07 août 2011
Refais Le Monde Sur « Le Plus »
Y’a moins de points. De suspension. Encore moins, d’exclamation.
Moins de phrases, aussi. D’épanchements. De tiguidis égocentrés.
C’est un autre exercice. Auquel j’ai pas dit non.
Or donc, je fournis, depuis juillet, quelques articles (entre 4 et 6 au mois) pour le site « Le Plus » du Nouvel Observateur.
Ceci expliquant que, depuis quelques paires de semaines, par ici, ça roupille un tantinet.
Les articles proposés pour ce « Plus » devant être des originaux (condition non négociable) comprendre : pas un copié/collé de ceusses postés sur ce blog.
Ceci dit, le temps de prendre une vitesse dite de croisière, et y’aura à becqueter ici comme avant. 7 à 8 articles le mois, au bas mot. D’autant que la campagne présidentielle, que je pressens redoutable (négativement j’entends), va très certainement inspirer moult billets tapageurs, saignants, voire déprimants, quand ce n'est pas inutiles, que je réserve savoureusement pour Refais Le Monde Avant Que...
Non pas que pour « Le Plus » ce serait olé-olé, ou hors des clous, ceux de la bienséance, mais tant qu’à faire, autant jouer le jeu. Ce qui ne signifie pas que sur « Le Plus », j’en dis moins. Simplement n’appartenant, au fond et tout bien pesé, à aucune chapelle, aucun clan, aucun réseau, aucune droite, aucune gauche, je peux jouir de cela : trouver de l’épatant chez une Royal, de l’étonnant chez un Sarkozy, et l’écrire.
Je ne suis définitivement pas un militant, pas même un électeur. Un observateur, à la rigueur. Et qui trouve ça, cette position, drôlement amusante.
A la limite, c’est un temps, maussade, quasi médiocre, où il ferait bon, tiens donc, de se faire anarchiste. Et basta !
Bref, si le cœur t’en dit, ces autres publications sont perchées à cette adresse.
Dans un premier temps, au moins (ou tout au « Plus ») jusqu’au 31 décembre de cette belle foutue d’année.
Au menu – à ce jour dit du dimanche 7 août 2011 – Marie-Ségolène par deux fois, Sarkozy dans les pas d’un certain François (du moins, l’espère-t-il) Le Pen ça va de soi, itou un danger dont je parlais ici-même y’a deux ans et qu’a frappé la Norvège récemment, et à suivre, si tout va bien, un billet sur cette crise qu’en peut plus de rebondir, ce qui semble surprendre bon nombre de nos politiques, alors que, s’il y avait bien quelque chose de prévisible, d’inévitable, c’était que cette crise ne nous lâcherait pas comme ça. Même qu’on n’a pas fini de voir l’euro miné.
Mais de la crise, des marchés, et de comment ça nous est transmis et traité, j’y reviendrai cette semaine dans Refais Le Monde Avant Que…
Et je vous cause pas de la primaire, qu’était censée être celle de toute la gauche, et qui, à l’arrivée, ressemble plutôt à un indigeste congrès de libéraux déguisés en socialistes. Voilà qui ne vaut, en effet, pas plus d’un euro de participation.
C’est dire si je vais encore me faire des « amis » dans les jours prochains.
Mais, comme je m’en « lol », d’avance, tu le devines !
Sur ce : bonne chance !
20:12 Écrit par Philippe Sage dans Entracte | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : le plus, nouvel observateur, refais le monde, ségolène royal, nicolas sarkozy, anders breivik, jean-marie le pen, nouvelle chute des marchés, zone euro, crise mondiale, euro miné |
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Commentaires
Oui t'aurais plutôt une position proche de l'anarchiste.
Sauf que pour moi, "Ni dieu ni maitre" c'est encore une injonction. Bref une phrase divine, une phrase de Maître.
Ne pas croire qu'on s'en sort de ce paradoxe : on ne s'en sort pas. Nul lieu pour y échapper.
Tu as bien de la chance de (te) trouver une position "amusante". Je serai plus proche de la position tragi-comique. Et pour dire plus : plus proche du tragique en s'approchant de 2012.
Bibien à toi.
Écrit par : Pensez BiBi | 07 août 2011
Répondre à ce commentaireAh ça commence !
Le dernier article,
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/180383;cette-crise-qui-etait-derriere-nous.html,
posté sur Le Plus a été tronqué.
Après :
"Et surtout, via G8 et G20, se voyait déjà comme le sauveur de la zone euro et d’un système, le capitalisme, qu’il promettait (avant même son élection) de protéger." [en fait il n'était pas écrit : "de protéger" mais : "de moraliser"]
Et avant :
"Rappelons nous, il y a presque trois ans... le 20 novembre 2009, dans un rapport adressé à ses clients..."
Et il y avait ceci :
"Voilà que boum, patatras again. Tous les voyants sont de nouveau au rouge. Vif.
Et la réélection, quand bien même serrée, à laquelle il croyait, s’éloigne.
Car en avril 2012, nous ne serons pas sortis de la crise. Nous ne serons pas plus forts. Comme promis. Or, ce sera l’un des thèmes majeurs de la présidentielle. Comment sortir de là ? Par quels moyens ? Quelle politique ? Quels sacrifices ?
Ceci étant, les adversaires de Nicolas Sarkozy seraient bien mal inspirés de pavoiser, de se voir trop beaux. Car, quel que soit le vainqueur le 6 mai prochain, on lui souhaite bien du courage. Tant le quinquennat qui s’annonce sera rude. Et douloureux.
Pour nous.
Vouloir prendre les rênes d’un pays en faillite, qui, nonobstant, l’était déjà avant que la crise nous tombe sur le paletot, voilà qui forcerait presque notre admiration.
Voilà qui réclame, exige même, autre chose que la simple ambition personnelle.
Le problème, c’est que, pour le moment, on ne semble pas dépasser ce stade primaire, chez l’ensemble des candidats déclarés ou potentiels.
Il va falloir, dans les semaines qui viennent, hausser le niveau et le ton, ne pas nous raconter d’histoires, ou nous conter fleurette. Il conviendra de dire la vérité, claire et nette. Des idées, plutôt que des rêves. Des solutions, plutôt que de nouvelles rustines.
Aussi, nous dire combien ça va nous coûter réellement.
C’est ce langage qu’il va falloir tenir ; c’est un risque, j’en conviens. Mais c’est la seule voie pour contrer une probable tentation de l’électeur à se tourner vers ce qui ronge, d’une autre façon, nos sociétés occidentales : l’extrême-populisme."
Écrit par : Philippe Sage | 07 août 2011
Répondre à ce commentaireCoucou,
Tu prétends être différent ? Tu ne fais que participer à la caisse de résonance, à traiter des mêmes parasites qui te font par ailleurs déclamer : "y-a pas de souffle, d'espoir, blablabla". Regarde la liste de ce que tu publies "ailleurs". Rien que la même chose que tous les autres. Cette même chose qui empêche de voir d'autres idées émerger, qui pollue, qui enkyste, qui noie. Et te fait dire, donc, "y-a r'en d'nouveau, j'm'ennuie".
Mais ceci dit, c'est ton droit hein. :-)
Écrit par : Fred., de L. | 08 août 2011
Répondre à ce commentaireDis, Philippe, ça fait quoi de t'auto-exploiter ? Sur un blog, c'est un choix, une liberté d'expression. mais quand c'est le site d'un journal, là, ça devient plus sujet à débat... Non ? Qu'en penses-tu ?
Écrit par : GdeC | 08 août 2011
Répondre à ce commentaireCette censure, (il faut appeler les choses par leur nom) montre bien que la presse est partiale et manipulatrice, je n'irai pas jusqu'à dire, communautaire...
Mais sachant que la majorité des journalistes sont de gauche (80% au bas mot), alors quel échec ! puisque la France, en gros ,est majoritairement à droite.
Quant à vous, Phillippe, continuez votre route comme vous l'entendez.(blog, presse écrite, et qui sait télé ou radio à nouveau...)
Bien que je me situe "au fond à froite" sur l'échiquier politique, je me délecte de vos billets, car vous êtes un homme libre... Cordialement.
Écrit par : Alain | 08 août 2011
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