16 octobre 2011
Allo Maman Bobos, Ou : Les Indignés
Or donc, c’était la première « journée planétaire » des Indignés, n’est-ce pas …
Comment dire ?
Oh, c’est délicat, voyez. C’est que, je m’en voudrais de déranger. De dénoter. Vulgairement : de faire chier.
Mais tout de même. Ca me chatouille, gratouille, depuis le début de cet étrange « mouvement ».
Tous ces gens assis. Sagement. Je dois dire que ça m’impressionne. Non, vraiment. Je suis ébouriffé. Sur le cul.
Je m’étonne juste que Pierre Arditi n’en fut toujours pas. Il y serait, je crois, comme un poisson dans l’eau. Nickel.
Nonobstant, et ironie mise à part, venons-en au fait : ces Indignés, les avez-vous vus ?
Je veux dire, leur(s) profil(s). Qu’on nomme, communément : le statut social.
Avez-vous l’impression, par exemple, qu’il s’agit, là, de gens qui souffrent, qu’en bavent des ronds de chapeau ?
De gens dans la plus grande des détresses, complètement broyés par le « système » ?
De gens sur qui l’injustice saloparde, et ô combien capitaliste, aurait vidé de leur home, de leur taf, de leur sang même ?
De ceux que Claire Chazal, avec son air pincé du XVIème, appelle pudiquement :
« les plus démunis ».
Oh bien sûr, l’on pourrait émettre cette terrifiante hypothèse :
Comme les médias sont LE système, qu’ils y participent, qu’ils sont laquais-complices jusqu’au trognon, alors ces chiens galeux de journalistes se feraient, chère M'dame Dugenou, un sale plaisir de nous montrer, dans nos écrans plats, QUE des Indignés (assez) propres sur eux, que l’on dirait sortis de quartiers aisés, ou approchant ; bref, de périmètres relativement épargnés par cette putain de crise ; et nous cacheraient donc, les enfoirés de leur mère nantis de leur carte de presse, et délibérément (je veux dire : dans l’unique but de discréditer ce « mouvement ») les souffreteux, les exclus, les prolos vociférant.
En d’autres termes, les véritables victimes du monde de la finance, des marchés, du néolibéralisme et tutti.
Cela, vous le savez, se nommerait : complot.
Sauf que, pour qui aurait eu l’extravagante audace d’aller constater sur place (ou Puerta Del Sol, pour plus d’exotisme) que nenni !
Pas l’ombre de la queue d’un complot.
Du tout.
A bien y regarder, en ce « mouvement », Indignés, point d’ouvriers, de prolos, de chômeurs (ou alors deux ou trois), d’exclus, de virés, de délocalisés, de pauvres, et même de classes populaires. Comme on le constate, chaque jour que Hessel fait, sur nos écrans rapla-plats.
Pas la queue d’un vrai estourbi par ladite crise, les méchants banquiers, l’écrasant système.
En un mot, comme en cent : que des individus vivant pas si mal que ça. Or donc, qui ne connaissent pas (vraiment) la crise. Qui l’ont pas éprouvée. D’un gramme TTC. Rien.
Alors, je sais.
L’on me dira, mais vous faites chier à la fin, ce n’est pas parce que la crise, on la vit pas, pas vraiment, qu’on n’a pas le droit (et le devoir) de s’Indigner, sans compter, qu’avec nous, ou grâce à nous, demain, prolos, chômeurs, exclus, classes populaires, etc., vous verrez, nous rejoindrons. Ou, au minimum, nous soutiendrons. Moralement.
C’est pour eux, Monsieur-le-donneur-de-leçons, qu’on s’Indigne. C’est pour eux, qu’on se bat. C’est pour eux, qu’on « tralala ».
Nous sommes, itou, les 99%. Le contesteriez-vous, oh-là-là, oh-là-là ?
J’entends.
Mais, quitte à être vraiment très chiant, voyez, je n’y crois pas une microseconde.
Vos manifestations, sages, propres, dites Indignés (alors que c’est Révoltés qu’il conviendrait d’être) sont celles, je le maintiens, des quartiers épargnés. Celles des confortables. Celles des « Allo Maman Bobos ». Ni plus, ni moins.
Il est pas loin, le Café de Flore, mon Indigné.
Et d’ailleurs, je ne vois pas, chez vous autres, Indignés, le début d’un représentant de ces quartiers dits « sensibles ». Les Abandonnés de la République. Ils n’y sont pas. Curieux, non …
En vérité, vous distrayez.
Vous distrayez (et amusez) les politiques, les banquiers, les marchés, et tout ce merdier qui s’en bat les couilles de votre Indignation polie. Certains ne manqueront pas, nonobstant, de vous récupérer, fissa. Et vous opinerez. Recta.
La seule voie : c’est la Révolte. Le Feu !
Avec tous les exclus, les prolos, les chômeurs...
Tant que vous ne les intégrerez pas, vous passerez au minimum pour de gentils organisateurs, au max, pour une bande de Charlots.
La misère, vous ne savez pas ce que c’est. Sinon, croyez-moi, ça se verrait. Même sur un écran putassier.
Les morts de faim, les désespérés, on les reconnaît de loin.
Y’en a même qui s’immole(nt).
Mais de ceux-là, le monde Indigné s’en fout.
N’est-ce pas ?
00:17 Écrit par Philippe Sage dans Je M'Excuse Mais Merde !, Politiquement Très Incorrect | Lien permanent | Commentaires (133) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : les indignés, la journée planétaire des indignés, le mouvement des indignés, stéphane hessel, puerta del sol, où sont les prolos, ouvriers, classes populaires, chômeurs, crise financière, banques, finance, nous sommes les 99%, révoltez-vous, l'indignation confortable, allo maman bobo, le mouvement bobo est en marche, les indignés assis, la fausse révolte, prenez-nous pour des cons |
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09 mars 2009
Or Donc, La France Est Un Pays De ….
![]()
Avant de répondre à cette effrayante question, il me semble d’utilité publique de rappeler que s’il y a un type dans cette foutue blogosphère qui croit malin en ces temps de “crise-dont-nous-sortirons-plus-forts-que-nous-y-sommes-en...” de donner constamment dans le mauvais esprit, la dérision au carré et la “déclinitude” à tout-va, c’est bien moi.
Bien évidemment, ma pov' mère qui s’est saignée aux quatre veines pour que je devienne ingénieur des ponts-et-chaussées ou cadre supérieur encravaté dans une entreprise leader sur le marché, ne le sait point.
Je veux bien être un sale con, mais y’a comme qui dirait des limites.
Or donc, la France est un pays de quoi ?
Vu de ma fenêtre, j’aurais dit de pharmaciens, tant elles pullulent à chaque coin de rue, ces échoppes où, va savoir pourquoi, pour attirer le chaland, on place en devanture une fesse, une cuisse ou une redoutable paire de seins en photos. Et géantes si possible.
Mais non.
Alors quoi ?
La France serait un pays de quoi ?
De fonctionnaires ?
D’artisans ?
De mousquetaires ?
De fainéants ?
Non plus.
Non, car si tu as bien suivi le déroulé de l’affaire, celle qui nous préoccupe au plus haut point, et qui, curieusement n’est pas la suppression du juge d’instruction (alors qu’il y aurait là, matière à s’interroger, voire à s’insurger !) ni l’interdiction de ce que l’on nomme “Open Bar” (dans quoi va-t-on noyer son chagrin et son licenciement sec, entre amis consentants, désormais, alors que c’est nous, les gueux, qui trinquent ?) mais la "crise-qui-vient-d’ailleurs", tu auras noté que l’Etat (c’est-à-dire : les manants que nous sommes ...) via son Chef suprême nous aura expliqué que notre économie étant en danger, il convenait de la sauver.
Ensuite de quoi, il faudrait refonder (et moraliser, si nécessaire, mais surtout s’il reste un peu de temps et que d’aucuns s’en souviennent) le Capitalisme.
Or donc, je repose la question : La France est un pays de … ?
Eh bien oui, et ça fait froid dans le dos : un pays de banquiers et de constructeurs automobiles.
Rien d’autre que cela.
Ainsi donc, une économie de type Capitaliste, une économie férocement Libérale, ne tiendrait que par ces deux piliers-là :
Les banques et l’automobile.
Si ça n’était point le cas, alors pourquoi les sauver eux ?
Oh je sais, le plan de relance est plus étoffé, mais entre nous, à côté des banques et de l’automobile, ça n’est que peccadilles !
Les banques, l’automobile et leurs esclaves satellites, c’est donc cela le cœur du système économique (mondial) ?
C’est ainsi qu’il fonctionne ?
Sans ces deux piliers-là, il s’écroulerait donc, ce système ?
Ca ne tiendrait qu’à cela ?
Tu sais quoi ?
Je serais révolutionnaire, je le noterai.
En rouge, il va de soi.
[Quand je te disais que j'étais un sale con ..]
22:05 Écrit par Philippe Sage dans Crise Financière, Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : plan de relance, crise financière, capitalisme, libéralisme, banques, automobile |
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28 octobre 2008
Piqûre De Rappel Après Tous Ces Milliards Miraculeusement Trouvés Pour Sauver [Plutôt Que De Moraliser] Un Système Économique [Ultra] Libéral
Nicolas Sarkozy, Conférence De Presse Du Mardi 8 Janvier 2008.
Le chef de l'Etat répond à une question de Christine Clerc portant sur le pouvoir d'achat, première attente des français d'après cette journaliste se qualifiant d'indépendante.
"S'agissant du pouvoir d'achat, qu'est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ? Ou que je donne des ordres à des entreprises à qui je n'ai pas à donner d'ordre ? Si c'est ça votre conception de la politique, mais on se trompe ! On parle pas de la même chose !"
Sans commentaire.
Ou alors si..
Mais un seul.
Et en image.
A la réflexion, Nicolas Sarkozy, je le préfère comme ça [Chef-d'oeuvre d'Art Moderne réalisé par les p'tits gars de Systaime] :
18:07 Écrit par Philippe Sage dans Mauvaise Foi, Prenez-Nous Pour Des Cons !, Sarkozysme | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, caisses vides, pouvoir d'achat, banques, entreprises, medef, promesses |
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13 octobre 2008
La Crise En Une Chanson
14:40 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise financière, banques, telephone, argent trop cher |
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04 octobre 2008
Où Qu'Il Est Notre Pognon ?
Or donc, badaboum, c'est la crise financière, la récession avant la dépression, adieu Pierrette et le pot au lait, les belles promesses de campagne, tel que, par exemple, au hasard, le "plein emploi" pour l'an 2012.
Si tu me le permets, j'aimerais m'arrêter sur le dernier terme, celui de "plein emploi".
Vu de ma fenêtre, le "plein emploi" - et tu vas voir comme c'est d'une impitoyable logique - c'est zéro chômeur.
"Plein emploi", pour moi, ça veut dire que tout le monde il a du boulot.
Ben non.
C'est pas ça, en fait.
Le "plein emploi" c'est 5% de chômeurs .. de demandeurs d'emploi, pardon ! - c'est plus positivement chic que chômeurs, tu comprends ! C'est comme de dire "les plus démunis" plutôt que de dire "les pauvres" ... Surtout dans un pays riche, puisque sixième puissance mondiale (à crédit) !
Ça en dit long sur le "système", non ?
Ben si.
Considérer que le "plein emploi" c'est 5% de sacrifiés, ça te donne une idée du cynisme qui nous gouverne ou nous écrase, c'est selon.
Mais à part ça, Nicolas, comme tu ne cesses de nous le répéter : "Y'a pas de fatalité !" [rires]
Précisons que ce chiffre de 5% est très relatif, je veux dire qu'il ne reflète nullement la réalité sur le terrain, puisque n'est répertoriée dans les statistiques qu'une seule catégorie de demandeurs d'emploi, ceusses qui recherchent un contrat à durée indéterminé.
Les autres ne sont pas comptabilisés.
Ce qui veut dire que tu peux doubler de moitié ce chiffre et estimer le "plein emploi" à non pas 5 mais 7,5% de la population active, et encore, je suis gentil.
Mais revenons à nos moutons, les moutons étant, comme toujours, nous autres, les citoyens.
Que nous dit-on ?
Que c'est la criiiiiise, qu'il faut sauver le "système", qu'il en va de nos emplois, de notre pouvoir d'achat, de notre avenir, celui de nos enfants, quoi ! - oui, l'enfant est souvent cité dans ces cas-là, ce que j'appelle un chantage à l'émotion, une prise d'otage ...
Et comment faire pour sauver le "système" ?
Nicolas nous l'a dit à Toulon :
Par "l'effort" et le "travail".
Bien.
Sauf que, y'a une question à laquelle personne n'a encore répondu :
Où qu'il est passé le pognon ?
Je m'explique.
A les entendre, les uns et les autres, nos banques qui, nous disaient-ils encore la semaine dernière, sont à l'abri, voire sûres - Elles le sont tellement qu'un Jérôme Kerviel peut, à lui tout seul avec la bénédiction de sa direction, faire exploser la Société Générale - pourraient bénéficier d'un plan de sauvetage, à l'image de ce qui se passe aux Etats-Unis - le Plan Paulson, qui serait inefficace d'après un Prix Nobel - plan qui ressemble farouchement à une nationalisation déguisée de type socialiste, si ce n'est quasiment Marxiste (je me marre !) et consistant à filer du blé aux établissements bancaires afin qu'ils ne mettent point la clé sous la porte ou se fassent bouffer par un concurrent étranger.
Mais comment une banque peut-elle donc se retrouver sans pépettes ?
Imaginons un truc énorme, qu'elles aient par exemple joué avec notre pognon - car c'est bien notre pognon que l'on trouve dans une banque, non ? - et qu'elles se soient plantées, les crétines !
Genre, elles auraient investi quelque part - mais où ? - et badaboum, le "quelque part" où qu'elles auraient misé le blé, se casse la margoulette.
Ou pire, se tire avec le magot ..
C'est ce qu'on appelle un mauvaix choix.
Dans une entreprise lambda, la tienne comme la mienne pour être clair, les types qui font des mauvais choix, ils deviennent quoi ?
Eh ben, ils sont virés.
Pour faute lourde.
Donc pas d'indemnités, pas d'Assedic, plus de bras, t'es chocolat !
Pas dans ce monde-là où l'on te remercie généreusement par un pot "ça comme" se concluant par un "zoli" parachute doré.
Mais passons.
Ce qui nous intéresse, c'est le pognon qui a été misé.
Il ne s'est pas envolé tout de même !
Il est bien passé "quelque part", je veux dire, quelqu'un, ou un ensemble de quelqu'un (ou de malfaiteurs - tiens ça rime avec Traders !) a raflé la mise.
Non ?
Alors il est où ce pognon ?
En Chine ?
En Inde ?
Mais il y a une autre possibilité :
Cet argent, en fait, n'existe pas.
Il est virtuel.
Pour mieux comprendre, prenons une table de Poker.
Autour de cette table, trois types (un russe, un chinois, un pakistanais ..) et un écureuil.
L'écureuil, pas de bol, c'est pas son jour.
Il perd.
Et il perd gros.
A ce point que le voilà sans thunes.
Plus rien dans ses caisses.
Que fait-il ?
Eh bien au lieu de quitter la table, il demande à ses partenaires de jeu de lui faire crédit.
Les autres se concertent et, finalement, accordent à notre écureuil puant le pigeon la possibilité de continuer la partie, mais de la continuer, donc, à crédit.
Soit de jouer avec de l'argent qu'il n'a pas.
Seulement voilà, notre écureuil continue de perdre.
Jusqu'à épuiser totalement son crédit.
Rebelote - ce qui est moyen dans une partie de Poker ...
Il demande à ses partenaires, s'il serait à nouveau possible de "se refaire".
Cette fois, la réponse est non.
Dans un film de Martin Scorsese, les types lui donneraient 48 heures pour réunir l'énorme somme qu'il a perdue, sinon, l'écureuil il se retrouvera tout décédé au fond d'un coffre de bagnole.
Sauf que nous ne sommes pas dans un film.
Mais dans un "système".
Et dans ce "système", l'écureuil se tourne vers l'Etat.
Et l'Etat que fait-il ?
Il allonge le pognon.
Mais quel pognon, vu que les caisses de l'Etat sont - parait-il - vides ?
Ben le notre de demain.
Alors que l'écureuil a déjà tout cramé celui d'hier à cette table de Poker.
Et c'est là que nous en revenons à cette bonne petite phrase de Nicolas :
Refonder le capitalisme - c'est "le système" en question, chéri(e) - passe par "l'effort" et le "travail".
C'est donc en trimant comme des malades, en nous tuant à la tâche, que nous allons sauver l'écureuil qu'a dilapidé notre fric.
Ce même écureuil qui nous a refusés un crédit de type immobilier, il y a quelque mois de cela, sous le prétexte que notre dossier n'était pas assez solide, genre t'es en CDD, va mourir, le gueux !
Ce même écureuil qui nous a noyés de recommandés, nous intimant l'ordre de combler et fissa notre découvert.
Ce même écureuil qui nous a conseillés d'investir ici ou là, afin qu'il puisse ensuite, faire son intéressant à une table de poker avec notre artiche.
Eh bien moi j'dis :
1 - Non, je ne veux pas aider cet écureuil !
2 - Je pisse à la raie de cet écureuil !
3 - Qu'il aille se faire mettre, et profond, cet écureuil !
Tu vois, on nous explique que le capitalisme connaît quelques ratés, qu'il a un peu déconné, mais qu'il est chouette au fond de lui-même ce capitalisme, car c'est LE SEUL système possible.
Eh bien moi, je dis non.
Non, ce n'est pas le seul système possible.
Doit y en avoir un autre, un qui ne serait pas une table de Poker où les gars ils s'amusent avec notre pognon, et qui l'ayant perdu, continuent à s'éclater avec du flouze qu'ils n'ont pas avant de nous en quémander via l'Etat pour remettre ça, un peu plus tard, une fois l'orage passé.
Car ils remettront ça, les renégats, vu qu'il faudra bien rembourser le créancier ; ici, l'Etat.
Voilà c'que j'dis.
Je dis qu'on nous prend pour des cons de compétition.
Et qu'en l'occurrence, on a le droit ET le devoir de dire non, et d'ajouter : allez vous faire enculer !
Sinon, juste une autre question :
Les Russes, y devaient pas quitter la Géorgie ?
Non, parce que je remarque que, crise financière aidant, plus personne n'en parle.
Et enfin, la cerise sur le pâté :
On nous prépare un retour de Dominique De Villepin au Gouvernement - en remplacement de Lagarde ?
Tu n'es pas sans savoir que Villepin, c'est pas vraiment l'ami de Sarkozy, bien au contraire.
Ne serait-ce que parce que c'est lui, Villepin, qui a dézingué copieux tous les Balladuriens après l'élection de Jacques "La Fracture Sociale"Chirac en 1995, Balladuriens dont fait toujours partie Nicolas, sans compter qu'en 2005/06, il a tenté, ce félon de Dominique, de tuer la candidature présidentielle du même Nicolas via l'affaire Clearstream - ah c'est peut-être dans ce genre d'établissement qu'il est notre blé ..
Et donc, tu te dis, c'est pas Dieu possible que Nicolas accepte cet homme-là, ce Néron, dans SON gouvernement.
Oui, mais c'est l'unité nationale, vois-tu.
Que ne ferait-on pas au nom de l'unité nationale !
Mais c'est pas tout.
Devine ce que l'on apprend en lisant la presse numérique du jour ?
Que dans l'affaire Clearstream, en c'qui concerne Dominique Galouzeau De Villepin, on s'achemine vers .. un non-lieu !
T'as compris ?
Oui, je sais, nous devions être dans une démocratie irréprochable.
Mais comme je te le disais en ouverture de ce billet, badaboum, c'est la crise financière, adieu Pierrette et le pot au lait, les belles promesses de campagne ..
Dernière minute qui va te ravir, te donner du baume au coeur, tant, je sais, tu te réjouis du bonheur d'autrui :
D'après i>télé, au salon de l'auto, les concessionnaires de voitures de luxe se frottent les mains.
Leurs caisses à 500 000€ se vendent comme des petits pains.
Tu vois qu'il est bien passé quelque part.
Notre pognon.

A lire aussi sur le même sujet : "Touche Pas Au Grisbi, Salope !"
Et dans la rubrique "Je Me La Pète Trop Grave", voilà ce que j'écrivais, il y a 407 jours, le 24 août 2007, dans Refais Le Monde, La Préface :
Après Les Cents Jours, Les Jours Sans ?
18:27 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise financière, capitalisme, banques, plan paulson, spéculation, traders, sarkozy |
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