La une des lecteursTous les blogsles top listes
Envoyer ce blog à un amiAvertir le modérateur

26 mai 2011

Le Pays Joyeux Des Blogueurs De « Gauche »

Vingt et quatre blogueurs ont publié une lettre [1] à destination des responsables de la gauche…
Considérant que Nicolas Sarkozy est « un redoutable adversaire en campagne électorale » et que Marine Le Pen « sera vraisemblablement au second tour », ils invitent les partis de gauche à « dépasser [leurs] clivages et les rivalités d’appareils » afin « de travailler ensemble à une plateforme commune et à la désignation d’un candidat unique pour toute la gauche »… Initiative qu’on pourrait saluer, qualifier un peu hâtivement de sympathique – voire de : naïve – mais qui, surtout, à la réflexion, fait fi d’une réalité électorale, structurelle, propre à la présidentielle.

Candidat-Unique-de-la-Gauche.jpgOr donc : « un programme, un candidat… et la victoire en 2012 » !
C’est fantastique ! Je signe tout de suite. Pour cette victoire virtuelle. Ce conte de fées. Ce scénario angélique. Et comme ce serait chouette, non ? De voir, unis, bras dessus, bras dessous, le PS, le Front de Gauche, les Verts, le NPA, Lutte Ouvrière et le Schivardi de l’année, s'en aller défier le Sarkozy et la frontiste, scandant à tue-tête :
« Tous ensemble ! Tous ensemble ! Ouais ! ».

Mais, allez savoir pourquoi, le refrain qui me vient direct au ciboulot, serait plutôt :

« Voici venu le temps des rires et des chants/Dans l'île aux enfants/C'est tous les jours le printemps/C'est le pays joyeux des enfants heureux... ».

Nonobstant le fait que cet appel sent la pétoche à plein nez, celle de voir le candidat du PS se ramasser dans les grandes largeurs dès le premier tour (se « jospiner » en quelque sorte), un traczir semblant trouver sa source dans le fait que Marine Le Pen « sera vraisemblablement au second tour » - mais j’y reviendrai – il pose tout de même un énorme problème qu’est celui du second tour.

En effet, si nous avons un candidat unique représentant TOUTE la gauche pour cette présidentielle 2012, où va-t-il, ce malheureux, trouver d’autres voix pour l’emporter au second ?
Sont-ce les électeurs pénistes qui par haine délirante de Sarkozy, vont d’un seul homme, reporter leurs suffrages du premier tour sur sa brave personne unifiée ? Sont-ce les falots Centristes ? Les chasseurs et autres pêcheurs ? Les souverainistes de sieur Dupont-Aignan ? Croyez-vous ?

Alors on me dit les Centristes. A priori... Ne furent-ils pas 40% à se tourner vers Ségolène Royal au second tour de la 2007 (et autant vers Sarkozy : match nul, donc) ?
Certes. Mais :

1 – Ce ne fut pas suffisant.
2 – Le candidat de TOUTE la gauche rassemblera beaucoup moins de voix centristes que Ségolène Royal au second tour, car justement, il représentera TOUTE la gauche : Verts, mais surtout Front de Gauche (avec des communistes dedans), NPA, LO, notre Schivardi de l’année, soit des sensibilités qui rebutent notre centriste de base, tant on ne lui connaît pas des affinités trotskistes, pas même marxistes.

Bref, en un mot, comme en cent, où sont les réserves de voix, pour faire la différence au second tour ?

Car, voyez-vous, et quand bien même une présidentielle à seize candidats tiendrait plus du folklore que de la démocratie, la multiplication des candidatures, aussi bien à droite, qu’à gauche, permet aux deux qualifiés pour le second tour, d’aller « puiser » dans les voix des éliminés du premier. C’est d’ailleurs une des raisons poussant certains observateurs – et comme ils sont nombreux, itou – à nous assurer que la frontiste ne peut pas gagner la présidentielle, vu qu’elle est toute seule. Quelque part, elle représenterait une sorte de candidature unique (en son genre).

Alors, à moins que notre Casimir, alias le candidat unique de TOUTE la gauche, ne l’emporte dès le premier tour, je ne vois pas COMMENT sans réserve de voix, il peut battre Sarkozy au second.
A moins que, TADAAAAAM ! nous vivions un « 21-avril à l’envers », soit un duel Gauche/FN, et là, nous sommes d’accord, peu nous chaut alors les réserves de voix.
Sacré pari, cependant (Patrick Buisson, conseiller de sa Majesté sarkozoïde, ferait – dit-on – le même, mais dans l’autre sens...) !
Sacré pari, car rappelons que nos blogueurs rappellent – à juste titre – que Nicolas Sarkozy est « un redoutable adversaire en campagne électorale ». Ce qui est vrai. Et un « futur papa » qui le fera savoir, fort habilement, de surcroît. Sans oublier cette « affaire DSK » qu’il n’omettra pas de remettre au premier plan… De fait, le « 21-avril à l’envers », je n’y compterais pas trop.

Alors quoi ? Marine Le Pen. C’est elle qui (leur) ferait peur ?
C’est elle, oui, puisque nos aimables blogueurs nous disent, qu’elle « sera vraisemblablement au second tour ». Alors éliminons cette vraisemblablitude par une candidature unique ! Génial, non ?
Mais, qui nous dit qu’elle « sera vraisemblablement au second tour », sinon... certains sondages ? Ces sondages que nos mêmes blogueurs, dans la même lettre, qualifient de « volatiles » et de « pas fiables ». Ou quasi. Faudrait savoir !
La peur est bien mauvaise conseillère, tout comme les sondages quand on a trop les yeux rivés dessus.

Je passe, bien évidemment, sur l’invraisemblablitude d’une telle union. Juste dire, tout de même, que si elle n’est pas possible, ce n’est pas (seulement) en raison des « clivages » ou des « rivalités d’appareils » c’est aussi parce que nous avons (pour faire très court) d’un côté une sorte de libéralisme de gauche, une inscription assumée dans le « système », et de l’autre, un socialisme véritable. Et il est primordial que ces deux logiques, ces deux programmes, soient proposés aux électeurs de ce pays.
On peut espérer, bien sûr, je le comprends, qu’il n’y ait pas, comme en 2002, trop de candidats à gauche. Ceci étant, Jospin avait considérablement raté sa campagne et il est, en grande partie, responsable de son échec. Ce n’est pas Chevènement, Taubira, Laguiller, Mamère, Besancenot, Hue et Gluckstein qui ont directement « éliminé » Jospin. Ce sont les électeurs.

En démocratie, la moindre des choses, c’est que l’électeur puisse s’exprimer. Faire un choix. D’autant plus lors d’une présidentielle à deux tours et au scrutin majoritaire... Priver l’électeur de ce choix, l’amputer d’une certaine façon, aux prétextes que les autres compétiteurs sont « redoutables » ou seront « vraisemblablement au second tour » n’est pas anti-démocratique, non, c’est juste la manifestation d’une peur, et aussi, d’une envie de gagner à tout prix… A tout prix !
Cela relève de l'aveuglement. Et d’une méconnaissance des mécaniques d’une telle élection. Qui fonctionne sur deux tours. Et non pas sur un.

Le dernier qui pensait qu’une candidature unique serait extraordinaire, un formidable signal envoyé au français, à ce point que ledit candidat unique, disait-il, pourrait être élu dès le premier tour, c’était : Nicolas Sarkozy... Son candidat : Balladur. Qui sera balayé au premier tour... Certes, il ne fut pas « unique ». Mais il n’en reste pas moins que, quand on connaît le paysage politique (plutôt droitier) de notre pays, parier sur une candidature unique de TOUTE la gauche, c’est assurément perdre en 2012. Car sans réserve de voix, tu t’arrêtes là... Ah, t’auras fait un super premier tour, mais le vainqueur dans cette configuration, c’est : Nicolas Sarkozy. Cinq ans de plus, et les doigts dans le nez ! Ah, comme on est loin du « pays joyeux » des blogueurs de « gauche »…


[1] Lettre ouverte d’un électeur à tous ceux qui font de la politique à gauche

« Chers camarades,

Comme disent les Chinois, il est des coups de massue qui rendent lucides : si la gauche veut remporter l’élection présidentielle de 2012, elle devra aller unie au combat dès le premier tour.

Imaginer que tel ou tel candidat ou candidate évitera la dispersion des voix à gauche entre vos différents partis, provoquera le réflexe d’un vote « utile », est un pari dangereux, une illusion entretenue par des sondages dont on connaît la volatilité… et la fiabilité.


Enterrer Nicolas Sarkozy trop vite est tout aussi illusoire. C’est un redoutable adversaire en campagne électorale, chacun le sait. C’est un des rares domaines où sa compétence n’a pas encore été mise en doute.

Mais surtout, Marine Le Pen sera vraisemblablement au second tour, nul besoin de sondages pour le craindre.

L’élection présidentielle de 2012 se gagnera donc au premier tour. Autrement dit, celui des deux candidats, de gauche ou de droite, qui aura le plus rassemblé son camp avant le scrutin présidentiel aura de fortes chances de l’emporter, soit parce qu’il sera face à Marine Le Pen, scénario hélas le plus probable, soit parce qu’il aura obtenu un score élevé au premier tour et aura donc créé une dynamique suffisante pour gagner le second.


C’est le bête et implacable raisonnement arithmétique qu’impose notre scrutin majoritaire à deux tours. On peut regretter qu’il en soit ainsi, qu’il ne nous soit plus permis de faire un "choix de coeur" au premier tour. Mais c’est comme ça.


Cette réalité électorale doit conduire les politiques que vous êtes à agir en conséquence, c’est à dire à vous battre pour que ce soit bien le candidat de gauche qui rassemble le plus efficacement son camp dès le premier tour, et non celui de droite, Nicolas Sarkozy.


Inutile d’attendre le dernier moment pour bâcler un marchandage de circonstance, purement politicien, ou le programme et les idées passeront à la trappe. Inutile encore de compter sur un accord entre les deux tours, vite fait bien fait, entre les partis de gauche au cas où ce serait l’un des leurs qui accède au second tour. Dans le premier cas, face à Le Pen, pourquoi le candidat s’embarrasserait-il d’une négociation avec ses amis politiques alors qu’il est pratiquement certain d’être élu ? Dans le second cas, face à Sarkozy, redoutable candidat, le spectacle de chefs de partis de gauche se rabibochant opportunément après une campagne qui les aura durement opposés sera d’un effet déplorable et ne peut que favoriser le candidat de la droite.


Avez-vous le droit d’envisager cette défaite ? N’avez-vous pas, au nom de la confiance et des mandats que vous ont confié le peuple, des obligations, dont celle de gagner pour mettre un terme à la politique désastreuse menée par Nicolas Sarkozy ?

Chers camarades, il est temps d’atterrir. D’arrêter d’avancer en ordre dispersé, avec des candidatures tactiques, "providentielles" ou fantaisistes. Bref, il est temps de prendre la mesure de cette nouvelle donne électorale et d’en tirer les conséquences. Dès que possible, vos partis doivent travailler ensemble à une plateforme commune et à la désignation d’un candidat unique pour toute la gauche. Après tout, les primaires ont bien été imaginées pour cela, non ?

Rappelez-vous : n’avaient-elles pas vocation, à l’origine, à sortir des logiques partisanes en s’adressant à tous ceux qui "partagent les valeurs de la gauche", qu’ils soient roses, verts ou rouges ? Imaginez la dimension que prendraient ces primaires si elles mobilisaient tous les partis ! Elles donneraient un autre souffle à la campagne et un autre poids au candidat ainsi désigné. Et avouons-le, elles seraient sûrement prises beaucoup plus au sérieux qu’aujourd’hui.


Pour vous, responsables politiques, ce ne sera pas facile de dépasser les clivages et les rivalités d’appareils, on l’imagine. Certains d’entre vous ne souhaiteront peut-être pas monter dans le train de l’unité. Mais l’enjeu est à la hauteur de l’effort : pour que la gauche remporte ce scrutin présidentiel, l’unité et les concessions qu’elle implique, sont le prix à payer et, soyons plus positifs, le défi à relever.

D’ailleurs pensez-vous sérieusement qu’un programme qui rassemble tous les partis de gauche soit un défi aussi insurmontable ? Nous partageons tous un socle de valeurs communes : écologie, services publics, société solidaire, emploi pour tous, fiscalité redistributive, laïcité, régulation de la finance, éducation, innovation, recherche, et bien sûr, l’ambition d’une France forte, généreuse et influente sur la scène mondiale.

Chers camarades, quelle tâche plus stimulante qu’un programme unitaire pour ceux qui aiment la politique et veulent changer les choses ! Ce n’est pas une utopie, c’est une nécessité. Les électeurs le sentent et multiplient les appels dans la presse et sur le Net. Nous sommes à un an de l’échéance, vous avez encore le temps de vous y mettre. N’attendez pas.


Un programme, un candidat… la victoire en 2012 !
»


Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://sagephilippe.20minutes-blogs.fr/trackback/652401

Commentaires

[x] preum's !
[ ] lol
[x] j'aime beaucoup ce que vous faites
[x] ils sont bien mignons tous
[ ] 1 point Godwin
[ ] gné ?
[x] militantitude de compétition

Écrit par : bénédicte | 26 mai 2011

Répondre à ce commentaire

T'as oublié : [ ] « Mouhaha ! ».

Bon. C'est pas le tout, mais y'a comme qui dirait du lait sur le feu. C'est tout ce qui (nous) reste, nonobstant : du lait sur le feu.
Parce que pour les belles idées, les beaux projets, la lutte et tout le bataclan, le courage et tout ce qui s'ensuit, enfin, tout ce qui donne envie, tout ce qui nous embellit, on a bien pigé (hein Chérie ?) que c'est pas gagné. Y'a du boulot !... Enfin quand je dis : « Y'a du boulot ! », c'est une image, bien sûr : on est quand même près de 5 millions à ne pas en avoir. De boulot.
Bon, alors ce lait, où c'qu'il en est, bon sang...

Écrit par : Philippe Sage | 26 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Rha putain comment tu m'as grillé !!! C'était tout le billet de demain, quasi le même avé les mêmes arguments et tout ! Je fais quoi moi maintenant ??? Pff, bon, je vais taper sur un libertarien, pff t'es nul, chuis trop dég', quoi...^^

Écrit par : CSP | 26 mai 2011

Répondre à ce commentaire

[x] se jospiner : mégalol mais pas lol en fait

[ ] Anne Sinclair, nouvelle madonne de la gauche caviar ?

[x] troiz

Écrit par : des fraises | 26 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Dans mes bras, Philippe, dans mes bras!
:-D

Écrit par : Le Monolecte | 26 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Très belle analyse. Les aimables blogueurs sociaux-démocrates (pourquoi s'obstinent-ils à se dire "socialistes" ?) qui ont lancé cette "lettre ouverte" oublient deux choses :

1) Une grande partie des militants de la vraie gauche (éco-socialistes alternatifs "rouges-verts" ; je ne parle pas de l'extrême gauche, nuance) n'a aucune intention de voter pour le PS (le meilleur élève du néolibéralisme, définitivement infréquentable de par tous ses renoncements dans l'exercice du pouvoir, ses divisions et la vacuité de son programme intitulé "Le Changement"...), dans tous les cas de figure ;

2) que l'Autre Gauche, celle de la transformation sociale et écologique, si elle est bien rassemblée - très largement, avec TOUTES les principales formations de gauche en dehors du PS, autour d'un programme de synthèse (bien axé sur les questions nationales, sans trop de diviser sur l'Europe et le Traité de Lisbonne) peut très bien atteindre le seul objectif à viser aujourd'hui : NON PAS BATTRE LE PS MAIS BATTRE LA DROITE ET LE FN (il faut donc dépasser 20 % des voix environ : tiens, c'est la somme du score national du Front de Gauche, plus celui d'Europe Ecologie Les Verts)

On parle beaucoup des divisions de la gauche, beaucoup moins des divisions de la droite : qui sont terribles. On pourrait ainsi avoir une formule de second tour inédite - à la présidentielle c'est peu probable, mais aux législatives cela l'est nettement plus dans les circonscriptions populaires, qui votent à gauche - d'un second tour PS / ALLIANCE DE L'AUTRE GAUCHE. Là, les électeurs auraient alors un choix intéressant, avec deux conceptions inconciliables de la gauche : enfin un combat sur les idées et les programmes ! Et dans ce cas de figure, le PS n'est pas du tout certain de gagner... - comme lors des deux seconds tours aux cantonales dans l'agglomération lyonnaise, à Villeurbanne-centre et à la Croix-Rousse, qui ont vu un face-à-face PS/Europe Ecologie Les Verts : deux victoires écolos à la clé !

Écrit par : Eric B | 26 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Je comprends que vous teniez mordicus à vos deux tours. Après tout, on nous les octroie, pourquoi en jeter un à la poubelle...

Je serais heureux de pouvoir faire un choix au premier tour. Mais c'est dangereux. Peur ? Non lucidité. Et mauvais souvenirs. A quoi serviront vos jolies "réserves de voix" si le candidat de gauche ne passe pas le 1er tour ? On se demande qui sont les bisounours...

Le vote utile est une bêtise. Il consiste à voter au premier tour pour un candidat parce qu'il est en tête dans les sondages, même si vous ne partagez pas ses idées. Cela ne me plaît pas. C'est pourquoi au vote utile je préfère le vote unitaire. Pour un candidat porté par un programme négocié avec les forces de gauches qui le souhaitent.

Utopie ? Sûrement. Et alors ? A gauche on a l'habitude.

JR

Écrit par : rosselin | 26 mai 2011

Répondre à ce commentaire

ok, c'est un point de vue, légitime est bien argumenté.
Mais assez optimiste puisqu'il néglige la forte probabilité d'un score de qualification de Marine. L'exemple des cantonales est significatif. Et c'est l'image de Marine qui remplaçait souvent celle d'inconnus. On est plus dans le sondage, si tu veux bien. J'ai l'impression aussi que tu as négligé l'abstention, qui est une réserve de voix (la plus importante, c'est le premier parti de France) et qui profite a Le Pen pour le premier tour (les abstentionnistes ne sont pas de son camp).
Mon candidat est tout petit, lui, dans les sondages, mais c'est le seul, avec Méluche, a avoir un programme de transformation, pas des demi-mesures. C'est ces idées là qui doivent émerger. En particulier un changement de constitution, qui a été enterré depuis 2007. Pour moi, c'est essayer de refaire une gauche "de gauche".
On en recause dans un an.

Écrit par : rimbus | 26 mai 2011

Répondre à ce commentaire

@Rosselin : wop-hop-hop !Mais qui donc vous a causé de "vote utile" ? Moi pas. C'est quoi, ça, le "vote utile" ?
Sinon un argument de vente du PS ?

Moi, je vous cause de choix, de démocratie, de politique, de programmes, de projets, et, en passant, et c'est pas le moins important, de socialisme. Ce que, sans doute, vous nommez : utopie.

Mitterrand, itou, y tenait à "ses deux tours". Ainsi, en 1965. Ah, le ballotage inattendu... De Gaulle humilié, De Gaulle martyrisé, mais de Gaulle "suffragé" !
Pourtant, ce n'était pas faute de s'y être opposé, Mitterrand, n'est-ce pas, à l'élection du président au suffrage universel. L'était bien content, ensuite, d'en jouer. Et sur tous les tableaux.

Vous réclamez l'union de toutes les gauches ? Pourquoi pas... Mais n'est pas Mitterrand qui veut. Lui, l'union, il l'a commencée en 1971. L'a usiné, le garçon. A l'enclume, qu'il y a été. Et, avec, il a fait gagner le PS en 1981. Dix ans. Voilà ce qu'il aura fallu.

Alors je sais, nous sommes au temps joyeux du Net... Dix ans, ça vaut quoi, aujourd’hui, en numérique et 2.0 ? Eh bien, ça vaut une petite année. Génial ! Allez hop, on fait l'union en une putain d'année. Temps aboli ! Et puis quoi, encore ?

C'est dangereux de faire un choix au premier tour, dites-vous ?
Alors finissons-en avec la démocratie (puisque c'est dangereux, la démocratie) ! Liquidons le suffrage universel ! Laissons les partis (dominants, bien sûr) en décider.

Lucidité ? Non, pétoche, traczir, combine, arnaque, OPA et tutti.
Si le candidat de gauche ne passe pas le 1er tour, c'est qu'il ne sera pas le bon candidat. Ou que les électeurs ne l'auront pas jugé crédible. Comme une vraie alternative. Un espoir.
La connerie de Jospin, c'est d'avoir dit : "Mon programme pour la France, n'est pas socialiste".
Oui ! Oui ! Il disait la vérité ! Mais depuis quand un politique dit la vérité lors d'une présidentielle ? Mitterrand, mais jamais , il aurait osé dire ça ! Bien trop conscient ! Rusé, le Tonton !

Si le candidat de gauche ne passe pas le 1er tour, C'EST un Bisounours. Nous en prendrons soin. Nous aimons les peluches. C'est utile.

Lé démocratie, faut l'assumer. Et la démocratie, c'est le choix. Moi, je rejette le néo-libéralisme. Voyez, où il nous mène. Or, le PS est un parti néo-libéral (mais sans Sarkozy - génial !).

Je veux avoir le choix. Si le PS barre à gauche, clairement, alors voyons.
Mais là où il se situe, ce qu'il propose, où il veut nous emmener, c'est quoi ?
Et pour certains, c'est quoi, sinon juste battre Sarko et clamer : "On a gagné ! On a gagné !". La belle affaire ! "Gagné" quoi ?

Oui, il faut de l'utopie. Et des rêves. Ne vous en déplaise. C'est aussi ça, la vie.

Écrit par : Philippe Sage | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

@CSP : ah ben non ! Je me pourléchais d'avance de lire ta contribution saignante !

@Rimbus : Oui, il y a une probabilité. Et alors ? C'est une raison suffisante pour tout solder ? Les idées, les projets, les différences ?
L'abstention ? Regarde son score aux présidentielles précédentes. C'est pas celui des cantonales. Et au vu des cinq ans de sarkozysme, je te parie qu'on aura un bon score de participation. Très honnête. Les réserves seront maigres.
J'y avais cru, en passant, à cette possibilité en 2007 : http://ripley2012.wordpress.com/2007/04/29/de-limportance-royale-des-abstentionnistes/
Soit que, les abstentionnistes viendraient voter au second tour (un miracle en somme) pour Royal. Mais non. C'est en aucun cas une réserve de voix. Puisque c'est de l'électeur qui ne vote pas (même en 2002, ils ont à peine bougé, alors que le FN était au second tour - +8,11% tout de même, la meilleure progression d'entre deux tours de toutes les "présidentielles") !
Une cantonale, c'est pas une présidentielle. Ne comptons pas sur les abstentionnistes.
D'accord, on en recause dans un an :-)

NB : Pour mémoire, seule l'élection de 1969 mobilisa moins d'électeurs au second tour qu'au premier.
Sinon le taux de participation au second tour a toujours été supérieur à celui du premier tour.

Il fut de 8,11% supérieur en 2002 – mais il est vrai que ce fut une élection particulière – de 3,1% en 1974, de 4,76% en 1981, de 2,71% en 1988, et de 1,28% en 1995.

Quant à 2007, nous passâmes de 37 254 242 "votants" au 1er tour à 37 342 004 !

Ces faibles taux de variations, d'autant plus quand on observe les données brutes, nous font comprendre que ce n'est pas là que se joue l'élection.
C'est au premier tour que ça se joue. Mais pour rassembler, ensuite, au second.
Et on ne rassemble pas des "abstentionnistes", voyons ;-)

Écrit par : Philippe Sage | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

J'ai bien compris, nonobstant, que ce "candidat unique de la gauche", devait l'emporter dès le premier tour. C'est la condition, n'est-ce pas ?
Sinon, il rentre chez lui, ce candidat. Et nous, on en reprend pour cinq ans...

La droite ne l'a jamais fait. Gagner en un tour (pas même en 65, ni même en 69 - pourtant...).
Or, nous sommes dans un pays conservateur. C'est une réalité : "con-ser-va-teur."
Qui a voté Sarko en 2007 ?
Les plus de 65 ans, bon sang !

Alors oui, par équité - on va dire ça comme ça - l'électeur donne une majorité différente dans les élections "locales" ou "intermédiaires".
Mais jamais la gauche ne gagnera dès le premier tour en France lors d'une élection aussi majeure qu'une présidentielle ! Il faut en être conscient.
Il suffit - puisque les blogueurs évoquent l'arithmétique - de faire de simples additions.
Qui plus est, avec un FN aussi fort, et une UMP gagnée par la Droite Populaire (qui vient d'où à votre avis ? Et pourquoi ? est-ce le signe d'une "gauchisation" de l'électorat ou d'une hyper-droitisation ?) c'est même pas en rêve !

La gauche, en France, est condamnée aux deux tours.
Refaites les matches, vous verrez... Revoyez Mitterrand, vous verrez... Et d'ailleurs, en 1965, Tonton, "candidat unique", il a fait le plein au 1er tour. Et après ? Ah oui, tout le monde était trop étonné. De Gaulle, pas élu dès le 1er tour ! Vous me la copierez !
Mais Mitterrand a compris - il avait déjà pigé que ce suffrage universel était compliqué QUE pour la gauche, que seul le rassemblement était une option, en vue du second tour - alors, qu'il ne ferait pas guère mieux au second. De fait, il était battu.

Alors, Bisounours par-ci, Bisounours par-là, c'est comme vous voulez. Mais je ne crois vraiment pas que Mitterrand en était un.
En revanche, croire que la gauche puisse l'emporter lors d'une présidentielle dès le premier tour, ça oui, c'est être - pardonnez-moi - un véritable Bisounours !

Écrit par : Philippe Sage | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Merci pour ce bol d'air ! Casimir et l'île aux enfants c'est bien vu ! Ceci dit quand on sait que certains dans la liste et non des moindres, persistent en mai 2011 à soutenir Ségolène dans une optique présidentielle...

Et puis bon il y a sans doute une petite part de réflexe conditionné quelque part (on reconnait dans la liste tous les plus grands adeptes du "linkage de copinage" (1), dont une récente trouvaille consiste justement à créer pour un oui ou pour un nom (genre une question débile à balancer à quelques uns qui eux-mêmes etc., on appelle ça une "chaîne"), à créer de ces listes de blogs qui vont être balancées et recopiées partout...).

(1) http://www.facebook.com/note.php?saved&¬e_id=1969700516263

***

Sur le fond j'ai torché mon avis là (sans me creuser la tête outre mesure faut reconnaître - et en y repensant je pense comme tu dis que le PG est mieux avec lui-même au premier tour) :
http://www.variae.com/la-gauchosphere-pour-une-candidature-unitaire/comment-page-1/#comment-2682

Écrit par : antennerelais | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

J'ai titré sur Voie Militante par rapport à cette lettre et cet appel invraisemblable : "Unité 2012 : des blogueurs au pays des bisounours"

-> http://www.voie-militante.com/divers/points-de-vue/unite-2012-des-blogueurs-au-pays-des-bisounours/

Écrit par : Denis | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Hmm, si le PS se range derrière Mélenchon ou LO, pourquoi pas ? ^^

Écrit par : Totoze | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Bonjour, Philippe.

Vous l’avez souligné fort justement : une candidature groupant toutes les forces de gauche n’aurait (et je le regrette) aucune chance de l’emporter. Pour une raison simple : la France est un pays de sociologie majoritairement droitière. D’où l’intérêt de conduire une campagne ni trop à gauche ni trop centriste, suffisamment dans chacun des sens pour maintenir des chances de victoire au 2e tour.

Seule alliance de 1er tour envisageable : PS-EELV, car elle n’obère pas, au 2e tour, les ralliements des électeurs du Front de gauche et du NPA d’un côté, et de l’autre ceux du centre, écoeurés par le sarkozysme.

Cordialement.

Écrit par : Fergus | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

L’UMP et le PS par l’appel au vote utile , veulent imposer leur bipartisme de façade et enfin contrôler toute dissidence ! le seul résultat en sera une abstention encore plus massive !

Écrit par : Le Chat | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Salut,

Il est clair qu’à gauche la seule issue c’est l’union. Mais pas avec une partie du PS qui roule à droite que les gens en soient bien conscients.
D’Hollande à Aubry en passant par Valls ils ont en partage avec bon nombre de politiques de droite, cette volonté mondialiste ou l’on s’enferre si bien.

Donc si c’est pour faire une politique libérale autant laisser faire ceux qui savent et, éventuellement se révolter ensuite !

De plus, Pipole 1er va se refaire une santé et, il mise tout sur sa pouliche de femme et, toutes les belles photos dans Match, Gala, Voici, TF1 la 2...

Tiens en parlant de la 2 Naulleau et Zemmour sont virés à la rentrée. Mais non ce n’est pas de la censure, mais non ce n’est pas pour écarter des géneurs (comme Taddei, FOG, Durand...) c’est pour éviter toute lassitude.

Par contre, garder les suces-boules de Pernault, Drucker, Ferrari, Pujadas, Duhamel etc... là c’est certain c’est moins lassant.

En tous les cas le PS ne m’aura pas et si une second tour Pipole - Le Pen a lieu et, bien ce sera malheureusement Le Pen, car au moins elle aime une partie de la France quand l’autre n’aime que lui même.

Écrit par : Yvance77 | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Si nos jeunes se mobilisent comme les jeunes Espagnols alors OUI Sarkozy perdra.
En six mois nous avons vu de nombreuses révolutions "gagnantes" .
Mais nos jeunes semblent "fatalistes" ....

Beaucoup de choses peuvent encore "revolutionné" nôtre paysage politique , le PS en sait quelque chose avec l’affaire DSK !!!

Seule nôtre Jeunesse pourra modifier la donne ( souvenez vous du CPE)

Écrit par : Fhefhe | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Voter contre et tout aussi démocratique que voter pour , mais perso je ferai toujours barrage à la famille Le Pen .

Écrit par : soulmanfred | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Quelques remarques :
- L’élection présidentielle représente une vitrine importante pour tous les partis.
- Pour être au second tour, encore faut-il passer le premier.
- La répétition de 2002 n’est pas exclue, même si la probabilité est difficile à estimer.
- La constitution d’un front de gauche avant le premier tour permettrait de négocier un programme commun.
- Un tel front obligerait Sarkozy, pour assurer le coup, à rapatrier ses "clones" (Morin, Borloo) avant le premier tour déjà.

Faire la synthèse de tous ces éléments ne sera pas une partie de plaisir.

Écrit par : Ann O'Nymous | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

@Fergus a écrit : "La France est un pays de sociologie majoritairement droitière"

mmmm... je dirais plutôt que électorat de la France est de sociologie majoritairement droitière.

Je pense que le plus important parti de France est plutôt de "gauche" à mon avis, et c’est l’abstention.

Il n’est pas impossible que des évènement très durs rendant la situation vraiment invivable invite beaucoup et même énormément d’abstentionnistes au bureau de vote l’année prochaine.

Par exemple, je vois vraiment pas l’Euro tenir jusque là...

Écrit par : Scual | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Attention !! Revenez donc nous faire votre analyse d’ici quelques mois , après l’écroulement du dollar et de l’éclatement de la zone euro, après les défauts de paiement en pagaille , après les révoltes qui arrivent, les révélations qui s’enchainent, après le "collapsing" général quoi.......
Nous rentrons de plain pied dans une zone de très forte turbulence et bien malin celui qui saura donner la vraie tendance à venir.....n’oubliez surtout pas que l’electorat est très versatile et particulièrement en temps de crise profonde !!
Nous allons avoir de grandes surprises...

Écrit par : Pyrathome | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

le problème de la gauche dans son ensemble, c’est qu’elle n’a pas de programme, pas d’idée.

elle est suiviste, depuis qu’elle a accepté (tous partis confondus), de ne plus défendre les travailleurs, de ne plus prononcer le gros mot de "luttes des classes",
elle a aussi accepté la mondialisation de la finance, nous a refourgué à travers un coup d’état électoral, le traité européen refusé par référendum,

en un mot son programme c’est d’atténuer, grâce à des prestations types RSA et emploi jeunes, les dégâts de la mondialisation qu’elle accepte et de la démolition européenne.

que lui reste-t-il comme combat : inventer une menace fasciste, ouarf ouarf, la créer si elle a du mal à exister, et se poser comme rempart contre la bête immonde.

Écrit par : Gordon 71 | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

pas besoin de se masturber avec les présidentielles le président sera un mondialo umps !
et surtout les législatives au scrutin "magouillitaire" itou !
dans tout les cas le gouvernement sera mondialiste (ps )
Alors plutôt que l’abstention défoulez vous :votez marine rien que pour les faire c... ! ;-D

Écrit par : non667 | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Je reste fidèle à mon analyse : il ne pourra, quoi qu’il en soit, quel que soit l’élu(e), sortir de cette présidentielle que la peste, le choléra, ou la vérole.

Votons donc au 1er tour pour celui qui représente un parti qui inclura dans son programme un réel changement ; réforme monétaire, VIème République, etc....
et votons blanc pour le second tour ; que l’élu(e) ait la moins grande légitimité possible.

C’est aux législatives qu’il faudra se mobiliser pour élire les représentants des partis de réel changement, et imposer ainsi une cohabitation forcée, une chambre plurielle, qui réduise le pouvoir de nuisance du président élu, et permette un fonctionnement des institutions moins bonapartiste, moins, monarchique, plus démocratique.

Zappons la présidentielle-people strass et paillettes, et mobilisions nous sur les législatives.

Écrit par : Sisyphe | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

@sisyphe : voter blanc, quelle violence, et pourquoi pas une manifestation ou même une pétition,
pour ma part je vous laisserai aller voter, et ce sont les abstentionnistes qui auront le score le plus élevé, mais cela n’est pas très citoyen j’en conviens.

Écrit par : Gordon 71 | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

@Gordon71 : L’intérêt du vote blanc est de montrer que ce n’est pas par désintérêt (comme dans l’abstention), mais par désaccord avec les deux candidats en présence.
C’est un vote de conviction, pas de découragement.

De mon point de vue, ça présente un impact politique plus fort que l’abstention.

Écrit par : Sisyphe | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

@Gordon71 a écrit : "le problème de la gauche dans son ensemble, c’est qu’elle n’a pas de programme, pas d’idée. Elle est suiviste, depuis qu’elle a accepté (tous partis confondus), de ne plus défendre les travailleurs, de ne plus prononcer le gros mot de "luttes des classes",
elle a aussi accepté la mondialisation de la finance, nous a refourgué à travers un coup d’état électoral, le traité européen refusé par référendum, en un mot son programme c’est d’atténuer, grâce à des prestations types RSA et emploi jeunes, les dégâts de la mondialisation qu’elle accepte et de la démolition européenne."

Faux.

Vous faites la confusion (sans doute volontaire) de tous les partis de la gauche, alors qu’ils ne sont en rien assimilables.

Le PS est, effectivement, un parti socio-libéral, dont on saurait attendre aucun réel changement ; notamment sur le système monétaire et financier (clef du problème).
Mais, dans tous les cas, sa gestion serait moins catastrophique et comportant plus de justice sociale que n’importe quel autre parti (UMP, FN).

En revanche, le Front de gauche, le NPA, n’ont pas renoncé à impulser ce véritable changement ; leur programme est là pour le prouver : http://programme.lepartidegauche.fr/mediawiki/index.php?title=Sommaire#Refondation_r.C3.A9publicaine_des_institutions_et_de_la_soci.C3.A9t.C3.A9

Alors, n’essayez pas de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, et votre désinformation pour argent comptant ; la vraie gauche existe, et doit remporter le maximum de suffrages, (et de députés), si nous voulons que les choses changent réellement.

Écrit par : Sisyphe | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

@sisyphe : rassurez vous je ne suis pas découragé, il y à longtemps que je n’attends plus rien de ce petit jeu de dupes qui fait courir les pigeons à l’isoloir, je n’attends rien des politiques, ces cancrelats du système qui vivent sur leur électeurs comme la tique sur le chien.

Écrit par : Gordon 71 | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Les fans du sarkozysme n'ont strictement rien à dire sur le bilan de leur maître, mieux ils sont obligés de cacher se bilan qui a mis la France et les français dans un état jamais vu auparavant.

Alors ils parlent de la gauche, ils épient la gauche, ils causent de la gauche, ils regardent les poubelles de la gauche, ils mentent sur la gauche, ils critiquent la gauche, ils haïssent la gauche, il font comme si la gauche était au pouvoir depuis 9 ans, ils enquêtent sur la gauche, ils inventent des histoires sur la gauche, ils font de l'humour (enfin de l'humour, du Gerra quoi...) sur la gauche....

Et c'est long, de plus en plus long, si long......

Et comme je le dis souvent, sachant qu'il faudra empêcher les médias et les français de trop se pencher sur la catastrophe sarkozyste jusqu'au 22 avril 2012, ces types et leurs amis du fn vont aller de plus en plus loin dans l'horreur....

Écrit par : zabvin | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

@zabvin : au cas où cela vous aurait échappé, je ne suis pas "sarkozyste". Manquerait plus que ça !

D'autre part, je vous soumets deux exemples.
Et pas n'importe lesquels : ils concernent Mitterrand.

En 1965, il se présente comme le "candidat unique de la gauche". Surprise, au 1er tour, il met De Gaulle en ballotage. Personne n'y croyait.
De Gaulle : 37,45 %
Mitterrand : 26,61%
Mais comme il n'avait pas de "réserve de voix", Mitterrand sera battu au second (55,20/44,80)

En 1974, rebelote d'une certaine façon.
Le PCF, pour cause de "programme commun" ne présente pas de candidat. Et à cette époque le PCF est puissant.
Certes, nous avons deux petits candidats (trotskistes : Laguiller, Krivine) et pour la première fois un "écolo" (Dumont). Ils feront à peine 3,5% au 1er tour à eux trois.
Mitterrand est donc le "candidat unique de gauche" (PS, PSU, PRG, PCF, etc.) et il nous sort un score monstrueux au 1er tour : 36,09 % !
Giscard est loin derrière avec 27,21%.
Mais... c'est Giscard qui va gagner (50,81/49,19) car lui, peut compter sur des "réserves de voix" (Chaban-Delmas et Royer, entre autres)

En 1981, fini le "candidat unique de la gauche", et Mitterrand gagne l'élection. Pourquoi ? Parce que là, enfin, il avait des réserves de voix (celles de Marchais, en l'occurrence).

Alors que le PS et leurs amis blogueurs arrêtent avec leur "21-avril" et se mettent au travail.
C'est tout.
Et soient vraiment de "gauche". Soit : pas dans la mouvance néo-libérale.

Écrit par : Philippe Sage | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

@ philippe sage = très bonne analyse : 100 % d'accord.
Tout sauf Sarkozy mais pour faire quoi ? avec qui ? à quelles conditions ?

Écrit par : marie | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Je suis pas "ton camarade", d’abord, messieurs-dames casimiriens !
J’en ai soupé, soupé au-delà de ce qu’on peut demander à un humain ! Il arrivera ce qu’il arrivera ! Où étiez-vous avant ce sursaut de lucidité ? En quel ryad, en quel loft, en quelles affaires douteuses, voire glauques ?
Vous voulez votre part du gâteau pourri ? Allez-y-sans moi !

Écrit par : Jean-Pierre | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Excusez-moi, je suis sûrement très con, mais je n’arrive pas à comprendre quels évènements - importants, qui pourraient réellement changer nos vies - vous pensez voir se produire suite à la prochaine élection présidentielle.
Sans remise en cause profonde du système rien n’est possible - à part du simple cosmétique - et parmi les candidats ayant quelque chance d’être élus, y en a-t-il un seul qui propose une telle remise en cause ? Non, donc leur capacité d’action sera sous contrôle des marchés, c’est-à-dire nulle. "Pas de sous !" sera leur seule réponse. Et "les marchés" continueront à se goinfrer 50 milliards d’euros d’intérêts par an.

Écrit par : PhilVite | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

@Sage : faire la différence dites vous mais quelle différence ?

dans tous les secteurs essentiels, notamment sur le versant économiques le PS, je suis désolé c’est lui qui mène le jeu à gauche, s’est converti depuis 1983, au libéralisme absolu, même s’il nous raconte le contraire,
donc Sarkozy, DSk ou Aubry, la course à la libéralisation des services publics va continuer (dogme du traité européen), la destruction de l’industrie et de la paysannerie française idem, l’ouverture des frontières aux marchés et aux flux financiers va se poursuivre alors allez voter pour qui vous voulez, le résultat est le même.

Écrit par : Gordon 71 | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

@Gordon 71 : Je parle bien entendu de la différence pour l’emporter ! Nullement des différences entre la droite traditionnelle et le PS. Car là (mais je suppose tout de même que vous m’aviez compris) il n’y en a pas des caisses.
Nous avons effectivement, peu ou prou, un modèle américain, des Républicains d’un côté et des Démocrates de l’autre. Soit deux entités qui s’inscrivent pleinement dans le "système" néo-libéral. Les différences sont d’ordre cosmétique.
A l’exception, peut-être, de Montebourg (je suis aussi, comme lui, et sisyphe, pour une VIe République) mais peut-on lui faire confiance ?

De fait je rejoins sisyphe. Il n’y a pas grande chose à attendre de cette présidentielle. Puisque les leaders - ou supposés tels : Sarkozy, Borloo, Morin, Bayrou, Aubry, Hollande,etc. - défendent une même politique économique. Seules de légères différences d’ordre social les séparent. C’est maigre. Insuffisant.
Or donc, oui, c’est aux législatives que nous pourrons véritablement nous exprimer.

Concernant Marine Le Pen.... Il est évident qu’elle joue son avenir et celui du FN. Il est impératif pour elle, de faire mieux que son père en 2002. En scores bruts.
Elle a des ennemis au FN. Et dans la presse pro-FN. Son père a attendu le dernier moment, soit celui où il était certain qu’elle lui succéderait. Le vote des militants du FN, est donc, quelque part, une petite mascarade. Ce ne pouvait être qu’elle, et son père a tout fait pour cela.
Sauf que, désormais, elle doit asseoir sa légitimité par les urnes. Et cela passe par un score conséquent. Autour des 20%. Ce qui ne veut pas dire que ce sera suffisant pour être au second tour. Mais si elle y est, elle sait qu’elle ne gagnera pas. Tout ce qu’elle aura gagné c’est une légitimité. Avec le secret espoir que son score sera assez haut pour peser sur les législatives, aussi que le score de Sarkozy ne soit pas trop haut (entre 21 et 23) afin de provoquer un petit éclatement de l’UMP lors de ces mêmes législatives. C’est-à-dire des accords au niveau local entre UMP et FN. Et sur ce point, la Droite Populaire (Mariani, Vanneste, Barèges) est prête.
Mais en quoi cette stratégie de cuisine "péniste" concerne la gauche ? N’est-ce pas... depuis quand se soucie-t-elle de l’avenir de Marine Le Pen au sein du FN ? What's the point ?

Écrit par : Philippe Sage | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Concernant la peur (du 21 avril, mais aussi la peur de perdre) je vous renvoie à cet article en date du 9 avril dernier : La Peur Du « 21 Avril » Ou L’Impuissance Révélée De Notre Classe Politique

http://sagephilippe.20minutes-blogs.fr/archive/2011/03/09/la-peur-du-21-avril-ou-l-impuissance-revelee-de-notre-classe.html

Écrit par : Philippe Sage | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Tous les candidats de gauche sont d’accord pour un candidat unique, à la seule condition d’être l’élu.

C’est pas gagné.

Je me rallie à l’avis de Pyrathome, Laissons d’abord passer les turbulences, attentas et autres coups fourrés.

Après on y verra peut-être plus clair. Si on voit encore quelque chose...................

Écrit par : Gavroche | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Bonjour, Gordon.

Un peu tarte à la crème, ça : la gauche n’a pas de projet. 1) C’est quand même assez largement faux. 2) S’il y en a un qui n’a rien dans sa besace, c’est bien Sarkozy qui navigue à vue depuis au moins un an !

Écrit par : Fergus | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Je suis très naïf, mais quelqu'un pourrait-il m'expliquer ce que signifie les [x] et les [ ] de Bénédicte et des fraises ? merci.

Écrit par : Meeeuh | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

@ Meeeuh : Non.

Écrit par : bénédicte | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Pfffff...

Écrit par : Meeeuh | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Voila un billet qui restera. Tout est dit, et bien dit.
Cet appel pue la trouille et le déni de démocratie...

Écrit par : jide | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

@philippesage : tu es un vrai stratège, mais a trop vouloir prédire on finit pas se tromper.
Cet appel veut simplement dire qu'on veut une alternance à gauche. On est plusieurs à penser que c'est de cette manière qu'on peut y arriver. On le dit peut être avec naïveté ou maladresse, mais avec sincérité, sans calculs politiciens. On peut se tromper, comme ceux qui pensent le contraire.
Rien ne t'empêche de lancer un appel à la division, avec un esprit calculateur de joueur d'échec ou de joueur de billard. Mais je pense que le bon sens saura l'accueillir comme il le mérite.

Écrit par : rimbus | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Philippe

Qui peut croire à la présence de l'extrême droite au 2 ° tour ? et qui peut croire en sa victoire ?

en tout cas certainement pas Le FN. son but n’est pas là. il n’a pas de projet, pas les hommes qualifiés nécessaires, et son idéologie, même agrémentée de rubans et dentelles personne n’en veut. et de plus ils n’ont aucune envie de prendre des coups en gouvernant !

quand à imaginer que des députés ump vont laisser la place à des candidats fn , il faudrait qu’ils soient fous. et ça leur servirait à quoi ? perdre de toute façon, plus leur âme ?
.
le fn a reçu 180 millions d’euros de dotation d’état en 2010 (nos impôts) . il les a consommés, plus un tas d’autres millions empruntés, sans doute les tracts distribués sur les marchés sont-ils dorés à l’or fin car ils servent à quoi ou à qui ces millions ?

aujourd’hui forcé de vendre son siège, le fn est aux abois. le but de la manœuvre est donc d’abuser un tas de chalands avec des slogans irréalisables dans le but d’avoir des tas de voix, et donc des tas de nouveaux millions en dotation.

demandez à Marine de citer les 5 premières mesures urgentes de son quinquénat le lendemain de son élection : elle sera incapable de vous répondre autrement que par des pirouettes.

Écrit par : pastori | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

@rimbus : je ne prédis rien. Et je ne suis aucunement stratège. Je connais un tant soit peu l'arrière-cuisine (peu ragoutante) des partis politiques. Et, si j'entends bien la sincérité - la vôtre - que pèse-t-elle face aux calculs politiques, aux saloperies (qui ne vont pas manquer de venir) aux haines qu'ils se vouent ?

Je ne suis pas, en ce qui me concerne, dans le calcul. Pourquoi le serais-je ? Quel intérêt ? Je suis un mec ordinaire, voilà tout.
En tous les cas, il n'y a aucune prédiction dans ces quelques billets. Juste quelques constats. Et, qui puis-je, si je connais ces types ? Qu'ils s'appellent Hollande, Sarkozy, Bayrou - si vous saviez ! - ou Marine Le Pen ?

Vous voulez une alternance à gauche ? Moi aussi. Mais quelle gauche ? La gauche qui va nous "mettre" ? Ou la gauche qui sera vraiment la gauche ? Celle dont on sera fiers ? Celle dont on sera heureux de dire : oui, je suis de gauche !

Au fond, je suis assez conformiste : je parle de valeurs, d'éthique, de sincérité. Je ne crois pas, et pour des tas de raisons, pour les avoir vus de très près, que ces "leaders" du PS vous aiment... VOUS AIMENT !... Est-il possible de le dire autrement...

Regardons où on est, ce que l'on est, et à partir de là posons-nous la question : qu'est-ce que nous voulons ? Vraiment.
Qu'est-ce que la victoire, si, en définitive, elle n'est belle que parce qu'on aura "sorti" Sarkozy, mais quelle jouissance éphémère, non ?
Qu'est-ce que la fierté ?
Qu'est-ce que c'est : la dignité.

Oui, les utopies, les rêves, les idées, sont des voies que nous devons suivre, et nous battre pour. Sinon : qui sommes-nous ? Sinon, des cyniques, des calculateurs, des revanchards.
Je ne m'inscrirai jamais dans ces trois catégories.

Peut-être que le candidat du PS gagnera en 2012. Je l'avoue : je serai content. Mais ce sera purement égoïste et crétin. Tant je sais que, structurellement, ça ne changera rien. Le PS est un parti néo-libéral. Moins brutal que l'UMP. C'est tout. Or donc, passée la joie, celle de la victoire, il restera quoi ?

Vous avez raison d'insister sur le fait que Sarkozy est "un candidat redoutable". Il l'est. Et il sera au rendez-vous.
Quant à Marine le Pen, j'ai dit plus haut ce que j'en pensais. Et je maintiens. Son but : provoquer l'éclatement de l'UMP et prendre le leadership de la droite française. En vue de 2017. C'est même pas une prédiction, c'est une certitude. Et vous pouvez me faire confiance...

Merci pour toutes ces contributions. Et : bonne chance !

Écrit par : Philippe Sage | 27 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Je ne vous connais pas mais je dois reconnaitre que vous écrivez très bien et que vos critiques sont parfaitement valables et constructives. Ne serait le sarcasme - nous serions des "bisounours" - c'était une note très intéressante (sisi).

Le but de notre lettre est, effectivement d'une simplicité désarmante : poser un débat à gauche, inciter les politiques et les citoyens 2.0 à réagir : l'unité est-elle possible ? Souhaitable ? Avec qui ? Comment ?

Ah bon, entre le FdeG et le PS les positions sont inconciliables ? Et entre le PS et EELV, il n'y a pas une possibilité ? Vous voyez, si déjà le PS et EELV s'associent, votre argument principal (les réserves de voix pour gagner au 2d tour) tombe tout seul. Le candidat rose/vert a de grandes chances de passer le 1er tour. Et les autres partis, le FdeG par exemple, le centre, constituent toujours des réserves de voix.

Enfin, je le dis clairement : je soutiens n'importe quel candidat qui représente cette démarche unitaire. Parce le bonhomme, je m'en tape. C'est la démarche qui m'intéresse. Je suis curieux. Je pense que ce serait un saut qualitatif : la fin du sarkozysme et une politique qui ne sera pas seulement celle du PS. Ce sera un compromis. Et si on leur bouge le cul, à ces feignasses de politique qui ne savent plus réfléchir, on aura peut-etre même un programme créatif et enthousiasmant.

Vous voyez, je pense que ma pensée et celle des collègues qui ont signé avec moi, est un petit plus complexe que la caricature du bisounours dans laquelle vous, et d'autres citoyens 2.0 de gauche et de droite voudriez l'enfermer.

Écrit par : Jules_Praxis | 28 mai 2011

Répondre à ce commentaire

@Praxis : d'abord, et je vous prie de me croire, j'apprécie votre commentaire. Vraiment... Je vous renvoie, cela dit, à ma réponse (un cran plus haut) à Rimbus.

Mais NOUS sommes des Bisounours. Moi, vous, tous ceux qui croient sincèrement à une alternative digne de ce nom. Je ne m'exclus pas du syndrome "Casimir". Je regrette que ça ne soit pas compris. Mais bon, je le dis. Est-ce plus clair ?

Je ne veux pas vous enfermer, nous le sommes, de fait, déjà. Comme chantait Manset : "Nous sommes prisonniers de l'inutile". A la seule différence que le temps a passé, et nous ne savons même plus ce que c'est : l'inutile.

Nous croyons en quelque chose. Or, et comme je le disais à Rimbus, vous ne les connaissez pas, ces types. Ils ne nous aiment pas.

Oui, par exemple, je l'aimais bien, ce Besancenot (tout comme l'Arlette). Allez savoir pourquoi ? Parce que ses mots, cette façon de s'adresser à nous ? Y'a de ça... Il a fini par partir, quitter la politique. Pourquoi, à votre avis ? Oh, il l'a expliqué, mais qui l'a entendu ? Pourtant ce qu'il a dit, est important.

Oui, le PS pourrait convenir d'une alliance, dès le 1er tour, avec les Verts. Pas bête. Avouez, tout de même, que dans cette lettre, ce n'est pas ce que l'on pouvait entendre : ne s'adressait-elle pas à TOUTE la gauche ? Or donc, le FdG, le NPA, LO, etc, ce n'est pas "la gauche", aussi ? De quelle gauche parlons-nous ? De quel avenir, parlons-nous ? Que voulons-nous ? Une revanche ? Briller ? Être fier de dire : "Ah ! Ah ! Maintenant c'est nous, n'est-ce pas !". Mais pour faire quoi ?
Le PS est un parti néo-libéral. Avec un peu de social pour faire joli...

Vous allez bien, sinon ? Un boulot ? Un toit ? Des amis ?
Est-ce que vous avez conscience que vous avez de la chance ?
Parce que ce n'est pas le cas pour beaucoup de gens, dans ce pays. Pouvez-vous le comprendre ?

C'est intéressant... Sur Internet, tout est aboli. Les âges, les parcours, voire même, la condition sociale. On se laisse des commentaires, mais on ne sait pas. On se parle comme d'égal à égal. Sans âge. Où ça peut nous mener ? Est-ce que nous prenons soin les uns des autres ? Est-ce que nous nous intéressons à l'autre ? Est-il un chômeur en fin de droit ? Est-il seul ? Malade ? A la dérive ? (non, il a Internet, donc, c'est pas possible, n'est-ce pas ?). Qui peut comprendre les attentes, les souffrances ? Qui peut entendre ? Sans juger ? Sans condamner ?

Je l'ai dit. Si le candidat du PS l'emporte, je serai heureux. Un soir... Un soir, seulement. Petit bonheur. Je le prendrai. Et alors ? Qu'est-ce que ça changera au quotidien de tous ces gens qui vivent chichement ? Vous êtes-vous posé la question, soit avez-vous pensé au-delà de la jouissance d'une victoire ? Pensez-vous aux autres ? Ces vies que vous n'avez pas vécues. Peut-être...

Enfermer qui que ce soit, moi ? Mais c'est impossible. C'est déjà fait. Et je n'y suis pour rien. Nous y sommes, nous, en revanche, pour beaucoup.

Bonsoir.

Écrit par : Philippe Sage | 28 mai 2011

Répondre à ce commentaire

Oui, la lettre s'adresse à toute la gauche, en ce sens qu'elle ouvre un débat. Il est possible qu'on s’aperçoive (c'est mon analyse), que le PS et EELV ont vocation à se rapprocher, tandis que le FdeG doit se positionner en dehors de cette logique. Tout est ouvert mais, au moins, ouvrons le débat, réfléchissons. Ensemble. C'est passionnant.

Si seulement cette capacité que vous avez à poser des questions, sans être péremptoire, cassant, sans vouloir "jouer aux billes", était mieux partagée... Je ne joue pas les Caliméro (pour changer un peu de personnage), c'est à nous de convaincre. Si un débat se lance, nous aurons, au moins en partie, réussi notre coup.

Écrit par : Praxis | 28 mai 2011

Répondre à ce commentaire

De l’Ecossaise...

Quelques rappels s’imposent face à la situation dramatique de notre pays et de la fin de la Démocratie en France depuis 10 ans.

* La gauche n’a, depuis 1945, gouverné qu’une seule année. La première année de monsieur Mitterrand. Celui-ci ayant tôt fait de rejoindre son camp naturel : la droite ? Certains diront l’extrême-droite.

* Le "Parti Socialiste Français" a TRAHI les convictions de ses fondateurs et s’est fourvoyé en devenant un apport de voix à l’UMP. Certains n'hésitant plus à le traiter d’UMPS. La responsablité du parti "socialiste" de vouloir conserver en son sein des consensuels mous du style de monsieur Hollande ou de l’extrémiste de droite Manuel Valls, y étant pas étrangers.

* Un nouveau parti national "socialiste" est né et du fait des lacunes du Français moyen en Histoire de France, les 30% d’illettrés et d’analphabètes que la France compte en font un aimant indiscutable par la facilité de ses propos haineux.

* Les "Verts", loin des Verts allemands sont une pièce rapportée sans aucun sens historique ou civique. Ce n’est pas le fameux écologiste ex-révolutionnaire rependant Daniel Cohn-Bendit (DANY le rouge pâle) qui me contredira. C’est juste une lutte entre frustrés désirant un jour toucher un salaire de maire, de député, voire (miracle) de ministre, qui à la première occase, se rallieront à l’UMP... ou au PS, selon celui qui gagnera la partie de "Bataille". Nous avons par exemple en ce moment affaire à des "ECOLOS PRO-NUCLEAIRE" ! Une nouvelle race d’écolos, comme le dirait aujourd’hui Coluche..

* Enfin vient "Le Centre" dont on ne sait s’il est du milieu, tant ses membres se sont distingués en trahissant (comme de vulgaires socialistes) au profit de la droite extrême sarkozyste.

Resterait monsieur Mélenchon, seul candidat semblant honnête, qui hélas s’exprime peu et qui n’a pas encore présenté de programme de gauche, c’est à dire de combat réel contre les "voyous de la République" chers à monsieur J.F. Kahn, seule solution pour sortir de l’Europe, de l’Euro et du bourbier alors que ceux de Séville commencent à se réveiller... (Oui, je sais le Bourbier de Séville, c’est nul....)

Micka FRENCH
(qui ne dit pas que du bien des contemporains sur Internet depuis 1995 dans ses chroniques "Ce ne sont pas les plus grosses queues qui font les meilleurs fruits" et "Quand on est trop dévot, on est détruit")....

Écrit par : Micka French | 28 mai 2011

Répondre à ce commentaire

"Resterait Mélenchon" dit l’écossaise...

Sauf que Mélenchon est là pour faire diversion c’est son job, alors que c’est un pilier du système, qui sera remercié par un ministère, pour les 3% de voix qu’il ramènera d’extrême gauche pour ses acolytes socialistes Hollande ou Aubry.

Écrit par : Gordon 71 | 28 mai 2011

Répondre à ce commentaire

à Philippe Sage

La cuisine lepéniste ne m’intéresse pas plus que la cuisine UMP ou PS, chacune à ses subtilités ou ses saveurs, je pense surtout qu’elles ont beaucoup plus de points communs que de différences.
Je m’intéresse plutôt aux arguments et aux actes :

Et dans le débat, les arguments du FN, dont je ne fais pas partie, me semblent largement aussi solides que ceux de ses nombreux adversaires :
Sortie de l’euro
Sortie de l’entreprise de démolition de l’Europe et des traités qui ruinent notre souveraineté et notre économie
Réflexion sur la politique d’immigration qui sous des prétextes généreux, torpillent le modèle social français et nourrit les ghettos en immigrés trompés par le mirage de la France terre d’accueil, qui ne pourront dans leur grande majorité que ressentir une grande déception
Voila... Mais je crois que vos préoccupations ne sont pas de cet ordre
Comment gagner les élections, prendre les places pour faire la même politique que les prédécesseurs en changeant juste l’emballage et la com'.

Écrit par : Gordon 71 | 28 mai 2011

Répondre à ce commentaire

@Gordon 71 : vous avez des problemes occulaires ou quoi ???
Sysiphe vous a donné un lien du front de gauche. ça vous occupera un bon moment de le lire, contrairement a la lecture du programme du bas du front.

Pour rappel : http://programme.lepartidegauche.fr/mediawiki/index.php?title=Sommaire#Refondation_r.C3.A9publicaine_des_institutions_et_de_la_soci.C3.A9t.C3.A9

Écrit par : Nilasse | 28 mai 2011

Répondre à ce commentaire

" si nous avons un candidat unique représentant TOUTE la gauche pour cette présidentielle 2012, où va-t-il, ce malheureux, trouver d’autres voix pour l’emporter au second ?où sont les réserves de voix, pour faire la différence au second tour ? "
Tu parles sérieusement ou tu plaisantes ?....
Primo: Un candidat unique ce serait déjà une assurance d'etre au 2eme tour !!!.
Secondo: Si nous avons pris soin de dire sur quoi nous nous attelerons en priorité les choses se présenteront on ne peut mieux .!!!
Tertio : Personne n'étant proprietaire des voix l'électeur n'ayant plus son favori fera le reste et advienne que pourra .
"En démocratie, la moindre des choses, c’est que l’électeur puisse s’exprimer. Faire un choix. D’autant plus lors d’une présidentielle à deux tours et au scrutin majoritaire ... Priver l’électeur de ce choix, l’amputer d’une certaine façon, aux prétextes que les autres compétiteurs sont « redoutables » ou seront « vraisemblablement au second tour » n’est pas anti-démocratique, non, c’est juste la manifestation d’une peur, et aussi, d’une envie de gagner à tout prix…A tout prix !!! dixit P sage
Dis en quoi vouloir gagner fusse t'il " A tout prix !!! " comme tu le dis est il condamnable ?... Tu vois ontrairement à ce que tu dis on veut juste gagner et ne pas renouveler l'experience de 2002 cela te dérange ?... et bien tant pis faudra faire avec et si cela t'offusque qu'il en soit ainsi, tu n'auras qu'a aller à la pêche ce jour là et grand bien te fasse

Écrit par : Vincent | 30 mai 2011

Répondre à ce commentaire

@Vincent : Bonjour…

C’est l’assurance d’être au second tour, le candidat unique, dis-tu.
Voilà la preuve, en creux, que cet appel pue la peur. Le traczir.
Etre au second tour… Mais pour quoi faire ?... Ah oui ! Suis-je bête ! Pour remporter l’élection. La belle affaire ! C’est vrai que ça se présente « on ne peut mieux » pour ceusses qui souffrent (tu en fais partie ? Tu as faim ? T’as du mal, toi ?).

Personne n’est propriétaire des voix, blabla… Certes. Et la souffrance, qui en est propriétaire ? Ou responsable ? Il me semble que toi et tes petits « camarades » oubliez un énorme paramètre : le peuple. Où est-il ?
Où sont les propositions ? Où est le projet ? Où est l’alternative au néo-libéralisme ?

Oui, vouloir gagner à tout prix, n’est certes pas condamnable, mais bien peu respectable. Voire : méprisable. C’est juste vouloir gagner pour gagner.
Mais le peuple, toi et tes « camarades » vous ne le connaissez pas. Où et quand parlez-vous du peuple dans cette lettre ? Où et quand vous souciez-vous de lui ? Où et quand avez-vous un mot pour le peuple ? Le peuple ce serait donc « toi et tes camarades » ?

D’autre part, avant de venir poster ta petite prose, la moindre des choses, eût été de lire le « fil » des commentaires. Certaines réponses, ou début de, auraient pu t’intéresser. Preuve de plus, preuve en est, que tu es pétri de peur, comme transi, juste obsédé par la victoire. Et surtout, de ne pas être au second tour.
Eh bien, je vais le dire : le PS ne mérite pas d’être au second tour ! Vraiment pas ! Au nom de quoi ? Pourquoi ? Qu’a-t-il fait ? S’est-il rénové ? Je dis bien : rénové ! Qu’a-t-il de « socialiste » ?

Non, le PS – avec ou sans DSK – n’a pas sa place au second tour. S’il y est, tant mieux pour « toi et tes camarades ». Grand bien vous fasse… En ce qui me concerne, et pour la première fois depuis longtemps, je n’irai pas à la pêche, monsieur.

Le problème c’est que : outre le fait que vous n’avez aucune conscience de ce qu’endure VÉRITABLEMENT vos concitoyens, vous n’avez aucune connaissance de la politique, de sa mécanique, et de ses subtilités.

Écrit par : Philippe Sage | 31 mai 2011

Répondre à ce commentaire

J'ai 28 ans et franchement, je n'ai pas d'espoir particulier ni confiance en la "démocratie" telle qu'elle est..

Des fois je me dis que le mieux qui peut arriver c'est qu'un parti extrême passe et qu'une guerre civile s'en suive..

Ptet que comme ça, on sera plus nombreux a a bastille.

Un choix PS / UMP / FN, pour moi c'est presque pareil
certes, la différence est dans le presque, mais moi j'en ai marre des presque "libéral" (le 1er), des presque "raciste", des presque "fous"

Écrit par : Julien | 03 juin 2011

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu