30 novembre 2010
L’Emmerdeuse
Martine : Il dit quoi, Pignon ?
Dominique : Je sais pas ... On dirait qu’il se nettoie les doigts ..
François : Je ne me nettoie pas les doigts, je réfléchis.. Et arrêtez de m’appeler : Pignon !
[L’Emmerdeuse – Un film de Ségolène Royal, depuis hier sur vos écrans – A suivre : Le Dîner De Cons, sortie prévue : automne 2011]
"C'est toujours sympa d'avoir des petits candidats un peu farfelus qui concourent à la fonction suprême" [Ben - France Inter - 30 novembre 2010]
11:59 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Le Choc Des Photos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène royal, manuel valls, arnaud montebourg, pierre moscovici, françois hollande, dominique strauss-kahn, martine aubry, les primaires socialistes, la haine, la guerre des égos |
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29 novembre 2010
Petit Rappel Des Fondamentaux Du Sarkozysme à M. François « Oui-Oui » Baroin
« J’ai toujours pensé qu'une société transparente, c'était une société totalitaire. »
(François Baroin à propos des dernières révélations de Wikileaks – Europe 1 – 29 novembre 2010)
« Je veux remplacer l'opacité par la transparence. »
(Nicolas Sarkozy - 20 mars 2007)
« Notre démocratie n'a pas besoin d'une nouvelle révolution constitutionnelle. (…) nous devons changer radicalement nos comportements pour aller vers davantage d'impartialité, d'équité, d'honnêteté, de responsabilité, de transparence. »
(Nicolas Sarkozy - 14 janvier 2007)
« Nous devrons également rendre les relations entre les États plus transparentes. Il nous faut les débarrasser des réseaux d'un autre temps, des émissaires officieux qui n'ont d'autre mandat que celui qu'ils s'inventent. Le fonctionnement normal des institutions politiques et diplomatiques doit prévaloir sur les circuits officieux qui ont fait tant de mal par le passé. Il faut définitivement tourner la page des complaisances, des secrets et des ambiguïtés, notamment avec nos partenaires africains et arabes. »
(Nicolas Sarkozy - 28 février 2007)
« Je veux (..) changer les pratiques, les mentalités, et gouverner autrement autour de trois principes : la transparence, la culture du résultat, la concertation. »
(Nicolas Sarkozy - 2 avril 2007)
« La première conquête d'Internet, c'est l'ouverture de citadelles jusque là bien gardées. Chacun peut faire du journalisme à la place des journalistes. Chacun peut diffuser ses films à la place des majors d'Hollywood. Chacun peut mettre ses biens aux enchères, exposer ses travaux, afficher ses idées. Un nouvel espace de liberté d'expression s'est ouvert, avec la suppression de la barrière économique à la diffusion de masse des images, des textes ou des sons. Je ne le conçois pas comme une menace pour la démocratie, mais comme un avantage. »
(Nicolas Sarkozy - 12 décembre 2006)
« Cela étant dit, Internet est un extraordinaire instrument de démocratisation culturelle. »
(Nicolas Sarkozy - 4 avril 2007)
NB : nonobstant, je vous le concède, toute analyse profonde (comme une « gorge ») des notions fondamentales (dont une) de transparence ou de totalitarisme et desdites révélations de Wikileaks, révélations qui, outre leur aspect pathétiquement terrifiant, n’étonneront pas plus que ça le citoyen lambda qu’il fût du Nord, du Sud, d’Orient ou d’Occident.
Mais dois-je vous rappeler la signature de cet espace troufignollant :
L'actualité commentée (ou pas) avec subjectivité, dérision ET mauvaise foi.
15:37 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Devoir De Mémoire[s], Sarkozysme | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : françois baroin, wikileaks, société transparente, société totalitaire, nicolas sarkozy, internet, démocratie, gorge profonde, diplomatie mondiale, liberté d'expression, journalisme, julian assange |
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26 novembre 2010
Devine Qui Va Repasser En 2012 ?
- Tu crois qu’il va repasser ?
- Qui ça ?
- Ben Sarkozy !
- Oui.
- Pourquoi ?
- Parce que.
- C’est un peu léger comme réponse.
- Certes, mais est-ce ma faute ?
- La faute à qui, alors ?
- Devine !
Ah c’que j’ai bien rigolé, dites ! Vous aussi, je présume.
Quand vous prîtes connaissance de ce titre pour le moins accrocheur et bombardier : « DSK écrase Sarkozy ! ».
J’aime autant vous dire que ça ne fait QUE commencer. Ah, ils vont être nombreux à l’écrabouiller dans les sondages, l’omni-honni de l’Elysée. M’est avis qu’il doit savourer sa virtuelle défaite.
Or donc, préparer sa victoire, qui elle, sera bien réelle.
Oh, croyez-le, j’en suis tout autant que vous, marri. Et cocu, par-dessus le marché.
Mais j’ai beau farfouiller, fureter, disséquer, rien, je ne vois rien, ni personne qui pourrait empêcher Nicolas Sarkozy d’être réélu en 2012.
Rien, car aucun projet digne de ce nom. Aucune alternative. La seule possible, je vais vous dire : ce serait du sang et des larmes. Celui qui osera porter ce programme, pourrait bien, oui, l’emporter en 2012. Mais cet icelui n’a pas encore montré le bout de son museau (et d’ailleurs, personne n’en veut ? Pas vrai ?).
Encore que, cela n’y suffirait peut-être pas. Faudrait-il être, de surcroît, un tribun redoutable, capable de renvoyer l’homme de l’Elysée à ses truismes, pif ! paf ! C’est que, dites, ce Sarkozy, dans le genre je-te-fais-les-questions-et-les-réponses, il se pose là.
Karachi ? Oui, c’est emmerdant, mais Chirac en a connu des plus gratinées, non ? En quarante années de vie politique ... Cela l’a-t-il empêché de mener par deux fois Le Petit au bout, comme on dit au Tarot ? Eh non ! ... Du grand art ! ... Et son successeur, quand bien même serait-il d’une autre école, celle de la télé-crotte, du show, du spectacle en veux-tu, en voilà, enfant des ricanements et de la dérision permanente, en totale adéquation avec son temps médiatique, il est pas mal, non plus.
Pas aimé ?
Certes.
Et alors ? ..
… Et alors, le problème, c’est l’électeur. Tu lui racontes une belle histoire, et zou, il plonge ! A 53,06% ou 50,05%, peu importe !
Et le seul, actuellement, sur ce marché, celui de « Je vais te raconter une belle histoire à laquelle tu vas croire », c’est Sarkozy.
Sur ce terrain, storytellé, tous les autres ne sont que des nains.
Tu vas voir, oui, comme il va te retourner ce merdier, ah comme je la sens venir l’entourloupe ! Ça me dégueule d’avance !
Oui, mais, me rétorque-t-on, entends-tu comme, ici et là, partout, ils n’en peuvent plus de ce Sarkozy !
J’entends.
Mais je ne lui fais pas confiance.
A l'électeur.
Il rouscaille, il geint et gueule, ah ça ira, ça ira, v’là même qu’il dit qu’il a honte – et comme je le comprends – mais dans dix-huit mois, il y réfléchira à deux fois. Et encore !
Quand je dis « à deux fois », c’est une de trop.
Rien ! y’a rien en face ! Pas de concurrent, pas de projet, QUE de la colère. Mais la colère, ça ne fait pas un programme. Pas plus que l’anti-sarkozysme. Je dirais même que l’anti-sarkozysme fait le lit ET la chambre de son altesse. Un peu comme le serpent qui se mord la queue. Comme une fable de Lafontaine. Dont tout le monde se fout, d’ailleurs. Oh, on la connaît la fable, mais on oublie son but. Pourquoi s’embarrasser d’une Morale, n’est-ce pas ?
Y’a pas de Morale, il n’y a plus que des produits manufacturés, du bankable à souhait.
Sarkozy n’est rien d’autre que le produit d’une défaite. Celle de la pensée. De la culture.
Qui, dans ce pays, quel citoyen, souhaite le retour de la pensée ET de la culture en prime-time ?
Personne.
Au contraire !
Nous sommes vautrés corps et âme dans un autre temps, celui où l’émotion est reine, et avec elle, la sacro-sainte victime.
Nous sommes au temps du buzz, de l’immédiateté, de la politique ruquièrisée, druckerisée, ardisonnisée, soit : galvaudée, moquée, (r)abaissée et avec, s’il vous plaît ! la participation effective des intéressés (de Copé à Le Pen en passant par Mélenchon et tous les autres ; tous adôôôôrent jouer à Guignol avec des présentateurs de la télé-promo-ricanante) ; or, qui d’autre que Nicolas Sarkozy incarne mieux ce temps-là ?
Noboby.
Ou alors, ils sont trop jeunes. Ils ne sont pas prêts. Et quand ils le seront, va savoir ! nous serons passés dans une autre dimension, plus ignoble encore.
Oui, Sarkozy est en adéquation bankable avec son époque. Avec son peuple. Une époque et un peuple tristes, sans relief, assez vulgaires en vérité, où ça ricane bêtement ; oui bêtement ! après tout, on a AUSSI les bouffons qu’on mérite, non ? YES RICANE ! En haut, comme en bas. A l’Elysée comme dans ta radio et ta télé.
Et puis, ça va pas faire plaisir, mais tant pis, autant le dire, tant c’est LE point, le crucial : le Front National a gagné. A l’usure, certes, mais il a gagné. La lepénisation des esprits, c’est pas un concept, c’est pas du Onfray, c’est une réalité. Elle est vivace. Et plus que jamais. On peut même dire qu’on en vit le sommet, encore que ! pas sûr qu’on en ait vu le pic.
Et là encore, Sarkozy, sur ce terrain, populaire, populiste et populace, est imbattable. Avec cette petite voix, ce ton innocent qu’il prend, de plus en plus, écoutez-le donc, cet agneau, comme il te la promet belle.
Oui, ça gueule, ça blogue, ça dit non, et « no pasaran », oui, sauf que, il est déjà passé, l’animal. Il a pris ses quartiers. C’est trop tard.
Oui, ça est sûr et certain qu’au regard de son impopularité, il va manger et copieux ! Yes We Can ! Ah, on va lui faire avaler son quinquennat, à celui-ci, son Fouquet’s, son yacht, ses paradis fiscaux même disparus et sa moralisation bidon du capitalisme ! Tu nous a bien bernés avec ton « travailler plus », ton mérite, tes droits ET devoirs ! Et comme nous sommes nombreux à le vouloir ; or donc, si nous sommes si nombreux, c’est entendu, il va morfler !
Eh bien non !
Car c’est oublier le corps électoral. Et ce corps-là, si vieux, si conservateur, tellement en sentiment d'insécurité, il se donnera une autre fois à ce Sarko-ci.
Ce n’est pas le nombre de gueulards et de ricaneurs qui font une élection, c’est l’électeur. Lepénisé comme un rat. Beaucoup plus que tu ne le croies.
Ce ne sont pas les commentateurs non plus, ni Karachi, ni Bettencourt, ni l’Epad, ni rien, qui viendront à bout d’un homme pareil, c’est : du sang et des larmes.
Or, aujourd’hui, personne ne porte et revendique ce projet. Et tant que ce ne sera pas le cas, alors, mon pote, tu peux gueuler, crier victoire avant l’heure, c’est amusant, ça occupe le temps, même ça fait plaisir, mais en 2012, tu verras, si d’ici là rien ne bouge, celui que tu surnommes « le nain » repassera haut la main, et, dans sa plus grand vulgarité, les doigts dans ton nez.
Or donc et nonobstant, ne me demande plus : « La faute à qui ? »
18:20 Écrit par Philippe Sage dans Anticipation | Lien permanent | Commentaires (56) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, chronique d'une réélection annoncée, lepénisation des esprits, la victoire du front national, du populisme, présidence sarkozy, l'omniprésident, la défaite de la pensée, la victoire de la télé, yes ricane !, karachi, bettencourt, république irréprochable |
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24 novembre 2010
Lettre D’Un Demandeur D’Emploi Aux Employeurs
J’imagine bien, ah ça oui, alors que ça « Karachi des bulles » au sommet de la République dite Irréprochable, en « In » comme en « Off », que le parcours du combattant d’un demandeur d’emploi (autrefois : un chômeur) peut paraître insignifiant.
Crise ou pas crise, ça ne fera pas le buzz, la Une, à croire que tout le monde s’en tape le coquillard.
A commencer par les employeurs.
Peu importe que vous soyez, à l’origine, licencié économique, victime d’un plan dit de restructuration, non-reconduit suite à un CDD (ou le fin du fin : un CDDU) démissionnaire ou viré pour faute, le résultat est le même : vous voilà sur le carreau, exclu, en dehors, out !
Peu importe, itou, ce que l’on pense d’un chômeur, on l’a assez entendu, ça va de feignasse à profiteur, quand ce n’est pas fraudeur, même qu’on se demande s’il l’aurait pas un peu cherché, dites, sans oublier le sempiternel : « Du travail, y’en a ! » … Oh ! certes, crise aidant, ce dernier argument bat comme de l’aile, encore que, je puis vous assurer que dans certains Cafés du Commerce, il conserve une meilleure cote que le pire canasson dans la troisième à Chantilly.
Il est à noter, cependant, que ceusses qui bavent sur les chômeurs n’ont jamais connu L’ANPE et les ASSEDIC ni son présumé rutilant successeur, Pôle Emploi.
Ils ne savent pas de quoi ils parlent.
Mais là n’est pas mon propos. Tout comme je ne tenterai pas d’établir un profil-type du chômeur, tant, c’est vrai, nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne. Ni même de vous décrire ce qu’il endure, par où il passe, et ce qu’il accepte. Mais quand bien même : le parcours, lui, sans donner dans Le Couperet de Costa-Gavras, se ressemble, qu’on fût cadre ou simple employé, jeune ou proche de la retraite, homme ou femme.
Or donc, entrons dans le vif.
Oui, et comme ça va en étonner plus d’un, le but premier d’un chômeur n’est pas de se la couler douce en se gavant de programmes télévisuels lobotomisant, pas même de miser une partie de ses indemnités (auxquelles il a droit, rappelons-le ; et pourquoi ? Parce qu’en trimant, il a cotisé pour !) sur le tocard de la fameuse troisième course à Chantilly pour les dilapider ensuite dans un Rapido, non ! Le but de ce « parasite » est de retrouver, et fissa, le monde du travail ; un monde joyeux, gratifiant, épanouissant, il va sans dire, mais peu importe, c’est ainsi, il veut le retrouver, ce monde-là … Et que fait-il pour ? ... Il envoie des candidatures assorties d’un CV. Mais attention ! Pas des candidatures torchées à la va-vite avec un CV dégueulasse ! Non ! … Le chômeur, il a bien étudié le dossier, à savoir ce qu’il faut y mettre dans une lettre de motivation, soignant les termes et la présentation, grammaire et orthographe comprises ; aux petits oignons, la lettre. Quant au CV, idem, il te l’a mitonné impeccable, d’une lisibilité à toute épreuve, du velours. Et il est enthousiaste, le chômeur. Il y croit. Ça va finir par payer.
Mais le temps passe, et rien.
Quand je dis rien, j’exagère à peine, car voilà, c’est le point, c’est donc là où je voulais en venir : un employeur sur quatre (et encore, j’arrondis généreusement) prend la peine de (lui) répondre.
Un sur quatre.
Alors, on pourrait se dire – j’ironise – que par temps de crise, ma foi, un timbre c’est du luxe, pour nos entreprises françaises ! Elles vont pas grever leur budget chancelant pour un chômeur multiplié par X au carré ! Sans blagues ! Ça leur reviendrait bonbon en timbres, n’est-ce pas ? … Mais même pas ! Car aujourd’hui, on ne passe quasiment plus par le courrier postal, mais par le mail. Or donc, ça ne leur coûterait pas un rouble de prendre la peine de répondre à la candidature spontanée (ou pas) d’un demandeur d’emploi. Simplement un peu de temps, et j’oserai dire : un minimum de correction.
On me rétorquera, peut-être : et alors ?
Eh bien alors, quand vous cherchez du taf, que vous y mettez les formes, que, de surcroît, vous acceptez, sans barguigner, de candidater à des postes où, croyez-le, vous vous asseyez sur toute prétention salariale, tout diplôme, toute expérience, bref, que sans faire de simagrées, vous consentez à vous déclassifier – à vous brader, diraient d’aucuns – mais, nonobstant, en exprimant votre désir, votre envie, un volontarisme affiché, haut et fort, et que pour toute réponse, c’est le néant, vient le moment où : merde ! … Parfaitement : merde !
Parce que ne pas répondre, même en deux phrases, même de façon lapidaire, peu importe ! c’est bien considérer le chômeur comme de la merde, non ? Ou comme quantité moins qu’insignifiante.
C’est du sale mépris, en vérité.
Alors même qu’on nous bassine avec le « vivre ensemble », le « respect de l’autre » et tout le toutim ! Que le saint-MEDEF jure, ô grand dieu, que nos employeurs français ne sont pas (tous) des cochons, des « c’qu’on croit » et tout le tralala.
« Vivre ensemble » mon cul, oui !
« Le respect de l’autre » balle-peau ! Y’a pas !
Un sur quatre qui prend la peine de répondre, en temps de crise, alors même que ça leur coûte nib', c’est même pas misère, c’est scandaleux ! Et l’on voudrait quoi ? Que le chômeur, il prenne sur lui, et continue sans moufter ce parcours devenu humiliant ?
Il faut savoir que lors des rendez-vous mensuels à Pôle Emploi, on vous demande de fournir des preuves de votre bonne volonté, à savoir du concret, des recherches effectives d’emploi, mais qu’est-ce qui pourrait empêcher un conseiller plus zélé qu’un autre, de vous signifier que vos belles lettres et vos CV à peine trafiqués, c’est bien joli, mais qui dit que vous les avez réellement envoyés ?
La seule preuve, indubitable et incontestable, de vos recherches ce sont les réponses des entreprises à vos candidatures. Or, comme elles ne répondent pas, eh bien, comment pouvez-vous, auprès de Pôle Emploi, prouver votre bonne foi ? Sur votre bonne gueule ?
Passent les premiers mois, où ça se montre compréhensif, mais le temps filant, la fin de droits s’approchant, et – surtout – la courbe du chômage augmentant, on aurait comme tendance à jouer du ciseau, voyez-vous, à donner dans la radiation temporaire ou définitive ! Ça n’y fera pas des chômeurs de moins, ah ça non, simplement des malheureux en plus. Comme une double-peine. Et vas-y que je t’enfonce, hein, encore et toujours. Mais qui s’en soucie ?
Ah oui, pardonnez-moi, y’a plus important : Karachi, les Primaires socialistes, DSK qu’écrase Sarkozy, bref, du spectacle, du show, du buzz.
Mais tant pis, allez, même si cette bafouille, elle aussi, je le crains, restera lettre morte, je voudrais simplement dire aux employeurs qui reçoivent des milliers de candidatures de demandeurs d’emploi, que de leur répondre, ce n’est pas une obligation, non ! c’est un devoir.
Le minimum.
Ou plus précisément : le service minimum.
Ça vous parle, ça non ? Le service minimum !
Il serait juste qu’il fonctionnât dans les deux sens.
Veuillez agréer, comme de bien entendu, les politesses d’usage.
17:07 Écrit par Philippe Sage dans Ma Vie Au Pôle Emploi | Lien permanent | Commentaires (32) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pôle emploi, la vie d'un chômeur, lettre de motivation, cv, fin de droits, chercher du travail, candidature spontanée, offres d'emploi, le mépris, le vivre ensemble, service minimum, ma vie au pôle emploi, déclassification |
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20 novembre 2010
Tu Le Vois, Le Croc De Boucher, Dans Ces Yeux-Là ?
Non, parce qu’il est énorme, ce croc-ci.
C’est même pas un croc, d’ailleurs, c’est une « arme de destruction massive ».
Ce mec va tout faire péter.
Et tu sais quoi ?
« Je me marre ! ».
Oh que oui …
… Tant que les loups se bouffent entre eux, moi, je me bidonne, ô combien !
Il était écrit que l’épisode balladurien porte-parlé par messire Sarkozy devait, un jour ou l’autre, être soldé et copieusement.
Et pour une seule raison : ne pas payer.
Ni par les uns, ni par les autres (y compris M. Bayrou ..)
Entretuez-vous, messieurs !
Tirez(-vous), les premiers !
Cela dit, petit PS de pacotille, pauvre misère, ne te réjouis pas trop vite, tu vas morfler aussi.
Et tu sais pourquoi, n’est ce pas ?
02:41 Écrit par Philippe Sage dans Le Choc Des Photos | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique de villepin, nicolas sarkozy, edouard balladur, jacques chirac, charles millon, clearstream, liliane bettencourt, cac40, les balladuriens, les chiraquiens |
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17 novembre 2010
Cette Fois, C’est Officiel : Sarkozy A (Vraiment) Changé !
« Casse-toi, alors, pauvre con ! »
(samedi 23 février 2008 – Salon de l’agriculture)
« J’aurais d’ailleurs préféré qu’il restât. »
(mardi 16 novembre 2010 – Palais de l’Elysée)
01:15 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Sarkozysme | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, casse-toi pauvre con, imparfait du subjonctif, remaniement, fillon 3, sarkozy dans le verbe, apprenons la conjugaison, sarkozy 16 novembre 2010, la défaite du journalisme, le show sarkozy, réélection 2012, opération de communication |
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15 novembre 2010
TF1, France 2 : Mais Quel « Suspense » Dans Le Remaniement !
Deux 'JT' (dimanche 14 novembre 2010), deux façons d’aborder le remaniement.
Une équipe réduite pour Tf1 : Claire Chazal et François Bachy en plateau ; Antoine Lefèvre dans la cour de l’Elysée ; soit une équipe totalement Tf1.
En revanche sur France 2, aux côtés de Laurent Delahousse, outre les « journalistes maisons », Michaël Darmon et Valérie Astruc (dans la cour de l’Elysée) on notait la présence de deux éditocrates : Laurent Joffrin (Libération) et Yves Thréard (Le Figaro).
Or donc, il était clairement établi que sur Tf1, il n’y aurait pas de débat, que cela se résumerait à une aimable conversation entre « collègues », alors que sur France 2 on pouvait espérer une « autre musique ».
Encore eut-il fallu que ce remaniement en soit un.
Or, comme ce ne fut pas le cas, les différences entre les deux chaînes furent anecdotiques, bien que réelles.
« Suspense » [*] ce fut le terme commun aux deux 'JT' pour allécher et, surtout, conserver le téléspectateur jusqu’à, au moins 20h15, soit l’heure communiquée (aux journalistes) par l’Elysée de l’annonce officielle du « nouveau » gouvernement (par l’inamovible Claude Guéant).
Aucun journaliste de Tf1 ou de France 2 ne dissertera sur cet horaire ! ... Pourtant il est important, non ? … Oh si, tout de même : la composition d'un gouvernement qui « tombe » en plein milieu d’un JT, ce n’est quand même pas le fruit du hasard !
20:15 Écrit par Philippe Sage dans Télévision, Piège à Cons | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : claire chazal, françois bachy, antoine lefèvre, laurent delahousse, michaël darmon, valérie astruc, laurent joffrin, yves thréard, tf1, france 2, remaniement, fillon iii, non-évènement |
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14 novembre 2010
Remaniement : La France Qui Se « Kouchner »
« Nicolas, écoute-moi, je t’en prie ! … Tu peux pas faire ça ! … Après tout ce que j’ai fait pour toi ! ... L’Afghanistan, les infirmières bulgares, Gaza .. Gaza, Nicolas ! J’ai rien dit, pas moufté, tout comme tu voulais ! … J’ai .. (oh ! bon sang !) .. J’ai .. J’ai serré la paluche à Kadhafi, à Jintao, à Bongo (mon ami), à tous les dictateurs de cette putain de planète .. J’ai failli démissionner pour te distraire, je t’ai léché la Rolex à toute heure, et tu .. Tu me jetterais comme un vulgaire sac de riz, un Laporte ? Mais … Mais, c’est pas possible, Nicolas ? … Dis-moi que c’est pas vrai ? .. Hein ? .. C’est pas vrai !!! … Mais si tu me vires, Nicolas, les autres, les Tattaglia du PS, ils vont me tuer, t’entends ? Ils vont m’humilier, me traîner dans la boue, me désosser, bordel ! Et … Et ma femme .. France 24 .. (oh-là-là, ça va être la curée) … Ne fais pas ça, Nicolas ! Mon beau Roi, padrino ! .. Laisse-moi devenir, plus encore qu’hier, l’ombre de ton ombre, l’ombre de ta main, l’ombre de ton chien (que t’as fait piquer) mais .. Ne me jette pas ... Ne me jette pas .. Oh ! ne me jette pas ! »
14:13 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Devoir De Mémoire[s], Le Choc Des Photos | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : remaniement, bernard kouchner, kouchner et bongo, kouchner et kadhafi, kouchner et la chine, les infirmières bulgares, le couple kouchner ockrent, kouchner a failli, kouchner viré, kouchner et pierre péan, kouchner et sarkozy, le labrador de sarkozy, les laquais de sarkozy |
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12 novembre 2010
Mais De Quel « Monde » Parle Lula ?
Or donc, jeudi 11 novembre 2010, celui qu’est encore (un peu) Président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, tenant conférence de presse introductive au fameux G20 dont M. Sarkozy espère tant, déclarait, peu ou prou, que si les pays riches « ne consomment pas, et misent uniquement sur les exportations [pour sortir de la crise] le monde court à la faillite ».
Bien.
Mais …
… De quel « monde » parle Lula ?
En réalité, Lula parle du « vieux monde ». Celui qu’agonise « en direct ». Tellement suffisant, hautain, devenu branque et bientôt chèvre, incontrôlable, shooté, banquérisé & bunkérisé.
Ce monde-là, c’est le monde Occidental.
C’est de ce « monde », et uniquement de celui-là, dont nous parle Lula.
Et cela fait des années qu’il plonge et "couac40", dépassé par le « système » qu’il a mis en place, un « système unique » pour toute la planète, une « pensée unique » pour tous les humains qui la peuplent. Ce « système » est un monstre, sorte de logiciel tout droit sorti de Skynet, et comme tout monstre, il va morfaler jusqu’au trognon ses créateurs et ses ouailles, tout balayer, éparpiller par p’tits bouts, façon puzzle, ce monde Occidental, le ventiler.
Et ce serait (donc) par la « consommation » que nous le sauverions ? ... Créer le besoin, encore et toujours, formater l’humain comme un rat, le réduire à cet état, de « consommateur », « vache-à-lait », trimardeur … mon cul ! Ça n’y suffira pas ! Pas cette fois !
Entre ici, le chaos, l’acte final ! Pas la peine de réserver son ticket, pas de balcon, ni de strapontin, non ! C’est au premier rang (d’oignons), que nous assisterons, ébahis et muets, à la fin, immense, d’une pure folie.
Non mais regardez-les, ces pantins encravatés, nous assurer que « tout va bien, on contrôle la situation, dormez tranquille, nous allons moraliser le monstre » !
Que c’est drôle ! Et pathétique à la fois. Ça a des airs de presque 38. Avant « la drôle de guerre ». Ça monte au créneau, ça nous demande d’écoper et souquer, de rustiner et colmater jusqu’à plus d’âge, parfois même gratis, mais tiens donc ! comme c’est bizarre, v’là que j’entends comme une p’tite musique qui suinte de ce grand corps malade qu’est l’Occident, et dont le gimmick (ou la boucle) serait :
« Ah les cons ! S’ils savaient ! ».
Faut-il être aveugle au dernier degré, lobotomisé par la télé-crotte, sourd à crier, pour ne pas « savoir ».
Pour ne pas, au minimum, se douter que.
Lula aurait été plus convaincant et inspiré, s’il avait eu le courage et l’honnêteté de finir sa phrase.
Car, oui, elle est incomplète. Il manque l’essentiel. Tant dans toute faillite, il y a repreneur. Dans toute faillite, il y a un vainqueur. Celui qui ramasse la mise, ou ce qu’il (en) reste, les miettes et quelques vestiges, et devient le nouvel empereur (qu’il est déjà) le leader, le number one, celui qu‘impose ses règles et sa loi, une autre dictature. Et fera de l’Occident, un musée pour touristes. Un machin à colorier, à prendre en photo, à découper suivant les pointillés.
Oui, Lula, aurait été un sacré mec aux roubignolles d’acier trempé, d’autant plus qu’il se retire, autant le faire en beauté, sur un coup d’éclat qu’aurait fait son effet et bien du chambard, tout en ajoutant au « merdier » mais peu importe, au point nous en sommes ! Oui, disais-je, il aurait porté beau, Lula, s’il avait dit :
« Le monde court à sa faillite … et la Chine à son triomphe ».
Celle à qui l’on fait cadeaux et courbettes : « Oui madame ! Bien madame ! Tout ce que vous voudrez madame ».
Celle qu’on reçoit tels des laquais.
Mais comme il ne l’a pas dit, Lula-sur-le-départ, continuons à faire comme si, rustinons, colmatons, trimons, nos acquis bradons, après tout, qu’est-ce qu’on s’en fout à présent, l’affaire est entendue, n’est-ce pas ?
Pour les autres, crédules, forcenés ou attardés mentaux, il reste cette fanfaronnade costumée, ce spectacle pour gogos, un machin à prendre en photo : le « G Vain ».
NB1 : Jadis (en 1957) quand le mémorialiste prédisait la même chose, la Chine triomphante, L’Express rétorquait :
« Ce n’est pas pour demain »
Le mémorialiste répondait alors, cinglant :
« Ça peut aller vite ! »
L’autre jour, mardi, un de ses fils, un Goncourt, futur pamphlétaire (car il est là, son seul avenir littéraire possible) las de tout ce tralala, cette comédie, ce naufrage, accordait entretien radiodiffusé.
Lorsque le journaliste goguenardisait sur l’hypothèse d’un Châtelus-le-Marcheix transformé, dans un avenir proche, « en un Disneyland colonisé par les chinois », le Goncourt après un sonore « Et alors ? », ajoutait, de plus en plus las :
- On va plus produire de choses en France, c’est fini !
- Donc .. Donc la France comme un vaste musée .. dédié au tourisme mondial !? Il a dit, le journaliste ; et à son ton, on devine qu'il ne croit pas une seconde (tout comme l’Express de 1957) aux propos tenus par ce nouveau mémorialiste, qui pourtant, y revient :
- Oui, eh ben … pourquoi pas ? (…) Il faut envisager la réalité (…) Je suis pas là pour dire c’qui est bien ou pas bien ! Je suis là pour essayer de montrer c’qui s’passe dans le monde, et c’est ça qui s’passe actuellement en France ! … [Soupir] … Les chinois … nous adorent en tant que destination touristique. Ils sont nombreux, ils sont riches … [Silence] ... Donc euh .. Voilà.
Nous y sommes, ça veut dire, le « Voilà ».
Ou quasiment.
NB2 « La Chine est un géant qui dort ; quand il remuera le petit doigt, il fera trembler le monde » [Napoléon]
18:43 Écrit par Philippe Sage dans Crise Financière, Politiquement Très Incorrect | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : g20, seoul, lula, le monde court à sa faillite, la fin du monde occidental, la chute du capitalisme, le triomphe de la chine, moralisation du capitalisme, le g vain, de la consommation, voyage au bout de la haine, michel houellebecq, goncourt 2010 |
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10 novembre 2010
Bilan Du Remaniement : Deux Morts De Rire Et Un Autre (*) D’Ennui
22:59 Écrit par Philippe Sage dans Le Choc Des Photos | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : françois fillon, jean-louis borloo, remaniement, premier ministre, rions avec le remaniement, les pantins de la république, les sarkoboys, assemblée nationale, république irréprochable, la france s'endort, la france se fait chier, la france moisie, la france de sarkozy |
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