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28 août 2010

Nous Ne Sommes Plus Rien [Pas Même Des Français]

Ensemble, Tout Devient Pénible.jpgSe taire. S’enterrer. Plus bouger. Fermer les volets. Et le reste, tout ce qui vocifère et martèle. Laisser faire et crier, asséner formules creuses (« La France n’a pas vocation à … »). Regarder l’été nous fuir, doucement, comme dégoûté, désolé. Par des sondages, crétins et grossiers, chassé.

L’été s’en va, et comme il a raison ! De lui-même il s’expulse et nous dit : « Je suis un Rom, et vous merde pour l’éternité ! » ..
Oh, comme j’aimerais que l’hiver le plus rude, s’abatte sur cette terre de France, qu’on en bave et crève, pandémie de froid, de gel et de congères. Que feraient-ils, alors, nos ténors ? Enverraient-ils l’armée ou des escadrons entiers de BST mater les frimas ? … Hein ? … Quels seraient leurs mots, leurs slogans ? « La France n’a pas vocation à accueillir tous les hivers du monde » ?
Oui, puisque rien n’est possible, puisque tout nous indiffère, alors l’hiver, la nuit, totale et entière, et basta le pays des Lumières ! Foutez-moi tout ce merdier à la bougie ! Renvoyez-nous au moyen-âge ! Et plus vite que ça !
« La France n’a de leçons à recevoir » dis-tu ? Dans ce cas, suivant les pointillés, coupons-là, et hop ! A la baille ! Et vogue la galère, le radeau ! Tant nous ne méritons pas le mur que d’aucuns nous prédisent, mais un naufrage, immense, en noir et blanc … « Plutôt blanc » glavioteront les « de souche » qui, soyez-en certains, jusque dans la tempête et les enfers, les poumons gorgés d’eau, de sel et de déchets, ne sauraient d’avis diverger, puisqu’ils sont invariables, invariablement sots. Des fous, des gredins, voilà ce qu’ils sont ! La lie et le déshonneur ! Coulez-moi « ça » par le fond avec dans les haut-parleurs, du Zemmour et du Dantec. Et bon débarras ...

Se taire. S’enterrer. Plus bouger. Fermer les volets, les écoutilles et les clapets. Au diable vos fadaises (« Ça suffit ! ») vos Universités d’Eté, c’est l’hiver, c’est mort et c’est tant mieux ! Laissez ! Laissez-les faire ! Puisqu’ils vous le disent et répètent, ils « ne font qu’appliquer la loi » comme d’autres, autrefois. Mais n’allez pas le leur rappeler, ils ne s’en souviennent pas, ils n’étaient pas nés, ça n’a rien à voir ! Vous perdriez votre temps. De « bien-pensants » vous seriez, fissa, relégués au statut peu enviable de « munichois ». Tu vois, c’est cuit, râpé, mais tu le savais, n’est-ce pas ? Si, tu le savais que l’Histoire n’est qu’un éternel recommencement. Il suffit d’une crise, et zou, on remet le couvert, l’immonde ! Sauf que, nous n’en sommes qu’à l’entrée, tu vas morfler, et copieux, quand viendra le plat de résistance ! Oui, je sais, qu’il est fort mal approprié, de par les circonstances, ce mot-là : résistance ! Morte qu’elle est, la belle ... Dépecée, et ce n’est qu’un début ! Tout, ils oseront tout ! Et jusqu’au trognon ! La peur, ça les connaît ! Pour nous la foutre, ils sont champions ! Et ça marche à tous les coups  ... Alors pourquoi s’en priver ! … Quelle misère ! … Mais quel est donc ce peuple, de quel cerveau est-il doté, en a-t-il un, lui qui se prend pour Attila ?
« Dans une France socialiste/Je mettrais ces fumiers debout/A fumer le scrutin de liste/Jusqu’au mégot de mon dégoût » [*] et le goulag, Pépé ! Le goulag ! Ça leur ferait les pieds ! Peut-être même que ça leur donnerait des idées. A la noix, à la con, mais des idées !

Se taire. S’enterrer. Plus bouger. Regarder les trains, ceusses de la mort, passer, la nôtre, et l’hiver ... Regarde comme il est chouette, cet hiver ! Tu pourras bien le décréter, le couvre-feu, mon Hortefeux, il n’en aura cure ! Lui, tu ne pourras pas l’arrêter ! Pas plus l’expulser ! Il est là et pour longtemps ! Vidéosurveille-le, si ça t’amuse ! Injurie-le, traite-le de ce que tu veux d’ « Auvergnat » de « voyou » de « crapule », tu ne risques rien ! Ni condamnation, ni peine, ni amende ! Quant à le réguler, Nicolas, n’y pense même pas ! Il est sourd, plus encore que Liliane ! Envoie-z-y donc l’autre benêt, celui qui nous les brise de Nice, nous chanter son refrain : « Eté ou hiver, il faut choisir ! » .. Trop tard, malandrin ! Cet hiver ne nous quittera pas. Il est, désormais, notre drapeau national ! Notre pavillon à hisser sur le radeau que vous nous avez destiné, reste de France, pauvre de nous.
L’avait raison, Léotard - pas Philippe, François. Oui, « Ça va mal finir ». Mais comme c’est long et tuant ... Alors finissons-en, vraiment ! Laissez ! Laissez-les faire ! Taisons-nous ! Enterrons-nous ! Ne bougeons plus ! Comme hier, comme avant-hier, comme souvent ! Car, qu’avons-nous fait, hein ? Pour éviter « ça » ? Nous sommes-nous battus ? Même pas ! Regarde ! Les rues sont désertes, les grèves non-reconductibles, les pétitions atones, les protestations muettes, or, donc, nous sommes complices, nous sommes d’accord ! Complices des expulsions et des rafles ... D’accord pour les foutre dehors, eux et les suivants ...

Or, donc, complices et d’accord, nous ne sommes plus rien. Pas même des français. Surtout pas, des français ..
Et comme on ne peut être et avoir été, alors qu’advienne l’hiver.
Et nous enterre.

[*] Extraits de “Ils Ont Voté” [Léo Ferré]

22 août 2010

Rien [Ou Si Peu]

La France Est De Retour.jpgTu vas voir, qu’à ce train-là, ils vont nous le ratiboiser et pas qu’à moitié, le pays, et avec lui, les esprits ou ce qu’il en reste. Ah, ça décanille sec, ça élague, ça démantèle, quelle maestria ! Non, vraiment, j’en suis baba (aux Roms ...) ! Bravo les gars ! C’est du grand art ! Bettencourt et sa clique, Woerth et son cloaque, finis ! Adios ! ... Quant au pouvoir d’achat, la France d’après, celle qui se lève tôt – tu t’en souviens, dis ? – cette France de propriétaires et du plein-emploi, niquée ! Oubliée ! ... Parce que, sais-tu quoi ? Tu n’es pas en « sécurité » ! Pas assez ! Et si tu crois l’être, on va t’enfoncer dans le crâne, et à coup de massue s’il le faut, que non, bordel de merde, « tu-n’es-pas-en-sécurité » ! T’as compris ? ... Et qu’on s’amuse à dire le contraire et vlan ! Te voilà relégué dans la division des « bien-pensants » ! ... Hein ? ... Quoi ? ... Que dis-tu ? ... C’est quoi un « bien-pensant » ? Mais j’en sais foutre rien, mon pote ! Logiquement, c’est l’inverse d’un « mal-pensant » ! Non ?

Or, donc, il ne faut pas, c’est exclu, dans cette France-là, « bien penser » ! Et d’ailleurs, il ne faut plus penser. Du tout ! Si tu penses, qui sait ? Demain ou après-demain, tu t’en irais, peut-être, péter un truc, une vitrine, une école, un système ... Une caténaire ... Police-menottes-prison pour ta pomme, ah comme il va morfler le sale mec, l’ultra-gauchiste ! Terroriste, va ! ... Alors non, ne pense pas malheureux ! Evite ! Prends ta dose quotidienne de Drucker, de Reichmann, de Dechavanne. Bouffonne-toi l’existence ! Ivre-toi de téléconne ! Icône donc les Pujadas, les Chabot, les Chazal et autres Ferrari ! Ça c’est de l’info, coco ! Made in Guéant from Elysée ! Son taff à cet ostrogoth, c’est de filer chaque jour que Sarkozy fait, un os à ronger. A l’AFP ! A Reuters ! Au JT ! A tutti quanti qui se prétend journaliste ! Et ensuite, c’est la curée ! Haro sur le Rom ! Le musulman ! Le pas-de-chez-toi ! Le métèque ! Ce scélérat, ces crapules qui veulent ta peau, ton blé, ton boulot ! Mais si ! ... Vois comme ils sont armés jusqu’aux dents, et pas de la petite dent de lait ! Ah ça non ! De la bonne grosse dent, aiguisée et finement ! Qui sait, s’ils n’iraient pas jusqu’à bouffer nos gosses ! Oui, comme autrefois, les communistes ! C’est de la même espèce, de la même race, sans foi, ni loi, des parasites dont il faut, manu-militari se débarrasser et pour quoi ? Pour ton bien, ton bien à toi, et celui de la nation ! Nation chérie, allons enfants de la patrie ! Il faut expulser ces malfaisants, et plus vite que ça ! ... Parce que, bien évidemment, tu es d’accord ! Nous sommes TOUS d’accord ! La preuve, c’est qu’on ne dit rien ! Que dalle ! Notre cul, on le bouge pas ! Affalés chez nous, à pondre des textes, du kleenex, à regarder passer les trains et quelques putains d’avions, ceusses qui raccompagnent « dignement » (oui « dignement » car je te rappelle que la France n’est assurément pas un pays de sauvages ; on accueille et on expulse avec le maximum d’humanité, nom de Dieu !) ces brutes, ces racailles, ces miséreux qui menacent notre tranquillité, le « vivre ensemble ». Le nôtre, bien entendu ! Ça, tu l’as bien compris ! « Vivre ensemble » certes, mais pas avec n’importe qui ! En tout cas, pas avec « eux » ! La France, elle est aux Français ! Aux français d’abord ! Les autres : dehors ! ... Sacré programme, n’est-ce pas ? ... J’irais même jusqu’à dire que c’est foutrement « bien pensé » ! A croire que là-haut, dans ce qu’on nomme assez judicieusement « le château » on se fait et copieux des infusions vendéennes, De Villiers dans ta boule à thé ! On se shoote au Le Pen ! Même que, on doit sniffer du Mégret, des lignes de Bruno, ça c’est de la came de compète, MNR certifié ! Y’a pas mieux sur le marché ! …

... Ah, bordel ! Mais qu’est-ce t’as donc dans le cervelet ? Tu ne la vois donc pas la manip’ ? L’entourloupe ? La fumisterie ? Tu crois qu’après tout ce ramdam, tu seras plus en « sécurité » qu’hier ? Non ! Bien sûr que non ! Parce qu’il y aura toujours un bouc émissaire ! Te bile pas, va, on t’en trouvera, et à la pelle ! Ils te les désigneront ! Et comment ! Et tu marcheras, comme aujourd’hui ! ... Applaudissements ! ... Parce que dès qu’on te cause de « sécurité » tu plonges et recta ! Tu ferais n’importe quoi pour te sentir EN « sécurité » ... Et ils le savent ! Peu leur chaut que la première des sécurités ce soit un emploi ET un toit ! Pourvu que ça ramène de l’électorat ! Du tondu, du meuh-meuh, du qui regarde le doigt, jamais la Lune ! Un doigt qui pue, tellement il se l’est gratté, le cul ! ... Oui, tu verras, y’aura toujours un salopard d’étranger, né sur ton sol français, qui mettra en péril TA « sécurité » ... Y’a bon le filon ! ...  Aujourd’hui le Rom, hier encore le musulman, comme jadis, tu te souviens, le juif ! ... Et pendant c’temps-là, où qu’il passe, le pognon ? Tu te la poses, cette question ? Parce que du pognon, sais-tu, y’en a ! A foison ! La France, c’est pas le Bengladesh, mon pote ! C’est un pays qui respire le blé, l’artiche, les pépettes, mais toi, moi, on n’en verra pas la couleur ! Et tu sais pourquoi ? ... Parce que pendant qu’on expulse, qu’on raccompagne, qu’on rafle, le pognon, lui, il circule. Elle est là, l’entourloupe ! La fumisterie ! Et voilà comment on se fait mettre, et bien profond ! ... Quoi, la crise ? .... QUELLE crise ? ... Mais ça fait 30 ans qu’on est en plein dedans ; TRENTE ANS ! Et tu crois que le pognon, il s’est fait la malle dans cet intervalle ? Bien sûr que non ! Même que t’as un indice : les salaires ... Pas les nôtres, Dugland ! Non, ceux de nos dirigeants, les compétents, plein les fouilles qu’ils s’en mettent ! Ah, ils doivent se marrer, et grassement, quand leurs poteaux, ceusses du « château » nous remettent le sketch bien huilé de la « sécurité » ! Doivent se taper sur les cuisses, les mecs ! Tiens, j’suis même prêt à parier qu’ils appellent le Woerth pour le convier à la fête ! Le Woerth, le Santini, le Balkany, l’Estrosi, enfin bref, toute la bande ! Tout le gang ! ... Et donc ?

Et donc rien !
RIEN !
Continuons comme ça, restons bien sages, chez nous, à nous offusquer mollement, à ne RIEN foutre, à laisser faire. Continuons à marcher du pied gauche – paraît que ça porte bonheur – dans la merde « sécuritaire ». Continuons à faire semblant de ne pas comprendre. De ne pas voir. Laissons-les ratiboiser ce pays, ce fantôme, le peu d’esprit qui l’habite. Après quoi, rien, définitivement, il n’y aura plus RIEN.
Pas même l’idée du chaos.

17 août 2010

Les Céfrans

J’avais dû mettre « ça » sur le compte des guerres, la Première, la Seconde et les coloniales. Toutes ces chairs à canon. C’était foutu, pensais-je, râpé, inutile de parler, tenter de convaincre, il n’y avait rien à faire. C’était des générations entières qu’étaient perdues pour toujours.
Je me disais qu’avec le temps, ça passerait parce que d’autres viendraient, moins abîmées, plus généreuses aussi.
Je me suis trompé.

Céfran.jpgNous dînions assez tôt, vers dix-neuf heures. Dans mon dos, un téléviseur crachait les dernières nouvelles. C’est là, autour d’une soupe ou de quelques artichauts que j’entendis pour la première fois les termes de « ratons », « bougnoules » ou « négros ». J’étais petit garçon, je ne savais pas, je ne savais rien, et pourtant, je me souviens très bien que ces mots-là ne me plaisaient pas. Je ne sais pas pourquoi, comment l’expliquer ... Peut-être était-ce dû à un instituteur, une leçon d’instruction civique, cette résistance précoce, ce refus total, ou cela venait-il de plus loin encore … Toujours est-il que ça n’eût pas de prise sur moi, au contraire, j’avais envie de fuir, foutre le camp tellement je n’en pouvais plus d’entendre ces mots. D’autant plus partir que, comme je l’ai dit, il n’y avait rien à faire ni à convaincre, c’était ainsi, ça ne bougerait pas, quels que furent les arguments.

A quinze ans, je me tirai, découvris un autre univers, une pension qui, bien que militaire, m’épargnait ce genre de termes. Du moins, est-ce ainsi que je le voyais. Or, je ne voyais que la surface. Si je m’y penche vraiment, là, maintenant, je sais, je les retrouverais. Ils étaient là. Moins francs, moins directs, mais ils y étaient. Sinon comment expliquer cette colère, cette rage qui plus d’une fois prirent cet élève, ô combien brillant, cet élève noir prénommé Cherif ?

Alors, à nouveau, je partis, convaincu qu’il existait un endroit où jamais plus je n’entendrais « sale nègre », « pédés ! » ou « bicot ». Curieusement, je pensais que ce territoire serait féminin. Mais là encore, je me trompais. Le sexe n’a rien à voir. Je ne sais pourquoi, de le découvrir, m’a autant attristé … Peut-être pensais-je comme le poète que « la femme était l’avenir de l’homme ». Quelle fadaise ! La femme est un être humain comme les autres, ni plus, ni moins. Capable de vous dire : « Aucune noire ne passera la porte de chez moi ! » .. Eh bien soit, ma mère ! N’ayez crainte, je ne vous la présenterai pas ! … Ce fut une telle déconvenue, déjà, une douleur, quand me voyant « traîner » avec Mehdi, vous me disiez : « Méfie-toi ! Tu ne les connais pas, ces gens-là ! A la première occasion, il te plantera un couteau dans le dos ! ». Ce qui n’est jamais arrivé. Au contraire ! Il m’a sauvé de bien des choses, de l’inavouable ... Ah, comme c’est étrange, n’est-ce pas l’amitié ! On se croit arrivé, ça y est ! On les a trouvés, les rivages de paix, de tranquillité. Et puis, non … Voilà que ça recommence, que ça vous rattrape, et vous êtes assommé, comme jamais. Il suffit d’une compétition sportive, un match de football en l’occurrence, et là, vous n’en croyez pas vos oreilles, pourtant c’est bien lui, cet ami qui dit « con de nègre » ou « putain de ritals » lui avec qui vous fîtes les quatre cents coups, des soirées inoubliables, comment aurais-je pu me douter que … ?

Partir, encore, toujours, avec cet espoir enfantin - oui, je crois, malheureusement, que c’est le terme qui convient : enfantin – de le trouver, enfin, l’endroit. Et j’en écumais pas mal. Ne saurais dire quel et le pire : Sud-Ouest, Sud-Est, Centre, Ile-de-France, Bretagne, Normandie ? … Des années et tant de familles … Ah, les familles ! Ça vous laisse entrer, ça vous renifle, poliment, et puis, le temps passant, ça se lâche, à table, toujours à table ! Et v’là des termes que je ne connaissais pas qui surgissent, plus horribles encore, comme « gris » ou « crouilles ». De les écrire, ça me met mal à l’aise ... Si vous saviez le nombre de fois où je me suis tu ou terré, déçu, désolé, à pleurer, me demandant comment il était possible que celle-ci ou celui-là, si jeune, si confortable, sans problèmes aigus puissent se vautrer dans une prose pareille ! Des familles de bien des milieux, peu importe, y’a pas de profil-type, pas de règles, c’est insoupçonnable… Alors de deux choses l’une : soit je ne suis pas chanceux, soit … Mais c’est un fait ! UNE réalité.
Faut-il ajouter que toutes ces personnes que je croisai, d’horizons si différents, ne votaient pas forcément Front National ! Ah non ! Ça vote à droite, souvent, mais aussi à gauche, ça je peux le certifier ! Je l’ai dit, ça n’a pas de profil-type, ni de règles, c’est insoupçonnable !

Et moi qui pensais, bêtement, que ça passerait, avec le temps, de nouvelles générations ; oui, je pensais vraiment qu’avec le temps on foutrait tous ces mots, ceusses de nos parents, à la baille, eh bien non ! Ça s’est transmis, comme un virus, mais du genre mutant, j’entends par là, qu’il me semble aujourd’hui plus virulent, plus violent encore qu’autrefois. Même que, je crois, ça rêve d’en découdre. D’en finir.

Or, donc, cela fait des décennies et des décennies, oui, cela fait si longtemps, qu’une partie non négligeable de la population de ce pays utilise des termes tels que « bougnoules », « ratons », « crouilles », « gris », « sales nègres » ou « négros », et, pour l’avoir bien observée, il se trouve que c’est cette même population qui, depuis quelques années, se plaint d’être victime d’un racisme anti-français.

10 août 2010

Rions Avec Le “Vivre Ensemble”

Cagoule.jpg

[Dans le quartier de Villeneuve, ce mardi - REUTERS]


Ainsi dissimulé(e) au regard d’autrui, vous devez bien vous rendre compte
que vous suscitez la défiance et la peur, des enfants comme des adultes

[Elisabeth Badinter – 9 juillet 2009]

Si la dissimulation volontaire et systématique du visage pose problème,
c’est parce qu’elle est tout simplement contraire
aux exigences fondamentales du
vivre ensemble dans la société française
[François Fillon, Premier ministre & Michèle Alliot-Marie, Garde des Sceaux – 19 mai 2010]

Chez nous, le pilier du vivre ensemble c’est voir le visage de l’autre
[François Bayrou, étudiant à Sciences-Pau – 30 avril 2010]

La République, ça ne se vit pas en tenue de camouflage.
La République, ça se vit les yeux dans les yeux, à découvert

[Christian Estrosi, ministre-de-l’Industrie-ou-maire-de-Nice-je-refuse-de-choisir – 12 janvier 2010]

En dissimulant son visage, on dissimule son identité et on pose des problèmes de sécurité
[Jean-François Copé, candidat à la présidentielle 2017 – 9 janvier 2010 sur Canal+

La citoyenneté doit se vivre à visage découvert
[Nicolas Sarkozy, camelot – 11 mai 2010]

"Damned !"
[Batman - chauve-souris, everytime, everywhere]

08 août 2010

« Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté ... »

Etre Libre.jpgAlors comme ça, un sondage estival ferait comme du chambard, non mais regardez-moi ça, une (grande, immense) majorité de français approuverait les différentes « mesures de lutte contre l’insécurité » déroulées ces dernières semaines par ceusses dont « la seule ambition est d’assurer la protection des honnêtes gens » [Brice Hortefeux, Le Parisien/Aujourd’hui En France, dimanche 1er août 2010] par ceusses, itou, qui sont en charge dudit dossier, celui de « notre sécurité » depuis juin 2002, soit huit bonnes années pleines ! Diantre ! Mais est-ce véritablement une surprise ?

Oh bien sûr, on peut jaser sur la méthodologie, tout comme sur les items, plus orientés, directifs, ce serait bien difficile ! Quand tu veux les faire cracher au bassinet, m’sieur le sondeur (indépendant, cela va de soi, n’est-ce paaaas …) tu mets le paquet, mon saligaud ! … Nonobstant, qui s’est penché sur les détails du sondage en question ? M’est avis qu’ils sont peu nombreux ! Tiens donc ! Auraient-ils comme les j’tons d’y trouver une vérité qui dérange ? Quelque chose qu’il faudrait taire ? Pourtant, c’est bigrement intéressant ces « détails » …
Ah, j’en conviens, ça fait mal au cœur et au cul ! Mais c’est écrit, là, noir sur blanc, y’a pas à tortiller tellement ça jure, allez donc voir, faites l’effort ! Ces français qui sont encore plus majoritaires que les autres à approuver des deux mains, déchéance de nationalité, vidéosurveillance à tirelarigot, démantèlement de camps illégaux (quand je te disais que l’affaire était orientée, balisée) de Roms, répression au carré si ce n’est au cube et autres réjouissances d’un autre temps, ce sont des ouvriers, des artisans, des commerçants, des employés et des chefs d’entreprises (PME), bref, ce que l’on nomme les « classes moyennes » !
Et personne ne le dit ? Comment se fait-il ? …
Oh oui, là encore j’en conviens, ce n’est pas un scoop ! Ça fait belle lurette que nous le savons, même qu’on n’a pas attendu un 21 avril, ni le prochain, ah ça non ! Et Sarkozy en a bien (in)conscience [*] ! Alors vlan, il remet le couvert ! Oyez, oyez, « honnêtes gens » je vous ai compris ! Vous en aurez pour votre argent ! C’est moi, le gars de la Marine, ne vous y trompez pas ! Et Rocard a beau dire qu’il le « paiera cher » c’est même pas sûr tant ce troupeau, tu l’enfarines et copieux, avant de le tondre par le pouvoir d’achat, lui vanter les vertus du travail ! Facile ! C’est un électorat que tu trimballes à ta guise ! Suffit de sortir l’artillerie lourde, et le voilà qui exulte ! Pis : il se défoule, libération de la parole comme jamais, la honte, c’est pas ça qui l’étouffe, du moment que tu lui promets la sécurité ! Quand bien même cela ferait huit ans - je l’ai bien précisé - que tu lui chanterais le même refrain, les mêmes lois et décrets, c’est kif-kif, il en redemande ! Pourquoi s’en priverait-il, alors, ce président ? Qu’est-ce qu’il en a faire des conséquences, du bruit, des odeurs ? Rien ! Du moment que la gauche, enfin, ce qu’il en reste, est de nouveau kaput, infoutue de réagir, de contrer, gauche mollassonne, sans relief ..

Reste à savoir, jusqu’où il ira, cet homme-là ! C’est que, dis, la recette est bonne ! A merveille, elle fonctionne ! Alors pourquoi pas, demain, allez hop, quitte à ratisser dans les grandes largeurs, un référendum sur le code de la nationalité ou sur l’immigration ! N’est-ce paaaaaaas ? Pourquoi pas, non plus, en finir avec le regroupement familial ? Quant au droit du sol, ma foi, faut voir ! Le droit du sang, si ça se trouve, ça leur irait très bien, à ces « braves gens » ? Ou la peine de mort pour les pédophiles ! C’est bon ça ! Ça ramène du bétail, bon sang ! Voyez, c’est pas les propositions à venir qui manquent, y’aurait même plutôt l’embarras du choix ! Et peu nous chaut que le New York Times nous fasse la leçon ! Ces cochons d’américains ! Mais qu’ils balayent donc devant leur porte ! C’est bien ça, que j’ai cru entendre ? C’est pas que je sois pro-américain primaire, ah ça non ! Faut pas pousser, non plus ! Mais tout de même, cette phrase, celle de Thomas Jefferson, je la donnerais à réciter chaque jour à tous les citoyens de France et d’ailleurs :

« Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une, ni l’autre. »

Vous m’en ferez cent lignes. A la main. Et au quotidien. Vos prières et autres foutaises, vous me les remisez au diable, en lieu et place, vous méditerez chaque soir, sur cette phrase, ce qu’elle veut dire, son sens.

Ah, mais non, vous vous trompez, ce n’est pas notre liberté que nous sacrifions qu’ils disent, les « braves gens » ! Non ! Mais la liberté de quelques Roms, de sales polygames, de délinquants « d’origine étrangère » de la pire espèce ! Des tueurs de flics, messire ! De véritables parasites prêts « à égorger nos fils et nos compagnes » ! … Ah, mais quelle misère ! ... J’ai le regret d’écrire qu’il avait raison, le Général, quelle bande de veaux ! …
Mais leur liberté, c’est aussi la tienne, sagouin ! Assassin de la République ! Si tu la sacrifies, rien, tu ne mérites rien ! Ni liberté ! Ni sécurité ! Que dalle ! Sinon des camps, de travail ! Oui ! Tu verras ! On y viendra !

Enfin quoi ! Ouvriers, artisans, commerçants, employés et (petits) chefs, qu’avez-vous dans la caboche ? Ne voyez-vous pas qu’on vous entourloupe, gruge et balade ? Relisez donc le Code Pénal, tout y est, tout est là, croyez-moi, y’a de quoi turbiner ! Pas besoin de doubler les lois, tout ça, c’est que de l’effet d’annonce(s) ! … Tu veux quoi ? … Le port d’armes ? … Vivre dans une société fermée, cadenassée, filmée ? Et vivre, tout simplement vivre, t’y as pensé ? ….
Et qu’on ne me parle pas du Front National et son « candidat anti-système » ! « Anti-système », mon cul ! Ça marche avec, et comment ! Le Front National, c’est qu’un parti de bourgeois, que de la posture, n’en a rien à faire de ta misère, de tes tracas ! Jamais ce parti-là n’a pris la défense des « classes moyennes », jamais ! Jamais à ses côtés, quand elles se font remercier, jeter, délocaliser. Pas un mot, rien ! Que des gredins ! Du balai ! Allez ouste ! …
Non, c’est la gauche, qu’il faut réinventer, c’est elle qu’il faut ressusciter, la vraie, la généreuse, même si, c’est vrai, des Jaurès, des Blum, des Mendès, y’en a plus, fini, terminé, mais qu’importe ! Faut la secouer cette mollasse de gauche, la pousser au train, c’est à nous de le faire, en vertu du fait qu’il ne faut rien attendre, il faut prendre les devants, toujours, anticiper, bref, se comporter en citoyen, actif, volontaire, pugnace, et non en troupeau de vaches à sonder. L’heure a sonné ! Celle de regagner notre honneur et notre dignité !
Ne laissons pas des camelots, carriéristes et autres bonimenteurs (pathétiques, grotesques) nous berner à seules fins électorales ! Ne laissons pas ces « gens-là » petit à petit, insidieusement, nous confisquer au nom de sécurité (mais qu’est-ce donc, hein, que la sécurité ?) ce que nous avons de plus précieux : notre liberté ! Ne les laissons pas assassiner la République !


[*] Au fait, monsieur le président, elle est où, votre « politique de civilisation » ? Celle qui devait « remettre l'homme au coeur de la société » ? Cette politique promise qui devait « réhumaniser notre société » ? Et « mettre le changement indispensable au service de l'homme » ?

Nonobstant, n'avez-vous pas déclaré, le 6 mai 2007, soir de votre élection, que vous seriez le « président de TOUS les français » ? Or, donc, celui qui les rassemble, les unit, et non, celui qui les divise.
Souvenez-vous de votre allocution télévisée du mercredi 18 février 2009 où vous nous proposiez « le seul chemin qui vaille (...) celui du refus de la facilité ». Or, encore une fois, il n'y a rien de plus facile que de dresser les gens les uns contre les autres, rien de plus facile que de les opposer, les diviser. A contrario, il est bien plus difficile, mais bien plus noble, de les rassembler. C'est même le devoir d'un Chef d'Etat ... Auriez-vous finalement décidé de changer de « chemin », opter pour celui de vos prédécesseurs (dont vous n'avez cesse de nous démontrer leurs présumées insuffisances) soit celui de la « facilité » dans le seul but de servir, non votre pays, mais vos ambitions personnelles ?

 

05 août 2010

La Raclée

Toujours pas envie de causer. D’actualités .. Pour quoi faire ? … Le refrain, les couplets, par cœur, on les connaît .. Arsenal sécuritaire, va-t-en-guerre, c’est nous les gars de la Ma-riiiiine ! ... Tu m’fais de la peine, tu sais ! J’t’enverrais bien ma bien-pensance dans ton trou de cul, péon ! Mais tu sais, hein, c’qu’elle te dit, ma présumée bien-pensance ? Elle t’emmerde, ah ça oui ! Et copieux ! … Alors vas-y, va, amuse-toi ! Détricote donc ce merdier ! Bazarde-le, notre pays des Droits de l’Homme ... Moi ? J’m’en fous ! J’suis plus là. Mais … Tu veux que j’te dise, mon salaud ? .. T’en mérites une, bien calibrée ..
De raclée.
T'en fais pas, elle arrive ..


Philippe, 5 ans.JPGOn se les tortille, les pieds, sous la table, celle de la salle à manger. Exposés sur une chaise, bien trop grande, on trépigne, on danse de Saint-Guy, on s’ennuie. Parce que nous, les mouflets, on pense qu’à jouer, aux indiens, aux cyclistes, aux billes, faire marronner les filles ... Les discours des grands, on s’en bat les flancs. La tante machin, le cousin truc, toutes ces histoires, ces tralalères et autres cancers, ça ne nous dit rien … Il vient quand, le dessert, qu’on calte ? Hein ?

Mais rien, ils n’en ont rien à faire, les grands. Ils nous ont posés là, comme des trophées, des curiosités, des choses qui poussent, grandissent trop vite, s’esbignent les coudes, les genoux, des « casse-cou »  qui se rendent compte de rien, du tout ; des freaks, voilà c’qu’on est ! Des animaux de foire qu’on mate ou caresse, qu’on dissèque de questions, toutes aussi connes les unes que les autres : alors dis-moi, l’école, t’aimes ça ? Elle est gentille, la maîtresse ? Et des copains, t’en as ? Et plus tard, hein ? Tu veux faire quoi, plus tard ? … Bordel ! Mais, qu’est-ce qu’ils ont donc dans le crane, ces gens-là ? D’où qu’ils viennent ? Où ils vont ? ... J’t’en pose, moi, des questions ? … Putain, c’est à croire qu’ils n’ont jamais été des mômes, des moutards, qu’ils n’ont pas eu le temps ; la guerre, LES guerres ! Celle d’Indochine, l’autre d’Algérie et la prochaine, la Troisième comme ils disent, qui va nous tomber sur le paletot, mes pauvres petits .. Si c’est pas malheureux ! … M’en fous, moi, de leurs guerres, j’suis ailleurs, loin, un autre univers, celui d’un petit garçon de sept ou huit ans ... J’me fais des films, des beautés, je voyage, c’est super chouette, ah ça, c’est drôlement bien, s’ils savaient, ce que j’ai, dans la caboche ! Des joujoux par milliers, un paysage, toujours le même, et des rêves, des tas et des tas de rêves, mais ça, j’peux pas leur dire, y comprendraient pas, me prendraient pour un taré. Peut-être même qu’ils auraient honte, qu’ils voudraient plus me connaître, ah cet enfant, c’est pas le nôtre ! Ah ça, non !

Non, définitivement non, de nous, ils s’en tapent. Comme de l’an 40 ... Et vas-y que ça cause de tout, de rien, de politique, et tout y passe : les cocos, les impôts, j’vous l’avais bien dit, qu’ils nous la feraient, notre peau ! ... Et moi qui lorgne, en loucedé, le gigot, ah cette odeur de mouton qui me taquine les narines ! J’m’en ferais bien un autre, de morceau, le rosé, là, qui me tend l’échine, charnel, alangui de sauce, quel supplice ! J’ai l’estomac qui lambine, qui me fait des appels, et la revoici, la danse de Saint-Guy …

C’est peut-être à cause d’elle, je sais pas, ou alors d’un regard, va savoir ! Un déplacé, tu sais, qu’en dit long, mais qu’on ne sait pas, parce que nous, les chiards, on sait rien, on se connaît pas ..
… Oui, ce devait être ça, un regard, qui m’aurait échappé, sans le faire exprès, où l’on devait lire comme dans un livre, tous mes rêves, mes secrets, mon ennui, mes indiens, mes cyclistes ; mon dégoût aussi ; tout ça, dans un regard ! ... Parce que, vois-tu, j’ai beau chercher, depuis toutes ces années, je ne comprends pas ; la raison, je ne la trouve pas ; pourquoi d’un coup, comme ça, il s’est levé, immense, de colère, mon père ! Et c’est allé si vite ! … Comme un fou, il a fait le tour de la table, des invités, cette famille qu’en est pas une, et vlan ! Il m’a foutu une beigne, puis une deuxième, et une troisième ! ... L’équilibre, je l’avais plus, je tanguais, je valdinguais, à terre, à même le tapis, comme une merde .. Et lui, qui frappait, encore, et encore ! Et moi qui criais, et tonton chouette ou cousine truc qu’hurlaient : « Mais arrête, Jean ! Arrête, bon sang ! Tu vas le tuer ! » « Mais qu’est-ce qu’il a fait, ce gamin ? Dis, Jean, qu’est-ce qu’il a fait ? » .. Mais je sais pas c’que j’ai fait, bon sang ! J’étais là, avec vous, autour de cette table, y’avait du gigot, des haricots, et vos discours qui n’en finissent pas ! Les coudes, j’les ai pas mis, sur la table ! Ça, j’suis prêt à le jurer ! ... Demandez-lui, c’que j’ai bien pu faire, c’que j’ai pas dit, c’qui lui déplaît, c’qui l’insupporte, moi, je sais pas, j’ai jamais su. Jamais, je ne saurai …
Ça m’est tombé dessus, comme ça, devant tout le monde. Bim ! Bam ! … Et ces visages ! Je ne pourrais les décrire ! Y’avait de la stupeur, comme de l’horreur et des « Bon Dieu ! » …

Longtemps, j’ai pensé que c’était toi, qu’était venue me parler, doucement. Me dire qu’il ne fallait pas lui en vouloir ; tu sais, il a morflé ton père, c’est pas de sa faute, crois-moi ! Il en a vus, des trucs, de ceusses qui rendent malade, pour la vie, pour toujours ! … Tu passais tes mains, douces, dans mes cheveux ; tu m’as embrassé, aussi, tendrement, sur le front, m’as dit, chuchoté, de ne pas m’en faire, d’essayer de dormir, hein ? Allez .. Il faut dormir, maintenant !

Oui, j’ai longtemps cru que c’était toi, qu’était venue me consoler, dans cette chambre qu’était pas la mienne. Je me suis accroché à cette idée, comme un dératé, toutes ces années ... Ça me faisait du bien ! Si tu savais ! ... Ah, putain ! ... C’que t’étais belle, alors ! Comme je t’aimais !

Mais non. Ce n’était pas toi. Maman, ma mère .. C’était une autre. Même pas une cousine. Pas plus une tante. Une histoire compliquée.
Non, toi tu n’as pas bougé. De la salle à manger à cette chambre à coucher ... Peut-être, pensais-tu que je l’avais méritée. La correction, cette raclée. Devant tout le monde … Voilà … Comme quoi, les deux font la paire, n’est-ce pas ? ..
... Vis donc avec ce souvenir, ce cauchemar, cette saloperie ! Toute une vie à se demander pourquoi, pour quelles raisons .. Après ça, qu’on ne s’étonne pas, ou guère, que je ne sois pas là, ou si peu. Que j’aie envie de la bouffer, la Terre, cette misère. Mais qu’au dernier moment, je renonce. De peur de m’en prendre une. Jamais le voir, le dessert.

01 août 2010

L’Actualité Commentée En 140 Caractères TTC [Juillet 2010]

Tweet Juillet 2010.jpgOh oui, clairement, c’est un p’tit mois … Pas de quoi pavaner. Pavoiser, non plus .. C’est que, y’a rien à faire, mais c’est là, toujours, une boule qui pue, pas beau l’avion, envie de rendre, tout c’que je sais, ça passe pas … Quant à plier les gaules, j’arrive pas non plus.
Peut-être qu’il est temps de s’extraire, aller voir la mer, se laisser porter, et zou …

Quoi qu’il en soit, v’là une nouvelle fournée d’Aphorismes & Périls, ah c’qu’on se marre sur Twitter en 140 caractères .. Balancer des liens, itou, parce que sinon, t’es pas présentable, tu comprends .. Sans eux, tu passerais recta et sans sommations pour un rigolo ou pis : un fumiste, qu’en a rien à foutre de rien, ou pas loin.
Alors oui, des liens en http//bit, ça s’invente pas ça ! …
Le "Bit" d’or, il va sans conteste à Brave Patrie, ça fallait l’inventer, c’est bordel de bien vu, j’exulte ! Et j’suis pas le seul à … "Bit" libérée au Charançon, et comment, ça c’est envoyé ! … Le reste, j’ai déjà oublié. C’est ça, Internet, l’oubli. L’immédiateté, au fond, c’est l’oubli … Non ? La mémoire rame, tellement elle est trop pleine, de liens, d’infos, de merde. N’en jetez plus ! ... Mais je l’ai dit, écrit, il faudrait, oui, qu’on y rentre, chez nous.

Quant aux aphorismes, les voici.

Or, donc, faible juillet ... Parisot, Woerth-Bettencourt, la Coupe du Monde de football (barbante, stéréotypée) le Tour de France cycliste, les retraites à huis-clos, Sarkozy qui n’en peut plus de gesticuler, Villepin de railler, Pujadas de courber, qu’est-ce que tu veux faire de ce fatras ? .. Heureusement, t’as Paul-le-Poulpe ... Et cette image télévisée, étrange, celle de Patrick de Maistre. La même, toujours. On le voit entrer, Maistre (de) dans une voiture. Depuis le début de l'affaire ! .. C’est à croire que c’est tout c’qu’on a sur cet homme-là. C’est dire si on n’est pas là de la savoir, la vérité. De toutes les façons, la vérité : c’est dégueulasse. Mieux : personne ne la veut. Bref, tout le monde s’en fout.
Alors : basta ! …

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