29 juillet 2010
Ils Disent Que « Ça Va Péter ! »
Partout, de plus en plus, je l’entends. Plus un jour, sans que .. Et, peut-être que, c’est vrai … Enfin, j'veux dire, qu’ils ont raison, ceusses qui le disent .. Oui, peut-être que, ça va finir par "péter". Tout exploser ... Et l’on aura plus que nos yeux pour pleurer .. Quoi ? .. Fantasme ? Est-ce tout ce que tu m’opposes, ce mot-là, ce terme passe-partout, celui de fantasme, ce qui signifie, rentre chez toi, à la niche, fais-nous y pas chier avec ton cinéma, ton film-catastrophe ! … C’est léger, mon ami .. Très léger .. Mais ouvre donc tes mirettes, ne vois-tu pas ce qui monte, ce qui se prépare, lentement, mais sûrement ? .. Ne vois-tu pas que ça tangue copieux, qu’il n’est plus très loin le séisme ? Que ça va pas être joli-joli ? .. Car tout y est. Toutes les conditions sont réunies. Y’a plus qu’à allumer cette foutue mèche, et baoum ! … Ah, je t’assure, j’en suis marri et malade, mais c’est inéluctable .. Quand ? ... Je sais pas. Bientôt ... Et non, bordel à chien, encore une fois, c’est pas du cinéma, c’est une évidence …
Je ne vais pas te sortir le pathétique couplet, “moi, homme de gauche”, ah non ! Plutôt crever ! Y’a plus d’homme de gauche, c’est fini ! L’est morte, la gauche ! Bouffée de l’intérieur ! Liquidée, la LCR ! A la place, un miséreux porte-voix ! Que veux-tu faire avec ça ? Geindre par le biais de communiqués miteux ? La belle affaire ! ... C’que t’es con, mon pauvre Olivier ! T’as tout crabouillé le machin ! Si tu savais comme je t’en veux ! La gauche, mon cul, oui ! ... Et le peuple, l’entends-tu ? C’lui qui souffre, qu’en a marre, mais à un point, qu'y’a plus de mots à coller dessus ! ... Mais c’est râpé, c’est trop tard ! ... Or, donc, oui, “ils” ont raison, “ça va péter”. On y coupera pas ! Clichy-sous-Bois, Villiers-le-Bel, Woippy, Grenoble, c’est que du hors-d’œuvre ! Ce qui se prépare est autrement plus sanglant ! Et tu sais quoi ? On l’aura bien mérité ! Tous autant qu’on est ! ... Ah, cet escogriffe de Chirac avec sa “fracture sociale” ! Il en a fait quoi ? ... Rien ! ... Politique de la ville : zéro ! Juste bon à balancer “et quand vous ajoutez à ça, le bruit et l’odeur” en fin de banquet, réunion pour avinés. Sagouin, va ! Imposteur ! Fossoyeur ! ... On ne dira jamais assez à quel point, cet homme qu’aujourd’hui d’aucuns regrettent en masse, parce qu’ils n’ont rien compris, qu’ils sont à côté de la plaque, a laminé ce pays ! L’a rendu glauque ! ... Qu’a-t-il fait, Chirac en douze ans, hein ? Balle-peau ! Nib’ ! Que dalle ! ... L’a raison le Sarkozy, ce mec-là, c’était un roi fainéant ! ... Quoi, l’Irak ? ... Mais dans le cul, la balayette ! On va pas lui en faire des courbettes, au corrézien, parce que, une fois, dans sa vie, il aura osé dire non ! Faut quand même pas pousser ! ... Rien, je te dis, il n’a rien fait ! La fracture sociale, il l’a laissée pourrir ! Alors qu’il avait toutes les cartes en main ! Il pouvait, cet homme-là, être celui qu’aurait fait en sorte qu’il y ait plus de justice sociale, de justice tout court. Il aurait pu, oui, être l’homme qu’aurait pu réconcilier les citoyens entre eux. Qu’ils puissent mieux se comprendre. S’accepter. S’entendre. Mais non ! Rien, il n’a rien fait ! Impardonnable ! Pour moi, cet homme, Chirac, est impardonnable ! ... Fallait-il être niais ou inconscient pour ne rien faire de beau, de grand, de juste ! En douze années ! ... Moi qui fais partie de cette génération qui vota pour la première fois en 1981 (et sûrement pas Mitterrand, ah ça non !) donc de cette génération qui vit surgir le Front National, le vit s’ancrer, s’enraciner ... Putain ! Ça fait vingt et six années que je cohabite avec ce virus, et rien ! Ils n’ont rien fait ! Ni les uns, ni les autres ! Ou des trucs à la con, comme prétendre, les salopards, que ceusses qui votaient Front ne savaient pas ce qu’ils faisaient, que c’était leur souffrance qui s’exprimait, qu’ils en reviendraient ! ... Foutaises ! ... Mais bien sûr que non, bande de nigauds, qu’ils ne reviendront pas ! Allez vous faire voir avec votre prétendu vote de protestation ! C’en est pas un ! C’est un mariage, t’entends ? Pis : c’est une revendication ! Un désir ! Un désir d’ordre ! C’est à ça qu’il fallait répondre ! Mais avec d’autres arguments, une autre politique ! Pas tirer sur les chômeurs, les inactifs, les immigrés ! Eh non, balourd ! Mais pour ça, fallait en avoir, des roubignolles, et des énormes ! ... En lieu et place, vas-y que je te refile la patate chaude ! ... “Vous faites le jeu du Front National” ! ... “Voter FN, c’est voter PS” ! ... Voilà tout c’qu’ils ont trouvé, les malfrins ! Des assassins, voilà ce qu’ils sont ! Assassins de la République ! ... Et ce sont les mêmes, peuchère, qui oseraient nous prier de “vivre ensemble” ? Mais vivre ensemble avec qui ? Avec quoi ? ... Non mais, t’as vu où nous sommes rendus ? ... Même un 21 avril 2002, ne leur a pas secoué les puces, c’est dire ! Sans doute pensent-ils, encore, que c’est un détail de notre histoire ! ... Eh bien non ! C’est une blessure ! Et elle saigne encore ! ... Tout comme les émeutes de novembre 2005 ne sont pas, non plus, un détail, de cette même histoire ! C’est un avertissement ! Un trailer ! La bande-annonce de c'qui nous pend au nez ! ... Car, oui, j’ose le dire, ça va finir par "péter" tant ça déborde ! ... Et les fautifs, on les connaît ! Ah, ça oui, on les a bien identifiés ! Mais va savoir ! Ils pensent peut-être se refaire la cerise sur le carnage qui se prépare, tellement ils ne doutent de rien ! ..
J’écrivais, un autre jour, que j’avais envie de vomir. Aujourd’hui, c’est pire encore. Envie de partir. Un jour, peut-être - c’est même pas sûr - revenir, une fois que tout ce merdier aura trouvé sa fin, dégueulasse ... Tu crois que je débloque, sans doute ? ... Eh bien, crois-le ! ... Reste dans ta bulle, Pépin ! Ferme bien tes yeux ! Vis comme si de rien n’était ! Moi, je te dis qu’ils n’attendent que ça. Des deux côtés. En découdre ... Il suffira de rien. Vraiment. Comme dans toute guerre. C’est toujours un incident de merde, dérisoire même, qui le met, le feu aux poudres .. T’avais qu’à pas la bousiller, la police de proximité, crétin ! Fanfaron, va ! ... Mais voilà, ce que c’est, que de porter au pouvoir un type dont le seul but était de prendre sa revanche. Sur sa famille politique. De "tous les niquer !" ... Un camelot, qui fait rien qu’à gesticuler. Qu’appuie là où ça fait mal, bien dans le sens du mauvais poil ! ... Et quand j’pense que certains lui donneraient du pompier ! ... Pompier, mon cul ! ... Dès qu’il peut, il en remet une couche ! Même si, allons, soyons juste, il était déjà trop tard, quand le peuple, beau leurré, l’a porté au pouvoir ! Elle était déjà pliée, l’affaire. Le dernier train de la chance, c’était 2002, justement ! Après Le Pen au second tour, fallait réagir, c’était encore possible, avec un gouvernement ouvert du PC à l’UMP, et non pas, pauvre ami, un gouvernement de droite pure ! 82% des voix, c’était pourtant clair, non ? Ah, le saligaud ! ...
... Eh ben tant pis ! C’est votre médiocrité qui va nous conduire à l’impensable ! Votre manque de courage ET de générosité ! Vous allez l’avoir, votre guerre ! Et comme de bien entendu, vous n’aurez aucun scrupule à nous désigner les coupables ; peu importe le terme que vous leur donnerez : "racailles", "voyous", "sauvageons", on s’en fout ! Puisque nous savons que les vrais coupables, c’est vous ! ...
... C’qui ne veut pas dire que je les excuse ! J’suis pas dupe ! Mais quand on a humilié pendant des années et des années, ou laissé humilier, faut pas s’étonner qu’un jour, ça vous retombe sur la gueule ! ... France, terre d’accueil ? ... Parlons-en ! ... Non mais t’as vu, entendu, comment on les a accueillis ? De quels noms d’oiseaux on les a affublés ? Dans quelle merde on les a parqués ? Et tu voudrais, en plus, que leurs petits-fils te remercient ? Qu’ils te lèchent les pompes ? Et t’honorent, de surcroît ? ... Non mais, tu divagues ! ... Et si tu me dis que je fais dans le judéo-christianisme, eh bien, à ta guise ! Oui, au fond, tout finit pas se payer un jour ! ... Ce n’est pas parce qu’on accueille autrui que l’on est généreux ! C’est la façon de les accueillir ! ... La France généreuse, j’t’en foutrais, tiens ! Dupont-Lajoie, ah ça oui, et pas qu’un peu ! ... Vas donc faire un tour, et un sévère, comme moi, dans le Sud - de l’Ouest comme de l’Est, c’est pareil ! - tu comprendras ce que j'veux dire ! Là, on s’embarrasse pas quand il s’agit de traiter celui qu’est pas de chez toi en des termes particulièrement salés. Et ça fait des décennies, que ça dure ! Ah, ça date pas d’hier ! J’peux en causer ! J’y ai posé mes valises, j’y ai résidé, j’en ai entendu des baveries ! Et ça moufte pas ! A croire que c’est dans le sang. Comme naturel ... Alors après, quand j’entends le député seriner que “moi, dans ma circonscription, je le vois bien, que les français sont généreux” j’ai comme envie de rendre. Et pas qu’un peu ! ... Et qu’on me parle pas de racisme ! C’est pire que ça ! C’est de la bêtise, voilà ce que c’est ! ... Depuis trente ans, en France, on encourage la bêtise ! On la flatte ! C’est que, dis, la bêtise, ça en ramène, des voix ! ... Oh, bien sûr, il serait plus républicain, généreux, courageux, de la combattre, d’expliquer que, non, ce n’est pas par là qu’il faut aller, mais non ! ... Non, on préfère hurler avec elle, et hop, on sécurise, on vidéoprotectionnise, on stigmatise (si ce mot a encore un sens) ! ... Vous éprouvez un sentiment d’insécurité ? Mais comme on vous comprend ! ... Un sentiment d’insécurité, mais où vont-ils chercher ces expressions de salopards ? Ces attrape-couillons ! ... En même temps, comme ça marche, que le mouton bêle encore et toujours, comprenez qu’ils auraient tort de s’en priver ? ... Sans oublier la carotte, la belle entourloupe : le travail et sa prétendue revalorisation ! ... Travaille, et tu seras récompensé ! Travaille, et j’assure ta sécurité ! ... Non mais, t’as vu la gueule du travail, monsieur ? C’est plus de l’ordre du chagrin qu’autre chose, messire ! Du bétail, voilà ce que nous sommes ! Voilà comment on nous emploie : comme du bétail ! Revalorisation : zéro ! Considération : zéro ! Gratification : zéro ! ...
... Alors oui, "ils" ont raison, "ça va péter". C’est inévitable ... Droit dans le mur, voilà où nous allons ! ... Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est des histoires ! Un fantasme ! ... Faut-il être aveugle et sourd pour ne pas percevoir ce qui se prépare : une guerre ! Une merde de saloperie. Avec des coupables déjà désignés ... Les Dupont-Lajoie vont adorer ça !
Quant à savoir quand, je m’en fous ! Que ce soye avant ou après Marine Le Pen, quelle importance !
Ça va péter, et l’on aura rien fait.
Ni moi, ni vous, ni personne.
En attendant, rêvons encore un peu avec ceci :

[Troublemakers - "Get Misunderstood"]
19:37 Écrit par Philippe Sage dans Anticipation, Politiquement Très Incorrect | Lien permanent | Commentaires (114) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : guerre urbaine, sentiment d'insécurité, politique de la ville, police de proximité, le bruit et l'odeur, la bêtise, ça va péter, émeutes en banlieues, marine le pen en pôle-position, assassins de la république, nous n'avons rien fait, la france moisie, la fracture sociale |
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24 juillet 2010
Et J’Inventai Le « Bouclier Retraite »
Ah, t’en veux de la justice sociale ? Eh bien je vais t’en donner, moi ! Et de la gratinée. De la copieuse. De celle qui fleure le “bon sens”. Non mais attends ! C’est qu’ils nous feraient avaler n’importe quoi, dis !
Mais entrons dans le vif.
Le bouclier fiscal, c’est quoi ? Mardi 20 juillet 2010, sur France Inter, Jean-François Copé nous en donnait une définition :
“C’est : personne ne paye plus de 50% de ce qu’il a gagné, en impôts”.
Refrain connu …
Et cette règle est valable pour tout le monde. Pour Madame Bettencourt comme pour Marcel, ouvrier à Panazol. Quand bien même le Marcel, il a peu de chance (si ce n’est aucune) que l’administration fiscale lui rende un trop-perçu sous la forme d’un chèque affriolant au cas où "il serait évalué" que notre limousin aurait craché plus de 50% de ce qu’il a durement gagné.
Mais bon, c’est aussi cela le “vivre ensemble” et la sacro-sainte “égalité des chances” dont on nous rabat les oreilles. Sur le papier, ç'a de la gueule, mais dans la réalité, c’est Bettencourt & cie qu’empochent l’essentiel dudit “trop-perçu”. Quant à Marcel, qu’il chiale pas, il lui reste une chance au tirage, celui organisé moult fois par semaine par la Française Des Jeux qu’est, soit dit en passant, étroitement maquée à l’Etat au .. détriment de Marcel … Or tous, nous le savons : 100% des Marcel ont tenté leur chance. C’est dire si le pognon entre, et à grands flots, dans les caisses de l’Etat et de son acolyte doué d’imagination en jeux-qui-te-plument-le-porte-monnaie-des-classes-moyennes.
Mais c’est aussi à Marcel que l’on chantonne :
“Cher ami, votre espérance de vie ayant drastiquement augmenté, vous comprendrez assez aisément que pour continuer à financer votre régime de retraites, vous allez devoir travailler plus longtemps.”
Vous noterez l’implacable logique de l’affaire : tu vis plus longtemps, donc tu dois bosser plus longtemps.
Mais vous noterez également, et comme c’est curieux, qu’à aucun moment, on ne propose une autre solution. D’autres pistes pour “sauver” le régime de retraites. Non, il n’y en a(urait) qu’une. C’est fort ! … Surtout, et encore une fois, pour un pays qui promeut à qui mieux-mieux le “vivre ensemble” ET “l’égalité des chances”.
Mais c’est pas fini !
23:44 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Opinion, Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bouclier fiscal, bouclier retraite, justice sociale, espérance de vie, inégalités d'espérance de vie, pénibilité du travail, ensemble tout est possible, le travail comme seule valeur, nous sommes des vaches-à-lait, sauf madame bettencourt, prenez-nous pour des cons ! |
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21 juillet 2010
Rentrez Chez Vous …
Oh, j’ai fait un drôle de rêve cette nuit … Un homme est descendu du ciel et c’était pas le Père Noël. En même temps, c’est pas vraiment la saison … Non, le gars, il avait des bras immenses, une tête de chou, des pieds nickelés, bref, pour résumer l’affaire, il ressemblait à pas grand chose … Certains, des crétins, des fous ou des gredins, l’appelaient Dieu. Alors, nous nous sommes moqués d’eux, on leur a jeté des tas de pierres. Si on avait pu, ciboire, nous les aurions donnés à bouffer aux lions de Pennsylvanie … Tu sais-tu que la Pennsylvanie est infestée de lions, coco ? C’est dû au réchauffement climatique, qu’ils disent. Et faut voir ça, comme ils sont féroces, ces félins-là. Jamais rassasiées. Toujours en becquetance. Ah, ça fait plaisir à voir ! Ça leur donne un poil du tonnerre, soyeux, or, ravigotant. Braves bestioles, va ! ... Mon pauvre Claude, ma petite Allègre, t’es marron, ma caille ! Tu t’es planté dans toute ta largeur ! Mais c’est bien fait pour ta gueule ! C’est ton orgueil qui t’a perdu ! Retourne-z-y donc dégraisser le mammouth, chéri, avec ce qui nous pend au nez, tu vas les voir rappliquer et fissa ! Mais j’aime autant te prévenir, ils sont du genre hostile ces lascars. Ils s’en foutent comme de l’an 68 que tu soyes notable ou friqué, pauvre ou malfaisant. Font pas la différence, ils crognent et puis c’est tout ... Et c’est pas la peine de gémir, on l’a bien mérité, ah ça oui, et d’ailleurs, c’est ce qu’il a dit, le chum, celui qui ressemble à rien. Qu’est pas plus un Dieu que toi ou moi. Dieu n’existe pas, balourd ! Non mais, regarde-toi ! Ça y crève les yeux et le reste que t’es seul, qu’y a personne, que nous sommes des trous de cul, sans Jésus, ni Judas ... Infoutus de faire la révolution, incapables de dire non, handicapés du cassis, serviles, lâches, égoïstes ; des teignes, voilà ce qu’on est. Toujours à lorgner sur l’auge du voisin. Quand c’est pas pour lui chouraver ses acquis sociaux ... Putain d’humanité de merde ! ... Il disait quoi, l’autre, déjà ? … La lucidité se tient dans mon froc ? ... C’est-y ça ? ... Non mais Ferré, tu débloques ou quoi ? Tu naufrages ! T’es out, pépé ! La lucidité, le froc, c’est terminé, y’a plus ! Que les ténèbres et du savon à barbe ! ... Qui donc inventera le désespoir ? .. Mais même ça, le désespoir, ça nous fait pas calter ! On s’en arrange ! On le bichonnerait presque, le désespoir ! Pis, on l’expose, on le publie, on le chante ! ... Tu sais quoi, Léo ? On en est au point, rendu, où on vendrait nos propres mères, rien que pour vivre encore un peu ! ... Ouais ! ... Tellement on la courbe l’échine ! Dès le premier Poutine ! Quand c’est pas un Berlusconi, un Sarkozy, tous ces camelots de pacotille ! Mais devant lesquels, on se prosterne, baderne ! On suffrage universel ! ... Et crois-tu qu’après ça, on irait se le torcher, le cul ? Même pas ! On baffre ! ... Et l’espèce de machin qu’est descendu du ciel, qu'a pas une tronche de Père Noël, sais-tu c’qu’il a dit ? - Tiens-toi bien et juste ! - Il a dit :
16:05 Écrit par Philippe Sage dans Anticipation | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la poursuite impitoyable, marlon brando, le sheriff calder, rentrez chez vous, un an de silence, le temps de la réflexion, la fin de tout, le chaos, le capitalisme est une saloperie, léo ferré est toujours mort, ecoute le vent, il est temps, avant qu'il ne soit trop tard |
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19 juillet 2010
Un Cancer Et Vomir
Vomir. L’actualité me donne envie de vomir. Ecrire sur elle, hurler son dégoût, sa colère, au fond, ça ne sert à rien. Ça ne change rien. Ni personne. J’en ai plus rien à crisser de leurs combines, leur mépris, leur arrogance. Je prends la tangente. Je décâlisse. Je me revisite. Le temps que ça me passe.
Ou pas.
- Regarde ! Il veut se faire vomir, le salaud ! Qu’il a dit mon père, furibard.
De là où j’étais, je le voyais bien. Deux doigts dans sa bouche. Oui, il cherchait à rendre. Le pochard. Mon père avait raison. Mais c’était pas ça le plus étonnant … Non … C’était qu’il fût capable, encore, de colère. De tenir debout. Ça oui, c’était bigrement étonnant.
C’était un roc, mon père. Un sacré.
C’était fin d’après-midi. Un jour de juillet 1977. Nous revenions du Pic du Midi ... Tu sais, ce genre de visite touristique qui barbe les gosses. Une montagne, une église, un édifice, un musée, ça les fait pas briller, les yeux. Nous, les mômes, on est des cons ; on rêve que de ballons en plastoc, de mer et de chichis. La montagne, jamais ça nous gagne. C’est l’ennui. On traîne des pieds. On fait mine de.
- Regardez les enfants, comme c’est joli, tout en bas !
Bof … C’est trop bas. Ça fout le vertige et me donne envie de vomir.
Ouais, on est vraiment trop des cons, nous, les mouflets. On connaît pas notre bonheur. On sait rien des belles choses. On sait juste que détruire. Jusqu’à nos jouets. Sales gosses, va !
De toutes les façons, elles avaient mal commencé ces vacances, hautes perchées. Mon père, j’sais pas comment il s’était débrouillé, mais la veille du départ, il s’était fait casser le cul ... Un poids-lourd, en plein centre-ville, une descente, et bam ! Rectifiée la R12 TL … Y’en avait pour une bonne semaine de réparations qu’il avait dit ce cochon de garagiste … On étaient marrons … Contraints de changer de location … Sans ce contre-temps, je n’aurais jamais vu cette femme noyer une poignée de chatons. Calmement, dans un évier. En sous-sol. M’expliquant qu’y avait pas le choix. C’était comme ça. Ça valait mieux … Pourtant, l’avait pas la gueule à ça, cette femme. Je veux dire, à zigouiller des chatons. Comme d’autres, je suppose, n’ont pas la gueule à couvrir une fraude fiscale.
Elle était impressionnante de force et d’équilibre. Une femme sans âge. Seule. Dans les Hautes-Pyrénées.
C’est elle, sûrement, qui nous l’avait conseillé, le Pic du Midi.
Et voilà que nous rentrions, un peu sonnés. Par l’altitude et le froid. Nous rentrions tranquilles, à vitesse modérée, sans un mot qui dépasse. Nous venions de gagner la vallée, ça tournait encore un peu ; trop pour le type … L’est arrivé à toute berzingue … Ah ça, je l’ai bien vu ! On l’a tous vu ! Mais y’avait rien à faire … On n’a même pas eu le temps de crier que c’était déjà fini.
C’est étrange, indescriptible, le bruit que ça fait, deux autos qui se tamponnent, s’encastrent. Deux carcasses … Et puis, y’a une drôle d’odeur qui se dégage de ce merdier. Alors, on a peur. Enfin, on a peur ! … On crie, on gémit, on se palpe le cou, les os, on cherche la blessure. Du sang … On trouve pas … On pleure. Sauf, mon père. Qui grognait des insultes tout en essayant de l’enlever, cette maudite anguille. Celle de sécurité. Alors qu’il avait le volant planté dans le thorax.
Ou tout comme.
- Sortez ! Putain, mais sortez de cette bagnole ! Qu’il beuglait
Ce qu’on a fait. Basourdis, quasi envapés que nous étions, marchant bizarre, de traviole … Ma sœur, elle arrêtait pas de lansquiner … Ma mère, je sais plus. Elle parlait toute seule, j’crois bien. De lapin … Le coup du lapin qu’elle disait, le coup du lapin … Et mon père qui se débattait dans ce naufrage. Qui tirait comme un sourd sur cette putain de ceinture. Qu’arrivait à l’arracher, enfin, sortait de cet enfer en se tenant le bidon. Et c’est là !
C’est là qu’en montrant le trou de cul, à genou et sanguinolent près de son tombereau , il a dit :
- Regarde ! Il veut se faire vomir, le salaud ! Faut l’en empêcher ! Ah le saligaud, il veut passer au travers !
Au travers du contrôle alcoolémie qu’il voulait dire, mon père. C’est bien ça qu’il pensait faire, le mec, en se faisant gerber. Ivre comme un cochon, qu’il était. Et papa qui tentait de l’en empêcher. Oubliant la douleur … Comment a-t-il fait ? … Avec des côtes brisées … D’autres, des flottantes, fêlées … Le thorax ratatiné.
Comment a-t-il fait, bon sang ?
Nous sommes restés une nuit à l’hôpital. Mon premier hôpital … C’était bleu … Foncé … Avec des étoiles … J’ai rien mangé, ni dormi. J’ai passé la nuit à les regarder, les étoiles.
C’est la dame qu’avait crouni les chatons qu’est venue nous chercher.
Mon père, ils l’ont gardé.
C’est en lui faisant des examens complémentaires, qu’ils ont trouvé de quoi il souffrait. Ce mal, ce salopard, qui le rongeait depuis des années, que moi j’avais vu, je ne sais comment, me demande pas, j’saurais pas l’expliquer, ce mal que je voyais grandir, qui m’intriguait. Une femme. Le secret. La tristesse …
Ma mère ne nous a rien dit. Comme toujours. Pas parler. Chut .. Dès fois que .. Ah non, sais-tu, j’viens pas d’un monde où l’on cause, moi. Ni d’un monde où l’on s’embrasse. Se réconforte et se soutient. Je viens d’un monde où l’on se tait. Pire que le silence. Plus terrifiant que la solitude … Mais c’est égal … Je savais, moi, c'qu’ils lui avaient trouvé à mon dab : un cancer … Total.
Pendant deux ans, ces deux années où il s’est battu, mon père, cette armoire, j’ai fait comme si je savais pas. J’ai fait mon niaiseux.
Mais quand il est mort, que j’étais pas là, loin, je l’ai amèrement regretté. De m’être tu. De ne pas avoir brisé ce carcan. De n’avoir rien fait pour.
Jamais, il faut se taire. Jamais !
Parce qu’après, tout ce dont t’as envie, c’est : vomir.
Jusqu’à ton enfance.
Cette saloperie.
17:27 Écrit par Philippe Sage dans Récit | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vomir, un accident de la route, un cancer, le pic du midi, l'ennui, l'enfance, ne jamais se taire, parler, vivre, s'embrasser, s'extraire, putain de famille |
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17 juillet 2010
L’Enfance, Cette Saloperie
J’ai deux taches, là, sur le pied. Le pied droit. Une petite et une plus grande. La grande est en dessous.
Quand je les regarde, je ne saurais dire si ça va, ou pas. C’est égal.
Mais j’ai beau les regarder, je ne me rappelle pas. La douleur, oui, un peu. Mais le moment, ça non. Je sais plus. Je devais être marmot. Et sûrement, il faisait beau. Un temps de vacances.
J’aimais pas trop ça, moi, les vacances. Parce que j’étais pas libre. De mes mouvements. Tout était minuté. Surveillé. Compté. Je détestais cette serviette, celle qu’on enroule et qui tient jamais, pour cacher son cul, son sexe, mettre son maillot de bain. Puis l’enlever, une fois la plage terminée. Ça ressemblait à une humiliation. Publique.
Et puis, fallait attendre, avant d’aller se baquer. La digestion, tout ça.
Le reste du temps, ça n’allait pas. Nos jeux d’enfants, par exemple ... Ça y foutait du sable partout. Ça dérangeait. Prière de la mettre en veilleuse, dès fois que nous nous ferions remarquer. Couché ! Au pied ! Rester tranquille ! Que veux-tu faire avec ça ? Regarder les autres vivre, s’ébrouer, rire ou s’embrasser. Jouer au volley, aux boules, au cerf-volant. Les envier. En silence. Avec le désir de foutre le camp, rentrer. Retrouver ma chambre. Et là, seul, peinard, voyager. J’aime ça, moi, voyager. Assis. Un oiseau qui s’envole, le bruit d’une auto, des gouttes de pluie sur une fenêtre, quelques nuages, ça me suffit. Je demande pas plus. Là, je me baigne où je veux, quand je veux. Je m’invente une autre vie, des histoires. Sans un bruit. Dès fois que … Là, j’suis un héros, je sauve des vies en veux-tu, en voilà, et mes parents, ils sont rudement contents.
De moi.
- J’vous l’avais dit, hein, que mon fils c’est quelque chose. Ah sacré fiston !
Et vlan, v’là qu’il m’ébouriffe la tignasse.
- Sacré fiston, qu’il répète.
Ma mère, elle dit rien. Comme toujours. Elle tricote. Pourtant, je lui ai sauvé la vie, là ! ... Non mais, je rêve ! ... Oh ! ... Sans moi, t’y passais, et recta ! ... Tu le sais, ça ?
Mais non, elle relève même pas. Point de croix. Y’a rien à faire. Elle bougera pas. Jamais. C’est ainsi, c’est comme ça. Je pourrais soulever la planète, d’un coup net, elle moufterait pas plus. Elle attaquerait un canevas. Et puis, voilà.
Je sais pas pourquoi j’ai tant besoin de raconter tout ça. C’est peut-être à cause de ces deux taches, là, sur mon pied droit. Elles ne brunissent pas. Jamais. Non, elles rosissent. Plus je prends le soleil, et plus elles redeviennent cicatrices. Plus elles se voyent. Ressortent, sanguines, ces salopes. Elles non plus, ne bougeront pas. Jamais. C’est pour la vie. Deux points de croix sur ma peau. Putain de canevas ... Quand c’était, je sais plus, j’ai déjà dit que je savais plus, m’emmerde pas ... Mais la douleur, oui. Ça, j’en ai chialé ! Ce devait être de la chaux, quelque chose comme ça. Le pied, il a fumé. Comme si on me le bouffait. Bon dieu, c’que ça faisait mal. Et mon père qu’était pas là. Ma mère, je sais pas … Elle a du maugréer, me traiter comme un moins que tout ; ah sûr, ce devait être encore de ma faute, de mon fait, j’avais dû le faire exprès, tiens ! Juste pour la mettre en rogne. Gâcher sa journée.
- C’que tu peux être gauche, mon pauvre, alors ! Non mais, regarde-moi ça ! Tu peux pas faire attention, non ?
Ah, je l’entends, oui, c’est bien elle. Aucun doute là-dessus. Ça m’fait un mal de chien, je serre les poings, tout c’que j’peux, mais non. Pas le moindre geste de tendresse ou d’inquiétude. Paraît même que j’en verrai d’autres. Et des plus tannées. J’pourrais cramer, ce serait la même.
Dès fois, je me dis que c’est pas vrai. C’est moi qui bagote. Qui m’fais des idées. Va savoir. J’suis peut-être vraiment ce qu’elle prétend : un sournois et compagnie. Un qui fait rien qu’à la contrarier et sciemment. Un sale gosse. Une merde. Un parasite.
Oui, dès fois, je me dis que non, ça n’a pas existé. Y’avait des bras, de la chaleur, un baiser. Quelque chose de réconfortant. Qui donne envie. Envie de vivre et de se battre. Envie de courir, sauter, crier. Crier sa joie au monde entier. Mais non. Elles sont bien là. Sur mon pied droit à moi. Ces deux taches. Une petite, et en dessous, une plus grosse. Et je les regarde. Encore. Et me dis que voilà : c’est tout ce qu’il me reste.
De mon enfance.
Une saloperie.
19:50 Écrit par Philippe Sage dans Récit | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : souvenir d'enfance, un mois de juillet, humiliation, douleur, une plage, regarder les autres vivre, pas bouger, ne pas faire de bruit, le silence, rien |
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14 juillet 2010
Léo Ferré, Mort Un 14 Juillet
[Réédition de ce billet publié le 5 mai dernier sur Refais Le Monde et Eldoradio, ce 14 juillet étant celui de la prise de la Bastille, pas d'un défilé militaire, et celui de la disparition de Léo. Ferré ... Des titres, trois, sont cachés dans quelques-uns des liens. Profite !]
"Moi, j'suis de la terre ... Mais, qui j'suis ? .. Ça, j'sais pas .. C'est vous qui allez me l'dire !" ... Ainsi parle Ferré. Au "docteur". Celui de Campus. Sur Europe n°1. Pas loin, Michel Lancelot. Nous sommes en 1969. Et la suite, c'est un grand moment de radio. Une autre radio. Une autre époque. Epique ..
Tu sais, c'était un samedi, je crois. Il faisait très beau. J'allais vers le kiosque à journaux. Celui de cette drôle de place. D'Aix-en-Provence.
Vraiment, il faisait très beau.
Et puis, tu sais quoi, de loin, comme ça, j'aperçois Libération, pleine page, Une qui crevait l'oeil. En noir et blanc. J'me dis, mais c'est quoi ? On dirait - j'te jure, c'est vrai, j'ai pensé ça - une statue grecque. Alors, je m'approche, je veux voir, de près, et là, je le reconnais, d'un coup ; c'était pas une statue grecque, vois-tu, non ! C'était Léo. La gueule de Ferré. Il était mort. C'est pour ça. Qu'il faisait la Une.
Après je sais plus.
J'ai pris l'antenne.
Je voulais pas être là.
Je voulais foutre le camp, tu comprends ?
Voir la mer. Son "balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure".
Je voulais être seul.
Tout seul.
Comme dans cette voiture.
Une R12 TL.
Blanche.
A droite, ma soeur. Devant, au volant, mon père. Et, à la place du mort, ma mère.
Et la radio, France Inter, qui crachait les dernières nouvelles.
Et tout d'un coup, tu sais quoi ?
Les nouvelles se sont tues, et un mec a chanté. Et c'était lui. C'était Léo. Et moi, je m'envole. Je m'en vais. J'suis plus là. Je regarde les nuages, ils courent, et j'trouve ça beau, moi, petit garçon, de quoi ? 8 ou 9 ans. Cette chanson-là, elle m'emmenait si loin, loin de cette Renault, de ce dimanche un peu triste, elle m'émerveillait, tu comprends, cette chanson. Et puis, soudain, mon père, ma mère, je sais plus, l'un deux a dit :
"Oh, mais il est pénible, lui, à répéter tout le temps, c'est extra, c'est extra, c'est extra .."
Et hop, zou, fini, plus de radio. Plus de Léo. Plus de nuages. Plus rien. La solitude ...
Comme lui, Léo, le Ferré, tu vois, je pensais que "tout le monde, il était musicien". Vraiment, je l'ai pensé. C'est beau, n'est-ce pas, la musique ? Et les mots, qu'on y fout d'ssus. Des mots d'indiens. Des Mohicans. J'aime ça, moi.
Alors tu sais quoi ?
Un jour, demain, me suis-je dit, je l'aurai rien que pour moi, tout en entier, oui, du début, jusqu'à la fin, Ferré, personne pour le couper, personne pour arrêter la course des nuages, et basta ! Quand j'serai grand. Libre. Seul.
Et puis, Aix-en-Provence, un samedi, vlan ! Merde ! J'l'ai raté ! Maudit blues .. A croire qu'on "prend l'bonheur toujours en retard". Et alors, là, sur cette place, la Renault 12 TL blanche, la radio, c'est extra, tout m'est revenu dans la gueule. L'enfance. La solitude. Et tu vois, c'est marrant, j'suis pas de la vierge, j'suis du lion. Ascendant balance. "Qu'on soit de la balance ou du lion/On s'en balance, on est des lions" n'est-ce pas ? ... Pourquoi j'te dis tout ça ? J'sais pas. Moi aussi, tu vois, j'ai vingt ans. Dans quelques jours. Hier ...
Or donc Léo Ferré. 1969. Campus, émission mythique d'Europe n°1 (4 avril 1968/8 septembre 1972). Version psy. Avec, bien sûr, Michel Lancelot. C'est une rediffusion Europe 2. Et c'est reparti. Les nuages. La mer. Paris. Les filles. Et cette télé, cette putain, que tu dois éteindre, si tu veux être libre, si tu veux penser, tanguer, night and day, avec cette fille qu'a vraiment du chien "de la musique au bas des reins" ...

Léo Ferré (1916/1993), poète, est né le jour anniversaire d'un massacre (24 août) et mort le jour d'une fête nationale (14 juillet). Pas mal, non, pour un anartiste ?
NB : Pour ceusses qui s'intéressent à l'histoire de la radio, alors je vous invite, à découvrir ce site, où donc, quotidiennement, je chronique, un site nommé : Eldoradio. L'inscription est gratuite [Ici].
Le son, ci-joint, proposé n'est qu'un extrait. Il est beaucoup plus riche et dense sur le site-mère.
Eldoradio c'est aussi une application, une page Facebook, un fil Twitter.
19:35 Écrit par Philippe Sage dans Devoir De Mémoire[s] | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : léo ferré, 14 juillet, campus, europe n°1, michel lancelot, 1969, eldoradio, bruno labouré, histoire de la radio, europe 2 |
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13 juillet 2010
Sarkozy Sur France 2 : And The Winner Is ...
“Bonsoir David Pujadas (…) Pour vous dire la vérité m’sieur Pujadas, j’y étais préparé (…) M’sieur .. M’sieur Pujadas, est-ce qu’ils parlent de moi, ces gens ? (…) J’ajoute, David Pujadas, pour dire les choses (…) Ah, parce que vous croyez que ça s’rait indépendant devant David Pujadas, de dire : ah voilà ! (…) Voyez-vous m’sieur Pujadas, j’essaye toujours de comprendre (…) J’prends des exemples, David Pujadas (…) C’est exact, David Pujadas (…) Monsieur Pujadas, je suis président de la République (…) Peut-être, m’sieur Pujadas, si vous avez la gentillesse de m’inviter (…) Est-ce que vous ne croyez pas, David Pujadas, que la première injustice c’est d’avoir un système où on n’a pas d’argent pour payer les r’traites des r’traités ? (…) On parle, monsieur Pujadas, de la réforme des r’traites depuis 1991 (…) Le monde est un village, David Pujadas ! (…) D’ailleurs, m’sieur Pujadas, c’que je fais, c’que j’propose avec le gouvernement, c’que nous proposons, ensemble, tout l’monde l’a fait ! (…) M’sieur Pujadas, c’est pas facile (…) Monsieur Pujadas, vous touchez à la difficulté de la réforme (…) Je sais qu’il y a d’la souffrance, monsieur Pujadas (…) Je ferai tout, monsieur Pujadas, vous m’entendez : tout pour qu’il en soit toujours ainsi (…) Y’a pas d’autre choix, David Pujadas (…) Le monde est ouvert, David Pujadas ! (…) Monsieur Pujadas .. Monsieur Pujadas .. Monsieur Pujadas, vous êtes un journaliste trop sérieux pour s’laisser aller à des formules (…) On est dans un monde nouveau, monsieur Pujadas ! (…) C’qui m’fait pas peur, c’est le mot rigoureux, m’sieur Pujadas (…) La République irréprochable, David Pujadas, c’est la transparence ; La transparence ! (…) Monsieur Pujadas, vous avez beaucoup d’expérience (…) Je veux d’ailleurs préciser, monsieur Pujadas, pour être honnête ; faut toujours être honnête dans la vie (…) Monsieur Pujadas, nous ferons tout, tout pour les sortir de la situation où il se sont mis (…) Merci beaucoup”
29 Pujadas en 69 minutes, record battu !
Non, vraiment, c’était très chouette ..
13:39 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Sarkozysme | Lien permanent | Commentaires (26) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy face à pujadas, david pujadas, monsieur pujadas, m'sieur pujadas, j'ajoute m'sieur pujadas, le monde est ouvert david pujadas, le monde est un village m'sieur pujadas, bonsoir david pujadas, le monsieur qui s'appelle pujadas, vive le journalisme ! |
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12 juillet 2010
Ce Jour Où Ils Etaient “Fiers D’Etre Français” ..
Voici un article (un tantinet remanié) issu du site Eldoradio sur lequel je poste une chronique (presque quotidienne).
Eldoradio (“C’est pas de la musique, c’est de la radio”) est dédié à tous les passionnés de radio. Ceusses qui la font et ceusses qui l’écoutent.
Hormis des nouvelles fraîches venues du monde “merveilleux” de la radio, vous y trouverez itou, des sons d’antan, comme par exemple, au hasard, l’inoubliable Radioscopie de Jacques Chancel, le Campus de Michel Lancelot, le Po-go de Maneval, toutes ces grandes émissions qui vous ont, peut-être, accompagnés, bercés, étonnés.
Aussi, des sons plus rares, ceux de la “guerre des ondes”, les radios dites pirates que combattirent et le pouvoir giscardien et le mitterrandien.
Puis, l'explosion des radios libres, le début de la normalisation, d'une certaine fin, en définitive.
Pour avoir accès à tout le site, il faut s’y inscrire (c’est gratuit et ça fait même pas mal). C’est ici.
Eldoradio, c’est également une page Facebook, un compte Twitter ...
L’article ci-joint, au titre étrange, nous ramène douze années en arrière. Le 12 juillet 1998. Ce soir-là, la France était championne du monde.
De football.
Et si je l’inscris sur Refais Le Monde, c’est qu’il fait douloureusement écho à ce que nous traversons aujourd’hui.
A ce propos, il est intéressant de noter que c’est ce jour-là que Nicolas Sarkozy a choisi pour s’adresser ce soir aux français. Via Pujadas. Soit via pas grand chose. Ne croyez pas que ce soit un hasard. Avec Sarkozy, le hasard, ça n'existe pas ...
16:04 Écrit par Philippe Sage dans Devoir De Mémoire[s] | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 12 juillet 1998, fier d'être français, champion du monde, zidane ce héros, black blanc beur, la mixite est une force, petits caïds immatures, le football comme réponse à la crise, jp chevènement, mg buffet, jean tibéri, france info, eldoradio |
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11 juillet 2010
Prenons Eric Woerth Par L’Absurde
Oui, comme le claironne le titre de cet article, allons-y gaiement, et prenons le trésorier de l’UMP par l’absurde !
Pourquoi, me direz-vous ?
Pourquoi pas, vous répondrais-je !
Après tout c’est l’été, et dans une France en tongues, ma foi, je ne vois guère pourquoi nous prendrions quoi que ce soit au sérieux.
Non vraiment, je vous l’assure, l’absurde est la meilleure des voies. Et se marie extraordinairement bien avec le soleil et le sel. Il est également, l'absurde, gage de franche rigolade. Et comme nous en avons besoin, n’est-ce pas, de rire, de nous bidonner, de laisser, présentement, nos zygomatiques s’exprimer !
Ceci étant, j'aime autant vous prévenir : cet article est délicieusement scandaleux ! Mais à qui la faute, hein ? Qui a commencé à nous prendre pour des cons ?
Oh, bien sûr, et vous le comprendrez aisément, j’insiste bien sur le fait qu’il s’agit là d’absurdité. Notez-le en rouge. Et en gras, de préférence. Tant il est important de garder cette notion d’absurdité à l’esprit. C’est que, voyez-vous, dans un pays, qu’autrefois nous qualifions béatement des “Lumières” (qui, c’est clair, se sont éteintes depuis belle lurette) un pays disais-je où avec une promptitude qui me laisse songeur, l’on dégaine des mots pour le moins lourds de sens comme “fascistes” ou des références peu glorieuses, telle “la France des années 30”, je ne voudrais point qu’il y eût quelconque malentendu ou autre méprise. Comme dirait Nicolas Sarkozy, que ces aucuns gardent leur “sang-froid”. Ou se cassent à la plage. Et laissent la justice et la presse faire leur travail.
Bien.
18:57 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous !, Mauvaise Foi, Prenez-Nous Pour Des Cons ! | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : eric woerth, affaire woerth, affaire bettencourt, conflit d'intérêt, trésorier de l'ump, l'honnêteté fait homme, sarkozy me soutient de manière incroyable, l'ump se déchaîne contre mediapart, éloge de l'absurde, prenez-nous pour des cons |
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10 juillet 2010
Le Figaro, C'est Pas Des Rigolos !
Apprenant, hier, vendredi 9 juillet 2010, que Nicolas Sarkozy interviendrait durant une bonne heure, lundi soir (jour anniversaire de la victoire des bleus en Coupe du Monde de football – oui, il aime bien les symboles de winners, le chef de l’Etat ..) sur France 2 et qu’il serait, en outre, interrogé par David Pujadas, je ne pus résister à la tentation.
Moi qui répugne à laisser des commentaires sur ces sites d’informations dites "traditionnelles", allez savoir pourquoi, la chaleur, peut-être, cet été longtemps espéré qui, de fait, nous rend hilares, absurdes et vaguement insouciants, cette fois, j'y allai frénétiquement, tapotant vorace sur mon clavier !
Pensez ! Sarkozy interrogé (à sa demande) par Pujadas sur l’actualité capricieuse, et plus particulièrement sur cette affaire abracadabrantesque classée Bettencourt/Woerth et destinée faire “pshiiiit”, ça méritait bien une aimable participation !
Or, donc, excité, je postai un commentaire enflammé, court, délicatement précis, et, soucieux de ne pas faire les choses à moitié, je portai mon dévolu sur le meilleur d’entre eux, la crème des crèmes, soit Le Figaro.fr., le canard des Mougeotte’s boys.
J’étais plutôt fiérot de mon commentaire. L’avait de la gueule. Pas "fasciste" pour un sou, ni emprunt d’un esprit nauséabond des "années 30". Non, non ! Juste pas piqué des hannetons.
Me suis même dit : ils vont être tordus de rire, les gars du Figaro. Eux qui doivent pas rigoler tous les jours avec Rioufol. Pas plus avec Sarkozy, qui, à c’qu’il paraît, les surveille et traque comme le lait sur le feu.
Me suis trompé.
La preuve :
Proposer un journaliste (Plenel) pour questionner le chef de l'Etat, c’était pourtant super drôle.
Non ?
14:17 Écrit par Philippe Sage dans Amusons-Nous ! | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy interrogé par pujadas, le figaro et ses modérateurs, le figaro n'a pas d'humour, edwy plenel, mediapart, affaire woerth, affaire bettencourt, liberté de la presse, rions avec le figaro ! |
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