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13 juin 2011

Supprimons L’Election Du Président De La République Au Suffrage Universel

Quelle est l’élection qui, en France, mobilise le plus d’électeurs ?
La présidentielle.
Hormis le second tour de 1969 (qu’opposait Alain-blanc bonnet-Poher à Georges-bonnet blanc-Pompidou) le taux de participation a toujours été supérieur à 70% [1], dépassant même, dix fois sur seize, les 80%.
On pourrait s’en réjouir, y voir, là, un signe de bonne santé de notre démocratie.
Or, ce n’est pas le cas.

La-VIe-République.jpgCar pendant que la présidentielle capte l’électorat (et les médias), les autres élections (municipales, cantonales, régionales, législatives et européennes) perdent, scrutin après scrutin, des électeurs.
Ils n’étaient que 46,33% à s’exprimer lors du premier tour des régionales 2010 (77,93% en 1986) 44,32% au premier tour des cantonales 2011 (69,95% en 1992) tout de même encore, et c'est heureux, 66,64% au premier tour des municipales 2008 (78,80% en 1978).

Quant aux législatives, la dernière fois que le taux de participation fut supérieur à 70%, c’était lors du second tour de 1997 (70,97%).
Depuis que cette législative suit la présidentielle, elle ne mobilise plus (autant) ; or donc sur la période 2002/2007, que 62,42% au premier tour, et 60,14% au second, contre respectivement 78,5% et 78,76% pour la période 1958/1978, et 70,18% et 70,85% pour la période 1981/1997 [2].
Nous observons une baisse flagrante et constante de la participation pour cette élection, pourtant majeure qu’est la législative. Majeure, car qui, hormis le maire, est le plus proche d’un citoyen, sinon son député (qui, au passage, est souvent maire de sa commune) ?

Reste les européennes, qui n’ont jamais connu un grand succès, où nous sommes passés d’un taux de participation de 60,71% (1979) à 40,63% (2009). Etrangeté, bizarritude totale, quand on sait que c’est au Parlement européen que tout se décide
En effet, est-ce le président de la République qui peut influer en quoi que ce soit sur les directives de Bruxelles, voire les caprices de l’Allemagne, ou, un tant soit peu, les députés européens ?...
Le citoyen-électeur français est assez curieux. Sa faculté à se mobiliser en masse sur une seule élection – la présidentielle – semblerait accréditer la thèse qu’il croit en « l’homme providentiel », à celui qui va le sauver (ou le protéger).
Ce qui est un leurre total. Il n’y a pas plus éloigné du peuple, et de fait, que l’homme de l’Elysée…

L’abstention (progressive) aux diverses élections intermédiaires est moins due à un désintérêt du citoyen pour la chose publique et politique qu’à une polarisation exagérée sur un seul scrutin, cette présidentielle que le média nous présente comme capitale pour la nation... La rencontre entre un homme et le peuple, nous assure-t-on... Mais quel romantisme, dites-moi ! Ce doit en être, sinon, on n’aurait pas fait de François Mitterrand, un personnage de roman... De Sarkozy (mais aussi de Chirac, Villepin, Dati, etc.), un héros de cinéma.
Mais enfin, si véritablement le citoyen se désintéressait de la politique, comment expliquer qu’il se rue sur les urnes, la présidentielle venue ? D’aucuns – et ils n’auraient sûrement pas tort – objecteront que ça n’a, au fond, pas grand-chose à voir avec la politique. Nous sommes, en effet, tout bien pesé, et de plus en plus, dans une sorte de compétition sportive, un duel de supporteurs, voire un jeu qu’aurait moins à voir avec « Que Le Meilleur Gagne » que « Le Moins Pire L’Emporte », avec comme animateurs-commentateurs, les journalistes (qui donc, de fait, ne sont plus véritablement des journalistes). Pas très loin d'une vulgaire émission de télé-réalité. Un show. Un cirque. O combien médiatique (business is business) !
C’est ainsi qu’à ce jeu du « Moins Pire » on atteignit des sommets en 2002, avec un Jacques Chirac réunissant 82,21% des suffrages exprimés alors qu’il n’en avait récolté que 19,88% au premier tour (13,75% des inscrits).
Dans un autre style, on pourrait avancer l’idée qu’une partie non négligeable des électeurs ayant voté Ségolène Royal au second tour de la présidentielle 2007, l’ont moins fait par adhésion à ses idées, que pour barrer la route à Nicolas Sarkozy.

En réalité, la dernière élection où nous eûmes à faire un choix politique clair, je veux dire à choisir véritablement entre deux projets de société, et non deux personnes, c’est l’élection présidentielle de 1974. Et non celle de 1981, où, quoi qu’on en dise, une envie d’en finir avec Giscard a été déterminante.
1981 n’a été que le début de la fin. A commencer par la disparition progressive du clivage droite/gauche (entériné par la chute du communisme, puis par la construction européenne où les différences entre PS et UMP sont faibles et... par trois cohabitations). [3]
Ce n’est pas le fait du hasard si, aujourd’hui, Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan et quelques autres, causent d’UMPS.
Bref, en trente ans, nous serions passés de « la bande des quatre » (RPR, PS, PCF, UDF) au (pseudo) bipartisme ; (pseudo) bipartisme que le média distrait par l’introduction d’un concept dit du troisième homme.
Mais surtout, et avant tout, nous sommes désormais dans la personnalisation
.
Nous votons plus pour (ou contre) un homme que pour un projet de société. Plus pour (ou contre) un homme que pour un programme (ou un choix) politique. Et quand il se représente devant les électeurs, qu’il remet son titre en jeu, ce n’est pas son bilan qui primera. C’est lui. Veut-on encore de lui ou pas ?
Voilà à quoi nous sommes réduits. C’est maigre. C’est rien. Rien d’autre qu’une entourloupe.

Eh bien c’est avec ce « lui » qu’il faut en finir. Or donc, en terminer avec l’élection du président de la République au suffrage universel. Ainsi que le préconisait Michel Rocard en août 2006 [4]. C’est le seul moyen de rendre le pouvoir (ou, un tant soit peu de pouvoir) au citoyen, donc de redonner du sens à notre démocratie.
Le président – ou : chef du Parlement – doit être désigné par l’Assemblée nationale. Ce qui signifie que les élections législatives deviendront un des rendez-vous majeurs de notre vie politique. Avec un mode de scrutin revu et corrigé, permettant de prendre en compte la diversité d’opinions, d’idées et d’aspirations de nos concitoyens. C’est cette Chambre (enfin !) représentative du peuple français qui, suivant la majorité qui s’en dégagera, nommera, par un vote, le Cameron ou la Merkel, chargé de constituer un gouvernement.

Il ne s’agit aucunement de revenir en arrière, à un système bancal, comme celui de la IVe République. Mais de tirer les leçons de la Ve.
Et ces leçons tirées, de proclamer une nouvelle ère, moderne, adulte, responsable, respectueuse des citoyens, plus proches d’eux, qui n’a rien à voir avec la fausse-bonne idée dite de « démocratie participative » prônée par Ségolène Royal (qui n’est, en réalité, qu’une démocratie d’opinion – laissons cela à RMC Info) ni même avec un système référendaire (très prisé par le FN), mais avec une VIe République, qu’un temps, le « socialiste » Arnaud Montebourg défendait avec un peu plus d’ardeur que présentement.
Il conviendrait, d’ailleurs, que le candidat PS issu des primaires, fasse sienne cette proposition du député de Saône-et-Loire, et la porte durant la campagne présidentielle 2012. Plus qu’il ne conviendrait, c’est une exigence.

Posons-nous les bonnes questions.
Que nous apporte, concrètement, aujourd’hui, l’élection d’un président de la République au suffrage universel ?
Est-ce par ce mode de fonctionnement que notre société peut évoluer, progresser ? Et, plus directement, à quoi sert-il ? Et qui sert-il ?
En donnant plus de pouvoir au Parlement, donc aux citoyens, nous revivifierons notre démocratie. Les enjeux seront plus clairs. Evidents. Nous redonnerons, en outre, plus de poids aux élections intermédiaires et locales, comme les régionales, les cantonales et les municipales. Nous redonnerons à la politique, sa force, son sens, et ses lettres de noblesse.
Ce faisant, ce pouvoir accordé au Parlement, déterminant, pourrait contribuer, à terme, à rendre les élections européennes plus attractives, car le citoyen aurait plus conscience que c’est là que tout se joue.

Comment peut-on croire, en 2011, que c’est un homme, un seul, qui va régler nos problèmes ?
Comment peut-on croire, en 2011, en un système monarchique, aristocratique, oligarchique, qui n’a de républicain que le nom ?


[1] Excepté le second tour opposant Alain Poher à Georges Pompidou (68,85%) les autres « tours » de présidentielle ayant le moins mobilisé d’électeurs, sont le premier tour de 2002 (71,60% de participation) le premier tour de 1969 (77,59%) le premier tour de 1995 (78,38%) et les seconds tours de 1995 (79,66%) et de 2002 (79,71%).
Concernant la présidentielle de 2007, le premier tour est le 3ème meilleur premier tour de l’histoire de la Ve République avec 83,77% de participation, le second n’étant que le 5ème (83.97%) derrière ceux de 1974 (87,33%), 1981 (85,85%), 1965 (84,32%) et 1988 (84,06%).

[2] Depuis l’inversion du calendrier décidée par le Premier ministre Lionel Jospin, jamais les législatives n’ont aussi peu mobilisé : 64,42% au 1er tour de 2002, et 60,31% au second.
C’est pire en 2007, avec 60,42% au 1er, et 59,98% (un record sous la Ve !) au second.

On aura observé, itou, un taux de participation plus faible qu’à l’accoutumée après les élections présidentielles de 1981 et de 1988, où le président – François Mitterrand dans les deux cas – fraîchement élu, décidera d’une dissolution dans le seul but de demander au peuple de lui octroyer une majorité au Parlement ; ce qui tend à démontrer que le couplage présidentielle/législatives tue les législatives, et d’une certaine façon, la « démocratie réelle »

Le dernier scrutin tutoyant les 80% de participation est celui de 1986 (78%), le seul de l’histoire de la Ve République à un tour et à la proportionnelle.

[3] Le (pathétique) : "Je voterai François Hollande" d'un Chirac très affaibli physiquement (entre autres...) n'est que la confirmation de cette disparition du clivage droite/gauche.
Clairement, ça se joue désormais ailleurs...

[4] Extraits d’un entretien accordé par Michel Rocard (ancien candidat à l'élection présidentielle, celle de 1969) au site internet LCI.fr, le 31 août 2006 :

Rocard : Il faut supprimer l'élection du président au suffrage universel. Ce scrutin est aujourd'hui dévoyé. Il n'est plus le choix du patron de la France. Il sert à mesurer l'importance de tout courant d'idée pesant plus de 2% dans l'opinion, à droite comme à gauche. Du coup, la présence au second tour ne sera permise que pour un candidat dont le camp est le moins éclaté. C'est effrayant car ça revient à réduire le choix du chef de l'Etat à un jeu de dés. Un nouveau 21 avril est possible, disent les sondages. On verra bien le résultat, je fais part ici de mon inquiétude.

LCI.fr : Quelle est votre solution ?

Rocard : Limitons les pouvoirs du chef de l'Etat à la continuité de l'Etat et la garantie des valeurs suprêmes et faisons-le élire par le Parlement. Le débordement médiatique actuel autour de l'élection d'un homme aux pleins pouvoirs fausse le jeu. Sans tout ce sacré et cette gravité accompagnant le scrutin présidentiel, les acteurs du débat seraient des professionnels expérimentés. Tous ces métiers sont difficiles. Il vaut mieux avoir quelqu'un connu pour ses fortes capacités. Or dans le système médiatique actuel, les personnalités émergent très vite. Nicolas Sarkozy n'est pas tellement plus expérimenté que Ségolène Royal. Ce n'est pas une critique mais un constat, il apprend le métier. Il n'a ainsi jamais eu de responsabilités internationales...


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Commentaires

Tout à fait d'accord mais il manque un élément important pour que les français s"intéressent à nouveau à la politique. c'est de trouver des moyens pour que "élu politique" ne soit pas un métier comme un autre.
pour ça, pas de cumul des mandats, pas plus de 2 mandats consécutifs.

Écrit par : maxou | 13 juin 2011

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Oui, il est temps de passer à un autre régime, à une autre République.

Celle où on ne vote plus pour un Président de la République, mais pour une Assemblée d'experts qui votent entre eux pour différents projets. Une liste d'experts et non un gouvernement.

Car aujourd'hui, tout le monde en France peut constater que le Président "cannibalise" la fonction du 1er Ministre et du gouvernement, qui sont donc payés inutilement par les contribuables. Cet argent pourrait (et devrait) actuellement être économisé. En outre, les Ministres sont interchangeables, et nous avons ainsi eu entre autres exemples Mme Alliot-Marie qui a été Ministre de la Jeunesse des Sports, Ministre de l'Agriculture, Ministre de la Justice sans qu'elle ne soit compétente particulièrement ou légitime dans ces différents domaines. De même que Mme Christine Lagarde, qui est l'actuelle Ministre de l'Economie alors qu'elle a une formation de Juriste et est une ancienne responsable du Cabinet d'Avocat Baker and McKenzie. Elle serait donc davantage qualifiée pour d'autres postes, comme ceux visant le Ministère de la Justice que celui qu'elle représente aujourd'hui. Tandis qu'une Assemblée d'experts incluant différentes mouvances de Juristes pourrait également largement la dépasser et définir davantage un plan pour l'avenir, car 2 yeux valent mieux qu'un...Ceci démontre à quel point il est vain pour l'orientation de la politique de notre pays d'avoir une personne dédiée quand nous pourrions avoir les meilleurs experts Français pour nous représenter directement par un vote, le leur, qui serait davantage démocratique et permettrait moins aux lobbies de faire pression face à un interlocuteur dédié et sans que cela ne nous coûte plus cher. En somme, une sorte d'assemblée de Jurés, sans ironie sur le projet de Justice de Monsieur Sarkozy qui veut faire une Justice exemplaire par le peuple et pour le peuple. Pourquoi celle-ci, si elle dispose des rapports dont dispose un gouvernement, ne serait-elle pas elle-même en mesure de mener une politique efficace et en prévision de l'avenir et sans qu'elle soit comme elle l'est actuellement, une sorte de panacée de monarchie électorale ?

De plus, à l'heure d'Internet et des nouvelles technologies, il est impératif de changer notre vision sur la façon de faire de la politique et ce moyen d'entrer en contact avec l'électeur final peut permettre de susciter davantage de civisme de sa part en le confrontant et en le soumettant à des choix qui l'intéressent fortement : à savoir la politique de son pays. Bien évidemment, certaines choses ne se décident pas par référendum, comme la fin du nucléaire, car ce gouvernement ne veut pas risquer ses investissements, mais cela devrait pouvoir permettre d'orienter la politique de ce gouvernement justement en demandant si on doit accélérer la sortie du nucléaire ou non...Ce gouvernement en est bien conscient et ce n'est pas en n'écoutant pas son peuple qu'il va se faire respecter mais bien en prenant en compte les critiques de celui-ci.

Pour finir, nous voyons tous actuellement la Belgique actuellement s'en sortir sans gouvernement. Cela confirme l'idée qu'il n'est nullement nécessaire d'avoir un Président de la République et un Gouvernement, qui sont très coûteux pour le peuple sans que cela soit garant d'une efficacité aucune comme nous le voyons depuis trente ans.

Nous avons besoin d'une Représentation Politique qui fonctionne comme la Justice, avec une Assemblée d'experts qui fait les lois et les soumet au Parlement. Et un Parlement qui n'a plus le droit de décider de ses salaires et traitement non plus, car cela pose un sérieux problème actuellement en France pour l'égalité entre gens du peuple et représentants et ne peut être considéré comme démocratique du tout... Or, il est bien inscrit dans la Constitution que le pouvoir appartient au peuple et est fait par le peuple, pour le peuple. Il faut respecter nos propres textes !

Écrit par : Lettres Éparses | 13 juin 2011

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Ne plus élire le président de la république au suffrage universel, pourquoi pas, mais alors revenons à la royauté, c'est plus simple.
L'élection du PR par le peuple à cet avantage,c'est que le candidat peut dire: si je suis élu, je ferai ça, ça et ça, des réformes qui , sans cela ne se feraient jamais, par manque de volonté politique,ou de majorité au parlement.
Exemple: si je suis élu, j'interdirai la corrida, avec mise à mort du taureau, sur tout le territoire français.
faire voter une telle loi par le parlement est impossible, trop de parlementaires ont besoin d'être réélus.
Rendre le vote obligatoire ,en comptabilisant les votes blancs ou nuls, je suis pour.

Écrit par : Alain | 13 juin 2011

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@Alain : Pardonnez-moi, mais je crois que vous n'avez pas très bien lu cet article. Qui, finalement, peut très bien se résumer en une phrase : nous élisons désormais le Roi. Et non, un président de la République. Nous sommes dans une monarchie vaguement républicaine. En vérité, nous n'avons pas fini notre Révolution. Celle qui donne sens au mot : citoyen.

Je ne crois pas au vote obligatoire. Et je considère que la bataille pour comptabiliser les "nuls" et les "blancs" est une bataille de "bobos".
L'abstention est, à mon sens, plus claire qu'un vote blanc ou nul. On fustige les abstentionnistes, moi, je les comprends. Y'a de quoi, s'abstenir... D'autant plus lors d'une présidentielle, et qui plus est, au second tour.

NB : Relisez attentivement le [4] où Michel Rocard explique pourquoi il faut en terminer avec ce que j'appelle un "cirque médiatique". C'est assez clair, pourtant...

Écrit par : Philippe Sage | 13 juin 2011

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Laissons nous au moins pouvoir élire directement le représentant français du gouvernement mondial, c est tout ce qu'il nous reste^^

Mise a part, assez d'accord avec l'article qui résume bien les travers de cette constitution, la V ème correspondait a une époque déterminée et les données ne sont plus les mêmes, ni les français.
Cette dictature molle a fait son temps mais on ne voit pas qui pour porter sa "successeuse", que des faux derches qui prêchent blanc dans l'opposition mais disent noir une fois sur le trône (cf : Mitterrand et son coup d’État permanent)

Écrit par : Le Tocard | 13 juin 2011

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Il faut refondre tout le système pour tendre vers une démocratie qui représente réellement les citoyens et pas les lobbys financiers
Je suis d’accord sur le fait que la présidentielle est une imposture mais tout le reste aussi.
Le clivage gauche droite n’a aucun sens et tout notre mode de choix des représentants est basé sur les mécanismes de la manipulation des masses.

Écrit par : gaijin | 13 juin 2011

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On pourrait peut-être commencer par demander l’avis des Français, parce que l’élection du président de la République correspond à leur monarchisme foncier - composante essentielle de l’identité française. Ils y sont donc très attachés.

Ce dont les taux de participation témoignent aussi : 80 % et plus dans 13 tours sur 16.

Écrit par : Marc Gelone | 13 juin 2011

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Marc Gelone :

Bonne remarque. Le composé France, né de la monarchie, tient de la monarchie. Il tend à se dissoudre sans monarchie. Mais monarchie veut dire qu’un homme incarnera l’esprit d’une nation, sa continuité et son inscription dans le temps, sans nécessairement jouer au manager omniprésent. De Gaulle a façonné une constitution sur mesure, s’attribuant des pouvoirs quasiment aussi étendus que ceux de Louis XIV alors que l’évolution de toutes les nations civilisées tendait à conserver au Chef d’Etat un rôle placé au-dessus des partis, et au gouvernement, les bagarres politiques du quotidien.
On en arrive à une sorte de dictature plébiscitaire à la Napo III, avec une concentration des pouvoirs plus proche de celle d’un pays du Tiers Monde que des USA, par exemple, où le Président, tout élu qu’il soit (mais indirectement, en fait, par un collège électoral) détient les pouvoirs d’un monarque anglais parlementaire de la fin du XVIIIe siècle, quand le système a été conçu.

Vous voyez, vous un candidat (ou une candidate) qui fasse à ce point corps et âme avec la France pour prétendre l’incarner ? Moi pas.

Écrit par : Armand | 13 juin 2011

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A noter que la réforme territoriale transforme 2 élections à 2 tours en une élection à un tour.

Il faut supprimer le Sénat.

Quant à l’élection présidentielle, comme toute élection, le problème est l’intelligence des électeurs !

Écrit par : .jk. | 13 juin 2011

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En lisant le titre de votre article, je pensais, j’espérais que vous alliez nous faire une proposition radicale pour faire évoluer/changer le système actuel.
Je pensais avoir une réflexion comme celle d’Étienne Chouard (http://www.dailymotion.com/video/xiyzhh_etienne-chouard-conference-le-tirage-au-sort-comme-bombe-politiquement-durable-contre-l-oligarchie_news).
Mais en fin de compte, votre proposition au mieux maintiendra le système oligarchique actuel.

L’assemblée nationale vote les règles pour garder leur salaire élevé et leurs avantages. Ils refusent de voter les lois qui seront a leur désavantage (interdiction du cumul des mandats, criminaliser les crimes économiques et politiques, limitation des mandats des députés etc.) : C’est toujours l’oligarchie, les notables, les grands bourgeois... Jamais un pauvre ou un homme intègre ne se retrouvera au pouvoir avec eux.

Écrit par : innsa | 13 juin 2011

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« le problème est l’intelligence des électeurs ! »

Jk, le seul citoyen imperméable à toutes influences et autres manipulations ! :-D

Écrit par : Croa | 13 juin 2011

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jk
N’y voyez pas d’attaque personnelle mais :
Si je vous propose une baffe donnée de la main droite ou une gifle donnée de la main gauche quel sera votre choix intelligent ?
Et bien sûr vous devez choisir sinon vous êtes un mauvais citoyen en sachant que si vous votez blanc vous prenez de toute façon l’un ou l’autre ?

Écrit par : gaijin | 13 juin 2011

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@gaijin : Non, celui qui refuse un tel choix obligatoire est un mauvais sujet. Il mérite donc sa baffe :-D

NB : Un citoyen aurait la possibilité d’esquiver le coup.

Écrit par : Croa | 13 juin 2011

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@Croa

Je "croa" que vous avez raison :-D

Écrit par : gaijin | 13 juin 2011

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Changer les rôles ne sert à rien, ce sont les règles qu’il faut changer, et en définitif, notre perception de la démocratie, et du vivre ensemble..... C’est joli mais ça ne fait pas avancer le débat ! oui je sais, car la véritable évolution est beaucoup plus profonde :-)

Écrit par : Orion | 13 juin 2011

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@gaijin

Vous auriez pu rajouter : et même un direct au centre. De toutes façon, c’est kif, kif.

Écrit par : Nicole CHEVERNEY | 13 juin 2011

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Cet article pêche par inculture. Tout d’abord, il faut rappeler avec Aristote que le système politique dans lequel on vote pour des représentants n’est pas la démocratie mais l’oligarchie. Le vote pour des représentants est anti-démocratique. On ne représente pas un citoyen.
Ensuite, vu qu’il y aurait à peu près tout à reprendre de l’article, je laisse un peu tomber mais quand je lis que le maire est l’élu le plus proche de la population, je regrette que l’auteur méconnaisse l’historique de la fonction de maire. Elle n’est venue que de la dépossession des communautés villageoises de leur pouvoir politique par le pouvoir central qui les a lentement endetté au fil des siècles. Le maire est le remplaçant oligarchique des pratiques "démocratiques" moyenâgeuses que nous avons désormais totalement oubliés.
Du coup, tout l’article sonne faux parce que l’auteur veut sauver un système qu’il croit être démocratique alors qu’il est oligarchique (on vote pour des représentants). Les conséquences de l’oligarchie sont, entre autre, un désintéressement du peuple de la chose publique. C’est une conséquence normale, il n’y a rien à faire et même au contraire, il y a peut-être là le ferment de la fin de l’oligarchie. Il faut donc encourager l’abstention.
Pour finir d’être méchant, je dirais qu’il faut quand même lire un peu plus de classiques avant de faire des articles sur ce sujet. Là, c’est quand même un peu limite...

Écrit par : totof | 13 juin 2011

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@totof : c’est, entre nous (puisque personne ne nous voit, ni écoute) l’attitude que je préconise en un tel système oligarchique : l’abstention. Je rêve, figurez-vous, qu’un de ces beaux jours, personne ne se déplace à quelque élection que ce soit...

L’abstention est une arme incroyable. Et, au fond, n’est-ce pas, trop peu utilisée. A croire que nous sommes dociles... Oui, pour tout faire péter, dire non à ce ce système, il ne faut plus voter. D’aucuns diront, c’est irresponsable, c’est tuer la démocratie, et autres fadaises. Je prétends que non. Au contraire. Bien au contraire...

Au moment où l’on parle de s’indigner (alors qu’il faudrait se révolter) l’abstention est la meilleure des indignations. Par les urnes. Refuser l’urne. Manière de dire : démerdez-vous, nous on ne "joue" plus.
En fait, c’est une révolution.

Écrit par : Philippe Sage | 13 juin 2011

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A l’ère d’internet, croire que la meilleure façon d’exprimer ses idées c’est en mettant son bulletin dans l’urne, est une douce illusion. Lorsque le discours des politiques est remanié par ses "conseillers en communication", que la vie politique est rythmée par les échéances électorales plutôt que par les vrais enjeux tels qu’ils se présentent, quand le politicien devient le haut-parleur des lobbys possédant le contrôle de la masse monétaire, l’élection devient une tromperie. Pourquoi choisir un représentant, alors qu’avec internet, tout le monde peut faire valoir son opinion. Pour trouver une info pertinente, Google n’organise pas d’élections, mais soumet la circulation des idées à un algorithme, qui prend en compte le moindre clic pour calculer la pertinence. C’est d’ailleurs LE grand pas en avant des dernier temps : pour la première fois dans l’Histoire de l’humanité, la pertinence peut être calculée, ce qui en fait une valeur monnayable. On ne peut plus nier l’évidence, comme le faisaient, au siècle dernier, les puissants manipulateurs d’opinion publique. Le postulat "élection, piège à cons", prend aujourd’hui une toute autre importance.

Je ne vote pas. Je préfère bloguer, je me trouve bien mieux représenté par moi-même que par celui dont le métier consiste à manipuler l’opinion publique en leur faveur.

Écrit par : Deneb | 13 juin 2011

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@Deneb : Quoique, par ailleurs, plutôt de votre avis, attention a la "pertinence automatique" ça se manipule aussi !

Écrit par : gaijin | 13 juin 2011

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@gaijin : C’est antinomique. Soit c’est automatique, soit c’est manipulé. Mais vous avez raison, il faut être vigilant , même (et surtout, dirai-je) pour le gentil géant Google. Eric Schmidt, l’âme de Google, vient de se faire écarter, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne nouvelle.

Écrit par : Deneb | 13 juin 2011

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Évidemment entièrement d’accord pour la suppression de l’élection présidentielle : cette pratique monarchique et bonapartiste, qui dévoie la démocratie.

De tous les pays européens, la France est le seul à conserver cette pratique totalement anachronique, qui, on vient de le voir confirmer avec Sarkozy, met le pays aux mains d’un homme, d’un clan, et qui s’apparente à une autocratie de régime bananier.

Il faut également supprimer le bipartisme, mortel pour la démocratie ; comme ça a commencé aux USA, puis s’est généralisé dans l’ensemble du monde occidental.

Une Assemblée doit représenter l’ensemble des forces, partis et opinions d’un pays ; elle doit être élue à la proportionnelle intégrale ; il faut donc en changer le mode de scrutin, actuellement totalement inique, et qui favorise les gros appareils en place.

C’est marrant de voir que ceux qui dénonçaient, sous la IVème République, le "régime des partis", ont finalement institué un système qui n’est plus que le régime d’UN parti ; celui en place (par "aleternance l’un ou l’autre) ; et qui est bien pire que celui qui existait avant, parce qu’il permet à un clan ne représentant même pas le 1/3 des électeurs de disposer de l’ensemble des pouvoirs, d’en user et d’en abuser de toutes les façons possibles.

Les seuls moments de démocratie à peu près acceptable, sous la Vème République, ont été ceux des cohabitations, parce qu’ils permettaient un équilibre des pouvoirs.

La nécessité d’une VIème République s’impose donc avec une urgence absolue.
République ouvrant le champ démocratique, par des recours fréquents à des référendums, sur les décisions politiques majeures pour le pays, une interdiction absolue du cumul des mandats, de réels contre-pouvoirs, deux mandats maximum pour n’importe quel élu, une représentation à la proportionnelle, un premier ministre qui gouverne réellement, avec un gouvernement pluriel, un Président avec les seuls pouvoirs de garant des institutions, un contrôle beaucoup plus efficient des citoyens sur les élus, une transparence totale des fonctionnements politiques des gouvernants, des modes de scrutin respectueux de la diversité des partis, des opinions, des citoyens ; bref, un véritable retour à un vrai processus démocratique.

Effectivement, on se demande ce qu’est devenu le projet de Montebourg, et pourquoi les partis dits "progressistes" n’inscrivent pas, en priorité, ce changement constitutionnel dans leur programme.

Cette élection du président au suffrage universel a transformé le pays en mise en scène d’un show-people, à l’américaine, dans un genre de star-academy, qui n’ a plus rien à voir avec un processus démocratique.
Avoir à choisir entre la peste, le choléra, ou la vérole ; tu parles d’un choix démocratique...

Dans n’importe quel mode de scrutin, par ailleurs, l’abstention doit être comptabilisée comme un vote exprimé, et chaque élu ne doit pouvoir l’être qu’avec une majorité de ces voix exprimées (y compris les abstentions) ; quitte à recommencer l’élection, jusqu’à ce qu’un candidat présente un programme, une liste remportant cette majorité.

Il est clair que la constitution de la Vème République a été écrite pour de Gaulle, qui avait besoin de tous les pouvoirs, puis n’a fait que se confirmer ; que ce soit avec Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, en système monarchique, avec une dérive démocratique de plus en plus prononcée, vers un système d’autocratie arrivé, sous le petit kondukator, à un point de non-retour,

Mais si cela a été possible, c’est parce que c’est la constitution qui le permet ; le système de gouvernement ne doit pas être à la merci de n’importe quel individu sans contrôle, qui peut l’utiliser à son profit, ou au profit de son clan.
C’est aux citoyens que doit appartenir, en permanence, le pouvoir de conforter ou désavouer ses dirigeants.

Le changement de constitution est donc une urgence.

Pour le moment, puisque nous sommes encore sous ce régime bonapartiste, nous n’avons guère le choix : zappons la présidentielle’-people ; que celui ou celle qui sera élu(e) ait le moins de légitimité possible, et mobilisons nous sur les législatives, pour élire ceux qui présentent un programme de changement de constitution, et de reconquête d’un véritable processus démocratique.

Écrit par : Sisyphe | 13 juin 2011

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Toutes mes excuses ; en parlant de comptabiliser les voix non exprimées, j’ai parlé d’abstentionnisme, alors que c’est au VOTE BLANC auquel je voulais faire référence.

Comptabiliser les votes blancs dans les suffrages exprimés.

Pour l’abstention, c’est un autre problème ; il faudrait peut-être, comme en Grèce antique (ou en Belgique, je crois) , instituer le vote obligatoire, en comptabilisant les votes blancs.

Désolé pour ma confusion.

Écrit par : Sisyphe | 13 juin 2011

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@Sisyphe a écrit : "De tous les pays européens, la France est le seul à conserver cette pratique totalement anachronique"

Le chef de l’Etat est élu au suffrage universel direct dans les pays européens suivants : France, Portugal, Autriche, Bulgarie, Chypre, Finlande, Lithuanie, Pologne, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Croatie. Parmi les autres, on compte 13 monarchies.

Écrit par : Julien | 13 juin 2011

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@Julien : Sauf que dans AUCUN de ces pays, le Président ne jouit des pouvoirs exécutifs comme en France !
Nous sommes le seul pays « démocratique » de la sphère occidentale qui confère au chef des l’État des pouvoirs exécutifs, alors que celui-ci demeure « irresponsable » devant le Parlement (au sens où il ne peut être démis par les élus, alors qu’il dispose du pouvoir de dissolution).

Au Portugal, le Président a un rôle purement honorifique
en Pologne idem
en Roumanie, il peut être renversé par le Parlement,
en Slovaquie, le pouvoir exécutif est exercé par le Chef du Gouvernement,
en Croatie, Le président de la République de Croatie (Predsjednik) est le chef de l’État ; il est également le chef des armées et il a le devoir de désigner le président du gouvernement (le « premier ministre ») avec l’accord du Parlement. Le gouvernement croate (Vlada) est dirigé par le président du gouvernement (couramment qualifié de « premier ministre » dans les médias croates et étrangers), qui a deux vice-présidents et treize ministres chargés de divers secteurs d’activité. Le pouvoir exécutif a la charge de proposer des lois et un budget, de veiller à l’application des lois et de guider la politique intérieure et étrangère de la République.
L’Autriche est une République Fédérale
La Finlande est une démocratie parlementaire. Le président de la République dispose de pouvoirs non négligeables, mais joue actuellement un rôle moins marqué dans la vie politique qu’il y a vingt ans. Le gouvernement (valtioneuvosto en finnois ou statsrådet en suédois) est dirigé par le premier ministre qui est choisi par le parlement.

Bref, dans aucun des pays cités, le Président n’a les pouvoirs exécutifs que possède le Président de la Vème République française.

Écrit par : Sisyphe | 13 juin 2011

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@Sisyphe

Entièrement d’accord avec vous : en finir avec cette élection du pantin de la finance, une VIe République avec proportionnelle (25pays sur 27 dans l’UE fonctionnent avec une dose de proportionnelle alors faut arrêter avec l’enfumage de la IVe !!!).

J’ajouterai le vote obligatoire, comptabilisation des blancs et nuls dans les votes exprimés, inscription automatique sur listes électorales à la majorité et radiation au décès (se souvenir du bourrage des urnes dans le Ve arr. de Paris et les votes corses lol).

Mais pour que ces partis soient réellement représentatifs ils devraient réunir un quorum d’au moins 2/3 de votes d’inscrits, sinon retour à la case départ et annulation des élections pour non représentativité de l’électorat.
Actuellement l’UMP gouverne et se prétend majoritaire alors qu’il ne représente que 8% d’inscrits : c’est un véritable scandale ! Nous sommes dans une ploutocratie les présidentielles ne servant que d’enfumage pour les faibles d’esprits.

Voir les graphiques explicatifs sur : http://www.pauljorion.com/blog/?p=25172

Solution ? Voter au 1er tour des présidentielles pour les candidats qui réclament la VIe république (Éva Joly et Montebourg), boycotter le guignol qui sortira au second tour et voter massivement aux législatives pour les programmes qui changeront la donne.
Rien ne changera dans ce système électoral dévoyé par la ploutocratie en place.

Écrit par : melody vers | 13 juin 2011

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Cet article part sur de bonnes bases. En effet le système politique est corrompu !

Toutefois les aménagements que l’auteur nous propose sont loin d’être à la hauteur et ce n’est pas avec ça qu’on refondera une démocratie réelle ! :-D

Écrit par : Croa | 13 juin 2011

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Bonjour, Croa.

En revenir, sur un modèle britannique, à la primauté d’un président du Conseil des ministres directement issu du résultat des législatives serait déjà un énorme progrès !

Écrit par : Fergus | 13 juin 2011

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Fergus,

Sauf que le système britannique n’est pas que cela. Il y a bien un Chef d’Etat qui "règne et ne gouverne pas" mais qui peut à tout moment siffler la fin de la partie en cas d’excès insupportables (ce qui n’est jamais arrivé en trois siècles, mais le fait que la possibilité existe reste un facteur de stabilité dans le psychisme national). Ce pôle de stabilité n’existe plus en France.

Quant au Premier Ministre britannique, il exerce de fait une dictature car les contre pouvoirs (Chambre des Lords, Souverain) n’interviennent plus en politique. La seule limite à son pouvoir (puisqu’il contrôle le parti majoritaire) c’est un vote de non-confiance ou le rejet d’une proposition importante entraînant sa démission. Dans un sens, le PM britannique est dans une situation assez proche de celle du président français : s’il est autoritaire (comme Blair et Thatcher), il n’a rien à envier à un omniprésident genre Sarko.

Écrit par : Armand | 13 juin 2011

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Pourtant si la chambre des lords a perdu beaucoup de son pouvoir, elle se considère quand même contre un contre-pouvoir, parfois avec succès, comme on l’a vu lorsqu’elle a rejeté la proposition d’une prolongation de la durée de la détention dans le cadre de la lutte anti-terroriste, ce qui a été surprise à l’époque puisque la majorité des lords sont nommés à vie et les autres sont des pairs héréditaires élus, issus des couches les plus favorisées, et donc pas particulièrement proches des préoccupations de la population. Le projet de réforme de cette chambre qui aboutirait à un plus grand nombre de membres élus ne garantirait en aucun cas une meilleure représentativité des intérêts du peuple, mais donnerait seulement l’impression ou l’illusion d’un système plus représentatif. On retrouve chez ces lords un très fort sentiment de service public, mais aussi un aristocratisme bénévole teinté de paternalisme envers le petit peuple, qui semble compenser le fait qu’ils n’aient pas été élus.

Écrit par : Annie | 13 juin 2011

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Bon article, évidemment. Mais s’il pose de bonnes questions, il n’apporte aucune réponse.

Celle-ci par exemple : "Que nous apporte, concrètement, aujourd’hui, l’élection d’un président de la République au suffrage universel ?"

Je dirai que l’élection du président est à notre démocratie ce que la coupe du monde est au football : un grand moment !

Je rappelle ce mot de Chomsky, un grand bonhomme : « Une réussite grandiose de la démocratie, d’avoir su ’obtenir sans violence ce que les régimes totalitaires obtiennent par le bâton’ »

PS : Alors, peu importe le mode de scrutin : gardons le spectacle et ne boudons pas notre plaisir !

Écrit par : JL | 13 juin 2011

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@ jl

C’est tout de même un spectacle qui nous coûte très cher. Et de plus, de mauvaise qualité.

Écrit par : Nicole CHEVERNEY | 13 juin 2011

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@JL a écrit : « Je rappelle ce mot de Chomsky, un grand bonhomme : « Une réussite grandiose de la démocratie, d’avoir su ’obtenir sans violence ce que les régimes totalitaires obtiennent par le bâton’ » »

Effectivement, avec de la vaseline tout passe !

Il y en a qui même en redemanderaient !

Un minimum de pudeur exigerait toutefois de mettre des guillemets à "démocratie".

Écrit par : Croa | 13 juin 2011

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@Croa,

Faut-il comprendre que cette démocratie est honteuse, et que les guillemets lui serviraient de cache-sexe ?

Si vous voulez, vous pouvez reprendre la phrase à votre compte, en écrivant démocrassie, par exemple ! C’est vous qui voyez !

Écrit par : JL | 13 juin 2011

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@JL et @Croa : Je ne voudrais pas mettre tout le monde d’accord, mais si vous me le permettez, telle qu’elle se vit et se vote, cette démocratie ne m’inspire que des mots crasseux (c’est vous dire si je me suis retenu dans cet article, que j’ai fait mon poli, mon aimable et tutti).

NB : Entièrement d’accord avec Nicole CHEVERNEY : le spectacle est de très mauvaise qualité et ça nous coûte bonbon.

Écrit par : Philippe Sage | 13 juin 2011

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@ Nicole Cheverney,

Oui, ça coûte cher, très cher ! Mais pour les princes, rien n’est trop beau. Et puis, ne sommes nous pas la plèbe qui aime les jeux du cirque ?

Écrit par : JL | 13 juin 2011

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Pourquoi ne pas revenir à un système qui a fait ses preuves ?
Nous avons un gouvernement avec un Premier ministre qui gouverne le pays (Premier ministre appelé aussi président du conseil.)
Le président de la République ne gouverne pas. Comme actuellement en Allemagne, en Suisse, etc....... Il représente le pays, visite la Foire de Paris, les comices agricoles, etc......
Il faut arrêter de vivre comme en 1750-1789 avec un potentat au sommet qui fait ce qu’il veut, entouré d’une cour de larbins.

Écrit par : RogeR | 13 juin 2011

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Supprimer le peu d’influence qu’a le peuple sur le politique au nom de la démocratie ne me paraît pas une très bonne idée...
L’auteur ne semble pas comprendre que les Français ont très logiquement tiré la leçon du fonctionnement de notre système politique : ils se mobilisent quand ils ont la possibilité de faire un vrai choix (cf. la hausse de la participation en 2007 par rapport à la présidentielle de 2002) ou quand cela en vaut la peine (ils ne vont pas voter aux européennes parce que ils ont compris que les grands partis disent tous la même chose sur l’Europe).

Écrit par : Julien | 13 juin 2011

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Tant qu’on est, supprimons les élections ...

Déjà que la zélite passe outre aux résultats d’un référendum ...

Écrit par : Catherine Segurane | 13 juin 2011

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Ouais ! Supprimons la seule élection qui mobilise les électeurs, c’est une bien bonne idée.... Pourquoi même ne pas tout simplement remettre un roi en place ? Comme avant la révolution ?
Ou alors, pourquoi ne pas se reposer les questions de nos fondements, les lumières, le peuple au centre de tout, parce que c’est ce qui défaut au final, non ?
UN POUVOIR DU PEUPLE, POUR LE PEUPLE ET PAR LE PEUPLE, n’est ce pas plutôt ce vers quoi il faudrait tendre ?

Écrit par : Yazan | 13 juin 2011

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Merci à l’auteur pour son article qui soulève de nombreux points et interpelle la démocratie : comment la pratiquer ?...

L’auteur relève pertinemment la personnalisation de la politique et relevant que ce n’est pas tant le contenu (programme politique) qui compte pour l’électeur, mais son contenant (la personne qui le porte).
Un peu comme dans les parfumeries, c’est l’emballage qui compte, pas le produit :

"Nous votons plus pour (ou contre) un homme que pour un projet de société. Plus pour (ou contre) un homme que pour un programme (ou un choix) politique. Et quand il se représente devant les électeurs, qu’il remet son titre en jeu, ce n’est pas son bilan qui primera. C’est lui. Veut-on encore de lui ou pas ? "

Oui, c’est exactement cela !

Bien sûr que la Constitution de la Vème République a été taillée sur mesure par, et pour de Gaulle, mais n’est pas de Gaulle qui veut et le monde et la France ont beaucoup changé depuis 1958.

Sur la participation au scrutin - implicitement le taux d’abstention -, il convient de relever qu’il serait bien hasardeux de vouloir la comparer avec celle d’autres pays. En effet, en France celle-ci est comptabilisée sur la base des inscriptions dans les registres électoraux, or ceux-ci ne reflètent pas l’ensemble des ayants droit, puisqu’il faut en France manifester la volonté de s’y inscrire préalablement pour pouvoir voter, ceci contrairement à d’autres pays dans lesquels l’inscription est automatique et généralisée.
La pratique française reflète ainsi un taux de participation au scrutin bien plus élevé qu’il ne le serait en réalité, si l’ensemble des ayants droit - tous les citoyens - y étaient inscrits. Et je n’aborderai même pas la non prise en compte des votes blancs.

Écrit par : Jean D'Hôtaux | 13 juin 2011

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Oui à la suppression de l’élection du Président au suffrage universel direct.
Oui à l’élection d’un président par un Parlement bicaméral (Assemblée Nationale + Sénat) avec réduction des pouvoirs dudit ¨Président à des rôles de représentation, d’arbitrage et de co-signature de l’exécutif ; primauté au gouvernement élu parmi la majorité à l’Assemblée Nationale comme organe de l’exécutif...

A condition également de revoir certaines choses dans le cadre d’institutions renouvelées :

- Assemblée élue par circonscriptions - découpées de façon impartiale et neutre - au scrutin uninominal majoritaire à 2 tours ;
- Sénat élu à la proportionnelle intégrale (sur la base de listes régionales) ;
- Lois d’initiatives citoyennes et referendum locaux obligatoirement pris en compte par le Parlement pour traduction éventuelle en loi nationale ;
- Réduction conséquente du nombre de députés et sénateurs ;
- Vote obligatoire (reconnaissance du vote blanc ou nul, donc), devoir citoyen comme l’est l’impôt juste ;
- Mandats uniques (pas de cumuls) et renouvelables au maximum 1 fois ;
- Contrôles citoyens des actes et décisions des élus (au moins 1 fois par an).

Écrit par : Jicé | 13 juin 2011

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Je comprend tous ceux qui sont cités et l’auteur de l’article, leur camp risque de paumer encore une fois du fait de leurs chamailleries internes.

Écrit par : Amaury Watremez | 13 juin 2011

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Je partage votre opinion sur l’élection du président de la république. En revanche, je rejette tout autant le parlementarisme.

Écrit par : Axel de Saint Mauxe | 13 juin 2011

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Citoyen,
Un lien qui devrait vous intéresser :

http://www.pouruneconstituante.fr/

Cordialement.
J.G.

Écrit par : Le Canard Républicain | 13 juin 2011

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@ melody vers a écrit : "(...) Solution ? voter au 1er tour des présidentielles pour les candidats qui réclament la VIe république (Eva Joly et Montebourg), boycotter le guignol qui sortira au second tour et voter massivement aux législatives pour les programmes qui changeront la donne.
Rien ne changera dans ce système électoral dévoyé par la ploutocratie en place."

Entièrement d’accord, et merci de votre soutien.

Je partage totalement l’avis d’ Edwy Plenel sur ce sujet :

http://www.npa2009.org/content/livre-edwy-plenel-met-le-pr%C3%A9sidentialisme-en-proc%C3%A8s

Écrit par : Sisyphe | 13 juin 2011

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@Le Canard Républicain : on est bien plus prêt de rendre le vote obligatoire que de convoquer une constituante, pour régler le problème de l’abstention.

Écrit par : Bernard29 | 13 juin 2011

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@totof a écrit : "Cet article pêche par inculture. Tout d’abord, il faut rappeler avec Aristote que le système politique dans lequel on vote pour des représentants n’est pas la démocratie mais l’oligarchie. Le vote pour des représentants est anti-démocratique. On ne représente pas un citoyen, bla, bla, bla.."

Oui, bin Aristote, il vivait à une époque où la population était infiniment moins nombreuse qu’aujourd’hui.

Pour lui, une "démocratie" était un système où les dirigeants étaient désignés par le sort. Merci bien, prendre le risque d’avoir un con fini pour gérer et administrer 300 000 de ses concitoyens, je ne trouve pas cela sage et prudent.

Vous me direz, on peut avoir un con fini en l’élisant. Vrai. Mais du moins on peut s’en débarrasser au scrutin suivant alors que si le hasard s’en mêle, on peut encore l’avoir pour un nouveau mandat. Et ne venez pas me parler de retirer son nom du scrutin suivant, car ce serait une violation de la définition de la démocratie.

Il va falloir vous y faire. Toute société, quelque soit sa taille, tend à désigner ou à faire désigner un groupe plus ou moins restreint de responsables.

Même dans un groupe de deux personnes, il y en a une qui a la fin prendra plus de décisions que l’autre.

L’élection nous permet un renouvellement partiel à chaque scrutin. Le système est loin d’être parfait mais on évite les soucis des sociétés ploutocratiques ou dynastiques.

Écrit par : Mmarvinbear | 13 juin 2011

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Pour ceux qui ont le temps (c’est un peu long) :

Le 18 Brumaire de Louis Bonaparte : http://classiques.chez-alice.fr/marx/brumaire.pdf

de Karl Marx.

Écrit par : Sisyphe | 13 juin 2011

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Ici aussi, on en parle : http://www.lautrecampagne.org/article.php?id=65

Extraits : "Mais que reprocher, au juste, à cette élection phare ?

Nous lui ferons, ici, deux reproches principaux.

Le premier c’est, paradoxalement, son archaïsme.
En effet, cette élection donne une parure démocratique et faussement moderne à une réminiscence monarchique profondément rétrograde : celle d’un homme seul et providentiel, investi d’un pouvoir exorbitant, en dehors de tout principe de responsabilité et de contrôle.
En conséquence, le peuple est convoqué périodiquement à une formidable bataille d’égos qui prend l’apparence d’une campagne mais n’est, dans les faits, que l’occasion d’une dramatisation de thèmes de racoleurs, d’un florilège de promesses pathétiques ou dangereuses et d’une hystérisation du débat démocratique par une personnalisation caricaturale et infantilisante des enjeux.

Cette élection directe, soi-disant au dessus des partis, mais dans les faits bien encadrée par eux, est aussi en filigrane une critique permanente de la démocratie représentative. Dans l’illusion d’un rapport immédiat entre un chef et son peuple, il y a toujours l’expression discrète d’une défiance face à cet intermédiaire qu’est le Parlement.
Les autres pays européens l’ont bien compris, qui, tous, ont choisi de faire des législatives leur rendez vous électoral fondamental. Intrinsèquement, ces élections collectives sont le lieu légitime d’une discussion « programme contre programme », permettant bien évidemment de faire des choix plus éclairés que quand l’essentiel d’une campagne a consisté a savoir qui était « usé » ou qui était « naïf ». Enfin précision importante, ces élections collectives n’empêchent pas des destins individuels de s’accomplir, puisqu’il en sort aussi un chef de l’exécutif, le Premier ministre, chef de la majorité, et responsable devant le Parlement

Le second reproche, c’est la dilution du principe de responsabilité.
Les institutions, il est vrai, ne sont pas absolument rigides et c’est l’apparition du phénomène de cohabitation qui a révélé à quel point la Présidence de la république est protéiforme. Dans les phases de cohabitation, le Premier ministre, a la légitimité la plus forte et gouverne, mais le Président conserve son pouvoir de nuisance, induisant une tension permanente au sommet de l’Etat, propice pour chaque tête de l’exécutif à se défausser sur l’autre dans l’échec ou à revendiquer l’exclusivité des succès, habituant l’électorat à une vision cynique du pouvoir.

Quand majorité parlementaire et présidentielle concordent, le premier ministre est au mieux un aide de camp malléable, et au pire, et bien souvent, un dauphin dangereux.
Il y a donc bien concurrence, et non pas équilibre des pouvoirs au sommet de l’Etat, là où tout devrait concourir à la clarté et l’efficacité dans l’exercice des responsabilités.

Au lieu de cela, la confusion règne et se diffuse, ébranlant toujours plus les électeurs dans leur confiance accordée à leurs dirigeants.
La encore, il parait simple de ne vouloir qu’un seul chef de l’exécutif.
Pour les raisons évoquées plus haut, la simplicité et l’efficacité plaident en faveur d’un seul chef de l’exécutif. Parce qu’il dirige le Gouvernement au quotidien, parce qu’il doit rendre compte de sa politique devant le Parlement, ce chef doit être le Premier ministre.

Revenir sur l’élection du président de la République au Suffrage universel direct, et donc lui retirer l’essentiel de ses pouvoirs, c’est donc aller dans le sens d’une réorganisation des pouvoir publics autour du principe de responsabilité, c’est refuser les chimères des hommes providentiels, c’est enfin se rapprocher des standards européens, tant il est vrai que l’on est pas obligé d’être indéfiniment persuadé d’avoir raison contre tous nos voisins.

C’est donc un acte de revivification démocratique.
Cette mesure institutionnelle n’aurait bien sûr pas de sens prise isolément. Elle va de pair avec une vague de propositions, qui vont de la revalorisation du rôle du parlement à l’instauration d’un mandat unique, en passant par toute une série de modalités."

Écrit par : Sisyphe | 13 juin 2011

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@Sysiphe
De rien, j’ai déjà lu l’article de Plenel et souscrit tout à fait à son combat. Mais je pense que si nous le gagnons il ne faudra pas s’arrêter en si bon chemin et réclamer une vraie démocratie directe (avec internet on peut voter facilement sur un tas de questions nous concernant) afin qu’un certain consensus se dégage (une vraie majorité de 50% de votes exprimés dont blancs et nuls).

Écrit par : melody vers | 13 juin 2011

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@Sage a écrit : "Reste les européennes, qui n’ont jamais connu un grand succès, où nous sommes passés d’un taux de participation de 60,71% (1979) à 40,63% (2009). Etrangeté, bizarritude totale, quand on sait que c’est au Parlement européen que tout se décide…"

D’où sortez vous cela ?
Le parlement européen n’a quasiment aucun pouvoir.
C’est la commission européenne (tous nommés, aucun élus) qui décide, pas le parlement ou si peu !

Mélenchon est pour supprimer l’élection du président au suffrage universel
lol !

Écrit par : Tchoo | 13 juin 2011

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Vous soulevez un vrai problème mais ce n’est pas la bonne réponse.

Le Président de la République est le seul en France à être élu au suffrage universel direct et national (au contraire des députés qui sont élus par circonscription). Il a donc dans notre système actuel plus de légitimité que les 500 parlementaires.
Même les députés européens sont aujourd’hui élus à un niveau "régional" (avec un découpage absurde)
S’il y a quelque chose à changer, c’est bien ça.

Si nul ne s’intéresse aux municipales, c’est parce que le maire n’a presque aucun pouvoir
Si nul ne s’intéresse aux régionales et aux cantonales, c’est que les conseillers ont encore moins de pouvoir qu’un maire : ils ne servent qu’à allouer des budgets que l’Etat s’abstient volontairement de leur donner puisqu’ils sont en général élus au moment du mi-mandat présidentiel et sont donc systématiquement du bord opposé
Quant aux européennes... pour avoir été candidat je préfère ne rien dire du niveau de la "campagne" électorale de peur de devenir vulgaire.

Sans compter que comme dit plus haut, le parlement européen n’est qu’une chambre d’enregistrement des décisions de la Commission (non élue), tout comme depuis le quinquennat, le parlement français ne sert qu’à valider les décisions de Sarkozy.

Évidemment que tout ça est voulu !

Des solutions ?
A court terme, un recours plus massif à la proportionnelle,
A moyen terme, un vrai découpage des compétences nationales/régionales (avec un pouvoir législatif, et pas seulement budgétaire, pour les régions)
A long terme, la démocratie directe comme en Suisse.

Mais pour ça faudra sortir de la Commission Européenne (pas de l’Europe qui n’y est pour rien, la pauvre !!!)

Écrit par : pingveno | 13 juin 2011

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@Sisyphe
Pour commencer je tiens à vous remercier de m’avoir répondu de façon civilisée..
Bien. Sinon, vous écrivez :

"Nous sommes le seul pays « démocratique » de la sphère occidentale qui confère au chef des l’État des pouvoirs exécutifs, alors que celui-ci demeure « irresponsable » devant le Parlement (au sens où il ne peut être démis par les élus, alors qu’il dispose du pouvoir de dissolution).
Quasiment aucun pays dans le monde ne prévoit de mécanisme de mise en cause de la responsabilité politique du chef de l’Etat. Pourtant beaucoup lui accordent un droit de dissolution.
Bref, dans aucun des pays cités, le Président n’a les pouvoirs exécutifs que possède le Président de la Vème République française."

Faux.
Les pouvoirs exécutifs du PdR sont : nommer le Premier ministre et les autres membres du Gouvernement sur proposition de celui-ci, présider le Conseil des ministres, nommer aux emplois civils et militaires de l’État, accréditer les ambassadeurs, un rôle de chef suprême des armées, communiquer avec les assemblées par des messages, ouvrir et clore les sessions extraordinaires des assemblées, négocier et ratifier les traités, soumettre lois et traités au contrôle de constitutionnalité, soumettre au référendum des projets de lois ou de révisions constitutionnelles, choisir si un projet de révision sera soumis au Congrès ou à un référendum, autoriser l’emploi de l’arme nucléaire.
A l’exception du dernier, ces pouvoirs sont couramment attribués aux chefs d’État.

Écrit par : Julien | 13 juin 2011

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J’ai préféré séparer en 2 parties mon commentaire.
J’espère avoir attirer l’attention par le paragraphe sur les pouvoirs du PdR sur le fait que la pratique de la Constitution est potentiellement comprise dans sa lettre mais qu’elle joue un rôle essentiel.
Notre régime "présidentialiste" est un accident de l’Histoire. De Gaulle lui-même n’envisageait pas en 1958 l’évolution que connaîtrait la Vème République entre 1958 et 1962. Mais la guerre d’Algérie et la crise politique de 1962 ont amené à donner un rôle plus important que prévu à la Présidence de la République.

Écrit par : Julien | 13 juin 2011

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Allons encore plus loin : supprimons le poste de président de la république. Une république n’a pas besoin de monarque !

Écrit par : Traroth | 13 juin 2011

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Ce n’est certainement pas le parlement actuel qui serait légitime pour désigner le président de la République, vu son manque total de représentativité de la société !
Un président ainsi désigné sera aussi respecté qu’un Van Rompuy dont personne n’en a rien à faire !

Écrit par : Le Chat | 13 juin 2011

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Et l’on constate encore une fois que la vie politique, en France, oppose encore et toujours des factions, chacune attachée à ses affidés, chacune brandissant ses mots d’ordre comme autant de parades guerrières. Mieux encore, débordant le cadre national, on subit l’intervention éhontée de pouvoirs supranationaux qui jugent de la légitimité de nos lois et même du fonctionnement de notre justice.
Une sixième ruinepublique - en à peine plus de deux cents ans, telle est l’oeuvre meurtrière de la première du nom.

Commençons tout simplement par limiter les excès de la Cinquième - il n’est pas déraisonnable de stipuler que les ministres doivent être auditionnés par la Chambre avant d’être nommés, par exemple.
Mais tout cela est inutile tant que nous vivons sous l’épée de Damoclès d’un véto européen dans tous les domaines de la vie. Rétablissons la souveraineté (qui ne saurait être transférée ou amoindrie), soyons maîtres chez nous, et après on verra.

Écrit par : Armand | 13 juin 2011

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Bonjour Philippe

Je partage en partie ton analyse sur l’abstention, voir Les Dossiers du CEVIPOF vague 2 :

http://www.cevipof.com/fr/les-publications/les-dossiers-du-cevipof/

Mais il est évident que l’évolution citoyenne est en panne si ce n’est en régression, et les citoyens croient qu’élire un président est un acte citoyen alors qu’il ne s’agit que d’une énième configuration du choix du dominant animalier guide de la meute, nous sommes dont loin de la représentation de la démocratie populaire malgré ces imperfections.

Il est clair comme tu le soulignes que nous sommes dans une "charlatonade" un vaste théâtre d’un microcosme politico-journalistique qui dure et malgré ce qu’indique cette étude et les résultats électoraux, ils persistent et signent. cette élection va être un test intéressant, pour voir si les citoyens auront l’audace de traduire dans un vote la mauvaise opinion qu’ils ont de la société économique et politique, ou si une fois de plus ils seront manipulés par les mas médias en étant dirigé vers des choix de personnalisation.

Cordialement.

Écrit par : ddacoudre | 14 juin 2011

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Salut @dd... Non, bien sûr que non, ce n’est pas un acte citoyen que d’élire un président de notre République. C’est même tout le contraire. C’est une entourloupe. Une vaste fumisterie. C’est comme ça qu’on endort un peuple. Ah ! Il est pas prêt de s’indigner c’lui-ci ! Il peut croupir. Même qu’il va le réélire, le Sarko, c’est moi qui te le dis. On prend les paris ?

Je suis stupéfait de certains commentaires, à croire que De Gaulle (le bien nommé...) n’avait pas tort. Ah ! Ces français ! Comprennent rien. Que des machins. Des trucs. Mais le gros, ils le "voyent" pas. Plus c’est gros, et mieux ça passe, n’est-ce pas ?

Mais pas grave. Y’a l’Internet. On peut piailler, se la péter, anonyme, confortable, vomir, éjaculer, et pis ? Et pis, rien. Les indignés, c’est pas chez nous, qu’ils crèchent. Et c’est pas sur Internet.fr qu’on les trouvera. Ou alors, pour un apéro Facebook. Dois-je ajouter : LOL ?

Pour faire péter cette imposture, plus personne ne doit aller voter. Personne. Là, on se marrerait grave. Mais faut pas rêver, ce peuple est mort.

Où sont les écrivains, les intellectuels, les artistes ? Nous n’avons plus rien. C’est de ça, qu’on manque. Sartre s’est gouré. Mais il était utile. Camus, Michel Foucault, et n’importe quel Schopenhauer français (ça doit bien se trouver, jadis) nib, zéro, y’a plus aujourd’hui. Que des Ferry, des BHL, bref, de la chair médiatique. A vomir…
Ce que ne comprend pas le peuple français, c’est que des élites, oui, il en faut. Sans, nous sommes perdus.
Mais le peu, le si peu, qu’il nous reste, on lui chie dessus (tiens : Bourdieu ! Badiou ! ET allez donc !)
Quel beau pays ! Mais bon, il nous reste de chouettes fleuves, non ?

Pas grave, disais-je, y’a Internet. C’est trop LOL. N’est-ce pas... On vomit, éructe, mais réfléchir, pardon ! Mais messire, pour quoi faire ? Nous sommes des supporteurs (de Marine, de Nicolas, de Machin). Pas des vrais, des purs, des « à qui on la fait pas ». Nous, on va becqueter dans la gamelle de Marine, Nicolas. On jouit quand on entend « UMPS », ah c’est bon ! Ouais ! Refais-le !
Pauvre esprit. Pauvre Internet. Pauvre pays. Pauvres petits…

L’abstention, c’est la seule solution pour faire péter ce spectacle, lamentable.
Et bye-bye Nicolas, Marine, François, leurs cliques, et tous les autres rigolos, Mélenchon compris (Alors, Jean-Luc, tu les bibiches les « laquais » maintenant que t’es dans la course, hein, mon cochon ?).

Personne ! Y’a personne ! Ne votez pas ! Restez chez vous ! Et regardez, dans la télé, cette mascarade s’effondrer. Là, oui, ce serait jouissance…

Bonsoir !

Écrit par : Philippe Sage | 14 juin 2011

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Entièrement d’accord avec cet article, et pour une 6ème république. La 5ème n’aura été faite qu’en réponse à une 4ème qui donnait trop de pouvoir au législatif. Cependant, le coup de barre à l’exécutif a été trop fort et on est passé d’une extrême à l’autre, ce qui n’est pas mieux.

Quelques idées en vrac pour cette 6ème république :

Interdiction constitutionnelle de donner son avis politique à des instituts de sondages. Ceux-ci se substituent au vote, sans en apporter les garanties, et pire, orientent celui-ci. On ne vote plus pour quelqu’un mais en réaction à ce que disent les sondeurs.
Prise en compte de l’abstention dans les votes d’assemblée : 20% d’abstention, c’est 20% de sièges tenus par des citoyens tirés au sort, ceci pour mettre fin à la prime à la médiocrité des politiques, qui ont un siège quels que soient leur résultats.
Des mandats en CDI, non cumulables ni renouvelables assujettis à une liste de promesses officiellement déposées lors de sa campagne et pour laquelle le candidat a été élu. Le politique reste au pouvoir tant qu’il fait du bon boulot.
Un contre-pouvoir des lobbys qui reste à déterminer. Ceux-ci ont actuellement plus de pouvoirs que les citoyens !
liste non-exhaustive...

Écrit par : Alphapolaris | 14 juin 2011

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... Et j’oubliais, et c’est pourtant important : un système de vote à points : chaque électeur dispose d’un certain nombre de points positifs et négatifs qu’il donne aux candidat de son choix. Le système actuel (qui correspond à un seul point positif à attribuer) est très grossier. Son extrême simplicité convenait bien au XVIIIème siècle où beaucoup de gens ne savaient pas lire, mais ne correspond plus à la situation actuelle, où les citoyens sont instruits et informés. Exemple : sur une attribution de 2 points par candidat, pour 6 candidats, on aurait 12 points positifs et 12 points négatifs. Un électeur pourrait donner -5 points à 2 candidats pour lesquels il veut faire barrage, et -2 à un troisième candidat outsider, 8 points à son candidat préféré et 4 points restants à un deuxième choix.

Écrit par : Alphapolaris | 14 juin 2011

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Je veux dire quelque chose par rapport au vote blanc. Il est pour moi le pire des votes car il porte le message que le système est bon, puisqu’on l’utilise, mais que ce sont les personnes qui sont mauvaises. Il faut comprendre que ce système ne peut mettre que des médiocres aux élections. Le problème n’est donc pas que seul des médiocres se présentent, comme l’annonce le vote blanc, mais que le système n’autorise que les médiocres à se présenter. L’abstention porte ici un message différent et plus tolérant vis à vis des individus que celui du vote blanc qui accuse les individus et laisse indemne le système.

Mmarvinbear, il faut lire les grecs pour comprendre l’incroyable actualité de leurs problématiques. C’est vraiment incroyable. Tu écris :

"Merci bien, prendre le risque d’avoir un con fini pour gérer et administrer 300 000 de ses concitoyens, je ne trouve pas cela sage et prudent."

C’est toujours mieux que l’élection qui met systématiquement des cons au pouvoir (Cf. les 150 dernières années. Je te mets au défi d’en trouver un qui n’est pas un enfoiré). La démocratie est sensée être une école qui enseigne que tout un chacun, même un pauvre, peut prendre des responsabilités, au lieu de laisser ça une classe sociale comme le fait l’oligarchie. Je rappelle aussi qu’on ne s’est pas battu pour le suffrage universel. 1848 était beaucoup plus intéressant que ça, et les quarantuitards étaient beaucoup radicaux contre le système bourgeois que tout ce dont nous sommes capables actuellement.

Écrit par : totof | 14 juin 2011

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A Philippe Sage

Je suis tout a fait de votre avis que le premier geste révolutionnaire a poser est de discréditer la pseudo démocratie actuelle par le vote blancs pour les activistes et l’abstention pour les autres, celle-ci devenant un vote blanc ou l’invalidation volontaire du bulletin quand le vote est rendu obligatoire

http://nouvellesociete.wordpress.com/2011/04/26/tuer-le-systeme/

Pierre JC Allard

Écrit par : Pierre JC Allard | 14 juin 2011

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Et pourquoi pas, votons pour une majorité à l’assemblée, puis pour un premier ministre, en première instance, en deux tours, puis pour son gouvernement par la suite ?

Ce serait "trop" démocratique sans doute, les adolescents sont éduqués pour avoir besoins d’un chef : Le président. Les adolescents attardés suivent le rail.

Si nous étions "obligés" de réfléchir, sans doute sortirions-nous de la fausse démocratie mais je m’égare...

Écrit par : RUE1793 | 14 juin 2011

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Tout à fait d'accord avec Philippe Sage. Donner pour 5 ans tous pouvoirs à quelqu'un qui n'est responsable devant personne n'est qu'un simulacre de démocratie. La centralisation des décisions prises sans concertation, à l'emporte pièce, sous on ne sait quelle influence, conduit à des décisions désastreuses.

la Constitution de la Vème République :

- a confisqué au peuple français son pouvoir au profit d’un irresponsable,

- organise tous les cinq ans une course à l’échalote, qui obsède la classe politique au détriment des vrais problèmes des Français,

- abaisse le rôle des représentants du peuple à celui d’une Chambre d’enregistrement,

Pensons y: sans son accident de parcours survenu un peu tôt pour lui, la France confiait , à l'aveugle, son destin à DSK avec tous les pouvoirs pendant 5 ans, et sans aucune idée de ses intentions véritables. Cela fait froid dans le dos. Et qui ne dit qu'en 2012 une certaine Marine ne l'emporte pas par défaut ?

Absurde et indigne d'un grand pays

Écrit par : PETRINI | 15 juin 2011

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Personne ne parle de la procédure de vote qui a été mise en place à l'occasion des primaires d'Europe écologie => Votes par internet ont été inaugurés...
Et la démocratie dans tout cela, est-ce que le gagnant sera réellement le gagnant désiré ?

Un lien expliquant un peu la situation d'europe écolo : http://t.co/z7Fse5X

Écrit par : Roza | 15 juin 2011

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" La participation est de 80% aux présidentielles et 50% aux législatives, donc pour améliorer l’implication des citoyens dans la vie publique, supprimons la présidentielle "

" Pour sauver la démocratie, il faut en finir avec cette habitude qu’on les Français d’élire leurs chefs "

Laquelle de ces deux propositions vous semble-t-elle la plus absurde ? J’hésite pour ma part. En tout cas, si j’ai peu confiance en le gouvernement pour défendre les intérêts des Français, je n’en ai AUCUNE envers un parlement qui a voté pour le traité de Lisbonne alors que le référendum de 2005 avait rejeté le même texte. Le parlement n’est pas la représentation populaire, et je préfère être dirigé par une fripouille et une quarantaine de courtisans plutôt que par 577 notables de province aussi corrompus qu’incompétents.

Écrit par : Asp Explorer | 15 juin 2011

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(@L’ auteur).

J’ ai bien aimé votre article !

Vu que je ne soit pas très expert en politique votre article est certes un peu trop savant pour moi, mais je suis d’ accord avec vous sur le fond, car effectivement je ne vois pas l’ utilité d’ un Président dans les pays de l’ UE pour la bonne raison que s’ ils n’ ont plus les mêmes pouvoirs que par le passé, ils ne servent plus a grand-chose, vu que tout est décidé par les "connards" de la Dictature du parlement Européen de "mashe-triche".

Je crois que l’ on ferait mieux d’ attacher beaucoup plus d’ importance a élire nos Députés de régions, les Maires de nos villes et Villages, (voir de nos préfets départementaux,) pour les intérêts de nos villes, villages, et régions, plutôt que pour un président de la république qui reste aux ordres de la Commission Européenne, et du lobby des organismes Bancaires Sioniste.

Bref, depuis la création du "MONSTRE" qu’ est l’ Europe de Mashe-triche, c’ est tout le système qui est a refaire, concernant les élections, et les personnes qui seraient importantes a élire concernant la représentation et la défense des intérêts des Français.

Et je terminerais en disant que le maire de mon village était dans l’ enseignement, et l’ ayant eu comme prof lorsque j’ étais scolarisé, je sais pour qui je vote.

Mais les personnes qui se présentent aux présidentielles, est-ce qu’on les connait ?....

On les connait de manière virtuelle pour les voir a la télé régulièrement, on sait que ceux qu’ on a déjà essayés de mettre aux pouvoirs PS et UMP sont des nuls !

Il ne reste plus que ceux que l’ on a pas encore essayés ( a savoir le PCF et le FN,) car ne les ayant pas encore essayés, on ne peut pas juger de leur capacité ou incapacité a gouverner.

Mais de toutes façons si leur programme ne plait pas aux dictateurs de Bruxelles, on leur mettra des bâtons dans les roues qu’ils soient du PCF ou du FN !.....



Voila pour ce qui concerne mon analyse personnelle, (maintenant je ne prétend pas avoir le monopole de toutes les vérités, car comme je l’ ai écrit au début du présent "post" je ne suis pas un expert en politique !....

Écrit par : Vinvin | 16 juin 2011

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Beaucoup de vérités dans l'article commenté.
Mais ne nous leurrons pas, le français en général est un mouton que les médias, bien trop alléchés par ce que leur offre les différents hommes politique, arriveront à duper par leur lavage de cerveaux en sondage.
Oui l'abstention ferait réfléchir cette classe d'aristo, et suis tout à fait d'accord que le président ne soit que le représentant, auprès de l' Europe et des pays internationaux, de la politique décidée par le peuple lors de l'élection législative.
D'autre part il serait bien que les candidats dévoilent leur carrière et savoir faire afin que le peuple puisse savoir à qui il donne sa confiance.
Lors de l'attribution de leur poste cela devrait être le principal attribut car actuellement il y a des ministres que l'on a parachutés dans des domaines dont ils ne savent absolument rien. Comment voulez vous dans ces conditions que nous ayons des résultats probants.
Il y aurait encore bien des choses à dire afin que le peuple ne soit pas toujours pris pour otage et vache à lait, mais je laisse à d'autres le soin de continuer à réfléchir.
Abstention totale pour l'élection voilà ce qui serait utile.
Pourquoi ne fait on pas appel à des économistes et d'autres personnes du peuple comme un chef d'entreprise de PM ou à des philosophes, des vrais.
Réduire la classe politique ne ferait pas de mal, car nous avons bcp trop de gens à payer puisque la plupart cumule deux emplois.
Ce qui est choquant ces derniers temps, que nous trouvions encore toujours des personnes qui sont payées alors qu'ils n'assument pas leur poste, ou comme Mme Lagarde qui pour la grande partie de son temps cours après le poste de DSK alors qu'elle est payée par nos deniers pour faire son travail de ministre et non pour postuler ailleurs.

Écrit par : polux511 | 16 juin 2011

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Je comprends pas comment un humain peut avoir la prétention de se saisir d’un tel pouvoir.

Écrit par : dup | 19 juin 2011

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Une autre solution éventuelle contre la centralisation des pouvoirs, ... transformer la France en une Confédération sur le modèle suisse.

Le Président de la Confédération est élu pour une année parmi les conseillers fédéraux par l’Assemblée fédérale (pouvoir législatif, 2 chambres, le Conseil national (200 membres), formé des représentants du peuple, et le Conseil des Etats (46 membres)). Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour en fonction de leur ancienneté.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Suisse

Écrit par : njama | 19 juin 2011

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