16 octobre 2011
Allo Maman Bobos, Ou : Les Indignés
Or donc, c’était la première « journée planétaire » des Indignés, n’est-ce pas …
Comment dire ?
Oh, c’est délicat, voyez. C’est que, je m’en voudrais de déranger. De dénoter. Vulgairement : de faire chier.
Mais tout de même. Ca me chatouille, gratouille, depuis le début de cet étrange « mouvement ».
Tous ces gens assis. Sagement. Je dois dire que ça m’impressionne. Non, vraiment. Je suis ébouriffé. Sur le cul.
Je m’étonne juste que Pierre Arditi n’en fut toujours pas. Il y serait, je crois, comme un poisson dans l’eau. Nickel.
Nonobstant, et ironie mise à part, venons-en au fait : ces Indignés, les avez-vous vus ?
Je veux dire, leur(s) profil(s). Qu’on nomme, communément : le statut social.
Avez-vous l’impression, par exemple, qu’il s’agit, là, de gens qui souffrent, qu’en bavent des ronds de chapeau ?
De gens dans la plus grande des détresses, complètement broyés par le « système » ?
De gens sur qui l’injustice saloparde, et ô combien capitaliste, aurait vidé de leur home, de leur taf, de leur sang même ?
De ceux que Claire Chazal, avec son air pincé du XVIème, appelle pudiquement :
« les plus démunis ».
Oh bien sûr, l’on pourrait émettre cette terrifiante hypothèse :
Comme les médias sont LE système, qu’ils y participent, qu’ils sont laquais-complices jusqu’au trognon, alors ces chiens galeux de journalistes se feraient, chère M'dame Dugenou, un sale plaisir de nous montrer, dans nos écrans plats, QUE des Indignés (assez) propres sur eux, que l’on dirait sortis de quartiers aisés, ou approchant ; bref, de périmètres relativement épargnés par cette putain de crise ; et nous cacheraient donc, les enfoirés de leur mère nantis de leur carte de presse, et délibérément (je veux dire : dans l’unique but de discréditer ce « mouvement ») les souffreteux, les exclus, les prolos vociférant.
En d’autres termes, les véritables victimes du monde de la finance, des marchés, du néolibéralisme et tutti.
Cela, vous le savez, se nommerait : complot.
Sauf que, pour qui aurait eu l’extravagante audace d’aller constater sur place (ou Puerta Del Sol, pour plus d’exotisme) que nenni !
Pas l’ombre de la queue d’un complot.
Du tout.
A bien y regarder, en ce « mouvement », Indignés, point d’ouvriers, de prolos, de chômeurs (ou alors deux ou trois), d’exclus, de virés, de délocalisés, de pauvres, et même de classes populaires. Comme on le constate, chaque jour que Hessel fait, sur nos écrans rapla-plats.
Pas la queue d’un vrai estourbi par ladite crise, les méchants banquiers, l’écrasant système.
En un mot, comme en cent : que des individus vivant pas si mal que ça. Or donc, qui ne connaissent pas (vraiment) la crise. Qui l’ont pas éprouvée. D’un gramme TTC. Rien.
Alors, je sais.
L’on me dira, mais vous faites chier à la fin, ce n’est pas parce que la crise, on la vit pas, pas vraiment, qu’on n’a pas le droit (et le devoir) de s’Indigner, sans compter, qu’avec nous, ou grâce à nous, demain, prolos, chômeurs, exclus, classes populaires, etc., vous verrez, nous rejoindrons. Ou, au minimum, nous soutiendrons. Moralement.
C’est pour eux, Monsieur-le-donneur-de-leçons, qu’on s’Indigne. C’est pour eux, qu’on se bat. C’est pour eux, qu’on « tralala ».
Nous sommes, itou, les 99%. Le contesteriez-vous, oh-là-là, oh-là-là ?
J’entends.
Mais, quitte à être vraiment très chiant, voyez, je n’y crois pas une microseconde.
Vos manifestations, sages, propres, dites Indignés (alors que c’est Révoltés qu’il conviendrait d’être) sont celles, je le maintiens, des quartiers épargnés. Celles des confortables. Celles des « Allo Maman Bobos ». Ni plus, ni moins.
Il est pas loin, le Café de Flore, mon Indigné.
Et d’ailleurs, je ne vois pas, chez vous autres, Indignés, le début d’un représentant de ces quartiers dits « sensibles ». Les Abandonnés de la République. Ils n’y sont pas. Curieux, non …
En vérité, vous distrayez.
Vous distrayez (et amusez) les politiques, les banquiers, les marchés, et tout ce merdier qui s’en bat les couilles de votre Indignation polie. Certains ne manqueront pas, nonobstant, de vous récupérer, fissa. Et vous opinerez. Recta.
La seule voie : c’est la Révolte. Le Feu !
Avec tous les exclus, les prolos, les chômeurs...
Tant que vous ne les intégrerez pas, vous passerez au minimum pour de gentils organisateurs, au max, pour une bande de Charlots.
La misère, vous ne savez pas ce que c’est. Sinon, croyez-moi, ça se verrait. Même sur un écran putassier.
Les morts de faim, les désespérés, on les reconnaît de loin.
Y’en a même qui s’immole(nt).
Mais de ceux-là, le monde Indigné s’en fout.
N’est-ce pas ?
00:17 Écrit par Philippe Sage dans Je M'Excuse Mais Merde !, Politiquement Très Incorrect | Lien permanent | Commentaires (133) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : les indignés, la journée planétaire des indignés, le mouvement des indignés, stéphane hessel, puerta del sol, où sont les prolos, ouvriers, classes populaires, chômeurs, crise financière, banques, finance, nous sommes les 99%, révoltez-vous, l'indignation confortable, allo maman bobo, le mouvement bobo est en marche, les indignés assis, la fausse révolte, prenez-nous pour des cons |
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Commentaires
Ben c'est exactement ce que je pense !
Écrit par : fiu | 16 octobre 2011
Répondre à ce commentaireC'est vrai que dans ces manifestations on ne voit pas de représentants des quartiers dits sensibles, comme vous dites, peut être parce que Stéphane Hessel n'est pas connu comme dealer receleur ou grand frère (je plaisante ,c'est pour vous titiller), pourtant il y à de l'Iphone, de l'iPad,du blackberry, et qui sait quelques tablettes tactiles à taxer...
Les 'indignés" européens font des émules au USA. le groupe s'appelle "Occupy Wall street",ce sont eux , peut-être qui vont faire prendre la sauce...
Écrit par : Régis | 16 octobre 2011
Répondre à ce commentaireben j'sais pas, t'es vache la.
"En vérité, vous distrayez. " toujours mieux que rien ou pas ?
"La seule voie : c’est la Révolte. Le Feu ! " ben oui, bon, on le sait, et puis ? t'en prendrais le risque toi ?
(disons que je trouve que cracher sur les indignés, c'est un peu a coté de la plaque. )
"Les morts de faim, les désespérés, on les reconnaît de loin.
Y’en a même qui s’immole(nt).
Mais de ceux-là, le monde Indigné s’en fout. "
Euh, que te dire, c'est a peu près exactement le contraire, menfin. (et y'a des recuperateurs partout, des cons partout, mais la c'est un peu n'importe nawak comme prcès d'intention)
(autant :
""Les morts de faim, les désespérés, on les reconnaît de loin.
Y’en a même qui s’immole(nt).
Mais de ceux-là, le monde Non Indigné s’en fout. "
ca ok. Autant, premiere version, bon.)
Écrit par : toto | 16 octobre 2011
Répondre à ce commentaireOui mais la misère la vraie, celle en effet des désespérés, est toujours et définitivement silencieuse .. elle dérange celui qui pourrait l'entrevoir et qui souvent s'en éloigne, vite .. elle ne s'invite pas à la table aussi facilement, ni ne se met à table si simplement ! On ne l'invite pas non plus, la misère a toujours un relent de "pestiférence", la misère a honte souvent et elle a toujours le désespoir discret ! la vraie misère attend que l'indignation se transforme, que la révolte gronde vraiment ! la misère attend en effet qu'on lui fasse une petite place sans y croire vraiment !
La misère sait qu'une indignation mesurée est plus confortable qu'une révolte efficace, les consciences pouvant alors continuer à dormir !
Écrit par : cat | 16 octobre 2011
Répondre à ce commentaireLes "indignés", ce ne sont pas des émeutes de la faim au Soudan, qui a dit le contraire ? Ce sont des gens qui ont l'impression de vivre dans un monde qui n'est pas dirigé par leurs citoyens, mais par des intérêts financiers opaques, au profit de ceux-là seuls, et qui ont l'impression souvent aussi qu'on leur a confisqué la démocratie - pour ceux qui en ont connu une.
Je ne pense pas qu'il soit écrit nulle part en lettre d'or que l'on n'a pas le droit d'être mécontent du monde où l'on vit (et plus que son état, de la direction qu'il semble emprunter) si l'on ne connaît ni la famine ni la dictature.
Écrit par : Jean-no | 16 octobre 2011
Répondre à ce commentaire@Jean-no : Non, c'est écrit nulle part. Mais il me plaît de l'écrire.
Écrit par : Philippe Sage | 16 octobre 2011
Tiens, je repasse, je te file des liens (nan mais ca va, je sais que c'était un coup de gueule ton truc, mais sérieux, je le trouve a coté de la plaque, alors je te files de la lecture (si, jsuis sympa comme meuf, rien a faire ;) ))
http://www.mouvements.info/Le-combat-pour-la-democratie.html
http://yetiblog.org/index.php?post/La-journ%C3%A9e
(now, t'as le droit d'etre aussi indigné et revolté que tu veux,
pi "Avec tous les exclus, les prolos, les chômeurs... Tant que vous ne les intégrerez pas, vous passerez au minimum pour de gentils organisateurs, au max, pour une bande de Charlots." Ben oui, viens nous aider, merci, on le sait qu'on a besoin de "tous les exclus, les prolos, les chômeurs.", on le sait, viens ;) (tkt dans le genre pas bobo je suis haut) :)
(si t'insiste je te passerais d'autres lecture ;) )
Écrit par : toto | 16 octobre 2011
Répondre à ce commentaireHier violences à Rome sur la piazza San Giovanni, immédiatement attribuées par les medias à de "teppisti" casseurs, délinquants etc...indignation sans fin de la droite et des bien pensants de gauche.
La réalité est plus complexe. La violence sociale imposée aux Italiens par le gouvernement provoque la violence réelle de groupes de jeunes, exclus, bafoués, etc
un texte intéressant, il est en italien mais je pense plutôt facile à comprendre
http://nero.noblogs.org/post/2011/10/16/no-future-no-peace/
Écrit par : celeste | 16 octobre 2011
Répondre à ce commentaireFoutre le feu ?
Mais bien sûr. On en a tous envie. Et après ? Leur donner le droit de nous tirer dessus ? Comment crois tu que ce genre de révolution se termine: Commune de Paris, guerre civile d'Espagne, révolution russe ?
Des millions de morts, c'est ce qui te fait bander ? Et toi, dans ton cagibis, à écrire tes conneries, qu'est ce qui t'excites ? De voir les miséreux tout péter et se prendre des balles ? Tu descendras, toi, dans la rue, essayer de t'en prendre quelques unes ? Franchement, ça m'étonnerait.
Parce qu'il faut crever de faim pour descendre dans la rue ? Parce qu'il faut de la violence pour réussir une révolution ? Et Gandhi, et Nelson Mandela ? Et Martin Luther King ?
Demain nous pouvons tous retirer notre pognon de leurs banques. Tu crois pas que ça fera plus de dégâts que mettre le feu au Reichstag ?
Non vraiment, écrire des conneries pareilles...Mais après tout, la démocratie, c'est aussi laisser aux branleurs leur liberté d'expression.
Écrit par : pozdnychev | 16 octobre 2011
Répondre à ce commentaire@poz : Ah ben vous voyez, quand vous vous énervez, ça a une autre gueule. Encore que...
Nonobstant, je vous prierai de rester "poli". Vous me traitez de branleur, soit. Vous perdez vos nerfs, ça c'est évident.
Et vous vous croyez, surtout, dépositaire de la liberté d'expression. Ne dites pas non, c'est ce que signifie votre dernière phrase. Mais quelle suffisance, pour un type qui veut pas donner sa peau. Je comprends mieux...
Quant à ceusses que vous citez, oui, ils sont morts, monsieur. Parfois, sous les balles. Parce qu'ils défendaient un idéal. Ceux-là sont respectables Ne vous en déplaise.
Bon sitting.
Écrit par : Philippe Sage | 16 octobre 2011
@Toto @Céleste : Merci beaucoup pour ces liens. Voilà qui est constructif.
Écrit par : Philippe Sage | 16 octobre 2011
Répondre à ce commentairecool :) (bon dimanche ;) ) (ah non votez pas ps)
Écrit par : toto | 16 octobre 2011
Les gens qui :
* souffrent et qui en bavent des ronds de chapeau
* sont complètement broyés par le « système »
* ont perdu leurs : logement, boulot, santé.... et parfois leur famille
* ont perdu tout espoir de voir leur situation s'améliorer
* ......
Bref tous les chômeurs, exclus, classes populaires.....
soit n'osent + se manifester tant ils ont été stigmatisés : des fainéants , des fraudeurs, des incapables de s'adapter au ''système'', des profiteurs du ''système", des assistés ....
soit n'ont + le courage de se battre = trop de fatigue, trop de désillusions, trop de solitude, trop de désespoir....
soit utilisent le peu de force et de courage qui leurs restent pour survivre.
Alors on fait quoi ?
....''La seule voie : c’est la Révolte. Le Feu ! ''.... = alors ok : qui allume l'alumette ? quand ? où ?
... ''Y’en a même qui s’immole(nt).''... = on s'immole TOUS ? quand ? où ?
J'avoue ne pas avoir tout compris dans votre article !
Demain, 17 octobre = journée mondiale du refus de la misère.
Les médias et les politiciens vont 1 peu en parler entre les commentaires sur : les primaires, le cours des bourses, N.Sarkozy, la finale du rugby....
Après demain, cette journée sera oubliée....
Écrit par : marie | 16 octobre 2011
Répondre à ce commentaireBonjour,
C'est plutôt juste monsieur Sage.
Cela dit les indignés des US ou de la Grèce ont VRAIMENT été touchés par la crise, ils souffrent pas non plus de pauvreté extrême mais ont perdu leur emploi, peut être leur maison, sont endettés pour 20 ans, leur droits sociaux, pas mal d'espoir et le peu de confiance qu'ils pouvaient avoir envers les institutions.
Il y a quand même eu des grèves générales en Espagne et en Grèce également, de celles qui pourraient bloquer tout un pays et qui impliquent que les travailleurs et le mouvement des indignés soient quelque part en résonance.
It's not my revolution if I can't dance ! ça peut aussi être des moments festifs c'est vrai, mais c'est surtout l'occasion de parler de projets et d'alternatives politiques avec des gens que tu ne connais pas. Dans le monde dans lequel on vit, 6 mois de rassemblements, d'assemblées populaires, de discussions dans la rue, de manifestations, c'est quand même quelque chose. C'est ce qui s'est passé en Espagne, quand même occuper les places, puis occuper les rues quand ils se sont fait matraquer et gazés, aller parler aux gens, marcher jusqu'à Bruxelles et s'arrêter dans les villages, faire des assemblées populaires. Il y a quand même des relents libertaires et révolutionnaires.
C'est vrai leur grosses manifs font penser aux grandes manifs en France avec la fanfare CGT, les merguez et les syndicats qui aident les flics. Ça ressemble mais c'est vraiment différent.
Et puis il y a une majorité de jeunes, très jeunes, et de vieux, ce sont quand même des populations touchées par la crise, les vieux n'auront bientôt plus de retraite, les jeunes n'auront pas de boulot.
Amicalement
(Et puis on a quand même cassé quelques vitrines ici merde !!)
Écrit par : choupette | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentairePS: si si il y avait des pauvres et des exclus ; et oui oui il y a BEAUCOUP de chômeurs indignés en Espagne; Et à Bruxelles il y avait aussi des sans papiers avec nous et des populations immigrés qui si elles ne sont pas exclues alors je ne sais .
Et les indignés des US ici :
http://wearethe99percent.tumblr.com/
Sont quand même pas des nantis.
Bisou !!
Écrit par : choupette | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireOn ne peut donc s'indigner que pour soi-même?
On s'en fout des crève la faim et des gens qui s'immolent?
Nous connaissez-vous?
Êtes-vous venus en assemblée?
Il y a là des gens de tous niveaux d'études, des pauvres et des classes moyennes mais bizarrement pas de riches.
Nous ne devons pas faire référence au même mouvement.
Enfin, parce que quelqu'un connaît un mal-être pire, ne doit-on pas exprimer le sien?
Écrit par : Noélie | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireEntièrement d’accord sur le fond ; la forme aurait gagné à être moins outrancière.
Écrit par : jujubes | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaire@ Jujubes
Tout le charme est dans l’outrance... mais quant au fond, OUI ce sont toujours des gagnants qui font les révolutions. Les perdants ont bien d’autres problèmes . Mais ca ne veut pas dire que ces derniers n’en tireront pas aussi un léger avantage...
Écrit par : Pierre JC Allard | 18 octobre 2011
Si on veut en parler sérieusement....
La plupart des gens s’intéressent à vivre et trouvent leur bonheur dans une routine quotidienne. On pourrait en faire un débat philosophique, mais ce ne serait pas le bon endroit.
Ils intègrent dans cette routine de faire ce qu’il faut pour avoir leur pitance et les moments de loisir dont ils tirent leur plaisir : vie amoureuse et sociale, sportive et hobbies divers.
Quand les gens se révoltent, il faut bien distinguer entre d’une part ce qui est une action pour défendre leur routine et l’améliorer…. et d’autre part ce qui est l’expression d’un hobby et donc une utilisation de leur loisir.
Pour l’immense majorité des citoyens du monde développé, les besoins essentiels sont assurés et l’action politique est un hobby. Changer le monde est sur le même plan que jouer sur un ordinateur, manifester est comme chahuter après une partie de foot et une campagne électorale est comme une saison de hockey. La soirée des élections est une journée de Formule 1.
Dans ce contexte, susciter la révolte est aussi un hobby comme les autres et obéit aux mêmes règles. Ceux qui organisent une manifestation doivent donc comprendre que ceux qui y participent n’y prennent pas autant de plaisir qu’eux et qu’en faire un succès exige donc que les organisateurs y accordent autant de minutieuse préparation qu’a un festival de jazz ou un tournoi de volleyball.
Si la routine des gens est compromise, c’est une toute autre affaire. Ils se révoltent spontanément et les « organisateurs » deviennent des animateurs modérateurs, dans une action qu’ils ne peuvent généralement pas contrôler.
Le Système qui domine la société actuelle a développé la compétence de permettre a une majorité effective de gens une routine assez gratifiante pour que ceux-ci s ne la remettent pas vraiment en question, mais satisfassent leurs pulsions violentes dans le cadre de leur hobbies.
Cette situation prévaut parce que c’est celle qui apporte le maximum de satisfaction à cette majorité effective. VOUS faites partie de cette majorité, sans quoi, au lieu de lire ce texte, vous seriez à mitrailler les parlementaires comme Marc Lepine, ou au moins à trancher la carotide de quelqu’un avec un éclat de verre de lunette, comme dans la scène bien connue du Parrain.
La stabilité du Système est actuellement compromise. Parce que certaines variables démographiques et environnementales ont évolué et ne sont plus en équilibre, parce que l’évolution des techniques a modifié les rapports de force et que certains des éléments du Systeme s’affrontent maintenant au lieu de collaborer… et pour une foule d’autre raisons, dont la simple usure de la société qui a ses crues centennales. Mais les effets sur Quidam Lambda sont encore mineurs et il ne conteste encore que pour s’amuser.
Quand sa « routine » lui sera enlevée, il n’ira pas marcher avec des pancartes et il n’ira pas camper dans un parc en implorant qu’on lui casse la gueule. Il réagira avec une brutalité dont on a peine a se faire idée et on n’aura pas besoin de l’inciter à la révolte ; ceux dont c’est le hobby et qui s’y essayeront seront dans les premières fournées mises au four. Ils seront comme le dompteur qui sort ses cerceaux quand le tigre a vraiment faim,
Ca vient et ça ira. Mais souvenez vous que CE NE SERA PAS UNE BONNE NOUVELLE.
Écrit par : Pierre JC Allard | 18 octobre 2011
C’est amusant, je fais à peu près le même constat dans mon article du jour.
Écrit par : Georges Yang | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireSi les indignés veulent un jour passer à l’action, il y a une première chose à mettre à bas, une sorte de Bastille passée au numérique récemment...
Écrit par : ecophonie | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireEuh...
La Révolution Française, ne fut elle pas déclenchée, en partie par les petits bourgeois ???
Les serfs des campagnes, prirent le relais, mais guidés par des gens un peu plus "évolués".
Ce n’est qu’un début, espérons que le peuple des gens pressurés, et des gagne-petits, finira par rejoindre.
Le problème est que les syndicats, ne représentent plus qu’eux-même, et que tant qu’il y aura 743 Kms de bouchons sur les routes Juilletistes, que les Aïe Paude , aïe pade ; et autre "merveilles " se vendront comme des petits pains, que les pistes de ski seront pleines au moindre flocon, LES gouvernements dormiront tranquille.
Écrit par : Dzan | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireBien d’accord avec Dzan...
On peut ne pas avoir de problème de fin de mois (comme moi), et se soucier du bien commun et des inégalités, et réclamer que ça change.
Trop nombreux sont ceux qui sont broyés par le système comme dit l’auteur, mais qui n’ont pas cet état d’esprit de citoyen "actif" qui cherche à se politiser, à comprendre , à agir...
Ce genre de mouvement commence par une base de gens éduqués et politisés, qui ne sont "pas forcément à plaindre" (et que vous pouvez appeler "bobo" si ça vous chante)... Ils n’en sont pas moins des citoyens qui cherchent collectivement une issue.
Et que s’ils viennent à être suivis par tous les exaspérés qui crèvent la gueule ouverte du système et de la misère sociale, alors là nos dirigeants pourront dire "sauve qui peut !".
Je préfère espérer cela que l’autre tableau beaucoup plus sombre qui verrait ces "petits" ne pas bouger de devant leur TV et se rallier naïvement aux promesses du FN par leur vote.
Écrit par : Mich K | 17 octobre 2011
@Dzan : Il a fallu la prise de la Bastille pour faire le liant entre les bourgeois des villes et les serfs des campagnes.
La Bastille de maintenant, c’est la télé. Si vous ne contrôlez pas ça, vous ne contrôlez rien.
Écrit par : LeLionDeJudas | 17 octobre 2011
@Dzan : C’est exact. Toutes (ou presque) les "révolutions" sont à leur genèse, des mouvements bourgeois, ou, comme vous dites, "petits bourgeois".
Mais je souscris à l’un des commentaires laissés : si vous ne contrôlez pas la télé, par exemple, véritable Bastille, vous ne contrôlez pas grand chose.
Écrit par : Philippe Sage | 18 octobre 2011
Oui Mr Sage j’en avais déjà fait l’écho il y a quelques jours sur un article d’un Indigné.
S’indigner c’est bien joli mais le cul par terre.... En dehors de faire rigoler les gouvernements je ne vois pas trop même les médias s’en tamponnent !!
Les Indignés devraient plutôt bloquer l’accès aux bourses !! ils seraient pour le coup nettement plus pris au sérieux, mais ces petits bourgeois révoltés du sphincter préfèrent perdre leur temps à ne rien faire, enfin si des petites balades dans les capitales.....
Tu fais quoi chérie cette semaine ?? j'me balade avec des amis indignés faut en profiter il fait encore beau après je laisserai ma place sur le trottoir aux clodos faut bien qu’ils s’installent quelque part pour passer l’hiver....
Écrit par : Commando Pernod | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireArticle en carton... pour penseurs bidons.
Vous jugez les indignés sur leurs apparences, cela prouve votre faiblesse de raisonnement.
Vous croyez que le grec qui s’est immoler devant sa banque était un clodo ?
Les indignés ont le courage qui vous manque Philippe...
Écrit par : TyRex | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireLe courage de quoi Tyrex ??
Pour le moment aucune action n’a été entreprise par ce mouvement pour déranger ce système..
Si votre courage se limite à vous promener alors excusez moi vous ne valez pas mieux et c’est parce que vous vous tripoter que d’autres qui esperent de réelles actions se foutent en l’air car ils voient bien que ce n’est pas vous qui allez changer quelque chose à leur pauvre situation.
Les indignés doivent passer à l’action sinon ce mouvement s’endormira pour l’hiver.........
Écrit par : Commando Pernod | 17 octobre 2011
@TyRex : Ça m’ennuie, vous savez. Je ne suis pas, d’habitude, sur la même ligne du Pernod s’affublant de Commandant.
Nonobstant, pardonnez-moi, mais "le courage" de QUOI ?
Je ne juge pas sur les apparences, jeune homme, mais sur des faits. Les Indignés, pour le moment (je dis bien : pour le moment) distraient les médias, les politiques, et font hurler de rire le monde de la finance (c’est pas des rigolos, ces gens-là).
Alors continuez comme ça, assis, sages, et vous n’aurez rien. Nib’. Zéro !
Un jour, vous comprendrez (peut-être) que l’indignation ne suffit pas.
Il faut plus que ça.
Beaucoup plus.
Bonne chance.
Écrit par : Philippe Sage | 17 octobre 2011
Vous semblez avoir la critique facile mais qu’avez-vous fait vous pour changer les choses ?
Ce mouvement est encore à son balbutiement alors soyez patient et on en reparlera.
Vous qui semblez connaitre toutes les ficelles pour mener à bien une révolution, pourquoi ne faites-vous rien ?
Vous avez peut-être la théorie mais en pratique c’est médiocre...
L’indignation est le déplaisir que nous cause l’idée du succès de celui
que nous en jugeons indigne.
Stendhal
Écrit par : TyRex | 18 octobre 2011
@Tyrex : Merci pour Stendhal.
Il ne me semble pas être seul, par ici, à avoir, comme vous dites, la "critique facile".
Il n’y a qu’à lire certains commentaires, et pour quelques-uns, constater une certaine virulence.
Qu’ai-je fait pour changer les choses ? C’est une bonne question. Si j’y répondais, ce serait déplacé, je crois.
Mais bon, en entreprise (et ailleurs), j’ai mené quelques combats. Qui m’ont valu le "placard". Et souvent, le licenciement. C’est peu, je sais, du moins, vous pouvez considérer que c’est pas beaucoup. Je sais, par expérience, que dans ces cas de figure (placard, licenciement) vous vous retrouvez seul. La solidarité s’enfuit. Nette. C’est un fait.
Ceci dit, je comprends parfaitement que ce "billet" suscite autant de réprobations. Je vous l’assure.
Maintenant, qu’on aille me coller des qualificatifs, sans même rien connaître de mon parcours, même s’il est contestable, comme tout parcours, c’est de bonne guerre, c’est Internet, en fait.
Peut-être, oui, suis-je derrière un clavier, facile, comme vous le dites, mais je sais ce que j’ai fait, ce que j’ai payé, aussi, et cher. Le chômage (longue durée) les petits boulots je connais.
Et puis, derrière un clavier, c’est vite dit.
Ce n’est pas parce que je poste de temps à autre, que je suis tout le temps derrière un clavier.
Itou, ma foi, je ne me cache pas derrière un pseudo. Je n’en veux pas à ce qui le font, ni les juge, ils doivent voir une sacrée bonne raison, mais avouez que c’est plus simple, que d’écrire, poster, commenter sous son nom véritable. D’autant quand vous avez un boulot, par exemple, que les conséquences peuvent être désagréables (placard, licenciement, par exemple).
Maintenant, concernant les Indignés, voyons ce que ça va donner. Vous y croyez, tant mieux. Mais c’est dans un an (voire plus), que nous verrons réellement si ce "mouvement" était véritablement constructif, selon ce qu’il obtiendra, ou pas.
Écrit par : Philippe Sage | 18 octobre 2011
Vous avez entièrement raison quand vous dites que le placard et/ou le licenciement font disparaitre la solidarité car vous devenez aux yeux des gens l’échec du système. L’échec fait peur et crée la distance comme s’il pouvait être contagieux... je vous comprend. Votre expérience vous a couté cher mais c’était inévitable compte tenu de votre caractère. Je salue au passage votre faculté à vous remettre en question, cela prouve que votre esprit est mesuré. C’est un gage de votre bonne foi.
Effectivement, les indignés m’ont redonné l’espoir d’ébranler ce système.
Je crois en eux et je ferais tout pour les aider dans leur combat.
Cordialement.
Écrit par : TyRex | 19 octobre 2011
Le concept "d’indignation" n’est pas pertinent, c’est ça le problème. Il ne s’agit pas de s’indigner mais de "se révolter", comme le dit l’auteur ; ou encore de "résister".
Un "indigné" ne fait pas peur. On peut même l’inviter à une soirée "entre gens comme il faut", on sait qu’il se tiendra bien à table.
Un "résistant", c’est autre chose.
Et plusieurs milliers de résistants dans la rue, ça commencerait à devenir un commencement de quelque chose.
Écrit par : Gaspard Delanuit | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireTout à fait d’accord avec ça, Gaspard.
C’est pourtant simple à comprendre.
On ne viendra pas à bout du monde de la finance en s’indignant.
Rien ne changera avec ce genre de "manifestations".
C’est vain.
Et perdureront tous les G20 nous broyant.
Encore une fois, il faut plus de radicalité. De "résistance", oui. Bien dit.
Écrit par : Philippe Sage | 17 octobre 2011
A la base, c'est les média qui leur ont trouvé un petit surnom - comme ils aiment si bien le faire -
A Bruxelles, le slogan à notre niveau du cortège est passé de "nous sommes indignés nous sommes indignés" à "je suis bien plus qu'indignée je suis révoltée" Je crois qu'il y a une conscience des limites de ce mouvement et du besoin de le transformer ou de le scinder (voir manifestations beaucoup moins pacifiques à Rome, en Grèce).
Ce mouvement a été transformé par les média en une grande farce festive; mais la vérité c'est que le 15 mai à Madrid, ils étaient 10 sur la place. Et quand les flics sont venus les déloger certains espagnols sont venus faire barrière. En quelques jours ils était une centaine, une semaine après plus d'un millier. Tout ça avec Assemblée populaire, et campement auto-géré en plein centre ville touristique. Quand ils se sont fait encercler, évacuer ils ont commencer à occuper les petites rues du centre, pour être plus mobiles, moins attaquables. Si plusieurs dizaines sont venus (en marchant et en s'arrêtant dans les villes/villages en chemin) à Bruxelles, c'est pour essayer de faire de ce mouvement quelque chose de plus international. D'ailleurs dans le cortège il y avait pas mal de slogan de l'international socialiste.
Bon je veux dire, il ne faut pas être trop niais, ça se transforme vite en kermès, mais il y a des vrais révoltés, enragés, précarisés dans le mouvement, ça pourrait vite dégénérer (cf Le feu La révolte il disait monsieur sage)
C'est vrai que malgré un certain voisinage idéologique c'est dur d'imaginer de lutter ensemble avec des pacifistes qui ne veulent pas entrer dans la confrontation.
Cela dit c'est positif concrètement certaines de leur actions sont vraiment intéressantes et de source libertaires et révolutionnaires et elles touchent beaucoup de gens. Si on peut rencontrer quelques camarades.... on sera jamais de trop.
Écrit par : choupette | 17 octobre 2011
C’est un désespoir de ma vie. je lis des articles de qq’un. je l’apprécie et tt à coup il en sort un qui dénote et révèle une partie de sa personnalité qui n’est pas brillante.
vous êtes un petit vieux, monsieur sage.
Quels conseils donnez-vous à la France et au monde pour s’en sortir ?
Réélire sarko ?
Voter pour Hollande son petit frère ?
laisser Israël et les US mener notre politique internationale ?
Laisser la dictature bancaire et autres continuer à nous étouffer ?
la situation est tragique et putain, des hommes et des femmes, en particulier des Américains dont on avait dit qu’ils étaient incapables de manifester, sont dans les rues et pour un bout de temps. Et pas qu’eux. 83 pays. Plus de 1100 villes hier.
Si vous ne sentez pas l’immense mouvement qui est en train de naître c’est que vous êtes un petit Zemmour. Mais je vous flatte peut-être.
Le pouvoir attend la castagne pour faire peur aux vieux et sortir ses armes. Les Indignés tiennent le pavé et pour l’avenir, s’il n’est pas à eux, il ne sera qu’à la fin de notre civilisation.
Tel est le choix.
Mais la manœuvre est délicate car la démocratie n’existe plus.
Du moins , ceux que vous traitez de haut sont dans la rue et non pas derrière leur clavier.
Écrit par : Ariane Walter | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaire@Ariane : j’ai déjà répondu plus haut, et plus bas.
La radicalité. C’est pas un truc de vieux, mademoiselle. C’est un truc avec des couilles.
Vous croyez quoi ?
Qu’avec ce genre de "manifs", le monde de la finance, les marchés, vont baisser pavillon ?
Ça se voit que vous connaissez mal ce monde.
Vous croyez qu’ils vont dire "OK ! D’accord ! On va rectifier le tir. Désormais, les richesses seront équitablement partagées. Oh pardon, pour tout !".
Non mais vous rigolez !
Je maintiens que l’indignation ne suffit pas. Que ça distrait les médias, les politiques, les requins de la finance. C’est une révolte qu’il faudrait. Radicale. Sans merci.
C’est pas avec ce genre de réunions proprettes que obtiendrez quoi que ce soit. Et d’ailleurs, vous le verrez. C’est couru. D’avance.
Mais bon, faites comme vous voulez, n’est-ce pas. Indignez-vous ! Et pas plus.
Le pouvoir n’attend pas la castagne, il est sur un fil. Ceci étant, rien n’a jamais été obtenu sans rien.
J’emmerde Zemmour, et je vous emmerde aussi pour avoir cité cet imposteur, cet opportuniste.
Vous pouvez me citer des chiffres (83 pays, 1100 villes) c’est du quantitatif, pas du qualitatif. Vous n’avez rien compris. De la dureté, de l’âpreté, que ces gens-là sont à un tel niveau, qu’ils se moquent de cette indignation. Seule la révolte, leur fera peur. Rien d’autres.
Et vous pouvez bien pérorer, vous verrez, c’est encore moi qui aura, au final, raison.
Bonne nuit.
Écrit par : Philippe Sage | 17 octobre 2011
Ariane Walter :
"Du moins , ceux que vous traitez de haut sont dans la rue et non pas derrière leur clavier."
À chacun ses compétences. D’ailleurs, vous aussi êtes derrière un clavier.
Cela n’engage que moi, mais il me semble que quelqu’un comme Étienne Chouard est plus crédible et efficace que tous les "indignés" du monde réunis. Ou Michel Drac. Ou Michael Ruppert. Ou même - je suppose que vous ne pouvez pas le blairer - Alain Soral.
Rien que cela devrait déjà alerter votre sens critique ; ou cette page sur la Libye, abjecte ; leur site, c’est qu’un vulgaire blog, bien propre et bien léché, comme il y en a des millions. Aucune vraie question posée, aucun message politique, rien. Ça pue le marketing à plein nez et se limite à dire que la guerre c’est caca et la spéculation, c’est pas bien. Voilà. Niveau CP, mention "peut mieux faire". Ils vous font penser à des bolcheviks ou des jacobins, ces gens ? La version espagnole propose un (tout petit) peu plus de contenu, mais ça vole pas bien haut :
- les priorités de toute société avancée sont l’égalité, le progrès, la solidarité, le libre accès à la culture, la soutenabilité écologique et le développement, le bien-être e t le bonheur des personnes.
Désolé, mais ça me parle pas. Il n’y figure même pas le mot "liberté". Remballe...
Ces types, ce sont les idiots utiles du système, qu’on envoie en guise de diversion faire les marioles devant les caméras (fort nombreuses).
M. Sage est peut être "vieux", mais vous, c’est le stade au-delà : le retour à l’enfance.
Écrit par : Bovinus | 17 octobre 2011
Bovinus, il y a les belles théories, les amalgames et les apparences, les catégories bien pratiques pour donner du sens, ans un sens ou dans l’autre...
Et il y a les faits. Les faits c’est qu’Etienne Chouard était en Grèce avec les indignés, et que les indignés Grecs ont proposé au Parlement Européen et au Parlement Grec de mettre en place un système de démocratie directe, basé sur le tirage au sort. Bien entendu, il ne sera pas adopté, mais l’idée du tirage au sort a été adoptée par le mouvement immédiatement et elle n’est pas prête de se dissiper, bien au contraire, elle va raisonner/résonner avec les autres mouvements indignés, avec une vitesse proportionnelle à la violence de la rigueur et la vitesse de sa mise en place.
Les indignés sont peut-être des bisounours du militantisme. Mais en réalité, il s’agit peut-être de Gremlins, qui avec un peu de lumière deviennent méchants et virulents, très très corrosifs, et le tout dans la bonne humeur.
Assouplissez donc vos catégories !
Écrit par : Walid Haïdar | 17 octobre 2011
Bovinus,
1)je ne suis pas que derrière mon clavier.
2) J’apprécie Soral en particulier son interprétation de l’affaire DSK, il s’est planté tt seul, que je partage.
3) Le mouvement des indignés est à ses débuts ; ils n’ont pas encore, comme Obama, qq’un qui écrit leurs discours.
Heureusement qu’ils sont dans la rue, malgré les difficultés de l’entreprise. Seul espoir en des temps de guerre sournoise.
Et l’esprit d’enfance est une qualité.
Écrit par : Ariane Walter | 17 octobre 2011
Ariane Walter :
"3) Le mouvement des indignés est à ses débuts ; ils n’ont pas encore, comme Obama, qq’un qui écrit leurs discours."
Si M. Obama a besoin qu’on lui rédige ses discours, c’est qu’il n’a pas grand-chose à nous dire. D’où il résulte que si nos jeunes révolutionnaires recrutent à ce poste, c’est peut-être qu’ils souffrent de la même pathologie que M. Obama : le néant spirituel et intellectuel. Alors ils essayent de le combler en essayant d’ "agir". Mais en principe, avant d’agir, il faut réfléchir. Sinon, l’action n’est vouée qu’à demeurer une stérile agitation...
Écrit par : Bovinus | 17 octobre 2011
sage :
Et vous pouvez bien pérorer, vous verrez, c’est encore moi qui aura, au final, raison.
Diantre !
Que d’assurance !
Et vous, Sage, vous faites quoi d’autre que "pérorer" ?
Soutien total à Ariane, sur ce coup.
Écrit par : Sisyphe | 18 octobre 2011
@Sisyphe : OK, avec ça. Je pérore dans ce cas.
Pour le reste, j’ai répondu.
Comme indiqué dans mon commentaire précédent.
Écrit par : Philippe Sage | 18 octobre 2011
@Walid Haïdar :
Jusqu’à preuve du contraire, ces fils et filles à papa ne font que revendiquer leur part du gâteau, voilà tout. Comme en 1968. Il est possible - mais peu probable - que cela débouche sur autre chose, mais aussi longtemps que les véritables gueux en seront tenus à l’écart, aucune chance. C’est que les véritables gueux n’ont pas le temps, ni les moyens matériels, de participer à ce cirque : ils doivent s’occuper de leur survie.
Écrit par : Bovinus | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaire@ bovinus
Ces fils et filles à papa ... c’est allez, au plus un français sur dix ! pas assez nombreux à eux seuls pour s’indigner ... (et pas le genre à passer des heures le cul sur le trottoir.).
Écrit par : njama | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireTout ceci n’est qu’une question de degré.
Pour l’instant, les assiettes encore pleines, le "petit peuple" observe et certains, même, écoutent.
Mais ne nous y trompons pas, la "rigueur" qui s’installe finira par toucher aux tripes et finis les sittings.
En 1789, les parisiennes n’ont pas marché sur Versailles par révolte intellectuelle mais poussées par la faim, "du pain, du pain".
D’un coté les idées se mettent en place dans les têtes pendant que de l’autre on évite les mesures trop "rigueur rigueur" pour cause d’élections prochaines. Les élections passées, elles se mettront en place puisque promises par les deux pantins qui se retrouveront, inéluctablement au 2eme tour ... et le coup d’envoi sera donné. En attendant, les Robocops se font la main sur les mannequins assis sur les trottoirs et croient en la victoire. Qu’ils restent encore un peu dans leurs rêves, le réveil n’ en sera que plus dur.
Écrit par : Diogène | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireComme c’est facile d’ironiser bien au chaud devant son clavier !
Cette façon de mépriser les indignés n’est rien d’autre qu’un prétexte pour ne pas les rejoindre et pouvoir dire ainsi,comme on l’entend souvent, "ils ne sont pas assez nombreux en France".
Nous serions plus nombreux si des gens comme vous nous rejoignaient.
L’indignation est la première étape de la révolte.
Mais vous trouvez certainement que tout va bien et qu’il n’est pas nécessaire de faire quelque chose.... sauf se gausser de ceux qui sortent de chez eux pour protester.
Écrit par : miha | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaire@Miha : Là, vous marquez un point. En écrivant que :
"L’indignation est la première étape de la révolte."
Nous verrons, si c’est vrai, si ça va vers cela.
Pour ce qui est être derrière son clavier, j’ai répondu plus haut (TyRex, Sisyphe).
Je le conteste pas, mais la réalité est plus complexe.
Donc non, je ne suis pas vissé derrière mon clavier.
Et j’ajoute que signer sous mon nom m’expose. Plus que vous croyez. Certes c’est un choix, je l’assume, tout comme j’entends et lis les commentaires (y compris les insultes - y’en a).
Je n’ai jamais dit que tout allait bien, non plus. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, ni écrit. Ce n’est pas parce qu’on est dubitatif ou critique, qu’on n’est pour l’inaction. Le clavier, comme vous le dites.
Encore une fois, nous verrons quel sera l’issue de ce "mouvement". Ce qu’il obtiendra, ou pas. Et quand ce sera le cas, si jamais mes réticences se vérifiaient, je sais, par expérience, que personne, ne viendraient dire "Ah ! Ben finalement, vous n’aviez pas tout à fait tort."
Si, en revanche, il aboutissait, je peux vous certifier, que pour ma part, je ferai mon mea culpa. Et constaterais, ici-même, mon erreur.
Merci pour votre commentaire.
Écrit par : Philippe Sage | 18 octobre 2011
De loin ton article le plus pourri Philippe !
L’indignation est une première phase de la révolte. S’indigner, c’est prendre conscience que la situation est indigne, indigne de la démocratie, indigne des valeurs qui sont les nôtres. Parce que l’ambiance, c’est de se dire depuis des années "certes, c’est pas jojo, mais c’est comme ça et c’est mieux que rien". L’indignation c’est cesser d’être résigné et affirmer son refus.
En 68, vous auriez dit quoi ? il ne se passe rien, les manifestants ne sont pas ceux qui souffrent ? Et ce serait n’importe quoi, puisque, quel que soit le jugement qu’on y porte, il s’est passé quelque chose en 68, quelque chose d’énorme, et "ceux qui souffrent" ont fait une grève générale.
Je ne dis pas qu’on est en 68, ou que ce qui se passe est de nature comparable, je ne fais que démonter ton argument qui n’en est pas un. Qui n’en est pas un pour une raison encore plus triviale, c’est que les indignés souffrent mon gars ! Qu’est-ce que c’est que cette hallucination ? Tu les as entendu, les jeunes avec 5 ans, 6, 8 ans d’études et 400 euros par mois en CDD en Espagne ? tu crois que c’est pas de la souffrance ça ? Tu veux quoi ? des lépreux habillés en haillons ? ça manque de gore et de misérabilisme chez les indignés ? c’est ça ?
Une jeunesse qui n’a pas d’avenir et qui a conscience que rien ne justifie cela, que ça n’a pas de sens. Les ouvriers étouffés par leur quotidien hardcore, entre boulot de merde, pas boulot, paye ridicule, charges, enfants à gérer... tu crois qu’ils n’ont pas besoin de relais, de jeunes qui ont encore de la marge et de l’énergie pour sortir, pour proposer, pour se réunir ? Tu attends quoi ? les syndicats ? t’as déjà vu les ouvriers ces temps-ci se mobiliser sans les syndicats ?
Et bien les syndicats ne suffisent pas, il est temps que d’autres formes de mobilisation viennent compléter celle des syndicats, qui restent des mobilisations internes au système, codées et liées selon des protocoles déterminés.
Or on a besoin d’indéterminé, de neuf, d’une construction originale et plastique, d’un nouveau front de lutte et de proposition pour taper sur le système.
Ce mouvement est en construction, lente. Ses membres ont en général peu ou pas d’expérience militante : cette expérience s’acquerra petit à petit, et en sera d’autant plus adaptée qu’elle ne sera pas conditionnée par des schémas surannés. Il a tout son temps ce mouvement, car il correspond à une réalité qui n’a pas fini de sévir. Il a tout son temps car les gens qui entreront dans son sillon n’en sortiront pas, et leur mobilisation sera d’autant plus forte que des camarades de lutte y entreront, le nombre est son ciment et le réseau son déploiement.
Petit à petit, par touches-créations successives, ce mouvement en synergie avec d’autres, va saper l’ordre établi, qui de toutes les façons s’auto-détruit tous les jours.
Les indignés sont plus constructifs que des révoltés, ils ont déjà compris le principe de la démocratie directe, qu’il n’y avait que cette voie de raisonnable, celle que les indignés grecs ont proposée aux parlements européen et grec.
Les idées-force se mettent en place, les grands axes de rupture se dessinent. Ce processus est viral, il achèvera le système comme les micro-organismes achèvent et dévorent le grand corps malade.
Implacable.
Écrit par : Walid Haïdar | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireLa révolte (l’indignation) non-violente, ça ne paye pas en deux coups de cuillère à pot. L’important c’est qu’elle dure, qu’elle morde, qu’elle soit indécrottable, le cul indévissable de ses aspirations, que ses convictions ne soient pas d’une espèce kleenex (on a bien pleuré) jetable, ...
Il fut un temps ... Ghandi n’a-t-il pas foutu l’Empire roast-beef dehors sans le Feu ? Il n’a pas gagné en cinq minutes et quelques ... indignations le mahatma, il filait sa laine sur son rouet ... obstiné, indéboulonnage.
Je comprends votre désarroi, ou votre désespérance Philippe Sage, une gauche qui est pas de gauche, ça revient en boucle dans vos articles ... de là à susciter la sédition, le Feu !
Pas évident de sortir du labyrinthe de la double-pensée ... de voir une solution pour cette gauche écartelée entre son ralliement au libéralisme et la misère de ce qu’il reste de sa fidélité aux luttes de l’ancienne gauche.
Le point faible du "Pouvoir" (qu’il soit politique ou religieux) est qu’il ne peut se passer de "reconnaissance". Ne lui donnons pas cette joie ... de la bonne conscience.
Y a-t-il une vie après le libéralisme ?
Extraits
J.-C. Michéa.
- Je dirais qu’il s’agit de construire progressivement un « contexte » politique, social et culturel qui favorise indirectement les dispositions à l’égalité, l’entraide et l’amitié plutôt qu’à l’égoïsme ou à la guerre de tous contre tous. Cela n’a rien d’utopique. Qu’est-ce qui favorise, dans nos sociétés libérales, les progrès de l’égoïsme ou du désir de « réussir » au détriment de ses semblables ? C’est bien tout le contexte mis en place par la civilisation juridico-marchande, à travers son urbanisme, son organisation du travail, ses structures éducatives, sa propagande publicitaire ou son industrie de l’« information » et du divertissement. Ce que j’appelle « contexte » est assez proche de ce que Debord désignait, dès 1957, comme la « construction de situations ».
- C’est ce que j’essaie de dire ! Une communauté humaine ne peut tenir au quotidien que si elle puise dans ce que Castoriadis appelait des « gisements culturels » étrangers à la logique libérale, comme par exemple un minimum de dispositions culturelles à la confiance, à la générosité, au sens du bien commun.
- Redonner au Peuple sa dignité de sujet politique suppose donc qu’on sache démonter cette fantasmagorie toute-puissante, mise en scène par les classes dominantes et leur domesticité intellectuelle. Les gens ordinaires, comme les appelle Orwell, pourront alors se réapproprier collectivement leur vérité et agir en conséquence.
Écrit par : njama | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireAh, Phillipe Sage, le nouveau "Che" ?
Non, mais sérieusement, êtes vous si désœuvré pour écrire un article aussi inutile ?
Vous rêvez de "Révolution, par le Feu !".
C’est vrai que c’est plus excitant que de s’assoir gentiment. C’est vrai que les "exclus" devraient aller couper la tête à leur bourreaux. Car qui dit par le feu dit par le sang. Allez, par qui on commence ? Notre cher président, c’est sur ! Et une fois qu’on l’aura "raccourci", à qui le tour ? Les ministres, les PDG des banques, les PDG des grandes entreprises aussi, tiens ! Et puis une fois tout ce beau monde aux oubliettes, on fait quoi ? Chacun trucide sa conseillère banquière, car elle "participe au système" ? Ah, et mon voisin, cet enculé de capitaliste, je l’ai vu en train de regarder TF1 l’autre jour !
"Oeil pour oeil, dent pour dent", comme dirai l’autre... Et une fois le "nettoyage" effectué, la "solution finale" révolutionnaire, la France à feu à sang. Qu’est ce qu’on fait ? Un grand débat entre communistes, anarchistes, écologistes, et tout les autres -istes, pour décider comment on fait ? Dur dur de se mettre d’accord, et les mauvaises habitudes sanguinaires et violentes seront prises. Encore des morts, de la souffrance et de la révolte pendant un moment donc...
Jusqu’à quand ? Jusqu’à ce qu’un personnage rassemble tout le pays pour aller taper sur les voisins plutôt que de se taper dessus. C’est vrai que c’est mieux, n’est-ce pas ?
Allez, citez moi donc une "Révolution par le Feu" qui se soit soldé par une VRAIE démocratie, une VERITABLE égalité entre les citoyens du "Nouveau Régime".
Faites donc mumuse avec vos cocktails molotovs et vos guillotines. Moi je retourne m’assoir avec les miens, m’indignant contre tant de violence dans ce monde...
Écrit par : MetaNomad | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireIl n’y a qu’à Rome qu’ils s’en sont pris aux banques , ailleurs calme plat , en France ils ne sont qu’une poignée , et BNP, crédit agricole et Société Générale s’en tapent copieux de leur indignation.
Écrit par : Le Chat | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireAttention, à l’auteur, les disciples de Saint Stéphane Hessel vont vouloir que vous terminiez sur un bûcher.
Écrit par : Amaury Watremez | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireAmaury,
ce qui est étrange dans la vie ce sont les faits et les conséquences.
Voilà un homme sans doute estimable qui peut être traité de gâteux, actuellement, sur certaines déclarations.
Mais il n’empêche que ce sont qqs pages qu’il a écrites qui ont mis le feu à la planète.
Et ça, c’est immense.
De l’Histoire.
Et peu importe qui il est , ce qu’il a fait est au-dessus de lui.
Écrit par : Ariane Walter | 18 octobre 2011
En fait d’allo maman bobos, j’attends toujours un coup de fil de mon fils, un de ces indignés qui ont occupé la bourse de Londres et ensuite la cathédrale St-Paul, avec la bénédiction de son chanoine. Je reconnais qu’il a l’air plutôt propre et bien élevé, un signe de conformisme sûrement.
Mon fils cherche actuellement du travail après que son université lui ait refusé de lui laisser passer sa maîtrise parce qu’il avait occupé les locaux de l’université pendant les vacances de Noël pour protester contre les coupes budgétaires dans l’éducation. Entre parenthèses, nous pourrions, nous ses parents nous indigner après avoir pris en charge totalement ses frais de scolarité, subsistance, loyer etc.
Alors oui mon fils est indigné, comme le sont les autres jeunes qui sont avec lui, et qui n’ont pas non plus de travail, parce que ceux qui en ont ne manifestent pas pour ne pas prendre le risque de le perdre. Ces jeunes sont tellement découragés qu’ils ne sont pas dans leur majorité inscrits au chômage.
Alors oui il semble qu’ils soient souvent assis. Que voudriez-vous qu’ils fassent ? qu’ils caillassent les vitrines des magasins et dézinguent un policier.
Écrit par : Annie | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireArticle ridicule. Mais le ridicule ne tue pas et on a le droit de changer d’avis...
Bonne réflexion.
Ah oui ! Monsieur l’auteur, conservez précieusement cet article. Et relisez-le dans quelques années. Rire de soit est toujours bon pour la santé
Écrit par : Alexis_Barecq | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaire@Alexis : Oh que oui, je le conserve précieusement. Ainsi, nous verrons qui, au final, avait raison. Ou s’approchait de la vérité. D’une vérité. D’accord ?
Et nous verrons bien qui rira (jaune).
C’est comme celui-ci, d’article du 29 septembre 2010 :
http://sagephilippe.20minutes-blogs.fr/archive/2010/09/29/hollande-l-autre-francois.html
Et là, voyez, j’avais raison aussi. Et c’était pas aisé. Parce qu’en septembre 2010, Hollande, tout le monde se gaussait de lui. Personne n’aurait misé un rouble sur ce type ! Ça ne jurait que par DSK, grand ami de la finance. De la presse. Des sondages. "les jeux étaient faits". Eh bien non, je n’y croyais pas une seconde.
Dois-je préciser que je ne voterai pas Hollande, le 22 avril prochain ?
C’était juste du sens politique. Rien de plus... Et il ne peut exister que lorsqu’on se situe "en dehors". Qu’on n’est ni un militant, ni un supporteur, ni même, un électeur.
Et si vous me dites "Oui, mais si DSK n’avait pas pris suite au Sofitel, votre Hollande, il n’existait pas..."
Hop-hop-hop ! On n’en sait rien. Ce qui ne s’est pas produit, par définition, on ne le connaît pas.
Et pour les Indignés (cf : les commentaires que je laissai dans ce fil) vous verrez, que là aussi, l’avenir me donnera raison. Et ça me fait pas rire. Je vous prie de me croire.
Écrit par : Philippe Sage | 17 octobre 2011
J’ai regardé les images des indignés, quand un indigné se fait choper par les flics les autres... Regardent ou prennent des photos, films avec leurs super portables, enfin si : "ils crient pour montrer leur désaccord" sic.....
Quand on revendique l’appartenance à un groupe on ne l’abandonne pas !!
Qui voudrait manifester en sachant que s’il lui arrive quelque chose il sera seul !!
Écrit par : Commando Pernod | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaire@Pernod : Mais non, il a des milliers d’amis sur fessebouc qui lui enverront les photos prises lors de son castagnage par les bleus.
Et puis un petit best-of monté avec une musique trash derrière fera quelque hits sur youtube.
Elle est pas belle la vie ?
Autre variante : s’approcher des cerbères et leur demander en tendant son portable en leur direction "-Veux tu être mon ami ?"
Je vois bien la scène avec les provocateurs habituels cassant des vitrines en arrière-plan.
Pour l’instant, c’est la récré..
Écrit par : Triodus | 17 octobre 2011
@Triodus : Ouais, bah t’as peut-être pas bien compris ton époque alors...
Parce que quand tu filmes un flic qui maltraite un indigné, tu créé de la sympathie pour l’indigné à travers tous les gens qui verront la vidéo.
Les indignés sont accrochés les uns aux autres pour rendre plus difficile la tâche des flics.
Leur âme de militant se forge.
Ensuite vous ne comprenez peut-être pas tout à fait les actions de ces indignés. Il ne s’agit pas seulement de se réunir et de marcher dans la rue. Il s’agit d’imaginer des propositions, et de concrétiser des expériences.
Ce sont des actes. Ce mouvement à une intelligence que n’ont pas eu la plupart des mouvements contestataires jusqu’à présent : c’est d’aller doucement, et de façon réfléchie. Je vous rappelle que Ghandi a bouter les anglais sans aucune violence, et de façon très calme : ça devrait nous épargner vos affirmations péremptoires concernant ce qui est utile et ce qui ne l’est pas.
Ce n’est pas parce que les indignés manifestent et crient ou cassent des vitres que les gens au pouvoir vont changer la donne. C’est parce que les indignés vont faire comprendre à tout le monde que pour être souverain, il faut EXERCER le pouvoir du local au global, et non plus le subir passivement. Ce sont ces idées qui prennent de plus en plus de force et qui ne sont que relayées et malaxées par les indignés.
Et cela fracassera plusieurs piliers de la société :
- les politiciens élus
- les publicitaires
- les producteurs de merde
- les conseils d’administration dont sont exlus les travailleurs au profit des actionnaires.
- la distribution des biens
- la production alimentaire
Tout ceci et bien d’autres choses sont en contradiction violente avec les idées qui germent et croissent par les temps qui courent. Les indignés n’en sont pas forcément conscients d’emblée, mais ils finiront par intégrer tout cela, parce que c’est là où se trouve la cohérence, et leur point d’équilibre.
Un indice de cette tendance est dans l’adoption immédiate par les indignés grecs de la proposition de démocratie directe par tirage au sort.
Écrit par : Walid Haïdar | 17 octobre 2011
Quand un gars vraiment dans la merde s’indigne ça peut donner plusieurs choses différentes, dont ça.
Et je ne pas certain de ce qui est le plus constructif.
Je ne nie pas toute utilité à l’action "suicidaire" de ce désespéré, celui qui prend des employés de Pôle Emploi en otage. Mais heureusement qu’il y a d’autres formes de mobilisations.
Je trouve bien facile de louer d’une certaine façon cet acte qui se retournera violemment contre son auteur, sans aucun recours : personne ne lui viendra en aide lors de son jugement, et ce qu’il a fait le mènera en prison.
Je ne conseille à personne d’agir ainsi, et ce genre d’action ne permet pas d’imaginer de solution, contrairement aux assemblées populaires.
Écrit par : Walid Haïdar | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireVous dites :" Ce mouvement à une intelligence que n’ont pas eu la plupart des mouvements contestataires jusqu’à présent"
mdr ça va les chevilles pas trop grosse ??
Bien sur bien sur....les grecs n’ont pas attendus les indignés pour mener des actions plus musclées et encore heureux pour eux sinon ils en seraient encore à faire pouet pouet assis sur une place, ne venez donc pas me dire qu’il n’y a pas eu d’affrontements....
les indignés grecs ou le peuple grecs car ce sont deux choses bien différentes !!
Écrit par : Commando Pernod | 17 octobre 2011
Vous m’avez mal compris : j’ai aussi dit que les indignés n’avaient pas d’expérience militante, ce qui les rend naïfs et pour le moment inoffensifs. Mais contrairement à vous je pense qu’ils ont des qualités originales et qui pourraient bien faire la différence.
Ensuite je ne dis pas le contraire de ce que vous dites en un sens. Plus j’explique que le mouvement des indignés correspond à une réalité. Par conséquent cette réalité va s’en alimenter et vice versa. La réalité, dure et implacable va obliger les indignés à se durcir, et va faire ainsi converger leurs idées, perspectives, propositions, avec les contestataires Grecs.
Mais si les contestataires Grecs ont revendiqué le qualificatif d’indigné, c’est bien qu’ils sentent leur condition mêlée, et leur combat lié, à ceux des indignés du reste du monde.
Les indignés ne feront rien tous seuls. C’est la résonance de leur action avec le vécu des gens qui changera la couleur des débats et des consciences. qui fera qu’il y aura de moins en moins de gens passifs. et c’est tout l’enjeu de la réappropriation de nos destins : l’activisme généralisé, non pas pour signer des tracts et porter des pancartes, mais pour élaborer des projets, radicaliser sa consommation, relocaliser la production...
Les indignés que l’on voit dans la rue en somme, sont une manifestation particulière du raz-le-bol général. Une manifestation particulière qui a le mérite de dire les choses et de se montrer, de dire : "j’existe", pendant que d’autres (j’ai pas dis LES autres) forment une masse informe et léthargique qui continue peu ou proue de cautionner le système.
Les indignés, peu importe le nom au fond, ne font que commencer à sonner le tocsin et à réfléchir collectivement : c’est déjà pas mal, et ce n’est qu’un début.
Écrit par : Walid Haïdar | 17 octobre 2011
@Walid : "pas certain de ce qui est le plus constructif....."
Avant-hier un professeur se suicide par le feu.
Hier un professeur assassine un agent de l’état au sabre.
Aujourd’hui un informaticien prend des otages a Pôle Emploi.
Constructif ?
Ils s’en foutent... Comme par ailleurs on se fout de leurs existences.
Louer ?
Où ça ? C’était une observation a destination de l’auteur qui trouve les indignés trop gentils ça c’est l’étape suivante quand on aura finit de ne pas les écouter .......
La question n’est pas de savoir si c’est souhaitable.
C’est la réalité en marche.
Écrit par : gaijin | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireCe qui compte ce n’est pas la violence mais la quantité de personnes présentes. Si par exemple 10 millions d’indignés français se lèvent même sans violence, alors il y aurait un début de changement.
Mais si je crée un groupe de résistant de 300 personnes et que j’attaque à l’explosif les banques et que je décapite quelques gros bonnets, je suis persuadé que l’effet sera moindre car les puissants auront les moyens de réduire au silence un groupe de 300 personnes. Mais faire taire 10 millions d’individus est plus difficile.
C’est ce qui s’est passé au Vénézuela quand la CIA à déposé Chavez, le peuple est descendu par millions dans la rue pour protester, ils ont pris peur et Chavez est reviendu.
Écrit par : Mr Mimose | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireMieux vaut prévenir que guérir ?
En d’autres termes, ce n’est pas parce que c’est plus ou moins OK pour le moment que l’on doit pas s’inquiéter pour demain et que le rêve américain (auquel nous participons) ne vire pas au cauchemar. De quoi demain sera fait ? "NO FUTURE" pour nos enfants ?
Sinon que préconisez vous, l’auteur ? Cibler ces bansksters et leurs complices dans des "cyberactions" ou encore des actions punitives façon AD ? Ça aurait de la gueule, hein ?
Écrit par : Agent Orange | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireRevolta
La résignée : Oui à l’indignation et après ?
L’indignée : On s’indigne d’abord et on voit après
La résignée : si ça se trouve y a pas d’après
L’indignée : s’il y a un avant, il y a un après
La résignée : je n’ai pas cette impression
L’indignée : tu as l’impression qu’on tourne en rond ?
La résignée : Non, l’impression qu’il ne peut pas en être autrement !
Écrit par : Le journal de personne | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireIl y a déjà eu des heurts avec la police à Londres, minimes heureusement. Je ne souhaite pas de débordements, mais je vous ferai remarquer qu’un homme a déjà été tué pendant une manifestation contre le G20 et ce n’était même pas un manifestant, juste un passant. La police a nié avoir frappé cet homme qui s’est écroulé et est décédé après avoir reçu un coup de matraque. Heureusement s’il y a des inconvénients à avoir des caméras de sécurité partout à Londres, cette fois-ci cela a servi à quelque chose. Bien sûr que les policiers sont des prolos, c’est pour cela qu’on les déploie contre des grévistes, ... par solidarité.
Écrit par : Annie | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireLa réalité est bien sûr plus complexe. Les indignés comprennent principalement des jeunes au chômage, des étudiants (sans perspectives d’emploi) ou des travailleurs précaires. Il y a aussi des bobos mais ce n’est pas le cœur du mouvement. Ils viennent grossir le nombre lors des manifestations.
Voir cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=4CrueSb9plQ&feature=feedu 
... qui montre notamment l’occupation d’un bâtiment universitaire désaffecté vendredi dernier. Pas beaucoup de bobos la dedans. Sauf si vous considérez que toute personne qui n’est pas SDF ou analphabète est automatiquement un bobo. Les indignés sont capables de s’autogérer, pour preuve la mise sur pied d’une cuisine gratuite capable de nourrir plusieurs centaines de personnes. Ils bénéficient du soutien d’un réseau de sympathisants (principalement des bobos sans doute smiley ) ce qui leur permet de faire jouer la solidarité et d’obtenir des fournitures alimentaires gratuitement.
Il est vrai que certaines catégories de population (les non-bobos donc smiley ), ne se sentent absolument pas concernés par ce mouvement.
Ce n’est pas la faute des indignés. Plutôt un effet de la politique de division et de communautarisation. Peut-être aussi un manque de compréhension politique et d’empathie.
Vous me faite doucement marrer avec votre Révolte. Le système s’effondre tout seul de toute façon. Les révoltes suivent les effondrements économiques. Elles n’en sont pas la cause. La révolte viendra. Elle n’est pas souhaitable. Mais on en prend le chemin.
Les idées émises par ce mouvement mais aussi par d’autres contradicteurs du système devraient au plus vite être reprise par les gens au pouvoir. Tant qu’ils en ont le temps. C’est l’unique possibilité de le changer le système sans passer par la douloureuse phase d’effondrement.
Cette phase sera douloureuse et sans pitié. Personne ne pourra y échapper. Vous allez regretter vos indignés très vite !
Écrit par : Eric Salmon | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireVous dites : "Cette phase sera douloureuse et sans pitié. Personne ne pourra y échapper. Vous allez regretter vos indignés très vite".
Et bah oui mon gars c’est ça qui arrive si on veut changer le système !!
Donc pourquoi regretter ce qui est futile... Encore à penser pour ça petite personne !!
Toujours cet individualisme de merde ; t’as rien compris, on ne doit pas se battre pour nous mais pour l’avenir des générations futures.....
Écrit par : Commando Pernod | 17 octobre 2011
@ Walid Maître À Penser
La révolte véritable se fout d’être constructive ; c’est même à cela qu’on la reconnaît. Lisez "L’homme révolté" de Camus et parlez-en à votre mouvement. Ça leur donnera peut-être des idées
Écrit par : Bovinus | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireMaître à penser pourquoi ? Parce que je ne suis pas d’accord et que j’argumente (bon, j’avoue que ci-dessus je fais beaucoup dans la profession de foi aussi) ?
Contrairement à vous je n’oppose pas les choses pour le plaisir de les opposer.
Comme le dit Gaijin, la révolte et la violence résultent de la marche de l’histoire : conséquences immanquables de certains déséquilibres.
Mais je n’oppose pas cette violence à d’autres formes de mobilisation et d’action. Je pense même que ces deux tendances vont se rejoindre et se combiner. La concertation se radicalisant, la violence se disciplinant et cernant de mieux en mieux son ennemi, par des actions de plus en plus utiles : l’occupation de l’assemblée nationale plutôt que la prise d’otage de deux employé de pôle emploi, la proposition relayée et amplifiée à travers le peuple, de mettre les politiciens à la retraite en refondant la république sur des principes de démocratie directe, plutôt que juste demander plus de pouvoir d’achat et moins de guerres.
Les choses ne se font pas du jour au lendemain. Une jeunesse complètement dépolitisée et abrutie par la société de consommation ne devient pas du jour au lendemain extra-lucide et consciente de la dure réalité du monde militant.
Écrit par : Walid Haïdar | 17 octobre 2011
Walid :
Les choses ne se font pas du jour au lendemain. Une jeunesse complètement dépolitisée et abrutie par la société de consommation ne devient pas du jour au lendemain extra-lucide et consciente de la dure réalité du monde militant.
Ah oui ça c’est sûr. Raison de plus pour éviter d’en perdre, écoutez ceci :
http://scriptoblog.com/index.php?option=com_content&view=article&id=725:conference-de-michel-drac-sur-le-libre-teamspeak-video&catid=34:actualite-des-amis-du-site&Itemid=53
Vous avez mieux à faire que de perdre votre temps à ces conneries. Il est trop tard pour militer, il faut maintenant songer à sauver les siens, et si possible soi-même. Good luck & have fun.
Écrit par : Bovinus | 18 octobre 2011
Bovinus, vous avez lu la réponse faite à Drac ? le lien en est donné en page 2 de votre lien.
Les indignés sont une expression de l’effondrement du système. Vous n’empêcherez cet effondrement d’aucune manière, il est programmé.
Les indignés sont une expression à double titre : ils sont une expression qui exprime et qui s’exprime.
Toute initiative s’inscrit dans la gestation du monde nouveau qui finira par remplacer celui qui se meurt. Les initiatives ne s’opposent pas, elles germent du même corps en décomposition.
Quant aux élucubrations sur la pureté ethniques que l’on peut trouver sur votre lien (et auxquelles il est très mal répondu par Leader Price d’ailleurs), elles ne m’intéressent pas. Je ne suis ni pour le métissage, ni pour la pureté ethnique. Je ne peut que constater que le Brésil ne me paraît pas être un pays dégénéré qui court au désastre, et pourtant il vient de loin. Le Japon ne me paraît être un pays dégénéré, et s’il court au désastre nucléaire ce n’est certainement pas à cause de sa relative pureté ethnique. Bref, tout ça c’est de la merde en barre qui a plus à voir avec le manque d’imagination et la peur qu’avec une vraie réflexion sur des solutions concrètes de réapropriation de son destin. Tout de même, vous admettrez que le Japon, l’Angleterre, l’Allemagne et la France des temps de leur pureté ethnique, ont mené plus de guerre impérialistes que les Brésiliens.
Je goûte très, mais vraiment très peu de la pensée réactionnaire ou conservatrice, et même pas du tout. Simplement, le progrès pour moi ne réside pas dans l’accumulation matérielle mais dans l’augmentation des connaissances, leur partage et leur circulation, de façon à s’économiser du labeur pour s’adonner à toujours plus d’activités spirituelle, intellectuelle, ludiques, charnelles, et à toujours moins d’activités aliénantes, rébarbatives et inutilement coûteuses en temps.
Pour cela il nous faut faire d’énormes progrès, et surtout cesser de créer des objets inutiles. Je suis résolument progressiste et pour le dialogue et l’échange culturel, l’échange intense. Je pense que l’important n’est pas dans le fait de se reproduire avec des gens qui ont une peau différente, ou de ne pas faire cela, mais d’ouvrir sa conscience à l’existence de l’autre.
C’est une démarche à l’image des fractales, qui commence par la reconnaissance de l’altérité interne à l’individu (nous hébergeons plus de bactéries dans nos intestins que nous ne comptons de nos propres cellules), en passant par son frère, sa soeur, ses parents, l’autre de l’appartement d’en face, de l’immeuble d’en face, de la ville d’à côté, etc jusqu’à l’autre à l’autre bout de la planète : cette ouverture doit se retrouver à chaque échelle.
C’est comme ça qu’on s’économise des conflits stupides et qu’on trouve des solutions réellement économiques. C’est un peu de pleine conscience et ça s’oppose au repli identitaire, c’est clair.
Je ne suis vraiment certain que l’ouverture de sa conscience mette en péril la fête de la bière ou le saucisson de qualité.
D’ailleurs le bon saucisson est bien plus mis en péril par l’industrie agro bien blanche qui ne peut pas s’empêcher d’utiliser du porc de merde et des additifs à la con, que par les musulmans qui n’en on rien à branler de ton saucisson (sauf une poignée d’excités dont j’irai botter le cul comme celui des petits blancs-becs qui nous les brisent avec leur haine de l’autre).
Je me sens plus proche des gens de ma classe sociale que des fils d’Emir dont je partage "le sang" sémite.
Quand on vous fait un don de sang, on regarde le groupe sanguin, pas l’origine ethnique. Quand vous aimez la grande musique, vous vous en fichez totalement de son origine ethnique, vous êtes simplement heureux de pouvoir connaître tant de merveilles et de diversité créée à travers le monde.
Le beau sera défendu par sa propre beauté, et du mélange ne restera que le meilleur. simplement le mélange ne doit pas être subi, il doit être choisi. Il ne doit pas résulter de la misère des uns et de la prospérité des autres, mais de l’ouverture à l’autre et de la liberté. Alors son intensité sera bien réglée, et ses fruits bien juteux.
Écrit par : Walid Haïdar | 18 octobre 2011
Ne nous battons pas pour des mots, il y a des combats plus importants et plus urgents !
Ce qui se passe dans le monde est un commencement. Je crois comme l’auteur que "l’indignation" ne suffit pas. Mais c’est peut-être le début d’une vraie résistance active.
Écrit par : Gaspard Delanuit | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentairePourtant des signes commencent a pointer en Allemagne ?
Traduction google pas terrible mais suffisante pour comprendre que l’Allemagne a des soucis ( en France, RIEN ne filtre ) !
Par Veit Medick
Getty Images
Les banques de Francfort : L’arrogance de certains gestionnaires augmente la colère de la politique
L’argent détruit les maisons, de punir les joueurs dur : Dans une rare harmonie de boutonner la politique avant que l’industrie financière, même avec le FDP semble être anti-banque du monde le mouvement de solidarité. Souci de l’Etat, la force du signal, mais le nouveau cours est populiste - et risqué.
Berlin - Les choses vont bien pour les critiques du capitalisme à travers le monde. Ils campent à la périphérie de méga-banques, marchant à travers les grandes villes, occupent des places emblématiques - et personne ne se met en travers. Au contraire. *La révolte contre la domination des institutions financières est presque général*. Le week-end, des centaines de milliers de personnes étaient dans les rues. Dans 80 pays du monde.
Qu’est-ce particulièrement heureux, les manifestants devraient :*En Europe, ils ont récemment été un allié important - la politique.
*
Alors qu’il était encore en faisant valoir au sujet de la faillite imminente de la Grèce, passant de Berlin à Bruxelles, les politiciens soudainement sur les institutions financières vont. Parce que en raison de la faillite imminente d’Athènes sans doute besoin d’être protégés par les grandes banques d’utiliser des milliards des contribuables - mais pas que quelques-uns d’entre eux ont spéculé dans des obligations gouvernementales. Cela crée la frustration dans de nombreuses grandes villes. L’arrogance de certains gestionnaires ont augmenté la colère.
Maintenant, les politiciens se battent le dos. De nationalisation forcée parle d’un réalignement du secteur financier et la destruction des banques. La politique explique les banques pour le nouvel ennemi public.
Même punition pour responsable financier avides peut imaginer certains maintenant. Il serait « personnellement l’utiliser », que le droit européen serait modifié en conséquence, a déclaré le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.
Dans ce pays, les partis en lice pour la meilleure des façons de mettre les banques dans la chaîne. CSU Secrétaire Général Alexander Dobrindt a ciblé les institutions qui "sont encore dans les revenus principalement dans les bonus et les dividendes." Verts Cem Özdemir chef de file appelle à frein à l’endettement pour les banques. Le SPD est en faveur d’une séparation des services bancaires d’investissement et banque commerciale. "Je veux que les affaires de banque d’investissement est un signe très important sur la porte est l’inscription« Ici se termine la responsabilité de l’Etat, "a déclaré le chef du parti, Sigmar Gabriel, dit Spiegel.
Même le FDP a augmenté la pression sur les banques
La colère sur le pouvoir des banques sont unis par les parties, il brouille les frontières politiques. Même le traditionnel état FDP exacerber le ton sceptique envers le secteur privé et a appelé à une intervention politique renouvelée. « Les banques sont comme les États : N’ont-ils pas faire leurs devoirs, nous les prenons par la main", citant le "Bild"-Zeitung chef de faction Rainer Brüderle. "Si nécessaire, l’Etat doit faire des lignes directrices claires pour les banques."*Il sonne un peu comme si les libéraux ont fusionné avec le Parti de Gauche. "Seul l’homme, puis les banques," appelle à leur patron, Klaus Ernst.*
Mais vraiment, certaines préoccupations peuvent être, si prévisible est l’offensive. Il va détourner l’attention de leurs propres erreurs de politique budgétaire dans le passé et sa propre incertitude dans la situation actuelle. La crise de l’euro a exposé combien les puissantes poussant les marchés mondiaux sont toujours en cours. Depuis des mois maintenant de l’union monétaire est en Schuldenschlamassel, un package milliards de dollars pour les mois suivants de l’autre, un sommet de la prochaine - mais l’impression est créée dans la population, car tout ne fera qu’empirer. Pour la Grèce et l’Italie et l’Espagne ont été déclassés par les agences de notation. Le revirement a pas, il faut maintenant un signal de résoudre. Et la supposée froide puisque le capital est un adversaire de bienvenue.
Le secteur bancaire est lui-même à riposter. « La politique nous ne pouvons pas maintenant déclarer la guerre - mais devrait plutôt aller avec nous sur le pain et d’eau pour le monastère et travailler jusqu’à ce que la fumée blanche s’élève et il ya une solution commune", a déclaré le président de l’Association fédérale des banques allemandes, Andrew Schmitz. "Nous n’avons aucune crise bancaire, mais une crise politique de confiance."
En fait, le populaire anti-banking est un cours risqué. Le danger est grand que les gens sont éveillés dans l’attente que plus tard, ne peuvent pas être respectées. Durant la dernière sauvetage des banques en 2008, la rhétorique était similaire dans ce pays. Peu se passe. Même maintenant, de nombreuses indications que les gouvernements de la zone euro, y compris la séance de la coalition noire-jaune, à nouveau sur le court levier.
Big Trouble plus Ackermann
Ce week-end à venir sera de conseiller les dirigeants lors de leur sommet sur la façon dont le secteur privé peut être persuadé d’adopter Athènes une partie importante de la dette. Les prendre au sérieux avec leur plan de restructuration, qui pourrait apporter quelques grandes institutions financières et donc l’ensemble du marché financier en difficulté. Qui donc oserait jeter la hache pour l’ensemble du système ?
AFFICHAGE
Et si certains préfèrent la marque de l’attitude une fois trop fier de chacun des gestionnaires. Josef Ackermann sur l’exemple. Le chef de la Deutsche Bank s’est consacré à la lutte contre la capitalisation forcée. Il serait « honteux », si sa maison aurait à profiter de l’argent du gouvernement, il a plaisanté dès 2009. La semaine dernière, il a renouvelé ses critiques. Il doute que « la politique à tous est en mesure de résoudre la crise de façon permanente."
L’indignation devant ce vaccin est grand. En tant que représentant d’une grande banque allemande portant Ackermann "grande responsabilité économique mais aussi sociale », écrit au sujet du président du groupe CSU au Bundestag, Gerda Hasselfeldt. "Cela inclut le point de vue de l’intérêt du public avec un seul." Il ya aussi la colère à l’Verts : "Je me demande si M. Ackermann est à tous les intéressés à une solution durable à la crise », explique Cem Özdemir.
« Pour », ajoute le chef du parti, "une telle solution serait à mon avis est qu’il n’y a pas plus de banques d’importance systémique ».
Écrit par : Defrance | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireAu fait c’est quoi un bobo ? Combien gagne t-il et ou vit-il ?
J’espère que moi n’ayant aucune fortune personnelle, ni bien immobilier et étant un intérimaire du bâtiment je ne suis pas un bobo car même si je ne sais pas trop ce que c’est cela à l’air d’être pas bien, caca.
Écrit par : Mr Mimose | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentairePour ce qui concerne les vieux BOurgeois BOheme, on a Jack Lang, étalon N° 1, DSK, autre étalon au sens pas propre, sinon pour les jeunes on ne connais guère que Jean, fils du Nabot, Fillon le fils qui écrase les motocycliste en 4x4 , pour les autres on les connaitra dans 15 à 20 ans quand ils auront remplacés leurs pères ?
Écrit par : Defrance | 17 octobre 2011
@Bovinus a écrit : "C’est que les véritables gueux n’ont pas le temps, ni les moyens matériels, de participer à ce cirque : ils doivent s’occuper de leur survie."
Donc puisque les vrais perdants n’ont pas le temps de manifester/s’indigner/s’éduquer/s’informer, ceux arrivent à peine à mettre leurs narines hors de l’eau devraient fermer leurs gueules ?
Tu proposes quoi, voter ? pendre les riches ? t’as quelque chose de constructif à proposer ?
Parce que si tu as quelque chose à proposer c’est le moment de descendre dans la rue et échanger tes idées.
Le mouvement "démocratie réelle" ne prétend pas détenir LA solution. Il est un ensemble de personnes qui ne prétendent pas détenir LA vérité mais qui refuse que les pouvoirs - en l’occurrence celui du pognon - nous impose la sienne sans discussion, ou seulement en façade.
Sûr que ce genre de mouvement "informel" dans le sens où il ne vend aucun message clair et précis comme le marketing a su nous l’imposer pour toutes les marchandises, les bovins, plus consommateurs que citoyens, ont du mal à suivre.
Ce mouvement croit que c’est par la rencontre directe des individus, la synergie de l’échange de leurs idées, d’effacer les égos pour mettre en avant les idées de chacun, de réapprendre à débattre et à comprendre son voisin, cet inconnu... que se mettront petit à petit en place les conditions pour qu’émergent une sorte de "conscience universelle" sur la nécessité impérative de trouver une harmonie entre les hommes et la planète qu’ils habitent sous peine de rapidement disparaitre.
Ces personnes ont le sentiment que les humains se doivent d’évoluer, que cette évolution passe par la rencontre, le partage, la justice, le respect de soi etdes autres formes de vie.
Alors oui, ça fait bisounours, habitué que nous sommes à régler les problèmes à coup de tartes dans la gueule, si possible loin de nos frontières ; de plus les mots comme liberté, égalité, fraternité... démocratie même, sont dévoyés par les média et les politiques jusqu’à leur faire perdre leur sens.
Aussi les "indignés" (appellation impropre et un tantinet péjorative) pensent qu’il est temps d’agir, de se réapproprier les mots, de se réapproprier la rue, de remettre LE débat politique au coeur de la cité, que les citoyens se réapproprient le débat politique qu’ils ont paresseusement abandonné à des "élus" et fassent enfin vivre une démocratie.
C’est brouillon, le message n’est pas clair parce qu’on ne prétend pas à LA vérité mais à la nécessité que chacun puisse exprimer la sienne, chacun étant quelque part détenteur d’une vérité.
C’est sûr que ça demande des efforts et du temps, c’est un peu comme produire sa propre nourriture, il faut de l’huile de coude et ça pousse tout seul. Si tu préfère passer ton temps à consommer plutôt qu’à partager, tu ne crées rien, tu ne produis rien, tu reproduis, ce n’est pas la même chose.
Écrit par : LeLionDeJudas | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireEt en Italie la place du Chanoine de St Jean de Latran ... saccagée ? C’est au moins un symbole ?
http://www.lepoint.fr/monde/indignes-champ-de-bataille-sur-une-place-historique-de-rome-15-10-2011-1385054_24.php
Écrit par : Defrance | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireJe pense qu’une révolte violente, armée, sanglante comme vous voulez, ne nous mènera nulle part sinon à encore plus de chaos mais surtout permettra à nos "maitres" de légitimer des mesures encore plus dures et plus iniques.
La révolte doit se faire par le nombre, si demain nous sommes en nombre tel que les gouvernements ne peuvent plus rien tenter contre nous, alors ça changera.
Écrit par : Tetsuko Yorimasa | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireOn verra bien ce qui restera d’indignés quand la fin de la récré sera sifflée :
- Réseaux mobiles coupés
- Petits virus qui se réveillent comme par magie dans les smartphones (merci les applis ’gratuites’)
- Plus de facebook/twitter
- Internet non pas coupé mais terriblement instable et lent, bref inutilisable
- Dégagement musclé (pas ce qu’on connait d’habitude) par les forces de l’ordre puis couvre feu..
Mais vous croyez qu’on laisse les enfants jouer dans le préau sans surveillance, hein ?
Écrit par : Triodus | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireC’est pas grave, on reviendra le lendemain, c’est dans la rue, c’est chez nous, on habite à coté, on y va quand on veut, même pas besoin de portable ou de téléphone, il suffit de se parler. Et puis c’est pratique, ça coûte rien d’autre que du temps. Alors que mobiliser et entretenir des agents de maintient de l’ordre (ou de coercition physique, au choix) pour les dégagements musclés ça coûte cher financièrement, politiquement...
Une grosse manif ça se jugule, ça se draine, ça se traine, c’est lourd, c’est lent, par contre ça fait du bruit, ça oui ! mais c’est tout.
Une révolution... c’est sanglant. Et vouloir que les consciences des humains évoluent dans le sens de la fraternité n’est pas compatible avec le sang versé.
Alors quoi, qu’est ce qu’on fait ? on vote le status quo en 2012 et on consomme du prêt-à-penser ?
Ou alors on se réunit et on crée quelque chose de nouveau ?
Écrit par : LeLionDeJudas | 17 octobre 2011
Joli article. j'attends tout de même que l'auteur nous sorte l'étude montrant que les indignés sont de sales bourgeois faisant du tourisme, et pas des prolos, des précaires , des pauvres et des qui vont bientot l'être...
Parce que pour l'instant c''est plutôt tout creux tout ça, voire même de la calomnie policière...
Bien sûr c'est plus facile de cracher sur des gens qui se bougent quand le summum de son activité militante c'est de tenir un blog sur internet.
Écrit par : Plop | 17 octobre 2011
Répondre à ce commentaireHaaa, un partisan du "rien vaux mieux que quelque chose". Ca fait plaisir de voir ça, la logique justifiant l'inaction : de toutesmanière ce n'est pas suffisant alors autant ne rien faire...
Écrit par : mrdawson | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentairePhilippe Sage
Je n’ai jamais parlé ni promu l’inaction.
Vous interprétez mes propos. Vous en avez le droit. Mais je conteste cette interprétation. Ce qui est mon droit, itou. D’autant que ce n’est pas la réalité.
Écrit par : Philippe Sage | 18 octobre 2011
Je rappelle que en Égypte, ce sont les jeunes indignés des classes moyennes qui ont beacoup contribué au mouvement!
Je crois qu'il ne faut pas mésestimer le role, dans un premier temps, de l'elite pensante, des "ideologues bourgeois "dans un processus revolutionnaire.
Karl Max dans le manifeste du parti communiste decrit et prevoit cette étape:
"Enfin, au moment où la lutte des classes approche de l'heure décisive, le processus de décomposition de la classe dominante, de la vieille société tout entière, prend un caractère si violent et si âpre qu'une petite fraction de la classe dominante se détache de celle-ci et se rallie à la classe révolutionnaire, à la classe qui porte en elle l'avenir. "
Je ne sais pas si c'est a cela que nous assistons et si s'applique aux indignés " ocidentaux "parce que pour l'instant c'est un mouvement plutôt sans lieder, sans coordination , d'une partie de la jeunesse des classes moyennes dans divers pays mais la graine de l'insatisfaction est bien présente. Il ne faut pas les mépriser, les égyptiens l'ont démontré.
Écrit par : Adriana | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaireTalleyran disait que la pluie était contre-révolutionnaire.
Attendons les premières bourrasques pour voir ce que les Bobos assis nonviolents vont faire.
Je crois qu'ils vont retourner à leurs claviers. Pour ma part, je propose un Potlatch purificateur par le feu.
Il est temps de déterrer la hache de guerre. Nous ne sommes plus au temps de l'indignation.
Cette mascarade est une supercherie sur laquelle surfeallègrement l'oligarchie pour gagner du temps et faire diversion. Un soulèvement se fait avec des guerriers et la haine au ventre, pas desBobos assis par terre avec des pancartes en carton comme seules armes.
Si l'insurrection vient, elle ne viendra pas, c'est sûr des indignados maisde ceux qui ont déja mordu la poussière, ceux qui connaissent lachanson....
Les autres, bien propres sur eux, suivront avec leurs pancartesen carton... et leurs appareils photos numériques.
Je pense que le fer n'est pas encore bien rouge. Il va falloir attendreencore un peu que la bouffe se fasse rare et là plus d'indignados....
Écrit par : symbiosis | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaire@Symbiosis - Des guerriers avec la haine au ventre ? Tout faux mon pauvre ! Ils fournissent le prétexte au gouvernement pour mater la révolte.
Pourquoi ton cours d’histoire insiste sur voltaire et les philosophes des lumières ? Pourquoi les communistes insistent sur le rôle de Karl Marx ? Parce qu’une fois qu’un écrit et un système de pensée est suffisamment cohérent pour inspirer les foules et y compris les intellectuels, alors il devient inarrétable.
La bastille est tombée quasiment sans résistance, les dictatures communistes des pays de l’est sont tombées avec très peu de résistance. Lorsqu’une idée est forte elle emporte tout. La violence quand à elle sert de prétexte à la répression.
Écrit par : Marc Bruxman | 18 octobre 2011
Le problème avec les moutons c’est qu’ils ne savent pas penser. Ils ont besoin que le berger leur montre la voie sinon ils sont perdus dans l’immensité et ça leur fait peur.
Les moutons attendent du berger qu’il les mène sur une verte prairie qu’ils ne sont pas capables se trouver tout seul, car pour trouver il faut chercher, donc être dans le flou face à l’immensité et ça leur fait peur.
Le problème avec la mentalité moutonnière c’est ce coté d’attendre, attendre que la solution soit servie prête à l’emploi, comme si on leur remplissait la gamelle sans qu’ils choisissent le menu, ou si peu.
Ils croient être des citoyens parce qu’ils vont aux urnes pour élire des personnes, pas pour donner leur avis ou choisir des idées, non, pour élire des gens.
C’est comme les yaourts avec des étiquettes de couleur différentes pour qualifier des arômes qu’on leur fera passer pour du goût, ils vont en bouffer et oublier qu’ils sont capables de les faire eux-même et de biens meilleurs pour peu qu’il se donnent la peine d’apprendre.
Ben non. Y’a pas de solution universelle et unique qui réglera d’un coup de baguette magique tous les problème des humains.Toutes les personnes qui le prétendent sont des imposteurs qui veulent jouer les bergers, nous faire peur avec le loup et nous manger à leur convenance.
Les solutions sont multiples et parfois très différentes pour un même problème car les lieux et les gens qui les peuples sont très différents.
Dans une vraie démocratie tout doit être fait pour que chacun ait la parole, à commencer par le local, le sdf, la comptable, le coiffeur, la femme au foyer, l’avocate, le chômeur, l’épicier, la sans-papier, le banquier, le maçon, l’infirmière, le retraité, l’étudiante... tous ceux qui partagent le même lieu de vie devraient se connaitre et apprendre à débattre des idées, comprendre les contraintes des uns et des autres, permettre à chacun de se faire une petite place au soleil sans chercher à faire de l’ombre à son voisin...
Alors oui, ça prend du temps, il faut être patient, en la matière toute précipitation mènera à la désillusions ou à refaire les erreurs du passé, ou se faire récupérer, ou doucement endormir...
Mais là réveillez-vous les gars, parce que la planète ne va pas fort avec nos conneries. Pour la première fois une amorce de mouvement spontané, non planifié, non dirigé est en train de naître sous nos yeux sur toute la planète, il vous faut quoi pour que vous bougiez votre putain de gros culs du canapé pour participer au débat ?
Écrit par : LeLionDeJudas | 18 octobre 2011
@ Sage, A vous en croire, les indignés ne seraient pas assez remontés, pas assezviolents, pas assez loqueteux, ils n'auraient pas l'attitude ad hoc durévolutionnaire professionnel, avec le costume qui va avec ? Et cependant, ils ont une organisation pour mobiliser tant de monde, un peupartout. Y avez-vous pensé ? Ah, mais ça n'est pas assez convenu pour vous? Abandonnez les images d'Epinal.
Écrit par : Jason | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaireJ’y ai pensé, oui.
Cependant, quand vous dites "mobiliser tant de monde" je crois que là, vous poussez. Mais je vous comprends.
Encore une fois, comme je l’ai dit plus haut, dans les commentaires (1ère page de ce fil), voyons dans un an, ce que ce mouvement aura obtenu, et mieux : fait tomber.
Si c’est le cas, je vous l’assure, je ferai mon mea culpa. Je reconnaîtrai, bien volontiers, que j’avais tort. Je vous l’assure.
Mais, dans un cas contraire, je crois que tous ceux qui, parfois, ont été jusqu’à l’insulte, ne feront pas leur mea culpa. Mais peu importe.
Je souhaite vraiment que ce mouvement aboutisse à quelque chose. Je doute juste de la manière, aussi, quelque fois, oui, de sa constitution propre. Peut-être l’ai-je exprimé trop vertement, sans doute, mais, oui, je doute de son issue. Je ne crois pas que ce soit de cette façon qu’on fera un tant soit peu plier un monde aussi impitoyable, aussi dur, âpre, que celui des marchés, de la finance. Que de ce mouvement et par ce mouvement, un nouveau monde, plus équitable, verra enfin le jour. Mais je comprends tout à fait que vous le croyez.
Écrit par : Philippe Sage | 18 octobre 2011
Le problème des indignés c'est que personne ne sait ce qu'ils veulent. Le résistant Hessel a oublié de leur dire que cela ne sert à rien des'indigner si on ne sait pas ou on veut aller.
Que les "indignés" n'aiment pas le système actuel soit. Mais si ils ne proposent rien cela ne ménera à rien.
Hessel a oublié que plus que l'indignation pour beaucoup de résistantc'était l'espoir de construire une France plus communiste qui les animait. La plupart était coco et ils y croyaient dur comme fer.
Non que je défendele communisme, mais il fournissait un objectif. Le communisme n'était pas seulement un appel à la révolution (sans quoi il aurait été dans lesoubliettes très vite comme le mouvement luddite) mais l'espoir deconstruire une société nouvelle.
La réalité a montré que cette société nouvelle était un enfer, mais tant que les gens y croyaient ils étaientfort. Quand leur croyance collective s'effondre, ils deviennent invisible.
Regardez ce qui est advenu du monde ouvrier depuis la fin des années 80.
L'indignation, la protestation ne méne nulle part. Ce sont les projets qui ménent au succès. A moins que ces gens ne développent une alternative suffisamment crédible pour jouer sur l'imagination, ils se contenteront demettre un peu de folklore dans la vie des traders.
Écrit par : Marc Bruxman | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaireTu as donc envie de voir du sang, tu trouve que les indignés sont un peumou et devraient se révolter, voir s'enrager ?
Et bien soit patient, car à chaque coup de matraque, ou chaque arrestation,c'est un indigné qui se transforme en révolté.
Chaque témoin d'un de ces actes, est un indigné de plus.
Regarde à Rome, tu as du etre satisfait, ca a bien chauffé !
Les enragés, se sont joint à la manifestation, il faudrait juste leur dire que la police et les petits commercant ne sont pas les cibles.
La police, car il faudrat bien qu'elle rejoigne le mouvement.
Les petits commercants, car ils subissent aussi de plein fouet, lespuissance financières.
Alors que les banques, les assurances, les centres financiers, les bourses,les locaux de multinationales ...
Écrit par : Cyril | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaireJe suis bien d'accord avec toi mon Cyrill, à chaque indigné qui trépasse sous les coups de boutoirs de la flicaille, les pancartes le regardent etles mobiles photographient.
De quoi devenir enragé, une fois au violent et à coups de bottins téléphoniques dans la gueule.
Pendant ce temps les indignés brandissent les pancartes.
C'est comme les troupeaux de gnous en débandade dans la savane quand leslions attaquent.
Les bisons eux, se regroupent font face à l'ennemi, ensemble.
Écrit par : Marc Bruxman | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaireCela fait du bien de lire certains commentaires, parce que c'est vrai, la jeunesse n'a pas été jusqu'ici très politisée, pas autant en tout cas que lorsqu'il s'agissait de choisir entre l'exploitation des masses et leurlibération (je ne voudrai rappeler à personne les débats des années 80entre troïskistes, léninistes etc. marque évidente de maturitéintellectuelle !!).
Le monde est devenu un peu plus compliqué, ou du moins,nous savons qu'il est un peu compliqué. Ces jeunes ne sont pas des bobos, ils sont les héritiers d'un monde en déliquescence, et ils ne savent pas vers qui se tourner. Avant de dire qu'ils sont instrumentalisés par les George Soros de ce monde ou trop timides dans leurs revendications, laissez-les trouver leur voie, ou leur voix pour les exprimer, s'organiseret peut-être remettre en cause un système dont leurs parents ont sus'accommoder.
Écrit par : Annie | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaireL’auteur dit une chose vrai : les choses ne vont pas se régler aussi facilement qu’il y paraît : les puissants ne lâcheront pas le pouvoir, même s’ils doivent tuer de leurs propres mains.
D’un autre côté, ces manipuleurs de marionettes attendent comme des araignées, le moindre débordement (des indignés, leur pacifisme, leur calme repousse l’échéance, vous le savez très bien) pour tout réprimer dans le sang.
Ce mouvement, pour l’instant constitué de ceux qui le peuvent, est une partie émergeante du ressenti général.
Les indignés vont rapidement se retrouver dans une impasse, ce sera à tous ceux qui les observe (comme nous) de nous engager.
Un moment va arriver où nous devrons choisir : les regarder se faire fracasser sans rien faire ou entrer dans le jeu.
Je maintiens, comme d’autres le disent ici, qu’une résistance de l’ombre devrait prendre le relai.
La seule chose : à partir du moment où l’on s’engage là-dedans, on s’engage à vie...à la vie à la mort et tous les espoirs, mais toutes les horreurs qui peuvent séparer les deux.
Je ne suis pas forcément toujours d’accord avec l’auteur, dont le style graveleux singe le malheur..mais pour le coup il a raison : il n’y aura pas moyen de changer quoi que ce soit sans se mettre en danger.
Mais je ne peux me résoudre à critiquer les indignés qui sont les musiciens écossais du champ de bataille, ils sont les premiers à se lancer sans rien pour se défendre, sans même savoir peut être ce qu’ils risquent....rien que pour cela, je préfère les soutenir.
Je rêve de ce que défend Ariane et souhaiterais vivement que les choses puissent se passer comme cela...mais les projets nous concernants (nous tous) ne laissent aucune place à des négociations. Ils ne nous considèrent même pas comme des semblables, tout juste comme des animaux...ils ne traiteront rien avec nous (tous les pseudos soutiens ne sont que du flan pour donner le change et éviter un embrasement trop rapide et plus difficile à contenir, même avec leur armée étendue).
Une dernière chose : la répression commence lentement mais sûrement en Espagne...la catalogue a déjà basculé dans le camp des nationalistes.....les élections anticipées du 20 novembre (jour de la mort de Franco) mériteraient d’être suivie par les autres pays.
Écrit par : ЕкатеринаSelenaOndirignee | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaireVous devriez arrêter avec vos visions apocalyptiques sur le changement et la nécessité de la l’insurrection dans la violence. Je ne dis pas que celle-ci est évitable, peut-être ne l’est-elle pas, il est vrai que l’Histoire (officielle) ne porte pas à l’optimisme, mais après tout qu’importe !
Je veux dire si elle est inévitable alors elle aura lieu, donc c’est pas la peine d’en parler et de chercher à se préparer à ça, bien au contraire, il faut se préparer à ce qu’il y aura après. Qu’est qu’on mettra en place ? quel type d’organisation politique ? que doit-on faire différemment pour éviter les écueils ans lesquels les humains tombent ? d’ailleurs, l’insurrection armée n’est-elle pas un écueil ? peut-on construire une société fraternelle sur le sang versé ? n’y-a-t-il vraiment pas d’autres moyens ? sommes-nous aussi cons que l’on voudrait bien nous faire croire ?
Je ne sais pas si l’insurrection armée est évitable ou pas, mais je sais qu’il serait dommage qu’elle ne le soit pas car on ne construira rien de bon après une chose pareille.
Écrit par : LeLionDeJudas | 18 octobre 2011
Les choses changeront véritablement lorsque les citoyens auront atteint le degré d’indignation qu’ont pu éprouver Saddam Hussein ou Kadhafi, pour ne citer qu’eux.
Saddam Hussein avait bien compris que depuis 1971 et la fin de la parité du dollar/or, le dollar ne valait guère plus que le papier et l’encre à imprimer.
Il a donc refusé de vendre du pétrole, qui est une richesse contre de la monnaie de singe.
Kadhafi, qui n’est pas plus sot, a décidé de refuser également cette monnaie de singe appelée dollar en échange de ses richesses.
Il a même fait un pas supplémentaire, puisqu’il a voulu introduire le dinar/or en Libye, puis étendre cette monnaie sur tout le territoire africain, permettant ainsi à ce continent de sortir de la pauvreté et de la misère.
Alors sommes toutes, ne devrions pas faire la même chose ?
Refuser d’échanger notre précieux travail contre une autre monnaie de singe, appelée euro ?
Écrit par : Lloreen | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaireAh, Philippe !
Une excellente nouvelle ! Certains indignés sont en train de muter.
Tenez, celui-ci s’est fait pousser plein de biscotos, noircir le teint, et gageons que ce splendide spécimen est également équipé d’une solide paire de couilles.
http://www.wikistrike.com/article-un-marines-americain-vient-soutenir-les-indignes-de-wall-street-video-86712032.html
Quand ils seront tous comme ça, vos désirs de révolution pyrotechnique deviendront rapidement réalité !
Écrit par : bluebeer | 18 octobre 2011
S’il n’y a plus de dette, tout le système s’écroule.La PREUVE de cette arnaque "légalisée", c’est JUSTEMENT le montant astronomique de cette dette.C’est cela qu’il faut avoir compris.
Avant de pour pouvoir acheter 400 chars au complexe militaro-industriel, il a fallu que le gouvernement grec (cartel bancaire et ses acolytes) "sauve" les banques grecques, sinon il n’avait pas d’argent !!!!!!!
Lorsque la FED (banque privée) a été créée, ils savaient déjà qu’ils allaient supprimer la parité dollar/or en 1971 (Nixon), puis étendre l’arnaque en France en 1973 avec la loi Pompidou, elle-même reprise dans l’article 123 du traité de Lisbonne, car naturellement, ces gens ont de la suite dans les idées...
Ils ont crée des tout un tas de produits "dérivés", plus pourris les uns que les autres.
Tout ce qu’il faut savoir, c’est comment fonctionne cette arnaque "boule de neige".
C’est VOUS qui acceptez d’être leur esclave dès que vous touchez le moindre centime d’euro, puisque vous acceptez d’être leur partenaire dans leur système.
Je vous rappelle que l’argent est LEUR création et que c’est EUX qui ont le contrôle.
Vous devenez tout autant leur esclave dès que vous signez pour emprunter de l’argent.
Tout le "génie" maléfique des politiciens (complices de ce système) consiste justement à obliger les citoyens ou l’état à d’endetter auprès des banques PRIVEES.Un président, un gouvernement et tout l’appareil politique servent à graisser le mécanisme de cette machinerie bien huilée depuis des générations par l’oligarchie financière, c’est à dire par un petit nombre de familles richissimes, au détriment de la majorité des citoyens.
Cette machinerie est alimentée par les "ressources humaines" (cela ne vous rappelle t-il rien ? le directeur des "ressources humaines"...), c’est à dire par le travail des esclaves du système.
Il faut payer toujours plus d’impôts, de taxes, voir son salaire stagner, ses dépenses augmenter toujours davantage, le travail se précariser de façon à ce que la machine se puisse surtout pas de dérégler et qu’elle donne un rendement maximum.Toujours plus d’endettement, parce que la masse monétaire est volontairement réduire par de subtils artifices...et des conditions de travail de plus en plus abominables.
Tout devient payant, même l’air que l’on respire (taxe carbone.... !!!).Il faut contrôler tout le monde, même les enfants dès la maternelle.
Alors finalement, nous avons tout à gagner avec la fin de cet esclavagisme !!!!
Vive la liberté !
Écrit par : Lloreen | 18 octobre 2011
Comment peut-on être si pétri de certitudes de ne point se renseigner ?
"A bien y regarder, en ce « mouvement », Indignés, point d’ouvriers, de prolos, de chômeurs (ou alors deux ou trois), d’exclus, de virés, de délocalisés, de pauvres, et même de classes populaires. "
Plusieurs pays ont vu des masses considérables de personnes se déplacer avec clairement des gens pauvres, des travailleurs.
Chili, d’énormes manifs en Espagne et au Portugal qui ne peuvent s’expliquer par des catégories bobo largement amaigries ces dernières dizaines d’années.
Les syndicats ouvriers américains soutenant le mouvement, des cortèges qui sont partis du Bronx, des villes où c’est clairement à certains endroits les travailleurs qui sont sortis.
Il suffit de regarder les vidéos ci dessous pour voir l’énorme mobilisation qu’il y a eu en Espagne :
http://www.youtube.com/watch?v=mUJ7s59aLSo&feature=player_embedded
(c’est l’hymne à la joie qui chagrine ?)
http://www.youtube.com/watch?v=SjUIEAZr4Yo&feature=player_embedded
il y a tant de bobos en Espagne que les cortèges venus des quartiers aient du emprunter plusieurs rues pour avancer ?
Ces cortèges géants en Espagne se sont vus dans des tas de villes.
De qui se fout cet auteur qui ne se renseigne pas avant de balancer des certitudes pleines d’aplomb ?
Lisbonne, Porto ? que des bobos ?
Allons donc :
http://www.youtube.com/watch?v=Pgq7w99jqL4&feature=player_embedded
les bobos se multiplient ...
Alors oui, au débit de ces mouvements il y eut quelques bobos, surtout en France où on a les habituels bercés près du mur sectaires qui ont pour l’instant bloqué ce mouvement de fond.
Mais il y a des pays où cela déborde largement.
Même nos amis néo-zélandais sont loin d’être ridicules ’(en comparaison à la population)..
Sans parler des Italiens où cela fut très gros, ou la Grèce...ou le Chili.
Rien à voir avec le démarrage de 68 avec quelques centaines de gauchistes bobos (ce qui n’empêcha pas que le mouvement finit par rassembler 10 millions de grévistes et propulsa le SMIC de 40%).
Là on a d’emblée des échelles bien supérieures et très étendues dans le monde . Avec de grandes disparités suivant les pays, mais des disparités profondément marquées de fait par l’ancienneté du mouvement.
Personne ne peut dire" la suite mais il existe incontestablement une situation nouvelle et mondiale anti-capitaliste (C’est Besancenot, le travailleur, qui devrait sortir de son ermitage) ;
Le mouvement aux USA connait des fortunes très diverses suivant les états et, proportionellement, il y a des villes où ce mouvement est plus populaire qu’à New York dans sa composition sociale, mais n’empêche, et c’est exceptionnel pour ce pays, une majorité d’américains l’approuve.
Le problème est l’enfant malade de ce mouvement, la France.
Écrit par : Icopas | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaire@ Icopas
"Le problème est l’enfant malade de ce mouvement, la France".
Les Français ont des joujoux qui les occupent à plein temps.
TF1
Les matches de football,
Les sports d’hiver, bientôt,
Et dans la foulée.... Les élections présidentielles...
cdt
Écrit par : Nicole CHEVERNEY | 18 octobre 2011
Aller dire que les mecs qui squattent à NY ou qui se sont fait tabasser à Madrid et à Barcelone(par les flics aux ordres de socialos) sont des bobos dépasse tous les degrés de l’abruti moyen.
Voilà l’auteur, mec qui est probablement resté toute sa vie le coude sur le zinc du bar des sports se permettre de critiquer , au nom d’une radicalité que son manque de courage et d’énergie lui ont toujours interdit de pratiquer, des poignées de gens courageux qui bravent l’inconfort, la loi, les coups.
Je recommande au trou du cul qui a écrit ces lignes, d’aller sur Youtube voir les violences policières pratiquées sur les indignés de New York ou Madrid et d’oser les appeler des Bobos.
Et les mecs qui se faisaient tuer par centaines en défilant pacifiquement le 17 Octobre 61 c’était des bobos ?
Et les gens qui défilaient dans l’Alabama pour les droits civique, c’était des bobos ?
Et ML King c’était un bobo ?
Et Gandhi, c’était le roi des bobos ?
Et les centaines de milliers de premiers chrétiens qui se sont offerts sans résister au martyr pour créer une nouvelle vision de l’humanité, c’était des bobos ?
Et Jésus sur sa croix qui refusait qu’on le défende par l’épée et demandait qu"on pardonne à ses bourreaux, c’était un bobo ?
Crétin !
Écrit par : kerjean | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaireBonsoir monsieur Sage,
Vous la voulez comment votre révolution ? A point, bien cuite, saignante ?
"Indigné", c’est une épithète. Ils auraient pu choisir "résistant", "opposant", "activistes", parce que eux bougent là où la majorité ne bouge pas. Où la majorité ne se sent pas concernée. Pas encore.
Ce n’est pas une activité de tout repos, l’indignation, remarquez. Exemple :
http://www.rtbf.be/info/societe/detail_un-policier-a-t-il-frappe-une-jeune-indignee-a-bruxelles?id=6916663
Et hier, ne parlait-on pas de 70 blessés en Italie ?
Roupie de sansonnet, certes, pour un véritable guerillero urbain doté d’une somptueuse paire de cojones.
Mon métier me met en contact avec toutes sortes de gens. Dont quelques spécimen couverts de cicatrices et de tatouages artisanaux. Des bonhommes pour qui le mot "feu" a un sens précis. Ils m’ont parfois parlé de leur histoire, de leurs histoires, mais je n’en ai jamais entendu un seul parler de ses couilles.
P.S. Il est dommage que Gandhi soit mort avant de vous lire. Nous aurions toujours les Indes.
Écrit par : bluebeer | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaireVoilà une initiative intéressante à suivre pour le 5 novembre 2011 :
http://unricpouruneac.unblog.fr/
Ce que les indignés autour de moi veulent ,tient en quelques mots : la fin du système de l’argent -dette.
Le parfait exemple qui illustre la perfidie de ce système se trouve expliqué dans cette article :
http://www.defencegreece.com/index.php/2011/10/the-u-s-approved-to-grant-400-m1a1-abrams-to-greece/
L’état grec est en faillite, donc et les banques doivent être "sauvées".Et avec ce nouvel argent (crédit), que fait le gouvernement (cartel bancaire) grec ?
Je vous le donne dans le mille : il achète 400 chars au complexe militaro-industriel !
Et les intérêts du prêt , qui va les payer ??Je vous le donne dans le mille aussi : les contribuables grecs...
Alors voilà à quoi sert , entre autres inepties,la valse des milliards des "aides" et du "sauvetage" des banques.
Écrit par : Lloreen | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentairePlusieurs petites choses :
1 Je suis sur la place de ma ville depuis début Juin, j’ai 47 ans et je suis cadre commercial, donc assez loin de l’idée que tu te fait du mouvement
2 Pourquoi je suis la ? Pas pour moi, parce que niveau job, je m’en sort, j’ai une bonne mutuelle, je compte plus vraiment aller à l’école, bref les gros soucis d’aujourd’hui sont pas les miens. Je pourrais me tirer sur la nouille en imaginant une bonne grosse révolution, bien sanglante et arguer que tant ça ne bouge pas comme je veux, je reste à la maison. Mais gros malin, t’y crois toi, à 1 million de black blocks renversant le pouvoir ? Alors j’ai préféré me bouger. Mais me bouger derrière un parti "classique" ou un syndicat avec une bonne grosse structure pyramidale avec le chef et ses copains, trés peu pour moi...
3 On fait rire le pouvoir ? C’est surement pour ça que les RG viennent déposer à la première heure tous les jours depuis le début l’intégralité de nos messages sur son bureau, et que le café qui devait nous servir de lieux de RDV a eu la visite des RG le lendemain lui déconseillant de faire ça...
4 On sait pas ou on va ? Tu voudrais qu’on te le demande ? Ou qu’on demande à un grand gourou charismatique ? On ira ou NOUS déciderons d’aller...
Par contre, d’accord sur un truc, je ne suis pas un indigné, je suis un révolté
Écrit par : lejeanjoseph | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentairePerso le peu que j’en ai vu a l'hôtel de ville, les indignés m’ont a moitié foutu la gerbe .. Un des premiers types a prendre la parole, se disant tunisien de retour a paris après avoir passé la "révolution" la bas, ce mec nous sort son petit couplet sur la Tunisie, l'Égypte, grâce a nous blabla.. Bon admettons, mais quand il enchaine sur la révolution dans tout le monde arabe, en parlant de la Libye et de la Syrie et que les gens l’acclament, comme si il était normal qu’on aille bombarder un pays pour apporter la démocratie, on comprend jusqu’où la plupart sont informés.. Si ils s’indignent en continuant de regarder TF1 ou France 2, désolé, mais pour moi ça n’ira pas loin...
Écrit par : Byle | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaireLes troupes de l’eurogendfor (création d’Alliot-Marie...) , qui est la milice des eurodictateurs de Bruxelles et des tyrans tout court, ont débarqué en Grèce...Oui, la dictature commence à montrer ses dents....
La Grèce se prépare à une grève nationale à laquelle participent tous les corps de métiers.
Le loup sort donc du bois et mes soupçons étaient justifiés.
A tous les indignés : restez tranquillement chez vous à la maison, vous y serez bien mieux et ces milices ne pourront pas vous reprocher des" troubles à l’ordre public"...
Refusez de mettre vos richesses (compétences) à la disposition de ces criminels contre l’humanité en échange de leur monnaie de singe !!!!!
Le fait que tout le monde reste tranquillement chez soi et se rassemble entre voisins et connaissance aura plus d’impact sur ces parasites esclavagistes.
Et en plus vous les priverez de la jouissance qu’ils éprouvent déjà à "casser de l’indigné".
Écrit par : Lloreen | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaireMais si les indignés se" contentent" d’occuper leur rue, c’est à dire la place de la ville où ils vivent, pour simplement se rencontrer, se connaître, parler des problèmes communs, remettre la politique au coeur de la cité, faire émerger avec le temps de nouvelles idées, faire des actions collectives "passives" notamment dans les domaines de la consommation sans chercher à troubler l’ordre public, quelles raisons auraient les pouvoirs de venir taper ? Aucune. Il ne s’agit que de citoyens qui se réunissent pour prendre leur destin en main. Des petites graines semées un peu partout qui un jour fleuriront.
Écrit par : LeLionDeJudas | 18 octobre 2011
J’espère pour tout le monde que votre réveil ne sera pas trop brutal....
Écrit par : Lloreen | 18 octobre 2011
Puisque tu souhaites l’affrontement, il viendra plus certainement parce que des gens descendent dans la rue pour discuter que par des gens qui restent chez eux pour râler.
Écrit par : LeLionDeJudas | 18 octobre 2011
Leur système esclavagiste EST MORT SANS NOTRE RICHESSE A TOUS (compétences professionnelles et autres).
Leur argent est une pourriture qui vous corrompt dès l’instant où vous le touchez avec le bout de vos doigts.
Il pue la misère, la mort et le sang d’innocents.
En acceptant de contribuer à leur système criminel vous vous rendez complices !
Rendez-vous en compte !
Dites vous bien QUE NOUS AVONS TOUT A GAGNER, mais que EUX ONT TOUT A PERDRE ? CAR SANS NOUS ILS NE SONT R I E N !!!!!
Écrit par : Lloreen | 18 octobre 2011
@ Lloren
Effectivement : je rajouterais : sans nous, (nos voix, notre travail, nos contributions, ils NE SONT RIEN !) NOUS N’AVONS PAS BESOIN D’EUX ! CE SONT DES PARASITES ! DES VAMPIRES !
SANS NOUS, ILS NE SONT RIEN !
Merci Lloren de votre commentaire. Mais hélas, j’ai bien peur que nous ne prêchiez dans le désert !
Écrit par : Nicole CHEVERNEY | 18 octobre 2011
100% d’accord. Il y a des actions à mener sur des boycotts consuméristes ou en créant des modèles alternatifs de consommation en se passant du crédit.
Écrit par : LeLionDeJudas | 18 octobre 2011
Une nouvelle monnaie et le tour est joué !
Plus de partis corrompus, plus de chefs de partis complices du système.Il suffit de regarder les contributions sur Agoravox , Hollande par ci, Aubry par là, Copé, Le Pen, etc....
Est-ce qu’ UN SEUL entre tous ces gens qui sévissent sur les ondes et les écrans ont UNE SEULE fois mis ce système CRIMINEL de l’argent-dette en cause ?
Pas une seule fois.
Or, c’est uniquement de cela qu’il s’agit.
Ce système est UNE ARNAQUE LEGALISEE.
Dans tous les pays, notamment en Islande, ce sont des citoyens comme vous et moi qui ont pris les devants et imposé le referendum pour que les citoyens s’expriment DIRECTEMENT.
Nous n’avons besoin ni de partis ne de représentants.
Un ctoyen=une voix.
Fin du système de l’argent-dette.
Il faut voir la réalité en face !Oui, nous continuerons à être les esclaves de ce système criminel tant que nous accepterons encore un seul euro contre notre travail.
C’est une injure à notre qualité d’être humain.
Nous leur fournissons NOUS-MEMES les chaines de nos propres boulets !!!!Il faut comprendre cela !
Écrit par : Lloreen | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaireBon, je ne participe qu’aux "indignés" d’Aix mais j’ai la prétention de penser qu’il s’agit tout de même d’un échantillon représentatif de ce mouvement à travers la planète.
Et on est conscient que c’est la constance dans la mobilisation qui portera ces fruits. On n’est pas là pour foutre le bordel dans la ville et empêcher les commerçants de travailler, on est là comme des citoyens qui veulent que tous aient la possibilité de s’exprimer, nous sommes conscient qu’aucun d’entre nous ne détient la vérité mais que tous ensemble, avec la participation de tous, du sans-papier au PdG, nous détenons la "vérité" : la vérité est celle de la rencontre et de l’expression qui permet la fraternité. Je prends le pari qu’avec le temps, en apprenant à débattre, en prenant le temps et l’habitude de la faire, les gens connaîtront les contraintes des uns et des autres pour ne plus se contenter de regarder son nombril et imposer sa vue comme une vérité, il n’y a pas de vérité unique et omnipotente, il n’y a pas d’idée sans être deux, il est vraiment nécessaire que les voisins se connaissent.
Écrit par : LeLionDeJudas | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaire@ Philippe SAge
Je lis dans la presse "mainstream" que le mouvement des indignés en France peine à mobiliser.
Il faut avouer que c’est vrai. Il faudrait peut-ête en chercher les raisons profondes.
- La France est un pays des plus "poltisé" d’Europe,
- La France a une vieille tradition de contestation et révolutionnaire à fortiori.
- Les Français, pour l’instant "dorment" dans l’attentisme. La situation n’est pas tout à fait mûre pour un mouvement d’ampleur,
- Lorsque les Français se réveillleront, contre l’oligarchie corrompue, ils ne se contenteront pas de faire du sitting avec des pancartes. Ca c’est pour les défilés du 1er mai, tout au plus.
- Car dans le fond du peuple français, il y a de la violence, et un tel mécontentement accumulé qui dans ce pays a toujours mis beaucoup de temps à se concrétiser en émeutes ou en jacqueries.
- Si les "indignés" se contentent de "chauffer" les places des villes à travers le monde, ils créent une sorte de thermodynamique contaminatrice. C’est un fait.
- Mas le jour où la France se "réveillera", ce sera terrible.
- Et contre-productif.
Car l’oliigarchie n’attend que ça pour envoyer ses tanks et autres armes létales. Cela aura les mêmes conséquences ou à peu près, qu’un printemps de Pragues en 1956.
- D’autre part, comme dans toutes les révoltes (jacqueries) le sang coulera des deux côtés. Surtout du côté du peuple.
- Jacqueries (révoltes populaires), à ne pas confondre avec les "révolutions" qui sont toujours téléguidées de l’extérieur par les classes sociales "supérieures" comme le fut la révolution de 1789, par la bourgeoisie qui d’ailleurs a été dépassée sur son flanc gauche par les ultra, provoquant l’épouvantable période de la terreur (girondins contre montagnards).
- Comme le fut la révolution chinoise de Mao, qui sans le ralliement tardif de la bourgeoisie commerçante chinoise, excédée par les erreurs et abus de Tchang Kai Chek, (kuomintang), n’aurait pu aboutir.
- Après, s’en suivent tous les débordements imaniginables : répression, règlements de compte hâtifs, exécutions sommaires, mise en place d’une nouvelle "oligarchie".
Toutes les révolutions se sont terminées à peu près de la même manière. Dans un bain de sang totalement inapproprié et désolant. C’est ainsi l’Hstoire de l’Humanité bégaye.
Pour revenir aux indignés, ce mouvement des "indignés" terme qui en français n’a peut être pas la même connotation que dans les autres langues, ne peut que :
- Capoter, on verra bien avec le début des premiers frimas.
- S’affirmer bien au contraire et se durcir,
- Perdurer, question de constance.
Ce "pacifisme" affiché des "indignés" sera-t-il suffisant pour peser réellement sur les politiciens corrumpus par la Finance qui, soit dit en passant semblent s’en contre-foutre de ces mouvements qu’ils considèrent anodins. Ce qui les intéresse, eux, c’est de mettre en place leur "feuille de route du Nouvel Ordre Mondia, pour NULLE PART". Oui, mais pour combien de temps ?
Il y a bien des incertitudes dans l’analyse de ces évènements et leurs conséquences à court et à moyen terme. Là est le dilemme, là est le choix. Choix cornélien s’il en est, pour ne pas dire cas de conscience.
Cordialement
Écrit par : Nicole CHEVERNEY | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaireNicole Cheverny
Nous sommes au XXIème siècle et on peut quand même espérer que l’humanité a progressé et appris des erreurs passées.
Tout le monde devrait avoir compris que la violence dessert toujours et qu’elle est voulue par ceux qui ont un intérêt à récupérer .
C’est le seul moyen que ces criminels connaissent dans leur esprit retors et c’est la violence, dont il sont TOUJOURS LES INSTIGATEURS, qui sert leurs desseins, cachés à la vision courte de la majorité des personnes.Mais cela est voulu et comme l’humanité est hypnotisée et ankylosée pour justement mieux la manipuler, il faut découvrir ce fait et non le critiquer.
Il n’y a qu’à voir comment les guerres sont mises en scène.Le dernier exemple en date avec le supposé iranien, qui devait assassiner un ambassadeur saoudien aux Etats-Unis (quand même !!) le démontre noir sur blanc.
Leurs méthodes sont vieilles comme le monde !!!!!
Ils sont démasqués !
Voir la pitoyable Clinton éructer, que l’Iran doive des comptes aux Etats-Unis,c’est triste à en pleurer....
Elle ne se demande pas si ce n’est pas plutôt à tous les indignés du monde entier que les gens comme elle ont des comptes à rendre !!
Le criminel qui joue la victime, cela ne trompe plus personne....
Ces gens sont des malades psychopathes, des criminels à mettre hors d’état de nuire.
Ils ont perdu les pédales et ne MAITRISENT PLUS RIEN .
La haine qui se lit sur leurs visages, qui transpire dans leur discours, c’est pathétique....
Les politiciens chez nous n’en sont pas (encore) là, mais personne d’entre eux ne s’est opposé à l’entrée de la France à l’Otan, milice criminelle des mondialistes.
Ils sont donc TOUS autant complices.
Écrit par : Lloreen | 18 octobre 2011
Avec la volonté de plus en plus affichée des USA et d’Israël de se payer l’Iran
Nous n’aurons bientôt plus besoin des "indignés" pour nous occuper !!
La troisième est en route dans le plus grand silence... !!
Écrit par : TSS | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaireRendez-vous dans les chemins des forêts, dans la nature, qui est notre mère nourricière.Quittez les villes où ils n’attendent qu’une chose : de pouvoir foncer dans le tas.
Ne leur faites pas ce plaisir !!!!!
Faites une chaine de l’amitié des villes aux campagnes, empruntez les chemins.
Sortez de leurs villes puantes, de leurs bureaux maudits et de leurs lieux d’esclavage !!!!
Nous sommes des êtres humains et de par nature NOUS SOMMES DES ETRES LIBRES !!!!!
Écrit par : Lloreen | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaireRendez-vous dans les parcs publics, dans tous les lieux paisibles, faites le plein d’énergie et aspirez au calme de la campagne.
N’ abîmez rien, ne laissez pas de détritus !!!!
Les temps qui viennent doivent permettre de faire ressortir en nous, ce qu’il y a de plus beau.
Eux ne savent opposer que les visages masqués, les gourdins, les tasers, les boucliers.
Ils ne sont même plus humains de par leur seule apparence !!!!!
On dirait des robots !!!!
Uniformes dans leur aspect extérieur et uniformes par la pensée.....
Rappelons-leur qui ils sont, au fond d’eux-mêmes.Ce sont des humains à qui ont a collé une armure de robocops !!!!!!!
S’ils ne savent plus que cogner (contrôle mental, ne l’oubliez pas...), il suffit de ne pas leur donne la moindre occasion de le faire.Sortez des villes et qu’elles se transforment en villes fantômes, où ils pourront faire du lèche-vitrines !!!!
En Grèce, il y a eu un débarquement de matériel de guerre (! !!!) en même temps que l’arrivée des milices de l’eurogendfor : chars, camions militaires)...
Je l’ai écrit plusieurs fois sur ce forum.Elle n’a pas été créée pour "rien"........Renseignez-vous !!!!
Restez chez vous et profitez de la nature : c’est elle qui est notre mère nourricière !Pas le NOM, pas le cartel bancaire, pas le complexe militaro-industriel !!
Eux sont ceux qui détruisent la planète à petit feu et nous avec !!!!
Sans nous, les esclaves, ils ne sont rien.Aucune entreprise qui fonctionne, R I E N !!!!!!!
Lorsque nous aurons une nouvelle monnaie nous retravaillerons cette fois pour retrouver le monde meilleur qu’on s’est fait voler sans (pour la majorité) le remarquer !!!!
VOILA LE REEL ENJEU DE L’INDIGNATION MONDIALE.
Ceux qui ne voient pas cela sont soit complices soit aveugles.
Écrit par : Lloreen | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaireRefusons leur nos compétences tant qu’il n’y a rien d ’autre que de la monnaie de singe à gagner.
Ils n’ont plus d’argent !!!!Ils doivent d’abord le créer avec leurs "plans d’aides", qui ne sont rien d’autre que de la dette, que nous rembourserons, les intérêts en prime !!!!!!
Les autos que nous achetons c’est nous qui les fabriquons !!!
Mesurez l’ampleur de cette arnaque !!!!
On paie encore nos propres créations !!!!!Et en prime on leur paie encore des intérêts !!!!!!!
Il faut stopper cette ESCROQUERIE MONUMENTALE.
Écrit par : Lloreen | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaireIl y a dans ce débat une volonté chez beaucoup d’intervenants de se persuader de la véridicité du mouvement comme le départ d’une révolution alors qu’il s’agit d’une diversion.
Je suis très dubitatif quant à la conscience que peuvent avoir ces gens qui se réunissent, des forces en présence. Cela dit, il est fort possible que cela prenne une ampleur planétaire et que ce mouvement, instrumentalisé, échappe au contrôle de l’oligarchie et donne lieu à un soulèvement populaire, ce qu’il n’est pas dans l’état actuel.
Le caractère ingénu, naïf de ce mouvement ne s’attaque pas à la racine pivot de tous les maux, l’oligarchie et son maître à penser le capitalisme, Wall Street n’étant que la partie émergée du capitalisme et il n’est pas dit que le capitalisme ne se débarrasse pas de ce boulet qu’est Wall Street pour mieux arriver à son projet de gouvernement dictatorial mondial. On a eu un avant goût avec le WTC. Ça n’a pas beaucoup gêné l’oligarchie.
L’oligarchie est installée depuis plusieurs millénaires et est prête à tout pour se maintenir, jusques et y compris aux pires violences, exterminations et génocides et faire certains sacrifices, ce qu’elle a fait avec DSK par exemple, un des plus fidèles représentants et exécutants du système.
Je pense qu’il est erroné de croire que ce mouvement de pancartes cartonnées va faire tel quel, basculer et tomber l’oligarchie qui a des moyens monstrueux pour se maintenir.
J’ai bien peur que si nous voulons nous débarrasser de ce fléau, il va falloir mettre les mains dans le cambouis jusqu’au cou.... vraiment.
Écrit par : Symbiosis | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentairePar Philippe Sage (xxx.xxx.xxx.186) 17 octobre 14:40
@Ariane : j’ai déjà répondu plus haut, et plus bas.
La radicalité. C’est pas un truc de vieux, mademoiselle. C’est un truc avec des couilles.
Ah !
Pas de femme radicale, alors ?
Vous croyez quoi ?
Qu’avec ce genre de "manifs", le monde de la finance, les marchés, vont baisser pavillon ?
Ça se voit que vous connaissez mal ce monde.
Vous croyez qu’ils vont dire "OK ! D’accord ! On va rectifier le tir. Désormais, les richesses seront équitablement partagées. Oh pardon, pour tout !".
Non mais vous rigolez !
Je maintiens que l’indignation ne suffit pas. Que ça distrait les médias, les politiques, les requins de la finance. C’est une révolte qu’il faudrait. Radicale. Sans merci
Bien.
Alors, Monsieur Sage, derrière son clavier, prépare donc la révolte ; radicale, et sans merci..
Vous avez un calendrier, des actions prévues, un mouvement, vous fourbissez vos cocktails molotov dans des caves, des réunions secrètes dans les cités ?
Vous mobilisez par facebook ou par twitter ?
J’adore ceux qui prennent les autres de haut, qui accusent ceux qui se bougent,descendent dans la rue, se mobilisent, de mollesse, de sans couille, en gros "d’idiots utiles", et qui font tout ça derrière leur clavier, en invoquant la sainte révolte, comme un voeu pieux, une incantation aux mannes de ceux qui, eux, se sont fait tuer pour permettre à d’autres plus de justice sociale.
Au lieu de faire un petit billet (vraiment petit) pour fustiger ceux qui se mobilisent, un peu partout dans le monde, en lançant des imprécations à la révolte, le cul confortablement installé dans son fauteuil, vous faites quoi, vous, Monsieur Sage, concrètement, pour initier cette révolte ?
A part du vent ?
Allez donc à Athènes, à Barcelone, à Madrid, à New York, faire la leçon à ces "sans couille" pour les inciter à la révolte....
Vous n’avez pas encore compris que les révoltes violentes, les pouvoirs les écrasent dans le sang, et s’en servent pour asseoir un pouvoir plus autoritaire, plus policier ?
Vous connaissez le sens de la résistance : passive ET active ?
Alors, certes, ce mouvement des indignés ne menace, pour le moment, pas vraiment l’ordre mondial de la dictature financière, mais il montre que des millions de gens, dans le monde entier, se mobilisent, se regroupent, et font entendre leurs voix ; ce n’est pas rien, et ce peut être le début d’un mouvement plus vaste, qui permette aux citoyens du monde de défendre leurs droits... sans se faire tirer comme des lapins..
Les mouvements du printemps arabe ont d’ailleurs tous commencé par là ; la mobilisation des citoyens, des peuples unis, pacifiquement, pour dire non à l’oppression, à l’injustice.
C’est sûr que pour les occidentaux, bien mieux lotis, pour le moment, la majorité des citoyens, tenus par leurs traites, leur confort acquis, reste encore inerte ; mais les choses évoluent très vite ; la Grèce n’est pas loin de nous, et les Grecs ne se contentent plus de s’indigner ; beaucoup sont dans la rue... ce qui ne donne pas beaucoup plus, hélas, de résultats pour l’instant...
Soutien à tous les citoyens qui se mobilisent, qui ont "les couilles" de descendre dans la rue, d’occuper les lieux publics, de crier leur révolte contre un ordre injuste et inique ; en attendant mieux, soutien total aux indignés.
Sans se faire d’illusion, mais sans réserve, et surtout sans mépris...
Écrit par : Sisyphe | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaire@Sysiphe : Comme je l’ai répondu à TyRex (plus haut) non, Sisyphe, je ne suis pas derrière mon clavier. Pas plus que vous.
Mais bon, je ne vais pas redire ce que j’ai répondu plus haut (à TyRex) donc. Si vous avez une minute, lisez-le. Si vous avez cette minute.
J’assume totalement ce billet. Que certaines réactions soient virulentes, je peux le comprendre, qu’on ne soit pas d’accord, pareil, mais votre commentaire est facile. Mais tout est facile, sur Internet. On se défoule, c’est bien.
Maintenant, j’ai un parcours, encore une fois contestable, comme tout parcours, et ce n’est pas parce que vous n’êtes pas d’accord avec ce billet, ou commentaire (facile aussi, j’en conviens) qu’il faut en tirer je ne sais quelle conclusion, sur ce que je suis, ou pourrais être.
Écrit par : Philippe Sage | 18 octobre 2011
Ce monsieur Philippe Sage montre le bout de son vrai nez : quelque chose ne colle pas depuis le début : style trop ostensiblement célinoïde, genre exo ’hippocagneux’ vous écrirez à la manière de...
Dans un article précédent -il y a plusieurs semaines- nous lisions ce monsieur Philippe Sage louer un point du programme de Dominique de Villepin qui proposait son revenu citoyen.... quand on est clairvoyant, on ne peut passer la cire encomiastique à ce galopin de Galouzeau, qui n’est en rien l’ami du populo, quelque mesure populaire qu’il propose.
Avec ce monsieur Philippe Sage, nous avons droit à la stratégie fine de la manipulation d’opinion, genre pêche à la mouche pour pas effrayer le saumon. Fine, la mouche, of course !
Or donc -je parodie le style sagesque - les personnes qui comprennent bien comment fonctionne la politique, et comment fonctionne la manipulation sur les sites Internet, ne se laisseront pas prendre aux tentatives d’empapaoutades de n’importe quel tocard, si sage soit-il...
Même Zbigniew Brezinski l’avait prévu il y a un moment déjà : l’éveil politique des peuples du monde croît de plus en plus vite. La merde oligarchique en a peur. Ce ne sont pas les violences policières, prévues depuis longtemps en cas de manifestations des citoyens, qui arrêteront le mouvement d’indignation légitime : les peuples sont simplement plus intelligents que ces dinosaures d’oligarques, ils utilisent des stratégies non-violentes, histoire de ne pas donner le bâton pour se faire battre. Ils utilisent aussi d’autres stratégies invisibles, beaucoup plus subtiles.
Nous conseillons donc à ce monsieur Philippe Sage de rester sagement assis sur son gros cul, le doigt sur la couture.
Écrit par : Kali | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentaireAh, là vous faites erreur : J’ai un très beau petit cul.
Pour le reste, j’ai déjà répondu, en première page de ce fil, notamment à TyRex et Sisyphe.
http://sagephilippe.20minutes-blogs.fr/archive/2011/10/15/allo-maman-bobos-ou-les-indignes.html#c812933
Enfin que vous me jugiez, c’est votre droit. Mais je conteste ce que vous écrivez.
Mon vrai visage vous ne le connaissez pas. Mon patronyme oui. Car contrairement à vous, je ne me planque pas, moi, derrière un clavier ET un pseudo.
Ceci étant, c’est la loi d’Internet, je m’y plie, volontiers, or donc aux jugements, aux insultes, aux conclusions, aux attaques Ad Hominem. Ces dernières étant les pires, mais, encore une fois, c’est ainsi. Je ne me permettrais pas, de mon côté, de vous juger sur ce commentaire. Là, je vous laisse ce créneau.
Et votre "nous conseillons" eh bien (c’est qui ce "nous" ?) vous le gardez. Merci.
Écrit par : Philippe Sage | 18 octobre 2011
Je sais. Vous allez me dire que ce sont d'infâmes gauchistes qu'ont écrit ceci (cf : lien) mais ça mérite tout de même d'être lu.
Je vous le soumets donc à votre aimable sagacité :
http://www.article11.info/spip/Saturday-night-fever-flics-tares
Extraits : « L’indignation ne suffit pas. Elle peut évidemment se faire point d’accroche, sujet de réunion et de discussion. Elle peut aussi fournir prétexte à de très jubilatoires et bienvenus coups de colères, de ceux qui montrent que le peuple n’est pas mort et qu’il bouge encore. Mais elle ne saurait représenter davantage que ce qu’elle est en son essence même, c’est-à-dire un énervement temporaire provoqué par une situation injuste »
C'est bien ce que je disais par ici. Peu ou prou.
Écrit par : Philippe Sage | 18 octobre 2011
Répondre à ce commentairePas d'accord avec toi Philippe.
Je les ai vus, ceux que tu dis ne pas avoir vus dans les assemblées des indignés; les traîne misère, les clodos, les punks à chiens, les déconnectés de notre belle société de merde, les rêveurs, les sociopathes et les alcoolos inadaptés. Assez ingérables pour nous les gentils bobos indignés, intégrés, policés qui demandent gentiment leur tour de parole, mais ils étaient là lors de ces assemblées auxquelles j'ai assisté.
J'ai vu la rencontre de ces deux mondes ô combien parallèles et, même si, au final il n'est pas ressorti de ces assemblées le mode d'emploi de la révolution mondiale ou quoi que ce soit de très concret, ça a permis des dialogues et des échanges. C'est peut être là l'essentiel.
Écrit par : Mano | 22 octobre 2011
Répondre à ce commentaire@Mano : Mais oui, mais oui...
L'indignation ne suffira pas. Point barre.
Contre ce monde-là, celui des AAA, de la finance, des marchés, point de gentillesse, point de petite réunion sympââââ, seulement de la radicalité.
Sinon, point de salut.
On ne lutte pas contre ces types, de cette façon-là. C'est vain. Voué à l'échec. Crois-moi ...
Écrit par : Philippe Sage | 22 octobre 2011
Pas lu l'ensemble des coms, tu m'excuseras donc (ou pas) des redites éventuelles.
Je suis d'accord avec toi en ce qui concerne la nécessaire radicalité à opposer. Seulement, il me semble que cette radicalité doit reposer sur un minimum de bases politiques. Or, ce que j'ai vu lors de ces assemblées, c'est beaucoup d'indigence politique, un manque de formation et de vision historique; les notions de droite et de gauche sont floues. Dès lors, ces assemblées et ces discussions sont des lieux de formation. Incomplètes, succinctes mais pourtant nécessaires à cette radicalité. Histoire de regarder vers ceux qui nous tondent la laine sur le dos plutôt que d'aller cramer la CAF ou d'insulter l'employé de Pôle Emploi. Mais, pour cela, il faut être présent ou mobilisés pour ne pas laisser le champ libre aux quelques extrêmes droitards en mal de récupérations.
Je persiste donc à voir du positif dans tous ces semi-échecs (provisoires) que sont le no sarkozy day en carton ou autres 99% indignados. Ce n'est pas suffisant mais les langues se délient, les idées circulent; pas avec la vitesse ni avec la radicalité que nous souhaiterions ni qu'il faudrait en regard de l'urgence de la situation mais ça avance. Plutôt que vain ou que voué à l'échec, je préfère voir dans ces mouvements les prémices d'un je ne sais quoi, je n'en sais foutre rien d'ailleurs, mais j'ai la naïveté de croire encore à une issue positive.
Écrit par : Mano | 22 octobre 2011
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