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11 juillet 2010

Prenons Eric Woerth Par L’Absurde

Woerth La Solitude.jpgOui, comme le claironne le titre de cet article, allons-y gaiement, et prenons le trésorier de l’UMP par l’absurde !
Pourquoi, me direz-vous ?
Pourquoi pas, vous répondrais-je !
Après tout c’est l’été, et dans une France en tongues, ma foi, je ne vois guère pourquoi nous prendrions quoi que ce soit au sérieux.
Non vraiment, je vous l’assure, l’absurde est la meilleure des voies. Et se marie extraordinairement bien avec le soleil et le sel. Il est également, l'absurde, gage de franche rigolade. Et comme nous en avons besoin, n’est-ce pas, de rire, de nous bidonner, de laisser, présentement, nos zygomatiques s’exprimer !

Ceci étant, j'aime autant vous prévenir : cet article est délicieusement scandaleux ! Mais à qui la faute, hein ? Qui a commencé à nous prendre pour des cons ?

Oh, bien sûr, et vous le comprendrez aisément, j’insiste bien sur le fait qu’il s’agit là d’absurdité. Notez-le en rouge. Et en gras, de préférence. Tant il est important de garder cette notion d’absurdité à l’esprit. C’est que, voyez-vous, dans un pays, qu’autrefois nous qualifions béatement des “Lumières” (qui, c’est clair, se sont éteintes depuis belle lurette) un pays disais-je où avec une promptitude qui me laisse songeur, l’on dégaine des mots pour le moins lourds de sens comme “fascistes” ou des références peu glorieuses, telle “la France des années 30”, je ne voudrais point qu’il y eût quelconque malentendu ou autre méprise. Comme dirait Nicolas Sarkozy, que ces aucuns gardent leur “sang-froid”. Ou se cassent à la plage. Et laissent la justice et la presse faire leur travail.

Bien.


Or, donc, prenons Eric Woerth par l’absurde. Notre ex-ministre du Budget (et futur ex-ministre du Travail) était, samedi en 10, en déplacement dans sa bonne petite ville de Chantilly. Les caméras (qu’il n’avait certainement pas conviées, n’est-ce pas ...) d’i>télé étaient là, le suivant, ternes mais amicales, dans son pèlerinage. Quand soudain, entre deux poignées de mains, notre homme déclara :

«Je fais de la politique depuis vingt ans ou vingt-cinq ans, on me connaît par cœur, chacun sa réputation, vous pouvez tricher pendant un an, vous ne pouvez pas tricher pendant vingt ans ou vingt-cinq ans, jamais.»

Comme on sent, n’est-ce pas, toute la détresse de cet homme dans cette phrase ! Ses tourments. Vrai, ce qu’il vit, cet homme “intègre”, “honnête”, même que, l’a pas "une tête à couvrir la fraude fiscale", c’est, reconnaissons-le, “insupportable” ! De fait, on peut comprendre qu’il dise des choses absurdes. Tellement, perdu, il est.
Car cette phrase, oui, est totalement absurde, ne trouvez-vous pas ?

Mais entrons, si vous le voulez bien, dans le vif.

Que nous dit, ou tente de nous dire, M. Woerth ?
Qu’ici, à Chantilly, on le "connaît par cœur". Comprendre qu’aucun charmant habitant de cette rupine commune de l’Oise ne pourrait imaginer qu’il puisse être un "tricheur". Tellement on le "connaît par cœur".
Et là, je sais, vous me dites : que voilà un bien faible argument !
Et comme vous avez raison ! Nous avons tous en tête ces petits reportages tournés par la télévision française, où, nous découvrons des citoyens hébétés, parfois même anéantis, qui avouent ne pas comprendre. Eux aussi, ils le connaissaient "par cœur", Marcel. C’était un mec bien. Honnête, ah ça oui ! Jamais, ô grand jamais, ils n’auraient pu penser que Marcel, mon Dieu Marcel, mais comment est-ce possible ?
Vous le voyez, hein, comme moi, ce petit reportage avec tous ces sympathiques micro-trottoir .. Et ces gens qui ne comprennent pas comment Marcel, ce type "honnête", "intégre", même que l’avait pas la tête à .. Eh oui .. Pourtant, c’est bien lui, Marcel, qu’a commis l’irréparable.
Je sais ! C’est absurde ! Mais ne vous ai-je pas prévenus ? Je vous prie, donc, de garder votre légendaire "sang-froid".
Toujours est-il que l’argument avancé, ce samedi après-midi, par M. Woerth est tout aussi faiblard qu’absurde.

Bon, pour amuser la galerie, notons également que M. Woerth nous refait le coup très cocasse, je dois dire, de :
On peut tromper mille personnes une fois, mais on ne peut pas tromper une personne mille fois”.
Et je vous prie encore une fois de garder votre "sang-froid". Le premier qui crie au "fascisme" est éliminé. Oui, éliminé. Comme le ridicule ne tue point, je préconise à la place : l’élimination. Démocratique, cela va de soi. J’ai le sens des valeurs voyez-vous !

Non, ce qui est plus embêtant, c’est ce passage : “On peut tricher pendant un an”.
Dans une République irréprochable, c’est absurde ! ... Non ?
Ceci dit, je conçois fort bien qu’avec tout ce qu’il endure, et qui touche de plein fouet sa famille, M. Woerth est à ce point désemparé que, voilà, il avoue que “on peut tricher pendant un an”. Peut-être est-ce une façon de parler. Je veux dire qu’il n’en pense pas un mot. Mais comment en être sûr ? Dois-je consulter Paul le Poulpe pour en avoir le cœur net ?
Ah, mais ne croyez pas que je chipote ou cherche je-ne-sais-quels-poux dans la tête du trésorier "intègre" de l’UMP. Juste, ce passage m’amuse et m'ébouriffe : “On peut tricher pendant un an”.

Or, donc, raisonnons par l’absurde. Puisque tel est le mode choisi.
On peut” signifierait que c’est possible ... Non ? Or, si c’est possible, pourquoi s’en priverait-on ?
Souvenez-vous, c’est comme le sketch hilarant de Coluche où qu’il cause des “milieux autorisés”. Des milieux où des politiques s’autorisent "des trucs".

- Qu’est-ce tu fais aujourd’hui ?
- J’sais pas, j’vais peut-être m’autoriser un truc.

Ben là, c’est pareil.

- Qu’est-ce tu fais cette année ?
- J’sais pas, j’vais peut-être tricher, tiens !
- Ah ouais ! Mais tu sais que t'as pas le droit de tricher plus d’une année sinon ça finirait par se voir ?
- T’inquiètes, j’suis au courant. Et puis, oh ? Est-ce que j’ai une tête à tricher plus d’une année ?

Reste à savoir ce que veut dire, très exactement le verbe “tricher” dans l’esprit de M. Woerth. Bourrer des urnes ? ... Non, ça c’est un truc de socialistes où à la fin, c’est Martine Aubry qui gagne.
Oh, j’avoue que je suis bien embarrassé. Tricher ? Sur quoi ? Aux dépens de qui ? Comment ça marche se serait écrié Michel Chevalet ?
C’est dingue, voyez-vous, il fait très beau, un temps à bâtir un putain de château de sable bling-bling sur une plage bretonne, et moi, comme un crétin, je suis là, avec cette ... – comment dire ? – cet aveu, peut-être, ou cette maladresse plus certainement :
On peut tricher pendant un an”.
Ça m’obsède.

Nonobstant, si nous continuons sur ce chemin, absurde, dois-je vous le rappeler, nous validerions le fait que, ma foi, même dans une République irréprochable, on peut tricher. Mais pas plus d’un an.
Et ensuite, il se passe quoi (comme dirait un tricheur prénommé Charles ..) ?
Eh bien, toujours par l’absurde, imaginons sur une période de 20 ou 25 ans, un relai, tel le relai 4x100m. Admettons que ça doit être du même ordre. Un politique lambda triche et, au bout d’un an, hop, il passe le bâton à un coéquipier (donc, de la même famille politique) qui, à son tour, triche pendant un an (mettons : sur les mêmes dossiers) et ainsi de suite.
Vous me suivez dans cette métaphore sportive ? Ce raisonnement complètement absurde ?
Et là vous dites, je sais : c’est bien joli, mais où va-t-on ?
Je vous répondrais que nous, on ne sait pas. Mais eux, ceusses qui courent avec le bâton, ils le savent.
Le problème c’est que si un des gars du relai se plante, logiquement, il va pas vouloir se planter tout seul. Il va balancer. Un tantinet.
- Oh mais moi, je f'sais juste que porter le bâton. C'est tout !
- Et qui vous l’a filé, ce bâton ?
- Ben … C’est machin, qui lui-même l’a hérité de truc, qui lui, l’avait hérité de Marcel.
- Marcel ? Cet homme "intègre", "honnête", qu’a pas la gueule à … Et que tout le monde "connaît par cœur" ?
- Ben oui.

Je sais, c’est absurde. Mais c’est l’été. Faut bien s’amuser un peu. Ça occupe. Mais tout de même, c’est fou non, jusqu’où une malheureuse phrase peut nous conduire ? Certes, et je suis pleinement d’accord avec vous : nulle part.
Mais c’est rigolo.
Ah, bel absurde, quand tu nous tiens !

Cela dit, maintenant qu’on s’est bien marré avec cette phrase venue de Chantilly, j’ai une question qui me taraude, et qui là, ne me semble pas le moins du monde absurde, et qui s’énonce ainsi :
A votre avis, combien de temps encore, vont-ils nous prendre pour des benêts de compétition ?

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Commentaires

Réponse : Au moins jusqu'à lundi soir........

Écrit par : liberis-vox-populi | 11 juillet 2010

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Liberis-vox-populi, permettez-moi de vous dire que lundi soir, nous allons plutôt assister à un grand numéro de magie.

Oh, certes, le mot "abracadabrantesque" ayant déjà été utilisé, il faudra en trouver un autre (mais faites donc confiance aux conseillers en communication de notre monarque, ils s'y attèlent). Un qui fasse date. La Une de tous les journaux du lendemain. Le mot magique, l'expression (cul) bénie qui noie, un temps, le poisson.

Car, dans cette histoire, voyez-vous, le but du président, c'est comme toujours, de jouer la montre.
Et en montre, le lascar, il s'y connaît.
C'est du genre : Luxe.
A l'épate (et non à l'Epad - ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit !).
C'est ainsi qu'il fonctionne, Sarkozy : à l'épate. Fanfaron. Camelot.

Alors ça eût marché, mais cela marchera-t-il encore longtemps ?

Écrit par : Philippe Sage | 11 juillet 2010

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C'est toujours un Honneur et un réel plaisir de vous lire !

Un vrai vent de fraicheur !

Écrit par : Topquadra | 11 juillet 2010

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Affaire Bettencourt : le rapport qui blanchit Woerth.

INFO LE FIGARO - Selon le rapport de l’IGF que s’est procuré Le Figaro, l’ancien ministre du budget « n’est pas intervenu pour demander, empêcher ou orienter une décision ou un contrôle portant sur Mme Bettencourt, MM. Banier ou de Maistre ».

L’étau se désserre autour d’Eric Woerth. Le Figaro a pu consulter le rapport de l’Inspection générale des Finances (IGF), attendu lundi et destiné à contrer ceux doutant de l’absence d’intervention de l’actuel ministre du Travail dans le dossier fiscal de Liliane Bettencourt. En conclusion, l’IGF est très clair : « M. Eric Woerth, durant la période où il était ministre du budget, n’est pas intervenu auprès des services placés sous son autorité pour demander, empêcher ou orienter une décision ou un contrôle portant sur Mme Bettencourt, MM. Banier ou de Maistre, ainsi que sur les sociétés Téthys et Clymène ».

Par ailleurs, « les informations obtenues dans le cadre du contrôle fiscal de M. Banier, notamment de source judiciaire, n’étaient pas de nature à conduire l’administration à déclencher un examen de la situation fiscale.

http://www.lefigaro.fr/politique/2010/07/11/01002-20100711ARTFIG00129-affaire-bettencourt-le-rapport-qui-blanchit-woerth.php

Pipeau !

C’est un rapport pipeau !

Pour comprendre pourquoi ce rapport est complètement pipeau, lisez cet article :

Woerth : le rapport déjà contesté.

François Baroin veut "obtenir de l’inspection générale des finances (IGF) la preuve de l’absence d’intervention de son prédécesseur, Eric Woerth, dans le dossier fiscal de la milliardaire Liliane Bettencourt" constate Le Monde, mais la procédure choisie n’est pas habituelle.

"Le rapport n’a pas été commandé à l’IGF, comme il est d’usage, mais à son chef, Jean Bassères. L’IGF n’a pas travaillé selon ses méthodes habituelles, collectives, contradictoires et inquisitoriales. Ce ne sera pas un rapport de l’IGF, mais de son patron. Il a été confié directement par le ministre au haut fonctionnaire qu’il a nommé ", souligne un ancien chef de l’IGF.

"Le délai très court imparti à M. Bassères pose aussi question."

"Ce ne sont pas de bonnes méthodes, relève un autre expert de l’IGF. Comment huit jours peuvent-ils suffire pour voir ce qu’a fait l’administration générale, aller au fond du dossier transmis par le procureur de Nanterre en janvier 2009, sur de possibles fraudes fiscales liées à l’enquête pour "abus de faiblesse" visant le photographe François-Marie Banier ?"

"Jamais par le passé, rappelle cette source, un rapport de l’IGF n’a mis en cause un ministre ou un gouvernement. On ne peut demander l’impossible à ses membres, ils ne bénéficient pas des garanties de neutralité ou d’inamovibilité des magistrats de la Cour des comptes ou du Conseil d’Etat."

Gilles Klein.

http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=8619

Écrit par : BA | 12 juillet 2010

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Votre démonstration ne manque pas de logique.

Cela me rappelle mes études secondaires quand les démonstrations par l’absurde étaient particulièrement efficaces, mais c’était dans un référentiel mathématique qui possédait des règles.

La politique semble se dirigeait vers un référentiel sans règle, sauf celle du prince.

Vous êtes sûr que cette phrase assassine a été dite par éric woerth (vous pouvez tricher pendant un an ?)
(ce n’est pas parce que c’est écrit dans 20 minutes que c’est vrai , c’est tellement énorme !)

Écrit par : pissefroid | 12 juillet 2010

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Woerth a raison. Madoff n’a tenu que quinze ans en escroquant banques et particuliers. Il n’est pas arrivé à 20 ans. Tiens Madoff a commencé son petit manège presque à la même date que Woerth dans l’Oise où il a été condamné à l’inéligibilité à la mairie de Chantilly pour un léger conflit entre son poste d’élu et celui de directeur de l’ADO. Conflit d’intérêt déjà ?
Au fait il a été l’adjoint de Casetta, condamnée à de la taule pour quelques broutilles non assumées par ses chefs., elle même son adjointe à l’ADO. Mais il ignorait tout du travail de Louise Yvonne, comme est autant étanche tout ce qui passait dans la multinationale Clymène avec ses 5 employés.

Écrit par : Imhotep | 12 juillet 2010

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Sarko : c’est donc vrai que tu es innocent, cher petit trésorier Woerth ?
Woerth : autant que toi, oh grand Sarko !
Sarko : donc, n’avouons rien...
Woerth : mais il n’y a rien à avouer !

Écrit par : Asterix | 12 juillet 2010

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Il se trouve que j’habite dans la région de Chantilly et que j’ai réussi a avoir un RV avec le dénommé Woerth. J’ai perdu 20 minutes car en fait il ne répond jamais a vos question, il tape toujours, un peu a coté, avec des phrases du genre : Es ce que j’ai une tête a .... ? Ce type est sponsorisé par le gratin Cantiliens et Senlisiens, vous ne les connaissait peut être pas ces "pauvres" qui magouillent depuis des décennies ! Il c’est déjà fait pincer une fois , avec son collègue Mancel lorsqu’il était a l’ADO [http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/woerth-et-ca-continue-77855], ça ne l’a pas empêché de remonter une association bidon, sans adhérents [http://www.politique.net/2010062902-parti-politique-d-eric-woerth.htm] qui touche de l’argent de L’UMP !

Il a donc une tête a faire ça, voire plus : car "QUI VOLE UN ŒUF VOLE UN BŒUF !"

Écrit par : Defrance | 12 juillet 2010

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Vendredi 9 juillet, Daniel Schneidermann expliquait comment Eric Woerth allait se faire blanchir : le procureur de Nanterre Philippe Courroye et le chef de l’Inspection Générale des Finances Jean Bassères sont à la manœuvre.

Ils sont nommés par le gouvernement.

Leur carrière et leur promotion dépendent du gouvernement.

En clair : Eric Woerth va se faire blanchir par deux hauts-fonctionnaires qui sont sous les ordres du gouvernement.

1- Philippe Courroye n’a aucune indépendance pour mener l’enquête, d’autant plus que les enregistrements pirates montrent qu’il fait partie des amis de Nicolas Sarkozy.

2- Jean Bassères n’a lui non plus aucune indépendance pour écrire en quelques jours le rapport complètement pipeau qui « blanchit » Eric Woerth.

3- Ces deux hauts-fonctionnaires zélés font ce que le gouvernement veut qu’ils fassent : blanchir Eric Woerth, coûte que coûte.

Lisez cet article écrit le vendredi 9 juillet :

Courroye et Bassères, enquêteurs indépendants.

Ecoutez bien, dans les jours et les heures qui viennent, les présentateurs qui vous parleront "du rapport de l’Inspection des Finances", censé apprendre lundi au pays soulagé qu’Eric Woerth, non, quelle surprise, n’a pas donné d’instructions écrites, en trois exemplaires, avec copie carbone et exemplaire aux Archives Nationales, demandant de ne pas contrôler le patrimoine de Liliane Bettencourt.

Par ailleurs, non, il n’a pas donné non plus d’instruction personnelle de lui rembourser 30 millions, au titre du bouclier fiscal.

Peut-être, par la même occasion, découvrira-t-on qu’il n’a pas donné de reçu tamponné pour les enveloppes kraft demi-format, ni envoyé de bristol de remerciement après les dîners.

L’affaire aura donc sérieusement du plomb dans l’aile. Comme dit l’excellent Frédéric Lefevbre : "Tout le monde devra se taire, et certains devront s’excuser publiquement".

Ecoutez-les bien : à chaque fois qu’ils évoqueront "le rapport de l’Inspection générale des Finances", ils vous tromperont. Ce n’est pas un rapport de l’IGF, qui va être rendu lundi, mais un rapport personnel de son chef, Jean Bassères, très estimable haut fonctionnaire certainement, mais nommé par son ministre, et dont le sort ultérieur (promotion ou placard) dépend de lui, ainsi que l’explique Le Monde dans un excellent article d’une de ses spécialistes économiques.

Se faire blanchir par l’administration placée sous ses ordres : si Poutine (au hasard) avait recours à cette grosse ruse, on entend d’ici les ricanements de la presse française.

En France, on trouve encore des journalistes pour détailler la perfection du système. Meilleure preuve, selon eux : ce haut fonctionnaire a fait une partie de sa carrière sous des ministres de gauche. Imaginez jusqu’où Jean Bassères pousse le trotzkisme : il a dirigé "pendant quelques jours" le cabinet de Laurent Fabius à Bercy. Le seul fait qu’il ait accepté cette mission, dans ces conditions mirobolantes, démontre d’ailleurs assez sa parfaite indépendance : au moins, il ne craint pas les critiques.

Ainsi blanchi par son efficiente administration, le gouvernement peut aussi compter sur le parquet placé sous ses ordres. Les mêmes, qui parlent de l’enquête de l’IGF, évoquent en général "l’enquête judiciaire" qui se mène à ciel ouvert depuis quelques jours. Il n’y a pas d’enquête judiciaire pour l’instant. Il y a une enquête souverainement dirigée par le procureur Courroye. Avec zèle et efficience, il est vrai.

Toujours hier, on apprenait que la nouvelle audition, plus favorable à Sarkozy, de Claire Thibout, s’était déroulée selon son avocat "jusqu’après minuit", par des policiers dépêchés toutes affaires cessantes dans sa maison du Gard. Au moins, dans la tourmente, l’Etat fonctionne.

Daniel Schneidermann.

http://www.arretsurimages.net/vite-dit.php//l8617

Écrit par : BA | 12 juillet 2010

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Une pétition circule sur le net pour soutenir ce brave homme, qui n’a pas la tête d’un tricheur amateur - quelques personnes autour de moi l’ont reçue en mail

Saint Woerth :-)

http://quetton.over-blog.com/article-petition-pro-woerth-53746192.html

Écrit par : Reinette | 12 juillet 2010

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Oui, une bonne béatification de Woerth par Bênet XVI et l’affaire est réglée, toute attaque contre le saint aux pieds nus serait un blasphème !! :-))

Écrit par : pyralene | 12 juillet 2010

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à la question : (sondage NouvelObs.com)
Personnellement, faites-vous confiance à Woerth quand il nie les diverses accusations contre lui dans l’affaire Bettencourt ?

Près d’un tiers (30%) des sympathisants UMP ne font pas confiance à Woerth sur ce sujet
;-)))
tout fout l’camp !

Écrit par : Reinette | 12 juillet 2010

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à peine le rapport avait-il été publié que l’aboyeur de l’UMP, Frédéric Lefebvre, s’est empressé d’en conclure, dans un communiqué, qu’il mettait "un terme à la suspicion volontairement entretenue à l’encontre d’Eric Woerth et à des semaines de malveillance"

- envoyez les bouées

Écrit par : Reinette | 12 juillet 2010

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@reinette : Y’a encore bien plus drôle (ou terrible, c’est selon) c’est ce titre (lundi 12 juillet 2010) du Figaro en ligne :

Éric Woerth : « Enfin, on me croit » [http://www.lefigaro.fr/politique/2010/07/12/01002-20100712ARTFIG00289-eric-woerth-enfin-on-me-croit.php]

Et parallèlement, le sondage du NouvelObs qui nous apprend que "57% de Français ne croient pas les dénégations d’Eric Woerth" [http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100712.OBS7012/sondage-lh2-bettencourt-57-de-francais-ne-croient-pas-les-denegations-d-eric-woerth.html]

C’est assez cocasse, je trouve !
Et délicieusement absurde ...

Ah c’qu’on rigole bien avec c’te affaire !

Écrit par : Philippe Sage | 12 juillet 2010

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Et la plupart des télés relaient l’information ("Woerth est blanchi") en précisant rapport de l’IGF
La machine à décervelée est en marche.

Youpie !.....................

Écrit par : tchoo | 12 juillet 2010

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HAN ! IIIAAARRRR !

Mardi prochain, entre 12h30 et 13h30,
Éric Woerth répondra à vos questions sur la réforme des retraites : âge légal pour le départ à la retraite, prise en compte de la pénibilité, emploi des seniors.... Posez-lui vos questions dès maintenant. RENDEZ-VOUS AVEC NOS EXPERTS

M’Enfin !!! "est-ce que j’ai une tête de..."

Écrit par : Reinette | 12 juillet 2010

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à Philippe Sage,

Suisse ; Andorre ; Liechtenstein ; Saint-Martin ; Malte ; Monaco ; île de Man ; Jersey ; Guernesey ; Gibraltar ? j’ai une méchante amnésie, j’sais plus où j’ai mis mes enveloppes :-)

Écrit par : Reinette | 13 juillet 2010

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Combien sommes-nous en France ? 65 000 000 d’habitants ? Une année de tricherie accordée en franchise à chacun donne 65 000 000 millions d’années de régression ! La tricherie ne fait jamais avancer. C’est un comportement de soustraction ! Nous allons régresser pendant encore 65 000 000 d’années. Si nous avions commencé dès la disparition des dinosaures, nous en verrions le bout aujourd’hui ! Mais On ne fait que commencer ! Bon vent ! A chacun son tour...

Écrit par : fourreau | 13 juillet 2010

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Philippe Sage a écrit :
"Vrai, ce qu’il vit, cet homme “intègre”, “honnête”, même que, l’a pas "une tête à couvrir la fraude fiscale",......"

Après le délit de salle gueule, voici le déni de belle tronche.

Écrit par : robespierre55 | 13 juillet 2010

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Mort de rire ! Nicolas Sarkozy s’est trompé de bouteille ! Nicolas Sarkozy voulait boire un whisky, mais il a bu du sérum de vérité ! Du coup, il a répondu aux questions du site "ARRET SUR IMAGE" en disant la vérité ! Lisez ce dialogue rigolo :

- Arrêt sur images.net : "Question 10 : Les Bettencourt ont-ils financé en espèces, via Eric Woerth, votre campagne présidentielle en 2007 ?"

- Nicolas Sarkozy : "Oui. Les Bettencourt ont financé en espèces ma campagne présidentielle, via Eric Woerth. 150 000 euros  ! Tout le monde le sait. C’est Claire Thibout, l’ex-comptable de Liliane Bettencourt, qui l’a révélé. D’ailleurs, contrairement à ce qu’écrivent ma presse écrite et ma télévision, Claire Thibout ne s’est pas rétractée. L’avocat de Claire Thibout ne cesse de le répéter : Claire Thibout ne s’est pas rétractée. Lisez bien cet article du site FRANCE INFO :

Détermination.

Pour l’avocat de la comptable, compte-tenu de la nature très sensible de l’affaire, l’enquête "devrait être conduite par un magistrat indépendant, c’est-à-dire un juge d’instruction". Alors que la procédure est "totalement maîtrisée" par le procureur Philippe Courroye "dont on sait les liens très proches avec l’Elysée", poursuit Maître Gillot. "Le parquet est d’un parti-pris dans cette affaire qui est choquant", conclut-il.

A l’acharnement qu’il dénonce, Maître Antoine Gillot oppose la "détermination" de sa cliente : "le pot de terre fait front et n’a pas l’intention de se laisser intimider", certifie-t-il.

Maître Gillot affirme encore que sa cliente "ne s’est aucunement rétractée et a maintenu mot pour mot" ce qu’elle avait déclaré au journaliste de Mediapart. Notamment les "espèces demandées" par Patrice de Maistre "pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy" et le versement de ces fortes sommes en liquide à Eric Woerth.

Claire Thibout confirme également les visites de Nicolas Sarkozy chez Liliane Bettencourt, comme d’autres hommes politiques de droite. Et qu’à l’occasion de ces visites de politiques, "il lui était demandé de préparer des enveloppes avec des espèces", explique l’avocat.

Monsieur et Madame Bettencourt "se montraient très généreux avec les personnels politiques de droite", a-t-elle réaffirmé aux enquêteurs. Tout en concédant que Claire Thibout n’avait jamais assisté personnellement à des remises d’enveloppes.

http://www.france-info.com/france-justice-police-2010-07-09-bettencourt-l-avocat-de-l-ex-comptable-denonce-le-harcelement-464014-9-11.html

- Arrêt sur images.net : "Question 11 : Avez-vous déjà perçu des enveloppes d’argent liquide chez les Bettencourt ?"

- Nicolas Sarkozy : "Oui. J’ai déjà perçu de l’argent liquide chez les Bettencourt. Tout le monde le sait. Là-encore, l’ex-comptable Claire Thibout a tout révélé. Mais attention ! Je n’étais pas le seul homme politique à percevoir de l’argent liquide des Bettencourt ! Il n’y avait pas que moi ! C’est confirmé par Chantal Trovel, l’ancienne secrétaire d’André Bettencourt. C’est confirmé encore par Pascal Bonnefoy, l’ex-maître d’hôtel des Bettencourt. C’est d’ailleurs Pascal Bonnefoy qui a enregistré clandestinement les fameux dialogues chez Liliane Bettencourt. Lisez cet article du NOUVEL OBSERVATEUR :

L’ancienne secrétaire d’André Bettencourt confirme les dires de l’ex-comptable.

Chantal Trovel parle elle-aussi d’argent versé à des politiques.

Chantal Trovel, ancienne secrétaire particulière d’André Bettencourt, "a confirmé", selon son avocat, les affirmations de Claire Thibout sur l’argent versé à des politiques. Chantal Trovel, qui a travaillé pour André Bettencourt de la fin des années 90 jusqu’à son décès en novembre 2007, a été à son tour entendue, hier, par la Brigade Financière. Elle disposait d’un bureau au domicile du couple Bettencourt.

Si, comme la comptable, elle n’a jamais assisté à la remise d’une enveloppe, explique son conseil Antoine Gillot, elle a assuré aux policiers qu’elle savait que "Monsieur" donnait de l’agent à un certain nombre de personnalités. Selon elle, tout le personnel était "au courant".

C’est aussi ce qu’affirme le maître d’hôtel, Pascal Bonnefoy, auteur des enregistrements pirates.

Claire Thibout confirme : « Nicolas Sarkozy recevait aussi son enveloppe, ça se passait dans l’un des petits salons situés au rez-de-chaussée, près de la salle à manger. Ca se passait généralement après le repas, tout le monde le savait dans la maison. Comme M. et Mme Bettencourt souffraient tous les deux de surdité, ils parlaient très forts et de l’autre côté de la porte, on entendait souvent des choses que l’on n’aurait pas dû entendre. Encore une fois, tout le monde savait dans la maison que Sarkozy aussi allait voir les Bettencourt pour récupérer de l’argent. C’était un habitué. Le jour où il venait, lui comme les autres d’ailleurs, on me demandait juste avant le repas d’apporter une enveloppe kraft demi-format, avec laquelle il repartait. Je ne suis pas stupide quand même, inutile de me faire un dessin pour comprendre ce qu’il se passait... ».

- Arrêt sur images.net : "Question 12 : Liliane Bettencourt vous a-t-elle déjà fait des chèques ?"

- Nicolas Sarkozy : "Oui. Liliane Bettencourt m’a déjà fait des chèques. Tout le monde le sait. Lisez bien ces enregistrements pirates sur le site internet du journal LE POINT :

4 mars 2010.

« Il faut qu’on ait des amis. »

Patrice de Maistre, Liliane Bettencourt.

L’héritière signe des chèques pour aider des politiques. Son homme d’affaires veut aussi qu’elle le désigne d’avance pour tuteur.

– P. de M. : (Il lui montre un document.) Madame, je vous explique. Pour le moment, vous avez signé quelque chose disant que s’il y avait un problème, j’étais votre protecteur. Mais si jamais votre fille arrivait à vous mettre sous tutelle, si vous signez ça, le juge sera obligé de me désigner comme tuteur. Vous comprenez ?– L.B. : Oui, oui. – P. de M. : Alors j’ai vu votre notaire, Maître Normand. Il a dit que c’était une très bonne idée et il faut que vous alliez prendre rendez-vous avec lui pour le faire. Ensuite… […] Alors ça, c’est Valérie Pécresse, la ministre de la Recherche. Elle fait la campagne pour être présidente de Paris. Elle va perdre. – L.B. : Ah, elle va perdre ? – P. de M. : Elle va perdre, mais il faut que vous la souteniez. Et c’est des sommes très mineures, des petites sommes. Il faut quand même lui montrer votre soutien. Le deuxième, c’est le ministre du Budget… – L.B. : Ça me dit quelque chose… – P. de M. : Oui, c’est le ministre du Budget. Il faut aussi l’aider. Et le troisième, c’est Nicolas Sarkozy. – L.B. : Bon, alors, je vais donner pour Pécresse… – P. de M. : Mais ce n’est pas cher. – L.B. : C’est eux qui ont demandé cette somme-là ? – P. de M. : Non, c’est le maximum légal. Vous voyez, c’est 7 500, ce n’est pas très cher. En ce moment, il faut qu’on ait des amis. (Il lui fait signer des documents ou des chèques). Ça, c’est Valérie Pécresse. Ça, c’est Eric Woerth, le ministre du Budget. Je pense que c’est bien, c’est pas cher et ils apprécient. – L.B. : Et Nicolas Sarkozy ? – P. de M. : C’est fait, c’est dedans.

Nicolas Sarkozy a bu du sérum de vérité ! C’est marrant, hein ?

C’est marrant.

Écrit par : BA | 13 juillet 2010

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