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17 juin 2011

Désert De Gauche

Elle viendra pas. La gauche. C’est pas qu’elle a lâché l’affaire ; c’est le temps. Celui qui passe et vous broie. C’est l’Histoire, aussi. Qu’on ne refait pas…
Les marchés ont gagné, voilà la vérité. Et ça fait lurette. Même une crise « sans précédent » n’aura pas changé la donne. Au contraire ! C’en en même fascinant. A certains égards.

Désert-de-Gauche.jpgEt pourtant, il y aurait, je l’ai lu, entendu, un peuple de gauche. Admettons… Mais où est-il ? Sont-ce les Indignés ?... Faudrait les passer au scanner. Pour vérification. En être sûr... Que veulent-ils, quelle société ? Que pensent-ils, quelles idées ?
Notez que j’aurais plutôt de la sympathie pour ceux-ci... Seulement voilà, s’indigner, est-ce suffisant ? Et puis, s’indigner contre qui, contre quoi ?...
Tout mouvement, quel qu’il soit, doit avoir un but. Précis
Revendiquer, d’accord ; slogans, cris, protestations, sitting, occupation des lieux, oui ; mais ensuite ?... Force est de constater, qu’après quelques semaines, cette histoire, elle fait comme du surplace, s’ankylose, pour finalement « partir en Schweppes ». Comme disait Besancenot. Le facteur, qu’a renoncé. Pour l’être anonyme. Ou tout comme… Oh, elle va peut-être se faire un (pré)nom, durant la campagne, cette Myriam Martin… Mais n’est-ce pas trop tard ? Puisque le profit est devenu la règle. Absolue. A tous les niveaux. Et que, nonobstant, le salarié s’y plie. Non sans souffrances, c’est vrai, mais il s’y plie. Petit à petit.
Entre les Indignés et les Résignés, ce sont les seconds les plus nombreux. C’est là qu’est l’os. Entre autres… La crise aurait mérité une autre réponse que la seule indignation.

Elle aurait pu, la crise, réveiller un désir de gauche. Mais pas la gauche qui fait mine. Qui louvoie. Celle qui se prétend socialiste, celle du PS, dont Sarkozy, disait – à juste titre – qu’elle n’avait « plus rien de commun avec la gauche de Jaurès et de Blum » [Discours de Toulouse – 12 avril 2007]. Il se paya même le luxe d’ajouter : « Laissez dormir Jaurès et Blum, ils sont trop grands pour vous ».
Quatre années et une énorme crise plus tard, c’est encore désespérément vrai. Ni Hollande, ni Aubry, Ni Royal, ni quiconque de la rue Solferino, ne sont « socialistes ». Justes des libéraux. Convertis aux marchés et sa loi, à l’image de sa pensée : unique.
Des libéraux un peu moins brutaux, un peu moins thatchériens, certes, mais assurément pas jaurésiens.
Un centre-gauche mou du genou.

Oui, la crise aurait pu réveiller un désir de gauche. De l’ouvrière. De la communiste révolutionnaire. Une envie de lutter. A la dure. Ah ! ça ira, ça ira ! On va pas se laisser faire comme ça… Bonus, stock-options, retraites-chapeau, parachutes dorés, et ces écarts de salaires, indécents, ça suffit !... Et moi, qu’on sacrifie, à qui on demande de trimarder, un peu plus, toujours, pour éponger la dette, pour que Moody’s, et les autres, y nous virent pas un « A » ; moi qu’on déclasse à l’aise, pour des nèfles, pendant que là-haut ça se goinfre, que même la considération, j’y ai pas droit ; que des devoirs.
Ben non… Nib. Zéro. Balle-peau.

Pourtant, y’avait un boulevard. Enorme… Vu ce qu’elle nous a révélé, cette crise.
Mais non, rien à faire ; NPA, LO et tous les autres, anéantis. Rincés... Ils ont raté le coche... Et c’est fini, j'vous le dis, on les reverra plus.
C’est comme si cette crise les avait tués. Eux qu’étaient déjà presque morts. Depuis la chute du communisme. 1989, adieu Berthe et fais tes valises, Liliane !
Comme si la loi du marché, ce rouleau-compresseur, les avait momifiés. Et avec eux, les salariés. Plus résignés que jamais. Orphelins de porte-parole…

Je sais, d’aucuns vont crier un nom : Mélenchon ! Que ce serait lui, la gauche, qu’il va nous défendre, le tribun, le verbeux, qu’il va nous venger. L’homme qu’a dit : Qu’ils s’en Aillent Tous ! Et comme nous sommes d’accord. Tu penses !...
Mélenchon, donc.
La gauche.

Fût un temps, je dis pas. Mais y’a lustres… Le gars, c’est vrai, l’a fait ses classes chez les trotskistes. Comme jadis, Cambadélis. Ou Jospin… Et pis ensuite, l’a rejoint le PS. Celui de 1977. Qu’était pas le même qu’aujourd’hui... Le PS de 1977, peu ou prou, c’était quoi ?
Le NPA de 2009.
Ou quasi.

Trente et une années, qu’il y a pointé, dans ce PS, Mélenchon. C’est dire si des couleuvres, il en aura bouffées. Et des copieuses. Jusqu’à celle de Maastricht.
Certes, en 2005, y’a comme un truc qui lui revient. Bouffées de jeunesse... Avec Fabius, Emmanuelli, le voilà qui dit « Non ! » au Traité pour une Constitution Européenne… Bon garçon… Et comme c’est le « Non » qui l’emporte, bingo ! on va peut-être la faire, cette rénovation, celle du PS... Il serait temps, après la raclée, l’humiliation du 21 avril 2002. De tirer les leçons. Redevenir un parti de gauche qui cause au peuple.
Mais penses-tu !

La présidentielle venue, tout rentre dans l’ordre… L’ordre juste, paraît-il… C’est Royal qui décroche la timbale… Pas content, Mélenchon… Y’a de quoi. C’est pas vraiment le « Non » du 29-mai qu’est en première ligne avec cette Ségolène.
Mais il y reste, dans cet étrange PS... Avant de jeter (enfin !) l’éponge, en novembre 2008, quand la même Royal arrive, par motion interposée, en tête des suffrages des militants… Il n’est jamais trop tard pour prendre la bonne décision, n’est-ce pas ? Oui, mais faudrait tout de même pas nous prendre pour des benêts de compète, Jean-Luc…

…Car Mélenchon, candidat de gauche, adoubé par le Parti Communiste Français, c’est du grand art, mon cochon… Ce Parti Communiste honni par Mitterrand ! Même qu’il a tout fait, Tonton, et plus encore, pour l’estourbir. Même que ça a drôlement bien marché.
Au profit, n’est-ce pas, du Front National
On l’a pas trop entendu, à cette époque, Mélenchon, s’indigner qu’on ratiboisât le PCF... A croire qu’il était d’accord. Ou résigné.

Alors vous comprendrez que de le voir faire une OPA sur un cadavre, et de surcroît, porter ses couleurs, celles d’un Front de Gauche, même avec le verbe haut, y’a de quoi tordre du nez. Et pas que du nez…
On pourra bien me bonnir qu’y a que les imbéciles qui changent pas d’avis, oui, sauf que, il aura mis du temps… C’est une donnée importante, le temps. Et plus t’en mets pour changer d’avis (et 31 ans, c’est pas rien) plus tu ressembles à un opportuniste qui prendrait, un tantinet, le peuple (de gauche) pour… un imbécile.

Or donc, elle viendra pas. La gauche. En lieu et place, nous aurons un bateleur. Un illusionniste. Un showman. Qui ravit les Ruquier, les Drucker et les Ardisson. De la bombe audimatoire qui va siphonner ce qui restait de voix au NPA, à LO… Finir le travail, en quelque sorte. A l’image du Tonton flingueur.

La gauche, elle est calenchée, chérie. Y’a qu’à reluquer partout, ailleurs. Laminée qu’elle est. Tellement les marchés ont gagné. Que les salariés sont résignés.
Y’a plus qu’à porter l’estocade.
C’est dommage… Tant le boulevard était immense. De quoi réveiller un désir de gauche. Et pis non. Rien. Un désert.
Et de ce désert (ou de cette désertion), profita Mélenchon…

… Et ressurgit, le Front National.
Comme toujours, quand il y a un désert à gauche.


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Commentaires

"Ce Parti Communiste honnit par Mitterrand ! "
HONNI!

reste plus qu'à espérer un été européen après le printemps arabe!

Écrit par : schlomo | 17 juin 2011

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Il y a deux camps, ceux qui se disent vouloir "sauver" la France (LePen, Dupont-Aignan, Asselineau,..) et tous les autres qui sont ravis de sauter dans le vide.

Écrit par : doubt | 17 juin 2011

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pas de gauche "valide" aux élections donc pas de gauche!
un peu court
dans la rue l'automne dernier c'était qui?
sûr que quand il s'agit de commencer à payer de sa personne (en temps,en fric,en....) on compte en centaine (dizaine?) de milliers quand pour bourrer des urnes l'unité c'est le million.....
enfin je dis ça pour pas désespérer,pour faire taire le coin de cervelle qui dit "l'a raison m'sieur Sage"....
merci pour tes textes

Écrit par : Denis | 18 juin 2011

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@Denis : A l'automne dernier ?... Tu parles de l'automne 1995 ?... [Oh ! mais je plaisante !]... Ceci dit, on n'est pas à l'abri. Il peut se passer un "truc" dans les dix mois qui viennent. C'est juste qu'à ce jour, désolé mais, c'est quand même un peu le désert, tout de même.
La France est sage, Denis, très sage.
Ça gueule chez soi, dans le bistrot du coin (comme toujours) mais sorti de là, que dalle. Alors que nous ne sommes pas sortis de la crise... Je dis ça, parce que - je ne sais pas si tu as remarqué - mais TOUS les membres de la droite, à chaque interview, disent : "On vient de vivre une crise sans précédent"... "On vient de vivre", donc. Ce qui signifierait qu'elle serait derrière nous. Mais la Grèce, l'Espagne, le Portugal, etc., la zone Euro en général ? Et l'Italie qui se voit menacée de perdre un "A" ? Vivrions-nous sur une île ? Les Alpes et les Pyrénées vont nous protéger du nuage dépressif ?
La vérité c'est que ce sont des "éléments de langage" et que ressassés, ils finissent pas faire mouche. Et comme beaucoup ont comme peur de perdre le peu qui leur reste...

Je dis pas que j'ai raison, ouh-là, c'est juste un constat. Vu de ma fenêtre. C'est à débattre. Et, encore une fois, il reste dix mois...

Nonobstant, il me semble que ça va se jouer serré. Plus qu'on le prédit. Et le choix sera maigre ;
- Soit Sarkozy, et c'est privatisation. De notre système de Santé, pour commencer.
- Soit c'est le PS, et c'est maintient de nos services publics (avec la douloureuse - les impôts).
C'est comme ça que je le sens.

Écrit par : Philippe Sage | 18 juin 2011

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oui, et après avoir détruit toutes les hypothèses de gauche, tu fais quoi, hein ? c'est malin ! moi, j’ai du respect pour quelqu’un qui a subi le vote des militants de trois formations... Et toi ? à moi aussi, bien qu'anonyme, on peut me balancer mon passé d'ancien socialiste à la tronche, mais en quoi cela fait-il avancer le schmilblick, hein ? Et puis, yen a ras le bol de cet état d'esprit dépressif , de résignation des blogueurs politiques de gauche, relevez vous bordel, c'est pas le moment d'avoir des états d'âme,vous croyez qu'il en a le camp d 'en face ? Vous croyez que sarko va se demander si Méluche aubry ou je ne sais trop qui qui sera en face sera trop ou pas assez rouge, que ce soit maintenant ou il y a trente ans ? Bougeons nous le cul et avançons, bon sang plutôt que de se poser des questions existentielles...

Ps. Philippe, soutiens qui tu veux, mais arrête de taper sur tout ce qui bouge sans jamais positiver quelqu’un, sinon ça ne fait rien avancer. même pas moi : que veux tu que l'on fasse de ce genre de billet ? Je t’ai connu en meilleure forme...

Écrit par : GdeC | 18 juin 2011

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Il faut bien qu’un jour la gauche tombe de son cheval, pour renaitre dans un nouveau contrat social.
Car aujourd’hui la gauche est morte, que vive la Tripartition Sociale.

Écrit par : Gargantua | 18 juin 2011

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Au fait montrez moi simplement une seule personne qui travaille

Y a plus de travail, et y a plus personne pour penser et faire face à la vérité : alors la droite, ou la gauche va REPROPOSER AU MIEUX DU TRAVAIL OBLIGATOIRE : SOIT DE L’ESCLAVAGE

Parce qu’ils sont eux même incapables qu’ils ne savent pas PRENDRE DES DÉCISIONS : qu’ils sont tous a la ramasse !

Il faut peut être aller plus loin que la revendication et la lutte parcellaire pour imbéciles divisés ?

Bah alors vous voulez pas de l’hypercroissance, et l’hyperchômage ?

Il faudra plus que des mots, mais des convictions , des choix de sociétés et des actes

1) L’allocation universelle de plus de 900 euros par mois et par personne est une condition non monnayable, non discutable , non sujet a polémique

Si vous croyez que vous êtes utiles : et bien vous avez tort : l’être humain est totalement inutile dans le secteur, primaire, secondaire, tertiaire , pour prendre des décisions des stratégies, gérer du fric ou faire du spectacle : TOTALEMENT INUTILE.


2) L’autonomie matérielle, forcément libre, y compris pour les besoins primaires doit être assurée : et pour ceci il va falloir bouger dans vos cerveaux : l’Etat ne peut pas tout et l’état économique de l’oligarchie joue contre VOUS
Hydroponie : 50 euro de matériel et vous produisez assez de nourriture pour vous et votre famille, le problème de nourriture dans le monde et de dépendance est terminé. Construisez vos panneaux solaire : c’est rentabilisé tout de suite, EN UN AN. LA SINGULARITÉ : C’EST MAINTENANT

Écrit par : Kalki | 18 juin 2011

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Il me semble qu’il y a ici une confusion entre les dirigeants des partis de gauche et les gens qui ont des "idées de gauche", c’est à dire d’un pays plus solidaire, respectueux des Droits, soucieux des plus faibles.

Il est tout à fait évident qu’il n’y a rien à attendre des dirigeants de ’la gauche". Ils font partie du système en place qui consiste à offrir des alternatives illusoires, afin justement, que le "peuple de gauche" n’aille pas lui même chercher des solutions en prenant la rue. Le terme UMPS leur convient tout à fait. Borloo, Melenchon et autres me paraissent racoler pour l’UMPS.
Je l’ai déjà exprimé, les syndicats font également partie de la tromperie. On en a eu maintes démonstrations.

Alors ? Et bien, il reste tout de même que le mécontentement face au libéralisme et aux méfaits de la mondialisation est quasiment général, en tout cas très majoritaire, chez nous et ailleurs. Cette prise de conscience est en train de se faire. La suite sera une mobilisation, pacifique et générale. Les "indignés " en sont surement la première expression.

Attention, il semble que le système met en place un verrouillage d’internet. Il reste peu de temps.

Écrit par : Alpo47 | 18 juin 2011

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Au moment où dans la lutte anti-libérale contre l’oligarchie, un nombre grandissant de français semble se réunir contre les socio-démocrates avec Mélenchon (qui a eu le courage de donner sa démission du parti socialiste), un concert discordant de trolls , alliés objectifs du nain ou de sa blonde "réale" essayent sur tous les sites de briser cette Résistance en déblatérant et calomniant le Parti de la Gauche qui est la véritable alternative au système UMPFN.
Au lieu de nous diviser Unissons nous pour chasser le système corrompu.

Écrit par : BOBW | 18 juin 2011

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@Alpo47 : Pardonnez-moi, Alpo, mais où vous la voyez la colère du peuple ? Où se manifeste-t-elle ? Où est la solidarité ?

Je ne sais plus qui disait : "En Tunisie, un type s’immole par le feu et c’est une révolution. En France, un employé de France Telecom s’immole, et tout le monde s’en fout".

Je suis d’accord avec vous, concernant les têtes de liste politiques et les syndicats. Mais "les gens", où qu’ils sont ?
Moi, j’ai comme l’impression - mais je peux me gourer - qu’ils sont sages, les gens.
La réforme des retraites est passée comme une lettre à la poste... Et si Sarkozy redouble - ce qui est fort possible - c’est notre système de Santé qui va morfler.
Ce qui se passe en Grèce - privatisation des services publics - est très important. C’est une bande-annonce. Mais qui en est conscient ?

Certes, il reste dix mois - huit, si on vire la période estivale, où il ne se passe pas grand chose politiquement - mais va falloir faire vite. Non ?

NB : Je ne crois pas du tout, mais alors du tout, à un verrouillage de l’Internet. Mais ils peuvent toujours essayer...

Écrit par : Philippe Sage | 18 juin 2011

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@BOBW : Ouais, ben dépêchez-vous. Parce qu’il se fait tard. Et l’été va être beau... Deux mois de perdu, en plus.

Nonobstant, si vous saviez un tant soit peu lire, vous auriez compris que je ne suis en aucun cas un "allié objectif" de son altesse et de l’Héritière. Mais, visiblement, c’est pas la mauvaise foi qui vous étouffe.

Si le Parti de Gauche est "la véritable alternative", il va falloir qu’il le démontre un peu plus que ça. Qu’il s’aiguise. Montre les dents.

Enfin contrairement à ce que vous dites, il n’y a aucune calomnie, ni de "déblaritudes", mais une demande. Faut-il être aveugle pour ne pas le voir.... D’autre part, encore heureux, qu’on puisse le dire, exprimer cette demande. Vous devriez vous en réjouir... Voilà qui pourrait amener un débat, un échange, mais non, visiblement non. Du moins, pas avec vous... Peut-être que ce qui fait la différence, c’est que moi, je ne suis pas un supporteur. Avec, or donc, des œillères...

Écrit par : Philippe Sage | 18 juin 2011

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Bravo Sage, belle analyse :-)

Bien sur que Méluche va finir le travail...au profit du PS (on ne dit plus socialiste et faudrait voir de changer la rose au poing) et négocier quelques strapontins pour les cocos...

Quant aux Français... ils sont indignés et pas résignés ;-)

Ils observent, écoutent... pourquoi se précipiter lorsque 2012 est si proche ?

As-tu remarqué Sage, les initiés sortent du bois et n’ont de sujet que Marine... en voila des livres et des émissions où l’on parle d’elle... sans elle... tellement plus simple
Oui, mais voila...la crise est là, elle, et bien là, avec ses conséquences.

Les Français veulent des solutions, des actes politiques et non des phrases creuses.

Les Français observent, entendent...attendent...2012 est...si proche..

Écrit par : Le Cardinal | 18 juin 2011

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Ben... Comme qui dirait un peu pessimiste...

Vous oubliez un simple détail : tout ce qui se passe, toutes les ardeurs qui se manifestent, tout le peuple de gauche qui s’unit , vous n’en connaissez pas grand chose peu car les médias n’en parlent pas. Il faut vraiment être sur Internet pour être informé de tout. Et encore...

Quant à Mélenchon, il fait partie de ceux qui sont vraiment de "gauche" . Le démolir, au nom du passé est absurde.

Bref il n’y a pas de gauche et ceux qui sont de gauche sont des bourrins... OK.

Écrit par : Ariane Walter | 18 juin 2011

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@Ariane : J’ai dit "bourrin", moi ? Z’êtes sûre ?... Il me semble pas. Mais bon.

Je suis d’accord avec vous sur un point : les médias. Il est clair qu’ils sont pour le bipartisme. Et le jouent à fond. Il n’y a qu’à voir le mépris avec lequel tous les autres (autres que UMP/NC et PS/EELV) sont reçus sur leurs plateaux. Cette condescendance insupportable.
Si vous ajoutez à ça, les sondages (manipulation de l’opinion) leur came quasi-quotidienne...

Concernant Internet, je voudrais pas vous décevoir, mais la grande majorité de ceusses qui l’utilisent, c’est pas pour aller choper de l’info politique. C’est vidéos, jeux, XXX et tutti. Et bien sûr, réseaux sociaux pour ados (comme Facebook). Ceux qui s’y intéressent, au débat, aux échanges d’idées, à la vraie politique, fouillée, sont une minorité.

Le passé... C’est important. Plus que vous ne le croyez. Mais si vous dites que Mélenchon est "vraiment de gauche", c’est que ça doit être vrai. Faudrait le passer au scanner, pour être sûr. Cependant, je vous concède, qu’il l’est beaucoup plus que Lang, Royal, les strauss-kahniens et tutti...

NB : C’est pas du pessimisme. Enfin, je crois pas... Nous n’en avons pas la même définition, or donc...
"Un pessimiste, c’est celui qui attend la pluie. Moi, je suis déjà mouillé" [L. Cohen].

Écrit par : Philippe Sage | 18 juin 2011

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@Gdc : Ok ! Je vais donc dire que le ciel est bleu, que les oiseaux gazouillent, et que les filles sont foutrement belles. Surtout quand elles s'indignent...
Je vais déclamer que c'est chouette, que tout est parfait, c'est trop nickel, c'est fantastique, c'est trop LOL !
Je vais faire de la poésie, des sonnets de préférence.
Causer de prairies, et pis aussi, tu sais, de coquillages qu'on se foutait à l'oreille pour entendre la mer. A défaut de Mélenchon.

Quand cessera-t-on de qualifier de "négatif" ce qui ne l'est pas ? Quand cessera-t-on de qualifier de pessimiste ce qui ne l'est pas non plus ?

Oh ! je sais ! On peut très bien être un supporteur. Se ranger derrière. Il se trouve que je ne fais pas partie de ceux-là.
Je sais, on peut très bien se mentir. Faire comme si. On peut taire toute critique, la remiser par devers soi. Et se contenter de ça. Un truc mou, mais qui n'a qu'un objectif : en finir avec Sarkozy. Parce que "ça suffit comme ça".
On peut se dire que les gens en ont marre, et que c'est suffisant. Ne cherchons pas plus loin.

Il y a quelques mois, bien avant qu'il ne soit candidat, bien avant que DSK se fasse "poisser", j'avais cru voir un candidat. Ah ! Il était positif ce billet. Il parlait d'un François. Il était pas mal. A cette époque. Et puis, je ne sais ce qui s'est passé. Sans doute, la chute de DSK y est pour quelque chose... Perte de repères. C'est plus le même. C'est plus le François que j'ai cru apercevoir. Hésitations. Mauvais choix. Molleries. Pépèritudes. De la SFIO revival....

Oh si, des billets un peu trop dithyrambiques j'en ai commis. Je ne les regrette pas. Mais je ne suis pas un blogueur. Je crois. Définitivement pas. J'ai cru comprendre que, oui, une certaine déprime saisissait quelques-uns. Un mail, notamment, m'a interpellé. Il n'a l'air de rien, ce mail, mais il en dit long. Mais qui l'a compris ? Bien compris ?

Je te reçois @Gdc. Et je vais te faire un aveu : si le PS passe l'an prochain, je ne serai pas mécontent... Ce sera un soir de fête. Cela va sans dire. Mais après ?

Tu vois la Grèce ?... Non, tout le monde s'en fout, je sais. C'est loin, et ça ne nous arrivera pas.
Eh bien, moi je dis qu'on devrait bien regarder ce qui s'y passe. Et anticiper. Et cette anticipation, pour le moment, je ne la vois nulle part. Si, à droite. Où il est clair qu'on se prépare, en cas de réélection, à privatiser à tirelarigot. Sans le dire, of course....
Et l'extrême-droite qui gagne du terrain partout, en Europe.

Il y a plein de façons de voir les choses. D'accord. Mais celle qui consiste à dire amen, et se ranger, c'est non. Ce non n'est pas définitif. Ce non n'est pas négatif. Ce non est une ouverture. Au débat. A la réflexion. Or donc, quand cessera-ton, etc.

Écrit par : Philippe Sage | 18 juin 2011

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Philippe Sage, la sagesse commence par les analyses non ?

Vous proposez là des sentiments et des ressentis bien peu étayés.

A l’époque où le PS jouait FN, Mélenchon était pour son interdiction pure et simple (que personnellement je ne cautionne guère mais bon), ce qui donne comme une idée de sa participation à ce jeu dangereux.

Pour avoir un avis plus éclairé, plus "sage" sur les 31 années passées au PS par Mélenchon, il faudrait que vous vous intéressiez à ce qu’il a écrit pendant ces 31 années, et à la façon dont il a tenté de faire pencher le PS sur la gauche, CONTRE les Cambadélis et autres. Ce n’est pas parce qu’il a passé 3 ans à l’OCI que votre amalgame est pertinent.

Quand on fait de la politique, on ne fait pas ce qu’on veut. Quand on appartient à un parti, on avale ses chaussettes presque tous les jours, surtout quand on est pas d’accord avec la ligne du parti, et ce tant qu’on a l’espoir de faire virer la ligne du parti. A un moment on arrive à la conclusion que ce ne sera pas possible. Qu’on ne fera rien changer de l’intérieur. Alors on a les couilles de se représenter à un suffrage sans son appareil politique, en refondant un tout petit parti, et en construisant, avec peu de moyen, et peu d’amis.

Ce n’est pas en 2005 que Mélenchon a eu un sursaut de jeunesse comme vous dites, c’est bien avant, et ce n’était pas par opportunisme comme Fabius. Son engagement pour le NON est en parfaite cohérence avec ce qu’il a écrit les années précédentes, et avec la conscience prise de l’erreur faite à Maastricht.

Ne simplifiez pas trop la réalité pour la faire coller à vos "sentiments" selon lesquels Mélenchon serait rabatteur qui nous prendrait pour des "bênets". Sur quoi est basée cette théorie ? par quoi est-elle étayée ? d’où sort-elle ? quelle est la logique ? Mélenchon possède une baguette magique qui transforme les anti-libéraux en électeurs du PS ? En qui diviser les voix du PS permet de les renforcer ? en quoi Die Linke en Allemagne, dont le fondateur est un ancien secrétaire général du SPD, a rabattu pour le SPD ? le SPD a toujours refusé de gouverner avec Die Linke , et a préféré gouverner avec la droite, parce que le SPD refusait les 4 conditions sine qua non posées par Die Linke. En quoi les gauches alternatives en Amérique du Sud font le jeu des sociaux-démocrates des mêmes pays ? ces sociaux démocrates se sont systématiquement alliés à la droite, et même à la droite de la droite plutôt qu’avec ces nouveaux parti de gauche en Amérique latine.
Votre théorie est fumeuse, étayée par rien, si ce n’est des ragots fabriqués dans les soutes du FN et du pathétique Soral, qui affirment des choses comme ça, en l’air, pour convaincre les gogos, faut dire que c’est pas dur.

Tenez-vous en aux faits. Mélenchon a affirmé clairement et sans équivoque qu’il ne serait pas ministre d’un gouvernement socialiste. Il a affirmé clairement que les voix du front de gauche ne sont pas redirigeables parce que les gens voteront en leur âme et conscience, et que ceux qui sont convaincus par le front de gauche n’ont que très peu de chances d’être convaincus par un PS centriste.

Ce n’est pas parce que les choses sont un peu plus compliquées que l’histoire d’un Messie de gauche vierge et intouchable qui arrive sur terre pour sauver les innocents, qu’il faut tout balancer par la fenêtre sans prendre la peine d’analyser un peu plus avant.

Dernière chose : les gens qui au PC veulent détruire le front de gauche au profit du PS, existent, et ce sont les pires ennemis de Mélenchon de tous les communistes qui soutiennent le front de gauche. On en a eu l’illustration avec une sortie médiatisée dans le figaro, d’une cadre communiste qui affirmait que "en cas de risque trop grand de 21 avril-bis, le front de gauche se retirerait pour empêcher cela en se ralliant au PS". Elle s’est faite rouler dessus et malgré tous les sondages qui sont sensés nous faire peur avec la Marine, la marche du front de gauche continue et s’élargit, et la majorité affirme clairement son opposition à cette position minoritaire de repli.

Arrêtez de fantasmer et faites des analyses un peu plus sérieuses s’il vous plaît.

Écrit par : Walid Haïdar | 18 juin 2011

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@Walid : Je trouve votre commentaire très pertinent. Et je vous en remercie. Je vous en remercie, parce qu’il amène une réflexion. Et c’est pour ça, en général, qu’on fait des billets. Pour avoir des commentaires comme celui-ci. Solide. Argumenté. Enlevé. Voire : passionné.

Il y a juste un point que je conteste vigoureusement.
Celui-ci :

"Votre théorie est fumeuse, étayée par rien, si ce n’est des ragots fabriqués dans les soutes du FN et du pathétique Soral, qui affirment des choses comme ça, en l’air, pour convaincre les gogos, faut dire que c’est pas dur."

Je ne m’inscris pas du tout, mais alors pas du tout, dans cette "théorie". Je vous prie de me croire.

NB : Sinon, si j’puis me permettre, moi aussi je l’aime bien, Léo Messi, C’est un footballeur absolument génial. Mais il me semble que vous vouliez plutôt parler d’un messie ; non ? [Un peu d’humour ne nuit pas, n’est-ce pas ?]

Écrit par : Philippe Sage | 18 juin 2011

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Pour protester contre le système si aux prochaines elections LO et le NPA dépassaient chacun les 10%, alors là, ça changerait beaucoup de choses.
Les parties de gouvernement serait obligés d’entendre le message et le PS et ses alliés ( EELV/FDG) prendraient un vrai virage a gauche.
Mais tant que le PS sera en concurrence avec l’UMP et le FN qui sert d’arbitre rien ne changera, ce sont trois partis qui défendent le capital et qui flattent leur électorat dans le sens du poil...
Si LO ou le NPA était dans le peloton de tête des sondages, alors la oui la société française, l’oligarchie, les médias, le Medef et les banques seraient en ébullition......
Pour commencer a changer la société, LO ou le NPA n’ont pas besoin de prendre le pouvoir, seulement faire un bon score changerait déjà pas mal de chose !

Écrit par : Robert GIL | 18 juin 2011

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Comment une toute petite minorité de privilégiés qui raflent pour eux seul les richesses produites par des peuples qu’ils réduisent à l’esclavage, parviennent à faire élire par des millions de ces mêmes gens qui sont leurs victimes, des gouvernements à leur botte afin de perpétuer leurs profits ?

Facile ! il suffit d’instiller au quotidien des slogans répétés par des médias aux ordres, repris et amplifiés par une multitude de perroquets infantiles et le tour est joué.

Il y a à gauche parmi ces millions de braves gens une grande majorité de personne et d’élus sincères, dévouées, voulant vraiment œuvrer pour le bien commun et capables de le faire.

Mais les "éléments de langage" distillés par les puissants leurs disent qu’ils sont tous pourris , que la gauche c’est la droite, qu’elle n’existe plus, que seules les idées libérales sauveront le monde, auto flagellation permanente colportée par les perroquets qui fini par convaincre les gens de gauche qu’ils sont eux même pourris !!

Les puissants peuvent se payer les meilleurs spécialistes en communication qui ont le pouvoir de faire croire au plus incrédules les pires sornettes. ils sont grassement payés pour ça !

Tant que le peuple fera le jeu de ses tortionnaires et ne prendra pas conscience de sa force s’il était uni, le pouvoir destructeurs des oiseaux de mauvaise augure et de leurs valets poursuivra son œuvre.

Et il continuera à vouloir se jeter dans les bras de hérons, messies auto-proclamés qui vont résoudre tous les problèmes, y compris la sécheresse ou les inondations.

Le héron au long bec les croqua tous.

Écrit par : pastori | 18 juin 2011

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Bonjour l’auteur,

Même si je partage l’essentiel de votre analyse, je n’en partage pas le pessimisme. Là ou vous ne voyez aucune indignation populaire, j’y vois par contre une énorme résignation. Et de la résignation à la colère, il n’y a jamais bien loin. Il suffit de regarder l’histoire pour cela. Par exemple début 1941, Pétain jouissait en France d’une popularité exceptionnelle (on lui faisait même toucher des bébés pour qu’ils en furent protégés), et la résistance se limitait à quelques centaines de personnes, tout au plus. Le STO et 2 ans plus tard, la situation avait largement changé, et ce qu’il y avait de résignation s’était transformé en colère.

Mais revenons à nos moutons : Qui est-ce qui aujourd’hui évoque le plus un vrai programme de gauche dont j’imagine nous partageons la vision, et entends l’appliquer ? C’est bien le parti de gauche, représenté par M. Melenchon.

Alors même si vous avez raison en stigmatisant son passé politique, au moins avons-nous quelqu’un qui défends un vrai programme de gauche. Alors entre quelqu’un qui dit "je vais faire", et quelqu’un qui dit "je ne vais pas le faire" tout en espérant qu’il le fasse, mon choix sera assez simple.

Dans l’état actuel des choses, on ne peut connaitre que des gens que l’on a bien voulu nous présenter. Que cela fasse plaisir ou non, l’offre politique est aujourd’hui conditionné par l’accès à des médias dominants. Dans ce contexte défavorable ou le choix est réduit, autant ne pas bouder celui ou ceux qui se rapproche le plus de ses convictions et qui ont la chance de trouver des tribunes d’importance pour les faire connaitre.

Écrit par : Wesson | 18 juin 2011

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Contre ce satané désert, ce qui serait vraiment bien c'est qu'ils se mettent à bosser le revenu garanti.

Écrit par : toto | 18 juin 2011

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ouais … dans le genre billet paresseux, difficile de faire mieux. donc, si j'ai bien compris, il faut en vouloir à Aubry, Royal, …, pour leur mue (?) libérale, et il faut mépriser Mélenchon pour s'opposer à eux, radicalement. Quant à la conclusion sur le f.n.: moâ, le penseur clairvoyant, je prédis la même chose que "opinion way" … difficile de ne pas penser que, au fond, tous ces narcisses planqués derrière leur clavier, souhaitent une "marine" nationale, comme de sales mioches gâtés se complaisant dans la destruction.
Il est tellement plus confortable de copier/coller les mêmes lamentations sur les occasions ratées de la gauche, plutôt que d'AIDER le Front de Gauche à être efficace. au fait, Mélenchon a quitté le p.s. et une position de sénateur à vie, pour s'engager dans un combat où ceux qui devraient soutenir sa démarche, sont en fait ses plus venimeux ennemis. au fait, il met quoi, dans la balance de l'engagement, notre héros du clavier?

Écrit par : le gall | 18 juin 2011

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L’une des plus grandes victoire de l’idéologie des nantis c’est d’avoir fait croire aux prolétaires qu’ils ne l’étaient plus, ou alors, que c’est vraiment de leur faute !

Écrit par : JL | 18 juin 2011

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Cher Sage,
Votre portrait de mélenchon était quand même vitriolé ; mais êtes-vous comme moi, assassine sans m’en rendre compte. Quoi ? J’ai dit ça ?

En ce moment fb devient plus habitable. il y a bcp de groupes qui voient le jour et de liens qui circulent. une véritable communication Ui prend sa place au milieu des albums phots des buzzs stupides et des jeux.
je fais partie d’un groupe "fukushima infos" qui m’en apprend ts les jours et organise des actions.

En ce qui concerne Mélenchon il faudra évidemment le cuisiner pour savoir ce que vaut sa cuisine
Jolie votre définition finale !
Bonne journée.

Écrit par : Ariane Walter | 18 juin 2011

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@Ariane : Certes, mais je regrette que la plupart des commentateurs, justement, ne retient que cette partie de l’article : Mélenchon.
Alors oui, j’ai un peu chargé la barrique, je le reconnais. Et à desseins.
Mais il y a tout le reste.
Et notamment, un constat :
"Les marchés ont gagné, voilà la vérité".

Étonnant, tout de même, que personne ne rebondisse sur ce point. Vu que c’est LE point.
Je serais heureux que d’aucuns le contestent, même. Qu’on en cause...

Aussi, sur cette crise (dont on est pas encore sortis, contrairement à ce qu’on nous certifie chaque jour - principalement l’UMP et les médias) qui aurait dû (ou pu) entraîner un mouvement beaucoup plus vaste, plus aigu, plus fort.
Qui profite, électoralement, de la crise ?... La gauche (NPA, LO, FDG, PDG..) ?
C’est pas vraiment ce que j’ai constaté dans les derniers scrutins (Cantonales, Régionales...).
Pas plus dans les sondages (même s’il faudrait les éviter autant que possible) où on n’y voit pas, non plus, une poussée de la gauche ! [Je vous rappelle qu’avant le 14 mai, c’était DSK, apparemment, la solution, dans les sondages. Ce type écrasait la présidentielle... - étrange solution, tout de même).

Mais non... jusqu’à présent, TOUS les commentaires se focalisent sur Mélenchon. Je comprends... Vu les propos. Mais encore une fois, c’est pas vraiment LE sujet central.
Le sujet est ailleurs. Non ?

Bonne journée, itou.

Écrit par : Philippe Sage | 18 juin 2011

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@Le Gall : Alors vous aussi, tout ce que vous retenez, c'est le passage sur Mélenchon. Et c'est vous qui parlez de paresse. Formidable ! (cf : commentaire précédent)

Et alors, vous les collectionnez, dans votre genre... "Planqués derrière leur clavier" vous dites. Vous êtes sûr ? Je crois qu'un détail vous a singulièrement échappé...

Oh ! Il a quitté un po-poste de sénateur... Ah pardon ! Ah oui, mais alors là, je me demande si je vais pas revoir ma copie. Non, c'est vrai, tant c'est un acte politique important. La vache !

Soutenir sa démarche... J'suis pas souteneur. J'aime pas les démarches. En fait, j'aime pas les gens. Et je vous aime pas non plus... Vous êtes là, vous débarquez, avec vos petites phrases toutes faites - pour rester poli - vous parlez de mépris, vous qui l'êtes, même que ça transpire, et allez donc ! Mentalité de supporteur. Ça vaut pas tripette. Et au mépris, je réponds, là oui, par le mépris.
Comme éjaculateur précoce derrière un clavier, vous vous posez tout de même là. Et avec brio. Tout dépend, ce qu'on appelle par : brio.

Allez donc lire ceci, ça vous recollera peut-être quelques synapses :
http://comite-de-salut-public.blogspot.com/2011/06/lintelligence-de-lennemi.html

Écrit par : Philippe Sage | 18 juin 2011

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Philippe Sage :

vous portez peut-être bien votre pseudo finalement, pas parce que vous approuvez en partie mon commentaire, mais parce qu’il vous a fait réfléchir.

Il est si rare de susciter cela chez les concitoyens.

Désolé pour le passage que vous rejetez, j’ai cru comprendre que vous insinuiez cela à travers votre article. En tous cas il me semble clair que ceux que j’ai cité jouent à plein sur la lassitude dont vous témoignez.

Enfin, puisque mon com précédent était essentiellement en contre-point, pensez bien que je ne suis pas un fanatique de JL Mélenchon, mais je déteste la calomnie et les attaques injustifiées, surtout lorsqu’elle vise des gens plutôt courageux.

Mélenchon, son parti, sa stratégie politique, ses convictions, ont de nombreux défauts, travers, biais non anodins. C’est de cela que j’aimerai entendre parler par les citoyens sur Avox, plutôt que les débats du style "oulala, c’est un satanique franc maçon" ou "il a passé 31 ans au PS, ça laisse des traces", "c’est un rabatteur parce que c’est Soral qui l’a dit".

Ok, ça fait des phrases, ça fait des discutions, mais ça fait surtout café du commerce. Les citoyens valent mieux que cela, et ce serait bien qu’on élève les débats en parlant de contenu. Moins qu’à la télé ou dans les journaux certes, on en vient souvent à désespérer de lire sur Avox des commentaires sur les personnes et des postures, plutôt que sur du contenu, des idées et des perspectives. Veut-on une société décentralisée où le citoyen est libre et pro-actif ? veut-on une société policière où on soupçonne ses voisins, où on sacrifie sa liberté pour une sécurité fondée sur la peur des autres ? veut-on une investir à plein l’ouverture culturelle sur le monde ou veut-on se replier sur le bal musette et l’accordéon ? veut-on une société laïque et défendre nos valeurs républicaines ou veut-on retourner à une France blanche et chrétienne ?

Pour faire simple, le principal attrait du front de gauche, c’est qu’il est sur la scène politique, à l’avant-garde du réinvestissement citoyen concret de la politique (constituante, coopératives, assemblées populaires). C’est, en plus de son opposition radicale au système libéral, la principale raison pour laquelle je le soutien, mais j’ai parfois l’impression que les gens pensent encore que la politique, c’est de critiquer les puissants et de se moquer des politiciens si imparfaits et pleins de casseroles. Je pense que la politique, c’est juste COMPRENDRE ET AGIR DANS LA CITÉ, et à ce titre, la première personne dont il faudrait considérer les limites, c’est soi-même, avant de se retrousser les manches, non pas pour sa petite gueule, mais pour construire avec les autres, parce qu’il n’y a rien ni personne sans les autres.

Écrit par : Walid Haïdar | 18 juin 2011

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Philippe Sage,"Les marchés ont gagné, voilà la vérité", oui en effet, mais il me semble que je dis la même chose, quand je dis que l’une des plus grandes victoire de l’idéologie des nantis c’est d’avoir fait croire aux prolétaires qu’ils ne l’étaient plus, ou alors, que c’est vraiment de leur faute !

Combien de prolos ont cru qu’il suffirait de travailler plus pour gagner plus, et de placer leur picaillons en actions qui leur rapporteraient des gros sous ? Et qui ont voté pour ça ?

Écrit par : JL | 18 juin 2011

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Sage

Si j’étais vous, à voir ceux qui sont d’accord avec votre article ; comme "le cardinal" allias jacob, aka le hasbara frontiste aux mille noms, je me poserais quand même quelques questions....

Pour Mélenchon, vous semblez à côté de la plaque ; il ne s’agit pas d’être "supporteur" ; mais d’analyser les faits et discours, pour juger de la véracité des engagements ; et, de ce côté, Mélenchon ne me semble guère soupçonnable de duplicité.

Perso, je voterai pour lui au 1er tour, avant d’aller voter blanc au second ; parce que vous savez ce que je pense de cette présidentielle-paillette-people...

Mais, pour les législatives, c’est pour un candidat du Front de Gauche que je voterai ; à coup sûr.

Qui d’autre ?

Écrit par : Sisyphe | 18 juin 2011

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@Sisyphe : Oh non pas vous... Non, c’est pas possible que ce "soye" vous qui me dites, peu ou prou : "Vous avez vu qui est d’accord avec vous, vous devriez vous poser des questions"... Non, pas vous Sisyphe.

Souvenez-vous, le référendum sur le Traité pour une Constitution Européenne.
Les médias dominants (pléonasme) tous, comme de bien sûr, pour le "oui". Que nous disaient-ils ?
"Dites, Mélenchon, et vous aussi Fabius, ça vous fait pas bizarre d’être dans le même camp que Le Pen, Villiers, et même Dupont-Aignan ?"

Alors, non.

Le Cardinal, évidemment, il ne voit que ce qui le ravit. Mais le reste, il en cause pas.

Encore une fois, ce billet n’est pas un billet (que) sur Mélenchon... [ cf : mes autres commentaires que j’ai laissés]

Sinon, moi itou, je voterai bien à gauche. Et, oui, il est fort probable que le second tour, je le zappe.

Écrit par : Philippe Sage | 18 juin 2011

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La gauche c’est le contrôle de l’économie par l’état.

Donc grâce à la magie du mondialisme, la gauche n’existe plus nulle part

La gauche c’est un cadavre. et les nationalistes jouent malhabilement sur la confusion voulue entre protectionnisme et nationalisme pour bouffer son cadavre. Ces charognards se nourrissent de la mort.

Écrit par : LeKamikaze | 18 juin 2011

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Sage

ce que je veux dire, c’est que je suis bien d’accord pour constater le "désert" pour ce qui est de la gauche traditionnelle, mais il me semble qu’il n’y a pas d’intérêt à "descendre" Mélenchon ; d’autant que, comme vous le rappelez, il était bien du côté des NON au Référendum pour le Traité Européen.

Il n’y a déjà plus grand monde en France pour représenter la vraie gauche, alors, pas la peine de tirer sur les rares susceptibles de proposer une réelle politique de gauche ; comme on peut le voir dans la contribution du Parti de Gauche au programme du Front de Gauche :
http://programme.lepartidegauche.fr/index.php?option=com_content&view=section&id=1&Itemid=13

Parce que, rappelons le, Mélenchon sera le candidat du Front de Gauche, qui inclut 3 partis ; PCF, Parti de Gauche, et Gauche Unitaire ; c’est à dire toute la vraie gauche (puisque le NPA. en sera quasiment absent).

Il y a des cibles quand même plus légitimes, non ?

Écrit par : Sisyphe | 18 juin 2011

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@ Philippe

«Moi, j’ai comme l’impression - mais je peux me gourer - qu’ils sont sages, les gens. »

Pourquoi d’après vous les gens sont-ils sages ? Ils le sont – d’après moi - parce qu’aucun parti, aucun politique, aucun philosophe ne leur propose rien qui pourrait remplacer le système actuel sans que ce soit le chaos total qui leur fait peur. Ils sont sages parce qu’ils regardent 3,5 h/jour la télé et que la mondialisation, la globalisation, le marché unique leur a enlevé définitivement leur envie d’espérer peser sur le plus petit changement. Ils sont sages parce qu’ils sont citoyens 5 minutes dans un isoloir tous les 5 ans et qu’on leur dit qu’ils vivent dans la plus grande démocratie du monde, ils sont surtout sages parce qu’ils ont des crédits à payer, des enfants à tenter d’élever, des soucis, des problèmes, des angoisses et des craintes concernant l’avenir.

J’aimerais savoir ce que vous entendez par « sages » et surtout ce qu’il faudrait qu’ils fassent pour ne plus être « sages ».

Écrit par : Pierre | 18 juin 2011

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Merci Walid :-) La sinistrose anti-tout ce qui *est* de gauche devient lourde.

Écrit par : Fred., de L. | 18 juin 2011

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Si on enlève le sujet Méluche, qui occupe pourtant une bonne partie de l’article, on ne voit que tristesse et désolation à votre l’horizon politique .
Tout est foutu, les marchés ont gagné , les salariés sont résignés dites vous .
Que faire, sinon attendre qu’un pur révolutionnaire labellisé par L.O et NPA , puisse reprendre le flambeau de la vraie gauche ? Le PC ne doit pas à Mitterrand ou à Méluche d’être ratiboisé aujourd’hui , il y a mis beaucoup du sien .

En attendant le personnage providentiel, au lieu de dézinguer " l’illusionniste ,le bateleur, le showman ", mieux vaudrait décocher vos flèches au trio infernal de l’UMP-S-FN .
Enfin, simple avis pour qui espère encore .

Écrit par : Paul | 18 juin 2011

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HHhha oui c’était beau, une belle époque, on se battait pour la gloire, oui monsieur pour la gloire, on créait des problèmes, pis après on descendait dans la rue, on manifestait, on braillait, on s’indignait, on vivait. Pour rien, ben oui pour rien, pas pour les pauvres, ils le méritent pas, c’est pour ça que c’était beau, c’était gratuit, on le faisait pour rien, chevaleresque, pour la goire, ha que c’était beau .... On se scandalisait des problèmes qu’on créait, on disait que c’était les autres, ça avait du panache ... Voillàà c’est finiiii ♪ ♫
Les pauvres aujourd’hui ils n’y croient plus, ils ne suivent plus, même Aubry elle est obligé d’être en tête des cortèges aujourd’hui.

Écrit par : Hacheii | 18 juin 2011

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"Les marchés ont gagnés"

Certes, une bataille...ou deux, mais pas la guerre !
Et je ne suis plus très chaud pour endosser le rôle de chair à canon que ces salopards nous ont réservé !
Dès que nos amis Grecs auront déclenché les hostilités pour de bon, il se pourrait bien les vocations de résistant actif se multiplient. J’ai vraiment l’impression que beaucoup n’attendent que ça.

Écrit par : PhilVite | 18 juin 2011

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@Walid : Trés bonne analyse basée sur des faits réels .

Ce qui dérange fortement beaucoup de nombreux" conservateurs" ; C’est les pourcentages dans l’opinion populaire actuelle .

Heureusement qu’il y a des endormis qui se réveillent avec l’approche des élection

Écrit par : BOBW | 18 juin 2011

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en effet Philippe, la résignation est une réalité. La perte d’espoir et de confiance est tout aussi réelle.

Une vraie interrogation, que celle de l’âge de notre pays. Sommes-nous décidément trop vieux pour trouver la voie ? C’est possible. Peut-être la voie sera montrée par d’autres, ailleurs. Mais quoi qu’il en soit, nous ne le saurons pas avant de le constater. En attendant, il n’y a qu’une seule chose à faire : se battre pour faire avancer ce que l’on pense être juste et pertinent, agir en conséquence.

Au fond, le pronostique en politique a-t-il un sens au delà d’un certain point ? Le pronostique est sympathique lors des paris sportifs : le connaisseur pourra éventuellement faire valoir la finesse de ses analyses : le résultat de ce sur quoi il spécule ne dépend pas de sa propre attitude. S’il a raison, c’est qu’il s’y connaît ou qu’il a de la chance. Cela est bien différent des spéculations d’ordre politique, à moins d’oublier que nous sommes réels, que nous existons et avons potentiellement une influence sur le monde. Ainsi, la passivité du désespéré est auto-réalisatrice, mais l’action emplie d’espérance peut l’être aussi. Au fond en politique, celui qui a raison n’est pas celui qui a spéculé correctement, mais celui qui a agit en conformité avec ses convictions : celui qui a TENTÉ.

Ce qui est bien avec ce principe, c’est qu’il est simple donc compréhensible par tout le monde : "aide toi et le ciel t’aidera", "qui ne tente rien n’a rien", c’est tout bête.

Cessons donc de nous lamenter, l’avenir est fécond et surprenant, ne fermons pas nos horizons déjà obscurcis, avançons.

Cela rejoint en quelque sorte le concept bouddhiste du lâcher prise, mais plus encore le concept soufi (un courant musulman) appelé "remise confiante". Il s’agit d’oublier un peu son ego, ou plutôt de le fondre dans la réalité, réalité qui n’est autre qu’une expression plus vaste de ce que nous percevons comme étant nous-mêmes. Nous SOMMES le monde, aussi rien ne sert de s’en lamenter, d’avoir peur ou d’en pleurer. Tout ce que nous pouvons faire, c’est le changer, agir, d’autant plus libérés et pleins d’élan, que nous acceptons la réalité : elle EST, ici, maintenant, ainsi gît l’état des choses auquel nous n’échappons pas, auquel nous appartenons même, mais qui évoluera, non pas selon le hasard ou une fatalité qui nous est extérieure, mais selon ce que nous en ferons : NOS ACTES.

Nous SOMMES le monde, son avenir est déterminé par nos ACTES.

PS : pour vous répondre, je suis néo-étudiant. Je viens de reprendre mes études de mathématiques. Je vis au Sénégal où le désespoir vous prendrais à la puissance mille si vous constatiez, par exemple, que la facture énergétique (quasi full pétrole) correspond à près de 20% du PIB (en France c’est toute l’industrie de l’énergie qui pèse 2,5% dont moins de 1% pour le pétrole... au Sénégal, on ne fait que cracher pour des barils, 20% de la richesse produite) ! et que lorsque le pétrole doublera son prix...nous allons dans un mur, et la corruption, l’étroitesse d’esprit, le conformisme et la médiocrité des dirigeants appuient sur le champignon. Dakar, la capitale, compte 30% de la population du pays tout entier sur 1,5% du territoire : cela signifie en clair qu’il n’y a pas de pays. La ville est envahie de taxis ! la pauvreté est omniprésente, et les gens survivent en vendant des pacotilles inutiles tout en marchant sous le soleil écrasant, dépensant ainsi toutes les calories qu’ils ingèrent grâce à ce travail. Toute cette absurdité, ce monde à l’envers, tiennent et tiendront grâce à toutes les rustines qu’on pose au fur et à mesure, jusqu’à l’explosion finale. Aucune issue politicienne ici. Rien à attendre de la classe dirigeante, et la seule issue passe par l’éducation populaire, puis la révolte citoyenne. Mais le chemin est si long qu’aucun désespoir n’est permis

Écrit par : Walid Haïdar | 18 juin 2011

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Je pense que nous sommes fais pour penser et agir en conséquence, et non pas pour foncer dans le tas.

Au jeu de la violence nous serons écrasés. Je conviens que les débiles qui nous dirigent ne comprennent que la violence. Mon instinct me donne envie de donner des grand coups de barre à mine dans leur sale gueule de demeurés. Cependant, il est bien plus lucide, courageux, et difficile de leur infliger une autre violence, bien plus puissante : convaincre par l’exemple nos frères que telle et telle orientation fonctionne, est dans leur intérêt, qu’il faut fermer les centrales nucléaires, qu’il faut consommer local, qu’il faut produire soit même localement, pour être libres et souverains et dire un grand MERDE au système absurde qu’on nous impose.

Le grand problème si vous voulez, c’est qu’on peut toujours gueuler et donner des coups de latte, les impasses dans lesquelles nous sommes engagées tiennent à notre mode de vie, et nous n’y échapperons pas simplement en éjectant les soit disant responsables. Car les vrais responsables, c’est NOUS. Ils ont foutu la merde, mais on s’y est largement conformé. Alors c’est dur oui, mais rien ne sert de latter si on ne se remet pas profondément en question.

Par notre mode de vie nous détruisons beaucoup nous aussi, et la terre finira bien par nous les mettre, les grands coups de latte.

Écrit par : Walid Haïdar | 18 juin 2011

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NB : Pardon, les chiffres 2009 c'est une facture énergétique de 3% du PIB en
France, dont plus de 2% pour le pétrole, mais je n'ai pas les chiffres de
2010.

Écrit par : Walid Haïdar | 18 juin 2011

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Les insultes, maintenant … on s'élève. Je me demande un peu ce que je suis venu faire là, mais bon, je suis un peu obligé de répondre, maintenant.

Le lien vers l'hagiographie de Buisson? Je lis Rezo, merci. et je n'ai aucune sympathie, plutôt du mépris, en effet, pour les rongeurs fascinés par le serpent qui va les dévorer, que ce dernier s'appelle Buisson ou Le Pen.
Pendant ce temps, des gens bossent, pour AIDER (le diable sait qu'il en a besoin car oui, il a des défauts) encore une fois le seul homme politique de gauche à la trajectoire cohérente, qui tente de réaliser ce que tous les gens sincèrement de gauche espéraient depuis 2005, me semble-t-il, à savoir unifier les forces de gauche ayant rejeté le t.c.e.
Et pour l'aider, plutôt que passer son temps à admirer Buisson, ou à redouter Le Pen, ou à persifler, donc, contre Mélenchon, on peut BOSSER, et s'il faut faire assaut de références internet, lire régulièrement "la pompe à phynance" le blog de Lordon, ou mieux, et plus récent, aller sur le site du m'pep, et écouter le débat entre Cassen, Todd, Sapir, Lordon, et Nikonoff (un bémol pour ce dernier et son obsession d'un "nouvel ordre" … brrrr), on saura un peu mieux "quoi faire de l'Europe" (c'était l'intitulé du colloque), ce qui revient à "quoi faire des marchés financiers" (puisque paraît-il le billet portait là-dessus), On le saura d'autant mieux qu'on aura lu le papier de Sapir sur le site "mémoire des luttes", intitulé "s'il faut sortir de l'euro".
Enfin, une fois ces théories avalées, il faut mettre en pratique, sortir de chez soi, MILITER (le gros mot), et si quelqu'un, qui ne soit pas un vilain "supporter", trouve mieux pour cela que le Front de Gauche dans la perspective de 2012, qu'il ou elle me fasse signe, je suis preneur …
L'éjaculateur précoce mal-aimé.

Écrit par : le gall | 18 juin 2011

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@Le Gall : Ah, ben voilà... Ça, ça me parle. Là, j'aime bien. Y'a du coffre...
Et c'est bien pour ça, aussi, que je ponds, de temps à temps, quelques billets.
Pour avoir ce genre de réponse.
Merci.

NB : http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/le-m-pep-enterre-l-union-96191

Écrit par : Philippe Sage | 18 juin 2011

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Salut,

Je ne reviendrais pas sur grand chose dans ton article. Tu écris bien, c'est agréable même si j'ai des désaccords dans l'analyse.

Il y a juste une chose qui me chagrine plus particulièrement. L'analyse que tu fais du parcours de Mélenchon ignore réellement les gens profondément de Gauche à qui il a permit de redonner un espoir. C'est pas rien et je le dis avec d'autant plus de cœur qu'étant militant des mouvements sociaux, c'est sa sortie du PS et les bases sur lesquels il a construit le PG qui m'ont enfin fait sentir à ma place dans une organisation politique. Le bougre a apporté bien plus que ce que décrit. Que tu ne t'y retrouve pas je l'entend bien mais je pense vraiment qu'il ranime une flemme à Gauche pour le coup...

Romain

Écrit par : Romain Jammes | 18 juin 2011

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Comme beaucoup d’articles, celui-ci se contredit lui-même.
Si les français étaient résignés alors ils goberaient ce qu’on leur raconte (comme 53 % en 2007) mais depuis 2007, le principal parti français c’est l’abstention. On a beau nous couvrir de sondages pour nous dire qu’un tel ou un tel est le favori, par rapport à l’ensemble de la population française, il est le favori que d’un français sur 5, 3 français sur 5 en ayant plein le cul de l’UMPS.
Il suffit qu’un candidat réveille ou convainque une partie des blasés-révoltés pour qu’il remporte la mise.
Début 68, un journal titrait "La France s’ennuie", on sait ce qu’il est advenu après. Si un candidat commençait son discours par : "mais vous êtes vraiment des veaux, des vrais cons......" il serait très écouté.

Écrit par : Cassino | 18 juin 2011

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@Cassino : L’abstention est certes massive, et parfois majoritaire, mais sur des élections intermédiaires (sauf les municipales).
Particulièrement les dernières cantonales (et ce n’est pas la première fois) les dernières régionales, et une bonne partie des européennes (à l’exception de celles de 1979, 1984 et 1994) .
Mais concernant les présidentielles, et les législatives, on n’a jamais observé jusqu’ici une "victoire" des abstentionnistes.
Même si dans le cas où les législatives suivent les présidentielles (1981, 1988, 2002 et 2007), celles-ci - les législatives - en pâtissent.

Donc non, les abstentionnistes ne sont pas majoritaires. En tous les cas, pas sur les élections dites majeures.

D’autre part, "l’ennui" et la "résignation" (supposée) ce n’est pas vraiment la même chose...

Écrit par : Philippe Sage | 18 juin 2011

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@P. sage a écrit : "En lieu et place, nous aurons un bateleur. Un illusionniste. Un showman."

Vu, entre autres, la profondeur intellectuelle et humaniste des billets périodiques de Mélenchon je vote les yeux fermés pour ce genre d’"illusionniste-bateleur"... Après leur lecture, j’ai l’impression de sortir chaque fois moins c... quant aux enjeux et à la réalité du monde...

Écrit par : Jicé | 18 juin 2011

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@ philippe sage

"les marchés ont gagné, voilà la vérité".

Peut-être oui, momentanément.

Mais c’est une victoire à la Pyrrhus.

Je vous conseille l’excellent site De Defensa, au cas où vous ne le connaîtriez pas.

Et plus particulièrement l’article : "Désordre, déstructuration et effondrement du système".

Quant à Mélenchon, je le crois sincère, mais comme tous les politiques, il s’est enfermé dans ses contradictions et son image médiatique.

Il incarne la gauche oui, mais avec un bémol : il s’était prononcé pour DSK, comme meilleur candidat aux présidentielles 2012.

Écrit par : Nicole CHEVERNEY | 19 juin 2011

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@Digger : je vous en pris, le scepticisme est des plus sains, surtout quand il s’interdit d’être grossier et affine les analyses.

Mélenchon n’est pas le candidat PC mais front de gauche, cela ne signifie pas la même chose. N’employez pas des mots qui vous font plaisir, mais plutôt des mots justes.

Mélenchon ancien Trotskyste, c’est facile à dire comme ça, mais bon sang, le fait qu’il ne soit pas resté plus de 3 ans à l’OCI (autour de ses 20 ans...) ne vous dit rien sur son affinité au Trotskysme ? Ca s’appelle le parcours de jeunesse de quelqu’un qui cherche son identité politique, et ça me paraît beaucoup plus sain qu’un gars qui trouve sa voie à 15 ans sans dévier du moule.

Mélenchon est un homme de gauche et un républicain, dont les convictions ont évolué avec l’histoire. Cela parce qu’il a l’esprit ouvert et sais reconnaître ses erreurs. Sa déception vis à vis de l’Europe et le regard durci qu’il y porte désormais, son éveil à l’écologie il y a maintenant 10 ans... Cet homme est loin d’être parfait : faites lui donc les procès qu’il mérite. Pour le couplet sur les manoeuvres politiciennes, il faudra apporter du biscuit, un peu plus épais que les allusions vagues et creuses.

Restez sceptique, mais précis.

Écrit par : Walid Haïdar | 19 juin 2011

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@ philippe Sage

Vous devriez zapper le premier tour également. Et vous ranger dans le grand camp des abstentionnistes, eux au moins sont logiques avec eux-mêmes et avec la réalité politique de notre pays.

Cordialement.

Écrit par : Nicole CHEVERNEY | 19 juin 2011

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Assez d’accord avec cet article. La révolte ne viendra évidemment pas de la gauche. Je pensais plutôt aux professions que voulait raser le rapport Attali et au petit peuple de droite (comme on dit), bien qu’il semble que ce dernier doive continuer à voter viscéralement U.M.P même quand on lui aura tout pris. Bon, Mélenchon quitte le P.S je dis bravo. J’écoute ce que dit Mélenchon je dis bravo. Je me dis que son parti va être dur à monter. Faut quand même du sonnant et trébuchant. En 48 heures le machin sort tout armé et casqué. Il ne manque plus que la bidoche à applaudir. Mélenchon devient candidat du P.C ; je me fends la poire c’est quand même un ancien trotskyste. S’il appelle à voter P.S. le tableau sera complet.

Écrit par : Digger | 19 juin 2011

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@Digger : 1 - Je ne préconise pas d’aller offrir sa poitrine aux balles des mitrailleuses lourdes ! Ce que font les Grecs, c’est pas mal. s’il obtiennent un referendum valable qui impose au gouvernement de prendre en compte leur intérêt avant celui des banques grecques, françaises et allemandes, cela peut avoir un effet colossal. Et pour ça, c’est l’attitude et les actions de chacun qui comptent.

2 - Qu’il faille changer de paradigme, cela ne fait aucun doute. On ne peut pas continuer avec les valeurs à la con qui dirigent le monde actuel. C’est juste impossible. Et c’est tant mieux !

3 - Mais comme on ne vit pas dans le monde à Babar, je doute quand même que cela ne se fasse sans aucun dégât collatéral.

Écrit par : PhilVite | 19 juin 2011

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"Tout mouvement, quel qu’il soit, doit avoir un but. Précis…"

Le but des indignés est bien précis, revendiqué , bientôt exigé...

Le mouvement ne faiblit pas (et pour moi n’a pas encore réellement commencé en France) voire les manifestations de ces derniers jours.

Les causes sont très clairement explicités, le peuple n’est pas aveugle.

Reste à degager ceux a qui appartiennent les hauts-parleurs (médias), qui en France appartiennent aux marchands de canons et bétonneurs. (comme partout d’ailleurs).

Écrit par : Filendrick | 19 juin 2011

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@Walid : Mélenchon est bien aussi le candidat du P.C., indirectement certes ; vous jouez sur les mots.
Son parti s’est monté très rapidement c’est un fait. Pas d’adversité. Ca m’est suspect. A vous non, j’ai bien compris.
Le fait qu’un ancien trotskyste représente le P.C est savoureux, je ne fais pas un procès en trotskysme à Mélenchon je crois comme vous à l’évolution de la pensée chez le boutonneux.
D’ailleurs je ne suis pas le seul à trouver ça savoureux, apparemment :

http://www.rue89.com/2011/06/18/pc-une-primaire-qui-ne-dit-pas-son-nom-melenchon-menace-209875

Excusez-moi d’avoir égratigné votre idole. J’aurais bien voulu y croire aussi mais je suivrai mon odorat à défaut de produire les analyses non grossières que vous affectionnez.

Écrit par : Digger | 19 juin 2011

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@Filendrick : Faux. Le but n’est pas précis. Je vous mets au défit de me le démontrer... Certes, il y a des revendications, mais PAS DE BUT PRÉCIS. Il faut un but. Précis.
Même si c’est celui de tout faire péter (je suis pour, soi-dit en passant).

Le peuple est par définition aveugle.
Vous voulez une preuve : en 2002, il a choisi de porter un borgne au second tour d’une présidentielle. Au royaume des aveugles, n’est-ce pas...

Quant au Front de Gauche, son intérêt, pour 2012, est de faire des points. D’accord... Un maximum.
D’autant que je suis pas sûr qu’avec un Hulot ou une Joly, EELV soit une force suffisante..
On sait bien que Mélenchon ne sera pas au second tour.
Or donc, c’est soit le PS, soit Sarkozy. (Marine Le Pen, c’est un jouet médiatique, un fantasme, le "vote utile" la condamnera).
Mais pour que le PS passe, il faut que EELV et le FdG fassent des points. Qu’ils soient des forces d’appoint.
Penchez-vous sur les 8 présidentielles précédentes, c’est la règle. Jamais la gauche est passée avec le seul PS. Voyez 1974... Avec un Mitterrand à 43,25% au 1er tour, mais battu au second.
Mais en 1981, voyez le rapport gauche/droite au 1er. Il est la clé de la victoire de Mitterrand au second.
La question est donc : que doit faire Mélenchon pour drainer le plus de voix au 1er tour ? Quelle stratégie ? Quelles options ? Quelle pression, aussi.
Le problème, c’est EELV. Je les sens mal barrés. Pas vous ? Et comme le NPA et LO sont à la rue...
Je comprends certains commentaires. Mais comprenez aussi que le rapport de forces, pour le moment, est inquiétant. Il faut donc mettre, oui, la barre à gauche. Vu que le PS ne le fera pas.
C’était aussi ça, le sens de l’article.
Ce n’était pas une charge contre Mélenchon. Pas vraiment. Y’avait de ça, mais c’était nécessaire. Parce que, contrairement à ce que le média nous dit, Sarkozy est loin de l’avoir perdue, cette présidentielle.
Mais si vous voulez, on se tait, et on ne compte que sur le "en finir avec Sarkozy". Sauf que je crains que ça ne soit pas suffisant.
Mélenchon, je suis pas hostile, mais alors il faut foncer. Parce que, encore une fois, au soir du 1er tour, c’est le rapport droite/gauche qui sera déterminant.
Sans un "partenaire" fort (en suffrages) le candidat du PS sera battu.

Écrit par : Philippe Sage | 19 juin 2011

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... Précision : Ce qui veut dire (et ça va déplaire à certains) que Mélenchon doit reconquérir l’électorat qui ne vote plus PS et PCF, depuis lurette, et qui, pour partie, est passé (mais si..) au FN.
Donc reconquérir le vote "populaire" (puisque le PS, avec Aubry ou Hollande, est "out" sur cet électorat).
C’est lui, Mélenchon, qui va affaiblir le vote FN, et permettre l’accession au second tour du candidat PS. Plus il sera fort, plus la victoire du PS est possible.
Nous savons tous que le PS n’est pas un vrai parti de gauche. Mais pour qu’il le soit, un tant soit peu, il lui faut une force de gauche qui fasse des points au 1er tour. Et ça ne peut être possible qu’en reconquérant l’électorat dit populaire, pour partie, encore une fois, passé au (ou tenté par le) FN.
C’est ça le rôle (entre autres) de Mélenchon.

Écrit par : Philippe Sage | 19 juin 2011

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@Philippe : dessert de gauche : http://gauchedecombat.wordpress.com/2011/06/18/lautre-gauche-a-choisi-son-candidat-unique-aux-presidentielles/

PS. Et oui, au fait dans ce cas,tu vas voter pour qui ?

Écrit par : GdeC | 19 juin 2011

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@Gdc : Lis les deux commentaires au-dessus du tien.

Pour qui ?
J'attends de voir quelles seront les propositions concrètes. Je te l'ai dit : je ne suis pas un "supporteur".
Ce que je sais, c'est que je voterai à gauche. C'est tout [Ce qui signifie, que, a priori, vu comme c'est barré, je ne voterai pas PS. Ce que, au demeurant, je n'ai jamais fait...].
Alors "heureuse" :-)

Écrit par : Philippe Sage | 19 juin 2011

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En fait, et pour résumer, Melenchon est là pour que le PS "ratisse large" sur sa gauche ,en 2012 ,et si le PS l'emportait, il en serait remercié par un marocain, Melenchon ministre de l'éducation nationale, ça fait rêver ...

Écrit par : oui-oui | 19 juin 2011

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@Philippe : mille excuses, je lis toujours trop vite, pas assez de temps pour tout faire. Ok. heureuse, la gauche, de combat.... Amicales pensées.

Écrit par : GdeC | 19 juin 2011

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Félicitations pour le style ! Sur le fond, j'serais plutôt d'accord, mais j'sais pas trop où il en est, le Mélenchon, mon avis ne vaudrait pas grand' chose...

Écrit par : Crapaud Rouge | 19 juin 2011

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Digger :

Fiez vous à votre odorat, cela ne renforcera pas vos arguments qui n’en sont pas. aussi, vous affirmerez des choses creuses, et j’y répondrai par des arguments construits, et tout le monde y trouvera son compte.

Mélenchon n’est pas du tout mon idole, c’est juste mon allié objectif dans cette période. Il a un tas de défauts et ce sont eux qu’il faut pointer et critiquer (ce que je ne manque pas de faire sur la Lybie ou l’euro par exemple, où j’ai trouvé et trouve ses positions quelque peu naïves). Par ailleurs il a des tas de qualités auxquelles je suis, et d’autres avec moi, sensible. J ne crois pas à l’homme providentiel, et la motivation de mon vote est à 50% la constituante qui verrait le jour, et une république enfin libérée du joug présidentiel. Mélenchon, président sans pouvoir, ça m’ira très bien : je compte sur les assemblées, et le cheminement vers une démocratie directe.

Vous dites que je joue sur les mots, mais c’est faux. Je précise la situation. En disant qu’il est le candidat du PC, vous occultez toute la particularité de la construction du front de gauche. Cette particularité renferme la signification de cette réalité. Vous ne pouvez pas comprendre en disant "c’est le candidat du PC", car le PC, le parti de gauche, la gauche unitaire et les autres, n’ont pas de candidat : ils font tous front autour d’une candidature, par pour le candidat, mais pour peser, et pour tenter de gagner. Sans compter que le PC d’aujourd’hui n’est pas le PC du temps de l’OCI. Vous ne dites rien de bien consistant quand vous dites "un ancien Troskyste candidat du PC, c’est savoureux". Rien puisque Mélenchon n’a pas adhéré intellectuellement au Troskysme justement. Il y est passé, et c’est à l’intérieur qu’il a compris qu’il n’était pas Troskyste, que ce courant ne correspondait pas à ses convictions et à sa sensibilité. Cela montre justement qu’il n’y a rien de bien croustillant à cette situation de ce point de vue, surtout lorsqu’on considère que le PC est aujourd’hui un parti tout ce qu’il y a de plus républicain, de même que Mélenchon. Donc non, il n’y a rien de bien savoureux, sauf à jouer sur les mots précisément, ce que vous faites. Vous mettez "Trotskyste" et "PC" à côté et vous vous en amusez. Certes, mais la bouffonnerie reste de la bouffonnerie.

Écrit par : Walid Haïdar | 19 juin 2011

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@Walid Si vous avez lu mon lien vous aurez remarqué à quel point Mélenchon a été imposé démocratiquement au P.C.
Vos arguments n’ont rien de construit vous accusez de bouffonerie.
Encore une fois je ne fais pas de procès en trotskysme à Mélenchon.
Brisons là vous n’avez rien à dire.

Écrit par : Digger | 19 juin 2011

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@Sage : FAUX. Mais figurez-vous un peu la logique de ce que vous dites !

Vous partez du principe que le front de gauche sera minoritaire, d’une part. De l’autre, vous niez totalement toute volonté propre au front de gauche, son rôle tout bête de force politique alternative pour l’avenir.

D’abord le font de gauche peu l’emporter, sinon en 2012, ce peut être en 2017. En vertu de quelle boule de cristal ignorer cette hypothèse ? Le rôle du front de gauche pourquoi ne serait-ce pas de prendre un jour le pouvoir ?

On a pas le droit de ne pas être d’accord avec le PS et de proposer un autre projet ? C’est fini, on a pas le droit ?

Vous ne pouvez pas d’une part vous plaindre de l’offre politique des partis dominants, et crier au rabatteur dès que des gens tentent autre chose ! c’est quand même incroyable. "Plus le front de gauche sera fort, plus le PS sera fort". Mais ça sort de quel chapeau ça ?

La principale réserve du front de gauche se situe dans les plus de 40% d’indécis. C’est la stratégie assumée et affichée du front de gauche, et l’objet précis de son travail de terrain. La deuxième réserve du front de gauche se situe dans l’aile gauche du PS. Regardez la ligne de Montebourg. Vers qui se tourneront ceux qui ne supporterons pas le choix de Hollande ? Vous avez l’exemple d’un militant PS, soutien de Montebourg et auteur sur Avox qui a clairement exprimé ce point de vue. Plus le front de gauche démontera l’orientation centriste du PS, ce qu’il fait sans relâche au point d’avoir été taxé d’allié objectif de Sarko, plus le PS sera faible. Donc votre théorie souffre de sérieuses lacunes.

Par ailleurs, il est clair que Mélenchon et la majorité des gens de gauche, préféreraient le PS à l’UMP (sans parler du FN). Vous croyez quoi ? que c’est de la folie ? non. Le PS vaut mieux que l’UMP. Mais le PS doit comprendre qu’il aura beaucoup de mal à l’emporter sur sa ligne actuelle, et que nous ne nous plierons pas à ses injonctions de vote utile : on est pas d’accord, alors qu’ils changent ou aillent se faire voir. Car même si le PS vaut mieux que l’UMP, ça reste de la merde.

"Le FN a volé ses voix au PC". D’abord combien fait la Marine dans les sondages bidons avec lesquels on nous pompe l’air ? 20%. Soit le pourcentage correspondant à peu près à la somme des voix d’extrême droite lors des élections présidentielles 2002. Donc il y a une stabilité, perturbée par l’illusion de 2007, où une partie des débiles mentaux qui votent FN ont cru en Sarkozy.
Mais cette stabilité est quantitative. Dans le détail, le vote FN a une proportion croissante de gens "plus éduqués". La proportion d’ouvriers qui votent FN n’est PAS celle qui grandira le plus, et elle semble très stable depuis des années. Encore une fois, ce n’est pas là que ce joue la bataille. La bataille se joue sur les indécis, ceux qui sont très peu politisés et commencent à se dire qu’il va falloir s’occuper de politique pour arrêter de se faire enculer.

Sur ces millions d’indécis et de désabusés, le FN a un coup d’avance. Mais la bataille se joue exactement là dans l’opposition FN/gauche de la gauche. La gauche de la gauche est d’ailleurs handicapée de ce point de vue, puisque les gens de sensibilité de gauche qui ne votent pas, c’est souvent par conviction, ou parce qu’ils sont anarchistes. Les gens de sensibilité plutôt de droite sont plus faciles à mobiliser parce qu’ils n’ont pas ce type de convictions anti-autoritaires. Il ne s’agit que d’un schéma bien sûr.

Le front de gauche a encore un autre handicap majeur, qui est la division de la gauche de la gauche, alors que le FN n’a pas de concurrence à sa droite.

Le FN a déjà récupéré les débiles qui se sont égarés à l’UMP en 2007, déçus de ce que finalement, Sarko ne soit pas un VRAI fasciste qui éventre les immigrés et mange des bébés bougnoules au petit dej. De son côté, le front de gauche a une énorme bataille à mener pour rallier à lui l’aile gauche du PS, et c’est pas gagné.

Le tableau que vous peigniez en caractérisant le "rôle" du front de gauche comme un rôle de débroussailleur pour le PS, affaiblir le FN pour le faire passer, est encore une fois fondé sur rien, sauf un parti pris peu sensible à la réalité des faits.

Écrit par : Walid Haïdar | 19 juin 2011

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@Walid : écoutez, tout ça est très gentil, mais je vous invite à vous pencher sur les précédents scrutins présidentiels avant toute chose et toute théorie.

Le FN (hormis en 2007 suite à une stratégie payante du tandem Sarkozy/Buisson) depuis 1988 est grosso-modo à 5 millions de suffrages. D’accord ?
Soit entre 15 et 17% des voix.
Les sondages, je m’en moque.
Moi, je me concentre sur les chiffres réels, Walid.

Bien.

Je ne dis pas que le Front de Gauche est un rabatteur, je dis seulement qu’il est nécessaire pour reconquérir l’électorat populaire. C’est nécessaire, vous comprenez ? Et c’est ce qu’il faut faire, que ça vous plaise ou pas.
Quoi que vous disiez, une partie de cet électorat est passée au FN. C’est un fait.
Vous êtes bien gentil, mais à un moment donné, il faut arrêter de vous faire vos films. OK ?

Mélenchon est donc utile. Sa candidature est importante. D’autant, je le maintiens, qu’avec un Hulot ou une Joly, EELV apparaît mal barré.

Mélenchon ne peut pas gagner en 2012. Soyons sérieux !
Pas plus que le FN ne peut emporter cette présidentielle. C’est clair ?
Vu le mode de scrutin - mais réfléchissez, bon sang ! - c’est impossible.

Sachez que sur les 8 scrutins, la seule fois où les forces de gauche avaient l’avantage sur les forces de droite au soir du 1er tour, c’était en 1981. Ça vous parle, ça ?

En 1988, c’était presque 50/50.

Mais sur tous les autres scrutins présidentiels - on parle de la présidentielle, Walid, pas d’une cantonale - les forces de droite, au soir du 1er tour, étaient (très) largement devant.... Réveillez-vous ! Une présidentielle, telle qu’elle a été pensée, son mode de scrutin, bref, n’est pas favorable à la gauche.
Sur cette élection, précisément, le peuple vote conservateur.
Faut-il être naïf, aveugle, ou je ne sais quoi, pour ne pas le comprendre et le voir.

Alors Mélenchon, c’est très bien, il fallait qu’il soit là, il va faire son boulot, mais ne dites pas qu’il va gagner, c’est ridicule. Et ça dénote un manque total de connaissances de notre système électoral, particulièrement la présidentielle.
Vous êtes un peu jeune, en fait, C’est agréable, sympathique, mais un peu usant, à la fin.

Bonjour chez vous.

Écrit par : Philippe Sage | 19 juin 2011

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Cette fois-ci et vu le talent du propriétaire de la taule.......mauvaise pioche. Pas d'accord.

Le Front de Gauche est bien l'ouverture souhaitée. J'ai dit " souhaitée " puisqu'effectivement nous ne sommes plus sous le régime de la foi ( socialisme triomphant )-

Le Front de Gauche est pourtant là et bien là et il est bien le véhicule démocratique du peuple de Gauche et de tous les indignés. Mais pas seulement pour eux. Pour toutes les citoyennes et tous les citoyens qui n'en peuvent plus de se faire appauvrir et insulter par l'empire néolibéral triomphant au moment même où celui-ci vient de poser un genou à terre avec la crise structurelle du capitalisme financier.

Au moment où l'idéal Européen s'effondre en se vautrant lamentablement dans la dictature des marchés, le racisme anti-pauvres des " PIIGS "( terme donné par les agences de notation aux économies libéralisées du Portugal, de l'Irlande, de l' Italie, de la Grèce, de l'Espagne ... "les cochons" appauvris et rendus soudainement exsangues après les farouches déréglementations de leurs systèmes économiques - cherchez l'erreur ) ...... il faut reprendre voix.

Alors OK la passion aveugle ne reviendra pas et franchement qui s'en plaindra ?

Nous avons dorénavant avec nous la volonté de reconstruire démocratiquement ce qui fut détruit totalitairement. Nous avons l'enseignement de l' Histoire, le savoir-faire politique, la patience du long combat antérieur et la joie d'en découdre politiquement à nouveau face à l'ineptie d'un PS dissout dans l'acide néolibéral dont il ne reste qu'un vague taulard BCBG new-yorkais et une petite goutte de sperme dans un vieux Sofitel. Les "formule 1" pour petit millionnaire vacancier & vaniteux.

Où est le peuple de Gauche ? Partout. Il y a des éclats partout. Des bris scintillant partout. Des consciences éprouvées partout. Des valeureuses et des valeureux partout. Pas seulement effectivement au Front de Gauche. Oui, Il a repris des forces, le peuple de gauche, la bête blessée et maintenant, il relève la tête. Il est plein de vigueur nouvelle.

Il y avait bien un avant "la chute du mur de Berlin" et un après, c'est vrai et dans la foulée on en a pris plein la gueule et puis les adversaires avec la mauvaise foi qu'on leur connait nous ont écrasé en mélangeant tout et n'importe quoi. L'argent paie. Ceux-ci sont même allé à réhabiliter trop content d'eux, la Colonisation, le racisme, l'impérialisme, l'exploitation la plus sordide, la justice de classe, le droit de propriété illimité jusqu'à Fukushima et la bouche en cœur se font aujourd'hui les petits vassaux dociles et ridicules de l'empire US en faillite. Il faut le dire et le gueuler, de l'eau a encore bien coulé : désormais, il y a un avant et un après.

Oui, il y a eu " la chute de Wall Street " en 2007 - historiquement il y a bien un "avant 2007" et un "après 2007". Nous n'en sommes pas sorti et les peuples européens en savent quelque chose. A Athènes, Madrid ou Londres. Oui les banksters, ces salauds qui se goinfrent en chiant sur la tête des peuples tout en les traitant de "cochons" nous font payer leurs dettes pharaoniques et privées, leurs décennies de yacht, de fouquet's, de caviar, de palaces, de jet privés, de fêtes somptueuses et de gabegies somptuaires. Oui, pendant que des millions de chômeurs courbaient l'échine que des millions de travailleurs se résignaient en les regardant se pavaner et bouffer du caviar à la télé pendant les années 80,90, 2000, ceux-ci selon certains propagandistes devraient maintenant payer deux fois l'addition ! Le SDF dans la ville a trop vécu au dessus de ses moyens ! Les " bénéficiaires " des restaurants du cœur ont bouffé trop de pâtes au ketchup depuis trente ans! Il va falloir payer pour les cons et les fumiers ! A leur place !

Vomissez la sardine à l'huile que vous avez bouffé en 1992 sinon je dégrade votre note !

Nada ! Peau de balle. On ne paiera pas pour les dettes contractées par la nouvelle aristocratie ! Et si on nous force, on reprendra tout demain ! Et ça fera mal ! Alors oui, nous voilà en 2011 et maintenant c'est à nouveau du sérieux. L'histoire rebat les cartes. On va reprendre nos billes.

Plusieurs outils politiques sont à notre disposition. Chacun peut choisir. EN 2012, pour ma part, je voterais FRONT DE GAUCHE parce qu'il est grand temps de nous réveiller et de leurs botter le cul à tous ces profiteurs de misère. Oui, rien de nouveau sous le soleil. A part le fait que nous sommes nous aussi LIBRES ! Que le prolétariat s'est cette fois-ci vraiment libéré. De lui-même, de ses fantasmes. Il n'est plus un " enfant " ( prole / enfant ) Il est décillé, affranchie et adulte. C'est à dire maître de lui-même. Il a traversé son propre miroir idéologique ( totalitaire ) et il voit à travers, au delà. Il se souvient de tout et n'oublie rien. Du pire comme du meilleur. On n'oublie jamais le meilleur de soi, ni des autres. Depuis Spartacus, ce ne fut pas si évident que cela, il est vrai. Un bien long chemin pour voir la lumière du soleil sans qu'un coup de glaive ou de sabre ne vienne nous brûler sempiternellement les yeux dès qu'on les ouvrait.

Un peu de couille oui. Il est temps de reprendre force, d'agir rationnellement et avec humour, ce n'est pas interdit. Cesser enfin de se lamenter sur le passé en regardant les trains fascisants qui passent aujourd'hui , se multiplient, grossissent. Il faut se lever à nouveau. Nous avons le choix. Il faut combattre à nouveau. Nous avons le choix. Nous sommes libres.

Aux armes citoyennes !
Aux armes citoyens !

Et aux urnes !

Écrit par : Jeff | 20 juin 2011

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Salut Jeff... Bon, que vous dire ?... Que si "je mets en ligne", c'est pour avoir ce genre de réaction. Ici, et ailleurs. Très bien. C'est ravigotant. Nonobstant...

... Nonobstant, et tant pis si je dois me répéter - cf : les commentaires précédents - cette présidentielle ne pourra pas échapper à l'un des deux partis dominants. Or donc, ce sera soit Sarkozy, soit le candidat du PS. Quand bien même la colère, les souffrances, les "yen a marre" et tutti. C'est ainsi. Parce que sur un tel mode de scrutin, majoritaire à deux tours, favorisant les alliances, il est quasiment impossible que de l'urne finale sorte un Mélenchon.

Voyez, je suis en train de marner sur les 8 scrutins précédents. Savez-vous combien de fois les forces de gauche ont été devant en nombre de suffrages devant les forces de droite au soir du 1er tour ?

Une fois.

En 1981.
Les forces de gauche représentaient 50,7%.
La raison ?
Le PS avait un allié fort : le PCF (Marchais, 4 456 922 voix - 15,35% des suffrages exprimés - les Verts étaient à 3,88%).

Et si Mitterrand est repassé en 1988 (avec un PCF à 6,76% et des Verts à 3,78%) c'est sur son nom. C'était Mitterrand ! Et rien que sur son nom au 1er tour de 1988, il avait fait le plein (10 381 322 voix - 34,11% des suffrages exprimés). Alors que le rapport droite/gauche, au soir du 1er tour était favorable à la droite (49,12/50,88). Oui mais, ce qui changeait la donne, c'était le FN : 4 376 742 voix et 14,38% des suffrages exprimés (on comprend dès lors pourquoi le tandem Sarkozy/Buisson a décidé de siphonner cet électorat en 2007. Pour rappel le FN a fait son 2ème plus mauvais score de tous les scrutins présidentiels...)

Sur tous les autres scrutins présidentiels le rapport gauche/droite au soir du 1er tour est largement en faveur de la droite. C'est de l'ordre du 60/40. Énorme.
Songez qu'un an après 1968, la gauche n'avait aucun représentant au second tour ! AUCUN ! On s'est retrouvé avec Pompidou et Poher ! Et vous savez pourquoi ? Parce que sur cette élection, le pays vote conservateur. En fait, on pourrait dire que 1968 a trouvé sa concrétisation présidentielle en 1981 (un comble, quand on connaît Mitterrand !).

Alors je vais vous dire : Mélenchon est candidat du Front de Gauche ? Tant mieux ! Il peut être au second tour ? Même pas en rêve ! Ou alors vous ne connaissez pas votre peuple.

Ceci dit, il va être utile. Car il va - s'il fait une belle campagne - réduire le score du FN (ne tordez pas du nez, c'est ainsi). Il va peut-être amener (et ramener) vers lui l'électorat populaire (vu que cet électorat ne votera pas PS au 1er tour). Et s'il fait plus de 3 000 000 de voix au 1er tour (ce qui serait énorme) la droite aura perdu. Si bien sûr, le candidat PS est au-delà des 27%.

Vous pouvez élucubrer, rêver, imaginer, la réalité de cette élection sera toujours plus forte. Structurellement, elle est faite, pensée, pour les partis dominants. Elle est surtout faite pour la droite parlementaire.

Mélenchon sera donc LA gauche. Puisque NPA et LO sont à la rue (ils ne reviendront pas). Il a intérêt à assurer, le mec. La partie va être serrée.
Bonne chance....

Écrit par : Philippe Sage | 20 juin 2011

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Merci à vous d'avoir posté mon message.

Je vous suis bien et j'ai bien compris l'analyse. Je ne fais pas de plan sur la comète et je garde raison. Nous construisons et le chemin n'est pas fait que de roses. Oui, il sera sans doute long avant de rééquilibrer les forces à Gauche contre l'hégémonie impuissante du PS et sa non-volonté à agir. ( On voit comment Papandréou ( PS ) en Grèce est un collaborateur obéissant des banksters ) - Le peuple est en marche partout et il le dit. Nous verrons où son cœur penchera.

Il me semble que votre analyse est justifiée mais qu'elle oublie cependant tout un pan de la réalité qui a vu depuis 2002 bien des calculs niés par les faits et des sondages tonitruants la veille, se défaire comme neige au soleil le lendemain.

Souvenons-nous :

- Le PS a perdu en 2002 contre toute attente
- En 2005 le peuple Français a voté à 55 % contre la constitution européenne qui voulait graver dans le marbre le néolibéralisme comme voie économique éternelle & unique
- En 2007 le PS a perdu une fois de plus tandis que madame Royal était donnée bien des fois gagnante
- La crise fin 2007 a signé l'arrêt de mort d'une idéologie néolibérale obtuse et toute puissante. On y voit plus clair maintenant ( cela mettra dix ou cinq ans pour qu'on revienne un par un sur ses dogmes mais ça se fera sûrement et nécessairement - Peut - être que vu l'effondrement global annoncé, cela va mettre quelques mois seulement ) -
- L'affaire DSK a clôt définitivement un énième chapitre de grosse propagande, celle qui instrumentalisait le peuple avant de s'en servir à grand coup de grosse caisse et de pédanteries en tous genres. Tout les fameux pronostics ont été mis à la poubelle et tout est désormais ouvert dans l'Opposition.
- L' UMP est lui aussi en crise ouverte. Toute "la droite" ne suivra pas le "conducator UMP " une seconde fois -
- M.Montebourg commence à parler " Démondialisation " de la sphère financière, c'est assez incroyable pour le noter.
- Le projet Européen tel qu'il est administré autoritairement et de façon antidémocratique s'écroule chaque jour un peu plus.
- M. Séguéla est un grotesque qui insulte le peuple et cela signe la fin des publicitaires et des paillettes. Le temps n'est plus à la Rolex et au Fouqut's - Le monde des marchands de sommeil qui pue la mort ne pourra pas sauver le système à coup d'images pour bizournous. Le peuple a apprit depuis les campagnes électorales truquées par les faux semblants que la publicité est un gros mensonge. Il sait lire les images maintenant. Un peu mieux qu'avant en tous les cas.
- Le PS avec le comique-troupier M.Hollande ne fait plus recette. C'est aussi un parti en crise depuis trois échecs consécutifs à la Présidentielle. On ne les a d'ailleurs pas entendu en Cinq ans de sarkosysme. A croire que ce parti n'a décidément plus rien à dire ni rien à transmettre. ( dead ou quasiment).
- Le mouvement Altermondialiste est passé par là.
- La conscience écologique rebat les cartes politiques en profondeur.
- Le peuple est en colère. La colère est encore froide mais elle se réchauffe au creux de la main.

Tout ça pour dire que rien n'est décidément écrit et l'élection n'est pas calculée "à l'avance". La sociologie électorale change aussi. L'abstention n'est pas vaincue. Loin de là. Tout peut donc surprendre. M.Sarkozy a été de plus élu en 2007 à 60 % par les retraités. Pas sûr qu'ils en redemandent eux non plus. La profonde dépolitisation des Français à hier adoubé l' UMP mais les choses bougent. et les générations apprennent sur " le tas " - La jeunesse bien souvent confond encore sa droite de sa gauche et elle n'y comprend pas toujours quelque chose. C'est bien normal. Tout les " jeunesses " en sont passées par là et l'ouvrage est chaque fois à remettre sur le métier. Elle entend bien ce qu'il se passe en ce moment partout dans le monde. Et beaucoup de parents ou d'amis sont au RSA. Quand la jeunesse va se réveiller et rebrancher les chaînons manquants, tout sera transformée. Non pas à elle toute seule, mais en tous les cas pas sans elle.

Oui, rien n'est décidément écrit. En Grèce, c'est la classe moyenne qui s'effondre comme aux USA et en Grande Bretagne. C'est pour cela que ça frisonne. Pendant trente années, la classe moyenne s'est imaginée faire partie de l'oligarchie mondiale et s'est détourné du " prolétariat " et autre " précariat " - Elle avait trop regardé Canal + et Jean - Michel Aphatie à la télé ! C'était le syndrôme de "la haine de soi " par l'intermédiaire de "la Haine des autres, ceux " en dessous " dans l'imaginaire "globish". Pendant que " Les Pauvres" allaient manger des nouilles aux restaus du cœur, les bobos venaient chanter pour réchauffer les ouilles déchues, avant de reprendre leur jet vers Los Angeles. Toute une époque !

Bon, le bilan est donc sinistré. Oui. Il y a une crise de régime intérieur à double détente. Une crise institutionnelle européenne et une crise institutionnelle nationale.

Oui, ça sent le souffre !

Tout est possible à Gauche ! Tout est offert à l' Opposition la plus large si elle sait avoir de l'audace, de l'audace et encore de l'audace. Quand on rassemble dans un même pôle politique, la république ( VI ° république & Constituante ) , la Question Sociale renouvelée et l' Écologie politique, et bien on peut se dire qu'on a le ticket gagnant : Le Front de Gauche !

Et oui.

Alors OK, on met le paquet en 2012 pour gagner en 2017. Mais comme rien n'est écrit et puisque la crise structurelle du capitalisme financier écrase tout ce qui bouge et de plus en plus détruit la classe moyenne. On est pas au bout de nos surprises.

Merci de me souhaiter un bon vent. A vous aussi.

Écrit par : Jeff | 20 juin 2011

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La politique c'est de la merde ... des arrivistes qui veulent rester planquer avec leurs privilèges...et toute une bande de cons qui veut croire, parce qu'ils ont la pétoche !! ... ou alors ils sont jaloux :p

Écrit par : dédé la sardine | 21 juin 2011

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heu "Dédé la sardine"... on connait la chanson hein ... Je veux bien croire que l'anarchie est l'hygiène de la pensée mais il ne faudrait pas confondre celle-ci avec la démission, la lâcheté ou l'enfantillage. Ce ne serait pas faire honneur à celle-ci ni à ceux et celles qui s'en sont réclamés à divers titres et sous différents oripeaux- La Politique peut être de la merde souvent, c'est vrai, mais on échappe pas dans le monde à la merde sous prétexte que celle-ci pue. La politique peut être aussi autre chose, bien heureusement et cela dépend quel pouvoir est délégué et à qui, comment et dans quel but ? Vaste problème. Je ne vais pas remonter au premier connard de l'humanité qui a dit un jour à ses potes que le champ de blé que tous avaient ensemencé par leur travail était désormais sa seule et unique propriété, hein, mais on peut dire que la politique est née là, dans le délit, l'outrage, la violence et la toute puissance ainsi que dans les moyens de s'organiser pour la contrecarrer - La Politique c'est Janus. Le poison et l'antidote. Le vaccin aussi. Alors après le slogan " la politique c'est de la merde " qu'est-ce qu'on fait ? On laisse les mêmes héritiers prendre tout le pouvoir ou on fait en sorte de se faire respecter ? Allez dédé ! oui, met de l'huile !

Écrit par : Jeff | 21 juin 2011

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@Jeff : Puis-je rectifier certains points ?

1 - Or donc, Royal était donnée gagnante dans les sondages, c'est vrai. Mais plus à partir de mi-janvier 2007. Plus jamais.
Et au soir du 1er tour, c'est 63,57% pour les Forces de droite et 36,44% pour les Forces de gauche. Sans commentaire...
Au second tour, 87 762 votants supplémentaires. Et si Royal a pu parvenir à 16 790 440 suffrages, c'est avec un excellent report de voix venant de toute la gauche, + 40% des votes Bayrou du 1er tour. Et une petite partie (très petite) des voix frontistes (la plupart se sont tournées vers Sarkozy).

2 - Le PS a perdu en 2002, contre toute attente. Au 1er tour, oui. Et il fut fatal. Mais quand on fait le rapport gauche/droite de ce 1er tour, vous avez une idée de ce que ça donne ?
- Forces de droite (8 candidats) : 57,13% (16 279 886 suffrages)
- Forces de gauche (8 candidats) : 42,89% (12 218 585 suffrages)
Pas sûr que s'il s'était qualifié, Jospin l'aurait gagnée, cette présidentielle (rappelons qu'il n'a mobilisé que 4 610 113 bulletins, alors que Royal en aura totalisé 9 500 112 en 2007, et elle a perdu !).

3 - Oui, le 29 mai a été une grande victoire (prévue par les sondages. Je vous rappelle qu'ils donnaient les deux derniers mois le "Non" vainqueur, d'où l'émission de Chirac avec les jeunes...). Mais où qu'elle est, cette victoire ? Oui, Mélenchon la porte. Mais... Marine Le Pen, aussi. Et si !

4 - Le cas DSK va peser très lourd. Vous verrez...

5 - Oui, l'UMP ne va pas bien. Mais Sarkozy va les mettre d'accord dès que la campagne va débuter (vers janvier/février 2012). Ce type est redoutable en campagne. Et je crains qu'il nous sorte un atout majeur...

6 - Oui, Montebourg. C'est vrai... Mais quel candidat du PS reprendra ses thèmes. Je vous le dis : aucun. Trop la pétoche de se faire éliminer dès le 1er tour, ces gens-là...

7 - Vous vous trompez sur Hollande. Il faut l'avoir vu derrière une tribune pour comprendre qui c'est. Martine Aubry, si c'est elle qu'est choisie, c'est même pas la peine. Je crains même qu'elle ne passe pas le 1er tour.
Pourquoi Hollande ? Parce qu'il en faut bien un. C'est un choix par défaut. Après à Mélenchon de faire le travail à gauche.

8 - La conscience écologiste. Certes... Pas sûr qu'avec un Hulot, ça fasse un score. J'aurais nettement préféré que la petite Duflot y aille. Pas que je l'apprécie, mais, à mon sens, c'était le meilleur choix.

9 - Les altermondialistes ? A priori, y'en aura pas un seul qui les représentera pour cette présidentielle (pour rappel Bové avait fait 483 008 voix en 2007...)

10 - Oui, le peuple est en colère, mais - encore une fois - nous sommes dans un scrutin majoritaire à DEUX tours. Je vous copie/colle un commentaire laissé sur l'article suivant :
"C’est un mode de fonctionnement qui favorise, et vous le savez, les partis dominants (c’est ainsi que UMP/RPR, PS, UDF et jadis, le parti Gaulliste, ont remporté la mise).
Nous serions dans un autre mode de scrutin, disons à la proportionnelle, je vous dirais que là, effectivement, bien des hypothèses seraient envisageables.
Mais telle que la présidentielle a été pensée, organisée, salée et poivrée, elle ne laisse aucune chance à un parti qui ne peut contracter des alliances. C’est structurel.
Vous imaginez bien que Debré et De Gaulle ont verrouillé cette affaire, et copieusement."

11 - La Grèce. Qui en parle ? Lisez donc ceci : http://www.acrimed.org/article3620.html
Or, aujourd'hui encore le JT de 20 heures (et la TV en génral, média de masse) est LA première source d'info pour les Français. C'est pas Internet.
La Grèce, bien sûr, mais qui sait ce qu'il s'y passe vraiment ? Les enjeux ?

Alors, oui, il peut y avoir une (bonne) surprise. Pourquoi pas... Mais elle ne concernera que le 1er tour. C'est structurel.
Et la France reste un pays conservateur.
Vous savez quelle est la tranche d'âge la plus importante en France ? Les plus de 55 ans.
Et là, on a tout dit.

Bon vent, donc :-)

Écrit par : Philippe Sage | 21 juin 2011

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@Jeff
Pourquoi dons parler d'anarchisme, c'est bien trop loin tout ça.

Ce n'est qu'un constat et il n'y a qu'à voir notre société pour se rendre compte de la vanité, du désir de puissance et de pouvoir, de l'égoïsme. Et sur ces choses, on a monté les bases de la société.
Si l'être humain doit un jour trouver un système juste, équilibré, ce ne sera que lorsqu'il trouvera le chemin de la vertu.
En attendant, l'histoire va se répéter encore et encore...

Écrit par : dédé la sardine | 21 juin 2011

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"La gauche, elle est calenchée, chérie. Y’a qu’à reluquer partout, ailleurs. Laminée qu’elle est. Tellement les marchés ont gagné. Que les salariés sont résignés.
Y’a plus qu’à porter l’estocade.
C’est dommage… Tant le boulevard était immense. De quoi réveiller un désir de gauche. Et pis non. Rien. Un désert"

Ceci, qui suit, est pour les happy fews:

Tu vois, je te fais plaisir , je réponds sur "Les marchés ont gagné" :: tu aurais , on pourrait , aussi bien dire qu'ils ont perdu, ou qu'IL a perdu, ça reviendrait au même. Il te manque l'oeil du Persan (oui, avec un s et sans t) . J'ai pas fait gaffe quand je l'ai lu; ben oui, chute du mur et compagnie , ok, il a raison...... Mais, MAIS,cette formulation n'invite donc pas à réfléchir, puisqu'elle nous oblige à présupposer , à accepter l'idée d'une efficiente main invisible (fort galvaudée et mal comprise, par ailleurs) ; ainsi, n'est-on amené qu'à se demander si ces fameux marchés ont vraiment gagné, ou alors perdu, non, tu rêves, ils n'ont pas gagné, ils sont seulement en train de ...., mais tout n'est pas joué, ou , si on continue comme ça , à faire les cons, ils vont le faire, ça va le faire blablabla ....Ainsi, divinises-tu Le Marché , et nous empêches de raisonner correctement. Si l'Histoire n'est que l'histoire des L.de C , et si nous refusons l'eschatologie capitaliste, il est oiseux d'affirmer, ici, que les marchés, tels des Dieux gouvernent désormais notre destinée.
Nonobstant, je glousse fort de lire ces forts en gueule qui estiment se battre en écrivant des commentaires sur des articles qu'ils seraient incapables d'écrire. Certes, les mots sont des revolvers, mais ce n'est qu'une image.Combien de ces forts en gueule seraient entrés dans l'armée de l'ombre ? monté une barricade ? ont fait leur service, et tutti quanti..... Pendant ce temps-là, nous, on a continué à faire la vaisselle et à torcher le cul de nos mômes. Heureuse vie !

Écrit par : bri | 21 juin 2011

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Arfff ! Je ne peux qu'entendre les bons arguments déployés.

Il est vrai que c'est sacrément " structurel " et j'en conviens aisément. Tout a été fait précisément pour que rien ne puisse changer et tout à été parfaitement verrouillé. Mais peut-être est-ce là, que le bât blesse. Le peuple a compris que la 5° république était morte de chez morte et qu'elle s'était rétrécit au point de ne satisfaire que l'électorat de Neuilly. Rajouté à cela, le diktat de la Commission de Bruxelles - instance non élue - qui va surveiller le budget national et renforcer le pacte dit de "stabilité financière " et d'instabilité sociale, on a compris que la 5° république devra être jeté à la poubelle avec le carcan européen des Traités. En ne tenant pas compte du vote des Français en 2005, le système s'est fourvoyé. Le peuple pense et construit déjà la 6° république. Le Front de Gauche annonce la 6 ° république dans son programme politique, EELV y pense très fort et Arnaud Montebourg y a beaucoup travaillé, même si le vieux PS auquel il appartient encore, n'en parle pas et fait comme si la réalité n'existait plus.

Alors, oui effectivement, tout est verrouillé. C'est structurel. Le découpage/ charcutage électoral concocté par la Droite à chaque fois qu'elle se sent perdante reproduit le système pour son seul profit.

Mais ce n'est pas le peuple Français qui est " de droite ", ce sont les institutions qui le sont, elles, " de droite ". Ce sont les institutions " de droite " qui font croire à chaque fois que le peuple français est " de droite " tandis que ce sont les institutions " de droite" faite pour " la droite" qui accentue l'illusion que le peuple français est " de droite ". Avec 60 % d'abstention aux élections, on a de quoi méditer sur la question, il me semble.

Il n' y a cas voir le nouvel artifice inventé par Sarkozy pour la future élection : la création d'une circonscription française à New York ! L’Assemblée des Français de l’étranger, il fallait y penser ! Sarko l'a fait. On ne sait qui sera là pour dépouiller le scrutin, le soir des résultats....les z'amis des z'amis, sans doute...

Alors, dans ces conditions là, la crise économique empirant en Europe et aux USA, tout explosera comme en Égypte, en Tunisie et en Grèce. L'Espagne commence déjà sa mue, puis bientôt le Portugal, l'Angleterre... quand les institutions sont structurellement rouillées ou accaparées par les affameurs en tous genres, les peuples finissent toujours par apporter le dégrippant.


Pour info : " Vers l’“insurrection sociale globale”, selon l’ONU "
http://www.dedefensa.org/article-vers_l_insurrection_sociale_globale_selon_l_onu_23_06_2011.html

Écrit par : Jeff | 23 juin 2011

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