31 décembre 2011
Dernier Billet Pour L'Année 2011

Il est ICI
18:50 Écrit par Philippe Sage dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 2011, 2012, last chance, présidentielle, débat, être un citoyen |
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21 décembre 2011
2012 : Sur Le Papier, Un Format à Quatre
Non pas que les jeux soient faits, pas plus que les carottes fussent cuites, mais tout de même, et n’en déplaise aux enclumeurs du bipartisme, pour cette neuvième présidentielle de l’histoire de la Ve République, ils seront quatre.
C’est dire si l’issue est incertaine. Combien c’est plus ouvert que d’aucuns le (pré)disent.
Or donc, quatre candidats peuvent accéder au second tour. Et bien malin celui qui pourrait, aujourd’hui, avancer le nom des deux qui, le soir du 22 avril, seront choisis, et à quelle hauteur.
Nicolas Sarkozy. Les sondages, invariablement, le donnent perdant. Seulement voilà, cet homme-là, (et quand bien même seraient-ils nombreux à souhaiter sa défaite, si ce n’est plus encore) est redoutable, malin, très affuté.
Oh bien sûr, il y a le bilan. On peut s’en gausser, l’égrener, le placarder, brandir les chiffres, arguer qu’ils sont ô combien négatifs. C’est vrai… Mais c’est oublier un paramètre essentiel : la crise. Et on l’entend déjà, le déroulé ; il est limpide : voyez les Grecs ! Voyez les Espagnols ! Et l’Irlande, le Portugal, l’Italie et tutti ! Regardez ce qu’ils ont perdu, ce qu’on leur a pris.
Mais Sarkozy ne va pas seulement jouer cette carte-là, en se présentant comme celui qui, vaille que vaille et coûte que coûte, nous aura épargné des réelles affres de la crise, avec son cortège de salaires baissés ou gelés, de pensions rognées ou de taux de chômage écrasant (21,52% en Espagne) ; il va aussi, et c’est corrélatif, miser sur une corde autrement plus sensible qui, peu ou prou, pourrait s’énoncer ainsi : on ne change pas de président quand votre pays est engagé dans une guerre (Méthode George W. Bush Jr.).
Ce terme, celui de guerre, peut sembler excessif ; pour nous. Mais il ne l’est sûrement pas pour les Grecs ou les Italiens. Dans quel autre contexte, en effet, autre que celui d’une guerre, en vient-on à : capituler ? Aucun.
Et puisqu’il est celui, Sarkozy, qui nous aura(it) épargné ce sort-là, alors il est, de fait, le meilleur, ou le mieux placé, pour que demain, nous ne le connaissions (toujours) pas. Aux autres candidats de démontrer le contraire. Qu’il n’est pas le mieux à même. Ce ne sera pas simple. D’autant vu ce qui s’annonce. Une récession. Ce qui signifie que les marges de manœuvres seront particulièrement étroites (à moins de proposer une autre voie, radicale, or donc socialiste dans le sens noble et premier du terme) ; du coup, les principaux rivaux du président sortant vont avoir un mal de chien à convaincre une majorité qu’avec eux, on en chierait moins.
Autre élément : Sarkozy n’a pas changé de tactique. Quand il s’est déclaré, via la presse régionale, le 30 novembre 2006, ça faisait déjà un bail qu’il était en campagne. En fait, dès son arrivée à l’Intérieur, le 7 mai 2002. Il aura compris, très vite, que le PS mettrait du temps à se relever du 21 avril. Que son seul véritable rival ne pouvait être que quelqu’un de sa famille politique... Il avait raison. Quand Juppé tomba, surgit Villepin. On connaît la suite...
Certes, les données ne sont plus les mêmes. Villepin semble déterminé à vouloir sa revanche. Toujours, encore, cette éternelle bataille entre chiraquiens et balladuriens… Mais que peut Villepin contre un homme qui aura sillonné la France tout le long de son quinquennat ? C’est que, ces petites tables rondes, à raison de deux à trois par semaine, c’était pas pour amuser la galerie ou se dégourdir les gambettes. C’est clairement une campagne qui ne veut pas dire son nom. Et mine de rien, ces déplacements auront leur importance. Ils pèseront dans la balance.
François Hollande. Encore une fois, le PS aura désigné son candidat bien tard. Et c’est un tort. Ah ! N’est pas Mitterrand qui veut ! Lui avait réussi ce tour de force – tranquille – s’imposer, être l’évidence, même avec deux défaites dans la besace.
« Contre la volonté d’un homme, disait Mitterrand, on ne peut rien ». Pas même un Rocard.
François Hollande est-il habité par cette volonté-là ? Ténue. Pas sûr…
Et puis, surtout, il n’est pas le maître. Ce n’est pas lui qui tient le PS comme Mitterrand le tenait. Là encore, c’est un tort.
Alors bien sûr, ce n’est pas comme ça qu’elle devait se danser l’Histoire. Hollande, il visait 2007. Et c’était légitime, puisqu’il était le premier secrétaire. Et d’ailleurs, pour qui s’en souvient, la presse, dès septembre 2004 (soit après les régionales gagnées haut-la-main par le PS) avait dessiné le match de 2007 : c’était Sarkozy contre Hollande. Mais 2005 aura tout bouleversé. Avec son fameux référendum qui – c’est une sale habitude – coupera le PS en deux. Et de cette division, Hollande sortira tout aussi affaibli que disqualifié. La suite est assez abracadabrantesque…
Quoi qu’il en soit, cette fois François Hollande n’a pas laissé passer sa chance. Seulement voilà, tout le monde le sait, le candidat du PS, c’était pas lui ; c’était : DSK. Et il aurait remporté les primaires citoyennes. Les doigts dans le nez.
De fait, Hollande n’est certes pas un candidat de substitution, mais il a gagné par défaut. On peut y voir un signe du destin. Mais rien ne dit que ce signe sera, à l’arrivée, positif.
Cependant, le PS peut toujours se dire qu’il l’a échappé belle. Tant du côté de l’UMP, on était fin prêt (et ô combien ravi) d’affronter DSK… C’eût été une nouvelle humiliation à laquelle, cette fois, le PS n’aurait pas survécu.
Hollande, c’est vrai, aura bien tenté d’avancer le calendrier, pour deux raisons :
1 – Il éliminait DSK.
2 – Il sait très bien que pour avoir une chance de remporter la présidentielle, le candidat du PS doit être désigné le plus tôt possible afin d’apparaître comme une évidence et surtout, comme un chef incontesté et incontestable.
Malgré tout ce micmac, cette tambouille assez infecte, François Hollande est, pour le moment, le favori de cette présidentielle. Dans les sondages.
Sauf que, depuis quelques semaines, on note un tassement, pour ne pas dire une érosion. Lente, mais inquiétante. Certes, les projections de second tour sont sans appel, mais … Que peuvent-elles bien signifier à plus de quatre mois de l’échéance ? Balladur aussi, en décembre 1994, écrasait littéralement le second tour. Et puis…
Hollande va devoir muscler son jeu. Et dès le mois de janvier.
Reste, toutefois, le contexte de crise (et ses imprévisibles), et avec, ces marges de manœuvres si étroites qui font que, on ne voit pas (encore) très bien la différence essentielle, déterminante, qui sépare(rait) un Sarkozy d’un Hollande. Si ce n’est que l’un est de droite, et l’autre… Prêt à s’allier avec François Bayrou.
François Bayrou. Et c’est reparti mon kiki ! Voilà même qu’on évoque un remake de 2007 : Bayrou, le troisième homme ? A la seule différence que, en décembre 2006, le Béarnais pointait à 8% dans les sondages. Alors que là, il est à 14.
En fait, tenace, obstiné, Bayrou ne fait que récolter les fruits de sa campagne présidentielle précédente. Il est dans la continuité. Et s’il ne commet aucune erreur, il pourrait fort bien être la (fausse) surprise de ce scrutin. D’autant vu le contexte.
Car après tout, quitte à se tourner vers quelqu’un qui protège - puisque ce sera, de toute évidence, un des thèmes de cette campagne – une partie de l’électorat, oui, pourrait être tentée d’accorder ses suffrages à un homme qui, ma foi, n’a guère varié, ne serait-ce que dans son diagnostic. N’était-il pas celui qui, en 2007, parlait déjà des méfaits de la dette et des déficits ?
Il lui faudra, néanmoins, convaincre qu’il a la carrure. La stature de l’homme d’Etat.
Et puis, il y a, chez lui, quelque chose qui, paradoxalement, rappelle la nonchalance. Une certaine lenteur. Or, nous sommes en des temps pressés, où l’immédiateté est – malheureusement – reine. Et s’il est, depuis peu, populaire, ce n’est pas un tribun. Il n’est pas comme Chirac, Mitterrand ou Sarkozy, quelqu’un qui galvanise et soulève la foule. Vous me direz, Giscard, non plus...
L’autre problème, c’est le MoDem… Ça pèse pas très lourd. Et il faudra trouver une majorité à l’Assemblée, si jamais … Nul doute que ses concurrents (Hollande, Sarkozy) ne se priveront pas de le souligner. Une « majorité centrale », certes, mais tu la trouves où ? Il va falloir que Bayrou fasse preuve d’une grande habilité pour passer cet écueil. Ce déficit… Il ne pourra éternellement nous vanter une « majorité centrale » sans la détailler. Et c’est quand il le fera, qu’il perdra tout, ou alors, remportera le match.
Marine Le Pen. Ah ! Si DSK n’était pas tombé … Oui, je sais, cela peut paraître incongru placé ici, mais c’est pourtant lui, DSK, que Sarkozy espérait affronter en 2012. Pour les raisons que, désormais, nous connaissons (Carlton et autres joyeusetés)… Ah ! La stratégie était ô combien meurtrière, elle conduisait à un nouveau 21 avril. Et Marine Le Pen s’en pourléchait d’avance. Car (et comme c’est étrange, tant c’est synchro) DSK était aussi LE candidat qu’elle aurait été « ravie d’avoir en face ». Tu penses !...
Bref, l’Histoire s'élucubrait ainsi : un second tour Sarkozy/Le Pen dont, bien évidemment, Sarkozy pensait sortir largement vainqueur ; et Marine Le Pen, crise aidant, se disant que, il y avait une petite chance, de tirer là, son épingle du jeu.
Ceci étant, même si ce château de cartes s’est brutalement écroulé, il n’en reste pas moins que Marine Le Pen peut encore accéder au second tour. Parce que le terreau est là. Le contexte est propice. Et d’ailleurs, depuis un an, ne plane-t-elle pas dans les sondages ? 24, 16 ou 20%, peu importe, c’est du jamais vu pour un candidat du FN. Voilà qui devrait, au minimum, préoccuper les uns, comme les autres.
Mais il y a une autre donnée préoccupante : c’est le profil de l’électeur potentiel du FN. Il correspond à celui qui vit, de près ou de pas très loin, la crise justement. Il fait partie des ouvriers, des classes populaires, et même, des classes moyennes.
Il y a aussi ce slogan, ou ce sigle, celui de « UMPS » qui lui parle. Parce que, effectivement, UMP et PS ont dirigé tour à tour le pays. Et lui, il voit le résultat. Seulement le résultat.
D’autre part, il considère que s’il y a un parti qui, depuis 30 ans, n’a pas changé de discours, c’est bien le FN. Oh bien sûr, il serait facile de lui démontrer que ledit FN n’est pas, à la base, un parti se souciant de sa condition. Au contraire ! C’est en réalité un parti farouchement libéral, mais qui, par la force des choses, je veux dire considérant la structure de son électorat, vira de bord vers le milieu des années 90, délaissant sa doctrine reaganienne, pour opportunément, et petit à petit, apparaître comme – je cite – le parti des « oubliés » et des « invisibles ».
Mais que voulez-vous ! Nous n’avons personne pour démonter cette machine. Et sûrement pas Caroline Fourest. Que ce soit par le biais d’un livre ou d’un documentaire (tiré du livre) c’est, à chaque fois, un coup d’épée dans l’eau. Trop scolaire, trop paresseux ; pas assez abouti, surtout. Or, tout de même, il serait plus qu’urgent de dire, haut et fort, que le FN n’est, ni plus, ni moins, qu’un parti maurrassien. Pour y arriver, il conviendrait de cesser de focaliser sur les personnalités (ici, Le Pen père et fille) pour s’atteler exclusivement à l’idéologie véhiculée par cette formation. Et, parce que ce travail n’a pas été fait, ou bâclé, alors oui, Marine Le Pen a une petite chance, vu le contexte, d’accéder au second tour.
Une surprise ? Il est d’usage d’y croire. Chaque présidentielle en réserverait une. Vraiment ?
Quand on se penche sur les huit précédentes, on en relève bien peu. Et puis, honnêtement, le favori finit toujours par l’emporter. Non ?
Que ce soit De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac ou Sarkozy, je ne vois là, aucune surprise. Sinon le vainqueur attendu.
Quoi, Jospin ? Replongez-vous dans les sondages, et vous constaterez que s’il fût, effectivement, le favori, dès janvier 2002 il ne cessa de perdre du terrain. A cet égard, il sera important de noter les scores sondagiers de février prochain. Si, par exemple, Hollande plafonnait à 22%, alors, vous pourrez vous dire que c’est sale temps.
Une surprise, donc… Elle aurait pu être envisageable. Mélenchon, par exemple. Ne serait-ce que parce que : la crise, le contexte, le terreau, lui sont, a priori, favorables.
Seulement voilà, il semble bien que c’est le FN qui en tire(ra) profit.
Cela tient à son ancrage. 27 ans qu’il est là, ce FN. Au-dessus des 10%. C’est un long, très long chemin.
Cela tient, aussi, au fait que beaucoup d’anciens électeurs du PCF, mais aussi du PS, sont aujourd’hui des électeurs du FN. Et quatre mois, c’est bien trop court pour les ramener.
Il aurait fallu lancer l’affaire en 2005. Après le référendum. C’est là que Mélenchon aurait dû quitter le Titanic PS. Rejoindre le Front de Gauche et le préparer. S’aguerrir lors de la présidentielle 2007, poser les premiers jalons, imposer sa griffe, sa marque, et aujourd’hui, alors, oui, ce serait différent. Il y aurait une véritable force, peut-être pas suffisante, mais assez pour peser efficacement. Mais là, c’est trop juste.
Du reste, Mélenchon ne décolle pas dans les sondages. Oh, bien sûr, on a vu Bayrou passer de 8% en décembre 2006 à plus de 18% le soir du 1er tour 2007, avec dans l’intervalle un pic à 24. Sauf que, là encore, Bayrou c’est un travail de longue haleine. Un autre long chemin. Il part de très loin, Bayrou … Des années qu’il laboure, inlassablement, le (même) terrain.
La seule surprise – si surprise, il doit y avoir – ce serait que Mélenchon fasse plus de 10%. Mais au détriment et/ou au profit de qui ?
Ils sont donc quatre : Nicolas Sarkozy, François Hollande, François Bayrou et Marine Le Pen. C’est parmi eux que se trouvent les deux qui, le 22 avril prochain, seront choisis pour s’affronter dans un duel inédit.
Et bien malin qui, ce jour, pourrait dire lesquels.
Tant cette élection est bien plus ouverte qu’on nous le dit. Du moins – mais il est important de le préciser – en ce qui concerne son premier tour.
NB : Comme c'est période de fêtes, et te les souhaitant belles, je te glisse, ci-dessous, un cadeau sonore.
A écouter sans modération.
22:55 Écrit par Philippe Sage dans Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (67) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielle 2012, 22 avril 2012, les favoris de 2012, les quatre pour 2012, nicolas sarkozy, françois bayrou, françois hollande, marine le pen, les enjeux de 2012, 2012 présidentielle ouverte |
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17 décembre 2011
Vidéo-Cadeau De Noël : Mais Qui, En 2012, Sera Le 3ème Homme ?
A chaque présidentielle, on nous parle d'un troisième homme.
Pourquoi ?
On n'en sait rien.
Quoi qu'il en soit, gagnons du temps, en tentant de trouver celui de 2012.
Histoire de passer Noël tranquille ...
... Ou pas.
18:03 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rions avec le troisième homme, qui sera troisième homme en 2012 ?, présidentielle 2012, à quoi sert un troisième homme ?, jacques chaban-delmas, jacques chirac, raymond barre, edouard balladur, lionel jospin, françois bayrou, marine le pen, dominique de villepin, nicolas sarkozy, françois hollande, choc pétrolier, crise mondiale, rions avec 2012 |
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15 décembre 2011
Pourquoi Nous Nous Dirigeons Vers Une Présidentielle Indigente Et Vulgaire
Il serait salvateur, de première urgence, considérant le contexte, les enjeux, que cette neuvième campagne présidentielle fût riche, haute et en couleur. Qu’elle nous instruise. Qu’elle nous éclaire.
Malheureusement, tout porte à croire qu’il n’en sera rien. Que nous en sortirons plus amers, et plus embrumés encore.
Cela tient au fait que ce que l’on nomme notre « classe politique », et quand bien même serait-elle, par endroits, composée d’hommes et de femmes, brillants, inspirés, ou talentueux (et de quelques bords que ce soit), nous assomment, et à dessein, de mots, de virgules, de slogans, toujours les mêmes. Mauvaise foi et déni HT.
Cela tient au fait, surtout, que jamais vous n’entendrez aucun d’entre eux saluer son adversaire, son concurrent, pour avoir proposé telle idée, soumis tel sujet.
Non, en France, nous sommes dans une autre logique, celle du dénigrement systématique, et cette logique tue dans l’œuf tout débat, tout progrès.
Le citoyen (et donc, le débat) est la première victime de cette logique meurtrière.
Mais l’atterrant, c’est qu’au bout du compte, il y participe. Il abonde. Il n’est d’ailleurs plus un citoyen, au sens noble du terme, mais un vulgaire supporteur, vociférant, braillant. Il n’y a qu’à fureter sur le Net, pour en avoir une triste illustration. Dans le corps comme dans les commentaires. C’est affligeant !
Rendez-vous compte ! Internet ! Un espace ouvert qui est devenu, à certains égards, le royaume des gens fermés. Celui des obtus, des bornés, des mesquins. Oui, même sur Internet, le débat est impossible. L'intelligence est bannie. Quand ce n'est pas : exclue.
Voyez ne serait-ce que la blogosphère, qu’elle soit de droite, de gauche, du centre, des extrêmes, ce n’est, pour bonne partie, qu’un ramassis d’aficionados, délibérément aveugles, et qui, vaille que vaille, et peu importe ce qu’il en coûte, soutient mordicus son champion, même si ledit champion vient de commettre, ou de proférer, la plus stupide des idées.
Or donc, pas de réflexion, pas d’analyse, pas de raison, et je dirais même : pas le moindre gramme d’honnêteté. Au contraire ! Moins y’en a, et plus ils jouissent.
La médiocrité est devenue LA règle. Pis : elle est désormais récompensée. Followée.
Ainsi va le débat en France. Ou plus précisément : le simulacre de débat.
Notre classe politique en est pleinement responsable.
Tant elle corrode, depuis lustres, la « chose » politique.
La suite et le développement sont à lire : ICI
19:08 Écrit par Philippe Sage dans Il Est Trop Tard, Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielle 2012, que sera la présidentielle 2012 ?, sommes-nous des citoyens ?, comment les politiques confisquent le débat, y'aura-t-il des débats dignes de ce nom en 2012, sommes-nous de vulgaires supporteurs ?, qu'est-ce que le débat ?, à quoi sert une élection ?, les raisons de l'abstention, la classe politique française coupable de médiocrité volontaire |
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13 décembre 2011
« La Vérité ? C’est Dégueulasse ! »
Ecoutez-les, ces crabes d’anesthésistes, tous, ils nous promettent tous, la Vérité.
Ils se nomment Sarkozy, Hollande, Bayrou, Villepin.
La Vérité, c’est leur crédo soudain, le mot-clé, un sésame.
J’t’en foutrais, moi, des lignes et des lignes, à faire, et refaire, de Vérité.
Et puis d’abord, quelle Vérité ?
T’as vérifié la date, celle de péremption, citoyen-candidat ?
Tu devrais, et fissa, tant ta Vérité, elle sent.
Elle est à dégueuler, TA Vérité.
A nous donner l'idée de retourner vers les oiseaux.
Fussent-ils de malheur.
Le développement est à lire : ICI
« Il paraît que la Vérité est aux toilettes/Et qu'elle n'a pas tiré la chasse ?/La Vérité, c'est dégueulasse ! » [Léo Ferré – Night And Day – LP : Il N’y A Plus Rien - 1972]
12:55 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons !, Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielle 2012, la vérité, les candidats de la vérité, nicolas sarkozy, françois hollande, françois bayrou, dominique de villepin, mot-clé de la campagne présidentielle 2012, la campagne de vérité, 2012 l'heure de vérité, la vérité c'est dégueulasse, léo ferré, il n'y a plus rien, night and day |
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05 décembre 2011
Aux Chiottes, Le Vote Utile !
Et c’est reparti. Pour le grand numéro de la pensée dominante. Ah ça ! On va en bouffer, matin, midi et soir. Faut dire qu’ils sont affutés, prêts à en découdre, limite haineux, assurément suffisants et arrogants. Ils se nomment Aphatie, Barbier, Giesbert, Duhamel, Elkabbach, et j’en passe. Pendant cinq mois, interminables, ils vont nous vendre un match, et un seul : Sarkozy/Hollande. Et tous les moyens seront bons. Même les plus mauvais. Surtout, les plus mauvais.
Or donc, l’orchestre a déjà entonné son foutu tintamarre. Crise mondiale ou pas, peu importe, la partition reste la même : le bipartisme.
Peu leur chaut, que le peuple ait des velléités, des envies, un désir, ils s’en moquent. Eux qui, en 2005, et de concert, enclumaient pour le « Oui ».
Des laquais ? Des valets ! Non ! Des courtisans. Des qui en croquent. Et copieusement. Vous le leur signifiez, et ces impétrants s’insurgent, pathétiquement, clamant qu’ils sont journalistes, déontologues, invoquant ribambelle de mots grossiers, auxquels ils n’entravent que pouic : populisme, fascisme et tutti. On la connaît, la chanson. Des années qu’ils nous la sifflent…
… Tenez ! Cette affaire, celle du 21 avril, eh bien, ils y étaient pour nib ! Ah, c’était pas eux ! N’avaient rien fait ! Sinon, leur métier... Ils auront des mois durant, dans un élan remarquable, enchaîné éditos, sujets, débats sur un thème et un seul, l’insécurité, mais non, c’est pas eux ! Ils n’auront fait, disent-ils, que couvrir une campagne. Preuve en est pourtant, éclatante, n’est-ce pas, qu’ils se couchent, qu’ils obtempèrent, sourdement, aveuglément... Des courtisans, vous disais-je. Obséquieux. Pyromanes. Se drapant derrière un alibi, fallacieux : le journalisme. Jean-foutre, va ! Imposteurs ! Commerciaux ! Qui jamais ne s’excusent, ou reconnaissent une faute... Les avez-vous déjà entendus faire amende honorable ou quelconque mea culpa ? Mais jamais ! Ça aussi c’est signifiant. De ce qu’ils sont.
Leur credo : le vote utile. Utile pour qui ?... Le peuple ?... Pensez-vous ! Le peuple, c’est pas leurs oignons. Et puis ça sent, le peuple. Ça refoule. Ça n’a rien de raisonnable et de raisonné... Internet, ce déversoir à les en croire, en est la preuve... Oui, ces gens-là n’aiment pas Internet. Ils y sont itou, certes, mais pour une seule raison : l’investir, le coloniser, le mater. Imposer leurs idées, leurs vues, leur loi. Et que vive le Triple A ! Ça les fait jouir, ça, le « AAA ». Et la dette, alouette ! Y’a bon les réformes néolibérales… Ah ! Peuple imbécile, tu ne te rends pas compte de la chance que t’as, inouïe, de nous avoir, nous, les éditocrates, nous t’éclairons, te guidons, vers la seule voie possible, le bipartisme. La Sarkollanderie… Ce ne sont pas des journalistes, non ! Ce sont des éducateurs. De la meute, la politique bien comme il faut, celle qui dépasse pas, droite dans ses bottes, molle dans sa gauche, ils sont les chiens. De garde.
Et si nous les condamnions à la niche, les toutous de l’oligarchie, et à perpète, s’il vous plaît ? Vulgairement : et si nous leur foutions au derche pour de bon ?
Non mais c’est quoi, ces façons de traiter tout ce qui n’est point Hollande ou Sarkozy. C’est quoi ces manières de faire ? Ce mépris insupportable... Avez-vous entendu Aphatie soumettre Eva Joly à la question ? Pascale Clark se gausser de Philippe Poutou ? Les avez-vous entendus les sommer de dire, séance tenante, pour qui ils voteront au second tour ?.. Bayrou, ça ne les intéresse QUE pour cette raison : pour qui le Béarnais va-t-il appeler à voter le 6 mai ? Le reste, ils s’en caguent... Mélenchon, pareil. Alors le rebelle, tu vas te ranger derrière Hollande, hein ? Mais dis-le, bordel, que tu vas le faire ! Tu te crois malin, Voltaire, avec ton Front de Gauche ? Mais tu vas te coucher, une fois avril passé, n’est-ce pas ? Allez, crache-le, renégat !... Quant à Le Pen, avec morgue, ils te la dépiautent, et lui assènent que, petite, ne sais-tu pas que sans alliances, t’es refaite ! Car ainsi fonctionne le scrutin. Majoritaire à deux tours… Deux tours ? Merci de nous le rappeler. Tant on aurait fini par croire, à vous entendre seriner Sarkozy /Hollande, Hollande/Sarkozy, qu’il n’y en avait qu’un.
Oui, il y a deux tours. Et c’est une chance. Qu’il va falloir saisir. Cette fois... Après tout, un sondage ne nous apprend-il pas que 47% des Français ne veulent ni de Sarkozy, ni de Hollande ! Eh bien : chiche ! 53% c’est pas de la gnognotte. C’est un socle. Tenons-le ! Un premier tour c’est pas fait pour les chiens. De garde. C’est fait pour que le peuple s’exprime.
Aux chiottes, le vote utile ! Il n’est brandi que pour (nous) culpabiliser. Du reste, on nous le fait bien savoir, on nous le ressort et ressert à intervalles réguliers, la menace, celle d’un 21 avril bis ou à l’envers ! Argument à la noix ! Foutaises ! Enculerie ! Le 21 avril, c’est l’échec d’un homme : Jospin. Point barre. Sa campagne était indigente, à côté, nulle, zéro. Ce n’était point la faute des autres, de Chevènement, Taubira, non ! C’était juste Jospin, les français n’en voulaient pas, voilà tout.
Au passage, je rappelle que Le Pen avait lui aussi, un concurrent : Mégret. Ça ne l’a pas empêché d’être au second tour, que je sache ? Quant à Chirac, il avait cinq concurrents sur sa droite ! Ça ne l’a pas vraiment handicapé non plus.
Alors remballez vos 21 avril à la con. Après tout, c’est à Hollande et Sarkozy d’être les plus convaincants possibles. Si tel n’est pas le cas, c’est eux seuls qui en seront responsables. Pas le peuple. Ou alors, finissons-en avec cette élection, supprimons-là, si la voix du peuple ne vous sied pas ! Si elle vous gêne tant. Confions-là à des professionnels de la politique, des énarques, des qui savent. Pourquoi pas, après tout ! Etant donné que cette présidentielle est devenue, avec le temps, un vulgaire concours de personnalités, une affaire de supporteurs, bornés, obtus ; considérant de surcroît que c’est moins un président que nous élisons mais une image médiatique, or donc faussée, oui, débarrassons-nous de cette mascarade. Et fissa !
Mais puisque, une fois encore, nous devons y retourner, aux urnes, cette portion congrue, grotesque, dévoyée, de la démocratie, alors votons en masse pour notre candidat(e), pour NOS idées, pour UN projet, selon notre désir, nos convictions. Sonnons la mobilisation générale pour le premier tour. Ne nous laissons pas plumer, voler. Ne cédons pas aux sirènes du vote utile que des publicitaires déguisés en journalistes nous vendent comme du Coca-Cola. N’écoutons pas ces donneurs de leçons qu’ont pignon sur rue Bayard ou François 1er. Qui vont faire les beaux chez Calvi. Qui depuis des décennies nous assomment des mêmes mots, des mêmes virgules. Du même mépris.
Non messieurs Aphatie et Compagnie, il n’y a pas que Hollande, Sarkozy. Il y a d’autres choix. D’autres voies. Choix et voies que vous traitez et recevez si mal. Avec dédain ou condescendance. Mais continuez comme ça ! Et vous l’aurez la colère, elle s’exprimera comme jamais, dans les urnes, le 22 avril prochain. Oui, ne changez rien, persistez dans cette attitude et cette courtisanerie, et ce sera un raz-de-marée. Vous serez désavoués. Et comment !
Oh, je sais, encore vous ne ferez la leçon, car ce n’est point la dignité, l’honneur, l’éthique qui vous gouvernent, mais voyez, on s’en tamponnera copieux le coquillard. Nous serons tout à notre jouissance. Car oui, le peuple, aussi, à droit de jouissance. Ne vous en déplaise. C’est même un devoir en un tel contexte.
Au derrière qu’on va vous le mettre ! Et grand format. Pour toutes ces années où vous nous avez mal parlés, mal considérés, considérablement méprisés. Nous ferons de ce 22 avril 2012 un nouveau 29 mai 2005. Un NON retentissant.
Pour le premier tour de cette nouvelle présidentielle, cruciale, ne votons pas utile ! Ça c’est bon pour les soumis, les poltrons, les assis ! Votons selon nos convictions ! Et en masse !
16:58 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons !, Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (130) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-michel aphatie, christophe barbier, franz-olivier giesbert, alain duhamel, jean-pierre elkabbach, les éditocrates, yves calvi, vote utile, pensée unique, les nouveaux chiens de garde, les courtisans du pouvoir dominant, le vote utile c'est de la foutaise, ne votez pas utile, votez selon vos convictions, le 22 avril foutons-leur au cul, les commerciaux de la sarkollanderie, de l'importance d'un premier tour, 47% des français ne veulent ni de hollande ni de sarkozy, place au peuple ! |
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01 décembre 2011
Cinq Erreurs Se Sont Glissées Dans Cette Mauvaise Photo. Sauras-Tu Les Retrouver, Oh-là-là, Oh-là-là ?

La réponse est : ICI
16:52 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Prenez-Nous Pour Des Cons !, Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nathalie arthaud, philippe poutou, jean-luc mélenchon, françois hollande, eva joly, jean-pierre chevènement, corinne lepage, françois bayrou, dominique de villepin, hervé morin, nicolas sarkozy, christine boutin, nicolas dupont-aignan, marine le pen, tns sofres, sondages présidentielle 2012, où qu'il est passé frédéric nihous ?, le match sarkozy hollande n'aura pas lieu, prenez-nous donc pour des cons ! |
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