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30 décembre 2009

Chapeau L'Artiste ! Bravo, M'sieur Sarkozy !

Le Roi.jpgAh oui, bien sûr, la taxe carbone, la fameuse, zigouillée par le Conseil constitutionnel, le Debré, allez hop ! prends-toi ça dans les dents, et si en plus, ça pouvait te les gâcher, tes vacances, les marocaines, et ta fin d’année par dessus le marché, celui qui reprend poil, ce serait toujours ça de gagné !
Ah, comme ça y va, n’est-ce pas, de sa petite satisfaction, comme ça fait le coq, le fiérot, comme ça s’attribue, sans vergogne aucune, la victoire. Mais quelle victoire ?
Des victoires comme ça, au rabiot, par défaut, c’est pas la gloire, mais faut croire que c’est tout ce qui leur reste à becqueter, bien peu à se contenter. C’est foutue misère, moi j’dis ! Vaudrait mieux, pas trop la ramener. Profil bas. Parce que, au fond, et tout bien pesé, taxe carbone ou pas, le petit Roi, le Sarko, il est là, toujours, bel et bien, et c’est pas demain qu’il va la lâcher, l’affaire.

Oui, au fond, et tout bien pesé, il faut, de bonne ou mauvaise grâce, et alors, quelle importance ! lui reconnaître du talent, à cet homme-là ! Du génie même ! Faut-il en avoir pour réduire à rien, et en deux temps, trois mouvements, toute forme d’opposition. Au néant, l’opposition ! Bernique, l’opposition ! Laminée, comme jamais. Du grand art ! Un chef-d’œuvre véritable ! Il a quadrillé le secteur, le bonhomme ! Tout bouclé ! Et c’est grand modèle. Les Aubry, les Buffet, les Besancenot, c’est bien simple, peuvent plus respirer, cuisinés qu’ils sont, à l’étouffée, travaillés jusqu’à la moelle, valdingués, brinquebalés, à ce point qu’ils nous paraissent fadasses, dépassés, à côté, définitivement largués. Pourtant, c’est pas la place qui manquait. Ah ça ! Y’avait même comme un boulevard, énorme, une crise, une vraie, une majuscule, celle qui t’envoie le populo pointer en masse chez chomdu, une crise de compétition, du genre “sans précédent” comme ânonnent les perroquets accrédités, hommes-tronc du jité et autres gougnafiers, télégraphistes de l’AFP et tout ce sacro-saint merdier ! Une crise providence qui jadis t’aurait fait tanguer le premier gouvernement venu, dès la première mesure à la noix, l’impopulaire, la discriminante, dès le premier bouclier fiscal voté, et ton dimanche sacrifié, mais non ! Des incapables, voilà ce qu’ils sont ! Infoutus de prendre la balle au bond. Même le Mélenchon ! Il pérore, et alors ? Et l’autre, qu’a maquillé sa LCR en NPA, comme si d’un coup, l’avait honte d’être révolutionnaire, honte du communisme, où qu’il est ? Avec son porte-voix ? Balayé, voilà ce qu’il est ! A la baille, comme les autres ! Comme ces pitoyables socialistes, ce parti de bourgeois, oui, de bourgeois, et jusqu’à la gueule, vendu au libéralisme ! ... Quoi encore ? Bayrou ? Laissez-moi donc en rire ! Et copieux ! Quant aux Verts, est-il vraiment utile d’en dire quoi que ce soit ? Et j’te parle même pas des syndicats ! Ah les saligauds ! Comme ils ont retourné, et fissa, leur veste, comme ils lui font des ronds de jambes, à sa majesté, faut dire qu’à 8% de syndiqués, tu fais moins le mariole avec un type pareil. Z’ont beau dire et beau faire, se gausser, pourtant, c’est que vérité : aujourd’hui, mon poteau, quand y’a grève, plus personne s’en aperçoit. Normal ! C’est que de la petite grève, de la timide, à la petite semaine, chacun dans son petit coin, à l’égoïsme ; qu’est-ce que tu veux faire avec ça ? Après, viens pas chialer que ça se suicide ici ou . Si ça se suicide, c’est que quelque part, mon syndicat, t’as failli. Le boulot, tu l’as pas fait. Et puis c’est tout ! T’es out. Aucune excuse. Rien. C’est minable. Et ne viens pas, non plus, me dire, que les gars, ils veulent pas, que c’est pas une sinécure que de les rameuter, les faire bouger. A d’autres ! La grève, camarade, j’ai donné. Vrai, c’est pas de la tarte. Faut œuvrer. Et pas qu’un peu. Sinon, ça se barre. Ca se délite, en moins de deux. Ceusses qui ne l’ont jamais connue, la grève, ils bavent n’importe quoi, des teigneux, des mauvais coucheurs, toujours à râler, mais vois-tu, c’est eux, aujourd’hui, les vainqueurs. Eux qu’ont jamais rien fait de leur vie, ou pas grand chose, serviles, couchés, à dire toujours oui, merci monsieur, mais bien sûr monsieur, je vous en prie monsieur, et ça te palpe l’oseille, la mensuelle, sans moufter en reluquant à l’envi les acquis sociaux du voisin.

Oui, même si ça fait mal, et jusqu’aux chicots, l’année s’achevant, faut le dire, pas faire son bégueule, sa mijaurée, mais l’homme, celui qu’on dit du Château, l’a bien du talent. Et tu peux l’accuser de tous les maux, de pétainisme rampant même, il n’en a cure. C’est lui le boss. Lui et lui seul. Les autres, les Bertrand, Copé, Lefebvre, c’est de la roupie de sansonnet. Du menu fretin. Ca amuse la galerie, et puis c’est tout. Et le reste du reste, c’est ahurissant de bêtise ou de vulgarité. De mesquinerie ou de bassesses. C’est de la Morano. De l’Estrosi. Du gratiné comme jamais. L’inculture au sommet. Quant au Besson, c’est le ponpon ! Là, j’avoue, cet homme-là, qu’on le prenne de l’amont ou de l’aval, c’est kif-kif ! C’est du félon cousu main. Du traître de catégorie une. Il faudra bien, un jour, au temps des comptes, se souvenir que le zigue, il a quitté un navire en pleine guerre, il a déserté son camp pour lui cracher dessus le semaine suivante. Y’a rien à faire, tu peux torcher l’affaire dans le sens que tu veux, c’est inqualifiable. Ca inspire le dégout. Pas un centigramme d’honneur. Pas un sou de dignité. Rien ! Et ça viendrait couiner, de surcroit, et en justice s’il vous plait, parce qu’on lui trouverait de la détestation ? Jusqu’au bout de l’âme, il est rongé, le malfrin !
Des branquignoles, te dis-je, et à desseins ! C’est que le bonhomme, le Sarko, il a assez morflé pour savoir comment s’entourer ! Surtout pas de cadors, ça pourrait lui causer tort. Que de l’incompétence. De la Bachelot ou de la Fadela Amara. Ou du transparent comme le Morin ou le Darcos. Du tape-à-l’œil, du m’as-tu-vu comme le Kouchner. Du bon chien-chien comme le Hirsch. Du risible comme le Woerth, la Pécresse ou le Wauquiez. De la fausse rebelle, comme la Rama Yade. Tout à l’avenant ! Exception faite, de Lagarde, quoiqu’on en dise. Et, bien sûr, toujours, un homme de main, un homme sûr, un œil de Moscou pour surveiller tout ce petit, petit monde : Brice Hortefeux.
Et voilà, le tour est joué ! Tout est ficelé ! Verrouillé ! Et pas qu’un peu !
Fillon ? … Comment ? … J’aurais oublié Fillon ? … Etes-vous sûr ? … Ne serait-ce pas plutôt Fillon, lui-même, qui s’est oublié ? ..
Ah, la belle équipe que vl’à ! Ah, les baltringues magnifiques ! Juste bon à se trémousser, ridicules pantins, et jusqu’au pathétique, dans un clip terrifiant de conneries.

Oui, il faut le dire : bravo l’artiste ! Bravo m'sieur Sarkozy ! N’en déplaise au peuple numérique de la Sarkofrance !
Ah Sarkofrance ! Mais quelle ténacité ! Vrai, ça force le respect. Tous les jours, et pas un manquant, trouver des poux au Sarko, c’est de l’ordre de la performance. Ca mérite décoration. Et compassion. Parce que le luron, il est bon pour huit années supplémentaires. C’est plus une mission, c’est du Fleury, du Fresnes, c’est de la prison ferme. Qu’il s’impose à lui-même.
Sarko, c’est pas ma tasse de thé, ses idées, sa vision de la France, son identité nationale, ses devoirs qu’il accole aux droits, ceux dont l’homme hérite de fait, ainsi qu’il est inscrit dans notre Constitution, sa France d’Après qui sent la vidéosurveillance et les clochers, ça me fait pas bander. Mais de là à lui tomber sur la paletot chaque jour laïc que Dieu fait, non ! J’en suis marri, la Sarkofrance, vraiment, mais ce n’est pas de la sorte qu’il faut (le) combattre. C’est perdu d’avance ! C’est nourrir la défaite !
Combattre un homme c’est aussi savoir reconnaître ses qualités. Sans cela, point de salut !

Alors oui, bravo monsieur ! Bravo pour ce grand numéro ! Qui débute en 2004. Lorsque vous prîtes le parti de votre meilleur ennemi. Celui destiné au Juppé. C’est là que tout commence. A toute berzingue. C’est à partir de là, que vous mettez l’affaire en branle. Avec un objectif : tous les niquer ! A droite, comme à gauche. Il n’y aura que vous. Vous, et vous seul ! Les autres, à la soupe, à la ramasse ou à la dérive ! Tous retournés. Comme des flans. Après, c’est que du velours. Et vas-y que je te fais tout passer ! Lois comme décrets. Couvre-feu. Fichiers. Peines planchers. Et vas-y que je jacte comme le peuple, avec les mêmes mots, les mêmes arrière-pensées ! Même les moins ragoutantes. Et vas-y que je te chante de beaux couplets, contes et fééries pour nigauds, comme la moralisation du capitalisme. La disparition des paradis fiscaux. Et nous sortirons de la crise plus forts que nous y sommes entrés. Que des fadaises ! De l’attrape-bourrique. Mais joliment envoyées. Rudement assénées. Quant à la crise économique ? Contournée … Quoi ? Par le H1N1 ? Non ! Par une autre crise ! Une crise identitaire. Nous, français, nous souffririons d’une crise d’identité ! Nationale ! Nous ne le savions pas, mais puisque vous le dites, ma foi, c’est que ce doit être vrai ! La preuve, ça marche ! Et du tonnerre ! Oh, c’est pas d’un grand niveau, mais ça vous est égal. Ce qui importe, c’est gagner du temps ! Dans l’art du jouer la montre, vous êtes champion ! Après tout, de la crise économique, nous finirons bien par sortir, mécaniquement s’entend ! Alors, en attendant, masquons les souffrances, la précarité insupportable, le désarroi avec une crise identitaire ! Ah, comme c’est finement joué ! C’est de la belle ouvrage ! Vous touchez juste ! Le point sensible, comme toujours ! Vous appuyez là où ça fait mal. Et si y’a dommage collatéral, ici le musulman, vous jouez les pompiers. Mais pour combien de temps ? Car à vrai dire, c’est mal embarqué votre bastringue. Vous pouvez bien pleurnicher que certaines comparaisons vous font peine, il n’en reste pas moins que ça vire à la curée. Quand on désigne au peuple ce qui serait le “bon musulman” (quand ce n’est pas le “bon arabe”), comment voulez-vous qu’on n’en soit pas effrayé ? C’est que, oui, comment le nier, ça refoule du bec, ça rappelle une certaine France, voyez-vous ! La vichyste ! A ce train-là, monsieur, et il est d’enfer, il est de carnage, à quand, au Grand Palais, une exposition du “bon musulman”, dessins à l’appui ?
A trop faire diversion, à trop jouer la montre, elle risque fort de vous péter à la gueule. Et salement.

Nonobstant, ce point plus que fâcheux, infiniment périlleux pour notre nation, et dont vous porterez l’entière responsabilité, vous avez réussi l’impensable : 
Désosser l’opposition et pour longtemps !
Assujettir votre cour jusqu’au ridicule !
Mais aussi, affadir tout un peuple ! Le congeler, le liquéfier, le ratatiner par la peur. Celle de l’autre. Vous avez poussé le curseur, celui de la peur, comme jamais, avant vous, quiconque n’avait osé le faire. Vous avez compris qu’il est là, le moteur. C’est idiot, non, le peuple ? Et dire que c’est à lui, ce trouillard, enfant pourtant de la Révolution et des Lumières, qu’on a refilé le suffrage universel ! De la confiture à des cochons ! Pourquoi n’en profiteriez-vous pas, après tout ? .. Même si c’est la France qui doit en pâtir.
Ce n’est pas en Terminale S, n’est-ce pas, qu’on l’étudiera cette histoire. Celle qui vit tout un pays accepter de voir unes à unes, ses libertés, celles que l’on qualifie d’individuelles, tomber. Sous la Loi. Votre joug. Celle qui vit tout un peuple renoncer, sans mots dire, au plus sacré, au nom d’une illusion, sa sécurité. C’est ça, l’Histoire que vous êtes en train de nous tricoter. Et c’est parce que ça me paraissait impossible, parce que jamais je n’aurais cru que ce peuple puisse renoncer à son bien le plus précieux, et aussi vite, sans même manifester (ou alors sur Facebook, par le biais de groupes, c’est vous dire si nous sommes tombés bien bas) que je vous dis : Bravo !

Je vous le dis avec cynisme, tristesse et désolation.


Un jour, il y a bientôt deux ans, je bourlinguais sur le Net et tombais sur un blog. Un de ceux qui savent se tenir. Un de ceux que jamais la peur ne bouffera. Une merveille. Un auteur. Bénédicte Desforges.
Sur ce blog, tout en haut, il était (et il est toujours) inscrit ceci :

Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une, ni l’autre” [Thomas Jefferson]

C’est fait.

22 septembre 2008

C'Est Maman Qui Va Être Contente !

Demain, Le Carnage

Maman, elle nous disait toujours à ma soeur et moi, que nous n'avions surtout pas à nous plaindre, parce que nous, les jeunes, on n'avait pas connu la guerre !
Alors, du haut de nos 5 et 7 ans, on lui répondait à maman que ben tant mieux ! Parce que la guerre, c'est moche, que ça fait pleurer les femmes et que ça tue des tas de gens, bref qu'on était vachement contents, de ne pas la connaître, la guerre.
Ma pauvre mère, elle haussait les épaules, et, faisant fi de nos protestations, nous servait des salsifis, même que c'était à cause d'eux, les salsifis, qu'on se plaignait ma petite soeur et moi, qu'on aurait préféré des frites ou des coquillettes.
Alors maman, elle nous disait que si c'était la guerre, eh ben nous serions bien heureux, croyez-moi les enfants, d'en manger des salsifis, qu'en temps de guerre on ne mange pas ce qu'on veut mais ce qu'on trouve et que c'est rarement des frites ou des coquillettes.

- Ouais mais c'est pas la guerre, là, maman, je lui faisais remarquer. C'est mai 68 !

Ma mère, elle soupirait, me rappelait pour la énième fois qu'on ne disait pas "ouais" mais "oui", mais comment on t'a élevé à la fin ? Qu'elle aimerait bien savoir ce qui se passe dans mon école pour que je profère des âneries à longueur de journées, que décidément tout se perd, les valeurs comme le respect, notamment celui des anciens, et que, bon sang de bonsoir, ce qu'il nous fallait à nous les jeunes, ce serait, oui, une bonne guerre ! Que ça nous remettrait les idées en place et pas qu'un peu !
Puis, elle ajoutait trois ou quatre immondes salsifis dans mon assiette et nous assurait que la guerre, ça n'a pas que des mauvais côtés, que par exemple, ça réglerait le problème du chômage parce que, ensuite, quand la guerre serait finie, eh bien il faudrait tout reconstruire, que ça donnerait du boulot à tout le monde et pour un sacré bout de temps.

Faut dire que ma mère elle l'a connue la guerre, vu qu'elle est née après le Krach de 1929, plus précisément en 1933, quand Franklin Delano Roosevelt pour sauver les banques et pas les pauvres, il a décidé d'une nouvelle politique qu'il a nommé le "New Deal" pendant qu'en Allemagne un petit moustachu, par les urnes arrivait au pouvoir et s'apprêtait à mettre l'Europe à feu et à sang, même que les américains ils ont mis cinq ans à réagir, cinq interminables années avant de venir nous libérer, mais c'était pas à cause du petit moustachu, mais des Russes - une bande de communistes de catégorie une menaçant copieusement l'empire capitaliste - ces Russes qui, aux yeux des américains, commençaient à prendre un peu trop d'importance dans cette guerre, à croire que, si les Russes ils n'avaient pas existé, ben les américains, ils seraient restés chez eux nous laissant crever la bouche ouverte ou pire, faire allemand première langue tout le restant de notre vie.

C'est peut-être pour cela, et les conflits qui suivirent, l'Indochine, l'Algérie, que ma mère, elle en parlait souvent de la guerre.
Lui trouvait des vertus.

Pourtant, à Oran, elle a vu de ses yeux vu ce que ça faisait la guerre sur le corps humain ; elle a vu l'horreur, maman ; un cinéma exploser et dégueuler des bras et des jambes, des membres déchiquetés dont on n'arrivait même pas à savoir à qui ils appartenaient !
Faut croire ça ne l'a pas dégoutée pour autant, maman, alors que Adrian Cronauer dans "Good Morning Vietnam" si, lui ça l'a marqué à vie, quand il a vu la même chose, à la seule différence que c'était un restaurant au Vietnam.
Mais bon, c'est un film, et ma mère elle disait que les films c'est n'importe quoi, que la guerre c'est pas du cinéma, pas de la rigolade, même si elle riait tout ce qu'elle savait quand la télévision diffusait "La Grande Vadrouille", le film où on ne parle jamais de Pétain, des milices et de la collaboration.

C'est à elle, donc, ma mère, que je pensais l'autre semaine, et hier aussi, lorsque je me penchais sur les nouvelles du Monde où l'on évoquait, tiens donc ! Le Krach de 1929, rapport à la noyade de Lehman Brothers (bien moins drôle que les Marx Brothers) que c'était la même histoire, kif-kif bourricot quoi ! Grosso-modo un système bancaire qui fait ce qu'il veut avec ses cheveux, prend ton blé pour spéculer et te pisse à la raie.
Sauf que cette fois, les américains du gouvernement ils n'ont pas attendu quatre ans comme en 1929 pour prendre des mesures, ils ont fait les gros yeux et la morale libérale aux établissement bancaires et ensuite, ils leur ont prêté des centaines et des centaines de milliards de dollars en leur faisant jurer-cracher qu'ils n'avaient pas intérêt à recommencer leurs conneries sinon ça allait barder pour leur matricule, même que je me suis dit ça alors ! Nous vivons sur une planète bien étrange, une planète où quand les banques sont malades, on leur file tout plein de pognon, alors que quand ce sont les pauvres qu'agonisent, non.

Nous vivons sur une planète où l'on sauve les banques, pas les pauvres.
Par exemple : la Louisiane.

Je pensais surtout que dix ans après le Krach de 1929 - que l'on compare donc à la faillite actuelle mais en pire - c'était la Guerre Mondiale et qu'ensuite, je veux dire une fois la guerre finie avec son cortège immense de morts et pour certains abrutis, de détails de l'Histoire, l'économie s'en portait mieux, voire mieux que jamais.

C'est d'ailleurs ce qu'il disait hier, dimanche, dans l'émission "Ripostes", le Monsieur qu'a une tête d'oiseau et qui est super intelligent.

Le Monsieur qui s'appelle Jacques Attali et qu'avait, en décembre 2006, senti le Krach actuel venir.

Avec un air de chien battu, il tentait de faire comprendre à nous autres les gueux et à Serge Moati - tu sais le Monsieur à lunettes pas possibles qui présente "Ripostes" sur France 5 en remuant tous ses bras et en parlant comme un acteur de théâtre qu'il n'est pas - Monsieur Attali disait que, il y avait des tas de similitudes entre 1929 et aujourd'hui, qu'il craignait fort qu'une des possibilités pour sortir de cette guerre économique sans merci, ni pitié, ni merde, c'était la guerre, mais la vraie, la moche qui fait pleurer les femmes et qui tue des tas de gens.
Qu'on pouvait encore l'éviter, cela dit, la guerre, à condition de ne pas faire entrer l'Ukraine et surtout la Georgie dans l'Otan, que si on le faisait, ça allait salement énerver les Russes, et pas que les Russes, mais que, malheureusement, disait Monsieur Attali, il semblerait que ce serait quand même le cas ; en décembre prochain, a-t-il précisé tristement.
Et peu importe que ce soit Obama ou McCain le nouveau chef de la police mondiale !
De toutes les façons, ce sera McCain, il a dit Attali, et donc adieu, veaux, vaches, cochons et tout ce qui s'en suit.

Moi, je le sais depuis longtemps que nous courons à la catastrophe, avachis, endormis, chloroformés que nous sommes par ce redoutable instrument (de propagande) censé divertir le peuple qu'est cette salope de pute : la télévision ; sauf que, ce qui nous pend au nez, je n'appelle pas ça la guerre, mais le Carnage, même que ça énerve considérablement tous mes amis quand je prononce ce mot de Carnage, mais désolé, je n'en vois pas d'autre.

C'est sûr que, le Carnage, ça ne va pas arranger cette histoire de réchauffement climatique, tu penses ! Balarguer des bombes thermonucléaires à tire-larigot ça va te le dérégler définitivement le climat et créer de nouvelles maladies bien dégueulasses ! Mais en même temps, ça fera turbiner l'industrie pharmaceutique, celle qui te pique ton blé et te pisse à la raie comme les établissements bancaires d'investissements !
Sans oublier que ma mère, elle te dirait que ça réglerait une bonne fois pour toute le problème Nord-Sud, vu que c'est le Sud qui va s'en prendre plein le groin, tant et si bien, qu'il n'y en aura plus, de Sud.
Donc, plus de pauvres.
Ben oui, vu que les autres de pauvres, ceux du Nord, ils seront morts à la guerre, partant du fait que le Riche est exempté de conflit.
Autant faire d'une pierre deux coups, non ?

Bon c'est sûr qu'il ne restera plus grand monde après cette Troisième Guerre Mondiale, ce Carnage indescriptible, mais comme maman dit, après y'aura du travail pour tout le monde, voire trop vu qu'on ne sera plus très très nombreux sur cette putain de Terre.
Et fort mal en point, de surcroît.

Sincèrement, j'espère qu'elle l'a vu, Monsieur Attali, Maman, hier, à "Ripostes" !
Tant elle a dû être contente d'apprendre qu'enfin son voeu allait être exaucé, que nous allions connaître une bonne petite guerre de derrière les fagots, nous les jeunes cons.
Que nous allions enfin en manger des salsifis et sans se plaindre, des salsifis par la racine, que ça nous y ferait les pieds et le reste, qu'on ferait un peu moins les malins.

Ouais, c'est maman qui va être contente, je me suis dit.

Même si, pour être franc, et totalement incorrect, je m'en fous, moi, que ce soit la guerre bientôt, la bien moche qui fait pleurer les femmes et tue des innocents.

Parce que je le savais déjà, qu'un jour, y'aurait le Carnage tellement on est trop des cons abrutis de télévision !


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