31 décembre 2010
« Bonne Année à Tous »
18:17 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous ! | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : on n'en peut plus, on n'en peut plus de sarkozy, on veut vivre tranquille, qu'on nous débarrasse de sarkozy, voeux 2011, voeux 2012, bruno candida, parodie sarkozy, rions avec sarkozy |
| |
21 décembre 2010
De La Prostitution Des Politiques
J’ai encore dans le cassis, cette phrase assassine du tribun Jean-Luc Mélenchon, adressée à un stagiaire-journaliste, un 19 mars 2010, entre deux tours d’élections régionales ; un Mélenchon remonté, vindicatif, ah le bel homme du peuple, de gauche, la vraie, il l’a assez dit, n’est-ce pas ? Pas le genre, donc, à se compromettre, à fricoter, composer, se prostituer, se vendre, comme le misérable journaliste qui lui, vend(rait) du papier, coûte que coûte.
Elle s’appuyait, cette phrase, sur une maxime romaine « dignitas » et « gravitas », rien que ça … ah ! ça rigolait pas, et prends ça dans ta face, « laquais », « larbin », « petite cervelle », écoute-donc bien :
« Avec moi, vous parlez de choses sérieuses (…) Donc, avec moi vous parlez de politique et vos sujets de merde vous allez les faire avec des gens qui veulent répondre à la merde »
Dignitas ? Gravitas ? Boum patatras, oui !
T’as donc pas vu l’homme de gôôôôche, celui qui fait la leçon au jeunot, faire le tapin médiatique chez Ruquier, Denisot ou Ardisson ?
On N’est Pas Couché, Le Grand Journal, Salut Les Terriens ; pour sûr, voilà des émissions éminemment politique(s), pas merdeuses pour un sou ! Et surtout, qui ne décrédibilisent pas la parole politique ; pensez-vous ! On y aborde, c’est bien connu, des sujets de fond, avec sérieux, dignité et gravité. Voilà des plateaux télévisés, Tudieu, où on parle « de choses intelligentes » !
Des émissions de prolétaires pour les prolétaires.
Jugez-en plutôt, un exemple tout frais :
Ardisson : Vous avez fait un tabac chez Drucker .. Est-ce qu’au moment du mercato vous allez quitter le Parti de Gauche pour un plus grand parti ? (rires gras du public)
Ou encore :
Ardisson : Tu sais pas danser, toi ? (rires du public)
Mélenchon : Si ! Très bien, mon p’tit gars !
Ardisson : Dans ton Parti de Gauche, vous dansez pas, vous ?
Mélenchon : Si ! (rires)
Baffie : Ils en ont pris des danses ! (rires)
C’était samedi dernier, le 19 décembre 2010, sur Canal+. Entre rires, applaudissements et cymbales de l’orchestre.
L’avez-vous alors entendu, Mélenchon, rétorquer comme il le fit le 19 mars dernier :
« Tu fermes ta petite bouche et tu me parles de politique »
Bien sûr que non ! Deux poids, deux mesures. Et zig, et zag. On écrabouille le petit stagiaire avec ses « sujets de merde », l’accusant, péremptoire, de « mouliner du papier qui s’vend », ça fait son beau, son fier, mais, buzz épuisé, ça y va se vendre, se prostituer dans des émissions de divertissement, où l’on se tutoie, où l’on se vanne ! …. Et ça voudrait, ensuite, donner des leçons ? Mais de qui se moque-t-on ?
Ah mais oui, mais je vous demande pardon ! Ça manque de cohérence. Un tantinet. De deux choses, l’une. Y’a pas d’autre façon. Sinon, ça vaut pas tripette. C’est du flan. C’est posture. Et il n’y a pas loin de la posture à l’imposture.
Certes, il n’y a pas que Mélenchon. Tous, ou presque, vont faire Guignol sur les plateaux bankable du divertissement ; rires, applaudissements, cymbales de l’orchestre.
De Copé à Bertrand, de Royal à Montebourg, de Yade à Bayrou, tous ! Dupont-Aignan compris ! Ils vont pointer à la becquetance « popu » ! Même Besancenot, il l’a fait son Drucker ! Itou, l’autre nouveau présumé Chevalier Blanc (avec Mélenchon, justement) de la politique : Dominique de Villepin. Celui-là même qui, chez Elkabbach, un dimanche matin, se permettait un croustillant :
« Or, manifestement, nous nous divertissons ! »
… Avant d’aller s’esclaffer, pouffer et … nous divertir chez Ruquier !
Et ça viendrait ensuite geindre, se plaindre, regretter que la politique, l’homme politique, et la parole politique, fussent décrédibilisés !
Mais quand on veut redonner du poids, du crédit, de la hauteur à la politique, on ne va pas faire sa « star », son « people », sa « diva » chez Denisot, Ruquier ou Ardisson.
Comment peut-on, après avoir ricané comme des bossus dans ces autres « Dîner du Siècle » aller parler souffrances du peuple, misère et tout le tralala, fustiger « l’argent-roi » (qui coule à flots, dans ces émissions-là) dénoncer la pauvreté des débats, la vulgarité ambiante, la dérision permanente, le populisme même, mais oui ! Ah ça, c’est d’un drôle, tiens ! …. D’aucuns prétendent même, les amusants, que l’on tirerait la France vers le bas ! Mais si c’est en ricanant, ça n’a plus d’importance, voyez ! Si c’est en divertissant le veau, c’est pas péché, messire !
Comment peut-on, outragé, indigné, sur ses grands chevaux monté, fier comme Artaban, ô combien méprisant, traiter tout ce qui ressemble à un journaliste, ou approchant, de « laquais », de « larbin » quand on fait soi-même son larbin ou laquais pour s’attirer la sympathie du téléspectateur. Tu le fais rire, et tu l’as dans l’urne ?
Oh c’qu’il est sympa et drôle, ce Mélenchon, j’crois que j’vais voter pour lui, Chérie !
Beau programme !
Oh, je conçois que ce soit moins éreintant et fastidieux que d’en proposer un, un vrai qui fasse pas rire ; un programme politique, j’entends. Trop rébarbatif, n’est-ce pas.
Mais quand bien même, y en aurait-il un, comment voudriez-vous qu’on le prît au sérieux ? Sans l’impertinent de salon Yann Barthes, sans les snipers d’Ardisson, ou les gros jeux de mots de Ruquier, c’est pas pensable, voyons ! Il faut passer par eux, c’est obligé, et vous en êtes les obligés de fait, pour engranger du suffrage, en vous faisant moquer, chambrer, ridiculiser même ; en vous prostituant, quoi !
Ris public ! Ris ! Gondole-toi ! Et vive la République ! Puisque, j’ai bien entendu, c’est en son nom, que Mélenchon se bat, pour lui rendre dans « le bruit et la fureur, le fracas et le tumulte », ses ors et sa beauté. Son prestige. Par le divertissement et la gaudriole. Tartufe, oui !
Des émissions politiques ? Y’en a. Des bonnes, des solides ? Télévisuellement, pas vraiment. J’en suis d’accord. Et alors ? Est-ce une raison pour aller faire son mariole, tapiner à qui mieux-mieux ? Et la radio, c’est-y fait pour les chiens ?
On ne peut réclamer un (retour du) respect du politique et de sa parole et, en même temps, aller faire Guignol dans des émissions de divertissement.
Ce n’est pas le lieu pour s’adresser au peuple.
Ce n’est pas l’endroit pour traiter de la souffrance, du désarroi, de la misère.
Ce n’est pas là, qu’on cause de politique et qu’on lui rendra crédit.
Il faut être clair. Tant que les hommes politiques, quels qu’ils soient, iront se compromettre sur ces plateaux télévisés, ils ne seront pas pris au sérieux.
Ils n’inspireront ni « dignitas » ni « gravitas ». Voilà la « veritas ».
« Le mélange de voyeurisme et de prostitution de l’esprit public va continuer jusqu’à la catastrophe, évidemment » disait Jean-Luc Mélenchon, ce fameux 19 mars 2010.
Je serais tenté de répondre par un sonore :
« Tu l’as dit, bouffi ! »
Je me bornerai juste à lui dire qu’il participe, et comment, par rires, applaudissements et cymbales d’orchestre, voyeurisme et prostitution, à l’avènement prochain de ladite catastrophe.
Et boum patatras.
16:52 Écrit par Philippe Sage dans Télévision, Piège à Cons | Lien permanent | Commentaires (50) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean-luc mélenchon, salut les terriens, on n'est pas couché, le grand journal, la politique tournée en dérision, la politique-spectacle, la politique-divertissement, dignitas et gravitas, prostitution, pornographie, décrédibilisation du politique, les larbins et les laquais, petite cervelle |
| |
18 décembre 2010
Un Boulevard (De Plus) Offert Au Front National
« On ne réconciliera les Français avec la politique que si les hommes politiques sont irréprochables.
Irréprochables dans leur comportement personnel.
Irréprochables dans leur comportement politique. ».
[Nicolas Sarkozy – Discours au Futuroscope de Poitiers – 26 janvier 2007]
Or donc, pour la seconde fois en six mois, M. Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration, a été condamné par la justice.
La première fois, le vendredi 4 juin 2010, pour « injure non publique envers un groupe de personnes à raison de leur origine, en l’espèce les personnes d’origine arabe, le 5 septembre 2009 » ; la seconde, le vendredi 17 décembre 2010, pour « atteinte à la présomption d’innocence » (de David Sénat).
Dans tout pays dit démocratique, et quand bien même M. Brice Hortefeux ferait-il appel de ces condamnations, qu'il aurait dû remettre au Premier ministre sa démission. En d’autres termes, M. Brice Hortefeux ne devrait plus être au gouvernement depuis le 5 juin dernier.
D’autant plus quand l’homme qu’a été élu le 6 mai 2007 par le peuple français a promis maintes fois qu’avec lui, vous verrez, probité, honnêteté et morale, seront les trois mamelles de son quinquennat, même qu’il ne transigerait pas, ah ça non ! finis les petits arrangements d’antan, les connivences, les amitiés, le fait de prince, ce qui s’applique au citoyen lambda devra s’appliquer dorénavant aux ministres de la République ; et pourquoi ? Parce que c’est ainsi que l’on réconciliera « les Français avec la politique » !
Voilà la rupture ! Entre ici « La France d’Après », celle des « braves et honnêtes gens », voici venue l’ère des Irréprochables !
Ça avait de l’allure, n’est-ce pas, ça portait beau et fier. Et puis, quel bel argument ! Parce que, voyez-vous, si jamais moult promesses devaient se heurter à la réalité économique, qu’il nous serait demandé des sacrifices, comment aurions-nous pu les refuser, puisque expliqués, disséqués, pédagogés, par des honnêtes gens, des Irréprochables ? C’eut été se montrer fort ingrats, teigneux, indécrottables.
Las, ce n’était donc que paroles, fumée et autres attrape-couillons ! De la vaseline, de l’entubage, du troufignolage. Et j’en vois qui rigolent, se frottent les paluches, engrangent des voix potentielles, pas à pas, tranquillement ; j’en vois qui vont tirer profit, et comment, de cette traîtrise de plus, de ce mensonge de trop, d’autant plus qu’ils se vantent, eux, d’être vertueux, et du côté de la Loi ; oui, bien sûr, qui d’autre que le Front National pourrait se repaître de cette non-rupture ? Croyez-vous qu’il va se gêner ?
Oui, je sais, Jean-Marie Le Pen, les tribunaux, c’est sa seconde tribune. On l’y a vu plus d’une fois. Et pas pour du « détail », non ! mais du lourd, de l’outrance, du « à vomir », de la saloperie ! et ne me parlez pas de son verbe, celui qu’on vante à son sujet, c’est de l’ampoulé, de l’académique, ça pue le dictionnaire, le bachot ! c’est de l’épate, du rien ... Le socle politique étant devenu si médiocre, il n’était point difficile de se faire passer pour littéraire ... Littéraire mon cul ! Idem pour François Mitterrand !
Mais y’a plus de Jean-Marie Le Pen, fini ! Désormais c’est Marine, dont on s’aperçoit, comme c’est cocasse, que c’est bien la fille de son père ! Evidemment, qu’elle l’est. Depuis le début, depuis toujours. Et dans les grandes largeurs. La dédiabolisation – pure invention des journalistes – c’est du flan.
Bref, si l’on voulait renflouer l’électorat du Front National, on ne s’y prendrait pas autrement. C’en est même suspect. Eminemment.
Et devinez quoi ?
Le Président de la République Irréprochable, à en croire Le Figaro, il est « content » ; pis : « il s’amuse du désordre du camp d’en face » qui règnerait, royal, chez les socialistes ... Il ferait mieux de se préoccuper de l’ordre qui monte. Mais pensez-vous ! Tellement « Il est convaincu d’avoir fait le bon choix (…) en embarquant Alain Juppé » dans le gouvernement « qui, sinon, aurait été vexé comme un pou ».
Voilà où qu’on est rendu ! C’est miséreux ..
... Alain Juppé .. Condamné à quatorze mois de prison avec sursis et un an d’inéligibilité, le 1er décembre 2004, par la Cour d’Appel de Versailles pour « abus de confiance, recel d’abus sociaux, et prise illégale d’intérêt » dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris. Comme Irréprochable, on fait mieux ... D’autant plus si on ajoute, qu’en première instance, le 30 janvier 2004, le tribunal correctionnel de Nanterre avait estimé que cet homme, Alain Juppé « investi d’un mandat électif public (avait) trompé la confiance du peuple souverain » (il était alors condamné à 18 mois de prison avec sursis et dix ans d’inéligibilité).
Et alors, me dira-t-on, il a payé ! Et cher ! Et n’a-t-on pas vu par le passé autres condamnations à gauche et autres improbables retours ? Et la seconde chance, qu’en faites-vous ? La seconde chance, quand on a « trompé la confiance du peuple souverain » en tant qu’élu de la Nation ? Dans une République Irréprochable, ça n’existe pas.
Et les condamnations de jadis, celles des adversaires, on n’en fait pas état. Puisqu’il y a rupture. Puisqu’on se présente et s’affirme comme le héraut d’une ère politique nouvelle ! Trahir cette promesse, c’est se discréditer, perdre son autorité.
« Comment les hommes politiques pourraient-ils avoir une autorité s'ils ne donnent pas l'exemple ? S'ils ne sont pas irréprochables ? »
[Nicolas Sarkozy – Discours à Perpignan – 23 février 2007]
Oh ! bien sûr, il y a le peuple. C’est à lui que Nicolas Sarkozy doit penser. Ce sans-mémoire. Ce peuple qui crie au « tous pourris » mais une fois les élections venues, leur apporte tous les suffrages ! ... Ainsi Juppé, quand il vint se représenter le dimanche 8 octobre 2006 à la mairie de Bordeaux ! Réélu avec 55,24% des suffrages exprimés. Cette municipale anticipée n’avait certes pas passionné les électeurs, abstentionnistes (qu’ont bien tort, comme souvent) à hauteur de 55,18%, mais le fait est qu’il a retrouvé « la confiance du bordelais souverain » qu’il avait pourtant bel et bien trompé. Bon peuple ! Bon veau !
Aussi Balkany ! Condamné (en mai 1996, puis en janvier 1997) pour les mêmes motifs, réélu par les « braves gens » de Levallois-Perret en 2001. Election invalidée par le Conseil d’Etat ! Peu importe, on en refait une, et zou, rebelote, élu les doigts dans le nez. Et dans la foulée, il retrouve un siège à l’Assemblée nationale !
Et Dassault ! Et tant d’autres. Voilà qui doit ravir l’homme de l’Elysée. L’Irréprochabilité, c’est le peuple qu’en décide, doit-il se dire. Et comme le peuple est veau, qu’il populise au bistrot mais se parjure dans l’urne, au fond, pourquoi ne pas continuer comme avant ! On lui donnera à becqueter de la sécurité, de l’identité nationale, au peuple bêlant, vinassé, lobotomisé par la télé, abruti de réseaux sociaux, bref que des tartignolleries qui n’engagent à rien, et voilà. Ni vu, ni battu.
Eh bien, faites messire ! Oubliez donc votre République Irréprochable ... mais ne l’aviez-vous pas oubliée dès votre élection en nommant, le 18 mai 2007, via votre collaborateur de Matignon, Alain Juppé au ministère de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, puis en maintenant André Santini, secrétaire d’Etat chargé de la Fonction Publique auprès du ministre du Budget alors qu’il était mis en examen pour « détournement de fonds publics, faux et prise illégale d’intérêt » ?
Entre autres ..
Cette faillite de l’Irréprochable, ce manquement, cette trahison, fera les affaires du Front National. Ce faux-vertueux, ce défenseur d’une idée morte, la Nation, ce parti bourgeois qui n’a que faire des souffrances du peuple, mais capitalise dessus, à grands coups d’équations putassières, d’arguments démagogiques, de propositions farfelues, inapplicables ; ce va-t-en-guerre, misant à n'en plus gerber sur la misère intellectuelle, la déliquescence des esprits, la pauvreté du débat politique, et l’inconséquence du paysage médiatique.
Mais au fond, et tout bien pesé, quelle importance, n’est-ce pas ? Puisque c’est râpé, fini, résolu, on y va droit, au chaos (mondial). Alors tant qu’à liquider le peu qu’il restait, liquidez-donc, votre altesse ! De toute évidence ce n’est pas la dignité qui vous étouffe, ni même la morale ! oui, la morale ! Vous en parliez, si je ne m’abuse ! ... Et de vouloir l’injecter dans le capitalisme (foutaises ! C’est évidemment impossible !) comme dans le bipède politique (mais vous y avez renoncé) ... Sans doute pariez-vous sur la stature, les épaules, le paraître : Vous, DSK, ma foi, ça ne peut pas ne pas passer un premier tour ! c’est du solide, ça envoie le bois ... Vous vous trompez. Et qu’on ne me parle pas d'un « 21 avril à l’envers ». C’est du charabia. De la prose misérable de journaliste. Du reste, le peuple s’en moque de vos « à l’envers ». Il n’a pas de mémoire.
Vous aviez là, l’occasion, et pas qu’une fois, trois, voire quatre, de démontrer, à défaut d’autre chose, que vous incarniez, avec autorité, une rupture. Ne l’honorant pas, par Hortefeux, Juppé, Santini, etc., donc « en trompant la confiance du peuple souverain » vous donnez de la voile, comme jamais, au Front National. Dont on dit, je sais, qu’il ne passera pas, c’est pas envisageable, comme en 2002, vous verrez, il y aura un sursaut, dit Républicain. Penser ainsi, c’est oublier que huit années (une éternité) ont passé. Les données ne sont plus les mêmes … Or donc, une « dérive » est possible.
Et de cette « dérive » vous en serez, en grande partie, responsable.
« On ne fait dignement de la politique que pour servir. Oui, je crois profondément comme Georges Pompidou que le peuple ne devrait avoir devant lui que des hommes politiques sincères et humains. La crise de la politique serait alors résolue. Pour atteindre ce but, il faut juste un peu de morale. Un peu de morale que tous les hommes politiques s'appliqueraient à eux-mêmes avant de faire la leçon aux autres. Un peu de morale qui consisterait à s'appliquer à soi-même les règles de comportement que l'on voudrait voir appliquer par les autres. La dignité de la politique, le respect qu'elle devrait inspirer, la confiance dont elle a besoin ont été ébranlés parce que pendant trop longtemps, à gauche comme à droite, beaucoup de responsables politiques ont pris la détestable habitude de prôner pour les autres des sacrifices qu'ils étaient absolument incapables de s'imposer à eux-mêmes. Parce qu'ils ont pris la détestable habitude d'imposer aux autres des obligations qu'ils ne s'imposaient pas à eux-mêmes. Je ne veux faire la leçon à personne. Mais je veux rompre avec cette dérive qui n'est pas seulement une dérive de la politique. » .
[Nicolas Sarkozy – Discours à Clermont-Ferrand – 27 avril 2007]
16:48 Écrit par Philippe Sage dans Opinion | Lien permanent | Commentaires (24) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : brice hortefeux condamné, république irréprochable, alain juppé, patrick balkany, andré santini, présomption d'innocence, injure raciale, prise illégale d'intérêt, abus de biens sociaux, front national, marine le pen, la france d'après, marcel dassault |
| |
09 décembre 2010
Le Triomphe Annoncé De La Gouvernance Mondiale
Manifester ? C’est dépassé ! Retirer son argent des banques ? C’est irresponsable ! Internet ? Une poubelle ! Râler, geindre, se plaindre, gueuler, pétitionner, ah ça ira, ça ira ? C’est un mal français. A les entendre, nous ne sommes rien. On ne comprend rien. On ne compte pour rien … Enfin ! Ouvrez les yeux ! C’est plié, fini, terminé, qu’ils nous chantent. Depuis belle lurette. Rendez-vous à l’évidence. Rendez-vous tout court.
Quoi qu’on dise ou fasse, c’est égal, c’est pisser dans un violon, c’est de l’ordre du folklore à leurs yeux, un pet de lapin. Et puis dites, qu’ils ajoutent, vous qui critiquez les banques, haro, haro, les spéculantes, mais vous, qui êtes-vous ? Des consommateurs, pardi ! Autrement dit, vous êtes dedans. Vous faites partie de la chaîne, du système, vous ne pouvez pas vous en extraire. Or donc, caltez, trissez, retournez marner, suffit maintenant, la « gouvernance mondiale » est en marche ! Oui, « mondiale ». Ils l’ont dit ! Les pays, les nations, tout ça c’est fini. Soldé. Balayé. Qu’est-ce que vous croyiez ? Que vous alliez faire tomber le système, voire l’ébranler, avec vos peccadilles, vos Cantonades ! Mais Tudieu, n’avez-vous pas encore pigé, que le système, c’est comme Sega, c’est plus fort que toi.
Vider les banques ; bande d’irresponsables, va ! Qui en paierait le prix ? Les pauvres, les classes moyennes ! Voilà ce qu’ils nous disent ! En jouissant. Ah ! ah ! bande de cons ! Vous pensiez tsunamer les Goldman Sachs, et ses sous-fifres d’Europe, BNP, LCL et tutti quanti, eh bien non, ce sont vos semblables que vous torpillerez, noierez. Autrement dit : niqués vous êtes, dix fois, cent fois, au cube, au carré, quoi que vous fassiez, vous l’aurez dans l’os jusqu’au trognon, et bien profond.
Mondiale, la « gouvernance » est mondiale. Quant à l’Internet, rêvez pas, on va le museler, mondialement itou, on va lui faire la peau, le véroler, on va la vider ta « poubelle », te la normaliser et recta. C’est dans les tuyaux. C’est prévu.
Et puis, c’est bien sympathique, n’est-ce pas, vos petites rebellions, mais les gens, les vrais, ceusses du quotidien, ils ne vous suivront pas, jamais. Abrutis de télévision, de jeux, de divertissements, étranglés par les crédits, la société de consommation, celle que nous avons, pas à pas, pierre par pierre, échafaudée, pour que, justement, ils ne lèvent pas le petit doigt, bien sages, bien conciliants ; et quand bien même ! Les gens ! C’est ingrat, ça pense qu’à soi ; au front, ça monte pas, jamais ! ça préfère rester chez soi, à regarder passer les révolutions, celles que nous tuons dans l’œuf ; ils bougeront pas leur cul, les gens, croyez-nous, jamais ils ne vous suivront, dans vos appels, vos pétitions, vos cris, votre tintamarre, on s’est arrangé pour, le périmètre est bouclé. Et ce qui est formidable, c’est qu’on peut leur faire avaler n’importe quoi ; facile ! Et pourquoi ? Parce que les médias, c’est à nous ! Les banques, itou ! La Loi, idem ! Tout, on contrôle tout, de A jusqu’à Z. Même le langage, c’est nous. En deux temps, trois mouvements, on fait de vous des archaïques, des passéistes, des bien-pensants, des bobos, des droitsdelhommistes, des idéologues, des privilégiés même, du genre qui crachent dans la soupe ! Tout, tout est bon pour vous décrédibiliser, on pourrait même – et d’ailleurs, nous l’avons déjà fait – vous faire passer pour terroristes, totalitaires, fascistes, mais oui !
Rien, il ne vous reste rien ! Sinon, cette parodie de démocratie : les élections ! Mais là, pareil, c’est plié, bouclé, plus de gauche, plus de droite, Sarkozy, DSK, c’est du kif, la différence étant d'ordre bassement cosmétique.
Que du mondial, une « gouvernance mondiale », horizontale. Orwellienne.
La seule révolution, c’est la nôtre. Nous sommes en train de l’achever, en beauté, ah le beau travail, de la belle ouvrage ! Tout est aboli ou quasiment ! La culture y compris ! Regardez vos héros, ceusses que le peuple idolâtre, d’où qu’ils viennent désormais ? De la téléréalité ! La médiocrité au sommet, vénérée, achetée, promue, encouragée ! Que du people ! Et ça marche ! Z’ont même investi par quintaux les salons du Livre, c’est dire, comme on vous l’a salopée, la culture ! Atomisée ! Standardisée. De la pornographie, voilà ce que nous en avons fait. Le mieux-disant culturel, tu peux te le carrer où je pense, citoyen. Et du reste, les gens, les vrais, les laborieux, s’en foutent, n’en veulent pas, de ta culture ; les élites, ils les vomissent désormais ! Tout ce qu’ils veulent, les gens, c’est la paix par la sécurité. A n’importe quel prix ! Même celui de leurs libertés les plus élémentaires.
La sécurité et la culture, c’est pas compatible.
Il n’y a plus que des esclaves et nous ! C’est irréversible. Inéluctable. Regardez les grecs, les portugais, les espagnols, les irlandais, comme on te les a matés ! Et pourquoi ? Parce qu’il n’y a plus de grecs, de portugais, d’espagnols ou d’irlandais ! C’est fini, terminé ! Mondiale ! La « gouvernance » est mondiale ! Alors manifestez si ça vous chante, pétitionnez, geignez, râlez, ouvrez-là, mais oui ! bloguez, postez, épuisez-vous, de toutes les façons, vous voterez, n’est-ce pas ? et pour qui ? Pour un représentant de la « gouvernance mondiale ». Pas pour un autre. C’est écrit.
Et quand bien même, un accident, un soubresaut, tiens donc ! les gens, d’un coup, avec vous se rebelleraient, par les urnes, ah ça ira, ça ira ! Peu nous chaut ! Souvenez-vous, le Traité pour une Constitution Européenne ! Comme on vous l’a bien fait bouffer, en loucedé, par derrière, via Lisbonne, et hop-là !
Niqués, dix fois, cent fois, au cube, au carré ! Cocus, vous êtes ! Cocus, vous resterez ! Des consommateurs de notre système ! Et ça, vous n’y pouvez rien. Vous ne pouvez pas vous en passer. Y renoncer. Accros que vous êtes, pourris, gâtés, même endettés, jusqu'à la couenne, vous en voulez encore et toujours. Vous êtes le système, vous êtes dedans, que vous le vouliez ou non.
Un peu de commerce équitable pour amuser la galerie, du discount pour les gueux (oh ! low cost !), de l’économie verte pour les autres, du dentifrice pour toutes les dents de la planète, et zou ! Le besoin, c’est fantastique ! On est champion dans ce domaine ! On le crée, à foison, et de plus en plus vite ; numérisation, robotisation, miniaturisation, gadgets, pour hommes, femmes, enfants, seniors, pauvres, riches, cadavres, impotents, et joyeux Noël ! ... S’il y a une solidarité et une seule, c’est celle-là : celle du consommateur ! Et c’est nous qui l’avons construite. Indestructible. Comme nos banques, nos lois, nos publicitaires (ah ! les braves gens) notre « gouvernance mondiale » ! Elle arrive, elle est déjà là, bien installée.
Tout, on a tout racheté : les biens publics, les acquis sociaux, tes hôpitaux et même ta Police ! Le monde, ton petit monde, péquenot, on l’a privatisé. Patiemment. Et demain, c’est ta Sécurité Sociale qui y passe ! Et tu moufteras pas, c’est certain. Comme pour les retraites, dans le cul, la balayette !
Le discours, les arguments, sont prêts, imparables, et les mutuelles, affutées.
Rien, il ne vous reste rien. Sinon vous plier, demain, après-demain, peu importe, le temps joue pour nous.
Vous, nous le savons, un jour, vous lâcherez l’affaire, fatigués, éreintés, c’est couru, c’est l’évidence. Dans le rang, vous rentrerez. Pis ! Vous cracherez sur la jeunesse, la dénigrerez, comme vos parents, comme tous les pauvres gens, les perdants, vous tuerez, à votre tour, aigris, leur rêves, leurs illusions, leurs combats.
Ça, itou, c’est écrit. C’est comme ça. C’est nous !
Vous ne mourez pas pour vos idées. Jamais.
Or donc, nous avons gagné.
17:51 Écrit par Philippe Sage dans Crise Financière | Lien permanent | Commentaires (75) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : gouvernance mondiale, la victoire du libéralisme, le triomphe des marchés, les banquiers rois du monde, le peuple est mort, fin de la démocratie, dictature, totalitarisme, société de consommation, un monde de consommateurs, orwell, privatisation du monde, liquidation de la culture |
| |
05 décembre 2010
Aubry, Les Primaires Et Le « Clapotis »
Il y a si peu – mais est-ce une surprise ? – à retenir de cet entretien, celui accordé par la première secrétaire du Parti (présumé) Socialiste au Journal Du Dimanche, hormis une vacherie et une tartufferie.
Or donc, la vacherie pour commencer. Elle vaut son pesant.
Faut dire qu’Aubry reprenant à son compte un terme employé par Nicolas Sarkozy, c’est salement jouissif, d’autant plus que ladite vacherie est destinée (en grande partie) à la dame de Melle, la Mitterrandienne à la petite semaine, laminée, faut-il le rappeler, par Sarkozy en 2007.
Bref, c’est du brutal.
Mais entrons dans le vif.
Que dit-elle au juste, Martine Aubry, quant à ces candidatures qui, avant l’heure (la sienne, ça on l’aura compris) prolifèrent ?
Eh bien, elle sarkozyse d’entrée, précisant que son rôle « n’est pas celui d’un commentateur politique », que « son devoir » est de « préparer la gauche (?) à gagner en 2012 » en maintenant « le cap » sans « se laisser distraire par le clapotis des vagues ».
Oui, vous avez bien lu, les « vagues » de candidatures, celles de Montebourg, de Royal, sont réduites à un « clapotis ».
Il va sans dire que le terme n’est pas innocent, il renvoie clairement (donc) à Nicolas Sarkozy, qui le 13 avril 2010 sur la chaîne américaine CBS, répondant à une question portant sur les rumeurs affectant son couple les avait qualifiées itou de « clapotis » :
« Tout ce petit clapotis n’a pas d’importance. Cela fait partie de la vie moderne, d’un système. C’est comme ça, il n’y a pas lieu d’en faire de commentaires. De toute manière on n’y peut rien. »
Il suffit de transposer, et vous comprendrez que pour Martine Aubry, la candidature de Ségolène Royal aux Primaires « n’a pas d’importance » et « il n’y a pas lieu d’en faire » le moindre commentaire. Cette candidature (et avec elle, la personne de Ségolène Royal) est aussi insignifiante qu’une « rumeur ».
Voilà ce qu’il faut entendre.
Entre autres. Tant le mépris qui suinte est grand. Si ce n’est la haine. Et celle-là, de haine, n’a rien de secondaire ..
Ce premier point en dit long sur la bonne ambiance qui règne au sein du Parti Socialiste.
Mais le second, qui concerne les Primaires et leur(s) mode(s) de fonctionnement, n’est pas mal non plus.
Que dit Aubry ?
En substance, ceci :
« C’est au printemps que nous présenterons le projet des socialistes pour la France (…) Je présenterai en janvier, après en avoir discuté avec tous les dirigeants, notre feuille de route et la façon dont nous allons travailler ensemble (…) Le calendrier a été fixé: en juin les candidats, à l’automne le vote. »
Or donc, qui décide du projet ?
La direction du Parti Socialiste. Et il doit, ce projet, être acté avant la désignation du candidat.
Mais alors, à quoi servent ces Primaires ?
Je vais vous le dire : à rien. C’est un simulacre. Une tartufferie.
Car, au fond, de vraies Primaires, ça ressemblerait à quoi ?
A des projets.
Portés par des candidats (ou des équipes). Ce qui n’est pas un non-sens. Chacun sachant qu’au sein de PS, il y a – et c’est normal – plusieurs courants d’idées. Et ils doivent, vu de ma fenêtre, s’exprimer afin d’être débattus, confrontés, jaugés.
En vérité, les électeurs devraient se prononcer sur le meilleur projet, non sur le meilleur candidat.
Ça, c’est l’idée que je me fais de vraies Primaires et, qui plus est, de la démocratie.
Or là, nous avons un projet et un seul, décidé par l’équipe dirigeante du PS.
Bref, nous sommes dans le même cas de figure qu’en 2006/2007. Avec le résultat que l’on sait, et les aveux (qui n’en étaient pas) qui suivirent, sur les 35 heures et le SMIC à 1500€.
Ce qui s’appelle, en bon français, « mettre la charrue avant les bœufs (ou les bourrins) ». Mais, on l’a bien saisi, à desseins ..
En d’autres termes, et pour être tout à fait clair, qui mieux que Martine Aubry (ou DSK) pourrait porter le projet du PS en 2012, étant donné que c’est elle et la direction du PS (et DSK) qui l’élaborent ?
Voilà ce qu’il faut entendre. Parce que c’est la logique même. C’est une évidence.
Enfin ! Qui, dans ces conditions, enverrait, une Royal ou un Hollande défendre un projet qui n’est pas vraiment le sien ? Au nom de quoi ? Au nom du « nous sommes tous des socialistes » ? Du « rassemblement » ? Allons ! Vous savez bien que ça ne marche pas, pas dans ce sens-là !
Voilà pourquoi je dis que c’est de la tartufferie, un simulacre.
Quant à l’aspect « démocratique » de ces Primaires, c’est de l’habillage. De la foutaise ! De l’attrape-couillons. Tout est verrouillé, le projet comme le calendrier. Faudrait être abruti au dernier des degrés pour ne pas le piger !
Dès lors, on comprend mieux pourquoi les candidatures de Montebourg, Royal, et même de Valls et autres Moscovici, sont, pour Martine Aubry (et la direction du PS) de l’ordre du « clapotis ».
CQFD.
Or donc, il n’y a pas de Primaires. Certes, il y aura un vote, mais depuis quand la démocratie (puisque c’est ainsi qu’on nous vend ces Primaires, comme le nec-plus-ultra de la démocratie et la preuve que le PS est un parti moderne – il est, là, permis de rire aux éclats ..) se résume à cela : une urne ?
Cette urne, voyez-vous, je la prédis funéraire, une fois de plus.

18:54 Écrit par Philippe Sage dans Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (42) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : martine aubry, les primaires, le calendrier du ps, le projet du ps, le clapotis, royal est un clapotis, simulacre de démocratie, le ticket aubry dsk, aubry au jdd, 35 heures, smic à 1500€, il n'y a pas de primaires, prenez-nous pour des cons ! |
| |
03 décembre 2010
Novembre Polaire En 140 Caractères
Polaire, oui .. Ça va karachier ! Qu’ils disent. Avec des révélations qu’ont pas fini d’y faire froid dans le dos (de certains) …
… Nonobstant, on se pèle le jonc, rendez-vous compte : il neige en novembre ! Et ça fait la Une des journaux. Comme l’an dernier, peu ou prou.
Or donc, ça caille sa race. On gèle les embauches, les salaires, le prolétaire. V’là l’euro frigorifié. On freeze le ridicule.
Les banquiers, les argentiers ?
Du tout.
Eux sont bien au chaud, paradis fiscaux nickel, agios surnuméraires, bénéfices solaires.
Les jobards, c’est nous autres. Les dindons de la farce tranquille. Que l’on amuse, car il faut bien nous distraire. Avec quoi donc ? … Des Primaires ! … Et un épouvantail que Le Figaro nous refourgue à grands coups de sondages : DSK.
Et ça marche du tonnerre !
V’là qu’ils n’en pincent plus que pour le fonctionnaire le mieux payé de Washington … C’est cocasse, d’un sens. D’un autre, c’est assez pitoyable. Car DSK, Sarkozy, c’est du kif. Les deux font la paire. Sans doute, l’un des deux est moins vulgaire … Et alors ? La belle affaire. Belle oui, pour le Grand Capital. Et pis c’est tout, c’est marre et point barre.
Et dans ce froid, ce polaire, un remaniement qui pue le réchauffé.
Au subjonctif de l’imparfait.
Quant aux journalistes, ils plaisantent, s’esclaffent et pouffent, valets-carpette comme jamais, aux plaisantruismes du Dolce Viteur. C’est à se demander ce qu’ils ont dans le cassis ces espionnés ou autres cambriolés, car, d’exposer ainsi leur connivence, laisse pour le moins songeur.
Les v’là même, c’est assez gonflé, qui relaient Wikileaks et ses pseudo-révélations qui n’en sont guère, car, entre nous, qu’en avons-nous à battre de ce que pense tel ambassadeur de tel pays sur tel dirigeant ? Rien. D’autant que nous le savions tellement ça se voit à l’œil nu, même ça le crève. Y’a de bons photographes pour ça, non ? traduire en pixels les pensées nauséabondes des puissants et autres sous-fifres.
Quoi qu’il en soit, voici la fournée de novembre, ah c’qu’on s’amuse sur Twitter ! mais itou, et ça c’est plus étonnant, chez Giesbert, mais oui, via un « fils de » qu’a bien du talent, plume desprogienne, réjouissant, mais, temps polaire oblige, pour combien de temps ?
17:19 Écrit par Philippe Sage dans Entracte | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : karachi, wikileaks, fillon 3, dsk, les primaires, off de lisbonne, sarkozy et la dolce vita, journalistes espionnés, journalistes cambriolés, nicolas bedos, benoît 16 et le préservatif, twitter, novembre 2010 |
| |
02 décembre 2010
Te Souviens-Tu, Quand Sarkozy Annonçait Briguer Qu’Un Seul Et Unique Mandat ?
Or donc, voici ce qui fait le tour de l’Internet, y compris du Journal Télévisé.
Une nouvelle fanfaronnade de Nicolas Sarkozy.
Un bonbon à sucer.
Je cite :
«Je suis là pour deux mandats, pas plus», a lancé le président de la République à la trentaine de députés et sénateurs UMP qu’il recevait dans le salon vert de l’Elysée. «Après, ce sera la dolce vita», a-t-il ajouté.
Croustillant, non ?
On comprend que ça occupe copieux les rédactions. Tellement c’est énorme !
Tellement c’est Sarkozy, surtout.
Car, en vérité, tout ça, c’est de la com’. Du Sarko pur sucre.
L’aime bien, cet homme-là, donner aux « commentateurs » des os à ronger, tant il sait qu’ils vont mordre et plutôt deux fois qu’une. Que sa petite saillie va être diffusée auprès d’un public qui, disons-le tout net, est friand de ce genre de régalade. A la Gala ou Voici. Soit, bien loin de la « real » politique. L’a beau geindre, l’électeur, ce genre de tirade, c’est sa « came ». Et Sarko le sait bien, malin comme trois singes capucins qu’il est.
Oui mais, il a (nous) déjà fait le coup. Et je m’en souviens. Ah ça oui ! Même que je m’étais dit, y’a grosse, énorme anguille sous roche.
Souviens-toi, Barbara, c’était un mercredi 28 juin 2006.
Le procédé était quasi le même.
Une vingtaine de privilégiés qu’on met dans la confidence ; en réalité, des godillots dont on sait qu’ils ne mettront pas vingt-quatre heures à diffuser la « bonne nouvelle ». L’os à ronger. Le bonbon à sucer.
Et je savais bien qu’un jour, ça me servirait, tellement je le connais l'animal politique, le petit futé de l’Elysée.
Je l’avais gardé sous le coude, au cas où il récidiverait.
Or donc, pour ceusses qu’auraient déjà oublié (sport national, n’est-ce pas, que le trou de mémoire) ce que c’est la com’ à la Sarko, voilà à quoi ça ressemblait :
Alors vois-tu cette histoire de « dolce vita » ces « deux mandats, pas plus », tout ça, c’est juste pour amuser la galerie, les journalistes et les nigauds. Ça vaut pas tripette.
Quand bien même ne pourrait-il pas, selon la Constitution, « faire plus » que deux mandats.
C’est uniquement pour se rendre sympathique auprès des uns, faire marronner les autres. Comme toujours.
Donner de la voile à sa cote de popularité branlante. Un peu, aussi.
Faire parler de lui, surtout.
Bref, c’est un piège à touristes, à badauds et autres gogos.
C’est gentil, m‘sieur, mais on a déjà donné.
Next please …

01:11 Écrit par Philippe Sage dans Devoir De Mémoire[s], Sarkozysme | Lien permanent | Commentaires (68) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, deux mandats pas plus, la dolce vita, storytelling, mais quel acteur !, piège à cons, pub gratuite, stratégie de communication, un seul mandat, aller dans le privé, sarko quel rigolo !, prends-nous donc pour des cons ! |
| |















