22 septembre 2011
Et Si F. Hollande, J-M Le Pen & N. Dupont-Aignan Avaient Vu Juste ?
La Sarkozie, comme d’aucuns la nomment, est en train de vaciller.
Après le sulfureux Ziad Takieddine, deux proches, pour ne pas dire deux amis (voire deux « frères ») du président de la République viennent, coup sur coup, d’être mis en examen : Thierry Gaubert et Nicolas Bazire. La justice s’interrogeant sur le financement de la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, la fameuse de 1995, qui, l’on s’en souvient, avait copieusement déchiré la droite dite traditionnelle.
Vu comme c’est barré, on ne devrait pas tarder à (r)avoir des nouvelles du trésorier de campagne d’Edouard Balladur, un certain René Galy-Dejean. Peut-être même que seront entendus d’autres personnages-clés comme : Jean-Paul Davin, Valérie Bernis, Jean-Pierre Labro, etc.
Et bien sûr, quid de la bande des quatre, le fameux comité de campagne d’Edouard Balladur, comité constitué de : François Léotard, François Bayrou, Charles Pasqua (toujours dans les bons coups) et… Nicolas Sarkozy.
Sans oublier Edouard Balladur, lui-même.
Personne ne peut dire comment va évoluer cette « fable grotesque » dans les mois prochains. Quelle(s) incidence(s) elle aura sur la campagne présidentielle qui s’annonce. Le temps de la justice, on l’a assez rappelé lors de l’affaire DSK, n’étant pas le même que le temps du politique.
Et puis, il y a le passé, avec son lot conséquent d’affaires qui font pschitt. L’immunité que l’on brandit, qui protège. Tant et si bien que certains, au bout du compte, s’en tirent avec une relaxe.
Nonobstant, et sans préjuger de quoi que ce soit, l’ancien conseiller et porte-parole de campagne d’Edouard Balladur qu’était Nicolas Sarkozy, itou aussi son ministre (de la Communication), est dans de sales draps. En bien mauvaise posture. A ce point, qu’un énorme coup de théâtre est tout à fait possible, comme : renoncer à briguer un second mandat.
Cette éventualité, celle de la non-candidature de Nicolas Sarkozy en 2012, trois hommes politiques l’ont verbalisée. Et ce, bien avant que de Karachi l’on remontât, par rétrocommissions (confirmées en novembre 2010 par Charles Million au Juge Van Ruymbeke), au financement de la campagne d’Edouard Balladur.
Fanfaron, Jean-Marie Le Pen affirme qu’il l’a toujours dit. Mieux : qu’il est le seul à l’avoir dit. Ce qui est faux.
Le premier à avoir publiquement formulé cette hypothèse, c’est François Hollande. C'était le 18 avril 2010 dans le quotidien Le Monde daté du 19 avril 2010.
Ce qui est intéressant dans les explications fournies par Hollande, à cette époque, c’est qu’il évoque l’entourage de Nicolas Sarkozy (« ... des entourages qui ont fini par se détruire de l'intérieur.»).
Il y ajoute un parallèle entre les parcours de Giscard et Sarkozy (« Je suis frappé par l'analogie entre la fin du 'giscardisme' et celle du 'sarkozysme'. Tous les deux avaient brandi la rupture, brisé des codes, pratiqué l'ouverture »), un parallèle qui fait flores actuellement. Plus d’un an après.
Mais c’est le terme employé par François Hollande qui retient l’attention :
« Je n'exclus plus que Nicolas Sarkozy soit contraint de renoncer ».
La contrainte.
Or, ce n’est pas la crise économique qui pourrait en être une, ni un bilan, mais bien un scandale, une affaire d’Etat retentissante. Nous y sommes presque.
Hormis François Hollande, il y eut donc : Jean-Marie Le Pen.
C’est après avoir rencontré Nicolas Sarkozy à l’Elysée que le président d’honneur du Front national a fini par être convaincu que celui qui avait siphonné son électorat en 2007, ne remettrait pas le couvert en 2012. Il en fit part, lors d’une conférence au CFJ, en octobre 2010. En s’appuyant sur des confidences qui, en réalité, n’en étaient pas vraiment ; il s’agit juste d’un discours récurrent de Nicolas Sarkozy [*]. Beaucoup, en effet, ont entendu ce refrain qui se chante, grosso-modo, ainsi :
« Je suis président de la République, mais je pourrais tout aussi bien faire autre chose ».
Le Pen en aura déduit que, ma foi, il n’y tenait pas tant que ça. Depuis, il affirme qu’il a toujours dit que Nicolas Sarkozy ne se représenterait pas.
Enfin, il y a Nicolas Dupont-Aignan.
C’était sur LCI, en mars dernier :
« Je suis convaincu que Nicolas Sarkozy ne pourra pas être candidat… ne sera pas le bon candidat pour l’UMP ».
On note, là encore, la force des termes « ne pourra pas être candidat ».
Nous sommes, une nouvelle fois, dans l’hypothèse d’une contrainte.
D’autres, sous couvert d’anonymat, parfois ministres ou secrétaires d’Etat, plus souvent députés, et plus précisément de la majorité, ont évoqué, itou, une telle éventualité. Mais il s’agissait, dans la plupart des cas, d’un souhait. Alimenté par une côte de popularité et des sondages inquiétants. Ceux-là pensaient juste que Sarkozy n’était pas le meilleur candidat pour réprésenter leur camp en 2012. Ceux-là rêvaient de Fillon, de Juppé, voire de Copé. Et pensaient, surtout, à sauver leurs sièges et les privilèges qui vont avec...
Et puis, à signaler aussi, certains éditorialistes.
N’en reste pas moins que désormais, ainsi que le pronostiquèrent publiquement François Hollande, Jean-Marie Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan, un renoncement de Nicolas Sarkozy pour 2012 est tout à fait possible.
Si cela devait arriver, voilà qui nous promet, et une guerre sans merci à l’UMP, et une campagne présidentielle particulièrement pourrie. Pourrie, parce qu’après l’affaire DSK, ce scandale-là (Karachi, conjugué au financement de la campagne d’Edouard Balladur) risque fort de rebattre totalement les cartes, et bien malin qui pourrait dire celui (ou celle) qui en serait le premier bénéficiaire.
17:18 Écrit par Philippe Sage dans Sarkozysme | Lien permanent | Commentaires (50) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ziad takieddine, thierry gaubert, nicolas bazire, nicolas sarkozy, edouard balladur, charles pasqua, charles millon, rené galy-dejean, jean-paul davin, valérie bernis, jean-pierre labro, donnedieu de vabres, françois léotard, françois bayrou, fable grostesque, scandale d'etat, affaire karachi, financement de la campage d'edouard balladur, sarkozy pas candidat en 2012, sarkozy renonce à 2012, françois hollande, jean-marie le pen, nicolas dupont-aignan, sarkozy le nouveau giscard, juge renaud van ruymbeke, rétrocommissions |
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01 mars 2009
Floué, Trahi, Abandonné
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J’vois, par exemple, mon beau-frère, M’sieur, le frère d’ma femme, il a monté son affaire, carrosserie et tout le toutim, eh ben vous savez quoi, M’sieur ? .. Quand il a fallu trouver un gérant, ma femme, d’emblée elle lui a soufflé le nom de Jean-Claude ..
.. Jean-Claude, y’a pas à dire, question mécanique, il est doué, même qu’il s’en laisse pas conter, M’sieur .. Il a bien des défauts, Jean-Claude, un caractère de chien, toujours à voir la paille dans l’œil du voisin, râleur comme c’est pas pensable, tout c'que vous voulez, mais question boulot, M’sieur, c’est un cador ! ..
Ça le gênait un peu aux entournures à mon beau-frère, pensez, il aurait préféré trouver un type par lui-même, un compétent bien sûr, quelqu’un sur qui s’appuyer, quelqu’un qui s’rait pas d'la famille quoi, ou de l’entourage. Mais il a vite renoncé, M’sieur. Faut dire aussi qu’on peut rien lui refuser à ma femme.
Ah ! Ma femme ! …
Comme j’dis tout le temps, c’est le genre qu’a d'la poigne, d'la persuasion à revendre, même qu’elle est tombée d'dans quand elle était p’tite, M’sieur. Elle a ça dans le sang ..
Mais pourquoi j’vous raconte tout ça ? ..
Ah oui .. François Pérol !
Ça vous turlupine, hein, M’sieur, c’te histoire, celle d’un ex et tout frais secrétaire d’État qui prend la tête de la seconde banque de France .. Y’aurait comme anguille sous roche .. Un truc pas net ..
Mais c’est comme mon beau-frère avec son entreprise de carrosserie !
.. Non ? ..
C’qui compte, M’sieur, c’est que Pérol, il soye compétent en la matière .. Et d’après votre Président, qui l'connaît bien, puisque ça fait des lustres qu’ils travaillent ensemble, il l’est, même que ce s'rait le meilleur ! …
Alors ?
.. Où est le problème, M’sieur ? …
Vous pensez, peut-être que votre Président aurait comme de l’intérêt à nommer un de ses proches à la tête du second consortium bancaire français ? …
Mais lequel, M’sieur ?
J’vais vous faire un aveu ...
20:19 Écrit par Philippe Sage dans Sarkozysme | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, françois pérol, jean-charles marchiani, charles pasqua, conflit d'interêt, commission de déontologie, république irréprochable |
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24 décembre 2008
La République Des Pieds Nickelés
"Quelle logique y aurait-il à ne pas amnistier les contraventions et à gracier les délinquants ? Ou faut-il admettre que la justification de la grâce présidentielle soit de vider les prisons qui sont surpeuplées ?"
[Nicolas Sarkozy - 8 Juillet 2007]
Non mais qu’est-ce que tu croyais ?
Qu’avec mes gros sabots d’infâme gauchiste j’allais te remixer le Nicolas qui, sans faire ni une, ni deux, vient de dézinguer sa prétendue "République irréprochable" en accordant de son propre chef, une grâce, certes partielle, à cet escroc notoire qu’est Jean-Charles Marchiani alors que dans le même temps, Julien Coupat et sa compagne, plus corréziens que terroristes, vont passer Noël au trou ?
Et la trêve des confiseurs, t’en fais quoi, mon ami ?
Eh oui, j’ai beau être malpoli, malappris et malfaisant, je n’en respecte pas moins les traditions païennes de cette planète où l’on te pilonne à tirelarigot la Bande de Gaza.
Et puis, tu sais, l’avait pas l’choix Nicolas. Fallait bien qu’il rende un p’tit service à son Vito Corleone à lui, le parrain d’honneur de Neuilly-sur-Seine, Don Charles Pasqua.
C’est qu’il a des dossiers épais “ça comme” sur les joyeux drilles des Hauts-de-Seine, M’sieur Charles !
Pour faire court, c’était Marchiani ou je te “Julien Dray-ise” toute cette bande de rigolos, de Patrick à Nicolas, en passant par Dédé-la-Sardine.
Et d’ailleurs, puisqu’on en cause du père Julien, tu vois combien ça coûte d’avoir soutenu la Marie-Ségolène ?
Cher.
Il va manger chaud, Julien Dray, c’est moi qui te le dis.
Parce que vois-tu, les flingueurs du PS (Aubry et Cie) sont comme ceusses de l’UMP et de Monsieur Charles, font pas dans la dentelle et te foulent aux pieds la sacro-sainte trêve des confiseurs.
Pour eux, y’a pas de répit !
Toute l’année, le slogan reste le même : “Nique- les !”
Donc non, je ne vais pas me joindre au concert, dès fois que ça finirait pas lasser, non, comme chaque année, pour Noël, je fais voeu de chasteté républicaine, et te propose de rigoler ta race avec un détournement de couvertures, certes moins drôle que les “Martine” mais fort à propos au regard de ces foulages de pieds et de ces “Nique-les”.
Sans aucune humilité, voici donc mes croquignolesques créations, et si le coeur t’en dit, mon Ribouldingue, tu peux en faire de même, réveiller le Filochard qui sommeille en toi sur le site des irréprochables Pieds Nickelés ……
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Et avec tout ça, joyeux Noël, mon gueux !
12:52 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous ! | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : les pieds nickelés, nicolas sarkozy, jean-charles marchiani, charles pasqua, andré santini, julien dray, détournement |
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