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16 février 2011

Rions Avec « Sarkozy & Son Orchestre »

Enfin ! De la cohérence ! Au sein de ce gouvernement pour le moins fantasque, voire imprévisible. C’est pas trop tôt … Même que je commençais à désespérer.. Ah, je sais pas vous, mais combien de fois, en bientôt quatre ans, me suis-je exclamé : « Mais comment se fait-il que ce gouvernement, composé à 300% de gens irréprochables (280% depuis l’affaire MAM qu’en finit pas de rebondir), soit infoutu – si j’puis me permettre – d’être un tant soit peu cohérent ? ».
C’est important la cohérence ... Quand on gouverne .. Ne serait-ce que pour des questions de crédibilité … Eh bien, faut croire que tout finit par arriver, ou plutôt, que Sarkozy avait raison quand il disait « qu’y a pas de fatalité, mâme Ferrari » car youpi ! elle est arrivée, cette cohérence que nous attendions, qui faisait tant défaut à ce gouvernement, et c’est pas de refus.

Cassez.jpgBon évidemment avec une équipe pareille, vous vous doutez bien que cette cohérence, elle est pas venue toute seule. On s’est fait un peu aider. Car, elle nous vient, la divine cohérence, du Mexique, ou plus précisément de « nos amis » Mexicains. C’est le terme que Nicolas Sarkozy a employé : « amis », en parlant des Mexicains.
Ça c’est une info. Notez-la bien, ça peut toujours servir … Tenez par exemple, pour ceusses qui débutent sur Facebook, qu’ont même pas 13 amis et demi, vous savez ce qui vous reste à faire. Etant donné que les Mexicains sont « nos amis ». Allez-y, c’est l’autoroute .. Je vous fais le pari qu’en deux jours, vous pétez à 536 amis. Au bas mot …

Donc, disais-je, alléluia ! Sarkozy et sa bande de joyeux drilles viennent de faire preuve de cohérence grâce à « nos amis » Mexicains… Mais : au détriment de Florence Cassez (la malheureuse, en photo, un peu plus haut sur votre gauche) ..
... Que voulez-vous, on ne fait pas d’omelette cohérente sans casser .. Ben là, en l’occurrence, sans casser cette pauvre Florence. Qui, faut-il le rappeler, va passer 60 ans au « trou », et mexicain de surcroît …
Or donc, prenant « notre compatriote » Florence Cassez pour, je sais pas, une nouvelle infirmière Bulgare ou une improbable Ingrid de la jungle, bref une otage (alors que, cette jeune fille a été jugée et condamnée, ce qui ne relève pas vraiment d’un acte terroriste, mais d’un fait de justice – quoi qu’on en pense) Sarkozy a vilipendé, non pas les Mexicains, vu que ce sont « nos amis » (vous voyez qu’elle était bien utile cette précision) mais … La justice mexicaine ! Et dans un mouvement absolument … eh bien irréprochable, comme d’habitude, l’orchestre a suivi sa Majesté. Se demandant si la justice mexicaine-ceci, la justice mexicaine-cela, enfin quoi ! 60 ans de geôle, ça ressemble à rien, c’est pas humain [1] c’est quoi cette contrée barbare ! bref, d’ici à ce qu’ils nous sortissent que le magistrat mexicain n’était pas assez entré dans l’Histoire, y’avait pas loin … Ce qui mériterait, au passage, un bon paragraphe, mais :

1 – On a pas le temps
2 – Ça ouvrirait une nouvelle polémique, et comme on croule sous les polémiques, on va éviter.

Ceci étant, on ne m’empêchera pas de penser – pour reprendre une expression fétiche de son altesse sarkozoïde - que cette façon de voir le magistrat (et le policier) mexicain, est assez rudimentaire ; pour le moins. On a quand même l’impression, à les entendre, que le magistrat et le policier mexicains, c’est le Sergent Garcia, en gros (et en gros, c’est le cas de le dire) ..

Mais revenons à nos moutons... Sarkozy et sa bande d’irréprochables ont un peu remis en cause l’attirail judiciaire mexicain.
Or, en tapant sur la justice mexicaine, reconnaissons qu’ils font, là – et enfin ! – preuve d’une belle cohérence.
Car, y a même pas dix jours, sur qui ont-ils tapé, itou ? …

Sur la justice française (qui s’est mise en grève pour le coup).

Or, quel est point commun entre « la justice française » et « la justice mexicaine » ?
Je ne vous le fais pas dire, mais oui, c’est LA JUSTICE ! A croire que Sarkozy et ses amis, ils aiment pas ça, LA JUSTICE …
Pourquoi ?
Je sais pas …
Peut-être que Brice Hortefeux a la réponse. J’dis ça, j’dis rien .. C’est juste une idée qui vient de me traverser l’esprit.

Alors certes, quand on est Républicain, qui plus est représentant la France, cette belle patrie des Droits de l’homme et tout le merdier, je vous le concède, taper sur la justice, c’est pas joli-joli … Ça fait pas honneur. On est d’accord. Mais au moins, et encore une fois, c’est cohérent. Et c’est ça qui compte. Depuis qu’on l’attendait cette cohérence, nom de Dieu !
Donc, félicitations, applaudissements des jurés populaires, en un mot : bravo ! Vous marquez un point les mecs … Même si, ça risque de devenir, le temps passant, un point contre votre camp (en attendant, c'est mille points de moins pour Florence Cassez).

Alors je sais, certains ne vont pas manquer de me faire remarquer que rapport aux productions précédentes, ce billet est un peu léger. Ça sent la gaudriole, comme qui dirait. L’effrontée moquerie … La mauvaise foi carabinée ... A ceux-là, je me permets derechef de leur dire tout de go : méfiez-vous ! Oh oui ..
Parce que voyez, dans quelques mois ou quelques semaines, enfin dans pas longtemps, tous « ces gens-là », qui viennent de taper copieusement sur la justice française, mexicaine, peu importe le pays, la justice surtout, ce sont les mêmes qui viendront se pavaner dans notre écran de télévision, et déclareront d’un ton grave et solennel qu’il faut « laisser la justice faire son travail ». Evoquant une « racaille » ou un « multirécidiviste » lambda voire … un adversaire politique empêtré dans une affaire dont il avait même pas idée.

Et là, nous aurons le droit (et le devoir) de leur rappeler ces deux formidables séquences – comme l’on dit désormais – la Française et la Mexicaine, autorisés de surcroît, à leur demander, si par hasard, ils nous prendraient pas, un peu, pour des benêts de compétition ?
Ce que, au passage, doit également penser, non pas le magistrat ou le policier mexicains, mais LE peuple mexicain. Quand bien même serait-il notre « ami ».

[1] Oubliant que, quelques kilomètres plus haut, dans un pays démocratique nommé les USA, pas du tout barbare pour le coup à les entendre, on peut être condamné à 100, 120 ou 150 ans de prison ... Quand ce n'est pas zigouillé électriquement ou chimiquement.

NB : Il est bien entendu qu'il s'agit là de pointer une attitude, une certaine arrogance même. Pour ne pas dire : une ingérence. Sélective, vous le noterez. En ce qui concerne l'aspect judiciaire, ma foi, félicitations à ceux qu'arrivent à se faire une opinion bien tranchée, mais moi, vu d'ici, soit à des milliers de kilomètres, tout ce que je pourrais exprimer serait de l'ordre du ressenti. Or donc, sur ce point précis, je me tais.

07 novembre 2010

Ce Que Dominique de Villepin Ne Nous Dit Pas




Que les choses soient bien claires, je ne suis pas en train de tourner casaque, virer de toque, mais le fait est que : constatant comme cet homme, M. de Villepin, « le spectacle pitoyable de la vie politique française » à en avoir la berlue (sconi) j’aurais bien du mal à ne pas approuver ce qu’il assène (avec rictus qu’en rappelle un autre), quand bien même pour le paraphraser (remember le CPE) :

« J’entends ce que dit Dominique de Villepin, mais j’entends aussi ce qu’il ne dit pas ».

Et ce qu’il ne dit pas, nous le savons tous, c’est qu’il fut Premier ministre de la République (31 mai 2005/15 mai 2007), en d‘autres termes, il eut à constituer un gouvernement, et dans celui-ci, il y avait, si je ne m’abuse, et tout du long, un homme qu’il vilipende aujourd’hui : Nicolas Sarkozy. Et la fonction qu’il occupait était hautement régalienne.
M. de Villepin est donc, d’une certaine façon, responsable « d’un des problèmes » qu’il dénonce, étant donné qu’il n’a rien fait pour tenter de nous l’éviter.

Or donc, jamais il ne nous fera avaler, même par un langage châtié, qu’il découvre seulement aujourd’hui, ou depuis trois années, que Nicolas Sarkozy n’était pas taillé pour la fonction, voire que c’était un danger pour notre pays.
Dominique de Villepin est en partie, oui, responsable de la « parenthèse » ouverte le 6 mai 2007, il y a, d’une certaine manière, contribuée.
Oh bien sûr, Sarkozy ayant pris à la hussarde (en 2004) L’UMP créée par Chirac et destinée à mettre sur orbite présidentielle son « fils préféré », Alain Juppé, il eut été difficile de l’empêcher de concourir, nonobstant, en le privant d’une tribune aussi exposée que celle de l’Intérieur, d’une fonction ministérielle quelle qu’elle soit, il lui aurait compliqué la tâche.

Vivre Ensemble.jpgCes deux hommes ont travaillé « ensemble » et si tout est devenu impossible, impossible à vivre dans le sens où l’amoindrissement de notre pays touche les classes sociales les plus fragiles (la « France qui se lève tôt »), et que rien n’est fait pour les en soulager, au contraire ! M. de Villepin porte une part de responsabilité dans ce qui constitue être moins une « parenthèse » qu’un naufrage. Du Yacht au Guilvinec, en passant par le Salon de l’Agriculture, le Fouquet’s, L’Epad et autres foucades fiscales, et tant d’autres épisodes qui nous font honte tant ils sont la marque évidente de la vulgarité, du mépris, quand ce n’est pas de la haine, rien dans ces trois années n’aura contribué à nous donner fierté, courage et dignité.

Jamais M. de Villepin ne nous fera croire qu’il ne savait pas qui était M. Sarkozy.

Une « parenthèse » ! C’est bien faible comparé à ce que nous endurons, monsieur ! Ça ressemble plutôt à des crochets. De la tenaille.
Vous parlez des trois ans qui viennent de s’écouler, mais les dix-huit mois que nous allons subir encore, c’est du ferme, pas du sursis.
Et la campagne présidentielle qui s’annonce promet d’être la plus brutale et la plus basse, voire la plus indigente de toute la Vè République.

Je vous rejoindrais presque, voyez-vous, sauf que, nous ne sommes pas dans le « divertissement » ; le « divertissement » ce sont les médias qui l’organisent, par des Unes, du storytelling et du buzz dont ils (se) font l’écho.
Nous, M. de Villepin, les citoyens, les laborieux, on morfle, et copieux !

J’entends ce que vous dites, les mots que vous employez, j’aurais aimé, en vérité, qu’ils viennent de la bouche d’un homme de gauche, avec la même force, le même charisme (car vous en avez) mais que voulez-vous, à gauche, on se fade des Mélenchon, des Valls, des Royal, des Collomb et des Aubry (et Besancenot aux abonnés absents) ça manque d’étoffe tout ça, de profondeur, de hauteur. En ceci, oui, « la vie politique française » est « pitoyable » ; Si en plus on y ajoute des Morano, des Bertrand, des Lefebvre, des Balkany ou des Vanneste, c’est même plus un « spectacle » c’est du bernardtapisme ! Ah, il a de sales beaux jours devant lui, le populisme !

Mais pour n’avoir rien fait, rien anticipé, de cette « parenthèse », quand vous aviez les moyens, et comment ! de le faire, vous êtes M. de Villepin également responsable de cette « tâche de honte sur notre drapeau ».
Et venir aujourd’hui, comme hier, la dénoncer, même de fort belle manière, c’est, pardonnez-moi, l’hôpital qui se fout de la charité.
Bref, c’est nous prendre, encore une fois, comme ceusses qui sont actuellement au sommet de ce pays, pour des cons de compétition.

Sur ce, veuillez agréer tout le merdier habituel, et bonne nuit, monsieur.


Ajout du dimanche 14 novembre 2010 [On N'est Pas Couché - France 2 - Samedi 13 novembre 2010]

03 septembre 2010

Nicolas Sarkozy N’A Pas D’Avenir

C’est du moins ce que, avec ironie et mauvaise foi gourmandes, l’on pourrait retenir de ce tableau [Les cotes d’avenir des personnalités politiques] issu d’un sondage TNS Sofres/logica pour le Figaro Magazine réalisé du 27 au 30 août 2010, étant donné que, vous le noterez, Nicolas Sarkozy n’y figure pas.

No Future.jpg


Or, donc, à la question :

« Pour chacune des personnalités suivantes, voulez-vous me dire si vous souhaitez lui voir jouer un rôle important au cours des mois et des années à venir ? »

Cet institut de sondage n’a pas cru bon proposer le nom du chef de l’Etat – étonnant et pour le moins curieux à 18 mois d’une échéance dont TOUT le monde parle déjà - mais également, il semblerait qu’aucun des sondés ne se soit émancipé de ce formatage en suggérant de lui-même le nom du président de la République.

Et, voyez-vous, en ces temps où l’on se contente de peu, pas même de miettes, je trouve que c’est là une excellente nouvelle.
Bref, la rentrée s’annonce bien, et l’avenir itou, puisque - visiblement - sans Sarkozy !

11 juillet 2010

Prenons Eric Woerth Par L’Absurde

Woerth La Solitude.jpgOui, comme le claironne le titre de cet article, allons-y gaiement, et prenons le trésorier de l’UMP par l’absurde !
Pourquoi, me direz-vous ?
Pourquoi pas, vous répondrais-je !
Après tout c’est l’été, et dans une France en tongues, ma foi, je ne vois guère pourquoi nous prendrions quoi que ce soit au sérieux.
Non vraiment, je vous l’assure, l’absurde est la meilleure des voies. Et se marie extraordinairement bien avec le soleil et le sel. Il est également, l'absurde, gage de franche rigolade. Et comme nous en avons besoin, n’est-ce pas, de rire, de nous bidonner, de laisser, présentement, nos zygomatiques s’exprimer !

Ceci étant, j'aime autant vous prévenir : cet article est délicieusement scandaleux ! Mais à qui la faute, hein ? Qui a commencé à nous prendre pour des cons ?

Oh, bien sûr, et vous le comprendrez aisément, j’insiste bien sur le fait qu’il s’agit là d’absurdité. Notez-le en rouge. Et en gras, de préférence. Tant il est important de garder cette notion d’absurdité à l’esprit. C’est que, voyez-vous, dans un pays, qu’autrefois nous qualifions béatement des “Lumières” (qui, c’est clair, se sont éteintes depuis belle lurette) un pays disais-je où avec une promptitude qui me laisse songeur, l’on dégaine des mots pour le moins lourds de sens comme “fascistes” ou des références peu glorieuses, telle “la France des années 30”, je ne voudrais point qu’il y eût quelconque malentendu ou autre méprise. Comme dirait Nicolas Sarkozy, que ces aucuns gardent leur “sang-froid”. Ou se cassent à la plage. Et laissent la justice et la presse faire leur travail.

Bien.

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20 octobre 2009

Le Monde Politico-Médiatique, Une “Belle Saloperie” Inventée Par Frédéric Lefebvre

Monseigneur Lefebvre

Or donc, lundi en 19 de ce mois d’octobre, le croustillant Frédéric Lefebvre était l’invité matinal de la station radiophonique RTL, et plus précisément de Jean-Michel Apathie.
L’entretien démarre doucement avec une première question [1] portant sur la victoire à Poissy de David Douillet. Malin comme trois singes, Apathie s’appuie sur un titre du quotidien ami de la majorité, le Figaro : “L’UMP soulagée par l’élection de David Douillet”.
- Alors, soulagé, Frédéric Lefebvre ? Demande ironiquement Apathie.
Nonobstant le fait que, bien évidemment, le sieur Lefebvre se réjouit de la victoire de David Douillet “et quelle victoire !” [2] souligne-t-il, c’est surtout sur RTL, Jean-Michel Apathie et (un bien mystérieux) “monde politico-médiatique” que le porte-parole de l’UMP va copieusement se soulager.
Mais qu’est-ce que c’est-y, le “monde politico-médiatique” ?
Apparemment, une arme de destruction massive :

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01 juin 2009

Les Européennes Pour Les Nuls ... Du PS !

Ce Jour-là Fut Ratifié Le Traité De Lisbonne !

Or donc, à en entendre certains, des revanchards, des impatients, les sondages (pour ces élections européennes) seraient catastrophiques pour l’UMP, à ce point que le Nicolas Sarkozy y ferait bien d’entendre le message qu’on s’apprête à lui envoyer via les urnes, et ‘gade donc, espèce de fanfaron, où c’est-y qu’ils sont passés tes 53,06% de suffrages exprimés de la présidentielle de 2007 (42,69% des inscrits), pis, t’es largement en deçà de tes 31,18% du Premier tour de cette même présidentielle (25,75% des inscrits) ouh la honte ! Sarko t’es foutu, la France-qu’est-pas-dans-la rue elle t’aime plus-euh !

C’est bien gentil tout ça, mais ce ne sont que des gamineries, des enfantillages, du grand n’importe quoi, et avant tout, une appropriation, si ce n’est un détournement de scrutin à des fins politiciennes de très bas étages qui relèvent de la pire malhonnêteté intellectuelle qui soit !

Car depuis quand et au nom de quoi (sinon se faire plaisir à pas cher) compare-t-on un scrutin de type européen à un scrutin national ?
Depuis quand et au nom de quelle mauvaise foi compare-t-on un scrutin qui se danse à la proportionnelle avec un scrutin où le candidat est élu à la majorité des voix + une ?

On ne peut comparer que ce qui est également comparable.

Donc et par conséquent, l’élection du 7 juin prochain ne peut être comparée qu’avec la précédente élection européenne, soit avec celle du 13 juin 2004.
Tout en gardant un œil sur le référendum du 29 mai 2005, celui proposant d’établir une Constitution européenne et auquel le peuple français a dit non à 54,68%. Ne serait-ce que pour savoir se situe aujourd’hui ce “non” et les listes qui s’en réclament ; est-il toujours aussi vivace, après qu’on l’ait ignominieusement contourné politiquement avec la ratification du Traité de Lisbonne ?

Si l’on se réfère comme il se doit aux élections européennes de 2004, on comprend mieux pourquoi le PS, lui, n’y tient pas et se réfère malhonnêtement à l’élection présidentielle de 2007.
Parce qu’en 2004, la liste PS était arrivée en tête avec 28,90% des suffrages exprimés (11,95 des inscrits) et 31 élus à la clé, ce qui fut son meilleur score en six scrutins européens.
Or, actuellement dans les sondages, le Parti Socialiste peine à dépasser les 20%. Autrement dit, il va, il court vers un nouvel échec.
Il paye encore une fois sa consigne de vote du 29 mai 2005 où (hormis Fabius, Mélenchon, Emmanuelli, etc.) il avait appelé à voter “oui”. Il l’a déjà payée d’une certaine façon lors de la présidentielle de 2007, et il continue à porter sa croix “ouiouiste” en 2009.
Il paye aussi son manque de lisibilité, son manque de programme, et surtout, son manque de socialisme.

D’aucuns diront aussi, que le “Mon projet pour la France n’est pas socialiste !” du candidat Lionel Jospin lors de la présidentielle de 2002 a fini de tuer le PS, du moins a contribué à accélérer sa chute. Ce n’est pas faux. Il n’est pas aisé de se relever d’un aveu pareil. D’autant plus quand c’est celui de la vérité. Car Jospin, quoi qu’on en pense, n’aura fait que dire la vérité. De fait, il fut exécuté par les électeurs, puis par son Parti. Mais il n’en reste pas moins qu’il a eu ce mérite (ou ce courage) de nous dire clairement que le Parti Socialiste n’avait plus rien de socialiste. A partir de là, il fallait rénover, reconstruire, expliquer, ce qui n’a pas été le cas. Les éléphants, les militants, les sympathisants même, se sont accrochés à ce mot, socialiste, et ils ont eu tort. Et le peuple le lui a fait payer. A juste titre. Et ça va continuer ...

Pour l’UMP en revanche, si la tendance “sondagière” se confirme (entre 24 et 26%), elle pourra crier victoire, avec près d’une dizaine de points de gagnés par rapport à 2004 (16,64% des suffrages exprimés, 6,88% des inscrits) et cette victoire, quoi qu’on en dise, elle la mettra sur le compte de Nicolas Sarkozy, plus précisément sur sa présidence européenne. Et elle aura raison. Et il sera difficile de le contester. Même si, dans les faits, ces six mois passés à la tête de l’Europe furent une catastrophe pour les ouvriers, les petites gens et les précaires, avec justement la ratification du Traité de Lisbonne, qui est une insulte, une sorte de “Cassez-vous pauvres cons !” adressée à ceusses qui ont refusé le Traité de la Constitution européenne par la voie des urnes.

Or donc, aujourd’hui, le PS tente de cacher sa nouvelle déroute prévue ce dimanche en rapportant ce scrutin à celui de l’élection présidentielle de 2007.
Décidément, le PS ne nous épargne rien pour masquer sa vacuité, sa mort annoncée.

Dieu sait ce qu’il inventera l’an prochain, pour les Régionales, où, c’est une évidence, il fera beaucoup moins bien qu’en 2004.

Quoi qu’il en soit, UMP ou PS seraient bien inspirés de la jouer modestes dimanche soir et SURTOUT nous épargner leur leçon de civisme.
Modestes car si en suffrages exprimés ils pointeront qui à 26, qui à 20, en pourcentages des inscrits ils ne dépasseront pas respectivement les 12% et les 8%. Ce qui est minable pour un scrutin de cet enjeu quand on se targue d'être des partis dominants.
De nous épargner leur leçon de civisme parce que le peuple a montré que lorsqu’on lui offre de vrais débats, une vraie opposition, alors il se déplace en masse (69,34% de participation le 29 mai 2005). Et s’il déserte les urnes européennes (sauf lors de la première édition en 1979 avec 60,71% de participation - un record !) ce n’est pas par manque de civisme, mais parce qu’on se fout ouvertement de sa gueule, parce qu’il n’y a pas débats, parce qu’il n’y a pas opposition, parce que les “nonistes” sont privés de tribune dans les médias (ces médias qui étaient majoritairement “ouiouistes” en 2005) ou noyés volontairement dans la masse des “ouiouistes” pour qu'on ne les entende point.

Il y a une autre explication à l’abstention (que l’on estime pour le moment entre 55 et 57% pour dimanche prochain) plus que majoritaire :
La multiplication des listes farfelues.
Il y en a 39 sur notre territoire pour cette édition (dont “Cannabis Sans Frontières”, “Programme Contre La Précarité et Le Sexisme”, “La Terre Sinon Rien” ..).
Il y en avait déjà 40 en 2004 (dont l’inoubliable “Automobiliste, Vache à Lait” qui obtiendra 52 376 voix et “France Indépendante” qui en obtiendra … zéro !) 19 en 1999 (dont “Moins D’Impôts, Maintenant” – 312 478 voix) 20 en 1994 (dont le “Parti De La Loi Naturelle” – 103 261 voix) 15 en 1989 (dont “Liste Apolitique Pour La Protection Des Animaux Et Leur Environnement” – 188 573 voix) 14 en 1984 et 11 en 1979 (dont celle de Jean-Edern Hallier, Régions Europe, 337 voix).
L’on me dira que c’est bien pour la démocratie.
Je rétorquerai que non. Au contraire. C’est la mort de la démocratie.

De toutes les façons, elle est morte, la démocratie, le 4 février 2008, à Versailles, lorsque fut ratifié le Traité de Lisbonne par le Parlement et le Sénat français.




Petit Son A Destination De Ceusses Qu'Auraient L'Intention D'aller Voter Dimanche ..

podcast



Ajout du Lundi 1er Juin, 20h36 :

... 32 minutes sur TF1 et 31 minutes sur France 2 consacrées ce lundi soir au vol Rio-Paris, alors qu'ils ne savent rien de ce qu'il s'est passé, aucun élément nouveau, rien ! Que des spéculations et de l'émotion ! Et après ça, on viendra me dire qu'il n'y a pas un souci au niveau de l'information (au sens noble et premier du terme) en France ? ..
... A noter que le JT de TF1 en aura rajouté 4 minutes de plus en fin de JT après les résultats du tennis et le décès de la dernière survivante du ... Titanic !! ..

 

14 mai 2009

Prions Avec Fillon

Ne Nous Fions Pas à L'Habit [Qui N'a Jamais Fait Le Moine]

Or donc, c’est en ce jeudi 14 mai de l’an 2009 que celui que nous considérerons moins comme le pote que l’apôtre de cet homme que nous prîmes, Dieu sait pourquoi, pour le nouveau messie du pouvoir d’achat, oui, c’est en ce jeudi 14 mai de l’an Neuf que ce vieux conservateur de François, nous avoua dans Le Figaro que, finalement, et tout bien dépensé, y’avait comme une énorme couille dans les écritures de Madame Lagarde, vulgairement que la croissance ne serait point négative à hauteur de 1,5 mais de 3%.
Que nous continuions notre descente à une semaine de l’Ascension.
Bref, que nous l’avons bien plus profond dans le fion que prévue par la voyante de Bercy, confortant par la même cette croyance populaire qui dit que : dans un pays n’allant pas croissant tout part en brioche ! Et d’autant plus quand l’église patronale, le sacro-saint MEDEF, envoie ses ouailles au paradis fiscal pendant que, dans le même temps, et à un train d’enfer, il multiplie les pains .. dans la gueule des salariés, ceusses que l’on prend pour des cons bénis.

Cependant (pour reprendre l’expression favorite de nos détenus) et quand bien même pleuvrait-il des cordes, il ne faudrait point, comme ces infidèles de Gauche, tordre le cou à la vérité, nous assure le moine de Matignon.
Notre pays, poursuit-il, est certes rongé par les vers de la crise, mais il résiste mieux que nos voisins.
Notamment l’Allemagne (-6% de croissance prévue pour cet an Neuf).
Un fait nouveau, tant il n’y a pas si longtemps, face à l’adversité, notre belle France n’était point réputée pour sa résistance.
Quant à ces Judas, ces irresponsables [1] nous dit Saint-François, facteurs de troubles, ceusses qui voudraient abattre notre Sainte République laïque par je ne sais quelle révolution bolchévique, ne les écoutez point, croyez plutôt en un capitalisme purifié, un tiers pour ton patron, un second pour tes actionnaires, un dernier pour quelques juteux investissements en Birmanie ou autre Slovaquie, et pour toi, mon souffreteux, une hostie. Tu l’as bien méritée après ce chemin, le seul qui vaille, celui de croix.

Mais que serait un tel prêche, s’il n’y avait point de prophétie ! D’autant plus quand dans la mouise nous surnageons.
L’évêque de Matignon se plie volontiers à l’exercice et tel l’Oracle nous annonce qu’après l’été, sa course folle, il ralentira, le chômage.
L’adorateur du Temple, comprendre le journaliste du Figaro, aurait pu, en l’occurrence, faire remarquer à notre apprenti prophète, notre Moïse d’occasion, que deux lignes en amont, il admettait que nous n'avions aucune prévision suffisamment fiable sur le comportement des agents économiques pour savoir à quel rythme le marché de l’emploi continuera de se dégrader au cours de cet an Neuf.
Comme il aurait pu, aussi, lorsque Saint-François martela en ouverture de son sermon que les banques demeurent solides, l’informer que Natixis venait d’enregistrer une perte de 1,839 milliard d’euros pour le premier trimestre de l’an Neuf.
Si l’adorateur du Temple ne l’a point fait, c’est moins par déférence que par charité chrétienne, tant il sait, le valet, que son maître souffre atrocement du dos [2], ce qui, tu en conviendras, fait de lui un frère, puisque nous les manants, aussi, on en a, et sacrément, plein le dos.
Mais ça n’est rien comparé à nos futurs, enfants et petits-enfants, pour qui, si l’on en croit François, la messe est dite, vu qu’il nous le confesse : il accepte l’idée de vider les caisses vides de l’État en faillite, creuser encore et toujours plus le déficit, donc augmenter plus que pharaoniquement la dette de nos progénitures.
Là, pas besoin d’être prophète pour piger que, pour eux, même ensemble, rien ne sera possible !
Et si des impies, des réfractaires, terroristes de la pensée unique, archaïque, venaient à braire ou bêler que son altesse du Cap-Nègre avait pourtant promis que cette purification du capitalisme (via le sauvetage des banques) ne coûterait pas un seul centime d’euro aux français, il leur serait rétorqué qu’il était question des français d’aujourd’hui et non ceux d’après-demain !
Alors tais-toi donc, et comme les autres prends ta pelle pour, au nom du CAC, du bénéfice et du Saint-Patron, creuser le déficit et la tombe de tes enfants !
Amen !

Eh bien vois-tu, à ce prêche qui, socialement, humainement, apparaît pour le moins fort peu catholique, pour réponse, nous devrions nous hâter d’investir la rue en protestant.


[1] “(…) Chacun a compris que les manifestations et les grèves ne relanceraient pas l'économie et que les séquestrations des chefs d'entreprise pouvaient avoir des effets désastreux sur l'attractivité française et pour les salariés. À part quelques extrémistes qui défendent un autre modèle de société, tout le monde s'est comporté de façon responsable.” [François Fillon, Le Figaro, Jeudi 14 Mai 2009]

[2] ”(…) C'est vrai que j'ai eu mal au dos ! Mais parler de souffrance quand on exerce les fonctions qui sont les miennes et qu'on s'adresse à des Français qui connaissent des difficultés quotidiennes permanentes, c'est totalement indécent !” [Francois Fillon répondant à la question suivante : “En deux ans, qu’est-ce qui a été le plus dur à Matignon ? Votre mal de dos ou la cohabitation avec Nicolas Sarkozy ?” – Tu vois le niveau des questions et dudit entretien accordé ce jeudi 14 mai au Figaro]

07 avril 2009

Droit De Ripostes

Ripostes, Le Dimanche Sur F5, à 17h44 Et 22h25

C’était dimanche 5 avril 2009, sur France 5.

Une passe d’armes musclée entre Pierre Lellouche et Jean-Luc Mélenchon.

Aucun des deux ne dit la vérité (sur la Bosnie, Le Kosovo, L’OTAN, l’automaticité) mais peu importe, l’échange est ravigotant en ces temps de débauchage, de faux éclats ou de mise en “saine”.

Le “Vous êtes un pov’ type !” de Lellouche faisant drôlement écho au “Casse-toi pov’ con !” de Nicolas Sarkozy.

Mais avec le gratin de la “décomplexitude” en plus qui fait toute la croustillante différence ; Lellouche tel qu’il est, ou tel qu’il hait :

C’est minable ! .. Minable … ! On serait au XIXème Siècle, je vous convoquerais en duel et je vous flinguerais ! … Et ce serait mérité ! … Malheureusement j’peux pas !



Et si Moati rebaptisait son émission (“… Dont me dit que vous êtes de plus en plus nombreux à [la] regarder …” – incontournable gimmick de fin] :

Droit de Ripostes” ?

15 janvier 2009

Ah C’Que Tu M’Tues, Toi , Mon Nicolas !

Or donc, hier, à Orléans, notre “Sarkomnipotent” présentait ses vœux aux gendarmes et aux policiers.

.. A ce propos, l’an dernier, le même homme avait, dans ce pays laïc, fait comme qui dirait carême en matière de vœux, par souci disait-il d’en finir ou de rompre (la fameuse “rupture tranquille”, tu te souviens ..) avec ce ballet hypocrito-diplomatique qu’affectionnaient ses prédécesseurs qu’au passage, il qualifie de “rois fainéants” [1].

Faut-il en déduire qu’en un an, Nicolas Sarkozy a (encore) changé (d’avis) ? [2]

Tout comme il a subrepticement changé d’avis sur la grâce présidentielle, qu’en juillet 2007, il jugeait (“jugeait”, oui … Vu qu’à l’avenir, notre seul juge d’instruction, ce sera lui, pour le plus grand bonheur d’André Santini, Bernard Laporte et consort ..) obsolète dans une “République irréprochable”, ce qui n’est plus le cas depuis décembre dernier, à l’incommensurable joie de Jean-Charles Marchiani qu’aura pu passer les fêtes de fin d’année en “famille” alors que Julien Coupat et sa compagne, non. [3]

Mais où en étais-je ?

Ah oui ..

Nicolas qu’aime voyager, était donc hier, mercredi 14 janvier, en Orléans, pour présenter ses bons vœux à la maréchaussée.

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28 octobre 2008

Piqûre De Rappel Après Tous Ces Milliards Miraculeusement Trouvés Pour Sauver [Plutôt Que De Moraliser] Un Système Économique [Ultra] Libéral

Qu'Attendez-Vous De Moi ?

Nicolas Sarkozy, Conférence De Presse Du Mardi 8 Janvier 2008.

Le chef de l'Etat répond à une question de Christine Clerc portant sur le pouvoir d'achat, première attente des français d'après cette journaliste se qualifiant d'indépendante.

"S'agissant du pouvoir d'achat, qu'est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ? Ou que je donne des ordres à des entreprises à qui je n'ai pas à donner d'ordre ? Si c'est ça votre conception de la politique, mais on se trompe ! On parle pas de la même chose !"

Sans commentaire.





Ou alors si..
Mais un seul.
Et en image.

A la réflexion, Nicolas Sarkozy, je le préfère comme ça [Chef-d'oeuvre d'Art Moderne réalisé par les p'tits gars de Systaime] :

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