregistrés au mois de décembre dernier ?

Or donc, ils sont, si l’on en croit Le Figaro.fr, 45,52% à répondre oui.
Enorme !
Demain, ils seront plus.
Préparés, conditionnés, donc piégés.

Étonnant, à ce propos, que Guy Lagache n’ait pas rebondi sur ce qui était le plus préoccupant de ce fameux reportage n°3 de jeudi soir : ces petits entrepreneurs se plaignant du fait que les banques ne jouaient pas le jeu !
Pourquoi n’a-t-il pas relancé Nicolas Sarkozy sur ce point alors qu’il est crucial, alors que nous savons pertinemment qu’après les banques, l’industrie automobile, demain les compagnies aériennes, ce sont les PME/PMI qui vont manger chaud, même que ça va être une hécatombe, même que c’est déjà le cas (les sous-traitants dont on parle à peine et pourtant …).
Pourquoi, alors que le chef de l’État avait commencé son allocution en nous expliquant que si le Gouvernement avait décidé de sauver les banques, c’était pour sauver notre économie, nos emplois ?

Si je te dis que c’est Alain Duhamel, et non pas Guy Lagache, qui devait questionner le chef de l’État sur ses questions-là, tu comprends mieux que le grand numéro de Boneto auquel nous avons assisté jeudi soir, n’était pas seulement dans les diverses (et trop nombreuses) propositions mises sur la table en vue de la réunion du 18 février, mais aussi dans la répartition des tâches confiées aux quatre “présumés” journalistes présents sur le plateau.
En clair : les dés étaient pipés.
Et si Guy "Brushing" Lagache ou Duhamel s’amusaient à sortir des clous Élyséens, alors, le chef de L’État se tournait vers ses deux caniches, Laurence Ferrari et David Pujadas, qui coupaient direct l’herbe sous le pied des deux impertinents, dont un.
Car Lagache renonça bien vite, alors qu'Alain Duhamel, lui, tenta de se rebeller, en presque criant, excédé :

Bon, j’peux la poser ma question ?

Voyez alors les sourires de hyènes des deux toutous de sa majesté, et plus fort, un Nicolas Sarkozy ignorant totalement l’éditorialiste de RTL, et continuant avec délectation à s’adresser à ses valets.
Le lendemain, dans le Grand Journal de Canal+, Alain Duhamel avouera qu’il n’aurait jamais dû y aller, que ça n’était pas comme ça que ça devait se passer.
Traduire : “Je me suis fait couillonner !

Plus fort, hier soir, chez Ruquier, ni Zemmour, ni Naulleau, n’émettront la moindre critique sur la désolante prestation de Pujadas lors de ce “Face à La Crise”, Pujadas pourtant venu faire la promo d’un livre intitulé :
Vous Subissez Des Pressions ? – Dans Les Coulisses Du 20 Heures” [Édition Broché].
Soit sur les éventuelles connivences entre les politiques et les journalistes.

Ça veut dire quoi ?

Eh bien ça veut dire que sur France 2 on ne critique pas un journaliste présentant le JT de … France 2 (Daniel Schneidermann est bien placé pour le savoir …).
Ca veut dire que les "snipers" à la petite semaine que sont Zemmour et Naulleau n’ont pas les mains aussi libres qu’ils voudraient nous le faire croire.

Pauvre Pujadas pris à partie, jeudi soir, sur le nouveau mode de nomination du futur Président de France Télévisions - nouveau mode qui selon un Sarkozy plus avocat que Président serait un progrès car “nous sortons de l’hypocrisie” - finit par dire oui, c’est vrai, vous avez raison, Philippe Guilhaume (ancien Président de France Télévisions) s’est fait bien virer le 18 décembre 1990 par ... François Mitterrand.
Or, à cette époque, Pujadas ne connaît pas la maison, celle de France-Télévisions, vu qu’il est reporter pour … TF1 !

Jeudi soir, nous avons assisté à la défaite du journalisme. Pas une question pertinente, encore moins qui fâche.
Pourtant, il y avait de quoi faire le boulot.
Quand par exemple, Nicolas Sarkozy dit que son objectif c’est que notre pays entre dans la crise le plus tard possible pour en ressortir le plus tôt (ça s’appelle “jouer la montre” .. Venant d’un type pété de Rolex, ça n’a rien d’étonnant ..)
Comment se fait-il qu’aucun journaliste ne lui ait fait remarquer que nous sommes déjà entrés dans la crise, sinon comment expliquer huit mois consécutifs de hausse du chômage ?

Quand aussi, le chef de l’État annonce la fin de la taxe professionnelle pour 2010, et qu'il en donne le coût : 8 milliards.
Alors qu’il s’agit en réalité de 28 milliards.
Comment se fait-il qu’aucun journaliste ne lui ait demandé d’où il sortait ce chiffre fantaisiste ?
Comment se fait-il que personne n’ait dit que cette suppression de la taxe professionnelle ne serait jamais compensée par une taxe carbone, et que donc, ce sont les collectivités locales qui en supporteraient le coût, cela induisant logiquement une augmentation drastique des impôts locaux, ce qui va d’autant plus plomber notre pouvoir d’achat ?
Comment ne pas y voir, dans cette suppression de la taxe professionnelle (qui est peut-être envisageable, voire souhaitable, mais pas en pleine tempête, bordel !) une manœuvre électorale en vue d’un deuxième mandat présidentiel.
Car QUI administre 22 régions sur 26 ?
Les socialistes !
Le Gouvernement aura toute latitude pour dire ensuite : “Voyez, ces socialistes, ils augmentent vos impôts locaux !

Pour le plaisir, je retiens ce moment, cocasse, où Sarkozy paraphrasa son ennemi, Dominique Galouzeau de Villepin quand, à propos de ceusses qui manifestaient le jeudi 29 janvier, il assura qu’il devait les entendre, puis ajouta :
Mais je dois aussi entendre ceux qui n’ont pas manifesté !
C’est exactement ce qu’avait déclaré Villepin lors des manifestations anti-CPE de mars 2005 :
J’entends ceux qui manifestent, mais j’entends aussi, ceux qui ne manifestent pas !
Que Nicolas Sarkozy reprenne le crédo d’un homme qu’il déteste, c’est d’une jouissive “cocassitude”, et ça l’est d’autant plus quand on se souvient qu’en loucedé, Sarkozy donnait raison aux … manifestants anti-CPE !
Sans doute, va savoir, est-ce pour cela qu’en toute fin d’émission, il dira :
J’ai le sens du ridicule !

Ce que je retiens, hormis le grand numéro de Boneto (Boneto rapport avec ce qu’il a mis sur la table, pléthore de pistes et/ou de propositions qui fait qu’au bout du compte, tu ne sais plus où est la carte maîtresse ..) c’est que, peu importe la crise, il faut que la France continue les réformes.
Pourquoi ?
Parce que, parait-il, Sarkozy a été élu pour ça.
Or donc, un volcan vient de s’éveiller, dégueulant sa lave sur le pays, et il va continuer, et que nous dit Sarkozy ?
Pas grave, faisons comme si de rien n’était, et continuons à bâtir.
Mais bâtir sur quoi ?
Des cendres !
C’est de l’inconscience totale.
Et c’est pourquoi, le héraut de l’immobilisme n’est pas celui que l’on te désigne.
Non, le héraut de l’immobilisme, c’est Nicolas Sarkozy.
Un homme qui ne change rien, qui reste sur son idée, qui maintient le cap, alors que tout s’écroule.

NB : Tant qu'à faire, quitte à se moquer de nous, la prochaine fois, allez-y franco : pour questionner Sarkozy, envoyez Chazal (la courtisane) et Pernaut (un type déguisé en journaliste). Et pis aussi Drucker, tiens. Vous y ajoutez un sketch de Bigard pour bidonner le blaireau, une "chanson" de Barbelivien pour vomir un peu, et clic-clac, l'affaire elle sera dans le sac. Mais là au moins, ce sera clair.

05 février 2009

L’Emission Où Nicolas Donna Raison A La Dame

Je Souhaite, Je Souhaite, Je Souhaite ...

90 minutes.

Pour une émission qui dura combien ?

7 minutes.

Quand Nicolas donna raison à la dame.

Celle qui représentait le français lambda : toi, moi, nous.

La dame du reportage.

Le premier de “Face à La Crise”, l’émission.

Il a dit, Nicolas :

Cette dame a raison !

Et quoi qu’elle a dit la dame ?

Elle a dit :

C’est pas nous qui sommes responsables de la crise, et pourtant c’est nous qui allons la payer !

Et donc, il a dit, Nicolas :

Cette dame a raison !

Voilà.

Au bout de 7 minutes, tout était dit.


[J’y reviendrai demain, vendredi, en détail, notamment sur le fait que ça ne va rien nous coûter - mais oui, mais oui ... - aussi sur le désopilant : “Le Nouvel Observateur, c’est ce journal qui disait que j’avais envoyé un SMS ?” pour évacuer le fait que ce serait, d'après le NouvelObs, des collaborateurs de l'Elysée qu'auraient filé des infos à Péan pour te ventiler l'arrogant Kouchner - tu portes plainte Bernard, sinon t'as l'air d'un con, un peu ... -  mais encore sur le fait que l'immobilisme c'est bien lui, oui, c'est Sarkozy et SURTOUT comment par des appels du pied, des yeux, des mains, Nicolas Sarkozy alertait Mâhâme Ferrari et M’sieur Pijadas – Oui, c’est asez cocasse, mais Nicolas il l’appelle Pijadas, Pujadas … – pour faire taire ou réduire le temps d’antenne d’Alain Duhamel, le seul à poser les bonnes - mais très théoriques - questions. Et d’ailleurs, ce n’est pas un hasard si Duhamel passa derrière Guy “brushing” Lagache, soit assez tard, donc quand l’audience baissait mécaniquement…]

28 janvier 2009

A François, Ne Nous Fions Pas !

Or donc, hier soir, François Fillon était l’invité du JT de France 2 présenté par David “Pyjamas” …

… Oui, Pujadas, je l’appelle “Pyjamas”, tant ce type déguisé en journaliste avec ses questions inoffensives, pour ne pas dire déférentes, me donne, direct, envie d’aller me foutre au lit …

Et donc, disais-je, hier, mercredi 27 janvier, veille de l’anniversaire de Nicolas Sarkozy – qui est vraiment gâté cette semaine vu que demain c’est sa fête avec un bien beau mouvement social dont on espère qu’il restera dans ses .. les annales – François Fillon est venu nous dire qu’il nous comprenait, que c’était normal que nous nous apprêtions à défiler, mais que tout de même, il fallait qu’on se mette dans le cassis, qu’en filant des milliards aux banques, aux constructeurs automobiles, mais jamais à nous, le Gouvernement était dans le vrai car par cette distribution effrénée d’oseille, il sauvait notre (et nos) économie(s) et donc, nos emplois.

Et, quand “Pyjamas” lui demanda s’il était possible que le Gouvernement fasse un geste si, demain, jeudi, la mobilisation était forte, François Fillon répondit :

”Le rôle du Gouvernement n’est pas de faire des gestes …”

Ah bon ?

Pourtant, il me semble que depuis le 6 mai 2007 …

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