23 juin 2011
Pour Aphatie, 15 Candidats, C’est : « Inadmissible ! »
Furibard, qu’il est Aphatie. Hors de lui… Pour de vrai ? On sait pas trop. Tant ce Grand Journal de Canal+ [1] est moins une émission politique qu’un divertissement. Du show, avec un gentil public qu’applaudit… [Passons]… Mais qu’est-ce donc qui le met dans cet état, Aphatie ? Qu’est-ce qui suscite son ire, le fait considérablement grimper dans les aigus ?... Eh bien, c’est une nouvelle candidature à l’élection présidentielle. Celle de Christine Boutin.
Si Christine Boutin est candidate à la présidence de la République c’est parce que – dixit – « la situation de la France [l]’oblige ».
« Très fort ! » Ironise Aphatie (rires du public)
Puis il enchaîne : « Quelles sont les chances de Christine Boutin d’être élue présidente de la République ?... Nulles ! Zéro !... En 2002, elle a fait 1,9% des voix [2] ! Zéro chance d’être élue présidente de la République !... Mais elle s’en moque ! Parce que Christine Boutin, elle ne veut pas être présidente de la République, elle veut être candidate à la présidence de la République… C’est pas la même chose. On voit la différence ».
On voit la suite, surtout.
Et elle ne tarde pas.
Dans un festival de gestes, le voilà qui dresse la liste des candidats potentiels pour la présidentielle 2012.
Frédéric Nihous (« Il s’en fout lui, d’être président de la République ! C’est pas son problème ! »), Philippe Poutou (« Je connais son score à lui : 0,0005% »), Jean Pierre Chevènement (« Et voilà ! Un de plus »), Jean-Luc Mélenchon, François Bayrou, Dominique de Villepin, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Arthaud (« Ça va pas peser lourd, ça non plus ! Mais on s’en fout ! ») etc., etc.
Au total, Jean-Michel Aphatie dénombre quinze candidats pour la prochaine présidentielle.
Et ça l’énerve copieux :
« Vous savez ce que c’est ça ? Demande-t-il. C’est n’importe quoi !... N’importe quoi !... Une grande élection dont dépend le destin du pays (…) c’est inadmissible !... Ne devrait être candidat que ceux qui ont envie d’être président (…) Ceux qui ont la possibilité de l’être ».
Ce qui, d’après lui, réduirait le nombre à cinq postulants [3].
Bien.
On pourrait saluer cette colère. Après tout, il y a comme du « bon sens paysan » dans ce qu’il dit.
Une présidentielle, ce n’est pas une législative.
Sauf que… si le mode de scrutin des législatives était différent, je veux dire si elles n’étaient pas, comme les présidentielles, au scrutin majoritaire à deux tours, mais à la proportionnelle, alors – peut-être – n’aurions-nous pas pour les présidentielles, pléthore de candidats.
Qui, effectivement, ne sont là QUE pour faire exister leurs courants, leurs clubs ou leurs partis.
Oui, on pourrait saluer cette colère, sauf que… Elle n’avait qu’un objectif : nous recauser du 21 avril 2002.
« Le 21 avril 2002, nous dit Aphatie, il y avait seize candidats ! C’est le 1er tour de l’histoire de l’élection présidentielle, depuis que cette élection existe, où il y a eu le plus de candidats : seize ! (…) On se dit que : puisqu’il y a seize candidats, chaque citoyen va trouver quelqu’un qui lui plaît ! Et donc que la participation va être formidable !... Eh bien c’est aussi le 1er tour (…) où il y a eu le plus d’abstention : 28,4 % d’abstention ! 11 698 000 français n’ont pas été aux urnes le 21 avril 2002… Pourquoi ?... Parce qu’ils se sont dit c’est le bordel ! C’est la cacophonie ! (…) Du coup à vingt heures, on a eu ceci... »
Et de nous remontrer Pujadas annonçant un second tour opposant Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen.
« Ça c’était inutile ! Assène Aphatie. Ça ne représentait pas la société française. Ça ne voulait rien dire… Le 1er tour de l’élection présidentielle par sa masse de candidats a été faussé, et ça fausse, du coup, le second tour. »
On comprend dès lors ce qui motive la colère de Jean-Michel Aphatie.
C’est moins le nombre de candidats que ses conséquences : un taux abstention « inadmissible » pour une telle élection et… le Front National au second tour.
Et, ce qu’il veut nous faire comprendre, en réalité, c’est que nous courons droit à un second 21-avril avec autant de candidats.
Et de préconiser, à l’avenir, de passer de 500 parrainages à « 1000 » voire « 2000 ».
Mais a-t-il raison ?
Dans les faits.
Observe-t-on une abstention plus grande dès lors que le nombre de candidats est élevé ?
Et inversement, un taux de participation plus fort avec un nombre de candidats réduit ?
Eh bien, pas vraiment.
Si l’on fait exception de la première, celle de 1965 [4] parce que justement c’était la première, effet de nouveauté, donc enthousiasme, curiosité et tutti, les deux élections qui – outre 1965 – ont mobilisé le plus d’électeurs sont celles de 1974 et de 2007.
Or, dans les deux cas, il y avait 12 candidats (on est donc, selon Jean-Michel Aphatie, pas loin de la « cacophonie » et du « bordel ») au premier tour.
Soit, le plus grand nombre de participants après celle de 2002.
Or donc, malgré le nombre, et des candidats qu’Aphatie jugerait certainement inutiles ou farfelus (comme Guy Héraud, Jean-Claude Sebag, Bertrand Renouvin, Emile Muller ou Alain Krivine en 1974 ; Frédéric Nihous, Gérard Schivardi, voire José Bové et Arlette Laguiller en 2007) les électeurs se sont rués vers les urnes.
Pourquoi ?
Eh bien parce qu’en 1974, comme en 2007, nous avions à choisir un nouveau président.
Contrairement à 2002 où Chirac remettait son titre en jeu, et où, de surcroît, son adversaire principal était son Premier ministre (Lionel Jospin).
Voilà pour les chiffres bruts.
Ils infirment les propos tenus par Aphatie…
Et d’autant plus, si on y ajoute le 1er tour de 1969, où le nombre de candidats n’était pas « cacophonique » mais riquiqui (7, le plus petit nombre après 1965) et où, pourtant, nous avons enregistré le deuxième plus grand taux d’abstention (22,41%).
C’est quoi ce « bordel » à l’envers, Jean-Michel ?
N’oublions pas le troisième plus mauvais 1er tour en matière de participation, celui de 1995, où il n’y avait que... 9 candidats (21,62% d’abstention).
Dans ces deux cas, là itou, nous avions à choisir un nouveau président. Ce qui pourrait être en contradiction avec ce que j’avançais concernant 1974 et 2007. Sauf que… Cela tient aussi à la personnalité desdits candidats.
En 1969, l’offre n’était pas très alléchante (Pompidou, Poher, Duclos, ça fait pas rêver).
Et en 1995, après le renoncement de Delors, et les divisions de la droite (Chirac/Balladur) nous n’avions pas un choix de grande qualité, ni d’une clarté évidente.
Nonobstant, et à la décharge d’Aphatie, nous sommes, concernant 2012, effectivement dans un cas de figure, peu ou prou, similaire à celui de 2002 ; c’est-à-dire avec un président qui va remettre son titre en jeu.
Donc oui, avec 15 candidats, le risque d’un taux d’abstention supérieur à la moyenne est possible. Et, il favoriserait, sans nul doute, Marine Le Pen.
Mais c’est bien parce que nous sommes dans ce cas de figure, que la théorie d’Aphatie tient la route.
Etant donné qu’en 1974 et 2007, un nombre de candidats élevé (douze c’est quand même beaucoup, voire certainement trop) n’a pas impacté le taux de participation. Au contraire !
C’est donc moins le nombre de candidats, que la configuration (et les enjeux) qui prime.
Car dès qu’il s’agit de choisir un nouveau président, soit quand l’actuel ne se représente pas (ni le Premier ministre), et que de surcroît les personnalités sont fortes ou attractives (Sarkozy/Royal en 2007, Mitterrand/VGE en 1974) le nombre n’est, apparemment, pas un problème.
En conclusion, Aphatie a tort sur les chiffres bruts.
Mais il raison sur la configuration.
Oui, pour 2012, un nombre élevé de candidats peut nous conduire à un nouveau 21-avril [5].
Pour le reste, est-il « inadmissible » que quinze candidats concourent à l’élection présidentielle ?
Il est vrai qu’il y a dans ce nombre quelque chose de ridicule, de grotesque, tant évidemment Nihous n’a aucune envie d’être président, ni même Boutin, pas plus que Poutou ou Arthaud.
Il est exact, oui, de dire que leurs chances sont « nulles ».
Qu’ils ne sont candidats que pour être candidat. Rien de plus.
Et que ce nombre porte atteinte à la présidentielle. En la désacralisant, d’une certaine façon.
Mais encore une fois, tant que les législatives n’offriront pas une dose de proportionnelle permettant à tous les courants d’idées (ou, du moins, une grande partie) d’être représentés à l’Assemblée nationale, nous aurons un nombre exagéré de candidats à la présidentielle. Tant pour eux, c'est une vitrine.
[1] Il s’agit de l’émission en date du mercredi 22 juin 2011.
Avec comme invité, Jean-Louis Borloo.
[2] En réalité, 1,19% des suffrages exprimés (et non 1,9% comme dit dans cette émission). Soit 339 112 suffrages. Il y eut bien plus faible que Boutin, cela dit.
Daniel Gluckstein, lors du même scrutin, ne fit que 132 686 voix.
Mais le recordman, c’est Guy Héraud qui, en 1974, ne mobilisa sur son nom que 19 255 bulletins soit 0,08% des suffrages exprimés.
[3] « Cinq candidats, ça, ça a un sens ! dira Aphatie. Et puis après, y’en a deux. Au 1er tour, on choisit. Et au second, on élimine. Mais un 1er tour à quinze candidats, ça n’a aucun sens ».
Cela pose tout de même une question : quelles seraient les étiquettes politiques de ces candidats ?
On le devine : un UMP, un PS, un Centriste. Mais quid des deux autres, Monsieur Aphatie ? Etant donné qu’on a très bien compris que vous n’êtes pas favorable à ce que l’extrême-gauche et l’extrême-droite se portent candidats à une élection « dont dépend le destin du pays ».
[4] C’est en 1965 qu’il y eût le plus petit nombre de candidats : six.
C’est aussi, le 1er tour qui a mobilisé le plus d’électeurs : seulement 15,25% d’abstention (4 410 465 français inscrits sur les listes électorales auront préféré aller « à la pêche »).
Mais encore une fois, c’était la première de l’Histoire.
[5] L’autre particularité du 21-avril c’est que pour la seule fois dans l’histoire des présidentielles, le candidat arrivé en tête du 1er tour, Chirac, était battu… par les abstentionnistes.
Ils étaient 11 698 956, alors que Chirac n’a mobilisé que 5 665 855 suffrages.
Pis : en additionnant le nombre de voix des deux qualifiés pour le second tour (Chirac/Le Pen) ce sont encore les abstentionnistes qui sortent vainqueurs. Du jamais vu ! Mais à qui la faute ?
19:02 Écrit par Philippe Sage dans Présidentielle 2012 | Lien permanent | Commentaires (50) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-michel aphatie, le grand journal, christine boutin, philippe poutou, frédéric nihous, petits candidats, présidentielle 2012, 21 avril, taux de participation, taux d'abstention, trop de candidats, les élections présidentielles, le show aphatie |
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Commentaires
Aphatie fait du music-hall... Ca n'a aucune importance!
Écrit par : Louis GILDAS | 23 juin 2011
Répondre à ce commentaireVous en avez pas marre de n'écrire que sur l'élection de 2012 ? moi oui !
Mon choix est simple: subir, se désabonner...ou patienter !
Écrit par : Pierre | 23 juin 2011
Répondre à ce commentaireExcellente analyse. Perfect - Vive la proportionnelle !
Ceci étant dit, franchement, cet Aphatie, quel pitre ! Je l'ai vu l'autre jour sur Canal + ( via le net ) il est " pire to pire" le type. C'est du copié-collé ce gugusse ! Il se caricature lui-même, il en devient si ridicule que le samu télévisuel devrait avoir pitié de lui. Quel nullissime, quel pantin ! Au secours !!!
Pendant que guignol fait son petit numéro dans son petit aquarium bobo entre trente match de foot et trois pornos, voici ce qu'on lit sur le blog de Paul Jorion :
" Il y a des jours où la brièveté s’impose : des deux côtés de l’Atlantique, il y a blocage sévère ! Aux États-Unis et en Europe, la crise des dettes publique et privée confondues ne trouve aucune solution et menace de dégénérer. Tout donne le sentiment de pouvoir basculer. Symboles de cette double situation d’impuissance, la Fed américaine vient de conclure deux jours de réunion en avouant ne pas comprendre ce qui se passe – et en restant l’arme au pied – tandis que les chefs d’État et de gouvernement européens se réunissent ce soir en sommet, ayant prévu… de ne rien décider de tangible à propos du sauvetage financier de la Grèce, en dépit des alarmes américaine et chinoise qui les pressent. "....
article complet ici : http://www.pauljorion.com/blog/?p=25529
Vous imaginez, dans ces conditions, combien les cris du poissonnier " Jean-Michel Aphatie" sont grotesques quand on parle ailleurs, sur des faits éprouvés, de l'effondrement potentiel de l'économie mondiale !!! Il ne crie pas non plus aussi fort sur la pelouse de Canal + quand la population de Tripoli meure sous les bombes françaises et les déluges de feu.
Il a sa patente au moins le gars pour pouvoir mettre son stand sur Canal + le soir et faire son numéro de bonneteau ?
Écrit par : Jeff | 23 juin 2011
Répondre à ce commentaire@Pierre : Non. J'en ai pas marre.
Et vous savez pourquoi ?
Parce que c'est le choix le plus important que nous aurons à faire.
Peut-être le plus important depuis 1974 (1981 n'étant que le match retour).
Je ne sais pas si vous mesurez.
A titre personnel, je vais reprendre une carte d'électeur. Ce que je ne pensais pas possible. Ce qui n'a pas non plus valeur de quoi que ce soit. C'est personnel, comme indiqué.
Mais très franchement, 2012, oui, sera un tournant.
Très important.
Quand vous entendez Marine Le Pen dire (ce jeudi soir, France 2) :
"Je ne veux plus que des esclaves travaillent pour des chômeurs"
Et que pour finir, on l'oppose à Fourest et Joffrin, y'a de quoi se faire du souci... C'est mal barré.
Parce que comme tanches, Fourest et Joffrin, y'a pas pire. Mal perçus, voire rejetés par le "peuple" dont se réclame Marine Le Pen.
Pas très malin, de la part de France 2.
A croire qu'ils n'ont pas bien pigé ce qui est train de se passer.
Marine Le Pen au second tour ?
Si ça continue comme ci, c'est une certitude.
C'est pas des Fourest et des Joffrin qu'il faut envoyer, mais des frais, des non-identifiés.
Et c'est pas ce qu'il manque.
Autre chose : si MLP est au second tour face au candidat PS, après ce que je viens de voir ce soir, je suis pas sûr que le PS l'emporte.
Donc, non, j'en ai pas marre.
C'est la présidentielle la plus importante que nous allons vivre.
Ne pas s'en rendre compte, c'est assez curieux.
Tant ça va engager...
Écrit par : Philippe Sage | 23 juin 2011
Répondre à ce commentaireSi l'on utilisait http://en.wikipedia.org/wiki/Alternative_Vote , ce genre de débat n'aurait pas lieu d'être. Peu importe le nombre de candidats, on obtiendrait toujours le candidat qui fait le plus consensus, et ainsi l'on pourrait voter selon nos idées et non selon des techniques politiciennes. Aussi, adieu aux choix bipartisans du second tour, qui comme au 21 mai n'ont plus aucun sens.
Il est incompréhensible que le débat sur le vote alternatif n'est pas été soulevé, surtout après ce que nous avons vécu.
Écrit par : Micha | 23 juin 2011
Répondre à ce commentaireBonsoir, je viens de voir la fin du débat Le Pen/joffrin/Fourest encadré par le nullissime Pujadas, (j'ai regardé ce soir avec Céline) bonjour la coïncidence!!!!
Effectivement je suis d'accord avec vous Philippe sur votre commentaire, il faut mobiliser, car cette élection 2012 est la plus importante, à mon sens depuis 1974, à l'époque j'avais 23 ans!!
Écrit par : nanougk | 23 juin 2011
Répondre à ce commentaire@nanougk : Céline, vous dîtes ? Louis-Ferdinand ?
He's still alive ??
En même temps, ce soir, sur France 2, c'était, peu ou prou, Bagatelles Pour Un Massacre.
La Pen a fait un énorme carton...
... Nonobstant, ce qu'elle propose ressemble fort à une Mort à Crédit.
A fort taux...
Écrit par : Philippe Sage | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireLa machine contre Marine se met en marche, elle s’échauffe gentiment, resserre quelques boulons, vérifie les niveaux...deux, trois tours de pistes, tranquille (juillet-août) puis un départ où l’on s’observe...jusqu’en janvier...
La crise (pas pour tous) va accentuer les difficultés, des électeurs qui exigeront des réponses, une politique à la hauteur...des enjeux.
L’UMPS avec ses satellites (Modem, Mélenchon, Boutin, Morin, Borloo...) est passé par là et le terrain est en friche.
Il serait temps de cultiver notre jardin : la France !
Écrit par : Le Cardinal | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireApathie a raison.
Il ne dit pas qu’il faut voter un loi pour interdire à des hurluberlus de se présenter mais qu’il faut que des candidats sérieux se présentent. Sérieux cela veut dire des gens qui veulent être président et qui ont un projet pour la France pas des parasites qui ne cherchent que la lumière médiatique que va leur offrir cette élection ou des mecs comme Villepin dont la seule ambition c’est de faire chier Sarko.
Qu’est ce que pense le candidat de chasse pêche et tradition de la crise de l’euro, ou de l’avenir du nucléaire en France ou de l’intervention de la France en Libye ? Rien, nada, nothing !
Par contre je suis d’accord avec toi qu’il devrait y avoir un système électoral pour permettre à des petits partis qui sont soutenu par des millions de France d’être représenter au parlement. Moi je pense que le mieux c’est de transformer le Sénat avec une élection direct à la proportionnelle et de garder la chambre des députés telle qu’elle est pour assurer une stabilité des gouvernements.
Écrit par : Le Taulier | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaire@Le Taulier : "Qu’est ce que pense le candidat de chasse pêche et tradition de la crise de l’euro, ou de l’avenir du nucléaire en France ou de l’intervention de la France en Libye ? Rien, nada, nothing !"
Nous avons bien eu un ministre de l’Agriculture ne sachant pas combien de m2 font un hectare, un ministre de l’Education Nationale ne sachant pas faire une règle de 3, et un président de la République qui nous représente au Grenelle de l’Environnement en pensant que le CO2 troue la couche d’ozone. Donc bon, la compétence...
Quand diable allons-nous choisir nos présidentiables ailleurs que dans les écoles politiques qui n’apprennent que la communication et pas le fond ? Angela Merkel n’a "que" un doctorat de physique-chimie, mais cela lui est bien plus utile que l’ENA pour décider de la politique énergétique de l’Allemagne.
Écrit par : Strawman | 24 juin 2011
Répondre à ce commentairePuisqu’on en est aux discussion d’apéro, on pourrait proposer aussi de limiter chaque mandat électif à un et un seul, sans cumul et sans possibilité de renouvellement.
On peut même proposer d’enlever le droit de vote aux cons.
De toute façon, rien ne bougera tant qu’on restera devant son clavier à faire les intéressants en attendant l’éternelle prochaine élection pour clamer haut et fort pour qui on va voter ou qu’on va s’abstenir. De tous temps c’est dans la rue que ça s’est toujours passé. Seulement ça comporte des risques que personne n’a plus envie de prendre aujourd’hui.
Heureusement qu’il y a le Web 2.0 pour se faire croire qu’il nous reste un semblant de liberté d’expression. Mais bon, dénoncer ad nauseam et refaire le monde à coups de mots entre geeks désoeuvrés, à mon avis ça ne va pas mener à grand chose de concret. Cette discussion va durer ce qu’elle va durer, après on va passer à un autre article et puis à un autre, pendant ce temps rien ne se passe... Vive le Web 2.0 !
Écrit par : Kavulum kavulos | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaire@taulier
il faut aussi une dose de proportionnelle à l’assemblée , un peu comme dans les élections municipales , car sinon aucun débat si il n’y a que l’UMPS !
Écrit par : Le Chat | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireSauf qu’en 2012 , la configuration sera aussi différente car il existe une volonté forte de ne pas renouveler le président actuel alors qu’en 2002 ce ressentiment était moindre.
Maintenant que de nombreux candidats se présentent ne posent pas de problèmes en démocratie car ce sont les électeurs qui choisissent sinon on va se retrouver avec les deux champions des sondages directement au deuxième tour et à quoi servirait le 1 tour ?
Que certains candidats profitent de la présidentielle pour se faire voir , oui car sinon quand pourrait il faire passer leur idée avec le même temps de parole que les candidats des grands partis ?
Écrit par : devphil30 | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaire@devphil30 : La profusion ne garantit pas la qualité. Il y en aurait cent du niveau des 15 qui se présentent que ce serait pareil.
Écrit par : Kavulum kavulos | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireJean-Michel Aphatie, journaliste, c’est : « Risible ! »
Écrit par : Gabriel | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireApathie a raison, il faut faire comme pour le président de l’UE :
Présélection des candidats par le groupe Bilderberg puis choix du heureux récipiendaire par la Commission Trilatérale.
Comme ça pas de cacophonie (sobriquet pour démocratie).
Ça donne Herman Von Rompuy, premier président de l’UE, au charisme de serpillère humide comme l’a si justement dit le brillant orateur et Eurodéputé anglais Nigel Farage.
Moralité : On a le George Washington qu’on mérite.
Écrit par : Aldous | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireJean-Michel Apathique, c’est un journaliste ?
Ah bon.
Et les autres cités, ce sont des candidats à quoi ?
A la présidence de la République française ?
Ah bon.
Mais à part ça ?
Écrit par : Kavulum kavulos | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireDésacraliser la fonction présidentielle parce qu’il y aurait trop de candidat ?? Diantre, M. Sage, redevenez sérieux s’il vous plaît... M. Apathie, en soutenant Sarkozy depuis le début, a largement désacraliser la fonction, pas besoin de critiquer les "nombreux" candidats pour ça... Et si le bonhomme est en colère c’est bien que le nombreux important de candidat risque de noyer la poignée de "présidentiables" qui nous emmerdent depuis trop longtemps. Comme dirait l’autre : "qu’ils s’en aillent tous" ça nous fera de l’air frais !
Écrit par : Musima | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireCe qui est inadmissible, c’est que dans un système qui se veut démocratique, on puisse ainsi vouloir interdire aux gens de se présenter à une élection. Le système des 500 signatures est foncièrement antidémocratique, il faut bien en être conscient !
Ce que je remets en cause, personnellement, c’est la fonction même de président de la république. En démocratie, le peuple est souverain, et pourtant on cherche à lui imposer un chef. C’est anormal !
Écrit par : Traroth | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaire@Traroth : Ce que je remets en cause, personnellement, c’est la fonction même de président de la république.
Nicolas Sarkozy a complétement dévoyé cette fonction ...
Écrit par : njama | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireAphatie a inventé un nouveau genre journalistique : le faux rebelle - vrai bouffon, qui a ouvert la voie à ces hybrides dont on ne sait plus dans quelles proportion ils sont présentateurs de variétés et animateurs d’info, les termes étant interchangeables.
Écrit par : Christian Navis | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireEt bien, joli tir croisé :
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pour-sauver-l-umps-aphatie-veut-96512
Écrit par : Christopher Lings | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaire@Christopher Lings : Ou, vous traitez du même sujet. Et en vous basant, aussi, et très précisément sur les propos d’Aphatie. C’est vrai...
...A la seule différence que j’y ajoute les scrutins précédents, histoire de vérifier la théorie du journaliste de RTL (Est-ce que trop de candidats = abstention au dessus de la moyenne ?) et que je ne me place pas sur le même angle que vous. Vous parlez d’un système UMPS. Moi pas.
D’autre part, mais c’est juste un avis personnel, je pense que : effectivement 15 candidats pour une présidentielle, c’est un peu n’importe quoi.
Non ?
Écrit par : Philippe Sage | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireOui en effet je vous remercie d’avoir fait ce travail, et il est intéressant de voir que sa thèse n’est pas fondée.
Moi je me place sur l’UMPS car ces candidatures affaiblissent ce système et qu’Aphatie, en bon défenseur de l’UMPS qu’il est (voir ce qu’il a dit à NDA), n’est pas content.
15 candidatures, c’est n’importe quoi, oui, mais c’est ce que permet la démocratie. Si cela ne va pas, abrogeons la démocratie alors..
Écrit par : Christopher Lings | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaire@Christopher : Je ne suis pas certain que la démocratie ait à voir avec le nombre de candidats.
Mais bon.
En revanche, instaurer une dose de proportionnelle aux législatives afin que l’Assemblée nationale soit plus représentative de l’opinion du peuple, ça oui, il me semble que ça ait à voir avec la démocratie.
Écrit par : Philippe Sage | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireLe Grand Journal est une vieiiiiiille émission copiée sur une encore plus vieiiille émission Nulle part ailleurs, Canal plus était une télévision moderne, c’est devenu une administration soviétique. Où Apathie a toute sa place aux côtés de Michel Druck... heu Denisot.
Cela dit, Apathie a oublié de citer DSK qui ne savait pas trop s’il avait envie ou non, ni Martine Aubry qui se tâte à tâtons, ni le petit qui "jvé vous dire que l'président il a bien d’ot choses à penser".
Alors je mets une grande médaille à tous ces soi-disant petits, ou certains grands déjà déclarés, même si je partage pas leurs opinions, et qui ont le mérite de se donner pour leur pays.
Et que les encore indécis aillent se faire voir ailleurs...
Écrit par : David Meyers | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireAlooooooors... !
...deux cent vingt grammes de carottes à 0.99 E, pluus une aubergine de trois cent grammes à 1.70 E, pluus deux poivrons à 2.10 et quatre courgettes à 1.20 égale une ratatouille à.... voyons voir... ? allez je vous fair le tout à 20.02 avec les deux bouteilles de Bordeaux à 7.5 E.
Nos comédiens de dirigeants et leurs épiciers de journaleux ne savent pas à quel point on voit clair dans leur jeu de dupes, ils cherchent juste à protéger NS contre la dilution des ses voix dans la tambouille électorale d’où Marine sortira en tête et vainqueuse au premier tour. Si NS échoue au 1er, Apathie est cuit, donc y pédale tout ce qui peut, le pauvre bougre.
qu’ils s’en aillent tous et pas de regrets !
Écrit par : LISA Sion 2 | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireEn politique tout est extrêmement complexe.
La 5e République est solide (tant que des pieds nickelés ne parviennent pas au gouvernement) parce que l’équilibre des pouvoirs est ainsi fait, fort, avec prépondérance de l’exécutif. C’est un gage de stabilité entre autre, des institutions... continuité des collectivités territoriales (malgré l’attaque en règle de Nicolas Sarkozy), de la justice (malgré l’attaque en règle de Nicolas Sarkozy), de l’administration...
C’est pour cela que l’on utilise à la fois le scrutin majoritaire (où un président issu d’une famille politique minoritaire préside pour l’ensemble de la nation) et l’élection au suffrage universel du personnage afin de lui attribuer la légitimité puisqu’au second tour il est mécaniquement élu par plus de 50% des votants (voire par des scores à l’africaine pour Jacques Chirac).
C’est aussi de ce système électoral majoritaire que vient l’expression "élection piège à cons" puisque ne pas voter (ou voter blanc) n’est pas considéré et que si on vote, on peut le faire sur un personnage que l’on ne cautionne pas.
Écrit par : David Meyers | 24 juin 2011
Répondre à ce commentairePlus il y aura de candidats, et plus cette élection sera discréditée, et mieux ce sera.
Cette élection présidentielle est un véritable déni démocratique, un reste de monarchie et de bonapartisme, auquel il faut absolument mettre fin.
Moins le président élu aura de légitimité, mieux ça vaudra.
De toutes façons, ce sera le choix entre la peste, le choléra, ou la vérole.
Il faut zapper cette présidentielle, et aller, au 2ème tour, voter blanc ; que celui qui soit élu le soit avec le moins de nombre de voix possibles, par rapport aux inscrits.
Ainsi, c’est aux législatives que tout se jouera ; avec l’élection des députés représentant les véritables besoins de changement démocratique, de façon à contourner cette iniquité qu’est le scrutin majoritaire à 2 tours.
Tiens, rien que pour ajouter au bordel, je vais me présenter la Présidence de la République ! ;-D
Ah, merde ; si c’est pour finir comme Coluche ; non, tout compte fait, je laisse tomber...
Zappons la présidentielle-people.
Écrit par : Sisyphe | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaire@Christopher Lings : l’UMPS, ça ne veut rien dire ; c’est un acronyme inventé par l’extrême-droite, qui équivaut au "tous pourris" des populistes démagos et fachos.
S’il y a un rapprochement à faire entre deux partis, c’est entre l’UMP et le FN ; ils chassent sur les mêmes terres, ont les mêmes boucs émissaires, et sont du même côté de la barrière ; celui des riches. D’ailleurs, il y a vases communicants et siphonnage des électeurs entre eux.
un siphon, font, font
les sordides marionnettes
un siphon, font, font
des sales tours
et puis s’en vont....
Écrit par : Sisyphe | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireDéjà, pour être candidat à la présidence de la République, il faut réunir 500 signatures. Et ce n'est pas si facile que ça, surtout depuis que la liste des signatures est publique ! On voit déjà les "grands" partis à l'oeuvre pour empêcher les élus de soutenir tel ou tel candidat qui pourrait faire de l'ombre à leur champion ou encore tel ou tel élu qui voudrait bien soutenir tel ou tel candidat mais qui n'ose pas à cause de subventions en suspens de l'état (UMP) ou de la région ou département (PS). Et ça, ce n'est pas normal !
Ensuite, s'il y a tant de candidats, c'est surtout parce que leurs idées ne sont (pratiquement) jamais exposées aux Français aux heures de grande écoute ou alors totalement ringardisées (un petit "reportage" de 2 minutes suivi de 10 mn de démontage en règle par Apathie et consorts) et qu'en plus les "sondages" sont totalement biaisés: soit en présentant tous les candidats potentiels (Bayrou et Borloo et Morin etc.) soit en les oubliant de la liste soit en prenant un panel ridicule (800 sondés pour 15 candidats: avec 20% pour le 1er cela ne fait que 160 voix et 1% seulement 8).
La campagne présidentielle permet à ces candidats de s'exprimer à visibilité égale et ça change tout.
(Je me rappelle la campagne régionale où le temps de parole était fonction de la représentativité en cours des partis. Résultat rouleau: compresseur UMP-PS et temps riquiqui -et à minuit- des "petits" partis).
Et enfin, non !, un duel Aubry-Sarko, ça ne fait pas rêver et si c'est le ticket du 2nd tour, ce sera sans moi ! (De toutes façons, il vaut mieux ne pas voter que voter blanc puisque si l'abstention est connue, le pourcentage de votes blancs et nuls l'est rarement.)
Écrit par : Claribelle | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireUn seul candidat crédible pour lequel l'accès aux médias est interdit : François ASSELINEAU, son programme est ici : upr.fr
Écrit par : charlotte | 04 février 2012
Il n’y a jamais trop de candidats à l’élection présidentielle. Il y a pourtant le problème connexe des candidats racketteurs. Ils sont à la tête d’un petit réseau et entendent le négocier chèrement. Quoi de plus opportun pour faire monter les prix que de se présenter à la présidentielle.
Il faudra, comme pour les vikings, les payer pour qu’ils partent.
Le réseau de Boutin on voit bien ce que c’est.
Il y aussi le cas des candidats qui se présentent et se retirent sous la pression/menace, qu’on utilise contre eux la carotte ou le bâton. On peut citer en cas d’école Coluche et l’assassinat de son régisseur. Peut-être Villepin à qui l’on file un petit coup de matraque dès qu’il sort la tête.
Écrit par : Digger | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireQu’il y ait le moins de suffrages exprimés que possible présente deux avantages :
- celui, que vous soulignez justement, de discréditer la chose (que dirait-on aux antipodes si on y apprenait que la Président de la République française a été élu par 2% du corps électoral ?)
- celui, moins politique mais plus jouissif, de faire glapir les automates du "S’abstenir, c’est faire le jeu de ...".
Profitons de l’occasion pour rappeler que le dépôt de candidature a été imposé par les grands démocrates qui nous gouvernaient - déjà - à la fin du XIXe siècle, après que les gueux ont failli (comme si le peuple avait le droit d’ouvrir sa gueule sous prétexte qu’on est en démocratie !) porter à la Présidence le populaire Général Boulanger.
Le filtrage démocratique se complète par les fameuses 500 signatures qui permettent aux discrètes instances qui tiennent les partis de recaler les candidats dangereux pour elles.
On comprend que faire grimper le nombre de signatures requises arrête nombre de candidats. Mais sont-ce bien ceux que vise ce M.Aphatie ?
Écrit par : vasionensis | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaire@Sysiphe, s’il y a eu un vase communiquant, c’est entre le Parti Communiste de l’époque et le FN d’aujourd’hui. Les ouvriers ayant choisi ceux qui les défendaient le plus, aux dépends de ceux qui les ont abandonnés.
@P Sage : Oui, pour la représentativité j’en parle d’ailleurs dans l’article
Écrit par : Christopher Lings | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaire@Christopher Lings m'a dit : "Sysiphe, s’il y a eu un vase communiquant, c’est entre le Parti Communiste de l’époque et le FN d’aujourd’hui. Les ouvriers ayant choisi ceux qui les défendaient le plus, aux dépends de ceux qui les ont abandonnés."
Ben non, mon vieux ; les chiffres sont têtus !
Les voix qui ont fait élire Sarkozy venaient très directement du FN (rappelez-moi le score du FN aux élections de 2007 ? )
Le PC, lui, était dans les choux depuis belle lurette...
Donc, le siphonnage des voix se fait bien entre l’UMP et le FN ; les chiffres sont impitoyables (et les sondages actuels le confirment).
Désolé.
Écrit par : Sisyphe | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireUn "candidat sérieux" ça veut rien dire.
Pour les uns un petit est "sérieux et pour ceux qui veulent la continuité seul les gros favoris sont "sérieux".
Vive la diversité et le meilleur des deux premiers passe au second tour.
Pour cela il suffirait que chacun se définisse par rapport à son projet et pas par rapport aux autres.
Écrit par : Barbapapa | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireL'abstentionniste se recrute du côté de ceux qui savent que leur situation personnelle ne sera pas améliorée ni par les uns ni par les autres ...
Vu l’ampleur de la crise, ça fait beaucoup de monde, puisqu’on s’intéressera en priorité aux plus démunis, ou aux classes aisées selon le bord politique du candidat vainqueur. Entre les deux, il y a un paquet de gens...
Dans ce cas de figure, mieux vaut beaucoup de candidats au premier tour, qui par leur différence mobiliseront des personnes qui peuvent avoir envie de voter pour une sensibilité particulière, et qui sinon, refuseront définitivement de s’impliquer dans cette élection.
Écrit par : Laratapinhata | 24 juin 2011
Répondre à ce commentairePS : Tout sauf Sarkozy, c’est un peu cheap comme programme , ne vous en déplaise...
Surtout quand les députés et les sénateurs de l’opposition ont approuvé la dernière initiative désastreuse de ce personnage : la guerre en Libye, après avoir silencieusement laisser faire en Afghanistan...
Quand aux "nouveaux" Mélenchon et Le Pen, on les connait depuis des années... s’ils peuvent espérer ratisser du côté de l’électorat populaire ex-communiste pour les deux + Ump dure pour MLP, ils n’iront pas plus loin...
Écrit par : Laratapinhata | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireEst-ce que Sarko est un candidat sérieux ?
Écrit par : mojique | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireMerci pour cet article, même si je ne comprends pas en quoi le nombre de candidats peut porter atteinte à la crédibilité des élections.
C’est terrible de dire ça, c’est penser que les français ne comprennent rien aux élections, à la politique, ni même à leurs propres choix.
Nous français, on le sait sait très bien, et encore plus depuis 2002, que voter pour un "petit" candidat favorise les gros, ou l’extrême droite parait-il.
Mais voilà, malgré cela, des français votent pour ces candidats tout simplement parce qu’ils véhiculent un message qui leur parait différent. Leur candidat ne sera jamais élu, mais la raison même pour laquelle cette personne s’est présentée, pensant pouvoir représenter une partie de la population non écoutée, fait que les électeurs les choisissent pour s’exprimer.
C’est pas un match de foot, il ne s’agit pas de vaincre ou de perdre. C’est juste une question d’expression.
Bref, ce type ne respecte rien, il finira comme l’autre fou furieux dégagé de France 2 malgré le fait qu’il sache tout de tout. Le plus vite sera le mieux, ces gens sont dangereux et heureusement qu’Internet est là pour offrir un écho différent des applaudissements de spectateurs C+...
Écrit par : Wierko | 24 juin 2011
Répondre à ce commentaireParti unique, candidat unique, journaliste unique.
Écrit par : Barre_de_Rire | 25 juin 2011
Répondre à ce commentaireApathie a la trouille de voir que ses patrons de la Rue de Solférino ne soient pas représentés au second tour.
C’est son problème, un problème de domestique, mais ce n’est pas le problème des français !
Écrit par : Frédéric Lyon | 25 juin 2011
Répondre à ce commentairePar mail, Anik m'écrit ceci :
J'ai noté dans votre commentaire une erreur MLP est une trop fine politique pour commettre ce genre d'impair.
"Je ne veux plus que des esclaves travaillent pour des chômeurs" n'est pas ce qu'elle a dit.
"Faire fabriquer par des esclaves pour vendre à des chômeurs" est la phrase correcte.
La différence sémantique est de taille et c'est ce message qu'elle tient à faire passer je pense : le patronat délocalise pour s'en mettre plein les poches.
Ce qui est exact.
Sémantiquement, ce n'est pas du tout la même chose.
Merci de me l'avoir indiqué.
Au temps pour moi.
Écrit par : Philippe Sage | 25 juin 2011
Répondre à ce commentaireJean - Michel Aphatie le petit employé de Vivendi mouille sa chemise sur Canal + en élucubrant toutes sortes de foutaises et rêve que la démocratie se résume au bipartisme.
Tout comme aux USA où rien ne change pour assurer à l'oligarchie la main mise totale sur le pays. Une "démocratie de la forclusion" où le peuple obéissant s'écrase sous le boisseau des banques.
A l'heure où Mario Draghi, ancien Président de Goldman Sachs Europe s'empare officiellement de la direction de la BCE, le petit caporal Aphatie payé par ses bons maîtres postillonne sur Canal + et apparaît pour ce qu'il est : une piètre marionnette impuissante & déglinguée.
Requiescat In Pace.
Écrit par : Jeff | 25 juin 2011
Répondre à ce commentaireQui considère encore aujourd’hui, sérieusement, que Sarkozy est "un candidat sérieux", avec "un projet sérieux" ? La plupart des candidatures que déconsidèrent Apathie , si elles gagnaient l’élection, feraient aussi mal avec autant de brio, avec toutefois de grandes probabilités de faire mieux, sans trop avoir à faire d’effort et malgré leur inexpérience.
C’est Apathie qui n’est pas sérieux.
Écrit par : Yann Patin de Saulcourt | 26 juin 2011
Répondre à ce commentaireCe qu’il y a d’inadmissible ce n’est pas le nombre de candidats mais plutôt le nombre de journalistes-éditocrates (comme Apathie) qui nous disent comment il faut penser et qui trustent les médias.
Écrit par : Cassino | 26 juin 2011
Répondre à ce commentaireDans un système d’élection majoritaire à deux tours, tous les votes de ceux qui n’ont pas voté pour un des deux finalistes sont nulles. Elles ne serviront pas à déterminer qui seront les deux finalistes. C’est un déni de démocratie.
Écrit par : Alexis_Barecq | 26 juin 2011
Répondre à ce commentaireCe qui est inadmissible, ce n’est pas le taux d’abstention, c’est le fait que l’abstention ne soit prise en compte.
Pour changer cela, il n’y a qu’une solution : changer le système électoral.
NB : Et dans la révolte des indignés, il doit y avoir aussi l’exigence de changer le système électoral.
Ce qu’il faut c’est voter pour un programme et non voter une personne.
Écrit par : LLoreen | 26 juin 2011
Répondre à ce commentaireTout ces "petits candidats" ne sont pas là pour juste être candidats, ils sont là pour vendre leur pourcentage de voix au second tour contre un poste au gouvernement.
Lire ce qu'a déclaré CHEVENEMENT le 15 juin : qu'il n'excluait pas de se rallier à un candidat PS en cas d'accord programmatique avant le scrutin.
Ensuite, il faudrait voir à ne pas oublier que dans notre système n'importe qui peut se présenter aux élections présidentielles, qu'il faudrait arrêter de voter utile pour voter plutôt pour celui ou celle qui présente un programme avec lequel on est d'accord.
Limiter le nombre de prétendants????? ......et pourquoi pas limiter ca à un seul candidat tant que vous y êtes ???
Dire que pléthore de candidats va amener Marine Le Pen au second tour, voire au pouvoir, c'est encore une fois refuser de voir la réalité en face: si MLP est au second tour un jour, c'est parce que les gens se reconnaissent dans ce qu'elle dit.
Point barre, les analyses pseudo statistiques c'est les paillettes de la gay pride.
Écrit par : domi | 30 juin 2011
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