La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

09 janvier 2013

Retour En Hollandie

Que c’est triste la Hollandie, ma mie. C’est comme du bois mort ; partout. Des ronces à n’en plus pouvoir, et du fumier qu’on aurait posé là, sans raison, par désœuvrement. Ou pour faire chier le monde, les gens, la vie. La pauvre… 

C’est triste, oui, la Hollandie, ça n’a ni goût, ni couleur, c’est informe et terne à la fois. Et si ça vous donne une envie, une seule, elle est étrange, mon ange. C’est l’envie de foutre le camp, mettre les bouts, les adjas, les voiles, le plus loin possible. Peu importe comment, on s’en cague ; du moyen. Du moyen comme du reste. 

Il faut quitter ce rade, pendant qu’il est temps, que nous sommes encore jeunes, vivants, titubants. Rester là, c’est à petit feu, périr. C’est l’assurance d’être gagné par toutes les rancœurs possibles, jusqu’aux plus sourdes. C’est un passeport pour s’aigrir, lentement mais considérablement. Et comme un con, finir avec la meute, celle-là même qui chaque jour et à toute heure, geint, hurle ou lynche. Quand ce ne sont pas les trois à la fois. Dans ce monde-là, étroit, les limites, on ne connaît plus. Tout est bon, dans l’innommable. Le peu qui reste, compte, importe, c’est qu’il jouisse, le Narcisse. Et se fasse reluire le cul, en retour. 

Hollandie.jpg

 

J’en peux plus, tellement ils me dégueulent. Ceux qui se disent de droite, et ces autres qui se prétendent de gauche. De droite, je pige, c’est clair, c’est limpide, pas d’erreur possible, ils le sont, bel et bien. Mais de gauche, là, y a maldonne. Faudrait voir à pas trop se foutre du monde. Non plus. Que cette Hollandie soit triste et passablement emmerdante, c’est une chose, mais nous raconter des barres, voilà qui n’est pas recevable... 

Alors je vais le dire, une fois, une seule, ça suffira : qui soutient cet orchestre de sombres Ayrault, d’une manière ou d’une autre, n’est surement pas de gauche. Et j’ajoute ceci : qui soutient cette chose inerte, informe et terne, est un individu de droite. Qui ne pense qu’à une chose : protéger ses intérêts. Il n’a jamais souffert de quoi que ce soit, jamais trimé, marné, crevé. Il vit confortablement, et ne veut pas que ça change. C’est sa gueule, rien que sa gueule. Quant aux autres, qui fanfaronnent, c’est postures et compagnie. Quand ce n’est pas imposture totale, caractérisée ; il va sans dire.

Et ne venez pas me conter fleurette. Ne venez surtout pas me chanter qu’il y aurait plusieurs gauches, ça n’est pas vrai. La gauche, je connais. Jusqu’au pedigree. Ca fricote pas avec qui tu sais, ne fait pas de salamalec et tutti. La gauche, c’est le socialisme. Point-barre. Tout ce qui n’est pas socialiste – au sens premier du terme: politique, sociologique, idéologique – n’est pas de gauche. Fin de l’histoire.

Ne me dis pas, non plus, que tu y as cru. Que ça t’a fait bander. Triper. Toi, ton but, le seul, ton petit taf, mesquin, c’était de virer Sarkozy. Rien de plus. Ta réflexion n’allait pas plus loin que ça. C’est dire la misère. C’est dire aussi, combien tu te moques du monde, des gens, de la vie. La pauvre… C’est pas demain la veille, ah ça non, que t’auras le début de l’étoffe d’un Edouard Martin, d’un Xavier Mathieu. Ces hommes sans nom. Mais dignes. O combien... S’il y a un exemple à suivre, c’est le leur. Mais, très objectivement, qui se soucie de Martin, de Mathieu ? Qui est venu voler à leur secours ? Qui les a encouragé à poursuivre, ne rien lâcher ? Où qu’il est le citoyen ? C’est un mot qui a du sens, non :
« citoyen » ?

Un citoyen, ça n’attend pas, ça n’attend rien, le cul vissé sur un canapé.
Un citoyen, ça ne se contente surement pas de pianoter sur un clavier, en espérant je ne sais quel RT.
Un citoyen, ça se bat, au quotidien. Partout. Sur son lieu de travail. Dans son quartier. Son foyer...
Un citoyen, ça prend des initiatives, ça harangue et tente de convaincre, dut-il, cher le payer. Tels Martin et Mathieu…
Qui attend, de ce gouvernement, ou d’un autre, un geste, une action, un présent, est perdu. A jamais. Pour toujours.
Aucun gouvernement ne fera ton bonheur.
Aucun gouvernement ne comblera tes manques, tes absences, ton inconséquence.
S’il est un devoir, et un seul, c’est d’être un citoyen, à part entière, sans rien attendre en retour. Ni reconnaissance. Ni respect. Que dalle. 

Sors de là. De cette merde. Mollasse. Prends ta caisse, ou un putain de train. Va la voir, la mer. Ecoute … Dans son silence, tu entendras comme un balancement maudit qui te remettra ce qui te sert de cœur, à l’heure. Avec le sable qui remonte un peu. Comme les vieilles putes qui remontent leur peau. Qui tirent la couverture... Magne-toi. Car déjà, rien, il n’y a (presque) plus rien. Que des jouets. Du technologique. Du social au rabais. Numérique, ta mère. De la vie pauvre, à pas cher. Que t’en viendrais presque à les chercher, tout pauvret, dans un coffret, ou je ne sais dans quelle partie de ton esprit. Tu sais, te souviens : les osselets ? Ceux qu’on faisait rouler, à même les doigts. C’était, je crois, un temps béni. Et que, pourtant, pour rien au monde, on ne voudrait revivre.
Celui, dit, de « récré ». 

Que c’est triste, oui, la Hollandie, ma mie. C’est pire encore que du bois mort ; ça vous désole. Tout cernés que nous sommes, désormais, par les ronces et quelques épines, encombrantes, du fané à foison, à n’en plus pouvoir ; et ce fumier qu’on a posé là, va savoir pourquoi, sans doute pour faire diversion, nous égarer. A moins que ce ne soit, comme souvent, pour faire chier le monde, les gens, les pauvres, ce qui reste de vie. La vraie…  
Alors, forcément, c’était couru, évident, ça attend. De partout. Godillots. Moutons. Invertébrés. Et pourtant, vois, comme ça geint, ça hurle,  jacte et lynche. Comment, à quel point, ça se croit vivant, alors que, pauvre Narcisse, c’est mort. Depuis longtemps.

Cassons-nous d’ici. De cette Hollandie. Triste et morne... Je connais, moi, tu sais, un endroit. Attrayant. Vivifiant. Il porte un nom. Un joli nom : « Imagination ».
On fera la route, et pas qu’un peu ; en Kawa, verte, flamboyante. Toi devant, et moi derrière, accroché, comme un fou, un maladroit, à même ton dos, la frimousse tendrement balayée par tes cheveux...
Avec un peu de chance, il en faut, cette fameuse providence, nous le trouverons, cet endroit-là. Où tout commence. Et, jamais rien ne finit... C’est pas comme ici, en Hollandie. Ce pays désolant de ronces et de bois mort. Qui, à plein nez, sent fort, le fumier. 

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://sagephilippe.20minutes-blogs.fr/trackback/852179

Commentaires

Un espoir tout de même : c'est sur le fumier le plus puant que repousseront toujours les plus belles fleurs. Rien n'est perdu. Et le pire serait de partir, de déserter, même si ça pue et ça nous ronge. car ailleurs c'est pareil, l'eldorado que nous cherchons tous n'est pas dans un lointain idéal, un étranger, c'est le pire et le meilleur à la fois. Il est à construire ici et maintenant, tant que nous en avons encore la force et la possibilité. A l'attaque, la guerre est déclarée, et nous n'entendons pas être sacrifiés.

Écrit par : Gerard Leblond | 09 janvier 2013

Répondre à ce commentaire

"(...) à part la droite, il n’y a rien au monde que je méprise autant que la gauche. Et d’abord quelle gauche ? La gauche gluante d’humanisme sirupeux des eunuques à la rose ? Quelle droite ? La droite des fumiers où la rose est éclose ?" [Pierre Desproges - L'Artiste Dégagé]

Amusant.

Non ?

Écrit par : Philippe Sage | 11 janvier 2013

C'est moi qui vous remercie...

Écrit par : Philippe Sage | 11 janvier 2013

Je t'ai RT quand même. :-)
Merci d'être revenu. ça redonne envie de se battre. d'être un citoyen, un vrai.

Écrit par : Rhizome | 09 janvier 2013

Répondre à ce commentaire

Ce RT est mérité, non :D

Refais Le Monde est bien de retour. Yes !

Écrit par : Philippe Sage | 11 janvier 2013

Merci d'etre revenu....!!! Vous me faites un bien fou dans cette "Hollandie" si sinistre....!!!!! bien à vous et plein de bonnes choses pour vous et nous, cette société d'individualistes a un grand besoin de dépoussiérage!!!! et merci de relater les faits concernant Xavier Mathieu et Edouard Martin, car eux , comme on dit, "ils en ont"!!!!!!

Écrit par : nanougk33 | 09 janvier 2013

Répondre à ce commentaire

Je reviens, oui. A dose homéopathique. Mais, je serai tout de même plus présent sur ce blog en 2013 qu'en 2012.
A bientôt !

Écrit par : Philippe Sage | 11 janvier 2013

Partir, pour aller où ? en Allemagne peut-être ?
non non on va plutôt virer les socialopes, ces enflures. Quand je vois la gueule d'un Cahuzac j'ai envie de danser la Carmagnole. Ils ne tiendront pas 5 ans à nous baiser comme ils le font. Hollande / Louis XVI, même combat, même allure, même destin.

Écrit par : Foxapoildur | 10 janvier 2013

Répondre à ce commentaire

Je ne suis pas fan de ce Cahuzac. Mais on ne juge pas un homme sur sa "gueule". Attendons de voir.

Ils ne tiendront pas 5 ans ?
Je crains fort que si.
Avec une dissolution probable, afin de piéger la droite en vue de 2017...

Écrit par : Philippe Sage | 11 janvier 2013

Je n'ai rien contre le fumier, mes vaches en produisent tous les jours. Leur production-pas seulement fécale- me permet encore de vivre en citoyen bien que dépendant de tous les "marchés".
Il y a eu quand même, quelques minutes d'espoir... non???
Sinon...tout est juste, hélas...
Je relis Montesquieu

Écrit par : francois | 10 janvier 2013

Répondre à ce commentaire

Voilà. Relisez Montesquieu. C'est une bonne lecture.

Sinon, je ne crois pas que nous sommes des vaches (cf : fumier).
Quand bien même un Général nous traitait, jadis, de "veaux"...

Écrit par : Philippe Sage | 11 janvier 2013

Et bien là ça s'agite. Du vrai socialisme. Quelle action. Une belle petite guerre. Enfin il l'aura, sa guerre. Rien qu'a lui tout seul. Et des accords, je ne vous en parle même pas! Une grande victoire pour François Hollande!
Et le nucléaire ça continue, et NDDL ça continue!
Et c'est partout. Que peut on faire face à des peuples de zombies qui n'écoutent rien , qui ne comprennent rien qui vous traitent d'illuminé! La victoire de ces pouvoirs, c'est justement qu'ils ont démontré que les luttes et les oppositions n'ont plus aucun pouvoir. Manifeste, hurle, révolte toi pour eux c'est comme une caresse du vent qui leur donne encore plus de confiance. Parce que 90% des gens ont le cerveau laminé.Comme vous dites, vivre dans son imagination. S'isoler, continuer à croire en ces convictions ( anti militarisme, pacifisme, vrai communisme).Vivre en lisant les livres( RogerMartin-du Gard, Anna Seghers, Chabrol,Erich Maria Remarque...) et les blogs qu'on aime et les gens dans leur caca jusqu'à que tout s'éclate dans le mur de leur bêtise. L'humain est donc ainsi. Une chose qui a gardé ces réflexes d'animal à peine supérieur.
Car moi je n'essaye même plus de convaincre les gens.
Depuis que les japonais ont voté pour la droite , je me dis que sur le Titanic on avait demandé aux gens si ils voulaient changer de route ils auraient dit non!
Alors basta, on ne peut pas changer le monde malgré lui.

Écrit par : Isabelle | 12 janvier 2013

Répondre à ce commentaire

"La gauche, c’est le socialisme. Point-barre. " dites-vous?
N'oublions pas que celui qui fut considéré comme le plus grand architecte du socialisme dans ce bas monde, a fait exécuter 4500 personnes par jour pendant des années !! Il faisait alliance avec Churchill et Roosevelt pour piller les pays du monde arabe de leur pétrole. Son nom: le camarade Joseph Staline ! Alors le socialisme C'EST le socialisme ! La gauche c'est la gauche et c'est bien la droite qui est la droite...

Écrit par : Balthasard | 01 février 2013

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu